Union avec l'Intime, avec son Christ Interne

Notre Etre Réel, l'Atman, notre "Père Intime", habitant du Ciel de Jupiter.
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Union avec l'Intime, avec son Christ Interne

Message le 25 janvier 2010, 20:17

CA13 Le travail de l'Initié

L'homme s'unit avec son Christ interne quand il élève consciemment ses sept Serpents qui, en montant le long de la moelle épinière, allument les sept Lumières du candélabre du Temple vivant de son coeur ; les deux rangées de ganglions cérébro-spinaux, une de chaque côté de la colonne vertébrale, resplendissent par le Feu sacré de l'Esprit-Saint qui précède les Serpents dans leur ascension vers le cerveau.

Tel est le travail télésique qui ne culmine pas toujours dans l'union de l'Initié et du Christ ; quand il culmine dans l'union, l'homme est un, non seulement avec le Christ mais également avec l'Absolu ; et si ce corruptible est revêtu d'Immortalité, alors se réalisera la parole qui est écrite : Sordide est la mort dans la Victoire.

L'Intime est l'homme véritable qui vit incarné dans tout corps humain et que nous portons tous crucifié dans le coeur. Quand l'homme se réveille de son sommeil d'ignorance, il se livre à son Intime. Il s'unit avec le Christ et l'homme devient tout-puissant comme l'Absolu d'où il émane. L'Intime est Dieu dans l'homme. L'homme qui ignore cette grande vérité est seulement une ombre, l'ombre de son Intime.

L'homme se crée seul dans l'Univers, séparé de Dieu et de ses semblables. La Vérité est qu'il n'a jamais été et qu'il n'est jamais séparé de Dieu ni de ses semblables. Si tous les hommes savaient que nous sommes et que nous vivons en Dieu, ils cesseraient de lutter entre eux et l'ignorance, la misère, la douleur, le mal, n'existeraient plus sur la Terre.

La vie est telle que l'homme la pense. De sa pensée erronée naît la fausse conscience de séparation entre lui et son Créateur, entre lui et ses semblables. De cet état de conscience est né le Moi ; celui-ci se trouve dans les quatre corps de péché : le physique, l'éthérique, l'astral et le mental. Le Moi est né dans la conscience humaine après qu'Adam et Eve aient été chassés de l'Eden.

Quand le corps physique meurt, le Moi se blottit dans le seuil du sépulcre, attendant que l'homme véritable et immortel, mais non réalisé, se réincarne pour pouvoir, dans ce nouveau corps, réaliser ses désirs non concrétisés : pouvoir, richesses, plaisirs, etc. Dans le Moi, il faut chercher le pourquoi de tous les péchés et des souffrances de l'humanité.

En vérité, nous ne sommes pas ce que nous croyons être. Vous n'êtes pas Joseph, ou Marie, mais l'Intime que les Aztèques dans leur théogonie appellent Quetzalcoatl, le Jumeau divin. Observez les deux Serpents de feu unis par leurs langues, l'un en face de l'autre, dans l'extrémité inférieure de la Pierre du Soleil. Dans le chapitre VII, à propos des Xiuhcoatl, nous avons dit qu'ils sont les Deux éternels opposés ; ici, nous ajoutons qu'ils sont le symbole de l'Intime chez l'homme et chez la femme. L'Intime a deux âmes et un septuple corps dans chacun de ses pôles de manifestation, masculin et féminin, qui lui furent donnés par Jéhovah Dieu quand il les chassa de l'Eden. « Mais je vois une autre Loi dans mes membres », dit le Maître Paul, « qui se révolte contre la Loi de mon esprit et m'amène, captif, à la loi du péché qui est dans mes membres ».

Dans la Cinquième initiation des Mystères Majeurs, l'Ame-Volonté s'unit avec l'Intime et cesse d'être ; dans la Sixième initiation des Mystères Majeurs, l'Ame-Conscience s'unit avec l'Intime et cesse d'être.

L'Intime est Dieu chez l'homme ; le Moi est Satan chez l'homme.

Le symbole de l'Intime est l'Etoile à cinq branches, la pyramide, la croix aux branches égales, le sceptre.

Lorsque vous faites vos exercices de méditation, concentrez-vous sur l'Intime, qui est vous-même, et prononcez avec révérence le mantra Omnis Aum. « Et vous serez emmené jusqu'au paradis où vous écouterez des mots secrets que l'homme ne peut pas révéler ».

