L'usage qu'on Fait de nos Vertus

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L'usage qu'on Fait de nos Vertus

Message le 3 Octobre 2009, 21:35

Disciple. Maître, pourquoi vous prononcez-vous contre les vertus ?

Maître. Tu vois bien COMME IL EST FACILE DE DÉFORMER L'ENSEIGNEMENT. Tu le fais d'un coeur pur et sincère, mais après que tu l'aies dit, un autre le déforme un peu plus, et le troisième continue de le déformer encore plus, et lorsque l'enseignement parviendra à toute l'Amérique, on dira : « Samaël Aun Weor est contre les vertus, plus de vertus ! ». C'est ainsi que se déforme l'Enseignement et c'est ainsi que s'est déformé l'Enseignement de tous les Frères Majeurs qui ont aidé l'Humanité.

Que reste-t-il du Bouddhisme, peux-tu me le dire ? Gautama Sakyamuni s'est prononcé contre l'abominable Organe Kundartigateur ; toute sa Doctrine a été contre les mauvaises conséquences de cet abominable « Organe ». Aujourd'hui, nous avons un Évangile Bouddhiste complètement déformé ; il ne reste plus rien ou presque plus rien de l'ancien Bouddhisme : tout a été déformé...

JE NE SUIS PAS EN TRAIN DE ME PRONONCER CONTRE LES VERTUS. J'explique : nous devons penser correctement. L'eau est utile, elle est magnifique, elle est bonne dans le lavabo, elle est bonne dans son récipient, dans la baignoire ; mais que diriez-vous de l'eau inondant la salle, les chambres ? Là, ça changerait tout, n'est-ce pas ? Ce serait mauvais... Le Feu est bon dans la cuisine ; il est aussi magnifique ici, sur les bougies, mais si, en ce moment, le Feu était en train de brûler cette maison et qu'arriveraient les pompiers, que dirions-nous ? Ce serait une calamité, n'est-ce pas ? Ainsi, toute vertu est bonne à sa place, mais en dehors de sa place, elle est mauvaise... C'est bien qu'un missionnaire (comme vous) donne l'Enseignement, qu'il le divulgue de partout, mais si au lieu de divulguer l'Enseignement aux différentes personnes, par là dans les rues ou dans les lumisials, ou dans les maisons des familles, il le divulguait dans des maisons closes, cela serait-il correct ? Ce serait mal, n'est-ce pas ? Le Missionnaire se convertirait alors en quoi ? En mauvaise personne, n'est-ce pas ? Très bien, mais je ne veux pas dire que le Missionnaire soit une mauvaise personne, TOUT DÉPEND DE L'USAGE qu'il fait de ses vertus.

L'argent en soi n'est ni bon ni mauvais, tout dépend de l'usage qu'on en fait : si on l'emploie pour le bien, il est bon, si on l'emploie pour le mal, il est mauvais.

Il en va de même pour les vertus ; elles sont précieuses ; ce sont des gemmes ineffables ; il est clair que chaque défaut psychologique éliminé laisse le champ libre pour la cristallisation d'une vertu. Mais les vertus, hors de leur place, sont mauvaises ; on peut aussi causer beaucoup de tort avec elles, non seulement aux autres, mais on peut aussi se faire du tort à soi-même avec ses propres vertus si on ne sait pas les utiliser. Je veux que vous compreniez très clairement cela, mes frères.

Que dire de la violence ? La violence est-elle bonne ou non ? Que me répondez-vous ? Quelle est la réponse ?

D. Qu'elle est mauvaise ?

D. Qu'elle est bonne et mauvaise...

M. La réponse que tu donnes est plus logique...

D. [...] si on applique la violence dans le sens de la défense, elle est bonne pour nous. Mais si on l'applique d'une manière instinctive, alors là, elle nous porte préjudice...

M. En substance, ce que tu dis est correct. Mais il faut le détailler. Évidemment, la violence entraîne la violence et ce n'est pas conseillé, mais voyons cela : un homme est avec sa femme et ses enfants ; il a aussi de grandes filles (des jeunes femmes) ; soudain, un groupe de bandits décident d'attaquer la maison pour violer son épouse, violer ses filles, incendier la maison et voler. Mais il y a là un homme : le mari. Il est désolé lorsque les bandits pénètrent dans la maison (il est conscient de cela), mais au lieu d'empoigner une arme pour la défense de son foyer, il bénit les bandits (car il est sur le Chemin, il est sur le Sentier) : « Que Dieu vous bénisse, frères de mon Âme ! Ne commettez pas ce crime horrible de violer ma femme (alors qu'ils sont en train de la violer), de violer mes filles (alors qu'ils sont en train de les violer), de voler mon argent (pendant qu'ils sont en train de dérober les derniers pesos), d'incendier ma maison (lorsqu'ils sont en train d'y mettre le feu), ne faites pas cela, mes petits frères, car vous aurez beaucoup de karma à payer ; cependant je suis disposé à vous bénir tous »...

