Travaux conscients et souffrances volontaires de l'initié pour que l'Être passe par différentes Réévaluations

Répondre
Avatar du membre
Messages : 6379
Enregistré le : 25 septembre 2008
Sexe :
Zodiaque :
Contact :

Travaux conscients et souffrances volontaires de l'initié pour que l'Être passe par différentes Réévaluations

Message le 30 juillet 2017, 17:46

Dans ces circonstances, il me semble que le mieux c'est de travailler à « mourir » (c'est la base), pour cesser d'exister, pour détruire cela, cette misère que nous portons au-dedans. En Alchimie on dit : « Détruire le MERCURE SEC, éliminer le Mercure Sec »...

Quant aux degrés, aux initiations, ce sont des choses de l'Esprit ; ce sont des choses intimes que l'Être passe, que l'Être vit, que l'Être [...]

Ainsi, nous ne devons pas convoiter des Initiations, des grades... Ce qui est fondamental pour nous, c'est d'éliminer la misère intérieure que nous portons, ça, oui, c'est fondamental. Si nous procédons ainsi, indéniablement viendront les différentes RÉÉVALUATIONS DE L'ÊTRE et c'est ce qui compte.

Ainsi, les différentes Réévaluations de l'Être ne s'obtiennent qu'à coups de TRAVAUX CONSCIENTS ET DE SOUFFRANCES VOLONTAIRES.

Ce qui nous intéresse, c'est précisément de mourir pour être. Elles sont belles, les Réévaluations de l'Être ! Mais on ne peut les obtenir qu'en mourant en soi-même ici et maintenant. À mesure que nous éliminons la misère intérieure que nous portons, notre Être passe par différentes Réévaluations, et ceci est fondamental.

Peu importe le nom donné à ces réévaluations ; qu'on les appelle « Grades », qu'on les appelle « Initiations », cela ne nous intéresse pas ; ce qui nous intéresse seulement de savoir, c'est qu'il est possible d'atteindre les Réévaluations de l'Être quand on se consacre vraiment à l'élimination de la misère intérieure que l'on porte. Ainsi, oui, il est possible d'atteindre de véritables Réévaluations de l'Être.

Évidemment, si on veut changer, on doit devenir vraiment un OBSERVATEUR COMPÉTENT, apprendre à s'observer soi-même, parce que si on ne s'observe pas soi-même, toute possibilité de changement est impossible. Mais si on s'observe soi-même, d'instant en instant, on découvre naturellement ses propres erreurs. C'est-à-dire que l'on S'AUTO-DÉCOUVRE et dans chaque auto-découverte, il existe une AUTO-RÉVÉLATION.

Ainsi, parvenir à l'auto-découverte est fondamental pour l'auto-révélation. Quand on se divise entre OBSERVATEUR et OBSERVÉ, entre une partie qui observe et une autre partie qui est observée, on va bien : on découvre n'importe quelle erreur à un moment donné.

Prenons une situation de luxure : si une excitation de ce type est survenue, c'est suffisant pour que l'on s'observe soi-même et que l'on se rende compte qu'on possède le Moi de la luxure.

Quant à la manière dont CE MOI S'EXPRIME EN NOUS, c'est une question d'observation : comment il se manifeste dans l'intellect ; de quelle manière se manifeste un Moi de luxure dans le cœur ; quel est son mode d'expression au travers des centres moteur, instinctif et sexuel. Il faut connaître tous ses modes d'expression, toutes ses manigances.

Une fois ceux-là connus, il peut alors être JUGÉ mathématiquement. Bien plus tard, on procédera à l'ÉLIMINATION. Pour cela, on doit faire appel à un pouvoir supérieur au mental (comme je vous l'ai dit dans des conférences précédentes).

Ce pouvoir existe heureusement dans notre anatomie occulte ; ce pouvoir est lié au MERCURE BRUT. Ce Mercure Brut de l'Alchimie est le Sperme Sacré ; nous dirons que c'est la SIGNATURE ASTRALE du Sperme, c'est le MERCURE DE LA PHILOSOPHIE SECRÈTE (STELLA MARIS).

Stella Maris, c'est-à-dire la DIVINE MÈRE KUNDALINI, comme Signature astrale du Sperme ou, pour être plus clair, comme Signature astrale du Mercure, possède ce Pouvoir Fohatique, Flammigère, au moyen duquel elle peut détruire, désintégrer, réduire en cendres le Moi de la luxure ou n'importe quel Moi que l'on a besoin de détruire.