L'homme libéré est Maître de lui-même. Il n'est pas obligé de se réincarner ; s'il se réincarne, il le fait volontairement et amoureusement pour aider l'humanité. Mais, en tout cas, il suit toujours le chemin étroit du devoir, de l'amour et du sacrifice, qui le mène directement au bonheur sans limites de l'Absolu.

Quand l'Initié recule devant le dilemme du Seuil du Sanctuaire : son Intime ou son Moi, la vérité le fuit lentement ; c'est pour cela que nous disions dans le chapitre VIII : dans l'encens de la prière se cache le délit : à l'autel, le délit revêt la tunique de sainteté et sa figure est celle du martyr.

Cette fois, dans sa lutte pour le corps, le Moi triompha, le Prince de ce monde, comme il est appelé dans les écritures. Le corps qu'il aimait tant et dont il avait tant besoin pour demeurer et jouir, lui échappe de peu, le coup fut terrible. Maintenant, il sera en alerte, ses passions n'affleureront pas si facilement. Il se déguise sous l'apparence d'un bel enfant mais, maintenant, il est plus dangereux, plus astucieux ; il ne veut pas d'argent, mais le pouvoir ; il ne veut pas la réputation mais des honneurs, le monde du troupeau humain ; il veut que celui-ci l'honore, lui baise la main et l'appelle grand prélat ou grand maître.

Il écrit des livres, dicte des conférences et se réjouit en parlant de ses grandes oeuvres. Comme les gens de théâtre, les applaudissements le rendent fou. Pour toutes ses mauvaises actions, il a une excuse philosophique. Il se rase le dessus de la tête et se laisse pousser la barbe et les cheveux ; il simule la sainteté dans tous ses gestes ; il déguise la colère en sérénité, l'orgueil par des attitudes de mendiant ; il se démasque sans retenue pour parler de ses grands pouvoirs et aime toujours les sièges du premier rang.

Cependant, pour Dieu, il n'y a pas de temps ni d'espace. Tandis que l'homme se réveille de son sommeil de séparativité, dans lequel il va se mouvoir seulement suivant l'impulsion de ses passions à un tel point que celles-ci gouvernent le monde, et vit mort par rapport à Dieu, à lui-même et à ses semblables, par les réincarnations il polit sa personnalité ; son corps et son visage embellissent ou s'enlaidissent selon ses oeuvres (lire « Le portrait de Dorian Grey », d'Oscar Wilde).

Seuls ses yeux changent très lentement et, dans tout ce qu'il fait, il laisse l'empreinte, qui ne peut être confondue, de sa façon d'être, de penser, de sentir et d'aimer. Et un jour, fatigué de son douloureux pèlerinage sur la Terre, il s'arrête et retourne vers l'Etre aimé. C'est à la libération de ce type d'hommes que se réfère le divin Maître Jésus, le Christ, dans la parabole du fils retrouvé (Luc 15, 11-32).

Connais-toi toi-même !, c'est ce qui était écrit derrière la porte des Temples des Mystères de l'Ancienne Grèce. Ceci est l'objectif même de l'existence : que l'homme se connaisse lui-même comme Fils de Dieu, comme Dieu même sur la Terre pour que celle-ci se transforme en un beau jardin ou la liberté, l'égalité et la fraternité soient des lois d'amour pour tous les hommes. C'est la clé merveilleuse du pouvoir de tous les mages de tous les temps. « Regarde, disent les Saintes écritures, aujourd'hui j'ai mis devant toi la vie et le bien, la mort et le mal ».

Pratique : dans le chapitre IX nous avons dit : au cours de vos périodes de méditation quotidienne, demandez-vous, qui suis-je ?. Si vous avez pratiqué fidèlement et avec dévotion l'exercice de ce chapitre, vous aurez certainement déjà écouté la douce et amoureuse voix de votre Christ interne. Nous vous recommandons de relire ce chapitre : ( MCA09 La méditation : http://gnosis.gnose.samael.free.fr/text/MCA09.html) et, avant de vous livrer à la méditation, vous sentirez ce que vous avez été éternellement : l'Intime.

