CONFÉRENCE N°238 : (1) INTERROGATIONS GNOSTIQUES DÉVOILÉES

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CONFÉRENCE N°238 : (1) INTERROGATIONS GNOSTIQUES DÉVOILÉES

Message le 29 juin 2016, 17:29

(1ère partie)

CONFÉRENCE N°238 : INTERROGATIONS GNOSTIQUES DÉVOILÉES

Traduction d'une conférence intitulée « INTERROGANTES GNÓSTICAS DEVELADAS »

Disciple. Maître, pourquoi Gœthe dit-il dans son œuvre « Faust » qu'à l'intérieur de l'être humain il existe deux Âmes : une qui nous attire vers la lumière, une autre qui nous attire vers les passions animales ? [Et le Maître a répondu :]

Maître. Quand l'Âme Divine s'unit à l'Intime, en suivant les enseignements que nous donnons dans cette œuvre, une mer très vaste et grandiose s'ouvre à nous parce que nous devons alors racheter l'Âme animale.

L'union avec l'Intime signifie que nous avons complété l'évolution de la période terrestre, mais cela ne signifie pas que nous ayons complété totalement l'évolution. Chacun de nos corps internes devra atteindre la perfection absolue avant que la Conscience de chacun des quatre corps intérieurs ne soit assimilée par l'Intime.

Notre Terre dense deviendra subtile et éthérique dans ce que l'on appelle « l'Âge de Jupiter ». Plus tard, notre Terre sera faite du même matériau que celui qui compose notre corps astral ; bien plus tard, notre Terre sera faite de la même matière que celle de notre corps mental. Ainsi, l'humanité ne pourra avoir un corps éthérique absolument parfait qu'à la fin de cette époque éthérique de notre future Terre et notre corps astral n'atteindra la perfection qu'à la fin de l'époque où notre Terre sera faite de Matière astrale ; et enfin, le mental humain d'aujourd'hui n'en est qu'à l'aurore de sa naissance ; il n'atteindra la perfection absolue qu'à la fin de l'Époque mentale de notre planète.

La Conscience animique de chacun de ces instruments devra être extraite et assimilée par l'Intime quand les véhicules auront atteint la perfection ; alors, l'homme se sera réalisé en tant que Hiérophante des Mystères Majeurs.

La première Initiation Majeure, c'est-à-dire celle de la Haute Initiation, n'est que l'union de l'Âme purement spirituelle avec l'Intime. Cette Âme purement spirituelle est la somme totale de tous les fruits de nos expériences millénaires au travers des innombrables réincarnations, et celui qui reçoit la Haute Initiation achève seulement son apprentissage concernant la période terrestre et, naturellement, il récolte ses fruits millénaires sous la forme de pouvoirs et d'un extrait divin. Celui-ci, c'est l'Âme de Diamant de l'Intime.

La Seconde Initiation des Mystères Majeurs permet à l'adepte de récolter tous les fruits de la future perfection du corps éthérique de l'Homme.

La Troisième Initiation des Mystères Majeurs permet à l'adepte de récolter toutes les perfections du corps mental de l'Homme. Il y a une cinquième Initiation des Mystères Majeurs que l'on ne doit pas révéler car nous ne pouvons la comprendre. C'est ainsi que nous libérons notre Âme animale de la boue de la terre et de la douleur. Nous nous serons alors libérés des quatre corps de Péché et nous serons des Dhyan-Chohans, c'est-à-dire des Dieux ineffables, vivant dans l'immensité de l'infini.

Avec chacune de ces Initiations des Mystères Majeurs, nous acquérons la sagesse correspondant à chacune des grandes périodes cosmiques du futur. L'humanité commune et courante suit ce même processus de perfectionnement au travers d'éternités de douleurs et d'amertumes.

Chacune de ces cinq grandes Initiations des Mystères Majeurs a aussi neuf degrés analogues aux neuf Arcades (ou Initiations) des Mystères Mineurs, auxquelles font référence la majorité des Maîtres d'enseignement de mystères.

Un grand nombre d'étudiants en occultisme, tels que les théosophes, les spirites, les rose-croix, etc., pensent que pour devenir un Adepte ou Mahatma, il est indispensable d'abandonner le monde et de se retirer sur les sommets enneigés de l'Himalaya pour vivre une vie ascétique, loin, très loin de toute relation sexuelle et humaine. Ce que font de tels modèles de sagesse, à travers leurs fantaisies morbides, c'est chercher des échappatoires à la vie réelle et des formes de consolation pour leurs piétismes et leurs vaines élucubrations mentales, parce qu'en réalité, l'homme ne peut s'unir à son Intime qu'en ayant une vie intensément vécue et en pratiquant la Magie Sexuelle avec son Épouse-prêtresse.

Quand nous disons que le sexe est l'Éden même, nous ne voulons pas parler d'une manière symbolique, mais d'une manière littérale et sans métaphores d'aucune sorte. La Lumière Édénique inonde les espaces interplanétaires d'une couleur rose vif, remplie d'atomes de très haut voltage qui transforment, et quand nous nous connectons à l'Épouse-prêtresse, nous attirons vers notre atmosphère individuelle cette très puissante Lumière Édénique qui nous immerge alors dans son océan ineffable appelé Éden.

Nous pénétrons ainsi dans ce magnifique jardin dont nous parle la Bible et nous nous convertissons en Anges. La Lumière Édénique est l'agent de toutes les créations cosmiques de l'infini et c'est ce qu'Einstein oublia quand il lança sa « Théorie de la relativité ». La Lumière Édénique est le grand agent universel de vie que les Dieux manipulent pour élaborer leurs créations planétaires.

[C'est ainsi que le Maître termina de parler, ce qui me suggéra la question suivante :]

D. Maître, quand nous parlons de Dieux, les lecteurs me demandent si nous sommes polythéistes. Que répondez-vous à cette question ? [Et le Maître me répondit :]

M. Dis à l'humanité que les Dieux sont des Hommes parfaits et que chaque être humain est un Dieu enchaîné, un Prométhée enchaîné à la dure roche de la matière.

[Comme le Maître donnait ces réponses si rapides en présence de quelques disciples et particuliers, une foule de questions surgit immédiatement et le Maître y répondait avec une telle rapidité que c'est à peine si nous avions le temps de les noter. Et c'est ainsi que nous vous transmettons, chers lecteurs, ces questions et ces réponses pour vous faire participer à ces moments si sublimes et pour ainsi vous en rapprocher pour que sa lumière parvienne jusqu'à vous.]

D. Maître, toutes les religions que nous connaissons considèrent qu'il existe un seul Dieu, éternel et immortel. Que répondez-vous à cela ?

M. Les gens ont raison parce que le Système Solaire dans lequel nous vivons, nous nous déplaçons et avons notre Être n'est que l'écaillé du Serpent Igné d'un grand Être auquel nous vouons la même adoration que celle que tous les atomes de nos propres corps individuels vouent à l'Être Réel de l'Homme, c'est-à-dire à l'Intime.

D. Maître, pourquoi la majorité des gens, quand ils parlent avec quelqu'un, cela les intéresse tant de savoir si cette personne croit ou non en telle ou telle chose ?

M. Les gens posent ainsi des questions par peur de perdre leurs propres croyances à l'intérieur desquelles sont emprisonnés les mentals de si nombreux mystiques maladifs, remplis d'un piétisme et d'une bigoterie très ancienne. Aujourd'hui, il ne s'agit pas de croire ou ne pas croire en telle ou telle chose ; ce qu'il faut, c'est comprendre ou discerner avec le scalpel de la critique pour dénuder les choses de leurs valeurs et voir ce qu'elles ont de réel. Les croyances sont des formes mortes, des croûtes dures auxquelles s'attachent les bigots et les faibles.