Ainsi donc, ce qui compte, c'est de SAVOIR PRIER Devi Kundalini, après les habituels travaux d'auto-observation et d'analyse réflexive. Durant la prière, les trois centres (l'intellectuel, l'émotionnel et le moteur) doivent être unis et concentrés en un seul, afin que la prière ait vraiment du pouvoir.

D. Peu importe les mots avec lesquels on exprime la prière si nous le faisons avec ces trois centres ?

M. Eh bien, normalement, nous pourrions dire qu'un enfant, par exemple, n'a pas de formules pour appeler sa mère. Je ne vois pas pourquoi nous aurions besoin de certaines formules pour pouvoir nous adresser à notre Mère Divine ; il n'y a pas de meilleure manière de nous adresser à elle qu'avec le cœur tranquille.

Si on unit les trois centres en un seul (cœur, mental et moteur, le centre moteur), les trois cerveaux en un, cela nous fait entrer en conjonction ou en intégration ; en mettant toute notre attention à l'intérieur et vers le haut, on entrera en contact avec Devi Kundalini, Stella Maris, la Signature astrale du Sperme, « l'Épouse de Shiva », comme on dit en Inde, et alors elle pourra réellement, avec son Pouvoir Flammigère, désintégrer le Moi que nous voulons désintégrer, le Moi que nous avons observé, le Moi que nous avons jugé. C'est le procédé technique et scientifique, pratique, pour éliminer nos erreurs psychologiques.

En Alchimie on dit : « Nous avons besoin de lui ; le Mercure a le pouvoir de nous laver de nos erreurs, de nous nettoyer ». L'Eau pure, cristalline, bleue, très belle, peut assurément nous nettoyer. « L'Eau qui ne mouille pas », « l'Eau tranchante », « l'Eau ignée », etc., sont différents termes pour désigner le Mercure. Mais l'Étoile Flammigère, c'est-à-dire Stella Maris, la Signature de ce Mercure, voilà ce qui compte ; c'est elle qui peut éliminer les erreurs psychologiques.

En Orient, on l'appelle « Kundalini ». Normalement, c'est elle qui dispose de ce Pouvoir Flammigère, mais il faut l'utiliser. Si on n'utilise pas ce Pouvoir Flammigère, alors comment va-t-on éliminer les agrégats psychiques ? Le mental ne peut pas les éliminer. Le mental peut étiqueter les défauts, les faire passer d'un département de l'entendement à un autre, se les cacher à lui-même, les cacher aux autres, mais il ne peut pas les altérer fondamentalement.

Si nous voulons désintégrer n'importe quel défaut, si nous voulons extirper n'importe quel agrégat psychique, nous avons besoin de faire appel à Stella Maris, la Vierge de la Mer, qui est à l'intérieur de nous-mêmes, ici et maintenant. Chacun de nous a la sienne propre (particulière, individuelle) qui est, comme je vous l'ai déjà dit, une partie de notre propre Être ; c'est notre propre Être, mais dérivé.

D. Écoutez, Maître, quand vous parlez de « souffrances volontaires », vous faites indéniablement référence à un aspect de la douleur. Que pourriez-vous nous dire au sujet de la douleur ? Une fois, nous avons entendu le Maître G.K. dire : « Bénie soit la douleur ! parce qu'elle nous aide à trouver... ». Cependant, dans plus d'un de vos livres, je crois avoir trouvé des opinions différentes. Je vous prie de nous parler de cette douleur.

M. Bon, il y a la DOULEUR MÉCANIQUE, celle que subit Jacques, Pierre ou Paul et celle-ci ne transforme personne. Il faut voir combien de gens souffrent ! Et au lieu de s'améliorer, ils deviennent pires. Quelqu'un a dit que l'excès de douleur ronge... Cette personne a raison.

Non, je ne fais pas référence à la douleur mécanique qui ne transforme personne (contre laquelle je me suis très souvent prononcé dans quelques livres), mais il existe une DOULEUR CONSCIENTE à laquelle je fais allusion quand je parle de « Travaux conscients et de souffrances volontaires ». Indubitablement, il y a des souffrances volontaires chez l'homme qui travaille sur lui-même, qui souffre, qui expérimente en lui-même ses propres erreurs psychologiques, qui saigne intimement pour pouvoir les éliminer. En lui, il y a du remords, en lui, il y a du repentir, en lui, il y a une torture intime...

