Ne Pas S'identifier Aux Circonstances de la Vie - Tout Passe

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Ne Pas S'identifier Aux Circonstances de la Vie - Tout Passe

Message le 25 juin 2015, 07:28

Il faut nous convertir en créatures différentes, en créatures heureuses, en êtres joyeux car nous avons droit à la Félicité. Mais si nous ne nous y efforçons pas, comment allons-nous changer ? De quelle manière ? Voilà ce qui est grave.

Le plus important est de NE PAS NOUS IDENTIFIER avec les circonstances de l'existence. La vie est comme un film et, en fait, c'est un film qui a un début et une fin. Différentes scènes passent sur l'écran du Mental et notre erreur la plus grave consiste à nous identifier avec ces scènes. Pourquoi ? Parce qu'elles passent ; simplement parce qu'elles passent. Ce sont les scènes d'un grand film et, à la fin, elles passent...

Heureusement, sur le chemin de ma vie, j'ai toujours eu ceci comme devise : « NE PAS S'IDENTIFIER AVEC LES DIFFÉRENTES CIRCONSTANCES DE LA VIE ».

Il me vient en mémoire, disons, des situations de mon enfance. Étant donné que mes parents terrestres avaient divorcé, il nous incombait, à nous, les enfants d'une grande famille, de souffrir.

Nous étions restés avec le « chef » de famille et celui-ci nous interdisait alors d'aller rendre visite à « la chef », c'est-à-dire à notre mère terrestre ; cependant, nous n'étions pas ingrats au point d'oublier « la chef ».

Je m'échappais toujours de la maison avec un de mes jeunes frères qui me suivait ; nous allions lui rendre visite, puis nous retournions à la maison où était le « chef ». Mais, mon petit frère souffrait beaucoup car, au retour, il se fatiguait car il était très petit et je devais alors le prendre sur mes épaules (tant il était petit). Il pleurait à chaudes larmes et disait :

- Maintenant, de retour à la maison, le « chef » va nous donner des coups de fouet et de bâton. Je répondais en disant :

- Petit, pourquoi pleures-tu ? TOUT PASSE, rappelle-toi que tout passe...

Quand nous arrivions à la maison, le « chef » nous attendait, certes, rempli d'une grande colère et il nous donnait des coups de fouet. Plus tard, bien sûr, nous nous enfermions dans notre chambre pour dormir, mais là, au moment de nous coucher, je disais à mon petit frère :

- Tu te rends compte ? C'est déjà passé. Es-tu convaincu que tout passe ? C'est déjà passé ; tout passe... Un jour parmi tant d'autres, notre « chef » arriva à entendre que je disais à mon frère : « Tout passe, c'est déjà passé ». Et, évidemment, notre « chef » qui était assez coléreux, empoigna de nouveau le terrible fouet qu'il avait et il pénétra dans notre chambre en disant :

- Alors, comme ça, tout passe, espèces de mal élevés ! Puis, il nous donna une autre correction plus terrible encore, après quoi il se retira (ayant l'air très soulagé de nous avoir fouettés). Dès qu'il fut sorti, je dis un peu plus doucement à mon frère :

- Tu vois ? Ça aussi, c'est déjà passé...

C'est-à-dire que je ne m'identifiais jamais avec ces scènes ; et je pris comme devise, dans la vie, de ne jamais m'identifier avec les circonstances, avec les évènements, avec les situations, car je sais que ces scènes ne font que passer.

On se préoccupe tellement pour un énorme problème qu'on ne peut pas résoudre et plus tard, voilà qu'il passe et qu'arrive une autre situation complètement différente. Alors, pourquoi s'est-on préoccupé si ça devait passer ? Pour quelles raisons s'est-on préoccupé ?

Quand on s'identifie aux différents évènements de la vie, on commet beaucoup d'erreurs. Si on s'identifie au verre de liqueur que nous offre un groupe d'amis « poivrots », alors on s'enivre. Si on s'identifie à une personne du sexe opposé, à un moment donné, on se retrouve en train de forniquer. Si on s'identifie à un offenseur qui nous blesse avec ses paroles, on se retrouve aussi à insulter.