D. Maître, pourquoi est-ce que j'entends de nombreuses personnes parler de la manière suivante : « Eh bien, mon père, ma mère et tous mes ancêtres ont appartenu à ma religion, donc, pourquoi me mettrais-je à penser à d'autres systèmes pour chercher Dieu » ?

M. Ne vous préoccupez pas de cela, mon ami, car cela m'indique clairement que vous êtes encore dépendant du qu'en dira-t-on. Ces pauvres gens dont vous me parlez doivent mériter votre compassion, car ils ne sont pas coupables de leur paresse mentale ; ce qui se passe, c'est que ces pauvres gens vivent une vie purement instinctive et la seule chose qui les intéresse, c'est de manger, de dormir et de se divertir. Ils ne pensent pas encore et ils s'accrochent à ces traditions familiales précisément pour s'éviter le travail de penser ; ils vivent tranquillement, contents de leur vie purement instinctive et animale.

D. Maître, pourquoi vous présentez-vous d'une manière si humble que cela va même jusqu'à attirer mon attention, car je suis habitué à une vie sociale différente ?

M. Vous vous trompez, mon ami, dans votre question, parce que je ne me suis jamais présenté humblement devant qui que ce soit, ni je ne me présente non plus avec orgueil, vanité ou ostentation ; ce qui arrive, c'est que je vis une vie simplement naturelle, sans artifices d'aucune sorte, car je suis extrêmement occupé à travailler à mes propres réalisations internes et, par conséquent, il ne me reste pas de temps pour me préoccuper du qu'en dira-t-on.

D. Maître, ne vous est-il pas difficile d'aborder le thème sexuel de façon si dépouillée ? N'avez-vous pas honte qu'on vous taxe de pornographe ?

M. Celui qui devrait avoir honte, c'est vous, pour me poser cette question. Cette question me révèle clairement que vous devez être un fornicateur, car pour le pur tout est pur et pour l'impur tout est impur. Si j'avais honte de parler des problèmes sexuels, cela dénoterait clairement que je serais aussi sale internement, mais comme je suis propre, je parle avec le naturel d'un enfant sur ce qui est naturel.

D. Maître, beaucoup de gens souhaiteraient vous voir en prison à cause de ce que vous enseignez...

M. Pauvres gens, mon ami, ils ne savent pas ce qu'ils ont entre leurs mains : mes œuvres sur « Le Mariage Parfait » et « La Révolution de Bel » servent à former une race de Dieux. Avec elles, je remets à l'humanité ce que personne ne lui avait jamais remis : les clés mêmes de l'Éden. Mais vous voyez bien, mon ami, que tous les rédempteurs meurent crucifiés. L'ingratitude est la monnaie avec laquelle paie le Démon. Tous les Grands Frères de l'humanité ont reçu les pires infamies comme paiement de leurs sacrifices : le Christ est mort crucifié, Socrate empoisonné avec de la ciguë ; Apollonius de Thyane, emprisonné ; Jeanne d'Arc brûlée sur le bûcher ; Simon Bolivar, libérateur de cinq républiques de notre continent, a passé les derniers jours de sa vie presque dans l'indigence, triste et déçu, et aucun des Colombiens pour lesquels il s'était sacrifié ne l'a hébergé dans sa maison, mais il l'a été précisément par l'un des ennemis contre lesquels il avait combattu. Gandhi, le grand Mahatma, libérateur de l'imposante et majestueuse Inde, est mort assassiné par balle par l'un de ses propres compatriotes, par l'un de ceux qu'il avait libérés.

Ainsi, mon ami, pour moi ce serait un honneur d'aller en prison et même jusqu'à l'échafaud, si c'était nécessaire, pour sauver le monde de la douleur et de l'amertume. Sachez que je suis disposé à me sacrifier pour l'humanité, jusqu'à donner la dernière goutte de mon sang, dans le but d'initier la Nouvelle Ère du Verseau.

D. Maître, le Communisme vous plaît-il ?

M. Mon ami, comprenez que votre question est captieuse. Avec elle, vous tentez de deux choses l'une : soit confirmer vos opinions politiques, si vous êtes communiste, soit chercher une arme politique pour me combattre, si vous n'êtes pas communiste.

Vous devez savoir que la véritable félicité ne se trouve dans aucun système politique. Le communisme, comme essai du mental embryonnaire de l'humanité actuelle, accomplira uniquement sa mission embryonnaire ; mais quand le mental humain cessera d'être embryonnaire et mûrira, alors le communisme échouera totalement comme ont échoué tous les systèmes politiques de l'humanité.

Vous verrez bientôt comment la Russie, après avoir gagné la grande bataille, se divisera elle-même par une révolution politique intérieure, et c'est ainsi que les fondations de l'édifice communiste seront ébranlées et que l'édifice s'écroulera.

D. Pardon de vous interrompre, Maître, mais cela me laisse perplexe : qu'est-ce que cela signifie quand vous dites que la Russie gagnera l'actuelle bataille politique et tombera ensuite, en se divisant elle-même, après avoir triomphé ?

M. Monsieur, il semblerait que vous n'ayez pas étudié l'Histoire universelle. Lisez César Cantu pour vous instruire un peu.

Est-ce que ce ne fut pas, par hasard, dans la vieille Égypte des pharaons, berceau d'une puissante civilisation, que burent Solon, Pythagore, Héraclite d'Éphèse, Aristote, Plotin, Parménide, et bien d'autres ? L'Égypte ne fut-elle pas, par hasard, la lumière de la Grèce, de la Perse, d'Assyrie, de Rome, de Troie, de Carthage, de Phénicie, de l'Attique, de la Macédoine, etc. ? Et cependant, étant le berceau de cette ancienne civilisation du signe zodiacal du taureau, étant la pierre fondamentale ou fondation de cette très ancienne culture, qui datait d'une époque très lointaine, ne vous rappelez-vous pas de l'événement de Marc Antoine et de Cléopâtre ? Ignorez-vous la décadence qui rongea les fondations de cette civilisation archaïque ? L'Égypte ne se divisa-t-elle pas elle-même ? Sa chute ne se forgea-t-elle pas à l'intérieur d'elle-même par des luttes intestines ? Ses propres fils ne furent-ils pas ceux qui corrompirent leur propre peuple ? Ne furent-ils pas ceux qui inconsciemment préparèrent l'entrée de Darius, roi de Perse ?

Et Jérusalem, la cité chérie des prophètes, l'empire du vieux Salomon, ne fut-ce pas, par hasard, elle-même qui lapida ses propres prophètes et qui se ruina elle-même par des guerres intestines entre les douze tribus d'Israël, après avoir fondé une puissante civilisation dans les pays du Croissant de Lune, la Perse, l'Éthiopie, avec ces idées lumineuses qui jaillissaient des cimes de Sion ?

Croyez-vous peut-être, mon ami, que Nabuchodonosor, le puissant roi de Babylonie aurait pu prendre d'assaut la ville sacrée des prophètes et le temple de Salomon si les fils de Judée eux-mêmes n'avaient pas été corrompus ?

Croyez-vous peut-être, mon ami, que le roi Darius de Perse aurait pu détruire Babylone et tuer Balthasar, fils de Nabuchodonosor, si celui-ci et son peuple n'avaient pas été corrompus ?

