L'Echelle des Bonheurs jusqu'au Bonheur de l'Absolu

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L'Echelle des Bonheurs jusqu'au Bonheur de l'Absolu

Message le 3 juin 2017, 06:34

Avant tout, je me demande et je demande à tous ceux qui sont ici présents : sommes-nous, par hasard, contents de ce que nous sommes ? Qui d'entre vous se sent véritablement heureux au sens le plus complet du terme ? Lequel d'entre vous connaît le bonheur ?

Nous devons être sincères : aucun de nous ne jouit de l'authentique FÉLICITÉ ; aucun de nous ne peut dire qu'il vit en PAIX ; aucun de nous ne peut dire qu'il se trouve dans une oasis de BÉATITUDE. Nous avons des inquiétudes terribles, des ennuis, des anxiétés, des amertumes, nous souffrons beaucoup et notre coeur palpite avec une terrible intensité...

Nous devons sortir de cette fange où nous nous trouvons. Il nous faut vraiment changer radicalement et ce ne sera possible que si nous faisons appel aux Pouvoirs Transcendantaux et Transcendants de la Verticale.

Lorsque celui qui chemine sur l'Horizontale se souvient de lui-même, de son propre ÊTRE, lorsqu'il se demande : qui suis-je ? D'où est-ce que je viens ? Où vais-je ? Quel est le but de l'existence ? Il s'engage indubitablement sur le SENTIER VERTICAL qui est le SENTIER DE LA RÉVOLUTION, le sentier qui conduit au SURHOMME.

Pour répondre à un questionnement sur la possibilité de quantifier le bonheur, je vous donne mon échelle des bonheurs accessibles :

1/ Le pseudo-bonheur (j'appellerai cela plutôt des plaisirs circonstanciels - la satisfaction de nos ego), c'est celui qu'éprouve les gens dans la satisfactions de leurs plaisirs égoïstes, comme regarder un match de foot, regarder un film, s'acheter des vêtements, des bons petits plats...
Il faut donc désintégrer le Moi, le réduire en poussière, pour que reste en nous la Vérité. Alors, nous serons comblés de plénitude, la félicité sera dans nos coeurs, le bonheur sans limite ; nous verrons le monde tel qu'il est et non pas comme il semble être ; nous écouterons les plus sublimes symphonies du Cosmos ineffable ; nous serons bienheureux, d'un bonheur sans limites, nous serons en état de béatitude parfaite ; toute larme disparaîtra de nous, il n'y aura alors plus de douleur. Tant que le Moi continue de vivre, nous devrons souffrir : Les racines de la douleur, nous les portons en nous-mêmes et pas en dehors de nous ; elles se trouvent dans les différents défauts que nous portons à l'intérieur de nous.

Le monde est très différent... L'heure est venue de « mourir » pour voir le monde tel qu'il est. Ainsi, mes chers frères, je vous invite à la dissolution du Moi, du moi-même, du soi-même. C'est ainsi seulement que vous pourrez jouir de la Félicité authentique...
La fausse personnalité est vraiment problématique, car elle est dominée par la multitude des Moi. Tant que nous posséderons la fausse personnalité, nous n'aurons pas de continuité de propos et nous ne connaîtrons pas le vrai bonheur. Or, si nous voulons être heureux - nous avons tous droit au bonheur -, nous devons éliminer la fausse personnalité ; et pour éliminer la fausse personnalité, nous devons annihiler les Moi qui la caractérisent. Une fois les Moi annihilés, tout change, il se crée dans notre conscience un centre de gravité permanent, et alors survient un extraordinaire état de félicité.

2/ Le bonheur du foyer quand on retrouve les siens après une bonne journée de travail, qu'on est accueilli avec plaisir...


3/ l'extase obtenue par la prière ou la méditation (qui grandira en puissance dans l'extase sexuelle)
Vous voyez bien maintenant ce qu'est la méditation et la prière. Si une personne de bonne volonté se livre à la prière et à la méditation, elle peut avoir le bonheur d'arriver à l'extase.

