Saint André - Patron de la Désintégration des Egos

Répondre
Avatar du membre
Gardien du phare
Messages : 6362
Enregistré le : 25 septembre 2008
Sexe :
Zodiaque : Lion
Contact :

Saint André - Patron de la Désintégration des Egos

Message le 20 mars 2011, 09:02

Un autre apôtre assez intéressant (qui compte pour nous sur ce chemin resserré, étroit et difficile que nous suivons), c'est André. On dit qu'à Nicée il conjura sept démons pervers et qu'il les fit apparaître (devant les multitudes) sous forme de sept chiens qui s'enfuirent, épouvantés.

On a beaucoup parlé d'André et il n'y a pas de doute qu'il fut extraordinaire, qu'il était porteur d'un grand pouvoir. La réalité est qu'André, le grand Maître, disciple du Christ, fut condamné à mort et torturé. La croix de saint André nous invite à la réflexion : c'est un « X » (oui, un « X »). Ses deux bras, tendus à droite et à gauche, et ses deux jambes grandes ouvertes forment un « X », et c'est sur cet « X » que fut crucifié saint André. Cet « X » est très symbolique. En Grec, il équivaut à un « Khi » qui nous rappelle le CRESTOS.

Indiscutablement, le drame d'André fut magnifiquement symbolisé par le grand moine Initié BACON. Ce dernier, dans son livre (le plus extraordinaire qu'il ait écrit) appelé « La Roue », met une gravure dans laquelle on voit clairement un homme mort. Toutefois, il semble que celui-ci essaie de lever la tête, de s'éveiller, de ressusciter, tandis que deux corbeaux noirs sont en train de lui ôter la chair de leur bec acéré. L'Âme et l'Esprit s'élèvent au-dessus du cadavre, et ceci vient nous rappeler la phrase de tous les Initiés qui dit : « LA CHAIR ABANDONNE LES OS »...

En mourant sur une croix en forme de « X », saint André nous parle précisément de la désintégration de l'Ego : qu'il faut le réduire en poussière cosmique, qu'il faut le dépecer.

« LA CHAIR ABANDONNE LES OS »... C'est seulement ainsi que le Maître Secret (Hiram Abif) peut ressusciter en nous-mêmes, ici et maintenant. Dans le cas contraire, ce serait impossible (dans le Grand Oeuvre, nous devons mourir d'instant en instant, de moment en moment).

Passage extrait de la CONFÉRENCE N°102 : RACINES LUCIFÉRIENNES DU GRAND OEUVRE http://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr/ ... 140&t=1331

Avatar du membre
Gardien du phare
Messages : 6362
Enregistré le : 25 septembre 2008
Sexe :
Zodiaque : Lion
Contact :

Re: Saint André - Patron de la Désintégration des Egos

Message le 6 octobre 2011, 20:38

DSA09 La Croix de Saint-André

André l'ermite, humble pêcheur, était au service du Christus Jean, jusqu'au moment où il est devenu le disciple du grand Kabire Jésus.

L'Evangile Christique de l'Humanité Solaire nous dit en effet qu'en commençant sa mission ésotérique, le grand Etre alla à Capharnaüm, ville maritime de Galilée, dont le prophète Isaïe a dit : « Le peuple qui se trouvait dans les ténèbres a vu une grande lumière, et la lumière jaillit sur ceux qui, sur la Terre, demeuraient dans l'ombre de la mort » (Matthieu IV, 16).

Tout en cheminant le long du rivage de la mer de Galilée, le Logos Solaire prit comme premiers disciples Pierre et André, « pour en faire des pêcheurs d'hommes » (Ibid., 19).

André assista Jésus, le Grand Sacerdote Gnostique, lors de la pêche miraculeuse du lac de Gennésareth ou Jaïnésareth, le symbolique lac Jina, où le Feu Sacré réalisa tant de prodiges.

Il est écrit en caractères d'or dans le livre de la vie, qu'après la mort du grand Kabire, André a effectué nombre de résurrections et de miracles.

