Au Sujet du Spiritisme - Entre autres Kardec

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Au Sujet du Spiritisme - Entre autres Kardec

Message le 17 décembre 2008, 10:33

nombrelle a écrit : QU'en est til de KARDEC ?
3M03 Le Spiritisme

J'étais encore un gamin de douze printemps quand, étant l'obligé de quelqu'un qui faisait anxieusement des recherches sur les mystères de l'au-delà, je me proposais également d'enquêter, de m'informer, de faire des investigations sur l'inquiétant terrain du spiritisme.

Alors, avec la ténacité d'un clerc dans sa cellule, j'étudiais d'innombrables oeuvres métaphysiques. Il n'est pas inutile de citer Louis Zea Uribe, Camille Flammarion, Kardec, Léon Denis, César Lombroso, etc.

Le premier livre d'une série de Kardec me parut très intéressant, mais je dus le relire trois fois avec l'intention indiscutable de le comprendre intégralement.

Converti par la suite en un véritable rat de bibliothèque, je confesse franchement et sans ambages que je me passionnais pour le Livre des Esprits avant de poursuivre avec de très nombreux autres volumes au riche contenu.

Avec un esprit imperméable à toute autre chose que l'étude, je m'enfermais de très longues heures chez moi ou dans la bibliothèque publique avec l'ardent désir de chercher le chemin secret.

Maintenant, sans me présumer savant, sans aucune vanité, je désire uniquement faire connaître, dans ce chapitre, le résultat de mes investigations dans le domaine du spiritisme.

Les Médiums.

Ce sont des sujets passifs qui cèdent leur personne, leur corps, aux fantômes métaphysiques d'outre-tombe.

Il est incontestable que le Karma de la médiumnité est l'épilepsie. Les épileptiques furent de toute évidence des médiums dans leurs vies antérieures.

Expériences.

1) Une dame dont je ne mentionnerai pas le nom voyait constamment le fantôme d'une femme morte ; cette dernière lui disait beaucoup de choses à l'oreille.

Au cours d'une session solennelle de spiritisme la dame tomba en transe ; l'obsédant fantôme indiqua à la médium que si elle faisait des recherches en un endroit déterminé de la maison, alors, lui disait-il, elle trouverait un gros trésor.

Les indications du fantôme furent suivies ; malheureusement, le trésor ne fut jamais trouvé.

Il est incontestable que la fortune était seulement une simple projection mentale du psychisme subjectif des assistants. Evidemment, ces gens étaient dans le fond très cupides.

2) Au-delà du temps et de la distance, très loin de ma terre mexicaine bien aimée, je dus pénétrer dans l'état de Zulia, au Vénézuéla, en Amérique du Sud. Hôte de mon amphitryon, dans sa maison de campagne, je dois affirmer que pendant ces jours-là, je fus le témoin oculaire d'un événement métaphysique insolite.

Il convient de ratifier pour le bien de mes lecteurs que mon amphitryon était sans doute et sans ambages un personnage très humble de race colorée.

Il est incontestable que ce brave homme, certes très généreux avec les nécessiteux. gaspillait avec élégance son bien en riches gueuletons.

Résider à l'hôtel parmi les gens cultivés ou en vouloir à quelqu'un pour quelque motif que ce soit, était certainement pour ce brave homme quelque chose d'impossible ; il préférait certainement se résigner à sa tâche, à son sort, aux dures infortunes du travail.

Inutile de dire longuement que l'homme en question avait le don d'ubiquité, car on le voyait n'importe où, ici, là ou là-bas.

Une nuit, ce distingué monsieur m'invita en grand secret à une session de spiritisme. En aucune façon je ne voulus décliner une si aimable invitation.

Réunis à trois sous le toit rustique de cette hacienda, nous nous assîmes autour d'une table à trois pieds.

Mon amphitryon, plein d'une immense vénération, ouvrit une petite boîte qu'il n'abandonnait jamais au cours de ses voyages et en sortit une tête de mort indigène.

