Didactique pour la Dissolution de l'Ego

Concept et Notions pour aider à mourir psychologiquement à soi-même
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Didactique pour la Dissolution de l'Ego

Message le 21 Février 2009, 21:59

39. Didactique pour l'Annihilation Bouddhique (Didactique pour la Dissolution de l'Ego)


L'objectif de ces pratiques, c'est d'arriver à CRISTALLISER L'ÂME en nous. Qu'entend-on par « Âme » ? Par « Âme », on entend cet ensemble de corps, d'attributs, de pouvoirs, de vertus, de qualités, etc., qui sont sous-jacents dans l'Être.

Les Evangiles disent : « En patience, vous posséderez votre Âme ».

Actuellement, nous ne possédons pas notre Âme, mais c'est plutôt l'Âme qui nous possède. Nous sommes une lourde charge pour ce qu'on appelle l'Âme, un fardeau réellement écrasant.

Arriver à posséder l'Âme est une aspiration ; être maîtres de notre propre Âme est formidable. Encore plus, le CORPS PHYSIQUE lui-même doit arriver à SE TRANSFORMER EN ÂME.

Celui qui possède son Âme dispose de pouvoirs extraordinaires. Ceux qui sont arrivés à cristalliser l'Âme se sont convertis, pour cette raison, en créatures absolument différentes. Et c'est écrit, en témoignage, dans les Livres Sacrés de toutes les religions du monde.

Mais, nous savons bien que « Si l'eau ne bout pas à cent degrés », ce qui doit se cristalliser ne se cristallise pas et ce qui doit se désintégrer ne se désintègre pas. C'est pourquoi, dans tous les cas, il est nécessaire que « l'eau bouille à cent degrés ». Il est évident que si nous ne passons pas par de grandes CRISES ÉMOTIONNELLES, nous ne pourrons pas non plus parvenir à cristalliser l'Âme. Pour la dissolution radicale de n'importe quel agrégat psychique inhumain, il est, sans aucun doute, nécessaire de passer par de très graves crises émotionnelles.

J'ai connu des gens extraordinaires vraiment capables de traverser de telles crises. Il me vient en mémoire le cas d'une soeur gnostique du Siège Patriarcal du Mexique qui passa par d'épouvantables tribulations, par d'horribles crises morales, au souvenir des graves erreurs de ses vies antérieures. Des gens comme cela, avec cette formidable capacité de remords, des personnes comme cela, avec la capacité de passer par de si graves crises émotionnelles, peuvent évidemment cristalliser l'Âme. Et ce qui nous intéresse, nous autres, c'est précisément cela : la Cristallisation de tous les Principes Animiques, en nous-mêmes, ici et maintenant.

En Orient, il y a des instructeurs qui, malheureusement, n'ont pas éliminé tout cet ensemble d'éléments indésirables qu'ils portent dans leur psyché. Il n'est pas superflu de vous dire, pour votre information, que ces éléments dont j'ai parlés, on les appelle, au Tibet : « agrégats psychiques ». En réalité, ces agrégats sont les Mois eux-mêmes qui personnifient nos erreurs.

Quand l'un de ces instructeurs (qui n'a pas encore éliminé les agrégats psychiques) a, à sa charge, un groupe de « Lanus » ou disciples, incontestablement, ceux-ci doivent avoir une grande patience pour supporter toute la journée les lourdeurs, les rusticités de cet instructeur. Les « Lanus » ou disciples (ou chelas comme on dit souvent au Tibet) savent bien que ces agrégats psychiques passent en procession continue par la personnalité de l'instructeur, mais qu'à la fin il y aura un moment où la procession devra se terminer et alors le Maître pourra s'exprimer pour donner l'Enseignement.

Voilà la causa causorum pour laquelle les disciples d'un de ces instructeurs qui n'a pas encore éliminé l'Ego, ont un maximum de patience multipliée jusqu'à l'infini.

Les « chelas » de ce type doivent attendre, attendre et attendre qu'à un moment donné le Maître prenne enfin possession de son véhicule et leur donne les Enseignements.

Des Enseignements acquis à quel prix ? Il n'y a rien d'agréable à supporter toute la journée les insultes de l'instructeur, à être victimes de toutes ses lourdeurs. Mais, finalement arrive le Maître et c'est ce qui importe...