La légende des siècles dit qu'à Nicée rôdaient sept Démons, avides, ténébreux et sinistres, qui assassinaient les voyageurs ; devant le verdict solennel de la conscience publique, André, après les avoir transformés en chiens, les chassa de ces parages.

L'extraordinaire supplice d'André, énigmatique et prodigieux, rendit très célèbre la Croix en X sur laquelle on avait impitoyablement attaché ses membres écartés.

Indubitablement et sans aucune exagération, nous pouvons et devons affirmer solennellement que ce X symbolique, qui est en fait un K grec, fut, est, et sera toujours l'un des symboles les plus précieux de l'ésotérisme christique !.

Plusieurs fraternités mystiques ont adopté le signe magique d'André, le X, désignant le Crestos, souvent symbolisé par un poisson.

Précisons que l'apôtre André fut spécifiquement adopté par les Fraternités ésotériques d'Ecosse. Il est bien connu que ces institutions ont le chardon comme plante symbolique.

Incontestablement, il y a eu en Ecosse, durant nombre de siècles, plusieurs Fraternités occultistes de Saint-André du Chardon.

On a souvent répété que des hommes extraordinaires, tels Thomas de Kempis, Geber, Raymond Lulle, Nicolas Flamel, Sendivogius, Albert le Grand, Saint-Thomas d'Aquin, Wigelius, Roger Bacon, Mathias Kornax, Paracelse, Arnaud de Villeneuve et beaucoup d'autres, furent membres actifs de Fraternités similaires.

Si l'immaculé Agneau de Dieu, qui efface les péchés du monde, porte la Croix symbolique sur son oriflamme, comme l'Hiérophante Jésus sur sa sanglante épaule, et s'il la soutient vaillamment avec la patte, tel qu'on le voit dans certaines images religieuses, c'est parce qu'il a le signe sacré vivement incrusté sur cette même patte.

A ceux qui reçoivent l'Esprit ineffable du Fohat sacré, qui le portent en eux et qui sont par conséquent marqués de son signe glorieux, nous dirons, au nom de la vérité, qu'ils n'ont certainement rien à craindre du Feu élémental. Ils sont les authentiques Fils du Soleil, les véritables disciples d'Hélios, qui ont pour guide l'astre de leurs ancêtres.

Le signe de la Croix, sublime monogramme du Christ Notre-Seigneur, dont la Croix de Saint-André et la miraculeuse clé de Saint-Pierre sont deux merveilleuses répliques d'égale valeur alchimique et kabbalistique, est donc l'insigne capable d'assurer la victoire aux travailleurs du « Grand-OEuvre ».

A l'endroit précis où se croisent les bras de la Croix de Palenque est placé l'arbre de la vie de la Kabbale hébraïque ; ceci est un véritable prodige du Mexique antique.

« L'Arbre de la Science du Bien et du Mal » et « l'Arbre de la Vie » partagent indubitablement leurs racines.

N'oublions jamais qu'autour de la resplendissante Croix que Constantin a vue dans le monde astral, sont apparues ces paroles prophétiques que, tout joyeux, il fit alors peindre sur son labarum : In hoc signo vinces (par ce signe tu vaincras).

La Croix sexuelle, symbole vivant du croisement du Lingam-Yoni, porte l'empreinte indélébile et merveilleuse des trois clous qui furent employés pour immoler le Christ-Matière, image des trois purifications par le fer et par le feu, sans lesquelles le Seigneur Quetzalcoatl, au Mexique, n'aurait pu parvenir à la résurrection.

La Croix est l'hiéroglyphe antique, alchimique, du creuset que l'on nommait jadis en français : cruzol, crucible et croiset, en latin : crucibulum ; creuset a pour racine crux, Crucis, croix. Tout ceci nous invite évidemment à la réflexion.

C'est en effet dans le creuset que la matière première du Grand-OEuvre souffre avec une infinie patience la passion du Seigneur. C'est dans le creuset érotique de l'Alchimie Sexuelle que meurt l'Ego et que renaît l'oiseau Phénix de ses propres cendres.

Inri : In Necis Renascor Integre (dans la mort renaître intact et pur).