Je me réfère à cette souffrance, c'est le [...] je dis qu'il n'est possible de parvenir à une transformation totale qu'à base de travaux conscients et de souffrances volontaires...

D. Pardon, le mot « masochisme » n'entrerait pas dans cet aspect, n'est-ce pas ?

M. Non, dans le masochisme, il n'y a pas de douleur consciente, c'est une douleur inconsciente et mécanique. Le masochiste se torture, il se couche sur une table pleine de clous et il se fouette ; il ne sait même pas pourquoi il le fait ; il n'a pas de conscience ; si on le soumet à une analyse, il n'y résiste pas, il ne résiste pas à une analyse, non...

De sorte que cette douleur ne sert à rien. Quand nous parlons de douleur, nous faisons référence à cette douleur intime qui se produit dans l'individu qui reconnaît sa misère ; cette douleur intime de l'individu qui sait, qui reconnaît sa propre nullité ; cette douleur intime de l'individu qui reconnaît ses monstruosités, ses aberrations ; cette douleur intime de l'individu qui se sent, disons, honteux de lui-même. C'est ce type de douleur dont je parle.

Évidemment, ce type de douleur est nécessaire. Et si je dis que « la transformation se réalise à l'aide de travaux conscients et de souffrances volontaires », je le dis en pleine connaissance de cause ; il en a toujours été ainsi et il en sera toujours ainsi...

Mais nous devons nous placer dans la crue réalité des faits : si un individu n'élimine pas le Mercure sec, cet individu, même s'il fabrique les Corps Existentiels Supérieurs de l'Être (grâce à l'Alchimie, en condensant le Mercure vivant fécondé par le Soufre, avec des assises sur le Sel), en n'éliminant pas le Mercure sec (que sont les agrégats psychiques, les Mois), il échouera, il se convertira (comme je vous l'ai déjà dit) en un Hanasmussen à double centre de gravité, en un avorton de la Mère Cosmique.

MOURIR est fondamental ; on apprend peu avec la naissance, là où on apprend le plus, c'est avec la Mort, c'est dans la mort que se trouve le secret, le sais-tu ? Le Temple de la Véritable Science pure (je ne parle pas de ce dépotoir de théories universitaires que l'on appelle « Science », non), ce qui appartient à la Science pure, je répète, il faut le chercher dans le Temple de la Mort. La Mort est le Temple inviolé du vrai savoir.

Ce qui est fondamental dans la vie, c'est la Mort ; on n'apprend presque rien de la Naissance, de la Mort on apprend tout. Dans la Mort se trouve le secret de la Vie. Ce qui est important, c'est la Mort.

Voir un cadavre étendu sur une table, ce n'est pas avoir tout vu. L'important, c'est de comprendre la profonde signification de la Mort. Si on la comprend, on connaît le secret de la Vie. La Mort est pleine d'une profonde signification.

Nous n'avons pas le droit d'attenter à notre vie, contre notre corps, de le détruire, car ce serait absurde, n'est-ce pas ? [...] Ainsi, l'important, c'est de reconnaître la profonde signification de la Mort. « Ce n'est qu'avec la Mort qu'advient le nouveau »... Comme je vous le disais, nous n'avons pas le droit de détruire notre propre corps, parce que c'est porter atteinte à la volonté du Père qui nous maintient ici, dans ce monde, pour quelque chose, pour quelque chose.

Mais, par contre, nous avons le droit de porter atteinte ou de ne pas porter atteinte, de réaliser la destruction de la misère que nous portons au-dedans, qui est l'Ego même ; ces valeurs qui, d'une manière négative, constituent l'Ego, nous pouvons les réduire en poussière. Cet Ego est du Mercure Sec qui ne vaut rien.

Il faut aussi éliminer le SOUFRE ROUGE, qui est le feu [...] passionnel et brutal que nous portons dans nos bas-fonds animaux... Que me disais-tu ?

extrait de CONFÉRENCE N°236 : RECOMMANDATIONS ÉTHIQUES ET ÉSOTÉRIQUES : viewtopic.php?f=259&t=3594

Répondre

Retourner vers « Vision d'ensemble sur les 3 facteurs »