La Vérité, la Liberté... la Félicité

Concept et Notions pour aider à mourir psychologiquement à soi-même
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La Vérité, la Liberté... la Félicité

Message le 11 mai 2010, 19:32

C'est-à-dire qu'il faut, premièrement, observer le défaut pour le découvrir ; deuxièmement, le juger de manière analytique ; troisièmement, le désintégrer, le réduire en poussière.

Nous avons donc, ici, les trois phases qui peuvent nous conduire à la désintégration de n'importe quel Moi... Avant tout, je le répète, premièrement : Observation ; deuxièmement : Jugement et troisièmement : Annihilation.

Pendant la guerre, d'abord on découvre les espions, ensuite on les juge et, troisièmement, on les amène au poteau d'exécution. On doit procéder de manière similaire avec les Mois et, en les désintégrant, en les pulvérisant, la Conscience s'émancipera.

Si nous continuons à désintégrer les Mois dans leur totalité, indubitablement la Conscience s'éveillera dans sa totalité et c'est exactement ce dont on a besoin pour pouvoir CONNAÎTRE, EXPÉRIMENTER, SENTIR LA VÉRITÉ. Jésus-Christ a dit : « Connaissez la Vérité et elle vous rendra libres »...

La Vérité n'a rien à voir avec les croyances, avec ce que certains croient ou ne croient pas, avec les théories, avec les idées que l'on a sur cette chose, avec les opinions, avec les concepts que l'on peut se forger, avec les idées préconçues, etc. La Vérité c'est l'inconnu d'instant en instant et on doit l'expérimenter de manière directe. Seul celui qui arrive à la connaître par lui-même peut véritablement s'émanciper.

La Vérité n'a rien à voir avec aucune École, aucune Secte, aucun Ordre, etc. ; quand on demanda au BOUDDHA : « Qu'est-ce que la Vérité ? », il tourna le dos et se retira ; quand on demanda à JÉSUS-CHRIST : « Qu'est-ce que la Vérité ? », il garda un silence respectueux.

De cette manière, vous voyez comment ces deux personnages répondirent à cette question : Bouddha tourne le dos et se retire ; le Christ garde le silence. Car la Vérité, on ne peut l'expérimenter que par soi-même, de manière directe...

Quelqu'un pourrait dire que « le feu brûle » ; à priori c'est une vérité, mais c'est autre chose que d'expérimenter cette Vérité.

Pour pouvoir l'expérimenter, on doit mettre le doigt dans la flamme, savoir que cela brûle ; alors on dit : « Oui, c'est la Vérité, parce que je l'ai expérimentée »...

On pourra ressentir une grande joie à contempler un coucher de soleil ou à contempler le soleil en train de se lever, mais ensuite on ne pourra pas transmettre cette Vérité à quelqu'un d'autre ; aussi estimable que soit cette autre personne, nous ne pourrons pas lui faire ressentir la même chose ; c'est quelque chose que chacun devra expérimenter directement par lui-même.

Ainsi donc, prenez en compte que la Vérité doit être EXPÉRIMENTÉE DIRECTEMENT et qu'elle ne peut être expérimentée qu'EN L'ABSENCE DU MOI, en l'absence du moi-même, en l'absence de l'Ego. Tant que la Conscience sera embouteillée dans l'Ego, on ne pourra rien connaître de la Vérité : on pourra avoir des opinions très belles sur la Vérité, on pourra avoir des croyances que l'on pense être la Vérité, on pourra avoir des idées sur la Vérité, des concepts, mais cela n'est pas la Vérité...

On doit pulvériser le moi-même, le soi-même, l'Ego, mourir de manière absolue, si on veut réellement arriver à savoir ce qu'est la Vérité : l'expérimenter, mais de manière directe, pas parce que quelqu'un le dit ou cesse de le dire, à cause de ce que quelqu'un écrit ou cesse d'écrire...