4/ le bonheur de l'extase sexuelle (fruit de l'alchimie sexuelle pratiqué avec son épouse-prêtresse)
L'Energie Sexuelle est dangereusement volatile et potentiellement explosive. Durant l'acte secret, durant l'extase sexuelle, le couple est enveloppé de cette formidable énergie terriblement divine. En ces instants de bonheur suprême et de baisers ardents qui incendient les profondeurs de l'Ame, nous pouvons retenir cette merveilleuse lumière pour nous purifier et nous transformer de façon absolue. Lorsque nous renversons le Vase d'Hermès, lorsque vient l'émission séminale, la lumière des Dieux se retire en laissant derrière elle les portes ouvertes par où pénètre dans le foyer la lumière rouge et sanguinolente de Lucifer. Alors, le charme disparaît pour laisser place à la désillusion et au désenchantement. Peu de temps après, l'homme et la femme entrent sur le chemin de l'adultère parce que leur foyer s'est converti en un enfer.
On doit contempler le fruit défendu et aspirer son arôme, mais rappelez-vous ce qu'a dit le Seigneur Jéhovah : « Si vous mangez de ce fruit, vous mourrez ». Nous devons jouir du bonheur de l'amour et adorer la femme. Un beau tableau nous ravit, une belle pièce de musique nous mène jusqu'à l'extase, mais une belle et adorable femme nous donne envie de la posséder dans l'acte. Elle est la vive représentation de Dieu-Mère. L'acte sexuel avec l'adorée procure des délices indiscutables. La jouissance sexuelle est un droit légitime de l'homme. Jouissez du bonheur de l'amour mais ne répandez pas le Semen. Ne commettez pas de sacrilège. Ne soyez pas fornicateur. La chasteté nous convertit en Dieux. La fornication nous convertit en démons.

5/ le bonheur de l'être aimé au prix du sacrifice du sien: Il est vrai que des 7, c'est le seul qui ne nous concerne pas directement, mais qui prouve qu'on a beaucoup changé, qu'on a atteint l'amour véritable pour être prêt à mettre le bonheur de l'autre entre parenthèse du notre.
L'Amour véritable n'exige rien, ne demande rien, ne désire rien, ne pense à rien ; il ne veut qu'une chose : le Bonheur de l'être aimé, c'est tout. L'homme qui perd celle qu'il aime ne dit qu'un chose : Je suis heureux que tu aies obtenu le bonheur. Si tu l'as trouvé avec un autre homme, j'en suis très heureux.
le Bonheur de l'être aimé
L'amour est une chose tout à fait sublime. Je vais vous donner un exemple sur l'amour. Le fondateur de New-York était un homme intelligent. Il avait une épouse très distinguée. À l'endroit où il décida de fonder New-York, il n'y avait là rien d'autre que de la végétation, des arbres, de la forêt... En contemplant ce lieu, il conçut l'idée d'une grande cité. C'était l'époque de la ruée vers l'or, l'époque où les gens aux États-Unis avaient la soif de l'or - en fait, ils l'ont toujours eue, mais à cette époque la convoitise de l'or matériel, des mines d'or, etc., était très manifeste. Cet homme donc, s'en allant de par le monde, commit une erreur que je considère très grave : il abandonna sa femme en pleine forêt. Il ne l'a pas quittée pour une autre femme, non, mais pour l'or, pour aller à la recherche de mines d'or... Un jour, il reçut des nouvelles d'elle : quelqu'un lui dit qu'elle était morte. Il ne s'en inquiéta pas outre mesure, parce qu'il n'avait pas d'autre désir qu'une soif insatiable d'or. Plus tard - le temps ayant passé - il rencontra une autre femme et l'épousa. Il construisit un chemin de fer, fonda des banques. Parlant un jour devant un auditoire, le « grand homme » qu'il était devenu reconnut soudain, parmi l'assistance, celle qu'il avait jadis abandonnée... Il se tut, incapable de prononcer un mot ; il essaya de se reprendre, mais il s'empêtra, très troublé, car il avait toujours pensé qu'elle était morte. Quant à elle, on l'avait informée qu'il s'était remarié, qu'il avait six enfants... Puis, dans la salle, voilà qu'ils se retrouvent face à face ; l'homme ne savait plus quoi faire, ni quoi dire. La femme parla : « Ne t'inquiète pas, je sais que tu t'es remarié. » Mais lui était perplexe parce que, bien sûr, il se rappelait son premier amour et il l'aimait toujours, sauf que la soif de l'or l'avait poussé à l'abandonner... Il ne savait vraiment plus que faire. Elle lui dit encore : « Tu peux partir, suis ton chemin. » Elle aussi l'adorait... Il tenta de s'éloigner, mais n'en fut pas capable. Il sentait qu'il lui était difficile de se séparer d'elle. Mais elle lui redonna courage « Ne regarde pas en arrière, lui dit-elle, marche en avant, ne t'arrête pas pour moi. Tu dois triompher, je t'aime beaucoup et je désire ton triomphe... » Il s'en fut, en marchant comme un somnambule, puis elle partit elle-même de son côté. Elle l'aimait énormément. Il aurait pu laisser l'autre femme sur le champ et s'en aller avec elle, mais elle a préféré son bonheur. C'est ça l'amour !