Supposons qu'il sorte vivant de ce conflit, les bandits ayant eu pitié de lui. Comment se retrouverait cet homme devant les autorités et devant la Divinité ? Les autorités... je crois qu'ils le jugeraient pour avoir été complice du délit ; cela s'est déjà vu dans le Code Pénal ; cet homme mérite la prison, n'est-ce pas ? Pour sa lâcheté et parce qu'il s'est converti en complice du délit ; il est évident qu'il mérite la prison, il s'est converti en complice, c'est un lâche...

Alors dans ce cas, quel est le devoir de cet homme ? Il est sur le Sentier, c'est un Initié, il veut être Mahatma ou je ne sais quoi d'autre, quel est son devoir ? Mourir sur le champ de bataille pour défendre sa famille de n'importe quelle façon, mourir en se battant, mais mourir, s'il doit mourir, mourir en accomplissant son devoir d'homme ; c'est son devoir ! Ou que dire, par exemple, d'un militaire (et nous avons ici notre frère, le Lieutenant Colonel M. R. T.), que dire par exemple, ou que dirait notre frère qui est militaire, si la Patrie est soudainement menacée, si les « gringos » viennent nous envahir, piller, violer, incendier, voler, et que l'Armée dise : « Nous ne nous battons plus, que Dieu bénisse tous ces envahisseurs ; s'ils incendient, ce sera leur karma. Que Dieu les bénisse, nous ne nous battons pas »... S'ils se croisent les bras en donnant leurs bénédictions et en priant pour les bandits qui sont en train d'attaquer, que dire d'une armée comme celle-là ?

D. [...]

M. Comment ?

D. Immédiatement, c'est une trahison envers la Patrie...

M. Une haute trahison ! C'est évident. Une haute trahison ! Condamnable non seulement par les juges de la Terre, mais aussi par la Divinité. Quel est, alors, le devoir de l'armée à ce moment là ?

D. Attaquer, défendre...

M. Défendre, ils doivent employer les armes ! De sorte que les armes, en elles-mêmes, ne sont ni bonnes ni mauvaises, tout dépend de l'usage que l'on en fait : si on les utilise pour le bien, elles sont bonnes, mais si on les utilise pour le mal, elles sont mauvaises ; ça dépend.

Ainsi donc, cette question des vertus est une chose à laquelle on doit beaucoup réfléchir, énormément, car avec les vertus, on peut non seulement faire du tort aux autres, mais aussi à soi-même... Voyons, tu veux poser une question, frère ?


Passage extrait de la CONFÉRENCE N°110 : PRODIGES ET MYSTÈRES DU FEU : http://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr/ ... 140&t=1380

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Re: L'usage qu'on Fait de nos Vertus

Message le 8 Juin 2015, 20:46

D. Quelle interprétation peut-on donner à l'Enseignement de l'Évangile qui dit : « Si on te frappe sur une joue, tends l'autre joue » ?

M. C'est ainsi ! Je vous assure que si quelqu'un vient me « gifler », je lui tendrai alors l'autre joue pour qu'il me « gifle » plus durement. Il n'y a pas de problème. Mais s'il y a un groupe d'enfants près d'ici ou si je suis ici le Gardien du Temple (que j'occupe, par exemple, le poste de notre frère) et qu'à ce moment-là arrive un groupe de bandits pour vous « faire la peau », moi, je « risque ma vie » ; c'est pour ça qu'ici, il y a l'épée ; et s'ils me frappent ou s'ils prennent le dessus, je meurs sur le champ de bataille. Quel est le devoir d'un Gardien du Temple ? Dis-moi, voyons... réponse ?

D. Défendre, au risque de sa vie, les personnes que l'on garde.

M. Correct ! En ce moment, tu es le Gardien du Temple et si quelqu'un vient nous attaquer, qu'une foule arrive, qu'une bande vienne attaquer les frères, tu dois perdre ta vie, s'il le faut, parce que tu es le Gardien du Temple.

De sorte qu'une chose est une chose, et autre chose est autre chose. C'est une chose que nous bénissions nos ennemis, que nous rendions le bien pour le mal, que nous tendions la joue droite pour qu'on nous « gifle » plus durement, et c'est autre chose que d'accomplir notre devoir lorsque vient l'heure de l'accomplir, de défendre, de savoir défendre ceux dont nous avons la charge. Compris ?... Y a-t-il une autre question ?... Oui, mon frère...

D. Vénérable, en parlant des vertus, peut-on considérer que, dans beaucoup de cas, une vertu peut créer une dépendance psychologique ?