Pour nous autres, je considère, mes chers frères du Zulia, que ce qui est fondamental est d'arriver à découvrir la Vérité ; et on ne peut jamais la découvrir en dehors de soi-même. Celui qui ne la découvre pas À L'INTÉRIEUR DE LUI-MÊME ne la trouvera dans aucun pays de la Terre, nulle part dans l'Univers ; mais s'il la trouve en lui-même, il la trouvera partout. La Vérité vient à nous ; ELLE ADVIENT QUAND LE MOI EST MORT et c'est là sa nouveauté...

La Vérité n'a rien à voir avec le corps, ni avec les sentiments, ni avec le Mental ; elle est au-delà du corps, des sentiments et du Mental.

En désintégrant le moi-même, grâce aux procédés indiqués dans cette cassette enregistrée, tous nos frères arriveront un jour à expérimenter la Vérité.

Quand on dissout l'Ego de manière absolue, on acquiert la Liberté, on arrive à connaître ce qu'est la Liberté. Tant que l'Ego n'est pas dissous, la Conscience est complètement emprisonnée, formellement emprisonnée, enfermée dans un horrible cachot ; ce cachot est l'Ego. Si on détruit le cachot qui est l'Ego, la Conscience devient libre, et ça, c'est fondamental : en finir avec ces fers qui nous maintiennent prisonniers à l'intérieur du cachot ; si nous y arrivons, la Conscience devient libre.

Une Conscience libre peut expérimenter le VIDE ILLUMINATEUR ; elle peut se précipiter dans ce « Vide » sans fond où resplendit la Lumière et écouter les paroles de son Dieu Intérieur Profond. Dans ce « Vide », il n'y a ni créature humaine, ni personne ; là on entend seulement les paroles de l'Éternel ; mais on doit libérer la Conscience, l'émanciper...

On a beaucoup parlé de la Liberté. Combien de héros ont lutté pour la Liberté de leur peuple ; mais, ils ne savent pas ce qu'est la Liberté parce qu'eux-mêmes ne sont pas libres ! On ne peut pas arriver à savoir ce qu'est la LIBERTÉ tant qu'on ne libère pas sa Conscience et on ne peut pas libérer sa Conscience tant qu'on n'en a pas fini avec le moi-même, avec le moi-je, avec le soi-même.

Tant que ce qui est Moi, tant que ce qui est moi-même (« ma personne », Moi) existe, je ne saurai pas ce qu'est la Liberté ; mais si la Conscience parvient à se libérer du moi-même, si nous réduisons en poussière le Moi-même, si nous le pulvérisons, la Conscience se retrouve libre et on en arrive à savoir ce qu'est vraiment la Liberté, une Liberté qui ne connaît ni limites, ni contours, une Liberté sans fin, une LIBERTÉ ÉTERNELLE : Dans cette Liberté se trouve la Félicité, une Félicité inépuisable...

Les gens ne savent pas ce qu'est la FÉLICITÉ : ils confondent la Félicité avec le plaisir alors qu'ils sont différents. On peut passer quelques heures de plaisir ; quelqu'un se réjouira d'une fête et croira être heureux, mais, en réalité, la Félicité n'existe pas dans ce monde.

On ne peut pas connaître réellement la Félicité tant qu'on ne parvient pas à libérer la Conscience : tant que la Conscience n'est pas libre, on n'est pas heureux et pour que la Conscience soit libre, on doit détruire les fers qui la maintiennent prisonnière dans la prison de la douleur ; cette prison est le « moi-même », le « moi-je », « ma personne », « mes propres sentiments », « mes désirs », « mon propre Mental tourmenté », « mes préoccupations », « mes haines », « ma luxure », « mon égoïsme », « mon envie », « mes ressentiments », « moi-même », « mes propres sentiments », « mes projets », « mes propres désirs »...

Tant qu'on n'arrive pas à détruire « ce » que je suis, « moi-même », ma Conscience sera prisonnière. Mais le jour où ce que « je suis », « moi-même » sera détruit, alors la Conscience sera libre et elle jouira de l'authentique Félicité qui n'a rien à voir avec le plaisir, qui est à l'opposé du plaisir.