Vous paraît-il raisonnable que nous, qui sommes de bonnes personnes, apparemment sérieuses, nous nous retrouvions en train d'insulter ? Croyez-vous que ce soit correct ? Si on s'identifie à une scène de sentimentalisme pleurnichard, par exemple, où tout le monde est en train de pleurer amèrement, on se retrouve aussi avec une bonne provision de larmes. Croyez-vous qu'il soit correct que d'autres nous entraînent à pleurer de la sorte, parce qu'ils en ont envie ?

Ce que je vous dis est indispensable si vous voulez vraiment vous auto-découvrir. C'est indispensable parce que si on s'identifie totalement à une scène, cela signifie qu'ON S'EST OUBLIÉ SOI-MÊME ; on a oublié le travail qu'on est en train de faire ; on est alors en train de perdre totalement son temps.

Les gens s'oublient complètement eux-mêmes ; ils oublient leur propre Être Intérieur Profond parce qu'ils s'identifient avec les circonstances.

Normalement, les gens sont endormis car ils s'identifient aux circonstances qui les entourent et chacun a sa CHANSONNETTE PSYCHOLOGIQUE, comme je l'ai dit dans mon livre « La Psychologie Révolutionnaire ».

À peine rencontrons-nous quelqu'un, qu'il nous dit aussitôt : « Dans ma vie, j'ai dû faire ceci et cela. On m'a volé ; j'étais riche, j'avais de l'argent, mais on m'a trompé. Untel est le voyou qui m'a trompé » ; et voilà sa Chanson Psychologique.

Dix ans plus tard, nous rencontrons la même personne et elle recommence à nous raconter la même « chanson ». Vingt ans plus tard, nous rencontrons encore cette personne qui nous raconte à nouveau la même Chanson Psychologique. C'est sa Chanson Psychologique. Elle est restée identifiée à cet évènement pour le reste de sa vie.

Dans ces conditions, comment allons-nous dissoudre l'Ego ? De quelle manière ?... si on est en train de le fortifier. En s'identifiant ainsi, on le renforce, on renforce les Mois. Si on s'identifie à une bagarre, on se retrouve aussi en train de donner des coups de poings.

Il me vient en mémoire le souvenir d'un match de boxe aux États-Unis entre deux champions, où finalement tous les spectateurs, devenus complètement fous, finirent par se donner des coups de poings les uns aux autres. Ils se donnaient tous des coups de poings les uns contre les autres. Ils étaient tous devenus boxeurs... Vous voyez ce qu'est l'identification.

J'ai vu une dame qui, en regardant un film où les acteurs pleuraient (bon, ils faisaient semblant de pleurer, c'est clair)... mais cette dame qui était en train de regarder un film se mit tout de suite à pleurer aussi, d'une manière terrible, prise d'une angoisse épouvantable.

Vous voyez ce qu'est l'identification. Qu'a fait cette pauvre femme qui s'est s'identifiée au film ? Elle s'est crue le héros ou l'héroïne du film. Elle a créé un nouveau Moi à l'intérieur d'elle-même ; et ce nouveau Moi lui a volé une partie de sa Conscience.

De sorte que, si cette personne était endormie, elle l'est encore plus maintenant. Pour quelle raison ? À cause de l'identification, c'est évident.

Une fois, il m'arriva d'aller au cinéma, il y a de nombreuses années de cela. Donc, le film était très romantique. On y voyait apparaître un couple d'amoureux qui se désiraient et s'adoraient et je ne sais quoi...

Bon, et moi j'étais très intéressé de voir ce couple d'amoureux : leurs attitudes, leurs paroles ; que de regards ! Que de choses ! Et j'étais ravi de les regarder et de les regarder encore... Enfin, le film se termina et je retournai chez moi, tout à fait tranquille.

Une fois arrivé chez moi, j'eus sommeil et je me couchai... [...]. Et alors, cette nuit-là, je me retrouvai dans le Monde Mental. Là, j'y rencontrai une femme, comme celle que j'avais admirée dans le film. Elle était même très jolie et cette femme se trouvait face à moi.