En effet, il s'agit de Bodhisattvas tombés ; ceux-ci n'ont pas dissous l'Ego. Mais, étant donné que ce sont des Bodhisattvas, il faut les supporter jusqu'à ce qu'arrive le Maître et qu'il donne l'Enseignement. Ainsi pensent tous ces « Lanus » ou chelas tibétains.

Pour continuer cet exposé philosophique, nous dirons que chaque agrégat psychique est comme une personne à l'intérieur de nous. Il n'y a pas de doute que ces agrégats possèdent TROIS CERVEAUX : l'Intellectuel, l'Émotionnel et le Moteur-Instinctif-Sexuel ; c'est-à-dire que chaque Moi, ou agrégat (ce qui est la même chose, entre parenthèses) est une personne complète. Chaque Moi, chaque agrégat a son propre jugement individuel ; il a ses idées, ses concepts, ses désirs ; il réalise des actes déterminés, etc. Chaque agrégat jouit (pour certaines choses) d'une certaine autonomie.

En regardant les choses sous cet angle, en les étudiant à fond, nous en arrivons à la conclusion logique et inévitable qu'à l'intérieur de notre personne habitent beaucoup de personnes. Le plus grave est qu'elles se disputent, qu'elles se battent entre elles pour la suprématie ; chacune veut être le maître, le seigneur.

À quoi ressemble notre MAISON INTÉRIEURE ? Je dirais à une horrible maison où il y aurait beaucoup de serviteurs et où chacun d'eux se sentirait le maître. Il est clair qu'une telle maison, vue à la lumière de ces raisonnements, s'avère, au fond, épouvantable.

Ce qui est curieux, en l'occurrence, ce sont précisément les pensées que se forge chacun de ces « Maîtres de maison ». L'un dit : « Je vais manger, j'ai faim » ; ensuite, un second entre en conflit et dit : « Au diable la nourriture, je vais lire le journal » ; plus tard, surgit un troisième, qui est en conflit et qui, d'une façon irrévocable, affirme : « Je ne vais ni manger ni lire, je vais aller chez mon ami Untel ». Une fois toutes ces paroles incongrues prononcées, la personnalité humaine (mue par ce ressort intime) abandonne donc le foyer pour s'en aller dans la rue.

Si nous pouvions nous voir de la tête aux pieds, tels que nous sommes, devant un miroir, je peux vous assurer que nous deviendrions totalement fous. Nous sommes tous REMPLIS D'HORRIPILANTES CONTRADICTIONS. Cela nous est néfaste. Nous n'avons pas vraiment d'existence réelle.

À la naissance, nous sommes beaux. Pourquoi ? Parce que nous disposons tous de 3% d'ESSENCE LIBRE (comme je l'ai dit dans mon oeuvre intitulée : « La Psychologie Révolutionnaire »). Les 97% qui restent sont embouteillés dans la multiplicité de l'Ego. Ce qu'il reste d'élément libre imprègne l'oeuf fécondé et surgit à l'existence, se réincorpore de nouveau.

Ainsi le nouveau-né possède précisément ces 3% de Conscience libre, qui ne sont enfermés dans aucun Ego. Le pourcentage d'Essence manifeste chez l'enfant est AUTO-CONSCIENT.

Comment un nouveau-né voit-il les adultes : ses parents, ses frères et ses proches ? De la même façon que vous voyez un drogué ; comme ça et pas autrement. Mais, regardez comment les adultes se sentent remplis d'autorité pour éduquer l'enfant (ils croient qu'ils peuvent l'éduquer). L'enfant, de son côté, se sent mal, comme un vrai martyr, victime de ces « drogués » qui veulent l'éduquer. Lui les voit sous son propre angle : il est éveillé, il perçoit les agrégats psychiques de ses géniteurs, de ses proches, de ses frères. En général, il perçoit aussi ses propres agrégats qui entrent et sortent de l'enceinte, qui tournent autour du berceau, etc.

Parfois, les visions sont tellement épouvantables que l'enfant ne peut rien faire d'autre que de pleurer, terrorisé. Les géniteurs, les parents ne comprennent pas les comportements de l'enfant. Parfois, ils ont recours au médecin. Dans le pire des cas, ils partent à la recherche de spirites pour voir s'il y aurait par là un spirite ou un médium de mauvais augure, qui parvienne à régler le problème. Voilà dans quel état insolite vit l'humanité endormie.