La Félicité est quelque chose que personne ne connaît et que personne ne peut décrire. Le Mental ne sait pas ce qu'est la Félicité ; le Mental ne peut pas reconnaître la Félicité puisqu'il ne l'a jamais connue. Comment pourrions-nous reconnaître quelque chose que nous n'avons jamais connu ? Si le Mental n'a jamais connu la Félicité, comment fera-t-il pour la reconnaître ?

La Félicité vient à nous. Elle ADVIENT de manière naturelle, elle advient quand le soi-même, le Moi-même est mort... Ainsi donc, ON DOIT ARRIVER À LA VIVRE, à l'expérimenter de manière directe.

Les concepts que l'on peut avoir sur la Félicité varient à l'infini, comme varient les concepts sur la Vérité. Mais, l'expérimenter est différent et l'expérience de la Félicité n'appartient pas au temps ; elle est au-delà du Mental, du corps et des sentiments.

LA FÉLICITÉ APPARTIENT À L'ÊTRE et « la raison d'être de l'Être, c'est l'Être »...

Les plaisirs du monde ne servent à rien, car ils ne laissent rien d'autre que de la douleur ; la satisfaction du désir passée, la seule chose qui reste est le désenchantement. Les titres, les honneurs ne servent à rien ; les théories ne servent à rien dans le monde, les différentes écoles, organisations ou conventions sociales ne servent à rien dans le monde ; la seule chose qui serve dans la vie, c'est de MOURIR pour que la Conscience s'émancipe et qu'elle acquière « Cela » qui s'appelle « FÉLICITÉ »...

La Félicité est inépuisable (je le répète : elle n'appartient pas au Temps). Est-il nécessaire de l'expérimenter ? Oui ; mais, pour l'expérimenter, il est urgent de MOURIR RADICALEMENT ici et maintenant.

Ainsi donc, mes chers frères du Zulia, je veux que vous écoutiez bien cette conférence, je veux que vous l'ameniez au fond de votre coeur. Frères Zuliens, il ne servirait à rien que ce que je suis en train d'enregistrer pour vous, ici, sur la cassette, reste exclusivement dans votre Intellect ou dans votre Personnalité ; si c'était le cas, ma cassette ne vous servirait pas.

Il faut que ces mots pénètrent plus profondément en vous : qu'ils arrivent à l'Essence, c'est-à-dire à la Conscience et ce n'est possible, mes chers frères Zuliens, que si vous avez un peu d'AMOUR pour ces enseignements ; si vous n'aimez pas ces enseignements, ils ne pourront pas non plus pénétrer au fond de votre coeur, arriver à votre Conscience...

Il est nécessaire, avant tout, que nos chers frères Zuliens AIMENT CES ENSEIGNEMENTS ; s'ils les aiment, ils ne resteront plus jamais dans leur Personnalité ; je le répète : ils arriveront à l'Essence.

Et si, dans cette existence, ils n'arrivent pas à dissoudre la totalité du soi-même, du moi-même, de toute façon l'enseignement restera dans leur Conscience et, dans leur future existence, ils se souviendront de ces enseignements et ils leur serviront pour travailler une autre fois sur eux-mêmes, pour travailler dans le but d'atteindre la Liberté tant aimée...

Comme la Liberté est grandiose ! Tant de gens se sont sacrifiés pour la Liberté ! Tant de champs de bataille ont été baignés du sang des martyrs ! Mais comme cette liberté est loin pour les êtres humains !

Les libérateurs de tous les pays du monde n'ont pas connu eux-mêmes la Liberté. Ce n'est pas possible de la connaître, parce qu'elle est intérieure et non pas extérieure ; et on ne peut la rencontrer nulle part sinon à l'intérieur de soi-même.

Quand la Conscience arrive, je le répète, à s'émanciper des oubliettes où elle se trouve et qui s'appelle « moi-même », « moi-je », elle expérimente la Liberté et jouit de la véritable Félicité en Dieu.