Il récita ensuite quelques belles prières et implora d'une voix forte en appelant le fantôme du crâne mystérieux.

Il était minuit ; le ciel était couvert de gros nuages noirs qui, sinistres, se profilaient dans l'espace tropical, la pluie, le tonnerre et les éclairs faisaient trembler toute la région.

On ressentit des coups étranges venant de l'intérieur du meuble, puis, violant définitivement les lois de la gravitation, comme si elle se moquait des lois de la physique, la table se leva du plancher.

Ensuite arriva le plus sensationnel : le fantôme invoqué apparut dans l'enceinte et il passa près de moi.

A la fin, la table s'inclina de mon côté et la tête de mort qui se trouvait dessus me tomba dans les bras.

Ça suffit !, s'exclama mon amphitryon. La tempête était très forte et dans ces conditions, de telles invocations étaient très dangereuses. A ce moment, un épouvantable coup de tonnerre fit pâlir le visage de l'invocateur.

3) Un jour, alors que je déambulais dans une des vieilles ruelles de la ville de Mexico DF, mû par une étrange curiosité, je pénétrais avec d'autres personnes dans une vieille bâtisse où pour le bien ou pour le mal fonctionnait un centre spirite ou spiritualiste.

Un exquis salon, extra-supérieur, avec beaucoup de clochettes, un certain nombre de personnes émotives, délicates et de grande marque.

Sans prétendre en aucune façon m'exposer à un risque, je m'assis respectueusement face à l'estrade.

En entrant dans un tel endroit, mon but n'était certainement pas de me pénétrer des doctrines des médiums spirites, de discuter et de commencer à me lancer dans le mal en termes amicaux ou avec une feinte mansuétude et des poses pieuses.

Je voulais seulement prendre note de tous les détails avec un jugement ouvert et un singulier bon sens.

S'entraîner à prier dans le discours pour parler en public, se préparer à l'avance, est certainement quelque chose qui de tous temps a été exclue de la mentalité spirite.

Patiente, la fraternité sacrée du mystère attendait avec un ardent désir mystique les voix et les paroles surgies d'outre-tombe.

Indépendant des autres dans leurs diagnostics, propre à quelque chose de bien néfaste, un homme d'un certain âge tomba en transe, il fut prit de convulsions comme un épileptique, monta sur l'estrade, occupa la tribune de l'éloquence et il prit la parole.

« Vous avez ici parmi vous Jésus de Nazareth, le Christ », s'exclama d'une voix haute ce malheureux possédé.

Dans ces instants terrifiants, l'estrade, l'autel de Ba'al, décorée de fleurs et de cierges, se mit à vibrer de façon horripilante et tous les dévots tombèrent à terre en se prosternant.

Et moi, sans vouloir troubler la performance de personne, je me consacrais à étudier le médium avec mon sixième sens.

Traversé par l'angoisse, je pus certainement vérifier la crue réalité de ce cas métaphysique insolite. Il est clair qu'il s'agissait d'un imposteur sinistre et gauche qui exploitait la crédulité d'autrui en se faisant passer pour Jésus-Christ.

Avec la clairvoyance, j'observais un Magicien noir habillé de la tunique rouge sang.

Le lugubre fantôme entré dans le corps physique du Médium conseillait les consultants, essayait de parler avec le ton de Jésus-Christ afin que ces fanatiques ne le découvrent pas.

Cette séance horripilante une fois terminée, je me retirais de cet endroit avec l'ardent désir de ne plus jamais y revenir.

4) Vivre à loisir avec sa famille, gracieusement, en étant quitte de travailler, par l'oeuvre de la magie, sur terre, est certainement quelque chose de très romantique.

Néanmoins, il est parfois indispensable de prendre des risques lorsqu'il s'agit de procurer tout le bien possible aux autres.

Flanqué de remparts intellectuels, je voulus prospérer en sagesse et sans défaillir, je parcourus très jeune divers endroits du monde.

Au-delà du temps et de la distance, dans le plus grand éloignement d'une région sud-américaine connue populairement sous le nom typique de Quindio, étant d'intelligence très souple, je dus entrer en relation avec un médium spirite qui travaillait comme forgeron.

