Mois Arrogance, Supériorité, Intolérance - Amour Conscient

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Mois Arrogance, Supériorité, Intolérance - Amour Conscient

Message le 13 décembre 2011, 06:08

Bon, pour aller plus avant, afin de poursuivre cet exposé, nous dirons ce qui suit : il y a trois sortes d'Amour. Quand un disciple dit à Jésus-Christ qu'il l'aime, Jésus interroge son disciple, lui demandant, à son tour, quelle sorte d'amour il ressent envers lui. Nous devons comprendre un peu plus à fond cette question, parce qu'il existe l'AMOUR PUREMENT SEXUEL, il existe l'AMOUR PUREMENT ÉMOTIONNEL et il existe l'AMOUR CONSCIENT. Dans un de nos rituels, nous disons : « Amour est Loi, mais Amour Conscient ».

Beaucoup de gens ne s'entendent que sexuellement et rien d'autre ; c'est l'Amour Sexuel. Il y en a d'autres qui ont leur centre de gravité dans les émotions, c'est-à-dire qu'ils cultivent un Amour purement Émotionnel. Cet Amour Émotionnel entre deux personnes se transforme indubitablement en haine ou vice versa ; il est instable ; il est rempli d'amertumes, de passions et de jalousie, etc. De sorte qu'on ne pourrait pas le qualifier d'Amour Judicieux au sens le plus complet du terme.

Incontestablement, seul l'Amour Conscient mérite notre vénération. Mais, pour que l'Amour Conscient existe, il est indispensable, avant tout, de travailler sur nous-mêmes pour éliminer les éléments psychiques indésirables que nous avons à l'intérieur de nous. Dans le cas contraire, il ne pourrait y avoir d'Amour Conscient en nous.

Comment quelqu'un de purement émotif, un individu rempli de jalousie, rempli de méfiance, etc., pourrait-il avoir de l'Amour Conscient ? Pour que puisse naître cet Amour Conscient, il faut éliminer les éléments de la passion : la jalousie, les disputes, etc. Il faut éliminer les éléments purement sensuels, etc. Il faut APPRENDRE À SE METTRE toujours À LA PLACE DES AUTRES.

Que c'est difficile d'apprendre à se mettre à la place des autres ! Que c'est difficile ! Celui qui s'élève, qui apprend à ressentir l'Amour Conscient sait comprendre le point de vue d'autrui.

« Ne faites pas aux autres ce que vous ne voudriez pas qu'on fasse à vous-mêmes » doit se traduire par ceci : « Rendez-vous conscients des autres et de vous-mêmes ». Si on ne se met pas à la place des autres, on échoue totalement, on n'arrivera jamais à Aimer consciemment quelqu'un. Mais, pour nous mettre à la place des autres, nous devons LAISSER DE CÔTÉ L'AMOUR-PROPRE.

Malheureusement, les gens ont été fabriqués sur le modèle de l'amour-propre. Il est évident que nous devons éliminer de nous-mêmes, couche après couche, les différents aspects de l'amour-propre. Une grande partie de ce qu'on appelle « amour » (que les hommes ressentent pour la femme ou vice versa) n'est, au fond, rien de plus qu'une extension de l'amour-propre. Il est très difficile d'éliminer de nous-mêmes l'amour-propre. Le Moi de l'amour-propre doit être désintégré ; il doit être annihilé ; il doit être réduit en cendres si nous voulons véritablement apprendre à voir le point de vue d'autrui.

Normalement, personne ne sait voir le point de vue d'autrui ; personne ne sait se mettre à la place des autres ; chacun est tellement dominé par le Moi de l'amour-propre qu'il ne lui arrive jamais de penser à se mettre à la place d'autrui, à voir le point de vue des autres...

Si on élimine de soi-même le Moi de l'amour-propre, on fait un grand pas et si on parvient à ÉLIMINER ces agrégats psychiques qui personnifient clairement l'ARROGANCE, la SUPÉRIORITÉ et l'INTOLÉRANCE, on réalisera, de toute évidence, des progrès extraordinaires, car c'est l'arrogance, précisément, qui nous donne la sensation d'être des personnes très importantes et qui fait même que nous nous comportons envers les autres de façon despotique ; c'est un obstacle pour l'éveil de la Conscience. Une personne arrogante ne pourra jamais aimer ses semblables. Comment pourrait-elle les aimer ?

La supériorité. Que dire sur ce Moi de la supériorité ? Pourquoi devoir nous sentir si importants devant les autres, devant le prochain si nous ne sommes rien de plus que de misérables vers dans la boue de la terre ? Cette question de supériorité, le fait de nous croire supérieurs aux autres est un obstacle pour l'ÉVEIL.

