D'où Provient ce qui nous plaît et nous déplaît chez tel ami

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D'où Provient ce qui nous plaît et nous déplaît chez tel ami

Message le 23 novembre 2011, 20:41

Il y a des gens qui sont courtois envers les autres, ils sont corrects ; il y a des gens qui offrent leur amitié aux autres, mais c'est l'aspect public ou exotérique, dirons-nous, mais ce n'est pas tout. Sachant que nous avons une Psychologie Intérieure, il ne suffit pas seulement de savoir nous comporter décemment envers d'autres personnes ; le parfum de l'amitié, du point de vue externe, ne suffit pas.

Quel est le comportement que nous avons, intérieurement, envers les autres personnes ? Normalement, ceux qui offrent leur amitié à une autre personne ont deux facettes : celle de dehors et celle de dedans. Celle de dehors est apparemment magnifique, mais celle de dedans, qui sait ?

Sommes-nous sûrs de ne pas critiquer l'ami à qui nous portons tant d'estime ? Sommes-nous sûrs de ne ressentir aucune antipathie pour l'une de ses facettes ? Sommes-nous sûrs de ne pas l'attirer dans cette « grotte » que nous avons dans le mental, pour le torturer, pour nous moquer de lui, tandis que nous lui sourions gentiment ?

Combien de personnes qui estiment quelqu'un ne cessent de critiquer, intérieurement, celui qu'ils estiment ! Bien qu'ils n'extériorisent pas leurs critiques, ils se moquent de leurs meilleurs amis ; et pourtant ils sourient gentiment en leur présence.

Nous devons être réellement plus complets, plus intègres ; essayons un moment de faire marcher de façon semblable DEUX HORLOGES (celle de dehors et celle de dedans, l'EXTÉRIEURE et la PSYCHOLOGIQUE), pour qu'elles marchent en parfaite harmonie l'une et l'autre, car cela ne nous sert à rien de bien nous comporter avec nos amis, de leur offrir notre affection, si nous nous moquons d'eux à l'intérieur, si nous les critiquons à l'intérieur, si nous les torturons à l'intérieur. Il vaut mieux que les deux horloges (l'extérieure et l'intérieure) marchent à l'unisson, seconde après seconde, d'instant en instant.

Nous devons être plus complets, plus intègres, cesser de critiquer (sévèrement, psychologiquement, intérieurement) les gens que nous estimons. Comment cette contradiction est-elle possible : que nous estimions une personne et que nous la critiquions à l'intérieur, que nous allions jusqu'à dire du bien de cette personne que nous estimons, mais que nous soyons en train de la « dévorer toute crue » à l'intérieur ?

Maintenant, vous devez très bien savoir qu'à l'intérieur de chacun de nous vivent beaucoup de gens, tous les Mois. Quand on attrape l'un de ces Mois et qu'on l'étudie avec le SENS DE L'AUTO-OBSERVATION PSYCHOLOGIQUE, on peut constater qu'il a trois centres : le Centre Intellectuel, le Centre Émotionnel et le Centre Moteur-Instinctif-Sexuel, c'est-à-dire qu'il possède Trois Cerveaux. N'importe quel Moi a un mental embouteillé, il a une volonté embouteillée, c'est une personne complète. Il existe ainsi, à l'intérieur de nous, beaucoup de personnes ; à l'intérieur de chaque personne vivent beaucoup de personnes : les agrégats psychiques...

Ainsi, quelle que soit l'amitié que nous ayons, elle mérite d'être dûment traitée. Par exemple, vous avez un ami ; il y a des choses de votre ami qui vous plaisent et il y a des choses en lui qui vous déplaisent. Vous êtes amis d'un quelconque Moi de votre ami, ou de quelques Mois de votre ami ; mais il y a d'autres Mois de votre ami qui vous dérangent, qui vous causent de l'antipathie (car nous devons prendre en compte que dans chaque personne se manifestent beaucoup de personnes). Vous êtes habituellement amis de certains agrégats de tel ou tel ami, de telle ou telle personne, mais vous n'êtes pas amis de tous les agrégats de l'ami en question.

C'est pourquoi on dit : « Chez cet ami, il y a des choses qui me plaisent et il y a des choses qui me déplaisent ; il a de bons côtés, il a de mauvais côtés ». C'est la façon que nous avons de parler ; cela dépend, en effet, du type d'agrégat dont on parle à un moment donné.