Ainsi donc, mes chers frères, je veux que vous entriez dans la compréhension, que vous réfléchissiez profondément à mes paroles, que vous vous préoccupiez plus de MOURIR EN VOUS-MÊMES.

Je vois avec douleur, je ressens beaucoup de douleur en sachant que les frères de notre Mouvement Gnostique se préoccupent peu de la mort du moi-même. Cela ne les intéresse pas, il semble que ce type d'Enseignement ne les attire pas : et c'est ainsi parce que l'Ego n'aime aucune Doctrine qui menace son existence ; l'Ego veut s'auto-défendre ; l'auto-défense est le propre de l'Ego. Maintenant, nous comprendrons pourquoi beaucoup de gens ne se préoccupent pas de MOURIR EN EUX-MÊMES ; l'Ego n'est pas attiré par ce qui concerne la « Mort » ; l'Ego veut vivre, coûte que coûte, mais vivre...

passage extrait de http://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr/ ... ogique.php

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Re: La Vérité, la Liberté... la Félicité

Message le 26 août 2011, 19:19

L'authentique Liberté est la Mort Psychologique


GR04 La Liberté

Le sens de la liberté est quelque chose qui n'a pas été compris par l'humanité.

Sur le concept de liberté, posé toujours d'une manière plus ou moins erronée, on a commis de très graves erreurs.

Certainement on se bat pour un mot, on tire des déductions absurdes, on commet des outrages de tous genres et le sang coule sur les champs de bataille.

Le mot liberté est fascinant, il plaît à tout le monde, et cependant on n'a pas de lui une véritable et totale compréhension, il y a beaucoup de confusion autour de ce mot. Il est impossible de trouver une douzaine de personnes qui définissent le mot liberté de la même façon.

Le terme liberté ne peut, en aucune façon, être compréhensible pour le rationalisme subjectif.

Chacun a, sur ce terme, des idées différentes : opinions subjectives dépourvues de toute réalité objective.

Quand on pose la question de la liberté, il y a alors dans chaque esprit de l'incohérence, de l'ambiguïté, de l'imprécision, de l'incongruité.

Je suis sûr que même Emmanuel Kant, l'auteur de la « Critique de la raison pure » et de la « Critique de la raison pratique », n'analysa jamais ce mot pour lui donner son sens exact.

Liberté, belle parole, beau terme, combien de crimes ont été commis en son nom !.

Indubitablement, le terme liberté a hypnotisé les foules ; les montagnes et les vallées, les rivières et les mers, se sont teints de sang devant la conjuration de cette parole magique.

Combien de sang a été répandu, combien de drapeaux et combien de héros se sont succédés dans le cours de l'histoire, chaque fois qu'on a mis sur le tapis de la vie la question de la liberté.

Malheureusement, après toute indépendance, obtenue à si haut prix, l'esclavage subsiste toujours au-dedans de chaque personne. Qui est libre ?. Qui a atteint la fameuse liberté ?. Combien se sont émancipés ?.

L'adolescent aspire à la liberté. Il paraît incroyable qu'ayant du pain à satiété, un abri, un refuge, il veuille s'enfuir de la maison paternelle en quête de liberté.

Il s'avère incongru que le jeune qui a tout chez lui veuille s'évader, fuir, s'éloigner de la maison, fasciné par le terme liberté. Il est étrange qu'en jouissant de toute sortes de commodités dans un foyer heureux, on veuille perdre ce qu'on a pour voyager par ces terres du monde et s'engloutir dans la douleur.

Que le malheureux, le paria de la vie, le mendiant, aspire vraiment à s'éloigner de sa baraque, de son taudis, dans le but d'obtenir quelque changement pour sa vie, c'est tout à fait correct, mais que l'enfant choyé, le jeune « bien né » cherche à fuir, à s'échapper, cela s'avère incongru, voire même absurde, et pourtant c'est ainsi ; le mot liberté fascine, enchante, quoique personne ne sache le définir de façon précise.