Oh, mon ami, vous êtes ignorant en histoire, mais je vous dirai que le « Mene, Mene, Phares Upharsin » (c'est-à-dire le « Mene Tekel Phares » comme il figure dans les écritures) qu'écrivit l'Ange sur la toile du mur, derrière les resplendissants chandeliers d'or et d'argent, dans le somptueux banquet de Belsasar, pourrait aussi s'appliquer à la Russie et à Rome. Vous verrez bientôt, mon ami, que cette prophétie se vérifiera dans quelque temps.

D. Mais dites-moi, Maître, comment définirait-on alors réellement le communisme ?

M. Le communisme n'est rien d'autre qu'un pont pourri entre deux ères : une qui agonise et une autre qui veut naître.

D. Bon, Maître, que gagnez-vous à vous mettre à dos la moitié du monde ?

M. On dirait que l'ami a une mauvaise situation économique et c'est pour cela qu'il me pose cette question. Moi, à mon tour, je pourrais vous demander : que gagnez-vous à me poser cette question ?

D. Eh bien, réellement, je ne gagne rien avec cette question ; et si je l'ai posée, c'est parce que j'admire le fait que, connaissant à fond l'humanité, vous travailliez autant pour elle.

M. Mon ami, vous n'avez aucune raison de vous mettre dans mon for intérieur. Vous ne gagnez rien à savoir ce que moi je gagne ; ce qui est important pour vous, c'est de savoir ce que vous gagnez avec mes enseignements. Je vous assure, mon ami, que celui qui donne reçoit et que plus on donne, plus on reçoit : c'est une loi que vous pouvez vous appliquer à vous-mêmes.

D. Maître, pourquoi les gens, quand ils lisent vos enseignements, la seule chose qu'ils ne comprennent pas, c'est pourquoi, avec vos enseignements qui sont si admirables, vous indiquez que les Mantras ou vocalisations de sons servent à éveiller des centres internes endormis, et c'est pour cela qu'ils se moquent de ces enseignements ?

M. Mon ami, ces pauvres gens sont ignorants et vous devez très bien savoir que l'ignorance est insolente.

D. Maître, pourquoi les gens se préoccupent-ils plus de la vie urbaine (la vie à la ville) que de celle dont vous parlez et que vous enseignez ?

M. Ces pauvres gens ont raison, parce que la vie urbaine leur offre des commodités, de l'argent, des plaisirs, des vices, des jeux, des amitiés, une vie sociale, d'entendre parler mal des autres, et enfin tout ce qui leur est agréable. Par contre, dans mes enseignements, je ne leur offre rien de cela ; c'est pour ça que le chemin noir est plus facile et plus commode, parce qu'il est large et rempli de vices et de plaisirs. Précisément, la question même que vous me posez nous explique clairement pourquoi l'évolution humaine a échoué et que l'humanité est tombée dans l'abîme de douleur et d'amertume.

D. Maître, pourquoi guérissez-vous et connaissez-vous si bien la médecine ?

M. Parce que je connais l'anatomie, la biologie, la physiologie, la chimie occulte et les pathologies des sept corps de l'homme, alors que la science officielle connaît seulement le corps le plus grossier de l'homme. De plus, personne ne peut être médecin sans avoir auparavant été oint par Dieu. Sachez que je suis d'accord avec le Maître Paracelse quand celui-ci affirme : « Ni les universités, ni les Papes, ni les rois ne pourront donner à l'homme le pouvoir de guérir s'il n'a pas été auparavant oint par Dieu ». Mon livre qui établira la science médicale sur une nouvelle base est précisément en vente ; cette œuvre s'intitule : « Traité de médecine occulte et de Magie Pratique ».

D. Maître, s'il est vrai que vous savez tant de choses, pourquoi ne vivez-vous pas à Paris, Londres ou New York, plutôt que parmi nous qui comprenons à peine ce que vous nous dites ?

M. On dirait que l'ami aime beaucoup les poses d'acteur et l'exhibitionnisme, le spectaculaire, mais aucun des membres de la Loge Blanche ne recherche ces exhibitionnismes. Au contraire, nous aimons la modestie et même vivre anonymes et inconnus, mais, par contre, en nous sacrifiant pour l'humanité !

D. Maître, les gens ne croient pas à vos enseignements ?

M. Cela ne m'intéresse pas qu'ils croient à mes enseignements, ce qui m'intéresse, c'est qu'ils les comprennent et, s'ils ne les comprennent pas ni ne veulent les comprendre, c'est dû au fait que les gens n'ont pas le temps de les étudier, puisque tout le monde est très occupé dans le travail d'exploiter ses semblables et dans la satisfaction de ses plaisirs bestiaux les plus dégradants. Nous devons ressentir de la compassion pour ces gens, mon ami, car ils tomberont tous dans l'Avitchi, dont nous parle la Maîtresse H. P. B. dans son sixième volume de « La Doctrine Secrète ».

D. Maître, pourriez-vous me dire qui a individualisé le mental humain ?

M. Bien volontiers, mon ami, et votre question va même jusqu'à me plaire, car je vois par là que vous avez certaines inquiétudes spirituelles.

Je crois que vous avez entendu parler d'Hermès Trismégiste, le Dieu Ibis de Thot, adoré par les Égyptiens. Et à ce propos, je me souviens maintenant qu'en Égypte il y a un bas relief sur lequel apparaît le Dieu Ibis de Thot avec le membre viril en érection, et à côté une inscription qui dit : « donneur de raison ».

Ne vous semble-t-il pas étrange que l'on relie Hermès à la raison et au membre viril ?

D. [Et le spiritualiste répondit :] Si Maître, cela me semble étrange, mais je n'ai pas compris.

M. Le symbole parle clairement, mon ami. L'atome maître du mental réside dans le système séminal de l'homme et celui qui donna cet atome à l'homme fut Hermès Trismégiste, le Messager du Dieu Mercure. Cet atome est celui qui donne à l'homme toute la Sagesse de la Nature et celui qui l'instruit dans la Sagesse Occulte quand l'homme, à force de pratiquer la Magie Sexuelle avec son épouse-prêtresse, le fait monter à la tête.

D. [Le spiritualiste dit :] Merci, Maître, pour votre explication ; mais je voudrais que vous m'expliquiez qui est ce Dieu Mercure dont vous parlez, et pardonnez mon impertinence.

M. Ne vous inquiétez pas, mon ami, c'est avec grand plaisir que je vais répondre à votre question. Le Dieu Mercure est un Homme parfait ; sa présence est réellement sublime ; il ressemble à un vénérable vieillard à la longue barbe, au visage rosé et couleur de feu ; il a sa demeure dans un Temple du Cœur de la planète Mercure et il porte toujours pour sceptre le Trident du mental qui est le même que celui qu'utilisent les brahmanes de l'Inde orientale.

Le Trident symbolise le triple jeu de force des atomes transformateurs du mental. Le Dieu Mercure est un Ange Stellaire et l'Étoile de Mercure est son propre corps physique ; c'est lui qui envoya Hermès sur la Terre.

D. [Le spiritualiste, interrompant le Maître, dit :] Excusez-moi, Maître, de vous interrompre à nouveau, mais je veux vous demander quelque chose de très important : pourrait-on obtenir de l'aide en invoquant le Dieu Mercure ?

M. Les Dieux sont toujours disposés à aider l'homme quand ce qu'il demande est juste.

D. [Le spiritualiste, quelque peu pensif, dit au Maître :] Maître, moi, avant tout, je veux avoir un mental ferme et puissant. Serait-il possible que le Dieu Mercure m'aide ?