Sans jamais se mêler à aucune discussion, cet ouvrier travaillait tranquillement dans sa forge rougeoyante.

Un étrange forgeron spirite ; homme mystique au visage bronzé, athlétique personnalité cénobite.

Grand Dieu et Sainte-Marie !. Je le vis dans une sinistre et gauche transe médiumnique, possédé par Belzébuth, prince des Démons.

Je me souviens encore des ténébreuses paroles avec lesquelles le pouvoir des ténèbres allait terminer la séance :

Bel tengo mental la petra y que a el le andube sedra, vao genizar le des, puis il signa : Belsebu.

Forgeron, paradoxal anachorète, je le trouvais le jour suivant repenti de son sinistre sabbat spirite, il jura alors solennellement au nom de l'éternel Dieu vivant qu'il ne prêterait plus son corps physique à l'horreur des ténèbres.

Une autre fois, je le surpris dans sa forge en train de consulter très sincèrement le paroissien spirite de Kardec.

Plus tard, cet homme d'antan m'invita, plein de mystique enthousiasme, à plusieurs autres séances médiumniques exhaustives où, avec une grande anxiété, il évoquait Juan Hurtado le Majeur.

Sans aucune exagération à l'intention de mes chers lecteurs, je dois assurer opportunément que le fantôme en question, en parlant dans la langue du médium en transe, se vantait de pouvoir se manifester au travers de 150 médiums de façon simultanée.

Faire le malin par un discours est certainement très normal ; mais se pluraliser en cent cinquante discours simultanés différents, me paraissait à cette époque ahurissant.

Il est incontestable qu'à cette époque de ma vie, je n'avais pas encore analysé le thème de la pluralité du Moi, du moi-même.

L'Ego.

Sans vouloir inhabituellement m'étendre en digression d'aucune sorte, j'insiste très sincèrement sur ce que j'ai pleinement expérimenté de façon directe.

L'Ego en question est évidemment dépourvu de tout aspect divin, autoexaltant et dignifiant.

Nous prenons la liberté d'être en désaccord avec les personnes qui présupposent l'existence de deux Moi ; l'un de type supérieur, l'autre d'ordre inférieur.

Certainement et au nom de la vérité, nous affirmons sans incongruité le terrible réalisme, bien informé, qu'il existe seulement en chaque sujet un Moi pluralisé et terriblement pervers.

Cette conviction fondamentale est basée sur l'expérience vécue par l'auteur du présent traité ésotérique.

D'une certaine façon, nous avons besoin d'extérioriser des idées immatures, mais jamais nous ne commettrions l'erreur d'affirmer des utopies insensées.

Notre assertion possède une abondante documentation contenue dans les textes sacrés des anciens temps.

Comme exemple vivant de notre affirmation, il n'est pas inutile de rappeler les cruelles batailles d'Aryuna contre ses bien-aimés parents (les Moi), dans la Bhagavad-Gita (le Chant du Seigneur).

Visiblement, ces agrégats psychiques, subjectifs, personnifient évidemment tout l'ensemble des défauts psychologiques que nous portons chacun en nous-mêmes.

La psychologie expérimentale rigoureuse montre de façon flagrante l'embouteillage de la Conscience dans ces Moi subjectifs.

Ce qui continue au-delà de la tombe est alors l'Ego, un amas de mois-diables, les agrégats psychiques.

Dans les centres spirites ou spiritualistes, l'identification de tels agrégats psychiques devient évidente et manifeste.

Il est notoire et évident que ces mois-diables, en raison de leur multiplicité, peuvent entrer dans beaucoup de corps médiumniques, comme dans le cas de Juan Hurtado le Majeur, pour leur manifestation.

Tout Maître du Samadhi pourra clairement mettre en évidence en état d'extase ceci : ceux qui se manifestent au travers des médiums spirites ne sont ni les âmes, ni les esprits des morts, mais les mois-diables de ces derniers, les agrégats psychiques qui continuent au-delà de la tombe.

