La Domination du Mental

Répondre
Avatar du membre
Messages : 6362
Enregistré le : 25 septembre 2008
Sexe :
Zodiaque : Lion
Contact :

La Domination du Mental

Message le 26 juin 2017, 06:19

RD0305 La Domination du Mental

Il est clair qu'il est nécessaire que nous nous rendions chaque fois plus indépendants du mental. Le mental est une prison, un cachot où nous sommes tous prisonniers. Nous devons nous évader de ce cachot si nous voulons réellement savoir ce qu'est la liberté, cette liberté qui ne vient pas du temps, cette liberté qui ne vient pas du mental.

Avant tout, nous devons considérer le mental comme quelque chose qui ne vient pas de l'Etre. Les gens, malheureusement très identifiés au mental, disent : je pense !, et ils se sentent le mental.

Il y a des écoles qui se dédient à fortifier le mental. Elles donnent des cours par correspondance, enseignent à développer la force mentale, etc., mais tout ceci est absurde. Ce n'est pas de renforcer les barreaux de la prison où nous sommes, qui est indiqué, ce dont nous avons besoin, c'est de détruire ces barreaux, pour connaître la vraie liberté, qui, comme je l'ai dit, ne vient pas du temps.

Tant que nous serons dans la prison de l'intellect, nous ne serons pas capables d'expérimenter la vraie liberté.

Le mental est en lui-même une prison très douloureuse, personne n'a été heureux avec le mental.

Jusqu'à aujourd'hui, on n'a pas connu un seul homme qui fût heureux avec le mental. Le mental rend malheureuses toutes les créatures, les rend tristes.

Les moments les plus heureux que nous avons tous eus dans la vie, l'ont toujours été en l'absence du mental, ils ont été un instant, mais que nous ne pourrons pas oublier, de notre vie ; en cet instant, nous avons su ce qu'est le bonheur, mais ceci n'a duré qu'une seconde. Le mental ne sait pas ce qu'est le bonheur, c'est un cachot !.

Il faut apprendre à dominer le mental, non celui d'autrui, mais le nôtre, si nous voulons nous en rendre indépendants.

Il est indispensable d'apprendre à regarder le mental comme quelque chose que nous devons dominer, comme quelque chose que nous devons, disons, dompter. Rappelons-nous le Divin Maître Jésus entrant sur un âne à Jérusalem, le dimanche des Rameaux ; cet âne est le mental qu'il faut soumettre. Nous devons monter sur l'âne, ce n'est pas lui qui doit nous monter. Malheureusement, les gens sont victimes du mental, puisqu'ils ne savent pas monter sur l'âne. Le mental est un âne très indocile qu'il faut dominer, si nous voulons vraiment le monter.

Pendant la méditation, nous devons parler au mental. Si quelque doute s'introduit, nous devons en faire la dissection. Quand un doute a été convenablement étudié, quand on en a fait la dissection, il n'en reste aucune trace dans notre mémoire, il disparaît.

Mais quand un doute persiste, quand nous voulons le combattre sans cesse, alors se crée un conflit. Tout doute est un obstacle à la méditation. Mais ce n'est pas en rejetant les doutes que nous allons les éliminer ; c'est en faisant leur dissection pour voir ce qu'ils cachent de réel.

Quel que soit le doute qui persiste dans le mental, il se convertit en un obstacle à la méditation. Alors, il faut analyser, décortiquer, réduire en poussière le doute, sans le combattre, mais en l'ouvrant avec le scalpel de l'autocritique, en en faisant une dissection rigoureuse, implacable. Ce n'est qu'ainsi que nous arriverons à découvrir ce qui n'était pas important dans le doute, ce qu'il y avait de réel et d'irréel dans le doute.

Ainsi, les doutes servent parfois à éclaircir les concepts. Quand on élimine un doute au moyen de l'analyse rigoureuse, quand on le dissèque, on découvre une certaine vérité. D'une telle vérité vient quelque chose de plus profond, plus de sagesse, plus de connaissance.

La sagesse s'élabore sur la base de l'expérimentation directe, sur l'expérimentation propre, sur la base de la méditation profonde. Parfois nous avons besoin, je le répète, de parler au mental, parce que souvent, quand nous voulons que le mental soit calme, quand nous voulons que le mental soit silencieux, il persiste dans sa folie, dans son bavardage inutile, dans la lutte des antithèses. Alors il est nécessaire d'interroger le mental, de lui dire : bon, qu'est-ce que tu veux, mental ?, et bien, réponds-moi !. Si la méditation est profonde, il peut surgir en nous une représentation ; dans cette représentation, dans cette figure, dans cette image, est la réponse. Nous devons alors parler au mental et lui faire voir la réalité des choses, jusqu'à lui faire voir que sa réponse est fausse, lui faire prendre en compte que ses préoccupations sont inutiles et la raison pour laquelle elles sont inutiles. Et à la fin, le mental reste calme, silencieux. Mais si nous remarquons que l'illumination ne surgit pas encore, que l'état chaotique persiste en nous, ainsi qu'une confusion incohérente avec une lutte et un bavardage incessants, alors nous devons rappeler une nouvelle fois le mental à l'ordre et l'interroger : que veux-tu ?, que cherches-tu ?, pourquoi ne me laisses-tu pas en paix ?.