M. Demandez au Dieu Mercure de vous donner « la Mère du Poisson ». Concentrez-vous sur le Dieu Mercure de tout votre cœur et de toute votre Âme, en prière profonde durant une heure, en lui demandant de vous remettre cette substance mentale pour vous donner de la « fermeté dans le mental » et soyez assuré, mon ami, que si le Maître considère que votre demande est juste, il accourra à votre appel et placera dans votre corps mental une boule blanche formée de la substance racine du corps mental qui réside dans le mental igné de l'Intime.

Cette substance monadique vous donnera une fermeté mentale que vous n'aurez vous-même jamais pressentie, mais si votre pétition n'est pas juste, un million de demandes ne vous serviront à rien.

Cette substance monadique s'appelle « la Mère du Poisson » et cela nous rappelle le poisson Oannes et le prophète Jonas, vomi par un poisson. Le poisson symbolise l'Intime, la force mère de « Manas » (le mental). Celui qui la possède devient puissant dans le monde du mental ; mais il faut être très digne et très méritant pour avoir l'honneur de la recevoir.

L'indigne pourrait appeler un million de fois et il ne sera pas écouté. « Pour l'indigne, toutes les portes sont fermées sauf celle du repentir ».

D. [Un étudiant rose-croix, disciple d'Heindel]. Maître, ce que dit Max Heindel est-il vrai, qu'aussitôt que Jésus-Christ expira, il n'y eut pas des ténèbres, comme le dit la Bible, mais beaucoup de lumière ? Et le Maître répondit :

M. Max Heindel n'a pas atteint la Haute Initiation et c'est pourquoi il n'a pas pu bien expliquer ceci, mais un Maître des Mystères Majeurs, par contre, peut vous l'expliquer : la Bible, en nous racontant l'événement du Golgotha et en affirmant qu'au moment où le Seigneur expira la Terre se remplit de ténèbres, nous dépeint simplement un fait spirituel, réel et véritable qui se répète dans tout Initié qui atteint la Haute Initiation : à l'instant où l'homme s'unit à son Intime, il est plongé dans la profonde ténèbre de l'infini, s'éclairant avec sa propre Huile spirituelle.

La Lumière qui, auparavant, l'éclairait dans tous les plans cosmiques et dans tout l'infini lui était prêtée ; cette lumière dont il se nourrissait était la lumière des Dieux ; ils étaient ses Pères spirituels et ils le nourrissaient de cette lumière. Maintenant, il doit nourrir d'autres personnes avec sa propre lumière.

Les Dieux l'alimentaient, le soignaient, l'éclairaient et le nourrissaient de la même manière qu'une mère le fait avec le fruit de ses entrailles, pendant que celui-ci grandit et devient apte à travailler et à être un citoyen conscient, mais une fois que celui-ci est capable de se suffire à lui-même, il n'a plus besoin de ses « Parents ».

Ainsi, celui qui s'unit à son Intime est un Grand Frère capable de s'illuminer lui-même avec sa propre Huile spirituelle extraite de l'Arbre de la Science du Bien et du Mal, et alors, les Dieux lui enlèvent la lumière avec laquelle ils l'ont nourri durant son état de gestation spirituelle dans le sein de la Bénie Déesse Mère du Monde.

Mais, en naissant à la vie spirituelle, l'Homme devient vraiment un citoyen conscient du Cosmos et il doit alors s'éclairer avec sa propre Huile spirituelle.

Durant les premiers jours de la Haute Initiation, le Maître ressent cette nostalgie du jeune homme qui, abandonnant pour la première fois son foyer paternel, se sent immergé dans les grandes villes, à la recherche d'un travail pour gagner son pain. À présent, il n'y a plus pour lui de considérations, seulement des visages étrangers où « chacun est chacun », où chacun doit se suffire à lui-même. Maintenant, je crois que l'ami a bien compris la signification occulte de sa propre question. [Et le disciple d'Heindel demanda à nouveau :]

D. Maître, et le Golgotha de la Haute Initiation, où se passe t-il ?

M. Le Golgotha de la Haute Initiation se passe en chair et en os, mon ami, et il n'y manque jamais un Judas, ni une Madeleine, ni un Pierre ; et, en plein calvaire, le disciple se sent abandonné de son propre Intime et le monde ne revêt plus pour lui aucune attraction. L'Initié s'exclame alors, rempli de douleur : « Mon Père, pourquoi m'as-tu abandonné ? »

L'Initié doit vivre son propre Golgotha et répéter la vie du Christ en lui-même, et il ressuscitera dans les Mondes Internes quand l'Âme s'unira à l'Intime. Ce processus de l'Initiation est très minutieux et délicat, et c'est pourquoi je ne peux juste vous donner qu'une réponse synthétique et sommaire, puisqu'il faudrait des heures entières et même des années entières pour vous raconter le processus de la Haute Initiation. De plus, l'ésotérisme interdit de révéler les grands secrets de la Haute Initiation au profane. C'est pourquoi je me limite seulement à vous dire que le Golgotha de la Haute Initiation se passe en chair et en os, et que la Résurrection est interne.

Je crois qu'avec cela vous m'aurez compris ; le reste, devinez-le, mon ami. L'initiation est ta propre vie ! L'Initiation est un accouchement de la Nature et tout accouchement est douloureux ! [Le disciple d'Heindel demande à nouveau :]

D. Maître, vous m'avez dit que le Golgotha se passe en chair et en os, et même si je passe pour un impertinent, je veux savoir quelque chose de concret sur le vôtre : qui fut votre Judas et qui furent vos accusateurs ?

M. Je vous ai déjà dit qu'avec les détails de la Haute Initiation, on remplirait un volume entier, mais je réponds à votre question avec grand plaisir : mon Judas fut un disciple très cher et la plus grande partie de mes accusateurs, ça me fait mal de le confesser, furent les spiritualistes de Colombie, les ennemis de mon œuvre « Le Mariage Parfait » ; ils ont tous protesté contre moi et contre mon œuvre et, dans l'astral, ils m'accusaient devant un Mage noir qui fut mon Pilate.

Si vous, mon ami, voulez arriver à la Haute Initiation, vous devrez vivre toute la tragédie du Golgotha en chair et en os. Je vous ai déjà dit que l'Initiation est votre propre vie, mais je ne pourrais jamais livrer au profane les secrets ésotériques de la Haute Initiation parce que ce serait les profaner. Vous aurez aussi votre Judas, votre Pilate et vos accusateurs quand vous déciderez de monter à votre propre Golgotha.

D. Maître, croyez-vous que, par amour pour Dieu, on doit supporter les impertinences de son prochain ou doit-on s'en défendre ?

M. Mon ami, chacun se défend avec ce qu'il a de plus fort : le rustaud en donnant des coups de pieds et le sage avec sagesse. Le sage sait pardonner et il écoute avec résignation le rancunier, le faisant bénéficier de sa magnanimité. On raconte que Bouddha, ayant été insulté grossièrement par un pervers qui avait entendu dire que Bouddha ne bronchait devant rien ni personne, lui dit après avoir reçu l'insulte :

– Mon fils, si tu amènes un présent à une personne et qu'elle ne l'accepte pas, à qui ce présent appartient-il ? Et le rancunier répondit :

– Eh bien, à moi, à qui d'autre ? Le Bouddha, satisfait, lui répondit :

– Je te remercie pour ton présent, mais je ne peux l'accepter.