En tout cas, le pauvre enfant est victime de toutes les folies des adultes. Lui, avec patience, il ne lui reste qu'à supporter le fouet des bourreaux. C'est la crue réalité des faits.

Plus tard, quand la personnalité humaine est vraiment formée, commencent à entrer (dans le corps de l'enfant) tous ces agrégats psychiques inhumains qui lui appartiennent. Alors, on note des changements dans l'enfant : il devient « grognon », fatigant, colérique, jaloux, etc. Et tant d'autres choses encore. C'est lamentable, n'est-ce pas ? Mais, c'est ainsi.

Et, finalement, lorsque celui qui était un enfant est devenu un adulte, les choses changent : alors, ce n'est plus l'enfant joueur, auto-conscient, d'autrefois, non. C'est maintenant le fripon du bar, le marchand, le luxurieux, l'homme jaloux, etc., et, à la fin, il est devenu ce que l'enfant regardait avec horreur.

Il est clair que l'enfant était horrifié en se voyant adulte ; maintenant, l'enfant est devenu adulte et le pire, en l'occurrence, c'est que sa CONSCIENCE S'EST ENDORMIE, il n'est plus capable de se regarder lui-même avec horreur.

En réalité, mes frères, il est vrai que chacun des agrégats psychiques qui surgit en nous a des compromis déterminés. Nous pourrions dire, sans aucune exagération, que le voleur, par exemple, porte en lui-même une caverne de voleurs, chacun d'eux ayant des compromis différents, à des jours, à des heures et dans des lieux différents ; le fornicateur qui ne peut se racheter porte à l'intérieur de lui (et c'est le comble des combles) une maison de rendez-vous ; l'homicide porte, dans sa psyché, un « club d'assassins », (il est clair que chacun d'entre eux, dans le fond, a ses compromis) ; le marchand porte, à l'intérieur de lui, une place de marché et ainsi de suite...

Mais, comment se tisse et se détisse notre propre destin ? Gurdjieff a beaucoup parlé de la LOI DE RÉCURRENCE. Ouspensky, Collins, Nicoll, etc., ont commenté ces affirmations. Mais nous, sur le terrain de l'investigation, nous sommes allés plus loin. Nous connaissons à fond la mécanique vivante de la Loi de Récurrence et c'est très important.

Si un individu, par exemple, dans une existence antérieure, a été, disons, adultère (s'il a laissé sa femme pour une autre), il est clair qu'en renaissant, il ramène dans sa psyché le Moi de l'adultère, celui-là même qui a commis le délit. Celui-là ne pourra pas s'exprimer dans les premières années de l'enfance, impossible !

Car si cet événement a eu lieu à l'âge de 30 ans, par exemple, il est indubitable que le Moi de l'adultère attendra au fond de la psyché (dans le terrain infrahumain, dans les sphères subjectives) qu'arrive l'âge des fameux 30 ans. Lorsque cet âge arrivera, ce Moi resurgira avec une grande force, il s'emparera de l'Intellect, du Centre Émotionnel et du Centre Instinctif-Moteur-Sexuel de la machine pour aller chercher la dame de ses rêves...

Auparavant, il se sera sûrement mis en contact télépathique avec l'Ego de cette dame ; peut-être même se seront-ils donné rendez-vous dans un lieu quelconque (peut-être dans un parc de la ville ou dans une fête). Et il est évident qu'après arrive de nouveau la rencontre. Mais, ce qui est intéressant, c'est de voir comment cet Ego submergé peut remuer l'Intellect, mouvoir les centres Émotionnel et Moteur de la Machine et emmener la Machine précisément au lieu où il doit rencontrer la dame de ses rêves.

Mais, inévitablement, le même processus se réalisera en elle et la scène se répétera une autre fois telle qu'elle s'est déjà produite.

Supposons qu'un homme se soit battu dans un bar, dans une existence précédente, avec un autre homme pour tel ou tel motif peut-être insignifiant. Croyez-vous que ce Moi va disparaître du fait que son corps physique a cessé d'exister ? Eh bien non ! Il continuera simplement dans la dimension inconnue.

Mais, quand renaîtra l'Ego, quand il retournera, quand il reviendra prendre un nouveau corps, arrivera le moment où il pourra entrer en activité ; il attendra l'âge où les faits se sont produits dans l'existence précédente. Si c'est arrivé à 25 ans, il attendra ces fameux 25 ans et restera (entre-temps) au fond de la psyché. Et quand arrivera le moment, évidemment, il s'emparera des Centres de la Machine pour répéter la « prouesse ».

