Regarder en face ce côté occulte de soi-même

Les Mois que nous avons identifiés en nous et ceux de la liste de Georges
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Regarder en face ce côté occulte de soi-même

Message le 19 juillet 2017, 20:47

18. Les Facettes Occultes de notre Psychologie Lunaire (Le côté caché de la Lune Psychologique)

Samaël Aun Weor
Conférence intitulée "LAS OCULTAS FACETAS DE NUESTRA PSICOLOGÍA LUNAR (El lado oculto de la Luna psicológica)"

Il faut comprendre qu'il y a, disons, en nous-mêmes, une partie occulte de notre propre ego qu'on ne voit jamais à première vue. De même que la Lune a deux aspects publics : un qui se voit à première vue et un autre qui est caché, il y a aussi en nous un côté occulte que nous ne voyons jamais.

Avant tout, je veux que vous compreniez que de même qu'il y a une Lune physique qui nous éclaire, il existe également une LUNE PSYCHOLOGIQUE. Cette Lune Psychologique, nous la portons au tréfonds de nous-mêmes : c'est l'Ego, le Moi, le moi-même, le soi-même.

Le côté visible, tout le monde le voit avec un petit peu d'observation, mais il y a un côté invisible de notre Lune Psychologique qui ne se voit pas à première vue. La Conscience, malheureusement, n'éclaire pas cette partie occulte de notre propre Lune Intérieure.

En réalité, nous vivons dans une petite zone de notre Conscience ; nous nous sommes forgés une image de nous-mêmes, mais une image n'est pas la totalité.

Quand nous réussissons à faire pénétrer la Conscience, tel un rayon de lumière, dans ce côté invisible qui ne se voit pas, dans ce côté occulte de nous-mêmes (puisque nous ignorons beaucoup de choses sur nous-mêmes), alors l'image que nous nous étions forgés se désintègre ; elle est réduite en poussière cosmique.

Il est lamentable que nous vivions seulement dans une petite fraction de nous-mêmes ; nous ignorons énormément de choses sur nous-mêmes.

Le côté occulte, qui nous est inconnu, est généralement très profond, mais nous devons nous connaître et nous ne pourrons nous connaître qu'en projetant la lumière de la Conscience sur ce côté occulte.

Et il est important ce côté occulte parce que c'est précisément sur ce côté que se trouvent toutes les causes de nos erreurs, les innombrables réactions mécaniques, les antipathies mécaniques, nos mesquineries, etc.

Il est évident que tant que nous n'aurons pas éclairé cette face cachée avec les rayons de la Conscience, nous aurons de très mauvaises relations, non seulement avec nous-mêmes, mais aussi avec les autres.

Lorsque quelqu'un éclaire ce côté occulte de sa Lune Psychologique avec les rayons de la Conscience, il connaît ses erreurs et il sait alors voir les autres ; mais quand il n'éclaire pas ce côté caché de lui-même avec sa Conscience, il commet l'erreur de le projeter sur les gens qui l'entourent et c'est extrêmement grave…

Nous projetons sur les gens tous nos défauts psychologiques et, si nous sommes mesquins, nous les verrons tous mesquins ; si nous sommes remplis de haine, nous les verrons tous de cette manière ; si nous sommes envieux, nous croirons que les autres sont également envieux ; et si nous sommes violents, nous ne saurons pas comprendre la violence d'autrui, nous croirons que nous sommes les seuls à avoir raison et pas les autres.

Quand nous sentons de l'antipathie envers quelqu'un, il est évident que c'est là, précisément, qu'est le « hic » de la question, c'est précisément le défaut que nous portons intérieurement et que nous projetons sur cette personne.

Pourquoi telle ou telle personne suscite-t-elle en nous de l'antipathie ? Pourquoi voyons-nous en elle tel ou tel défaut qui nous dérange tellement ? Bien que cela paraisse incroyable et bien que nous ne l'admettions pas, bien que nous le rejetions, la vérité, c'est que nous avons ce défaut en nous et que nous sommes en train de le projeter sur notre prochain.

Lorsqu'on le comprend, alors, on se propose de dissoudre l'élément qui a été découvert ; donc si nous voyons que notre prochain a tel ou tel défaut, il est certain que le défaut en question se trouve dans le côté occulte, invisible, le côté occulte de nous-mêmes.

Par conséquent, il est tout à fait regrettable que nous ayons des relations aussi mauvaises avec les gens. Malheureusement, étant donné que nous avons de mauvaises relations avec nous-mêmes, alors il ne peut en être autrement avec les autres. Si nous savons nous mettre en relation avec nous-mêmes, nous saurons aussi nous mettre en relation avec les autres, c'est évident.