Alors, l'amitié que nous ressentons pour les autres n'est pas complète. Nous ressentons de l'amitié seulement pour quelques agrégats de cette personne, mais nous ne ressentons pas d'affection pour les autres agrégats de cette autre personne.

Il se peut que cette personne physico-psychologique que nous estimons ait des agrégats psychologiques que nous n'estimons pas et, à certains moments, cette personne nous « semble pénible », précisément parce que d'autres agrégats sont en train de s'exprimer, avec lesquels nous n'avons pas d'amitié. C'est la crue réalité des faits !...

Si nous avions un Moi permanent, nous dirions : « Je suis tout à fait en affinité avec mon ami untel, complètement en affinité avec lui » (nous ne lui trouverions rien à redire, ni aucune espèce de défaut). Mais, étant donné qu'il n'a pas un Moi permanent, mais beaucoup de Mois, alors lequel de ces agrégats ou lequel de ces Mois de l'individu untel estimons-nous ? Ce ne sera pas tous ! C'est pourquoi nous avons besoin d'ÊTRE COMPRÉHENSIFS dans le domaine des relations mutuelles.

Pourquoi les amis se disputent-ils ? Simplement parce qu'intervient subitement dans la personnalité un agrégat qui n'est pas ami de l'ami, alors arrive la discorde. Mais si, plus tard, cet agrégat se retire et qu'un autre, qui est ami de l'ami, intervient, ils font la paix !

Comme les amis sont donc sots ! Ils ne sont pas complets, et ils ne sont pas complets parce qu'ils ne sont pas compréhensifs ; ils ne comprennent pas la question de la « PLURALITÉ DU MOI » ; sinon, ils seraient complets, ils sauraient excuser les défauts de l'ami et ne se fâcheraient pas contre lui. Il nous manque cette connaissance pour ne pas nous fâcher contre nos amis, pour nous rendre plus conscients de cela. Ainsi, nous améliorons les relations mutuelles, la vie en commun.

Il existe des SYMPATHIES qui (pourrions-nous dire) sont MÉCANIQUES et DES ANTIPATHIES MÉCANIQUES. Elles ne servent ni les unes ni les autres, car elles sont mécaniques. Parfois, nous disons : « Untel m'agace » ; mais qu'est-ce qui « nous agace » chez untel ? Un agrégat psychique qui n'est probablement pas notre ami ; c'est tout. Alors, nous ne devons pas essayer de sympathiser de force avec quelqu'un que nous trouvons antipathique, mais avant tout, découvrir quelle est la cause de l'antipathie ; et lorsque nous découvrons, par la réflexion, que cette antipathie est mécanique, l'antipathie disparaît alors d'elle-même et il reste la sympathie.

Mais comment pourrions-nous, ou quelle base pourrait nous servir pour arriver à la conclusion qu'une antipathie est mécanique ? Je dis qu'il faut simplement comprendre la Pluralité du Moi. Il est indubitable qu'à l'intérieur de toute personne vivent beaucoup de personnes. Il y a des fois où s'expriment des agrégats, par exemple, chez une certaine personne, chez un certain individu, qui ne nous plaisent pas, et c'est mécanique.

Réfléchissons que chez cette personne qui « nous agace », il y a aussi des agrégats qui peuvent sympathiser avec nous et être serviables et amis ; que les agrégats qui se manifestent chez un sujet untel ne sont pas tous désagréables pour nous : chez un sujet untel que nous n'aimons pas peuvent se manifester des agrégats qui, eux, nous plaisent. Si nous réfléchissons à cela, si nous comprenons ce point de vue de la Pluralité du Moi, alors disparaît l'antipathie mécanique qui est si préjudiciable car elle développe de plus en plus les éléments psychiques inhumains qui sont en relation avec le Centre Émotionnel Négatif.

Plus nous allons éliminer les agrégats du Centre Émotionnel Négatif, plus le Centre Émotionnel Supérieur va se développer en nous. Cependant, je dis que le Centre Émotionnel Supérieur est grandiose ; il est plus puissant que l'Intellect. Avec le Centre Émotionnel Supérieur, nous pouvons comprendre la nature du Feu...


Passage extrait de la CONFÉRENCE N°110 : PRODIGES ET MYSTÈRES DU FEU : http://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr/ ... 140&t=1380

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