On nous a dit avec beaucoup d'insistance que dans les états postmortem, les médiums évoluent, convertis en possédés du Démon (ou des démons), il est incontestable qu'après un certain temps, ils finissent par divorcer de leur propre être Divin ; ils entrent alors dans l'involution submergée des mondes infernaux.

extrait de http://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr/ ... -livre.php

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Re: Au Sujet du Spiritisme - Entre autres Kardec

Message le 17 décembre 2008, 10:41

ERM01 La Mort

Il y a quelques années, mon père venait de mourir et nous étions en train de le veiller, quelques personnes et moi. Ces personnes étaient avec moi lorsque je me suis endormie un moment ; tout à coup, j'ai vu mon père entrer dans la pièce où nous le veillions. Il a mis les mains dans ses poches de pantalon et m'a demandé qui était mort, qui était étendu là. J'ai pensé alors que c'était mon père qui venait de mourir, et qu'il était là à me parler !
Pourriez-vous me dire à quoi est dû ce phénomène ?

R. Il est indispensable de comprendre tout d'abord que les gens ne se préoccupent jamais de leur vie d'éveiller leur conscience ; en réalité, toutes les personnes de l'agrégat social ont la conscience profondément endormie. Il est évident qu'après la mort, l'animal intellectuel qu'on appelle faussement « homme » continue de vivre dans ses rêves ; si on disait à n'importe quel désincarné qu'il est mort, il ne le croirait sûrement pas.

On voit que les désincarnés pensent toujours être en vie, et ils ne trouvent donc rien d'étrange à mourir. Ils continuent de voir le même soleil, les mêmes nuages, les mêmes oiseaux qui prennent leur envol des mêmes branches...

Après le "grand saut", ceux qu'on nomme morts continuent à déambuler dans les rues de la ville ou dans les quartiers de la banlieue où ils sont décédés. Ils continuent normalement leur travail quotidien, ils s'assoient à table dans leur propre maison, et ils se paient même le luxe de coucher dans leur lit, sans penser une seconde qu'ils sont passés "dans l'autre monde" ; ils se sentent bien vivants, ici et maintenant.

Dans ces conditions, lorsqu'ils voient leur corps dans le cercueil, ils présument qu'il s'agit de quelqu'un d'autre, ils ne se doutent pas le moins du monde qu'il s'agit de leur propre véhicule physique décédé ; ceci est la crue réalité des faits, et c'est pourquoi ils ne s'étonnent pas du tout de cette expérience intime qu'ils ont vécue.

2. Comment s'explique la peur qu'avait ma petite sœur d'entrer dans la chambre où nous veillions mon père ?

R. Cette peur provient surtout de l'hérédité. En général, elle se transmet de père en fils, et personne ne peut dire qu'il ne l'a jamais sentie dans sa vie. La même peur surgit quand nous entrons dans une caverne sombre ou quand nous nous trouvons en présence d'un fantôme réel. La causa causorum, la cause première de tout réside dans notre structure psychologique subjective, c'est-à-dire dans notre conscience endormie.

Quiconque éveille sa conscience élimine ces peurs du même coup.

3. Pourquoi les enfants peuvent-ils voir un désincarné et les adultes non ? Mon fils le plus jeune a vu mon père récemment décédé, et il a parlé avec lui.

R. Au nom de la vérité, nous devons être clair et soulever certaines notions. Il n'est pas superflu de dire que tous les enfants sont clairvoyants. Il nous a été dit qu'avant que la fontanelle se referme et que le crâne du nouveau-né durcisse, ce dernier a le pouvoir de voir le suprasensible, ce qui ne fait pas partie du monde physique, ce qui est invisible aux adultes.

Si les êtres humains reconquéraient l'innocence dans leur esprit et dans leur cœur, ils recouvreraient sans aucun doute la divine clairvoyance, cette faculté de voir l'occulte, le mystérieux, l'inconnu.

