Auto-Mérite et Moi de la Sainteté

Spécifiquement selon la définition de Samael
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Auto-Mérite et Moi de la Sainteté

Message le 4 décembre 2011, 14:02

Mais, pour ce qui est de la dissolution des agrégats, je veux vous dire qu'il y en a qui sont très difficiles à dissoudre, tel celui de l'auto-mérite : penser que l'on a du mérite pour tout. Nous, les missionnaires, nous devons faire attention à cela (je me considère aussi comme un missionnaire ; je sors aussi en mission, en tournée, pour toucher des gens et tout ça). Nous devons être vigilants par rapport à ça, car il pourrait arriver qu'en travaillant pour l'humanité, nous nous sentions alors pleins de mérites et que nous disions : « Bon, mais si j'ai travaillé pour l'humanité, que je suis en train de travailler, je suis méritant ; j'ai des mérites puisque je fais quelque chose pour l'humanité, je me suis sacrifié ».

Cette question de l'auto-mérite est très grave, car réellement, nous ne méritons rien. Si je vous disais que : « J'ai du mérite, car j'ai écrit quelques livres et j'ai formé un Mouvement ». Il ne me semble pas que je mérite quoi que ce soit parce que j'ai formé le Mouvement Gnostique. Car, qui a créé le Mouvement Gnostique ? C'est celui qui est ici, à l'intérieur. Qui est-ce ? L'Ancien des Jours, la Bonté des bontés, la Miséricorde des miséricordes, l'Occulte de l'occulte. Lui a du mérite, moi je ne suis que son instrument. Les mérites sont à lui et non à moi.

Si je crois que j'ai tous les mérites et que vous devez reconnaître mes mérites « parce que j'ai créé le Mouvement Gnostique » et que je me présente devant vous, rempli de vanité, je suis en train de commettre une faute très grave, car je n'ai aucun mérite, je n'ai rien fait. L'oeuvre, c'est le Père qui l'a faite.

Je lui ai servi de véhicule et c'est tout. Un instrument imparfait, une « petite machine » par-là qui sert plus ou moins au Seigneur pour écrire ses livres : c'est lui qui les écrit, pas moi. C'est lui, à travers cette « petite machine », à travers ces doigts qui, sont certes, presque à moitié détruits d'avoir tant tapé à la machine à écrire... C'est une « petite machine » qui, maintenant, a même les doigts endommagés d'avoir tant écrit ; elle est vieille, mais ici elle sert, la « petite machine ». Mais pourrais-je dire que j'ai des mérites ? Serais-je, par hasard, le détenteur de la Sagesse Universelle ? C'est le Seigneur qui a les mérites, car c'est de lui que viennent les mérites. Je suis uniquement son véhicule, son instrument, un véhicule imparfait ; Lui seul est parfait.

Ainsi, donc, cette affaire du Moi du mérite, de l'auto-mérite, il faut l'éliminer. Parce que tant qu'on aura ce Moi de l'auto-mérite, en pensant qu'on a tous les mérites, il ne pourra rien faire d'autre que de continuer en tant qu'Ego ; et le fait de continuer en tant qu'Ego est très triste, car on n'arrive pas ainsi à la Libération.

D. [...]

M. Ils le peuvent toujours ; ceux qui ne le disent pas pensent : « Je me suis sacrifié, j'ai lutté, je suis en train de faire le Mouvement, j'ai déjà gagné des mérites ». Cela ne nous laisse pas mourir en nous-mêmes. On doit savoir que nous, nous ne sommes pas plus qu'un pauvre ver et rien d'autre, qu'on ne vaut rien, que c'est l'oeuvre du Seigneur, de l'Ancien des Jours ; c'est lui qui fait l'oeuvre ; nous, nous ne valons rien, nous ne sommes rien. Il faut comprendre cela. Tant que cela ne sera pas compris, l'Ego continuera d'exister.

Bon, maintenant, il se peut que nous le comprenions intellectuellement et que nous disions : « oui, c'est vrai » ; mais c'est autre chose que de le comprendre réellement et de le sentir, n'est-ce pas ? Il faut comprendre, savoir et sentir qu'en réalité, en vérité, nous ne sommes rien. Seul le Père qui est en secret a des mérites ; nous, nous n'avons pas de mérites. Tout au plus, avons-nous servis d'instrument ; en tant qu'instrument, nous pourrons être plus ou moins utiles.

Plus nous serons « morts », plus nous serons utiles ; moins nous serons « morts », moins nous serons utiles. Plus on est « mort », plus on est utile comme instrument, mais comme instrument ! Mais croire que c'est nous qui faisons l'oeuvre, c'est absurde ! Car nous ne sommes rien, nous ne valons rien, nous ne méritons rien. Car, dans des existences passées et dans la présente, nous avons tous péché contre le Père, nous avons commis beaucoup de crimes, beaucoup de délits et beaucoup d'erreurs. Aucun d'entre-nous ne peut dire : « Écoute, moi je n'ai jamais dans ma vie, ni dans aucune existence, commis une seule erreur ». Lequel d'entre-nous peut dire cela, lequel ? En connaissez-vous un ?

On se prend pour un saint... Il y a un Moi qui se prend pour un saint, le Moi de la sainteté : on croit qu'on est divinisé, très saint, qu'on a tous les mérites. Là, c'est le Moi pharisien. Nous devons éliminer le Moi pharisien si nous voulons obtenir l'Annihilation Bouddhique.

Passage extrait de la CONFÉRENCE N°96 : RIGUEUR ÉSOTÉRIQUE DE LA SEMAINE SAINTE : http://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr/ ... 140&t=1280

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