Affirmez-vous dans cet état de conscience en disant sept fois : Je suis Lui, et vous sentirez que le Feu sacré de l'Esprit-Saint se détache de votre plexus solaire, où il a été laissé dans le chapitre précédent, et il monte jusqu'au coeur ou il s'unit avec votre Intime, votre Etre véritable. Votre Intime et votre Christ interne sont Un.

Vous verrez que le Feu sacré, depuis qu'il s'est détaché de votre chakra Muladhara pour se diriger vers le haut, pénétrant et enveloppant tout votre corps, brûle vos habitudes négatives : paresse, manque de réflexion, peur, loquacité, colère, envie, médisance, vanité, etc. Terminez votre méditation en vous concentrant sur les paroles de l'Apôtre Paul : « il y a un corps animal et un corps spirituel ». Et dites comme lui : « Je ne vis pas en moi, Christ vit en moi ». Essayez de faire en sorte que cet état de Conscience, désormais, soit le diapason qui inspire tous les actes de votre vie.

chapitre extrait du livre : http://gnosis.gnose.samael.free.fr/text/MCA13.html

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Re: Union avec l'Intime, avec son Christ Interne

Message le 30 juin 2017, 10:22

Sur l'illusion de la séparativité, l'hérésie de la séparativité, l'esprit de non-séparativité

De Samaël Aun Weor, Helena Petrovna Blavatsky et Mago Jefa (Georges Adoum)

extraits :

1952-1963 Messages de Noël.txt (MsgNOEL:Msg14) : Suprême Message de Noël 1962-1963 (l'An 1 du Verseau) :
§ n°6590 Ph. n°14159 - Tu dois comprendre, mon Frère, la personnalité dans l'impersonnalité. Tu dois comprendre, maintenant, que l'illusion de la séparativité est une hérésie et que la personnalité égoïste de ceux qui veulent uniquement être eux et rien de plus, est la pire des hérésies.

1954 La rose ignée.txt (RI:Chap36) : CHAPITRE36 La huitième chambre. :
§ n°9099 Ph. n°17927 - 27 Tu t’es libéré de l’illusion de la séparativité. Tu es Cela, Cela, Cela.
§ n°9106 Ph. n°17937 - 34 Tu dois maintenant saisir, mon frère, que l’illusion de la séparativité est une hérésie, et que la personnalité égoïste de ceux qui veulent seulement être eux et rien de plus, est la pire des hérésies.
§ n°9111 Ph. n°17943 - 39 Lorsque nous avons parlé d’une forte et puissante personnalité, beaucoup n’ont pas compris ce qu’est la personnalité au-dedans de l’impersonnalité, et ils sont tombés dans l’horrible hérésie de la séparativité.

1959 La montagne de la Juratena.txt (MJ:Chap03) : CHAPITRE03 Le Prince de ce Monde. :
§ n°14602 Ph. n°29064 - La goutte doit s’absorber dans l’océan et l’océan dans la goutte. H.P. Blavatsky disait : « L’hérésie de la séparativité est la pire des hérésies ».

1959 Notions fondamentales d'endocrinologie et criminologie.txt (NFEC:Chap19) : CHAPITRE19 Le Mental Humain :
§ n°16222 Ph. n°33681 - Le Moi est une erreur transitoire de la "Roue du Samsara" (la Roue des réincarnations et du karma). Le Moi est l'hérésie de la séparativité.

1961 Introduction à la Gnose.txt (IG:Chap09) : CHAPITRE09 Neuvième Leçon. :
§ n°21307 Ph. n°42935 - Tous les êtres vivent immergés dans l’océan infini du Mental Universel. Ainsi, nous vivons tous à l’intérieur de tous. Personne ne peut se séparer mentalement. « L’hérésie de la séparativité est la pire des hérésies ».

1973 Magie christique aztèque.txt (MCA:Chap13) : CHAPITRE13 Le travail de l’Initié. :
§ n°38016 Ph. n°82337 - Cependant, pour Dieu, il n’y a pas de temps ni d’espace. Tandis que l’homme se réveille de son sommeil de séparativité, dans lequel il va se mouvoir seulement suivant l’impulsion de ses passions à un tel point que celles-ci gouvernent le monde, et vit mort par rapport à Dieu, à lui-même et à ses semblables, par les réincarnations il polit sa personnalité ; son corps et son visage embellissent ou s’enlaidissent selon ses œuvres (lire « Le portrait de Dorian Grey », d’Oscar Wilde).