À mesure qu'on progresse, on se rend compte à quel point on marche mal sur le chemin de la vie.

Nous protestons parce que les autres ne sont pas soigneux et que nous autres, nous le sommes ; nous croyons que les autres vont mal parce qu'ils ne sont pas soigneux et que nous autres, nous croyons que nous sommes soigneux et nous sommes irrités contre quelqu'un qui ne l'est pas.

Si on s'observe en détails, on verra que cette négligence, ce défaut que l'on voit chez les autres, on l'a encore plus en soi-même, dans le côté inconnu de soi-même.

Si on se croit très soigneux, il peut arriver (et c'est vrai, ça arrive) qu'on ne soit pas aussi soigneux qu'on le croit, car il y a du désordre à l'intérieur de soi-même et on l'ignore, on ne l'accepte pas et on croit ne pas l'avoir, on ne le comprend pas…

Cela vaut la peine de connaître ce côté inconnu de soi-même. Lorsqu'on projette vraiment la Lumière de la Conscience sur ce côté inconnu de soi-même, on change radicalement. Lorsqu'on découvre qu'on est violent, par exemple, on apprend alors à tolérer la violence chez les autres. On se dit : « Moi, je suis violent ; alors pourquoi critiquer celui qui est violent si je le suis ? ». Quand on comprend réellement qu'on est injuste à l'intérieur de soi-même, qu'on porte en soi l'injustice, on apprend à tolérer l'injustice des autres.

La Gnose nous dit que « nous devons apprendre à recevoir de bonne grâce les manifestations désagréables de nos semblables » ; mais, en vérité, nous ne pourrons pas parvenir à recevoir de bonne grâce les manifestations désagréables de nos semblables si nous n'acceptons pas nos propres manifestations désagréables, si nous ne les connaissons pas ; et, pour les connaître, nous devons projeter un rayon de Lumière sur ce côté obscur de nous-mêmes.

Évidemment, c'est dans ce côté que l'on ne voit pas que se trouvent vraiment les manifestations désagréables que nous portons en nous et que nous projetons sur les autres. Ainsi, lorsqu'on connaît ses propres manifestations désagréables, on apprend alors à tolérer les manifestations désagréables de son prochain.

Évidemment, pour pouvoir cristalliser en soi-même le CHRIST COSMIQUE, il faut inévitablement apprendre à recevoir de bonne grâce les manifestations désagréables des autres ; c'est ainsi que va se cristalliser peu à peu, à l'intérieur de nous-mêmes, le SEIGNEUR DE PERFECTION. Nous devons donc comprendre que le Seigneur de Perfection ne se cristallise en nous qu'à travers la Sainte Négation…

Il y a en nous trois forces très importantes : la première est la SAINTE AFFIRMATION ; la deuxième, la SAINTE NÉGATION ; la troisième, la SAINTE CONCILIATION.

Pour cristalliser, par exemple, la Sainte Conciliation, la TROISIÈME FORCE, l'Esprit Saint, la Force Neutre, il faut « transmuter l'Énergie Créatrice » et, à la fin, cette force merveilleuse va se cristalliser en Corps Existentiels Supérieurs de l'Être.

Pour cristalliser en soi-même la DEUXIÈME FORCE, celle du Seigneur de Perfection, celle du Béni, de notre Seigneur le Christ, il nous faut inévitablement « apprendre à recevoir de bonne grâce les manifestations désagréables de nos semblables ».

Et pour cristalliser en soi-même la PREMIÈRE FORCE, celle du Père, la Sainte Affirmation, il faut savoir « obéir au Père, sur la Terre comme aux Cieux ».

Le SOLEIL SACRÉ ABSOLU, dont émane toute vie, veut cristalliser en chacun de nous ces TROIS FORCES PRIMAIRES de la Nature et du Cosmos : la Sainte Affirmation, la Sainte Négation et la Sainte Conciliation…

Arrêtons-nous de nouveau sur la question de la Sainte Négation, c'est-à-dire du Christ. Nous devons NOUS NIER NOUS-MÊMES, je le répète : « apprendre à recevoir de bonne grâce les manifestations désagréables de nos semblables ». Mais, comment pourrions-nous recevoir de bonne grâce les manifestations désagréables de notre prochain si auparavant nous ne connaissons pas nos propres manifestations désagréables.