Auparavant, il se sera mis en contact télépathique avec l'autre individu et ils se seront donné rendez-vous peut-être dans un autre bar. Là, en se regardant, ils se reconnaîtront à leurs visages, se blesseront mutuellement par la parole et le fait se répétera...

Vous voyez, donc, comment se réalisent différents compromis en dessous de notre seuil de conscience et de notre capacité de raisonnement. C'est ainsi que travaille la Loi de Récurrence ; voilà la mécanique de cette Loi.

Il est clair qu'en regardant les choses de cette manière, nous n'avons pas vraiment ce que nous pourrions appeler la « LIBERTÉ TOTALE », le « LIBRE ARBITRE » (La marge de libre arbitre que nous avons est très petite). Imaginez un violon dans son étui. La petite marge qu'il peut y avoir entre le violon et l'étui, quasi minime, nous donnera une idée de la petite marge de liberté que nous possédons.

En réalité, nous sommes vraiment soumis à la mécanique de la Loi de Récurrence et, certes, ceci est lamentable...

Un homme est ce qu'est sa vie. Si un homme ne travaille pas sa propre vie, il est en train de perdre misérablement son temps. De quelle façon pourrons-nous NOUS LIBÉRER de la Loi de Récurrence ? Eh bien, EN TRAVAILLANT NOTRE PROPRE VIE.

Incontestablement, notre propre vie est composée de comédies, de drames et de tragédies. Les comédies sont pour les comiques, les drames pour les personnes normales, communes et ordinaires, et les tragédies pour les pervers...

Dans les mystères d'antan, on n'acceptait aucun tragédien, on savait que celui-ci était puni par les Dieux et, évidemment, le gardien le rejetait avec la pointe de l'épée...

Que nous ayons besoin de DISSOUDRE LES « MOIS » ? C'est logique ! Ce sont les « acteurs » des comédies, des drames et des tragédies. Pourrait-il, par hasard, y avoir une comédie sans comédiens ? Pourrait-il exister un drame sans acteurs ? Croyez-vous que pourrait se développer, sur une scène du monde, une tragédie sans tragédiens, sans acteurs ? Il est évident que non, n'est-ce pas ?

Alors, si nous voulons changer notre propre vie, que devons-nous faire ? Il ne reste aucun autre remède que de dissoudre les « acteurs » des comédies, des drames et des tragédies.

Et qui sont ces « acteurs » ? Où et pourquoi vivent-ils ? Je vous dis, en vérité, que ces « acteurs » appartiennent au temps. En réalité, chacun de ces « acteurs » vient des temps anciens.

Si nous disons que « Le Moi est un livre à plusieurs tomes », nous affirmons une grande vérité ; de même, si nous affirmons que « L'Ego vient de beaucoup d'hiers », c'est certain. Alors, l'EGO EST TEMPS ; les Mois personnifient le temps : ce sont nos propres défauts, nos propres erreurs contenus dans l'horloge du temps ; ils sont la poussière des siècles au fond même de notre psyché.

Quand on connaît la didactique précise pour la dissolution de ces éléments indésirables que nous portons en nous, on obtient d'insolites progrès. Il est indispensable, urgent, de connaître, sans délai, avec exactitude, la didactique. C'est seulement ainsi que peut se faire la désintégration de ces éléments indésirables qui se trouvent en nous.

Un jour, naquit un Initié dans l'Atlantide. Cet homme évolua dans un délicieux foyer, où ne régnaient que l'harmonie, l'amitié, la sagesse, la richesse, la perfection, l'amour. Mais, arriva le moment où cet homme, par moyen de diverses techniques et disciplines du mental, parvint à l'auto-découverte. Alors, il se rendit compte, avec horreur, qu'il avait en lui des éléments abominables. Il comprit qu'il avait besoin d'un « gymnase spécial », d'un GYMNASE PSYCHOLOGIQUE et, bien sûr, dans une ambiance aussi parfaite, ce « gymnase » n'existait pas.

Il ne lui resta pas d'autre solution que d'abandonner la maison de ses parents et de s'installer dans les faubourgs d'une ville atlante. (Il se créa lui-même le Gymnase Psychologique, un « gymnase » qui lui permit l'auto-découverte de ses propres défauts). Il désintégra, bien sûr, ses agrégats psychiques et se libéra.