Lequel d'entre vous se sent capable d'accomplir une telle chose, capable de renoncer à l'être qu'il aime le plus au monde pour le bonheur même de cet être ? C'est que l'amour ne veut pas de récompenses ; il donne, il est un don en lui-même et il renonce aux fruits, il ne veut que le bien des autres, même au prix de son propre bonheur.

6/ le bonheur ineffable du Nirvana auquel goûte les bouddhas
Lors de la Cinquième Initiation, nous devons nous décider pour l'un ou l'autre des deux chemins : ou bien rester dans le Nirvana pour y jouir du bonheur infini de l'Espace Sacré qui n'a pas de limites, partageant la vie des Dieux Ineffables, ou bien renoncer à cet immense bonheur et continuer à vivre dans cette vallée de larmes afin d'aider la pauvre humanité souffrante. Ce dernier Sentier est celui du long et amer Devoir. Quiconque renonce au Nirvana par amour pour l'humanité, après avoir gagné et perdu le Nirvana par amour pour l'humanité, pourra se mériter, plus tard, l'Initiation Vénuste.

Quiconque reçoit l'Initiation Vénuste incarne le Christ Interne. Il existe, dans le Nirvana, des millions de Bouddhas qui n'ont pas incarné le Christ. Mieux vaut renoncer au Nirvana par amour pour l'humanité et avoir ainsi le bonheur d'incarner le Christ. L'Homme-Christ pénètre dans des mondes de félicité supranirvanique et, plus tard, dans l'Absolu.

7/ le bonheur de l'Absolu auquel goûte les monades réalisées
Si nous voulons le bonheur, la félicité, nous devons lutter pour le bonheur des autres. Plus on donne, plus on reçoit ; mais celui qui ne donne rien, « on lui enlèvera même ce qu'il a ».

Comment pourrions-nous parvenir à l'authentique félicité nirvanique ou paranirvanique, ici et maintenant, si nous ne travaillons pas pour le bonheur des autres ? La véritable félicité de l'Etre ne peut être égoïste ; elle ne peut être atteinte qu'au moyen du sacrifice pour nos semblables.

Ainsi donc, ceux qui ont accédé aux stades les plus élevés de l'Être, ceux qui sont entrés dans les mondes paranirvanique, maha-paranirvanique, ou dans la sphère monadique ou adique, ou ceux qui ont finalement réussi à fusionner avec l'Éternel Père cosmique commun, ceux-là, de toute évidence, se sont sacrifiés d'une façon ou d'une autre pour leurs semblables, dans notre monde, ce qui leur a donné des mérites suffisants pour atteindre, en vérité, le bonheur sans limites et sans frontières.
Si vous réfléchissez à présent que chaque étincelle est associée à un rayon de lumière particulier, vous saisirez alors la relation des étincelles avec la lumière, et de notre étincelle divine avec le rayon de lumière absolue auquel nous appartenons ; ce rayon de lumière absolue est notre « Glorian ».

Notre « Glorian » est un souffle qui, en lui même, est profondément inconnu. Notre « Glorian » est un souffle de l'Absolu.

Avant d'avoir une Monade divine, notre « Glorian » n'avait pas conscience de lui-même, sa conscience était la conscience de l'Absolu et il ne pouvait pas dire : « Je suis Moi ». Mais le « Glorian » de chacun de nous est maintenant doté d'un « Moi divin » et c'est pourquoi notre « Glorian » peut dès lors affirmer : « Je suis Moi », « Je suis l'Absolu » et « Je suis ici et maintenant ». Ainsi enivré de bonheur, il s'immergera dans cet Océan de la suprême Félicité absolue, au moment où arrivera la Nuit Cosmique, pour resurgir de son profond repos en tant que Dieu ineffable à l'aurore du nouveau Mahamanvantara, et alors chacun de nous, flamme ineffable, s'expandra comme s'expand le feu, et chacune de nos étincelles ignées se convertira en pierre, en plante, en animal, en homme et en Ange, et chacune de nos étincelles devenue flamme nous aimera et nous adorera, et élèvera vers nous ses cantiques, aujourd'hui et à jamais, Amen, en disant : « Allelouyah !, Allelouyah !, Allelouyah ! ». Et l'encens de ses prières parviendra jusqu'à nous comme un parfum rempli d'amour.

Nous ferons alors pour nos « fils du Feu » la même chose que notre Père a fait pour nous.

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Re: L'Echelle des Bonheurs jusqu'au Bonheur de l'Absolu

Message le 21 octobre 2018, 23:07

Superbe, que la Mere Divine m'aide à me defaire de legion ''Moi'' afin de parvenir à ce stade. Amen

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