Je m'assis avec elle à une table pour prendre quelques rafraîchissements. C'est alors qu'arrivèrent les paroles douces, tout à fait semblables à celles du film, évidemment. Finalement, je n'allai pas jusqu'à la copulation chimique, ni rien de semblable ; par contre, il ne manqua pas de baisers, d'étreintes, de caresses, de tendresse et de cinquante mille choses de ce style...

Je vous raconte une histoire qui s'est passée il y a vingt ans ; elle n'est pas de maintenant, car maintenant, je ne vais plus au cinéma. Mais à cette époque par contre, j'allais au cinéma ; il me semblait que c'était un divertissement très sain (c'est ce que je croyais).

En arrivant alors dans le Monde Astral, je me retrouvai dans un grand Temple et je pus vérifier qu'un Maître était en train de m'analyser. Bien sûr, je me dis en moi-même : « J'ai fait une bêtise ».

Je reculai de quelques pas pour attendre ou voir ce qui allait se passer et, tout à coup, le Maître me fit envoyer un papier par l'intermédiaire du Gardien du Temple. Le Gardien me le remit ; je lus le papier qui disait : « Retirez-vous immédiatement de ce Temple, mais avec INRI » (Avec INRI : c'est-à-dire en conservant le feu puisque je n'avais pas forniqué, à proprement parler. On n'avait pas dépassé la tendresse). Bref je me dis alors : « De toute évidence, c'est très grave. »

Je sortis très doucement, j'avançai dans l'allée de la nef centrale et, avant de sortir du Temple, je m'agenouillai humblement sur un prie-Dieu, demandant miséricorde, demandant qu'on ait un peu de pitié pour mon insignifiante personne qui, c'est vrai, avait commis une bêtise.

J'étais ainsi plongé dans mes prières et mes supplications, lorsque soudain le gardien vint de nouveau vers moi et me dit, cette fois de façon plus terrible :

- On vous a ordonné de vous retirer. Quand je lui dis que je voulais parler au Maître pour m'expliquer, il me répondit alors :

- Le Maître est occupé, en ce moment. Il est en train d'examiner d'autres EFFIGIES du Monde Mental...

C'est alors que j'en vins à me rendre compte que la personne avec laquelle je m'étais trouvé, était une EFFIGIE MENTALE créée par moi-même. Je l'avais créée en plein cinéma. Cette effigie avait pris sa vie propre dans le Monde Mental ; c'était une femme exactement identique à l'actrice que j'avais vue dans le film.

Bref je l'avais reproduite dans mon pauvre Mental et maintenant, dans le Monde du Mental, je m'étais trouvé face à face avec cette effigie créée par moi-même. Le Maître continuait à examiner d'autres Effigies d'autres Initiés. Je n'avais pas d'autre solution que de sortir du Temple. Je revins à mon corps physique. Pendant tout le jour suivant, je fus très triste et regrettai d'être allé au cinéma. « Quelle bêtise ! » me dis-je, « je n'aurais pas dû y aller ; voilà ce que j'ai fait : créer une Effigie Mentale ! ».

Je demandai pardon cinquante millions de fois au Christ, au Christ Intime, car je me dis : « Il est le seul à pouvoir me pardonner cette bêtise ».

La nuit suivante, je priai de tout mon coeur qu'ON ME REPRÉSENTÂT L'ÉPREUVE dont je me sentais capable de sortir victorieux ; plus aucune tendresse, ni caresse à cette effigie mentale, etc.

Et, certes, on m'accorda de repasser l'épreuve ; on m'amena, en CORPS MENTAL, au même endroit, à la même table. De nouveau, je rencontrai « la dame de mes rêves », l'actrice que j'avais vue sur l'écran ; les tendresses allaient recommencer quand je me souvins de la situation. Immédiatement, je dégainai l'ÉPÉE FLAMMIGÈRE et dis :

- Contre moi, tu ne peux rien, tu n'es rien d'autre qu'une forme mentale créée par mon propre Mental.