Il faut parler clairement et parler au mental comme s'il était un sujet étranger, parce qu'il est certainement un sujet étranger, parce qu'il n'est pas l'Etre. Il faut le traiter comme un sujet étranger, il faut lui faire des reproches et le gronder.

Les étudiants avancés du Zen s'entraînent au judo mais leur Judo psychologique n'a pas été compris par les touristes, quand ils sont arrivés au Japon. Voir, par exemple, les moines pratiquer le judo, lutter les uns contre les autres, semble un exercice purement physique, mais ça n'en est pas un. Quand ils pratiquent le judo, ils ne se rendent pratiquement pas compte du corps physique ; leur lutte les conduit réellement à dominer leur propre mental. Le judo avec lequel ils se trouvent en train de combattre est dirigé contre le propre mental de chacun d'eux. De telle sorte que le judo psychologique a pour objet de soumettre le mental, de le traiter scientifiquement, techniquement afin de le soumettre.

Malheureusement, les Occidentaux voient la coquille du judo et bien sûr, comme toujours, superficiels et stupides, ils ont pris le judo comme défense personnelle et ils ont oublié les principes du Zen et du Ch'an et ceci a été vraiment lamentable. C'est très semblable à ce qui est arrivé avec le Tarot. On sait que dans le Tarot, il y a toute la sagesse antique ; on sait que dans le Tarot, il y a toutes les Lois du Cosmos et de la Nature.

Par exemple, un individu qui parle contre la Magie Sexuelle, parle contre l'Arcane IX du Tarot et il se charge ainsi d'un karma horrible.

Un individu qui parle en faveur du Dogme de l'Evolution est en train d'injurier la loi de l'Arcane X du Tarot et ainsi de suite.

Le Tarot est le « patron de mesures » pour tous, comme je l'ai dit dans mon livre intitulé Le Mystère de la Floraison d'Or, où je finis en disant que les auteurs sont libres d'écrire ce qu'ils veulent. Mais qu'ils n'oublient pas le patron de mesures qu'est le Tarot, le Livre d'Or, s'ils ne veulent pas violer les Lois Cosmiques et tomber sous la Katance qui est le karma supérieur.

Après cette petite digression, je veux dire que le Tarot, si sacré, si sage, a été converti en un jeu de poker, dans les différents jeux de cartes qu'il y a pour divertir les gens. Les gens ont oublié leurs lois, leurs principes. Les piscines sacrées des Temples antiques, des Temples de Mystères se sont converties aujourd'hui en bassins pour baigneurs.

La Tauromachie, la science profonde, la science taurine des antiques Mystères de Neptune dans l'Atlantide a perdu ses principes, s'est convertie aujourd'hui en vulgaire cirque de taureaux. Ainsi, il n'est pas étrange que le Judo Zen Ch'an qui a pour objet, précisément, de soumettre notre propre mental dans chacun de ses mouvements et arrêts, ait dégénéré, ait perdu ses principes dans le monde occidental et ne se soit converti en rien d'autre que quelque chose de profane qu'on utilise aujourd'hui uniquement pour la défense personnelle.

Regardons l'aspect psychologique du Judo. Dans le Judo psychologique qu'enseigne la Révolution de la Dialectique, il est nécessaire de dominer le mental, on requiert que le mental apprenne à obéir, une forte réprimande est exigée pour qu'il obéisse.

Ceci, Krishnamurti ne l'a pas enseigné, le Zen et le Ch'an non plus, ce que j'enseigne appartient au Deuxième Trésor du Dragon Jaune, au deuxième trésor de la Sagesse. Dans le Premier Trésor, nous pouvons inclure le Zen, mais le Zen n'explique pas le deuxième Trésor, bien qu'il en ait les prolégomènes avec son Judo psychologique.

Le Deuxième Trésor implique la discipline du mental, en le dominant, en le battant, en le grondant. Le mental est un âne insupportable qu'il faut amadouer !.

Ainsi, pendant la méditation, nous devons compter avec de nombreux facteurs si nous voulons arriver à la quiétude et au silence du mental. Nous devons étudier le désordre, parce que ce n'est qu'ainsi que nous pouvons établir l'ordre. Il faut savoir ce qu'il y a d'attentif en nous et ce qu'il y a d'inattentif.

Chaque fois que nous entrons en méditation, notre mental est divisé en deux parties : la partie qui est attentive et la partie qui ne l'est pas.