4. Quand nous mourons, ne courons-nous pas le danger de nous perdre, ou de perdre nos proches ?

R. Mais qu'est-ce que cela veut dire, Madame, "nous perdre" nous-mêmes ? Quand cesserez-vous d'avoir peur - quelqu'un peut-il se perdre dans sa propre maison ? J'ai été suffisamment clair là-dessus : durant les premiers jours, nous continuons à vivre dans la maison même où nous sommes morts, plusieurs témoignages le confirment.

A la mort, nous nous retrouvons avec les chers défunts qui nous ont précédé, c'est-à-dire avec nos parents et amis.

5. Pouvons-nous reconnaître ces parents et amis que nous retrouvons à notre désincarnation ?

R. Vous pouvez reconnaître votre mère décédée, votre père, vos amis et parents ; pensez-vous qu'il soit possible que quelqu'un ne reconnaisse pas ceux qu'il aime ? Votre question est bien étrange - il est évident que tout fils et toute fille reconnaît l'auteur de ses jours, nous avons tous la capacité de reconnaître ceux que nous avons connus.

6. Quand nous mourons, souffrons-nous de solitude ?

R. Chacun reste tel quel : l'égoïste, celui qui se referme sur lui-même, le misanthrope, celui qui n'aime personne, devra évidemment connaître de nouveau l'amertume de la solitude. Après son décès, la triste douleur de son état de solitaire se manifeste de façon bien claire et définie dans la région des morts.

7. Existe-t-il ce que nous appelons un "destin", nos jours et nos heures sont-ils comptés ?

R. Quand vous partez en voyage, vous devez apporter une certaine quantité d'argent pour payer votre transport. Vous devez apprendre à dépenser cet argent judicieusement, parce que si vous le gaspillez, vous serez forcée d'interrompre votre voyage.

Je veux que vous compreniez qu'à notre naissance, les Anges du Destin déposent dans nos trois cerveaux un certain capital de valeurs vitales. Evidemment, si nous le gaspillons, si nous dilapidons cette fortune, notre voyage sur le chemin de l'existence s'interrompra rapidement. Par contre, si nous le ménageons, notre voyage pourra durer longtemps et nous vivrons vieux.

8. Cela me surprend de vous entendre parler de trois cerveaux ; j'ai toujours appris que nous en avions un seul. Pourriez-vous me dire quels sont les deux autres ?

R. Qu'est-ce qui vous surprend là-dedans ? Ecoutez-moi bien : dans la boîte crânienne se trouve notre cerveau intellectuel ; dans la partie supérieure de l'épine dorsale nous avons le cerveau moteur, le centre principal de nos mouvements ; dans le plexus solaire et dans les autres centres du système sympathique se trouve le cerveau de nos émotions. Vous comprenez, maintenant ?

9. Pourquoi avons-nous peur de la mort et pourquoi nous attachons-nous à la vie ?

R. Le désir de vivre est très grand ; tous les êtres humains veulent vivre et sont attachés à la vie sensuelle. Il est certain que ce désir, cet attachement très fort à l'existence matérielle, nous tient fascinés, ce qui fait qu'à aucun prix nous ne voudrions mourir : nous avons peur de la mort et nous ne voulons pas cesser d'exister.

Si les gens, par la compréhension, perdaient leur désir de la vie matérielle, leur peur de la mort disparaîtrait. On en arrive à perdre cette peur lorsqu'on comprend l'illusion de l'existence, lorsqu'on voit que rien dans ce monde n'est permanent. Tout passe : les idées, les choses et les gens.

10. Que fait l'âme lorsque quelqu'un se désincarne ? Où se trouve-t-elle avant de s'incarner à nouveau ?

R. Parlons clairement pour bien comprendre. Les gens ont l'esprit trop dogmatisé. L'intellect est détérioré, et les gens ne sont pas capables de s'ouvrir à du nouveau, de voir le naturel ; ils perçoivent selon les apparences, et ensuite ils se servent de leur point de vue comme modèle pour tout ce qu'ils voient.