Si, par exemple, nous avons de la colère et que nous savons que nous l'avons, si nous avons pris conscience que nous sommes coléreux, furieux, querelleurs, irascibles alors, il est certain qu'étant bien conscients de tout cela nous apprendrons à excuser ces mêmes erreurs chez les autres et, par conséquent, nous aurons de meilleures relations avec notre prochain…

Si nous sommes remplis d'envie et que nous reconnaissons que nous l'avons, que nous la portons dans le côté occulte de notre Lune Psychologique, nous apprendrons à pardonner les manifestations désagréables de l'envie, telles qu'elles existent chez d'autres personnes…

Si nous sommes remplis d'orgueil et si nous savons que nous l'avons, si nous savons que nous sommes orgueilleux, que nous sommes prétentieux et reconnaissons que nous le sommes, alors nous apprendrons à regarder les orgueilleux avec plus de compréhension. Nous n'oserons plus les critiquer car nous saurons que nous portons en nous ces mêmes défauts…

Si un homme se sent honnête, s'il se sent incapable de mentir et qu'il arrive soudain qu'on l'offense en le traitant de menteur, il est évident que s'il a accepté que dans le côté occulte de sa Lune Psychologique, dans ce côté qui ne se voit pas, dans le côté occulte de lui-même, existe encore le mensonge de façon inconsciente, il ne se sentira pas offensé lorsqu'on le traitera de menteur ; il saura être tolérant envers son prochain.

Beaucoup de gens pourraient se croire très « libéraux » dans leur façon d'être et très « justes » ; mais si quelqu'un leur dit soudain qu'ils ne le sont pas, qu'ils ne sont pas aussi libéraux, ni aussi justes, ils pourront s'en offenser parce qu'eux se sentent justes et libéraux.

Mais si, auparavant, ils ont appris à projeter leur Conscience sur le côté caché d'eux-mêmes, sur ce côté occulte que l'on ne voit jamais, ils en viendront à reconnaître par eux-mêmes, directement, qu'ils ne sont pas aussi justes, ni aussi libéraux qu'ils le pensaient ; qu'au fond d'eux il y a de l'injustice, de l'intolérance, etc. Lorsque quelqu'un tente de les blesser dans ce sens, ils ne se sentent pas blessés, car ils savent qu'on leur dit la Vérité.

C'est pourquoi il s'avère très important de regarder ce côté caché de soi-même, ce côté que l'on ne voit pas, ce côté où se trouve la critique, la censure. Il y a en nous quelque chose qui censure, quelque chose qui critique. Dans la partie occulte de nous-mêmes se trouve la censure, se trouve la critique.

Pourquoi censurons-nous les autres, pourquoi les critiquons-nous ? Pourquoi sommes-nous en train de critiquer chez les autres tel ou tel défaut ?… Soyons sincères, regardons à l'intérieur de nous, auto-explorons nous, éclairons cette partie occulte de notre propre psyché, cette partie que l'on ne voit pas et nous verrons que les défauts que nous critiquons chez les autres, nous les avons très profondément en nous-mêmes. Alors, sachant cela, arrêtons de critiquer.

Le blâme, la critique, c'est dû précisément au manque de compréhension. Que censurons-nous chez les autres, que critiquons-nous chez les autres, chez eux ? Nos propres défauts, voilà ce que nous critiquons chez les autres, étant donné que nous les projetons…

Il est triste de savoir que nous projetons nos défauts psychologiques sur les autres ; il est triste de savoir que nous les voyons tels que nous sommes, que nous voyons le prochain comme nous sommes ; c'est quelque chose qu'il faut comprendre parce que nous avons tous tendance à nous croire parfaits. Il ne nous est jamais arrivé de regarder cette partie de la « Lune », de notre Lune Psychologique, cette partie que l'on ne voit pas, que l'on ne voit jamais !

L'heure est donc venue de nous auto-explorer sérieusement pour nous connaître vraiment. En vérité, lorsqu'on éclaire alors cette partie cachée de soi-même, le côté invisible qu'on a en soi-même on découvre avec horreur des facteurs psychologiques qu'on n'accepte absolument pas d'avoir, des facteurs qu'on rejette immédiatement, des facteurs qu'on ne croit pas avoir…

Si, par exemple, on traite un honnête homme de voleur, c'est une offense. Pourquoi cet honnête homme s'offenserait-il si on le traite de voleur ? L'ego a immédiatement tendance à dire : « Pourquoi a-t-on dit du mal de moi ? »…

De plus, l'offensé pourrait avoir recours à la violence pour essayer de se justifier. Le fait même qu'un honnête homme se sente offensé lorsqu'on le traite de voleur démontre qu'il n'est pas honnête. Voilà le hic de la question. Parce que s'il était vraiment honnête, il ne se sentirait pas offensé d'être traité de voleur. S'il se sent offensé, c'est qu'il n'est pas honnête…

Si cet homme, par exemple, éclairait avec la propre lumière de sa Conscience cette partie de lui-même qui ne se voit pas, cette partie occulte de sa Lune Psychologique, il découvrirait avec horreur ce qu'il n'avait pas voulu accepter : il découvrirait des Mois du vol, des voleurs (Quelle horreur ! Impossible, mais c'est ainsi !).