D. [Un artisan]. Maître, qu'entendez-vous par réincarnation ?

M. Mon ami, j'entends par Réincarnation « changer de vêtement ».

D. Maître, mais je change hebdomadairement mes vêtements, et cependant, je ne comprends pas à quel vêtement vous faites référence.

M. Pourriez-vous me dire qui vous êtes ? [Et l'homme répondit :]

D. Je suis un homme de chair et d'os qui a une Âme immortelle.

M. Sapristi, mon ami, je suis surpris que vous pensiez à l'envers.

D. Maître, dites-moi pourquoi je pense à l'envers.

M. Mon ami, parce que vous vous confondez avec l'habit. Ne savez-vous pas que vous êtes une Âme qui a un corps et non un corps qui a une Âme ?

D. Comment cela, Maître, je n'avais jamais porté attention à ce fait ?

M. Mon ami, nous sommes des Âmes, et le corps de chair et d'os n'est qu'un habit de peau fait par deux tailleurs des deux sexes : ton père et ta mère, c'est-à-dire le vêtement de peau dont nous parle la Bible. Or, mon ami, si l'un des habits que vous utilisez s'abîme, que faites-vous une fois qu'il est usé, c'est-à-dire lorsqu'il ne vous sert plus ? [Et l'interlocuteur répondit :]

D. Eh bien, je le jette simplement à la poubelle.

M. Et si tu veux remettre un autre habit, que peux-tu faire ?

D. Eh bien, je vais chez le tailleur pour qu'il m'en fasse un nouveau avec lequel je me sens comme neuf.

M. Et si ton habit de peau s'abîme, que fais-tu ?

D. Eh bien, Maître, il va au cimetière ; ça, tout le monde le sait.

M. Et si tu veux te remettre cet habit de peau, où iras-tu ?

D. Cela, par contre, je ne le sais pas, Maître, à moins que vous me le disiez.

M. Mon ami, je vous ai déjà dit que vous êtes une Âme et que votre corps est votre habit, et qu'il est nécessaire de changer de vêtement constamment ; ainsi donc, si vous voulez remettre ce vêtement de peau, vous devrez aller chez une autre paire de tailleurs pour qu'ils vous confectionnent un autre habit de chair et d'os, bien fait et à votre mesure.

D. Mais Maître, cela me semble bizarre, comment peuvent-ils me faire un autre habit de chair et d'os ? Expliquez-moi.

M. Mon ami, de quelle manière ont-ils fait l'habit de chair et d'os que vous avez à présent ? [Et le premier sourit malicieusement ; on dirait qu'il se rappelle l'union de ses parents. Et le Maître, ne faisant aucun cas de l'interlocuteur, continua]. L'ami est malicieux [rires dans l'auditoire] ; de la même manière que deux êtres humains, un homme et une femme, confectionnèrent votre vêtement de chair et d'os actuel, ainsi et de manière semblable, un autre homme et une autre femme vous confectionneront un autre habit de chair et d'os, bien fait et à votre mesure.

D. Maître, je le ferais tout de suite, mais comment faire pour en être conscient après ma mort ?

M. Mon ami, quand vous quittez votre habit, que ce soit pour vous laver ou simplement pour vous changer, quand vous êtes sans habit, n'avez-vous pas conscience de vous-même ? [Et l'interlocuteur répondit :]

D. Bien sûr que si, Maître, parce que je me rends compte que je suis sans habits.

M. Vous êtes une Âme, mon ami, je vous l'ai expliqué et je ne me lasserai pas de vous l'expliquer, et le corps est seulement votre habit de peau ; ainsi donc, il n'y a pas de mort, mais simplement un changement d'habit, un changement de vêtement, parce que le véritable Homme, c'est l'Âme, et l'Âme est toujours consciente de sa propre existence, et pour elle, le processus de naître et de mourir n'est rien d'autre qu'un changement d'habit ; ainsi, toute femme enceinte porte dans son ventre l'Âme d'un défunt ; ainsi, tout enfant qui naît est un mort qui ressuscite.

Nous, les gnostiques chrétiens, nous savons entrer et sortir du corps de chair et d'os de manière consciente et à volonté ; c'est pourquoi nous n'avons pas peur de la mort. C'est de là que vient notre sagesse, précisément parce que nous nous rappelons nos expériences de toutes nos vies passées. C'est pour cela que nous provoquons de l'étonnement chez ceux qui vivent dans les ténèbres.

D. Maître, et combien de fois change-t-on d'habits ?

M. Dites-moi, combien de fois avez-vous changé d'habits dans votre vie ? [L'interlocuteur répondit :]

D. Des milliers de fois ; si souvent que je ne m'en souviens pas.

M. Il se passe la même chose avec l'habit de peau, mon ami. Si tu pouvais te rappeler tous les habits de peaux avec lesquels tu t'es vêtu ou dévêtu depuis que le monde est monde, tu pourrais former une montagne de cadavres avec tous ces vêtements.

De la même manière, si tu pouvais ramasser tous les vêtements que tu as utilisés depuis que tu es né jusqu'à la date d'aujourd'hui, tu formerais aussi avec eux une véritable montagne de vêtements et de vieilles nippes ; cependant, tu es le même, tu n'as pas changé malgré l'innombrable quantité d'habits que tu as utilisés.

Nous, les gnostiques, nous nous rappelons toutes nos vies passées et nous connaissons toutes nos vies futures et nous savons nous vêtir et nous dévêtir à volonté.

D. Maître, et jusqu'à quand doit-on se vêtir et se dévêtir avec un habit de peau ?

M. Jusqu'à ce que nous atteignions la parfaite Sainteté.

D. Maître, ce que vous me dites me fascine, mais il m'est très dur d'abandonner mon système sexuel parce que j'y suis bien habitué.

M. C'est ce que dit « tout un chacun » et c'est que « l'habitude fait la mode », mon ami. L'humanité a pris l'habitude de forniquer depuis qu'elle est sortie du Paradis et si elle veut retourner de nouveau au Paradis, elle doit prendre l'habitude de ne pas forniquer.

D. Maître, mais comment faire pour ne pas forniquer ? Moi, pendant un temps, j'ai « résisté » sans femme et alors, la nuit, il me venait des rêves pornographiques et des pollutions nocturnes qui me décalcifiaient horriblement et si j'avais continué avec mon abstinence sexuelle, j'aurais atterri au cimetière ou dans un asile d'aliénés.

M. Mon ami, vous avez raison ; je connais aussi le cas d'un religieux de Cucuta qui s'est totalement soumis à son vœu de chasteté et, comme conséquence, ses glandes sexuelles s'enflammèrent parce qu'elles se remplirent exagérément de sperme.

Vous comprendrez que l'être humain mange, boit, assimile et, par conséquent, ses vaisseaux séminaux se remplissent de sperme et nous nous expliquons alors le cas du religieux de Cucuta ; et comme le religieux n'avait pas de pollutions nocturnes car il était véritablement chaste, les médecins durent l'opérer pour lui extraire l'excès de sperme.

Mais, si ce religieux avait connu la chasteté scientifique, il serait devenu un véritable Surhomme, un génie de Dieu, avec cette quantité de matière séminale emmagasinée dans ses glandes.