Qu'une jeune fille veuille la liberté, qu'elle aspire à changer de maison, qu'elle désire se marier pour s'affranchir du foyer paternel et mener une vie meilleure, s'avère, en un certain sens, logique, parce qu'elle a le droit d'être mère ; cependant, aussitôt en ménage elle se rend compte qu'elle n'est pas libre et qu'elle devra continuer, avec résignation, à porter les chaînes de l'esclavage.

L'employé, fatigué de tant de contraintes, se veut libre et s'il réussit à s'affranchir de sa dépendance, il se trouve devant ce problème qu'il continue à être esclave de ses propres intérêts et préoccupations.

Certainement, chaque fois qu'on lutte pour la liberté, on se retrouve déçu malgré les victoires.

Tellement de sang a coulé inutilement au nom de la liberté, et nous n'en continuons pas moins à être esclaves de nous-mêmes et des autres.

Les gens se battent pour des mots qu'ils ne comprennent jamais, même si les dictionnaires les expliquent grammaticalement.

La liberté est quelque chose qu'il faut trouver au-dedans de soi-même. Personne ne peut l'obtenir en dehors de lui-même.

« Chevaucher l'air » est une expression très orientale qui allégorise le sens de l'authentique liberté.

Personne ne pourrait en réalité expérimenter la liberté si sa conscience continuait à être embouteillée dans le « moi-même », dans le « soi-même ».

Il est urgent de comprendre ce « moi-même », « ma personne », « ce que je suis », si l'on veut très sincèrement obtenir la liberté.

En aucune façon, ne pourrons-nous abolir les fers de l'esclavage, si nous n'avons pas compris au préalable toute cette question du « moi », tout ce qui se rattache au « moi », au « moi-même ».

En quoi consiste l'esclavage ?. Qu'est-ce qui nous retient esclaves ?. Quelles sont ces entraves ?. Voilà tout ce qu'il nous faut découvrir.

Riches et pauvres, croyants et sceptiques, tous sont formellement emprisonnés, bien qu'ils se considèrent libres.

Tant que la conscience, l'essence, c'est-à-dire ce qu'il y a en nous de plus digne, continuera à être embouteillé dans le « soi-même », dans le « moi-même », dans « mes » appétits et « mes » peurs, dans « mes » désirs et « mes » passions, dans « mes » soucis et « mes » violences, dans « mes » défauts psychologiques, on sera formellement en prison.

Le sens de la liberté ne peut être compris intégralement que lorsque les fers de notre propre prison psychologique ont été détruits.

Tant que le « moi-même » existera, la conscience sera en prison. Le seul moyen pour s'évader de la prison, c'est l'annihilation bouddhiste, en dissolvant le « moi », en le réduisant en cendres, en poussière cosmique.

La conscience libre, dépourvue de « moi », en l'absence absolue du « moi-même », sans désir, sans passion, sans appétence ni crainte, expérimente de façon directe la véritable liberté.

N'importe quel concept sur la liberté n'est pas la liberté. Les opinions que nous formulons sur la liberté sont très loin d'être conformes à la réalité. Les idées que nous forgeons sur le thème de la liberté, n'ont rien à voir avec l'authentique liberté.

La liberté, c'est quelque chose que nous devons expérimenter de façon directe, et ceci n'est possible qu'en mourant psychologiquement, en dissolvant le « moi », en en finissant pour toujours avec le « moi-même ».

Cela ne sert à rien de continuer à rêver de liberté si, de toute façon, nous continuons à vivre comme des esclaves.

Mieux vaut nous voir tels que nous sommes, observer soigneusement toutes ces chaînes de l'esclavage qui nous maintiennent formellement en prison.

En nous connaissant nous-mêmes, en voyant ce que nous sommes intérieurement, nous découvrons la porte de l'authentique liberté.

chapitre extrait du livre : http://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr/ ... -livre.php

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Re: La Vérité, la Liberté... la Félicité

Message le 2 mars 2013, 18:12

Nous devons, durant la méditation, désembouteiller l'Essence, la Bouddhata, ce qu'il y a de meilleur en nous, de plus digne, de plus décent ; cette Essence ou Bouddhata se trouve précisément engloutie dans les éléments inhumains, dans ce composé d'agrégats psychologiques qui constituent le « Moi-même », le « Soi-même », l'Ego.