« La mort est engloutie dans la victoire. Où est-il, ô mort, ton aiguillon ?. Où est-elle, ô mort, ta victoire ? ».

Roger Bacon, dans son oeuvre monumentale intitulée Azoth (ouvrage à rapprocher de l'Azug de la puissante sagesse orientale), présente, dans une gravure transcendantale, le premier stade du processus alchimique au moyen d'un cadavre décomposé couché dans la retorte (ou cornue) merveilleuse de l'Alchimie.

Le resplendissant Soleil, la Lune pâle et les divers mondes de notre système solaire d'Ors, avec tous ces signes alchimiques qui leur correspondent par nature, dominent intégralement la scène.

Il s'avère étrange de voir ce cadavre lever la tête comme s'il voulait ressusciter d'entre les morts. Le noir Corbeau de l'Alchimie Sexuelle sépare la chair des os tandis que l'Essence animique quitte le corps. Cette image du profane mort, ressuscitant par la suite à l'Initiation, au Réel, est, hors de tout doute et sans ambages, un symbole osirien extraordinaire.

« La chair quitte les os » : phrase liturgique des Fraternités de Saint-André du Chardon et des Fraternités similaires.

Annihilation du cher Ego dans le Laboratorium-Oratorium du Troisième Logos, voilà la profonde signification des tortures d'André sur le terrible X. Mort terrifiante et indispensable qui jamais ne pourrait être réalisée avec un feu vulgaire.

Manifestement, et suivant l'art alchimique, on a besoin pour ce labeur de l'aide extraordinaire d'un agent occulte, d'un feu secret de type sexuel, lequel, pour donner une idée de son aspect, ressemble bien plus à une eau qu'à une flamme.

Ce feu, ou cette eau ardente, est l'étincelle vitale communiquée par le Logos à la matière inerte ; il est le Fohat divin enfermé dans tout le créé, le Rayon Igné, la Kundalini, le Serpent Sacré de la sagesse de l'Anahuac s'élevant par le canal médullaire spinal de l'Adepte.

La connexion du Lingam-Yoni sans éjaculation de l'Ens-Seminis est certainement la clé spécifique grâce à laquelle Adam et Eve peuvent éveiller le Serpent de Saturne dans leur anatomie occulte.

Incontestablement, la lecture très attentive d'Artéphius (traitant de l'art occulte de la Pierre Philosophale), de Pontanus (De Lapide Philosophico) et de l'oeuvre intitulée Epistola de Igne Philosophorum (Epître sur le Feu des Philosophes) s'avère très opportune, parce que dans ces pages immortelles le lecteur pourra trouver de précieuses indications sur la nature et les caractéristiques complètes de ce « Feu aqueux » et de cette « Eau ignée ».

Dans les cours pavées des augustes et saints temples de l'Anahuac, les candidats à l'initiation humaine et solaire, hommes et femmes, tout en échangeant mutuellement des caresses, réalisaient la connexion du Lingam-Yoni (Phallus Utérus), se retirant ensuite du « coït chimique » sans éjaculer l'Ens-Seminis (l'entité du Semen). C'est ainsi qu'ils réalisaient l'éveil du Serpent saturnien.

La transmutation sexuelle de l'Ens-Seminis en énergie créatrice est, assurément, l'axiome fondamental de la Science Hermétique. La bipolarisation de ce type extraordinaire d'énergie à l'intérieur de l'organisme humain a été, depuis les temps antiques, analysée très soigneusement dans les Collèges Initiatiques du Mexique, du Pérou, de l'Egypte, du Yucatan, de la Grèce, de l'Inde, du Tibet, de la Phénicie, de la Perse, de la Chaldée, de Troie, de Carthage, etc.

L'ascension miraculeuse de l'énergie séminale jusqu'au cerveau est rendue possible grâce à une paire de cordons nerveux qui s'élèvent en forme de huit à droite et à gauche de l'épine dorsale. Cette paire de cordons nerveux est connue dans la philosophie chinoise sous les noms classiques de « Yin » et de « Yang », le « Tao » étant le sentier du milieu, le canal médullaire, la voie secrète par où s'élève le Serpent.