M. Une vertu, quand on ne sait pas l'utiliser, peut créer des dépendances psychologiques, elle peut nous convertir en tyran, elle peut nous faire faire un faux pas, etc. Par exemple, combien de juges qui avaient la vertu de l'accomplissement du devoir envoyèrent, à l'époque de la Révolution Française, des innocents à l'échafaud ? Il y eut des bourreaux dont le devoir était de décapiter beaucoup de gens avec la guillotine, et ils accomplirent ce devoir qu'ils avaient (avec la « Vertu du Devoir »), et ils les décapitèrent, ils firent tomber la lame sur leur cou, cela est-il correct ? Que faut-il en penser, alors ?

Il faut apprendre à manipuler les vertus ; non pas qu'elles soient sous-estimables ; ce sont des gemmes précieuses, elles affleurent en nous à mesure que les agrégats psychiques sont éliminés.

Mais, chaque chose à sa place... Nous avons déjà dit que le feu est bon dans la cuisine, mais pas dans le salon, et que l'eau est bonne dans le lavabo, mais qu'il n'est pas bon qu'elle envahisse les chambres... Une vertu est bonne à sa place et mauvaise quand elle est hors de sa place. C'est tout. Il faut être plus équilibrés, plus réfléchis, plus matures ; c'est évident. Par exemple, l'antipathie mécanique est absurde. Mais cela ne sert à rien de lutter contre l'antipathie mécanique, cela ne sert à rien, par exemple, de dire : « Cette personne me tape sur le système... Mais, puisque je suis dans la Gnose, je vais voir comment devenir ami de cette personne », et se forcer à lui sourire artificiellement, car il s'avère que ce sourire, loin d'être un sourire, est une grimace tragique...

Non ! Ce qu'il faut faire, c'est la dissection de cette antipathie mécanique afin de voir pourquoi cette personne « nous tape sur le système ». Cela requiert beaucoup d'auto-réflexion, beaucoup d'auto-observation psychologique, beaucoup de méditation, et finalement, nous allons en découvrir la cause.

Une fois que nous aurons découvert cette cause, nous la désintégrerons avec l'aide de la Mère Divine Kundalini, avec l'aide du Feu Sacré. Alors, affleurera en nous la vertu de la sympathie envers cette personne. Une vertu : la sympathie envers cette personne qui, auparavant, « nous tapait sur le système ». Il faut donc se rendre conscient de tout, vivre une vie consciente, une vie plus mature, moins mécanique... Voyons, frère...

D. Maître, la vertu peut-elle s'apprendre ?

M. S'apprendre ? Mais alors, jamais ! Ce sont des gemmes précieuses ou des fleurs de l'Âme qui naissent en nous quand nous avons éliminé tel ou tel défaut psychologique.

Par exemple, si nous éliminons la colère, surgit en nous la douceur ; si nous éliminons la luxure, à sa place surgit la vertu de la chasteté ; si nous éliminons la haine, à sa place surgit la vertu de l'Amour ; et à mesure que nous allons éliminer les défauts psychologiques, les vertus vont surgir à leur place. C'est pourquoi nous disons qu' « IL FAUT CRISTALLISER L'ÂME EN NOUS » et l'Âme est un pur Feu Universel. Ce Feu divin, ce Feu ineffable doit venir se cristalliser peu à peu en nous. Mais nous ne pourrons faire cristalliser l'Âme en nous si nous n'éliminons pas nos défauts de type psychologique.

À mesure que nous allons éliminer chaque agrégat psychique, à la place se cristallisera soit une vertu, soit un pouvoir, soit une loi, etc. Cela s'appelle « Cristalliser l'Âme ». Et lorsque tous les agrégats seront finalement éliminés, il ne restera en nous que l'Âme ; le corps lui-même deviendra Âme.

Qu'est-ce que le corps d'un Mutant ? C'est un corps qui est devenu Âme. Mais pour Cristalliser l'Âme en nous (qui est un pur Feu vivant), il est forcément nécessaire d'éliminer les agrégats psychiques. Et cela n'est possible qu'en passant par de GRANDES CRISES ÉMOTIONNELLES.

Ce n'est pas une question purement intellectuelle. Non ! Pour éliminer un agrégat psychique, on doit passer par de terribles repentirs, pleurer, se désespérer, se rouler par terre et même se fouetter s'il le faut. Il faut souffrir énormément, se repentir, passer, je le répète, par de terribles chagrins. Si on ne passe pas par ces crises émotionnelles, alors on ne désintègre pas ce que l'on doit désintégrer, on ne cristallise pas les vertus et on ne cristallise pas l'Âme.

Mais, lorsque quelqu'un parvient à cristalliser l'Âme et se convertit totalement en Âme, il resplendit alors glorieusement ; il est une flamme de plus du Grand Brasier qui brûle dans l'Aura Magnifique de l'Univers. C'est ce que nous enseigne la Doctrine du Feu, et c'est ainsi que nous devons la comprendre... Une autre question ?


Passage extrait de la CONFÉRENCE N°110 : PRODIGES ET MYSTÈRES DU FEU : http://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr/ ... 140&t=1380

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