1973 Oui il y a l'Enfer, oui il y a le Diable, oui il y a le Karma.txt (EDK:Chap10) : CHAPITRE10 Sixième sphère submergée ou sphère de Jupiter. :
§ n°38960 Ph. n°84580 - Vivent aussi, dans cette région, les blasphémateurs, ceux qui haïssent tout ce qui peut avoir un goût de divinité, et les hérétiques, ceux qui cultivent le dogme de la séparativité.

1973 Oui il y a l'Enfer, oui il y a le Diable, oui il y a le Karma.txt (EDK:Chap15) : CHAPITRE15 La Dissolution de l’Ego. :
§ n°39593 Ph. n°85614 - Il est urgent que tous ceux qui sont ici comprennent que, dans le Christ, nous sommes tous Un et que l’hérésie de la séparativité est la pire de toutes.

1974 La doctrine secrète de l'Anahuac.txt (DSA:Chap10) : CHAPITRE10 L’Anthropologie Gnostique. :
§ n°41233 Ph. n°88375 - Au contraire, s’éloigner de l’Etre, continuer en tant qu’Ego dans l’hérésie de la séparativité, signifie se condamner à l’Involution dans les mondes infernaux, dans les régions submergées de l’Abîme.
§ n°41302 Ph. n°88471 - Se considérer comme un moment de la totalité, c’est se savoir infini et c’est repousser, avec toutes les forces de l’Etre, l’égoïsme répugnant de la séparativité.

1983 Pistis Sophia.txt (PS:Chap56) : CHAPITRE56. :
§ n°56108 Ph. n°117698 - Il est nécessaire de cesser d'exister dans l'hérésie de la séparativité comme dans le bonheur du Vide Illuminateur.

autres écrits de HPB.txt (autresHPB:Chap5) : Chapitre OCCULTISME PRATIQUE :
§ n°76623 Ph. n°184962 - En Orient, l'esprit de "non-séparativité" est inculqué aussi assidûment dès l'enfance que l'esprit de rivalité l'est en Occident. L'ambition personnelle, les sentiments et les désirs personnels ne sont pas encouragés à devenir aussi envahissants. Lorsque le terrain est naturellement bon, il est cultivé dans le sens voulu et l'enfant devient un homme en qu l'habitude de subordonner le soi inférieur au Soi supérieur est forte et puissante. En Occident les gens pensent que leurs propres sympathies et antipathies pour les hommes et les choses sont des principes directeurs sur lesquels ils ont à régler leur façon d'agir, lors même qu'ils ont à régler leur façon d'agir, lors même qu'ils n'en font pas la loi de leur vie et ne cherchent pas à les imposer aux autres.

autres écrits de HPB.txt (autresHPB:Chap7) : Chapitre PREMIERS PAS SUR LE CHEMIN DE L'OCCULTISME :
§ n°76682 Ph. n°185202 - En Orient, l'esprit de « non-séparativité » est inculqué aussi assidûment dès l'enfance que l'esprit de rivalité l'est en Occident. L'ambition personnelle, les sentiments et les désirs personnels ne sont pas encouragés à devenir aussi envahissants. Lorsque le terrain est naturellement bon, il est cultivé dans le sens voulu et l'enfant devient un homme en qui l'habitude de subordonner le soi inférieur au Soi Supérieur est forte et puissante. En Occident, les gens pensent que leurs propres sympathies et antipathies pour les hommes et les choses sont des principes directeurs sur lesquels ils ont à régler leur façon d'agir, lors même qu'ils n'en font pas la loi de leur vie et ne cherchent pas à les imposer aux autres.