Il est vrai, mes chers frères, que les pires adversités nous offrent les meilleures opportunités. Il m'arrive constamment des lettres de nombreux petits frères du Mouvement Gnostique International ; les uns se plaignent de leur famille, de leur papa, de leur maman, de leurs petits frères ; d'autres protestent contre leur femme, contre leurs enfants ; celles-là parlent avec horreur de leur mari, etc., et ils demandent, naturellement, un baume pour consoler leur coeur endolori.

Jusqu'à maintenant, parmi toutes ces lettres, je n'en ai pas vu une seule venant de quelqu'un qui soit content de vivre ces situations aussi adverses. Tous protestent et c'est regrettable. Ils ne veulent pas de Gymnase Psychologique ; au contraire, ils veulent le fuir. Et moi (comme instructeur), je ne peux ressentir rien moins que de la douleur ; je me dis : « Pauvres gens, ils ne savent pas profiter du gymnase psychologique, ils veulent un paradis ; ils ne veulent pas comprendre que les adversités sont nécessaires ; ils ne veulent pas tirer profit des pires opportunités ; en vérité, ils ne désirent pas s'auto-découvrir ».

Quand on veut s'auto-connaître, on a besoin, évidemment, de RUDES GYMNASES. Parce que c'est dans ces GYMNASES DE DOULEUR que les défauts que nous portons en nous et qui sont cachés affleurent inévitablement. Un défaut découvert lors de telles situations doit être travaillé profondément et dans tous les niveaux du mental. En réalité, quand on a vraiment compris telle ou telle erreur de type psychologique, on est prêt pour la désintégration.

Quant aux célibataires, étant donné qu'ils ne possèdent pas de Vase Hermétique, il est évident qu'ils ne pourront pas, non plus, travailler dans la Neuvième Sphère. Mais, par contre, il peuvent, de toutes manières, faire appel au DIEU-MÈRE, à STELLA MARIS (la Vierge de la Mer), à ce feu vivant et philosophal, latent dans toute matière organique et inorganique (en Inde, on l'appelle « Kundalini »).

Si on fait appel à ce type d'Energie, si on concentre son coeur, son mental et ses sentiments les plus profonds sur elle, on sera assisté. Je suis sûr que ce POUVOIR IGNÉ pourra RÉDUIRE EN CENDRES, en poussière cosmique, l'AGRÉGAT PSYCHIQUE en question.

Maintenant, il convient de savoir que le Pouvoir Serpentin Annulaire qui se développe dans le corps de l'ascète gnostique, multiplie son pouvoir au moyen de la Force Électro-Sexuelle, précisément dans la FORGE DES CYCLOPES.

Pour tous ces motifs, la femme qui a un époux, ou l'homme qui a une prêtresse ou une femme, pourront réellement travailler à fond précisément durant la Copulation Chimique. Alors, il leur suffit seulement d'avoir la concentration requise sur Devi Kundalini. Elle est le Cobra Sacré des anciens mystères et il est clair que, renforcée par le Pouvoir Électrique du Sexe, par l'Électricité Sexuelle transcendante, elle peut vraiment annihiler, pulvériser, réduire en cendres, de façon très rapide, n'importe quel agrégat psychique inhumain que nous aurons préalablement compris.

En tout cas, mes chers frères, il faut avant tout découvrir le défaut que nous allons réduire en poussière. Ce défaut ne pourra pas être découvert si nous n'utilisons pas le sens de l'AUTO-OBSERVATION PSYCHOLOGIQUE.

N'importe quelle situation adverse nous offre de très riches opportunités. Malheureusement, les gens veulent fuir les situations adverses ; ils protestent alors au lieu de dire merci au Père pour de si brillantes occasions. Il y a des Gymnases Psychologiques qui sont durs, très durs, très difficiles (impossibles ou quasi impossibles) ; cependant, PLUS DIFFICILE SERA LE GYMNASE, MIEUX CE SERA POUR L'AUTO-DÉCOUVERTE.

Supposons que nous ayons dû passer par une situation de jalousie. Que quelqu'un, tout-à-coup, trouve son épouse en train de converser tout doucement, tout doucement, avec un autre homme, dans un petit recoin de la maison. Cette situation n'a rien d'agréable, n'est-ce pas ? Mais, elle est magnifique pour l'auto-découverte. Il est possible que, durant les faits, surgisse non seulement de la jalousie, mais aussi probablement de la colère (nous interpellons notre femme), peut-être du dépit ; le Moi de l'amour-propre a pu se sentir blessé, offensé, parce qu'on s'aime trop soi-même. Enfin, que faire ?