Quant à l'intolérance, elle nous conduit à la critique : nous voyons les défauts du prochain, mais nous ne voyons pas les nôtres ; « nous voyons la paille dans l'oeil du prochain, mais nous ne voyons pas la poutre dans le nôtre ». Quand on se met à la place d'autrui, c'est alors seulement qu'on apprend à être plus tolérant avec le prochain et il en résulte que la critique destructive et préjudiciable disparaît. Il est donc nécessaire d'apprendre à se mettre à la place des autres.

Untel a-t-il volé quelque chose ? Sommes-nous sûrs, nous-mêmes, de n'avoir jamais volé quoi que ce soit ? Qui pourrait affirmer cela ?

Untel a-t-il commis l'adultère ? Sommes-nous certains de n'avoir jamais dans notre vie commis d'adultère ?

Tel autre est-il en train de commettre tels ou tels désordres ? Sommes-nous sûrs de ne pas en avoir commis nous-mêmes ?

Bien sûr que lorsqu'on développe la Tolérance, cette critique destructive disparaît. Il est donc nécessaire de DÉVELOPPER LA TOLÉRANCE ; mais, pour que la Tolérance se développe en nous, il faut éliminer les agrégats psychiques de l'Intolérance ; c'est ainsi seulement que nous pourrons faire naître en nous la Tolérance. C'est clair, complet, au sens le plus transcendantal du terme.

Il est étonnant de voir à quel point on critique son prochain. Si nous nous mettions à la place du prochain, si pendant un instant nous échangions notre Personnalité avec celle du prochain, nous le comprendrions et alors, nous ne le critiquerions plus. Il s'avère donc très important d'apprendre à nous mettre à la place des autres, à comprendre leur point de vue : c'est indispensable. Malheureusement, les gens ne savent pas voir le point de vue d'autrui et c'est pourquoi ils échouent lamentablement...

Indiscutablement, c'est la Conscience qui est intéressante. LA CONSCIENCE EST AMOUR ; Amour et Conscience sont deux parties de la même réalité. Si on se propose vraiment de se rendre conscient de soi-même, on se rendra conscient des autres.

Il est ahurissant, par exemple, de voir les bourreaux du prochain, ceux qui torturent les autres. Quels inconscients ! Parce qu'en torturant les autres, ils se torturent eux-mêmes. Si on torture une autre personne, plus tard on sera torturé : c'est la pire des affaires.

On doit voir tous ces aspects si on veut vraiment réaliser des progrès extraordinaires dans le domaine de l'Être.

Quand quelqu'un vient au Travail Ésotérique Gnostique, il y a une TERRIBLE LUTTE entre les valeurs passées et le Travail qu'on doit réaliser. Comme je vous le disais, il existe de multiples intérêts ; à l'intérieur de nous, il y a de multiples agrégats psychiques et chacun vise des intérêts différents, d'ordre économique, politique, social, passionnel, etc. Et c'est cela, précisément, qui nous empêche d'entrer pleinement dans le Travail Ésotérique Gnostique. Passer d'une phase à l'autre, LAISSER TOUT POUR LE TRAVAIL ÉSOTÉRIQUE, voilà qui est radical, définitif. Il faut abandonner toutes les choses du monde pour se dédier au Travail Ésotérique.

Malheureusement, les gens ne pensent pas de cette façon. En général, les étudiants, les aspirants, passent beaucoup de temps entre le passé et le futur, entre les Valeurs Passées et le Travail Gnostique ; il se forme une espèce de..., quelque chose d'amorphe, d'incohérent, qui fait qu'on veut travailler mais sans s'y mettre pleinement.

Conclusion : les gens perdent beaucoup de temps. Pour finir, ceux qui sont résolus se décident à travailler sur eux-mêmes, mais... combien peu nombreux sont ceux qui se résolvent à tout laisser pour la « perle précieuse » !

...

Ainsi donc, réfléchissez, pensez, aimez le Travail Ésotérique, rendez-vous conscients du Travail. Mais, si vous n'arrivez pas à aimer réellement votre Travail Esotérique, vous ne travaillerez jamais sur vous-mêmes ; si vous n'arrivez pas à aimer réellement le Travail, il n'y aura jamais de jonction entre votre vie et le Travail ; et s'il n'y a pas de jonction entre votre vie et le Travail, jamais, en réalité, vous ne comprendrez vraiment le Travail. Il est nécessaire de le comprendre.

Nous, les instructeurs, nous désirons seulement que vous passiez par l'Annihilation Bouddhique pour que vos Consciences s'éveillent. Tant que vous ne serez pas passés par la Grande Annihilation, vous irez très mal. Si vous me demandiez comment vous allez, je vous dirais : mal ! Pourquoi ? Parce que je vois que vous êtes vivants et c'est ce qui est grave.

Tant qu'on est « vivant », on ne peut pas comprendre l'autre ; aucune compréhension ne peut réellement s'établir ; on déambule dans le monde des échanges d'opinions subjectives ; les concepts qu'on émet sont donc incohérents, inexacts.