Il ne sera pas possible d'expérimenter le Réel, la Vérité, ce qui, assurément, nous intéresse tous, si nous ne parvenons pas à sortir l'Essence de l'Ego. Une Essence embouteillée dans l'Ego ne peut expérimenter le Réel. Elle devra toujours vivre dans le monde des rêves, dans le centre intellectuel, dans le centre instinctif, dans l'émotionnel, dans le centre moteur ou dans le sexuel, mais elle ne pourra, en aucune manière, s'échapper pour expérimenter la vérité.

Le grand Kabîr Jésus a dit : « Connaissez la Vérité et elle vous rendra libre ». La vérité n'est pas une question de théories, ce n'est pas croire ou ne pas croire, ce n'est pas non plus une question de concepts ni d'opinions, on ne peut tirer des conclusions concernant la vérité. Mais, qu'est-ce qu'une opinion ? C'est la projection d'un concept avec le doute et la crainte que la vérité soit autre chose. Et qu'est-ce qu'un concept ? Simplement un raisonnement élaboré et convenablement projeté par le mental, qui peut coïncider ou non avec telle ou telle chose.

Mais, pouvons-nous être sûrs qu'un concept ou qu'une opinion émise par l'intellect soit précisément la vérité ? Non. Qu'est-ce donc qu'une idée ? Une idée peut être magnifique. Par exemple, nous pouvons nous faire une idée ou nous forger une idée par rapport au soleil. Elle peut être plus ou moins exacte, plus ou moins fausse, mais elle n'est pas le soleil. De même, nous pouvons aussi nous forger de multiples idées concernant la Vérité.

Quand on demanda à Jésus-Christ ce qu'est la Vérité, il resta silencieux. Quand on posa la même question au Bouddha Gautama Sakyamuni, il tourna le dos et s'en alla. Car la Vérité ne peut être définie par des mots, un coucher de soleil non plus. Quelqu'un peut avoir une grande extase quand le soleil est sur le point de se coucher dans les splendeurs d'or, sur la cordillère, et tenter de communiquer cette expérience mystique à une autre personne, mais il est probable que cette autre personne ne ressente pas la même chose. De même, la vérité est incommunicable, elle n'est réelle que pour celui qui l'a expérimentée par lui-même.

Quand nous arrivons, en l'absence de l'Ego, à expérimenter la Vérité, nous pouvons constater un élément qui transforme radicalement. C'est un élément de très haut voltage. C'est possible, mais il faut savoir comment y arriver : en faisant travailler la Conscience pour qu'elle remplace complètement le mental et le sentiment, que ce soit elle, la Conscience, incorporée, intégrée en nous, qui fonctionne.

Nous devons avoir un mental passif, un sentiment passif, une personnalité passive, mais une Conscience totalement active. Comprendre ceci est indispensable, c'est urgent pour pouvoir être des pratiquants de la méditation.


Avec la technique de la méditation, ce que nous cherchons, c'est une information. Un microscope peut nous informer sur la vie des microbes, des bactéries, des cellules, des micro-organismes, etc. N'importe quel télescope peut nous donner une légère information sur les corps célestes, les planètes, les aérolithes, les étoiles, etc. Mais la méditation va beaucoup plus loin, parce qu'elle nous permet de connaître la vérité sur une fourmi et même sur le soleil, la Vérité sur un atome ou une constellation.

Le plus important, c'est d'apprendre, de savoir de quelle manière nous devons nous libérer, sortir la Conscience du mental et de l'Ego, comment nous allons extraire la Conscience du sentiment, quand nous soumettons le mental et le sentiment, car, évidemment, nous brisons des chaînes, nous sortons de ce cachot fatal, de cette prison. Dans ces conditions, nous nous préparons à la méditation.


Extrait de la conférence 175. Enseignements Fondamentaux sur la Méditation (La Science de la Méditation)

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