Il y a en nous des facteurs que nous ne soupçonnons pas le moins du monde, que nous rejetons, que nous n'acceptons absolument pas, qui nous font horreur et, cependant, au fond, nous les avons ; c'est horrible, mais c'est ainsi !

Moi-même, lorsque je travaillais à la dissolution du Moi dans le Monde des Causes Naturelles, je fus surpris ; je n'aurais jamais pensé avoir dans mon intérieur des Mois du vol et j'ai rencontré toute une Légion de Mois Voleurs. Impossible ! Moi, je n'ai jamais rien volé à personne, pas même un centime. Comment est-ce possible qu'apparaissent là, à l'intérieur de moi, des Mois du vol ? Mais impossible ou non, même si je les rejetais, ils étaient bel et bien là ; que ça me plaise ou non, ils étaient là…

Et je vous certifie que dans le domaine de la vie pratique quelqu'un pourrait laisser ici, dans ce lieu un trésor en pièces d'or pur, je ne prendrais pas une seule pièce de monnaie, malgré le proverbe qui dit que : « devant un coffre ouvert, même le plus juste pèche »… Mais, de ce côté-là, je suis sûr de ne pas faillir, car même si on laissait de l'or en poudre, je n'en prendrais pas un milligramme. Cependant, quelle ne fut pas ma douleur lorsque je découvris que là, tout au fond de moi, il y avait des Mois du vol.

Lorsque je les observais avec le sens de l'AUTO-OBSERVATION PSYCHOLOGIQUE, je les voyais s'enfuir (comme le voleur qui dérobe et s'enfuit, effrayé… horribles visages du vol !). Je fus horrifié par moi-même, mais je n'éprouve aucun inconvénient à le confesser parce que si je ne le confessais pas, ce serait le signe que ces Mois sont encore vivants, là, en moi, car l'hypocrite a tendance à cacher ses propres défauts…

Donc, je ne vois aucun inconvénient à le confesser (que j'avais cette sorte de Mois). Même si je menais une vie honnête, je les avais ; même si je payais mes dettes à autrui, je les avais. Que me restait-il à faire ? Les désintégrer, les réduire en poussière cosmique, car ils me faisaient horreur…

Oui, mes frères, à l'intérieur de nous, dans ce côté occulte de nous-mêmes que l'on ne voit pas, nous avons des monstruosités inénarrables, indescriptibles…

Celui qui se lave les mains en disant : « Je suis un homme bon, je n'ai jamais volé, ne serait-ce que cinq centimes à qui que ce soit ; j'ai fait beaucoup d'oeuvres de charité ; je suis un bon père de famille, un bon époux, un bon fils ; je n'ai pas tué ; je n'ai pas volé ; je n'ai pas pris la femme du prochain, alors je suis un Saint »… Ceux qui parlent ainsi sont des candidats assurés pour l'ABÎME et la SECONDE MORT ; ce sont des cas perdus…

Aucun de nous ne doit se croire un Saint, car dans le côté caché de nous-mêmes, dans ce côté que l'on ne voit pas, nous portons des monstruosités inénarrables, horrifiantes, que nous sommes très loin de soupçonner.

Malheureusement, les gens (comme je vous l'ai dit) ne vivent que dans une petite partie d'eux-mêmes. Ils ne voient pas la totalité du tableau, mais un petit coin seulement et chacun s'est forgé de soi-même une image : l'image de l'honnête homme, l'image de la femme vertueuse (elle se croit vertueuse bien qu'elle ne le soit pas), l'image du chevalier servant, etc. et notre existence est conditionnée par cette image et, à partir de là, nous agissons et réagissons incessamment. Toutes nos mesquineries, nos critiques et nos censures sont là, mais nous nous croyons parfaits…

Cela vaut vraiment la peine de réfléchir à toutes ces choses… Voir le côté occulte de soi-même, avoir le courage de le voir. Tout le monde en soupçonne l'existence, mais personne n'ose vraiment regarder en face ce côté occulte de soi-même, où se trouvent, précisément, les facteurs qui produisent de la discorde dans le monde, où sont la censure et la critique, où est la violence, où est l'envie, etc.

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