la contre-vérité de tendre l'autre joue quand on est face à l'agresseur

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la contre-vérité de tendre l'autre joue quand on est face à l'agresseur

Message le 21 septembre 2018, 20:47

Que faire si on agresse notre femme ? Si on attaque notre pays ? Baiser le fouet du bourreau ?
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20. Les Rigueurs de l'Ethique Supérieure (Vertu de la Tolérance)

Samaël Aun Weor
Conférence intitulée "RIGORES DE LA ÉTICA SUPERIOR (Virtud de la Tolerancia)"

Aujourd'hui, mes inestimables frères, nous allons parler de la Tolérance. Par exemple : si quelqu'un veut assassiner un membre de notre famille (un fils ou un frère), notre réaction, à ce moment-là, doit être de défendre le fils qui est attaqué, de défendre le frère. En tant que chefs de famille, nous devons savoir répondre. Mais si nous disons : « Non ! Je ne brandirai pas d'arme contre qui que ce soit » et si nous disons au bandit qui est en train d'assassiner notre fils, ou en train de violer notre fille « Je te bénis, mon fils, je te pardonne tous les crimes que tu commets » ; alors là, nous poussons la tolérance à l'extrême et il est évident que nous devenons aussi complices de ces crimes.

Si un homme a une épouse et que des bandits viennent la violer et qu'il réponde en disant : « Que Dieu vous bénisse ! » que direz-vous d'un tel homme ? Ce serait une « chiffe molle » qui ne sert à rien. De toute évidence, c'est de la tolérance poussée à l'extrême ; ce qui nous rend complice du délit. Si on est chargé de prendre soin d'un enfant et que quelqu'un veuille le malmener et que la seule chose que nous sachions faire est de tourner le dos aux malfaiteurs (à ceux qui viennent malmener l'enfant) c'est de la complaisance avec le délit et rien de plus…

On a dit beaucoup de choses contre les armes dans les différentes écoles de type ésotérique ou pseudo-ésotérique ; en fait, tout cela dépend du niveau de compréhension, parce que les armes elles-mêmes s'avèrent utiles quand elles sont nécessaires.

Prenons un exemple : supposons que quelqu'un vienne malmener la mère d'un garçon. Pour se conformer aux enseignements, ce garçon va t-il permettre que l'on assassine sa mère ? Pour un tel motif ne serait-il pas capable d'avoir recours à une arme pour défendre la vie de celle qui l'a mis au monde ? Ou va-t-il bénir rien de moins que ceux qui veulent assassiner sa propre mère ? Il est évident que si (dans ce cas) il devient tellement tolérant qu'il en arrive à bénir ceux qui viennent assassiner l'auteur de ses jours, alors, c'est un lâche et il se convertit en complice du délit. Il doit, à ce moment là, avoir recours aux armes et, s'il n'y a rien d'autre à faire, alors, il doit la défendre. Sinon, il prendrait du karma pour ne pas l'avoir défendue.

Maintenant, si on suit vraiment « le Sentier en lame de Rasoir », on doit embrasser le fouet du bourreau, rendre le bien pour le mal, bénir ceux qui nous persécutent et, s'ils nous frappent sur la joue droite, on doit tendre la joue gauche pour qu'ils nous aident plus.

Ceci est un peu dur, c'est clair ; mais quand on a pris la décision de vivre sur le « Sentier en lame de Rasoir » et qu'on cherche l'Autoréalisation Intime de l'Être, on veut suivre les ordalies rigoureuses de l'Initiation, et ça c'est différent

Mais, s'il y en a qui viennent outrager notre petite soeur, notre femme, nos fils, les enfants dont on a la charge, s'ils viennent les assassiner, va-t-on traiter les bandits comme des frères ? Va-t-on leur prodiguer de l'affection comme à des frères ? Ce serait absurde, n'est-ce pas ? Le mieux, dans ce cas là, c'est d'avoir recours à la défense, d'accomplir son devoir, de mourir sur le champ de bataille si c'est nécessaire.

Une fois, on a posé cette question à Krishnamurti et, franchement, il n'a pas su y répondre avec exactitude. « Si tu te promenais avec une soeur (lui a t-on dit) et que soudain quelqu'un lui fasse du mal, que ferais-tu ? ». Il répondit qu'il attendait que cela se produise pour voir ce qu'il ferait ; qu'il attendait que cela se produise réellement. Bon, il s'en est sorti en prenant la « tangente » ; la réponse aurait dû être plus concrète ; la réponse aurait dû être qu'il l'aurait défendue comme il se doit. Je ne suis pas en train de préconiser la violence, non. Je suis en train de signaler jusqu'où peut être préjudiciable le vice, par exemple, de la tolérance poussée à son extrême, de la tolérance convertie en vice, parce qu'une vertu, aussi belle soit-elle, au delà d'une certaine limite, se convertit en vice, en défaut.

Ainsi, par exemple, la Kabbale nous parle des Séphirots et de leurs vertus, mais elle nous parle aussi des « Kliphos » qui ne sont pas autre chose que les Séphirots inversés, les antithèses des vertus qui personnifient les Séphirots, l'envers de la médaille, etc.

Ainsi donc, mes chers frères, ce qu'il nous faut, c'est de la compréhension, nous sortir de tant de codes modernes d'éthique et agir de façon différente.

Il existe, par exemple, au Tibet, un livre spécial d'action des Initiés (nous le qualifierons « d'éthique », bien que là-bas, on ne connaisse pas ce mot. Ce n'est pas un code d'éthique, mais il est certain que cela va au delà du bien et du mal. N'oubliez pas que dans tout ce qui est bon il y a quelque chose de mauvais et que dans tout ce qui est mauvais il y a quelque chose de bon ; n'oubliez pas que dans l'encens de la prière se cache aussi le délit. Le délit s'habille en martyr, en apôtre et il va même jusqu'à officier dans les temples les plus sacrés. De sorte qu'il y a beaucoup de vertu chez les méchants et beaucoup de méchanceté chez les vertueux ; il existe le bien du mal et le mal du bien).

Au Tibet, je le répète, il existe un livre très spécial pour les Initiés, un livre d'action unique. Beaucoup de façons d'agir de ces Initiés nous surprennent ; elles ne correspondent pas (tout à fait) avec la façon d'être que nous avons ici, dans le Monde Occidental. Ici, il y a un dicton qui dit : « Ne faisons pas de bonnes choses qui paraissent mauvaises, ni de mauvaises qui paraissent bonnes » ; mais les Tibétains ne se laissent pas conditionner mentalement par un pareil dicton : ils agissent de telle manière qu'ils surprennent nombre d'entre nous. Les Initiés du Tibet n'agissent pas selon les codes qui existent sur le bien et sur le mal, mais selon ce que leur dicte leur propre Conscience, ce qui est différent.

extrait de 20. Les Rigueurs de l'Ethique Supérieure (Vertu de la Tolérance) : http://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr/ ... erance.php


Sujet remonté par Gemani le 21 septembre 2018, 20:47.
Est-il possible de soulever le voile d'Isis avec une pure intention quand on n'est pas "Homme" ?!

Que faire quand on est issu du produit d'une civilisation décadente qui est plus admirative des pseudo-miracles de la science que des alchimistes et Maîtres qui nous ont montré le chemin au fil des siècles ?

Pourquoi faut-il que la mystique nous tente mais pas assez pour que nous prenions le ciel d'assaut ?

Comment ne pas se repentir de cette léthargie abominable qui nous condamne à échouer sur le chemin de l'intégration de l'Etre ?

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