Très tranquillement, la nuit, couché dans le lit en décubitus dorsal (c'est-à-dire sur le dos), le corps relaxé, les yeux fermés, en contrôlant le rythme de la respiration, ON DOIT RECONSTRUIRE LA SCÈNE telle qu'elle est arrivée.

Alors, en la visualisant, NOUS OBTIENDRONS DES DONNÉES PSYCHOLOGIQUES ; nous trouverons le Moi de la jalousie comme première cause ; en second, celui de la terrible colère ; en troisième, celui de l'amour-propre blessé mortellement. Une fois découverts, ces trois Mois qui sont entrés en action dans la scène devront être « travaillés » immédiatement ; il faudra les dissoudre. Une fois compris, il ne reste pas d'autre remède que de LES RÉDUIRE EN CENDRES. En tout cas, on commencera à travailler immédiatement DANS LA NEUVIÈME SPHÈRE ou PEUT-ÊTRE SEULS...

Bien sûr que, par rapport à ce que je suis en train de dire, à ce moment-là, personne n'a envie de travailler dans la Neuvième Sphère. On est si offensé que l'unique chose qui conviendrait serait de prendre un bon bain et de se mettre un kilo de savon, pour voir si cela passerait. Mais si, malgré tout, on arrive à avoir suffisamment de maîtrise de soi pour travailler dans la Forge des Cyclopes, c'est d'autant mieux.

Voilà le processus : invoquer, précisément pendant le Coït Chimique, Kundalini Shakti ; la supplier, premièrement, d'éliminer ce monstre écoeurant de la jalousie ; deuxièmement, après avoir travaillé à fond celui de la jalousie, il faut qu'elle continue avec celui de la colère (il faut réfléchir à la colère, non pas à la colère de façon abstraite, mais à cette colère spécifique, à celle que nous avons ressentie pendant cette scène de jalousie) ; il faut SUPPLIER KUNDALINI SHAKTI de réduire en poussière un pareil monstre ; [...] troisièmement, celui de l'amour-propre.

Il est certain que les gens s'aiment trop eux-mêmes. Ce Moi de l'amour-propre est très enraciné dans tout le monde. Si on nous donne de petites tapes sur l'épaule, nous sourions délicieusement. Mais, si on nous dit une petite parole humiliante, nous devenons sérieux et terribles. Ce Moi de l'amour-propre, il faut l'annihiler ; c'est sur ce troisième qu'il faudra appliquer tout le pouvoir de la Divine Shakti.

IL FAUT CONTINUER LE MÊME TRAVAIL LES JOURS SUIVANTS OU LES NUITS SUIVANTES, jusqu'à ce que les trois « collègues » de cette scène si fatale soient annihilés.

Mais, voyez-vous, c'est de la VIE PRATIQUE que nous devons sortir le matériel pour la dissolution de l'Ego. Je vois que les frères ont tendance (car je l'ai entendu maintenant) à s'échapper de la vie pratique ; ils veulent dissoudre l'Ego en fuyant la vie pratique, ce qui est manifestement absurde.

Je me rappelle, quand j'étais dans le travail de la dissolution de l'Ego, qu'une fois, l'un de mes fils commit une erreur absurde. Cette erreur, qui fut celle de renverser une autre personne, un ouvrier, avec sa voiture, me coûta, certes, une certaine somme (un « pot de vin », entre parenthèses, je dus donner un « pot de vin »), environ 2000 pesos pour l'ouvrier blessé et une autre somme pour la police. J'évitai ainsi que ce pauvre garçon n'aille donc en prison.

Mais, l'histoire ne s'arrête pas là. La réalité fut que, lorsque je dus aller régler la dette, ce fils, au lieu de me remercier, protesta avec une certaine violence. Il n'était pas d'accord que je donne 2000 pesos à ce pauvre ouvrier malheureux. Mais, à moi, il me paraissait juste de devoir les lui donner et c'est ce que je fis.

Dans sa protestation, il y eut des paroles qui, bien que n'étant pas de caractère grotesque, furent pour le moins assez ingrates. Je ne sentis pas de colère car je l'avais dissoute, mais une certaine douleur au coeur. Immédiatement, je me mis à méditer pour savoir en quoi consistait cette douleur que j'avais sentie dans le coeur et je pus vérifier clairement la crue réalité d'un Moi de l'amour-propre qui avait été blessé...