Mais, malheureusement, ces connaissances sur la chasteté scientifique ont été oubliées par les religieux de l'époque actuelle ; et je dis qu'ils les ont oubliées parce que les prêtres du christianisme primitif, de cette religion chrétienne gnostique que Pierre fonda à Rome et à laquelle ont appartenu tous les princes de l'Église gnostique catholique, tels que : Tertullien, saint Ambroise, Irénée, saint Thomas d'Aquin, saint Augustin, Origène, Carpocrates (qui fonda plusieurs couvents en Espagne), le Patriarche Basilide, Marc (qui s'occupa de l'Onction Gnostique), Cerdon et bien d'autres chrétiens primitifs, connurent à fond le christianisme et ses secrets, ils pratiquèrent à fond la chasteté scientifique, c'est-à-dire la Magie Sexuelle que nous prêchons, divulguons et diffusons, pour le bien de l'humanité et pour la plus grande gloire de Dieu.

D. Maître, je voudrais que vous me disiez quelle relation existe-t-il entre les sept Chakras du corps astral et les sept Églises ?

M. Les sept Chakras du corps astral, les glandes endocrines et leurs correspondances éthériques et mentales, sont seulement les représentants purement animaux des sept Soleils de l'Intime. Ces sept Soleils de l'Intime demeurent dans son Âme de Diamant.

Ainsi, quand nous disons que la Kundalini ouvre les sept Églises sous la direction de l'Intime, nous parlons de la christification de l'Âme de Diamant. Celle-ci doit allumer ses sept Soleils et se christifier totalement pour pouvoir fusionner avec l'Intime.

L'œil de Brahmâ a l'aspect d'une étoile blanche resplendissante que le Maître porte sur son front divin. L'oreille de Brahmâ est un soleil blanc jaune que le Maître porte dans son larynx créateur. Le cœur de Brahmâ brille avec une couleur blanche et un bleu divin, dans le cœur du Maître. Et dans le nombril de Brahmâ resplendit le feu solaire, et, en dernier, les trois autres centres de Brahmâ brillent comme des Soleils ineffables.

L'Intime a sept Églises dans son Âme de Diamant et les Chakras Astraux ne sont que leurs représentants animaux ; un peu comme l'ombre des sept Soleils de l'Intime.

Nous, les gnostiques, ne sommes pas intéressés par le psychisme inférieur ni par les Chakras astraux de L'Âme animale ; seuls nous intéressent l'Âme de Diamant et l'Intime.

Nous sommes seulement intéressés par les pouvoirs superlatifs de la Conscience ; nous devons mettre un terme au processus de l'Âme animale et extraire avec héroïsme les substances animiques de nos corps inférieurs pour assimiler ces substances animiques dans notre Âme de Diamant et nous réaliser chacun comme un Brahmine, comme un Dhyan-Chohan, comme un Pitri Solaire.

L'Âme de Diamant est le corps bouddhique ou intuitionnel, c'est le corps de l'Esprit de Vie, c'est l'Âme-Esprit, c'est Bouddhi, la Conscience superlative de l'Être, et même si les sept Chakras Astraux tournent et resplendissent, ils ne sont rien d'autre que de simples et misérables bougies de cire comparées à la splendeur ineffable des sept Églises que l'Intime possède dans son Âme de Diamant ; heureux celui qui se libère des corps de Péché !

D. [Un mathématicien]. Dites-moi, Maître, en synthèse, qu'est-ce que l'évolution ?

M. L'Évolution est la spirale de la vie en progression infinie. Nous sommes des « foyers » de conscience qui aspirons à être de plus en plus grands à l'intérieur de la grande Conscience.

D. Maître, je ne comprends la vie que sous forme de chiffres ; ainsi, du point de vue mathématique, pourriez-vous me dire ce qu'est la mort ?

M. « La mort n'est rien d'autre qu'une soustraction ».

[En même temps, il demanda au mathématicien :] Ce monsieur pourrait-il nous dire ce qu'il reste après que l'on ait fait une soustraction ? [Et le mathématicien, quelque peu songeur, répondit :]

D. Il reste des valeurs !

M. Voilà la mort, mon ami. Une fois que le corps physique de l'homme est mort, il reste les Valeurs de la Conscience qui, une fois additionnées, forment l'Âme de l'homme.

D. [Un spirite]. Maître, je possède un pouvoir hypnotique formidable, j'ai même réussi à mettre beaucoup de gens en état de catalepsie. Avec ma force hypnotique, j'ai brisé une ampoule et j'ai fait des merveilles. Que pensez-vous de mes pouvoirs ?

M. Mon ami, cette force vitale que vous gaspillez tristement en ces déplorables spectacles qui ne mènent à rien, vous devriez plutôt l'utiliser pour pratiquer la méditation intérieure et pour faire des efforts de dépassement incessant. Ces phénomènes sont les œuvres du psychisme inférieur de l'Âme animale. Vous devez savoir qu'aucun disciple intelligent des Maîtres ne s'occupera jamais de ces choses.

Nous avons deux Âmes : une divine et une autre animale. La première nous attire vers l'Intime ; la seconde, vers les passions purement animales et vers le psychisme inférieur, l'hypnotisme, le mesmérisme, etc. [Préoccupé, l'hypnotiseur demanda :]

D. Maître, vous me surprenez. Alors, que me conseillez-vous ?

M. Je vous conseille, mon ami, de faire un inventaire complet de tous vos défauts particuliers et ensuite d'en finir avec tous, l'un après l'autre, en dédiant deux mois à chaque défaut, car celui qui tente d'en finir avec tous ses défauts en même temps ressemble au chasseur qui veut chasser dix lièvres à la fois ; alors, il n'en chasse aucun.

Cet effort de purification incessant, associé aux pratiques quotidiennes de Magie Sexuelle et de méditation intérieure, vous conduira au Golgotha de la Haute Initiation où vous vous unirez à votre Intime et vous convertirez en Ange.

Ce labeur d'auto-exaltation spirituelle et de perfectionnement supérieur est bien plus important que de cultiver les pouvoirs ténébreux de l'Âme animale et du psychisme inférieur. Ces pratiques d'hypnotisme, de mesmérisme, de spiritisme, etc., ne conduisent qu'à la ruine et à la dégénérescence morale de celui qui les pratique.

Un Logos Solaire est le résultat de purifications millénaires, et chacun de nous est appelé à être un Logos Solaire, un Dieu.

D. [L'hypnotiseur]. Maître, c'est que je désire avoir de grands pouvoirs ; alors, comment je fais ?

M. Ne désirez pas de pouvoirs, ce sont les fleurs de l'Âme qui naissent quand nous nous sommes totalement sanctifiés. « Cherchez le royaume de Dieu et sa Justice ; tout le reste vous sera donné de surcroît ». Cette question de chercher des pouvoirs a mené beaucoup de personnes à la Magie Noire et à l'asile de fous. Nous, les gnostiques, nous ne désirons pas de pouvoirs, nous nous préparons à les recevoir grâce à d'incessantes purifications.

D. [Un spiritualiste]. Maître, quel est le mantra pour éveiller l'intuition ?

M. Le mantra pour éveiller l'intuition s'écrit ainsi : Om Mani Padme Jum et il se prononce ainsi : OM MASI PADME YOM. C'est-à-dire en prononçant chaque lettre ainsi : OOOMMM MMMAAASSSIII PAAADMMMEEE YOOOMMM et il signifie : « Je suis en toi et tu es en moi. Je suis le joyau du lotus et en lui je demeurerai ». C'est une prière à l'Intime. Il est notre Père qui est en secret, notre Esprit individuel, notre Être réel.

