De l'Ordre Sacré du Tibet à l'Ordre de la Jarretière !

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De l'Ordre Sacré du Tibet à l'Ordre de la Jarretière !

Message le 16 juillet 2012, 20:01

Sur ce noir fleuve de l'existence profane brille l'austère et grave vérité, tel le silence des étoiles au-dessus du terrible crépitement des vagues. Et je fus soumis à d'indicibles épreuves entre ces murs sacrés, dans la noble cour du temple. Que de souvenirs ! Que le soir replie dans le vide son aile d'or, qui me viennent à l'esprit pour le bien de mes lecteurs ces réminiscences ésotériques, que les étoiles tintinnabulent, que les oiseaux nocturnes me disent beaucoup de choses en secret !

Dans cette cour de mystères, une Dame Adepte, après tant et tant d'épreuves vraiment épouvantables et terribles, me montra sinistrement la figure horrible et désincarnée de la mort ; tête de mort osseuse, entre deux tibias croisés. Laissez-moi vivre encore un peu. Je suis en train de travailler pour l'humanité dolente - je paierai tout ce que je dois en me sacrifiant pour la grande orpheline. Ayez de la compassion pour moi. "Si tu avais été préparé, tu mourrais en présence de cette figure". Ceci fut la réponse suivie d'un silence terrifiant.

Moi, vil ver de terre boueuse, debout à côté d'une de ces solennelles colonnes invaincues du sanctuaire : "Pauvre de moi, aïe, aïe, aïe !" De terribles souvenirs me vinrent à l'esprit.

J'étais dans l'Ordre Sacré du Tibet, mais ceci n'était pas nouveau pour moi ; je me souviens qu'en d'autres temps j'avais été dans ce même lieu, debout à côté de la même colonne vénérable. Dans la cour autour de la table sacrée, un groupe de Nirmanakayas était assis et ces êtres ineffables distillaient la félicité.

Oh, Dieu ! Des tuniques si belles, vêtements de paradis, visages si divins ! Quelques Sambogakayas étaient parmi eux, lesquels comme on le sait, ont 3 perfections de plus que les Nirmanakayas.

Permettez que je vous dise quelques mots. Me viennent à la mémoire en ces instants le souvenir d'autres temps : il y a de nombreux siècles déjà, j'étais ici, en ce même lieu, près de cette même colonne. "Si tu n'avais pas été ici avant", me répondit un vénérable vieillard, "tu ne serais pas revenu frapper aux portes de ce temple". J'avançai de quelques pas, me retirant de la colonne, pour me placer avec révérence devant la table des saints ; le vieillard qui avait pris la parole au nom de tous les élus se leva pour me faire quelques justes reproches.

Quel majestueux visage ! il paraissait un Christ vivant ; dans ses yeux se reflétaient beaucoup de jours et de nuits cosmiques ; sa barbe sacrée était une vive représentation du verbe universel de vie, et sa chevelure immaculée tombant sur ses ineffables épaules nous rappelait l'Ancien des jours de la Kabbale hébraïque.

Il parla et dit des choses terribles ; il mentionna une femme que j'avais connue après la submersion du vieux continent atlante. "Te souviens-tu de celle-ci ?" "Oui, vénérable Maître, je m'en souviens". Il est évident que par elle j'avais échoué dans les temps antiques. "Te rappelles-tu de celle-là ?" "Oui, vénérable Maître, je m'en rappelle". Vint alors à mon esprit le vivant souvenir d'une reine tibétaine. En Asie centrale, au coeur même des Himalayas, existait un merveilleux royaume il y a de cela près d'un million d'années. Les habitants de cet antique pays furent le résultat d'un mélange Aryen-Atlante.

Tout ésotériste sait très bien que la première sous-race de notre cinquième Race actuelle a fleuri en Asie Centrale. J'ai vécu dans ce vieux pays et connu la reine en question, celle que le Maître me rappelait en me faisant le reproche. Elle vint à moi, alors que j'étais un prêtre de l'Ordre Sacré du Tibet. La malheureuse souffrait et me conta ses tragédies. Le monarque, son époux, était amoureux d'une autre femme et, naturellement, la malheureuse reine était tombée dans le désespoir. Je voulus l'aider, fis ce que je pus pour elle, mais je commis de graves erreurs.