Il y eut des époques où les sens humains n'étaient pas dégénérés comme ils le sont aujourd'hui. Aux époques reculées de notre monde, les gens pouvaient voir les désincarnés, les entendre, les palper, etc.

En Lémurie, par exemple, lorsque quelqu'un allait se désincarner, il creusait sa propre fosse et s'y couchait la tête à l'est ; il faisait dans la joie ses adieux à ses parents, et ceux-ci souriaient de bonheur. Celui qui passait « dans l'au-delà » ne devenait pas invisible aux yeux de ses parents, il pouvait fort bien continuer de vivre agréablement parmi les siens. L'air était comme transparent, on pouvait voir clairement dans l'atmosphère les esprits, les âmes, les créatures innocentes de la nature.

Nous savons que dans l'atmosphère, sous les zones qui font partie des trois dimensions du monde physique, il existe des régions métaphysiques, des "mondes" ou espaces où les âmes des morts vivent avant de revenir prendre un nouveau corps.

11. Pourquoi, toutes les fois que je rêve de mes parents défunts et que je parle avec eux, m'affirment-ils qu'ils ne sont pas morts mais en parfaite santé ?

R. Avant tout, je veux que vous compreniez le processus des rêves. Le rêve est une "petite mort". Durant les heures où notre corps repose endormi dans notre lit, notre âme se promène sans lui, visite différents endroits, prend contact avec les morts et parle même avec eux.

Il est évident que les morts ne croient jamais être morts, parce que jamais durant leur vie ils ne se sont souciés d'éveiller leur conscience. Ils se pensent toujours vivants ; vous comprendrez à présent pourquoi les êtres décédés qui vous sont chers vous font de telles affirmations.

12. Pourquoi les fervents de spiritisme ont-ils une prédilection particulière pour appeler ou invoquer les défunts ?

R. Bon. Ils la tiennent de leurs maîtres : Allan Kardec, Léon Denis et bien d'autres. Le malheur est que ces auteurs n'ont pas investigué à fond le cœur de la question.

Avant tout, vous devez savoir que tout être humain a en lui un "je", un ego", un "moi-même". N'allez pas penser que ce "je" est le meilleur. Etudiez plutôt le Livre des Morts des anciens Egyptiens, et vous comprendrez ce que je vous dis maintenant.

Avez-vous lu Faust, de Goethe ? Si vous connaissiez ce qu'est Méphistophélès, vous me donneriez raison, son caractère ténébreux est indiscutable : Méphistophélès, c'est l'Ego, le Je, le Moi-même.

Ce qui entre dans le corps du médium spirite, c'est le Moi du défunt, Ahriman, Méphistophélès. Ce Moi personnifie évidemment tous nos défauts psychologiques, toutes nos erreurs.

L'Etre du défunt ne se manifeste jamais dans une séance de spiritisme. Distinguez l'Etre d'avec le Moi : celui qui accourt à ces séances est Satan, le Moi-même. Comprenez bien la loi d'action et de conséquence : celui qui prête son corps, sa matière aux Moi des morts, à Méphistophélès, à Satan, devra dans sa prochaine vie souffrir d'épilepsie.

13. Pourriez-vous me dire ce qu'est l'Etre ?

R. L'Etre est l'Etre, et la raison d'être de l'Etre est ce même Etre. L'Etre est le Divin, l'étincelle immortelle de tout être humain ; il n'a pas de début et pas de fin, il est terriblement divin.

Les êtres humains ne possèdent pas encore cette Etincelle dans leurs corps, mais si nous nous sanctifions et éliminons le Moi pécheur, le Méphistophélès, il est certain qu'un jour l'Etincelle pourra entrer dans nos corps. A partir de maintenant, cherchez à comprendre ce qu'est l'Etre.

14. Après la mort, se souvient-on de toute la vie qui vient de se terminer ?

R. Sachez qu'après avoir abandonné son corps physique, tout défunt revit de façon rétrospective la vie qu'il vient de passer.