En langage chrétien, Om Masi Padme Yom pourrait s'exprimer comme la septième phrase que le Maître prononça sur le Golgotha : « Mon Père, je remets mon Esprit entre tes mains ! ». Om Masi Padme Yom doit se prononcer avec le cœur et plongé dans un profond recueillement, en adorant l'Intime, en aimant l'Intime, en méditation profonde... Et ainsi l'intuition s'éveillera et le chrétien apprendra à converser avec son Père qui est en secret.

D. [Un disciple]. Le Maître pourrait-il m'expliquer quelque chose sur la venue de l'Esprit-Saint et la Pentecôte ?

M. Avec grand plaisir, mon ami : en observant avec soin la Bible, nous verrons que l'événement de la Pentecôte durant lequel les apôtres reçurent l'Esprit-Saint vient après le sacrifice du Golgotha et ceci est très significatif.

Une fois que le gnostique est passé par le Golgotha de la Haute Initiation, il doit continuer à pratiquer la Magie Sexuelle avec son épouse-prêtresse pour deux raisons : la première, pour maintenir l'harmonie de son foyer, car la relation sexuelle entre mari et femme est indispensable, et cela, toute personne qui a une vie conjugale le comprend ; et l'autre, pour recevoir l'Esprit-Saint de Pentecôte.

Le feu de la Kundalini est le feu de l'Esprit-Saint, et celui-ci sort à l'extérieur après s'être ouvert un passage par la partie supérieure du crâne, à travers un certain orifice éthérique qui reste toujours fermé chez les personnes communes et courantes.

Quand le feu de la Kundalini sort hors du corps humain au moyen de suprêmes efforts de Magie Sexuelle, il prend alors l'aspect d'une blanche colombe au milieu d'une flamme de couleur bleue.

Cette colombe blanche est l'Esprit-Saint qui nous illumine avec l'omniscience du feu Sacré de la Kundalini ; j'ai déjà expliqué que la Kundalini est le feu même de l'Esprit-Saint. En recevant l'Esprit-Saint, la Kundalini se convertit en l'instructeur omniscient du Maître, elle le guide sagement et le Maître est Fils de l'Esprit-Saint parce qu'il est Fils de la Magie Sexuelle ; c'est pourquoi l'Esprit-Saint est apparu sous la forme d'une colombe au-dessus du Christ à l'instant où celui-ci fut baptisé dans le Jourdain et c'est pourquoi il dit : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j'ai mis toute mon affection ».

Cette colombe blanche flotte sur la tête de tout Maître, elle l'instruit et le guide avec son omniscience, et la Kundalini se convertit ainsi en Instructeur quand nous avons totalement dominé la bête. Quand le feu de la Kundalini sort du corps physique, Jéhovah remet au Maître un joyau sacré profondément symbolique :

Voyons les versets 1, 2, 3, 4 du chapitre 2 des Actes des Apôtres :

« Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu ».

« Tout à coup, il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis ».

« Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et elles se posèrent sur chacun d'eux ».

« Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit et se mirent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer ».

Ces langues de feu sur chaque apôtre sont la Kundalini de chaque apôtre ; c'est la Force Sexuelle, c'est le Feu sacré de la chasteté ; ce sont les atomes de l'omniscience.

Ainsi donc, le Maître est Fils de l'Esprit-Saint ; il est Fils de la Force Sexuelle ; il est Fils du Serpent Igné de la Kundalini.

Quand le feu de l'Esprit-Saint allume les atomes du langage situés dans la région séminale, le Maître reçoit le don des langues et il parle alors toutes les langues du monde.

Nous, les grands clairvoyants, pouvons voir que sur la tête de tout Maître il existe une flamme de couleur bleue, et au milieu de cette flamme, la figure d'une blanche colombe.

Les atomes omniscients de l'Esprit-Saint, ou énergie sexuelle appelée « Kundalini » en Orient, revêtent le bel aspect de la blanche colombe pour illuminer et guider le Maître.

Ainsi, le Maître est Fils de la Kundalini. Le Maître est Fils de l'énergie sexuelle. Le Maître est Fils de l'Esprit-Saint. Et celui-ci s'exclama : « Celui-ci est mon Fils bien aimé en qui j'ai mis toute mon affection ».

D. [Un commerçant]. Maître, je suis avant tout un homme pratique et ce dont j'ai surtout besoin, c'est d'argent, parce que j'ai la conviction que sans argent on ne peut pas vivre. J'accepterais votre enseignement s'il me servait à gagner de l'argent et encore plus d'argent.

M. Je ne comprends pas comment ce monsieur ose se qualifier lui-même « d'homme pratique » par le fait d'aimer tant l'argent. Peut-on, par hasard, se qualifier de « pratique » en se créant tant de problèmes ? [Et le commerçant, interrompant le Maître, lui dit :]

D. Maître, mais avec l'argent il n'y a pas de problèmes ? [Et le Maître continua :]

M. Si l'argent ne crée pas de problèmes, alors pourquoi le monde a-t-il tant de problèmes quand il y a tant d'argent ? [Et le Maître poursuivit en disant :] Peut-il s'appeler « homme pratique » celui qui passe sa vie à accumuler de l'argent pour finalement ne pas pouvoir l'emmener dans sa tombe, et que ce trésor serve plutôt à amener un conflit entre ses héritiers ? Ne sait-il pas que l'argent que l'on accumule avec tant d'acharnement et de privations meurt avec son propriétaire, puisqu'il passe au pouvoir d'autres mains, de gens qui l'ont généralement regardé avec une grande convoitise et qui le gaspillent ensuite avec dédain ? Peut-on qualifier ça de pratique ?

D. Maître, j'aime toujours ce qui me rend joyeux et me divertit, et vos enseignements, franchement, ne me distraient ni ne me divertissent, car si je veux rire, je vais au cinéma voir Cantiflas ; si je veux connaître les informations du moment, je lis la presse ; si je veux m'instruire, je lis le dictionnaire encyclopédique ; ainsi je me distrais, je m'informe et je m'instruis. Alors pourquoi voudrais-je vos enseignements ?

M. Monsieur, je comprends que ce qui vous intéresse, c'est de vous divertir ; et au sujet des distractions, je vois que vous n'êtes pas un expert, car si vous étiez un expert en distractions, vous auriez déjà découvert derrière toutes ces poses de comédiens, le truc qui sert de base à tout cela ; par conséquent, vous ne ririez plus, mais vous sentiriez plutôt de la compassion pour la personne qui vous offre des pitreries en découvrant qu'à l'intérieur de l'Âme de ce comique est renfermée la douleur qui accompagne tout être humain et que les poses qu'il vous offre n'ont pas d'autre but – et Dieu seul le sait – que l'argent que tout acteur recherche pour résoudre tous les problèmes et tous les drames de sa vie privée.

Vous voyez bien que vous n'êtes pas un expert en distractions et que vous ne savez pas vous divertir. Car si vous saviez vous divertir, vous vous distrairiez avec la musique de Chopin, avec celle de Beethoven ou celle de Liszt et vous vous régaleriez vraiment en lisant le « Hamlet » de Shakespeare, le « Faust » de Gœthe ; alors oui, vous seriez un expert en distractions, car vous apprendriez à sourire avec les boutades de Méphistophélès ou avec le bossu de Paris ou avec celles de Molière et ses caricatures, alors que maintenant vous savez seulement rire aux éclats, comme dit le grand poète Julio Flores : « Comme un fou à lier, comme un idiot ».

D. Maître, la vie spirituelle est très belle. Mais, avec cette vie si difficile et si dure, on doit tout d'abord s'occuper de sa femme et de ses enfants, et cela ne nous permet pas de nous dédier à la vie spirituelle que vous prêchez.