autres écrits de HPB.txt (autresHPB:Chap9) : Chapitre FONDEMENTS DE LA PHILOSOPHIE ÉSOTÉRIQUE :
§ n°78408 Ph. n°190602 - émotionnelle humaine - deux caractéristiques purement terrestres. Les premiers, ou les "perfectionnés", se sont libérés de ces sentiments, parce que (a) ils n'ont plus de corps charnels - ce poids qui engourdit toujours l'Ame ; et (b) parce que, le pur élément spirituel étant laissé sans entraves et plus libre, ils sont moins influencés par la mâyâ que ne peut jamais l'être l'homme, à moins qu'il ne soit un Adepte, qui garde entièrement séparées ses deux personnalités - la spirituelle et la physique. Les Monades naissantes, n'ayant jamais eu de corps terrestres ne peuvent éprouver aucun sentiment de personnalité ou d'EGO-ïsme. Ce qu'on entend par "personnalité" étant une limitation et une relation, ou, comme Coleridge la définit, "une individualité existant par elle-même, mais avec une nature comme base", le mot ne peut naturellement pas s'appliquer à des entités non humaines ; mais, ainsi qu'il a toujours été constaté par des générations de Voyants, aucun de ces Etres, supérieur ou inférieur, n'a d'individualité, ni de personnalité comme Entité séparée, par exemple ils n'ont pas d'individualité dans le sens que donne à ce mot l'homme qui dit : "je suis moi et personne d'autre" ; en d'autres termes, ils ne sont pas conscients d'une séparativité distincte comme celle qui existe pour les hommes et les choses de la terre. L'individualité est la caractéristique de leurs Hiérarchies respectives et non de leurs unités, et ces caractéristiques varient seulement avec le rang du plan auquel appartiennent ces Hiérarchies : plus elles se rapprochent de la région de l'homogénéité et de l'Un Divin, plus cette individualité est pure et peu accentuée dans la Hiérarchie. Ils sont finis sous tous les rapports, sauf en ce qui concerne leurs principes supérieurs - les Etincelles immortelles - qui réfléchissent la Flamme Divine Universelle individualisée et séparée seulement, sur les sphères d'Illusion, par une différenciation aussi illusoire que le reste. Ce sont des "Etres Vivants", parce que ce sont les courants projetés de la VIE ABSOLUE sur l'écran Kosmique de [34] l'Illusion ; des Etres dans lesquels la vie ne peut s'éteindre avant que le feu de l'ignorance ne soit éteint chez ceux qui ont le sentiment de ces "Vies". Ayant pris naissance sous l'influence vivifiante du rayon incréé, réflexion du grand Soleil Central qui luit sur les bords de la rivière de vie, c'est, chez eux, le Principe intérieur qui appartient aux eaux de l'immortalité, tandis que son vêtement différencié est aussi périssable que le corps de l'homme. C'est pourquoi Young avait raison de dire :
§ n°78410 Ph. n°190620 - Très Haut" ; ils sont encore bien moins les "Messagers de colère" d'un Dieu, comme en a créé l'imagination de l'homme. Solliciter leur protection est aussi insensé que de croire qu'on peut gagner leur sympathie par une offrande quelconque, car ils sont, autant que l'homme lui-même, les esclaves et les créatures de l'immuable Loi Karmique et Kosmique. La raison en est évidente. Ne possédant aucun élément de personnalité dans leur essence, ils ne peuvent avoir aucune des qualités personnelles telles que les hommes les attribuent, dans les religions exotériques, à leur Dieu anthropomorphe, le Dieu jaloux et exclusif, qui se réjouit et se met en colère, qui aime les sacrifices et montre plus de despotisme dans sa vanité que n'importe quel homme insensé. L'Homme, étant un composé des essences de toutes ces Hiérarchies célestes, peut réussir comme tel, à se rendre supérieur, à un certain point de vue à une quelconque Hiérarchie ou Classe ou même de leur combinaison. Il est dit que "l'homme ne peut ni se rendre les Dévas propices ni les commander". Mais, en paralysant sa personnalité inférieure et en arrivant ainsi à la pleine connaissance de la non-séparativité entre son SOI Supérieur et l'Unique SOI Absolu, l'homme peut, même durant sa vie terrestre, devenir comme " l'UN de Nous". C'est ainsi qu'en mangeant le [35] fruit de la connaissance qui dissipe l'ignorance, l'homme devient comme l'un des Elohim ou Dhyânis et, une fois sur leur plan, l'Esprit de Solidarité et de parfaite harmonie qui règne dans toute Hiérarchie doit s'étendre à lui et le protéger.

Glossaire Théosophique de HPB.txt (GT) :
§ n°134408 Ph. n°372124 - CERCLE-NE-PASSE-PAS, Le. Le cercle à l'intérieur duquel sont renfermés tous ceux qui sont encore victimes de l'illusion de la séparativité.