Assaillir le mental d'autrui est un délit et il serait absurde de nier mes propres erreurs ; j'utilisai les pouvoirs psychiques de manière évidemment négative et j'allai même jusqu'à commettre l'erreur de recevoir quelqu'argent. Le trésor royal me paya la somme au compte des dépenses de la reine. L'époux abandonna sa concubine ; le roi et la reine se sont réconciliés pour le bien du pays.

Apparemment, j'avais bien agi, mais rappelons-nous les mots du Maître Moria : "Dans les cadences du vers, le délit se cache aussi". Toute lumière faite, il est facile de comprendre que je tombai dans l'absurde, que je commis des stupidités et que, bien que j'ai été un Deux-Fois-Né, je fus sévèrement châtié. Le vieillard était là, rappelant toutes ces choses et il est clair que ma douleur morale fut grandement épouvantable.

"Tu as eu recours à l'Ordre de la Jarretière ?" "Oui, vénérable Maître, j'ai eu recours à lui", fut ma réponse. Comment le nier ? Le regard de ce vieillard très sacré me traversait le coeur, impossible de me cacher devant la divinité. Je me rappelai alors cette antique personnalité que j'avais eue dans l'antique Rome. On me confia d'établir une forte trame pour la quatrième sous-race de cette cinquième Race-Racine, et j'utilisai alors la personnalité humaine de Jules César. J'ai formé le Grand Empire Romain, je me battit comme un lion dans les Gaules et tout le monde sait que je fus assassiné par Brutus le traître.

Je n'avais aucun besoin de recourir à l'Ordre de la Jarretière : les lois secrètes de la Grande Vie Universelle m'auraient aidé de toutes façons sans le besoin de cette institution romaine. Je me sentis après ces reproches honteux de moi-même, peiné et le coeur endolori.

Une Dame Adepte déguisée en bourreau rituel avança résolument jusqu'à moi, avec le fouet sacré dans sa main droite. Je compris immédiatement que je devais passer par la flagellation évangélique. Je m'acheminai vers l'intérieur du temple, bien lentement, le long de cette cour vétuste entourée d'archaïques murailles. Meurs ! Meurs ! Meurs ! s'exclama la Dame, tandis qu'elle me fouettait réellement avec le fouet sacré.

Oui, c'est ce que je veux : mourir, mourir, mourir ; fouettez-moi plus fort ; et ces coups de fouet, au lieu de produire en moi cette épouvantable douleur de la torture, entraient en moi comme l'eurent fait des rayons électriques, me faisant du bien, car je sentais qu'à l'intérieur de moi ces entités qui constituent le Moi pluralisé étaient abattues à mort.

Il est écrit que Horus doit vaincre et détruire les démons de Seth (Satan) pour que l'âme ressuscite dans le coeur d'Osiris (le Christ).

Il est évident, certain et pathétique, qu'après être revenu à la seconde naissance, j'avais besoin de mourir en moi-même, ici et maintenant. Ceci n'est pas la mort ordinaire, commune et courante des profanateurs de la vie, qui inspire une si grande terreur aux êtres vulgaires, à ces multitudes qui peuplent la surface de la Terre.

Ceci, certes, est la Mort Initiatique ou Philosophique des Maîtres à laquelle Giordano Bruno fait allusion quand il écrit "Coloro Che Filosofano Dirittamente Intendono a Moriré".

C'est là la mort de Seth, le Moi-Même, le Soi-Même, tellement adoré par tant de sincères fourvoyés.

Nombre d'années de ma vie ont passé et jamais je n'ai pu oublier cet évènement cosmique arrivé au coeur des Himalayas. Aujourd'hui, je suis mort, j'ai intensément travaillé avec l'aide de mon Serpent sacré : les démons rouges de Seth ont été mis en déroute.

Grande fut la lutte, mais j'ai obtenu la Mort Initiatique.

Le chemin est plus amer que le fiel. Beaucoup sont appelés et peu sont les élus. Le sentier de la vie est formé des traces des sabots du cheval de la mort.

J'avais besoin de dissoudre l'Ego, de mourir, oui, et maintenant, je parle parce que…

extrait de http://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr/ ... -Tibet.php

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