M. L'ami est en train de commettre une très grave erreur en voulant établir un abîme entre la vie spirituelle et la vie matérielle ; et c'est parce que ce monsieur ne se rend pas compte que la vie quotidienne, avec son travail brutal, est précisément l'atelier où travaille l'Intime et la merveilleuse école où l'Âme acquiert et perfectionne toutes ses facultés. Celui qui méprise cette merveilleuse école n'est pas un spiritualiste.

D. [Un spirite-communiste-chrétien-intellectuel]. Pourquoi, à la page 29 de ton livre « Le Mariage Parfait », dis-tu qu'il y a des Âmes perdues ? Moi je te dis que si Dieu avait créé des Âmes pour qu'elles ne soient pas sauvées, ce Dieu serait mauvais, et il n'en est pas ainsi. Comme tu vois, ton affirmation est très erronée.

M. Mon ami, un Maître expose ses expériences, c'est-à-dire ce qu'il voit, touche et palpe afin que d'autres fassent la même chose que lui. Vous avez vos raisons et vous les exposez et vous pouvez même convaincre des milliers d'auditeurs sur ce que vous affirmez, mais le monde continue à être le même, il ne change en rien, sous prétexte que vous et ceux qui vous suivent croient avoir raison ; moi, pour le moment, je me borne à vous dire que la « raison » est un instrument de l'Âme animale et que, comme telle, elle présente des arguments et des formes concluants qui semblent vrais.

Le réel est ce que l'on expérimente. Personne ne peut expérimenter des raisonnements ni des théories, ni le vain bavardage sans substance d'une conversation ambiguë ; le Maître est une pierre inébranlable ; par conséquent, il expose la vérité et il garde le silence, laissant aux autres la tâche de méditer et même de combattre ce qu'il affirme.

L'intellectuel joue avec les raisonnements et les mots, comme un enfant avec ses jouets, mais la Pierre de la vérité ne joue pas, elle est la base fondamentale de la sagesse.

La Vérité est la Pierre Philosophale et la Pierre Philosophale est l'Intime de l'Homme ; c'est pour cela que le Christ a dit à Pierre : « Pierre tu es pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église ».

Le Christ n'a pas dit qu'il fonderait son Église sur les corps astral ou de désirs, vital, physique, ni intellectif qui appartient au corps mental, mais « sur la Pierre » c'est-à-dire sur l'Intime.

Maintenant, si vous voulez confirmer (je ne veux pas dire mettre en évidence, parce que vous n'avez pas encore éveillé positivement vos facultés internes) ce que j'affirme à la page 29 du « Mariage Parfait », cherchez les documents des Saintes Écritures. Voyons les versets : 23, 24, 25, 26, 27 et 28 du chapitre 13 de Saint Luc : « Et quelqu'un lui demanda : Seigneur, n'y a-t-il que peu de gens qui seront sauvés ? Jésus leur répondit : efforcez-vous d'entrer par la porte étroite car, je vous le dis, beaucoup essayeront d'entrer et ne le pourront pas ».

« Quand le maître de maison se sera levé et aura verrouillé la porte, et que vous vous trouverez dehors, vous vous mettrez à frapper à la porte et à dire : Seigneur, ouvre-nous ; et en réponse, il vous dira : je ne sais pas d'où vous êtes ».

« Alors, vous commencerez à dire : nous avons mangé et bu avec toi, tu as enseigné dans les rues de notre ville. Il vous dira de nouveau : je vous dis que je ne sais pas d'où vous êtes. Éloignez-vous de moi, vous tous qui commettez le mal. C'est là qu'il y aura des pleurs et des grincements de dents, quand vous verrez Abraham, Isaac, Jacob et tous les prophètes dans le royaume de Dieu et que vous serez jetés dehors ».

L'interprétation que nous donnons à ce document digne de foi est sagement corroborée par la Maîtresse Blavatsky dans les dernières pages du sixième volume de la « Doctrine Secrète », quand elle nous parle de l'Avitchi.

[Le spiritualiste, quelque peu préoccupé, l'interrompit à nouveau en disant :]

D. Maître, je voudrais que vous me disiez clairement : quand les âmes perdues tombent à l'abîme, qu'est-ce qui parvient à être sauvé ?

M. C'est avec un grand plaisir que je vais répondre à votre question : quand les âmes démons tombent à l'Abîme, seul l'Être réel, formé par Atman-Bouddhi, est sauvé ; mais le Moi psychologique se désintègre dans l'Abîme à travers les Aeons et les siècles, d'une manière lente et terrible, endurant les angoisses les plus épouvantables parmi les pleurs et les grincements de dents ; voilà l'horrible fin des âmes infernales.

La fin des âmes mauvaises est horrible : ténèbres, pleurs et désespoir, voilà leur désastreuse fin. De cette horrible disgrâce, seul l'Intime est sauvé, c'est-à-dire l'Esprit, Atman-Bouddhi (pour parler en langage oriental).

Ces deux principes supérieurs de l'homme sont éternels, mais, actuellement, il existe en chair et en os beaucoup d'âmes infernales déjà totalement séparées de leur Être réel et un grand nombre de ces âmes mauvaises ont un intellect très brillant.

Il existe des dames d'une beauté extraordinaire et des messieurs très distingués de la haute société déjà totalement séparés de leurs Intimes ; ce type de personnes iront à l'Abîme immédiatement après leur mort, sans aucune considération ; c'est la seconde Mort dont nous parle l'Apocalypse. Et les neuvaines ne leur serviraient à rien, ni les messes de Requiem, parce que l'Abîme est l'Abîme.

D. Maître, pourquoi pour écrire ne consultez-vous aucun livre ni dictionnaire encyclopédique, ni ne possédez-vous aucune bibliothèque ?

M. Parce que je ne suis pas un intellectuel et je ne veux pas en être un. L'intellect, comme faculté cognitive, est totalement déficient. L'intellect se nourrit des perceptions sensorielles subjectives, et avec ces sensations, il élabore ses concepts (ce que ses sensations contiennent).

Si l'être humain avait tous ses sens développés, il abandonnerait l'intellect, parce qu'il se rendrait exactement compte que l'information intellective est limitée et qu'elle se base seulement sur cinq des douze sens que l'homme possède. Mais comme l'homme est encore un embryon, il utilise l'intellect comme source d'information cognitive ; mais nous, qui avons déjà développé les sept sens restants, nous n'avons nullement besoin de l'intellect et nous regardons avec pitié les intellectuels ; ils sont, pour nous les gnostiques occultistes, quelque chose comme les écoles d'enseignement primaire, comme le parfum du passé, comme les confuses images de nos aïeux.

D. Maître, dans vos enseignements, vous donnez la sensation que la véritable histoire de tout ce qui arrive dans le grand théâtre de l'Univers reste écrite dans la lumière astrale et qu'avec notre corps astral, nous pouvons le vérifier. Est-ce ainsi ?

M. Réellement, la Lumière astrale est le dépôt de toutes les formes passées, présentes et futures de la Nature et nous pouvons, bien sûr, le vérifier si nous apprenons à nous déplacer consciemment avec le corps astral ; mais ces choses, mon ami, ne sont réellement pas pour notre époque, parce que les gens de notre époque ne croient qu'en la viande, la graisse et le beurre, parce qu'ils les achètent et les vendent. Ils regardent avec mépris le corps astral et le considèrent comme un reste du passé, comme une chose sans importance.

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