Quand on « meurt », l'Ego cesse d'exister, ici et dans tous les Mondes ; c'est alors qu'on est réellement Conscients. Parce que vous ne croyez pas, tout de même, que « vivants » comme vous l'êtes, vous pouvez atteindre le Nirvana ? Bien sûr que non ! Car le Nirvana est le Ciel et c'est pourquoi les Bouddhistes ont dit : « la dissolution du Moi est le Nirvana » ; c'est fondamental...

Aujourd'hui, j'ai mis l'accent sur le Travail. Comme tâche, je vous assigne la dissolution du Moi de l'amour-propre, qui est fondamental, et de ces autres Mois qu'on appelle intolérance, arrogance, importance (nous sentir importants ; aucun de nous n'est important). L'arrogance, l'importance et l'intolérance sont des obstacles à l'amour du prochain.

Il est indispensable que vous éliminiez l'amour purement émotionnel pour parvenir à l'Amour Conscient ; c'est fondamental. L'amour émotionnel est rempli de jalousie, de passions : ce n'est pas de l'amour, mais plutôt [...] (excusez-moi le terme).

L'Amour Conscient est nécessaire ; c'est pourquoi, dans nos rituels, nous disons : « Amour est Loi, mais Amour Conscient ».

Bien que je sois fatigué de faire certaines répétitions, je dois vous dire que nous devons apprendre à aimer nos semblables. Nous ne pourrons pas les aimer si nous ne les comprenons pas et nous ne pourrons pas les comprendre si nous ne nous rendons pas conscients d'eux ; et nous ne pourrons pas nous rendre conscients d'eux si nous ne nous rendons pas conscients de nous-mêmes ; et on ne pourra pas se rendre conscient de soi-même si on n'est pas capable d'éliminer les Mois dont j'ai parlés ce soir : ceux de l'amour-propre, de l'intolérance, de l'arrogance qui font tellement de tort. COMPRENEZ, DÉSINTÉGREZ ce type d'éléments.

Désintégrez celui de l'auto-importance, parce que nous ne sommes pas importants ; moi non plus (qui suis le Président fondateur du Mouvement Gnostique) car je pourrais considérer que je suis important, mais je considère que je suis un misérable ver de la boue de la terre, et c'est tout. Je ne pense pas, ni ne veux penser que je sois plus grand que vous ; je suis votre serviteur et rien de plus qu'un serviteur, un humble serviteur...

Tant que nous aurons en nous-mêmes le sentiment de l'auto-importance, nous marcherons sur le chemin de l'erreur.

C'est tout pour ma conférence de ce soir ; si l'un de vous a quelque chose à demander, il peut le faire avec la plus entière liberté.

Disciple. Comment faire pour enseigner à un petit, à un enfant ou, en tant qu'instructeur dans une maternelle, par exemple ? Quelles seraient les bases pour que ces petits comprennent l'amour envers le prochain ou pour qu'ils puissent continuer à cultiver ces valeurs ?

Maître. Réellement, l'amour envers le prochain est quelque chose qui sonne très bien, qui est très romantique : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés »... O.K. Mais si nous ne comprenons pas les paroles du Grand Kabire Jésus, cette phrase n'est rien de plus qu'une belle phrase, c'est tout.

Comme je l'ai déjà dit, pour aimer les autres il faut réellement être Conscient. Amour et Conscience sont une même chose. La Conscience est Amour : si on n'a pas conscience des autres, on n'aime évidemment pas les autres. On doit se rendre conscient des autres. Et comment se rendre conscient des autres si on ne s'est pas rendu conscient de soi-même ? On doit commencer par se rendre conscient de soi-même, avant de se rendre conscient des autres. À mesure qu'on va se rendre conscient de soi-même, conscient de ses propres erreurs, conscient de ses propres défauts, etc., alors on va peu à peu se rendre conscient des autres.

Quand on se rend conscient des autres et de soi-même, on ne critique plus ; on ne dit plus : « Untel est un voleur, tel autre est un voyou ». On ne le dit plus : on a conscience de soi-même et on sait que bien des fois on a volé, que bien des fois on a tué. On ne dit plus : « Untel est un bavard, c'est un cancanier, c'est un bavard », parce qu'on sait que bien des fois on a bavardé, que bien des fois on a cancané.

Ainsi, à mesure qu'on va prendre conscience de soi-même, on apprendra également à se mettre à la place des autres, on apprendra à voir le point de vue d'autrui ; c'est-à-dire qu'on deviendra compréhensif envers les autres. C'est cela l'Amour bien compris. Si on n'a pas conscience des autres, alors on ne les aime pas.

...

extrait de la conférence : 53 La Transvalorisation du Travail Ésotérique : http://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr/ ... erique.php

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