La doctrine secrète de HPB.txt (DS) :
§ n°146003 Ph. n°427795 - b) « Est Un » se rapporte à la Non-Séparativité de tout ce qui vit et existe, à l'état actif ou passif. Dans un sens, OEAOHU est la « Racine sans Racine de Tout » et, par conséquent, un avec Parabrahman. Dans un autre sens, c'est un nom de la Vie Une manifestée, l'Unité éternelle et vivante. « Racine » signifie, comme on l'a déjà expliqué, la Connaissance Pure (Sattva) [ « Le terme original qui exprime la « Compréhension » est Sattva, que Shankara traduit par Antaskarana « purifié par les sacrifices, et par d'autres opérations sanctifiantes ». Dans la Katha, page 148, Sattva est traduit, par Shankara, par le mot Buddhi, et c'est là l'usage ordinaire du mot (Bhagavad-gitâ, etc., traduite par Kathinath Trimbak Telang. M. A., éditée par Max Müller, p. 195). Quelque signification que les diverses écoles puissent lui attribuer, Sattva est le nom donné par les étudiants occultistes de l'École Aryâsanga à la Monade double, ou Atmâ-Buddhi, et Atmâ-Buddhi, sur ce plan-là, correspond à Parabrahman et à Mûlaprakriti sur le plan supérieur. ], la Réalité éternelle non conditionnée (nitya), ou at (Satya), qu'on appelle Parabrahman ou Mûlaprakriti, car ces derniers ne sont que les deux symboles de l'Un.La « Lumière » est le même Rayon Spirituel Omniprésent qui est entré dans l'oeuf Divin, l'a maintenant fécondé, et invite la matière cosmique à commencer sa longue série de différenciations. Les « Caillots » sont la première différenciation et se rapportent probablement à cette matière cosmique, que l'on suppose être l'origine de la Voie Lactée - la matière que nous connaissons. Cette « matière », qui, selon la révélation reçue des premiers Dhyânis-Buddhas, est pendant le sommeil périodique de l'Univers, de la ténuité la plus grande que puisse concevoir l'oeil du Bodhissattva parfait, - cette matière radieuse et froide se trouve, au premier réveil du mouvement cosmique, éparpillée à travers l'Espace, apparaissant, vue de la Terre, en mottes et en masses semblables aux grumeaux de lait caillé. Ce sont les semences des mondes futurs, « l'étoffe Stellaire ».
§ n°146197 Ph. n°429409 - Ainsi, dans l'allégorie, les Lipika séparent le monde (ou plan) de l'Esprit pur de celui de la Matière. Ceux « qui descendent et qui montent » - les Monades qui s'incarnent et les hommes qui aspirent à la purification et qui « montent », mais qui n'ont pas encore atteint le but - ne peuvent traverser le cercle « Ne passe pas » que le jour « sois avec Nous »; le jour où l'homme se délivrant des entraves de l'ignorance et reconnaissant pleinement la non-séparativité de l'Ego qui est dans sa personnalité - considérée par erreur comme la sienne propre - de l'EGO UNIVERSEL (Anima Supra-Mundi), se plonge dans l'Essence-une, pour devenir non seulement un « avec Nous » les Vies universelles manifestées qui sont une Vie « UNIQUE », mais cette Vie-là elle-même.
§ n°146757 Ph. n°432556 - (6) L'Univers est élaboré et guidé du dedans au dehors. Il en est en bas comme en haut, sur la terre comme dans le ciel, et l'homme, microcosme et copie miniature du macrocosme, est le témoin vivant de cette Loi Universelle et de son mode d'action. Nous voyons que chaque mouvement, chaque action ou geste externes, qu'ils soient volontaires ou machinaux, organiques ou mentaux, sont produits et précédés par une sensation ou une émotion interne, volonté ou volition, pensée ou intelligence. Comme aucun mouvement ou changement externe, lorsqu'il est normal, ne peut se produire dans le corps extérieur de l'homme sans être provoqué par une impulsion intérieure donnée par l'une des trois fonctions dont nous venons de parler, il en est de même pour l'Univers externe ou manifesté. Le Kosmos entier est guidé, contrôlé et animé par une série presque infinie de Hiérarchies d'Êtres sensibles ayant, chacun, une mission à remplir et qui, quelque nom que nous leur donnions, que nous les appelions Dhyân Chôhans ou Anges - sont des « Messagers » uniquement en ce sens qu'ils sont les agents des Lois Karmiques et Cosmiques. Ils varient à l'infini dans leurs degrés respectifs de conscience et d'intelligence, et les appeler tous des Esprits purs, sans aucun des mélanges terrestres « dont le temps a coutume de faire sa proie », c'est simplement se permettre une fantaisie poétique. En effet, chacun de ces Êtres a été un homme dans le cycle (Manvantara) précédent ou se prépare à le devenir dans le Manvantara actuel ou dans un Manvantara à venir. Ce sont des hommes parfaits quand ils ne sont pas des hommes en devenir et, dans leurs sphères supérieures et moins matérielles, ils ne diffèrent, moralement, des êtres humains terrestres qu'en ce qu'ils ne possèdent pas le sentiment de la personnalité et de la nature émotionnelle humaine - deux caractéristiques purement terrestres. Les premiers, ou les « parfaits », se sont libérés de ces sentiments, parce que (a) ils n'ont plus de corps charnels - ce poids, qui engourdit toujours l'Âme - et (b) parce que, le pur élément spirituel étant laissé sans entraves et plus libres, ils sont moins influencés par la Mâyâ que ne peut jamais l'être l'Homme, à moins qu'il ne soit un Adepte, c'est-à-dire un être capable de tenir entièrement séparées ses deux personnalités - la spirituelle et la physique. Les Monades naissantes, n'ayant jamais eu de corps terrestres, ne peuvent éprouver aucun de sentiment de personnalité ou d'ego-ïsme. Ce qu'on entend par « personnalité » étant une limitation et une relation, ou, comme Coleridge la définit, « une individualité existant par elle-même, mais avec une nature comme base », le mot ne peut naturellement pas s'appliquer à des entités non humaines; mais, ainsi qu'il a toujours été constaté par des générations de Voyants, aucun de ces Êtres, supérieur ou inférieur, n'a d'individualité, ni de personnalité comme Entités séparées; ils n'ont pas d'individualité dans le sens que donne à ce mot l'homme qui dit : « Je suis moi et personne d'autre »; en d'autres termes, ils ne sont pas conscients d'une séparativité distincte, comme celle qui existe pour les hommes et les choses de la terre. L'individualité est la caractéristique de leurs Hiérarchies respectives et non de leurs unités, et ces caractéristiques varient seulement avec le rang du plan auquel appartiennent ces Hiérarchies; plus elles se rapprochent de la région de l'Homogénéité et de l'Un Divin, plus cette individualité est pure et peu accentuée dans la Hiérarchie. Ils sont finis sous tous les rapports, sauf en ce qui concerne leurs principes supérieurs, - les Étincelles immortelles qui réfléchissent la Flamme Divine Universelle individualisée et séparée seulement, sur les sphères d'Illusion, par une différenciation aussi illusoire que le reste. Ce sont des « Êtres Vivants », parce que ce sont des courants projetés de la VIE ABSOLUE sur l'écran Cosmique de l'Illusion; des êtres dans lesquels la vie ne peut s'éteindre avant que le feu de l'ignorance ne soit éteint chez ceux qui ont le sentiment de ces « Vies ». Ayant pris naissance sous l'influence vivifiante du Rayon incréé, réflexion du grand Soleil Central qui luit sur les bords de la Rivière de Vie, c'est, chez eux, le Principe Intérieur qui appartient aux Eaux de l'Immortalité, tandis que son vêtement différencié est aussi périssable que le corps de l'homme. C'est pourquoi Young avait raison de dire :
§ n°146759 Ph. n°432579 - et pas davantage. Ce ne sont ni des Anges « secourables », ni des Anges « protecteurs », pas plus que des « Précurseurs du Très-Haut »; ils sont encore bien moins les « Messagers de Colère » d'un Dieu, comme en a créés l'imagination de l'homme. Solliciter leur protection est aussi insensé que de croire qu'on peut gagner leur sympathie par une offrande quelconque, car ils sont, autant que l'homme lui-même, les esclaves et les créatures de l'immuable Loi Karmique et Cosmique. La raison en est évidente. Ne possédant aucun élément de personnalité dans leur essence, ils ne peuvent avoir aucune des qualités personnelles telles que les hommes attribuent, dans les religions exotériques, à leur Dieu anthropomorphe, le Dieu jaloux et exclusif, qui se réjouit et se met en colère, qui aime les sacrifices et montre plus de despotisme dans sa vanité que n'importe quel homme insensé. L'Homme, étant un composé des essences de toutes ces Hiérarchies célestes, peut réussir, comme tel, à se rendre supérieur, à un certain point de vue, à une Hiérarchie ou à une quelconque de ces Classes ou même de leurs combinaisons. Il est dit que « l'homme ne peut ni se rendre les Dévas propices, ni les commander ». Mais, en paralysant sa personnalité inférieure et en arrivant ainsi à la pleine connaissance de la non-séparativité entre son SOI Supérieur et l'Unique SOI Absolu, l'homme peut, même durant sa vie terrestre, devenir « l'Un de nous ». C'est ainsi qu'en mangeant le fruit de la connaissance qui dissipe l'ignorance l'homme devient comme l'un des Elohim ou Dhyânis et, une fois sur leur plan, l'Esprit de Solidarité et de Parfaite Harmonie qui règne dans toute Hiérarchie doit s'étendre à lui et le protéger en tout.