Et, à l'instant même, je fis usage de mon Épée Flammigère et je mis en morceaux cette Effigie Mentale, je la réduisis en poussière.

Après cela, on m'appela alors de nouveau dans le Temple Astral et j'entrai dans le Temple Astral, cette fois-ci victorieux, triomphant. On me reçut avec beaucoup de musique et en grande fête. Par la suite, on me donna des instructions me disant de ne plus retourner au cinéma car je pourrais PERDRE MON ÉPÉE...

On m'emmena en Astral pour me montrer ce que sont les cinémas, remplis d'effigies mentales, effigies laissées par les spectateurs. Tout ce qu'on voit là, sur un écran, surtout si c'est morbide, se reproduit dans le Mental des gens ; les mêmes scènes, les mêmes formes. Ceux qui sortent de là, laissent une multitude de formes mentales dans ces ANTRES DE MAGIE NOIRE.

Conclusion : on me dit qu'au lieu d'aller au cinéma, je pourrais réexaminer mes existences antérieures, chose plus utile que d'aller au cinéma.

J'accomplis l'ordre et il est clair que je cessai d'aller au cinéma. Mais, qu'est-ce qui m'a porté préjudice ? Évidemment, c'est de m'être identifié à ce film qui passait. Cette dame me parut si belle, à cette époque, que j'en arrivai à me sentir moi-même le galant ; non pas celui du film, mais moi. Résultat : ÉCHEC. Cela s'est passé il y a vingt ou vingt-deux ans ; mais je ne l'ai pas oublié...

Nous ne devons jamais nous identifier avec tout ce que l'on voit dans la vie : les circonstances, les évènements désagréables passent ; tout passe.

On doit profiter des circonstances pour s'étudier, pour s'observer soi-même. Au lieu d'être identifié aux circonstances désagréables, on doit s'étudier soi-même : ai-je de la colère ? Ai-je de la jalousie ? Ai-je de la haine ? Qu'est-ce que je ressens en ce moment, face à ce qui m'arrive ?

C'est ainsi qu'on profite du Moi, en sachant NE PAS S'IDENTIFIER, en sachant tirer parti de tout ; n'oubliez pas que les pires adversités nous offrent les meilleures opportunités pour l'Auto-découverte.

Quand on s'identifie aux circonstances désagréables, on commet des erreurs, on se complique la vie et des problèmes se forment.

Tous les gens sont remplis de problèmes parce qu'ils s'identifient à ce qui leur arrive, à ce qui se passe, à ce qu'ils vivent. C'est pourquoi ils sont tous remplis de problèmes.

Mais si on ne s'identifie à rien de ce qui nous arrive, si on dit : « Tout passe, tout passe, c'est une scène qui passe » et qu'on ne s'identifie pas à elle, eh bien, on ne se complique pas la vie non plus. Mais les gens adorent se compliquer la vie. Si quelqu'un les blesse d'une parole dure, ils réagissent avec violence.

Tout le monde aime se compliquer l'existence et plus on réagit avec violence, plus ça s'aggrave, plus la situation devient dure et tout devient toujours plus pénible.

Profitons des circonstances désagréables de la vie pour l'Auto-découverte. Ainsi, nous saurons quels types de défauts psychologiques nous possédons. Prenons la VIE comme un GYMNASE PSYCHOLOGIQUE. Si nous procédons ainsi, alors nous pourrons nous auto-découvrir. Voilà ce que j'avais à dire ce soir.

Hors ligne Papillon
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Re: Ne Pas S'identifier Aux Circonstances de la Vie - Tout Passe

Message le 2 juillet 2015, 03:50

Bonsoir,
ce sujet est tres interessant, nous avons encore bcp, bcp.... à apprendre, a faire, la patience c est une tres grande qualité a posseder, mere divine, donnez nous pauvres humains que nous somme chaque jour cette patience. dans le pays ou je vis, les gens sont impatients au point où, si nous ne faisons pas attention, nous devenons comme eux. nous avons tendance aussi à s identifier souvent aux personnages d un film, on peut vite perdre le fil et nous retrouver où il ne faut pas. Merci pour le sujet.
Wa-kanda soph.

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