Le désincarné revivra d'abord les instants qui ont précédé sa mort, et pour cette raison, comme nous l'avons déjà dit, il vivra pendant les premiers jours parmi les siens, dans sa maison, son village, sa ville, son bureau, à son travail ; puis il revivra dans tous les lieux qu'il a connus il y a plus longtemps. Dans toutes ces facettes de sa vie passée, il répètera les mêmes drames, les mêmes mots, les mêmes scènes, etc. La dernière partie de cette rétrospection correspond aux événements de l'enfance. Une fois la rétrospection terminée, nous devons nous présenter devant les tribunaux de la justice divine : les Anges de la Loi nous jugent à nos actes, à nos oeuvres.

Trois chemins s'ouvrent alors devant le désincarné. Le premier : passer des "vacances dans les régions lumineuses de l'espace infini, avant de retourner prendre un corps. Le deuxième : retourner immédiatement dans une nouvelle matrice, ou après quelque temps. Le troisième : entrer dans les mondes infernaux, à l'intérieur de la planète où nous vivons.

15. Est-il possible que cette rétrospection se fasse du vivant d'une personne ?

R. Plusieurs personnes qui ont été sur le point de mourir noyées ont vu leur vie se dérouler de façon rétrospective ; la même chose est arrivée à des gens qui, pour une raison ou pour une autre, sont passés près de la mort.

16. Un jour où je négociais des arrangements pour l'enterrement de membres de ma famille, je discutais avec l'administrateur du cimetière, lorsque brusquement quelque chose me laissa muet, les yeux exorbités. Cela dura un bon moment, puis l'administrateur, voyant que je ne prêtais plus attention à ses paroles, me demanda ce qui m' arrivait. Il se mit alors à me parler fort, et m'éveilla de ma torpeur. Je lui racontai alors ce qui venait de m'arriver : au moment où j'avais cessé de parler, j'avais senti une présence près de moi. Je m'étais retourné et j'avais vu à côté de moi ma belle-mère récemment décédée, pour laquelle j'étais en train de régler les questions de cimetière. Elle me souriait aimablement, et m'invitait du geste à la suivre. Comme je ne pouvais pas bouger, elle m'avait simplement salué et avait disparu de ma vue. A la fin de mon récit, l'homme avait la chair de poule et les cheveux dressés sur la tête. Il me dit nerveusement que, depuis toutes les années durant lesquelles il avait été responsable du cimetière, jamais il n'avait eu connaissance d'un événement aussi sensationnel. Pourriez-vous m'expliquer ce phénomène ?

R. Avec le plus grand plaisir. Ne vous étonnez en aucun cas de visions suprasensibles comme celle-ci. A l'époque de la Lémurie, comme je le disais, tous pouvaient voir les morts dans l'atmosphère. Quel dommage qu'aujourd'hui les gens soient surpris par ce genre de visions.

Il n'y a rien d'étrange à ce qu'un mort puisse à l'occasion se rendre visible dans l'atmosphère : vous l'avez constaté vous-même, il est évident que vous avez pu le vérifier par la perception directe. L'administrateur du cimetière n'en était pas si loin ; il avait peut-être une certaine sensibilité psychique, du moins suffisante pour que sa peau et ses cheveux se hérissent.

17. Chaque fois que je rêve de ma grand-mère maternelle et que je la vois triste, elle m'annonce quelque chose dont je ne me souviens pas au réveil. Mais je me suis rendu compte, au fil des années, que dans les huit jours suivant ces rêves, il y a un membre de ma famille qui tombe gravement malade. Pourriez-vous m'expliquer cela ?

R. J'ai souligné amplement dans mes conférences le fait que, durant les heures du sommeil normal que tous nous connaissons, les âmes des vivants s'échappent du corps endormi dans le lit et entrent en contact avec les âmes des morts.

Dans cette dimension inconnue, il est normal que vous vous retrouviez avec votre grand-mère. Vous lui rendez visite dans des moments d'angoisse ou lorsque des membres de votre famille sont sur le point d'être malades ; vous voyez, maintenant, combien les morts sont près de nous ?

extrait de http://gnosis.gnose.samael.free.fr/text/ERM.html

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