La doctrine secrète de HPB.txt (DS:Livre1) : livre sacré, constitue cependant une excellente preuve que les premiers Chrétiens l'acceptaient ; parmi ceux-ci les plus savants - comme Clément d'Alexandrie, par exemple - comprenaient le Christianisme et ses doctrines d'une tout autre façon que leurs successeurs modernes et considéraient le Christ sous un aspect que les Occultistes seuls peuvent apprécier. Les premiers Nazaréens et Chrétiens, comme les appelle Justin Martyr, étaient les disciples de Jésus, du véritable Chrestos et Christos de l'Initiation, tandis que les Chrétiens modernes, surtout ceux d'Occident, peuvent être des Papistes, des Grecs, des Calvinistes ou des Luthériens, mais ne peuvent guère être appelés des Chrétiens, c'est-à-dire des disciples de Jésus, le Christ. :
§ n°161503 Ph. n°481715 - Le sentiment de la responsabilité est le commencement de la Sagesse, c'est une preuve qu'Ahamkâra commence à se [VI 296] dissiper. On commence à perdre le sentiment de la séparativité.
§ n°161537 Ph. n°481846 - Dans l'homme, Eros c'est le génie qui veut créer de grands tableaux, de grande musique, des choses qui vivront et seront utiles à la race. Il n'a rien de commun avec le désir animal de créer. La Volonté vient du Manas Supérieur. C'est l'harmonieuse tendance universelle, qui agit par le Manas Supérieur. Le Désir est le produit de la séparativité, qui cherche la satisfaction du Moi dans la Matière. Le sentier ouvert, entre l'Ego Supérieur et l'Ego Inférieur, permet à l'Ego d'agir sur le moi personnel.