Il est indubitable que le premier de ces deux canaux est de nature lunaire, alors que le second est de type solaire. Lorsque les atomes lunaires et solaires entrent en contact dans le Triveni, près du coccyx, le Serpent Igné de nos pouvoirs magiques s'éveille.

Les kabbalistes hébreux nous parlent du mystérieux Daath, qui apparaît dans « l'Arbre de la Vie », auquel on n'assigne ni nom divin ni choeur angélique d'aucune sorte, et qui ne correspond, non plus, à aucun signe mondain, planète ou élément.

Daath, la mystérieuse Séphiroth hébraïque, est produite par la conjonction ésotérique de « Abba », le Père qui est en secret, et de « Ama », la Mère Suprême.

Le Père et la Mère, Osiris et Isis, sont perpétuellement unis dans Jesod, le fondement, la Neuvième Séphirah, le Sexe, mais voilés par le mystère de Daath, ou Connaissance tantrique, laquelle ne se révèle qu'avec le Sahaja Maïthuna (La Magie Sexuelle).

Entre ces deux aspects bipolaires de la Création, notre Père qui est dans le secret et notre Divine Mère Kundalini, le métier à tisser de la vie tisse et détisse sans fin.

La légende des siècles raconte que lorsque Sémélé, la mère de Dionysos, vit Zeus, son amant divin, dans toute sa divine splendeur de Maître de la Foudre, elle fut embrasée et elle périt en donnant prématurément naissance à son fils.

Personne ne peut, assurément, voir Dieu face à face sans mourir. La mort du Moi-même, du Soi-même, est indispensable, avant que l'on puisse contempler la face resplendissante de « l'Ancien des Jours ».

De même que la vie représente un processus d'extériorisation ou d'extraversion graduelle et toujours plus complète, de même la mort de l'Ego est un processus d'introversion progressive, en cela que la conscience individuelle, l'Essence pure, se dépouille lentement de ses vêtements inutiles, tout comme Ishtar dans sa descente symbolique, jusqu'à ce qu'elle soit entièrement nue et éveillée en elle-même devant la grande réalité de la Vie libre en son mouvement.

Indubitablement, pour que la lumière que constitue l'Essence animique embouteillée à présent au milieu de l'Ego animal commence à briller, étinceler et resplendir, on doit la libérer, mais en vérité, je vous dis que ceci n'est possible qu'en passant par la terrible annihilation bouddhique : en dissolvant le Moi, en mourant en nous-mêmes.

L'énergie sexuelle est certainement un pouvoir foudroyant, explosif au plus haut degré, merveilleux. Celui qui apprend à se servir de l'arme érotique, de la lance des pactes magiques, pourra réduire en poussière cosmique le Moi de la Psychologie.

Il n'est pas superflu d'affirmer solennellement que la lance, en tant qu'emblème occulte de la force sexuelle virile, joue un grand rôle dans de nombreuses légendes orientales comme instrument de salut et de libération ; lorsqu'elle est brandie intelligemment, la lance permet à l'ascète gnostique de réduire en cendres cet ensemble d'éléments indésirables qui forment l'Ego, le Moi-même, le Soi-même.

Longin, dans la Passion de Notre-Seigneur Jésus le Christ, remplit le même rôle ésotérique que Saint-Michel et Saint-Georges. Incontestablement, Cadmus, Persée et Jason accomplissent une fonction similaire chez les « païens ».

Embrocher le Dragon ou transpercer d'un coup de lance le flanc du Christ, manier la lance, comme les chevaliers célestes ou les héros grecs, est certes une chose profondément significative.

La Croix de Saint-André et la Haste Sainte allégorisent de manière intégrale tout le travail de l'annihilation bouddhique.

Et en parlant avec une profonde vénération de la Croix de Saint-André et de la sainte Pique, jamais nous ne commettrions la faute impardonnable d'oublier le Saint-Graal.

passage extrait de http://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr/ ... -Andre.php

Répondre

Retourner vers « Les 12 apôtres ou puissances de notre Être »