Ce n'est pas à la partie attentive que nous devons faire attention, mais précisément à ce qu'il y a d'inattentif en nous. Quand nous réussirons à comprendre à fond ce qu'il y a d'inattentif en nous et à étudier les procédés pour que l'inattentif se convertisse en attentif, nous aurons obtenu la quiétude et le silence du mental. Mais nous devons être sensés dans la méditation, nous rendre judicieux, savoir ce qu'il y a d'inattentif en nous. Nous devons nous rendre conscients de ce qui existe d'inattentif en nous.

Quand je dis que nous devons dominer le mental, ce qui doit dominer c'est l'Essence, la Conscience. En développant la Conscience, nous avons plus de pouvoir sur le mental, et pour finir, nous nous rendons conscients de ce qu'il y a d'inconscient en nous.

Il est urgent et impérieux de dominer le mental, de lui parler, de le réprimander, de le battre avec le fouet de la volonté et de le faire obéir. Cette didactique appartient au Second Trésor du Dragon Jaune.

Mon Etre Réel, Samaël Aun Weor, s'est trouvé réincarné dans la Chine antique et je m'appelais Chou-Li. Je fus initié dans l'Ordre du Dragon Jaune et j'ai l'ordre de remettre les Sept Trésors du Dragon Jaune à qui éveille sa Conscience en vivant la Révolution de la Dialectique et en obtenant la Révolution intégrale.

Avant tout nous devons nous identifier au mental si vraiment nous voulons tirer le meilleur parti du Second Trésor, parce que si nous nous sentons être le mental, si je dis : je raisonne, je pense !. Alors, j'affirme une absurdité et je ne suis pas d'accord avec la doctrine du Dragon Jaune, parce que l'Etre n'a pas besoin de penser, parce que l'Etre n'a pas besoin de raisonner. C'est le mental qui raisonne. L'Etre est l'Etre et la raison d'Etre de l'Etre est ce même Etre. Il est ce qui est, ce qui a toujours été et ce qui sera toujours. L'Etre est la vie qui palpite dans chaque atome, comme il palpite dans chaque soleil. Ce qui pense n'est pas l'Etre. Celui qui raisonne n'est pas l'Etre. Nous, nous n'avons pas incarné tout l'Etre, mais nous avons incarné une partie de l'Etre qui est l'Essence ou la Bouddhata, ce qu'il y a d'Ame en nous, l'animique, le matériel psychique. Il est nécessaire que cette Essence vivante s'impose au mental.

Ce qui analyse en nous, ce sont les Moi, parce que les Moi ne sont que des formes du mental, des formes mentales qu'il faut désintégrer et réduire en poussière cosmique.

Etudions maintenant un cas très particulier. Il pourrait y avoir le cas de quelqu'un qui dissout ses Moi, qui les élimine. Il pourrait y avoir également un autre cas de quelqu'un qui, en plus de dissoudre ces Moi se fabrique un corps mental. Evidemment, il acquiert une individualité intellectuelle, néanmoins, il doit se libérer également de ce corps mental, parce que ce corps mental, aussi parfait soit-il, raisonne aussi, pense aussi, et la façon la plus élevée de penser, c'est de ne pas penser. Tant qu'on pense, on n'est pas dans la forme la plus élevée de la pensée.

L'Etre n'a pas besoin de penser. Il est ce qui a toujours été et ce qui sera toujours. Ainsi, en résumé, il faut subjuguer le mental et l'interroger. Nous n'avons pas besoin de soumettre le mental d'autrui parce que c'est de la magie noire. Nous n'avons pas besoin de dominer le mental de quiconque, parce que c'est de la sorcellerie de la pire espèce ; ce dont nous avons besoin, c'est de soumettre notre propre mental et de le dominer.

Pendant la méditation, je le répète, il y a deux parties, celle qui est attentive et celle qui est inattentive.

Nous devons nous rendre conscients de ce qu'il y a d'inattentif en nous. En nous rendant conscients, nous pouvons faire la preuve que l'inattentif a de nombreux facteurs : le doute, il y a de nombreux doutes, nombreux sont les doutes qui existent dans le mental humain. D'où viennent ces doutes ?, voyons, par exemple, l'athéisme, le matérialisme, le mysticisme, si nous les décortiquons, nous verrons qu'existent de nombreuses formes de scepticisme, de nombreuses formes d'athéisme, de nombreuses formes de matérialisme. Il existe des personnes qui se disent athées, matérialistes, et sans doute, elles s'effraient, par exemple, des sortilèges et des ensorcellements. Elles respectent la nature, savent voir Dieu dans la Nature, mais à leur façon. Quand on leur parle de questions spirituelles ou religieuses, elles se déclarent athées-matérialistes ; leur athéisme est d'une forme naissante seulement.

Répondre

Retourner vers « Méditation passive »