Communisme, histoire et décadence

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Communisme, histoire et décadence

Message le 1 août 2017, 11:00

D. Maître, le Communisme vous plaît-il ?

M. Mon ami, comprenez que votre question est captieuse. Avec elle, vous tentez de deux choses l'une : soit confirmer vos opinions politiques, si vous êtes communiste, soit chercher une arme politique pour me combattre, si vous n'êtes pas communiste.

Vous devez savoir que la véritable félicité ne se trouve dans aucun système politique. Le communisme, comme essai du mental embryonnaire de l'humanité actuelle, accomplira uniquement sa mission embryonnaire ; mais quand le mental humain cessera d'être embryonnaire et mûrira, alors le communisme échouera totalement comme ont échoué tous les systèmes politiques de l'humanité.

Vous verrez bientôt comment la Russie, après avoir gagné la grande bataille, se divisera elle-même par une révolution politique intérieure, et c'est ainsi que les fondations de l'édifice communiste seront ébranlées et que l'édifice s'écroulera.

D. Pardon de vous interrompre, Maître, mais cela me laisse perplexe : qu'est-ce que cela signifie quand vous dites que la Russie gagnera l'actuelle bataille politique et tombera ensuite, en se divisant elle-même, après avoir triomphé ?

M. Monsieur, il semblerait que vous n'ayez pas étudié l'Histoire universelle. Lisez César Cantu pour vous instruire un peu.

Est-ce que ce ne fut pas, par hasard, dans la vieille Égypte des pharaons, berceau d'une puissante civilisation, que burent Solon, Pythagore, Héraclite d'Éphèse, Aristote, Plotin, Parménide, et bien d'autres ? L'Égypte ne fut-elle pas, par hasard, la lumière de la Grèce, de la Perse, d'Assyrie, de Rome, de Troie, de Carthage, de Phénicie, de l'Attique, de la Macédoine, etc. ? Et cependant, étant le berceau de cette ancienne civilisation du signe zodiacal du taureau, étant la pierre fondamentale ou fondation de cette très ancienne culture, qui datait d'une époque très lointaine, ne vous rappelez-vous pas de l'événement de Marc Antoine et de Cléopâtre ? Ignorez-vous la décadence qui rongea les fondations de cette civilisation archaïque ? L'Égypte ne se divisa-t-elle pas elle-même ? Sa chute ne se forgea-t-elle pas à l'intérieur d'elle-même par des luttes intestines ? Ses propres fils ne furent-ils pas ceux qui corrompirent leur propre peuple ? Ne furent-ils pas ceux qui inconsciemment préparèrent l'entrée de Darius, roi de Perse ?

Et Jérusalem, la cité chérie des prophètes, l'empire du vieux Salomon, ne fut-ce pas, par hasard, elle-même qui lapida ses propres prophètes et qui se ruina elle-même par des guerres intestines entre les douze tribus d'Israël, après avoir fondé une puissante civilisation dans les pays du Croissant de Lune, la Perse, l'Éthiopie, avec ces idées lumineuses qui jaillissaient des cimes de Sion ?

Croyez-vous peut-être, mon ami, que Nabuchodonosor, le puissant roi de Babylonie aurait pu prendre d'assaut la ville sacrée des prophètes et le temple de Salomon si les fils de Judée eux-mêmes n'avaient pas été corrompus ?

Croyez-vous peut-être, mon ami, que le roi Darius de Perse aurait pu détruire Babylone et tuer Balthasar, fils de Nabuchodonosor, si celui-ci et son peuple n'avaient pas été corrompus ?

Oh, mon ami, vous êtes ignorant en histoire, mais je vous dirai que le « Mene, Mene, Phares Upharsin » (c'est-à-dire le « Mene Tekel Phares » comme il figure dans les écritures) qu'écrivit l'Ange sur la toile du mur, derrière les resplendissants chandeliers d'or et d'argent, dans le somptueux banquet de Belsasar, pourrait aussi s'appliquer à la Russie et à Rome. Vous verrez bientôt, mon ami, que cette prophétie se vérifiera dans quelque temps.

D. Mais dites-moi, Maître, comment définirait-on alors réellement le communisme ?

M. Le communisme n'est rien d'autre qu'un pont pourri entre deux ères : une qui agonise et une autre qui veut naître.

D. Bon, Maître, que gagnez-vous à vous mettre à dos la moitié du monde ?

M. On dirait que l'ami a une mauvaise situation économique et c'est pour cela qu'il me pose cette question. Moi, à mon tour, je pourrais vous demander : que gagnez-vous à me poser cette question ?

D. Eh bien, réellement, je ne gagne rien avec cette question ; et si je l'ai posée, c'est parce que j'admire le fait que, connaissant à fond l'humanité, vous travailliez autant pour elle.

M. Mon ami, vous n'avez aucune raison de vous mettre dans mon for intérieur. Vous ne gagnez rien à savoir ce que moi je gagne ; ce qui est important pour vous, c'est de savoir ce que vous gagnez avec mes enseignements. Je vous assure, mon ami, que celui qui donne reçoit et que plus on donne, plus on reçoit : c'est une loi que vous pouvez vous appliquer à vous-mêmes.

passage extrait de la CONFÉRENCE N°238 : (1) INTERROGATIONS GNOSTIQUES DÉVOILÉES : viewtopic.php?f=259&t=3597

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