La Voix du Silence de HPB.txt (VS:ChapPRÉFACE) : Chapitre PRÉFACE :
§ n°161778 Ph. n°482450 - Et cependant, ce genre d'éthique remplit volume sur volume de la littérature orientale, spécialement dans les Oupanishads. "Tue tout désir de la vie", dit Krishna à Ardjuna. Ce désir est inhérent seulement au corps, véhicule du SOI incarné, et non au SOI qui est "éternel", indestructible, qui ne tue ni n'est tué" (Katha Oupanishad). "Tue la sensation" , enseigne le Sutta Nipâta ; "Regarde comme égaux le plaisir et la peine, le gain et la perte, la victoire et la défaite". Et encore: "Cherche abri dans l'éternel seul" (Ibid). "Détruis le sens de séparativité", - répète Krishna sous toutes les formes. "Le mental (Manas) qui suit les sens errants, rend l'âme désemparée comme le bateau que le vent ballotte sur les ondes" (Bhagavad-Gitâ, II, 70) .

Le Buisson Ardent d'Adoum.txt (BA:Chap7) : Chapitre 7 L'Unité dans la Trinité :
§ n°162459 Ph. n°484327 - Quant à la récompense : « Le vainqueur, je lui donnerai de siéger avec moi sur mon trône, comme moi aussi j'ai remporté la victoire et suis allé siéger avec mon Père sur son trône » (Ap 3,21) c'est-à-dire que chacun pourra s'asseoir avec Lui dans le Royaume interne, l'illusion de la séparativité ayant disparu.


Sujet remonté par Gemani le 30 juin 2017, 10:22.

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