Étant donné que j'avais le sens de l'Auto-Observation Psychologique bien développé, il ne me fut pas difficile de percevoir directement un tel Moi (je le trouvai, certes, se baignant, très heureux, dans un patio avec des eaux noires). Immédiatement, je lançai quelques charges d'Electricité Sexuelle Transcendante contre l'infortuné. Je le travaillai pendant quelques jours et, à la fin, il se réduisit peu à peu (jusqu'à prendre la forme d'un enfant), puis, il continua à se réduire jusqu'à devenir de la poussière cosmique...

C'est ainsi que l'on travaille, mes chers frères. Mais, d'où ai-je sorti le matériel pour travailler ? D'un fait concret, clair et définitif. Mais, je vois chez les frères la tendance à s'échapper, à fuir les faits pratiques de la vie et c'est absurde, complètement absurde.

Une autre fois (et j'aime, entre parenthèses, donner des exemples vécus dans le but d'une orientation collective), je fus très affecté, avec une certaine irritabilité, par les paroles de ce fils, qui n'étaient, certes, pas très belles. Je maintins toujours un contrôle sur mon mental et jamais je « n'explosai », jamais je ne déchirai mes vêtements. En vérité, ce fut un triomphe, mais il n'y a pas de doute qu'à l'intérieur de moi, très profondément, ne cessaient de se produire quelques réactions qui n'avaient rien d'agréable.

En les explorant avec le sens de l'Auto-Observation Psychologique, à mon grand étonnement, je découvris un Moi très fourni, très robuste, assez gros assurément, poilu comme un ours, marchant dans le couloir de ma vieille maison seigneuriale. « Ah ! Comme tu étais bien caché, malheureux, lui dis-je ; mais, maintenant, je vais en finir avec toi, tu ne pourras plus rien contre moi, tu es perdu ».

Conclusion : je fis appel à Devi Kundalini Shakti. À mesure que je travaillais, ce monstre perdait peu à peu du volume. Il rapetissait de façon didactique et, à mesure qu'il rapetissait, il s'embellissait aussi. Pour finir, il ressemblait à un enfant très beau et enfin, un jour, la Divine Mère Kundalini lui donna des coups et le décapita.

Ce qui est certain, donc, c'est que, plus tard, il se réduisit en poussière, il ne resta rien de lui. Mais, je m'étais dédié pleinement à en finir avec lui, en travaillant nuit et jour, à chaque heure, à chaque moment, jusqu'à ce qu'il ait cessé d'exister.

Le sens de l'Auto-Observation Psychologique se développe et se développera en chacun de vous, à mesure que vous l'utiliserez (n'oubliez pas qu'un sens qui n'est pas utilisé s'atrophie).

Le jour viendra où votre sens de l'Auto-Observation Psychologique se sera développé de telle manière que vous pourrez percevoir comme moi ces agrégats psychiques indésirables. Plus encore, vous pourrez vous rendre compte du résultat du travail sur de tels agrégats.

Au nom de la Vérité, je dois vous dire que de même qu'il existe une lune dans le firmament, ainsi mes chers frères, il y a aussi en nous une LUNE PSYCHOLOGIQUE.

De même que la lune qui brille dans le firmament a DEUX FACES (celle qui se voit et celle qui ne se voit pas), en nous aussi, la Lune Psychologique a deux aspects : celui qui est visible, à première vue, grâce au sens de l'Auto-Observation Psychologique et celui qui n'est pas visible (l'occulte, le méconnu, l'inconnu). Cependant, ce dernier devient visible quand le sens psychologique s'est développé au maximum.

Je crois que les frères comprennent donc toutes ces choses, je crois qu'ils comprennent peu à peu... Maintenant, vous devez lancer toute votre charge contre les agrégats psychiques de la partie psychique de votre Lune Psychologique. Beaucoup plus tard dans le temps, vous devrez vous lancer, lance en arrêt, contre les éléments indésirables de la Lune Noire (ceux qui, à première vue, ne se voient pas).

Beaucoup de saints sont parvenus à annihiler les agrégats psychiques de la partie visible de leur Lune Psychologique mais, ils ne surent jamais rien des éléments indésirables de l'autre face de leur Lune et, alors qu'ils étaient immergés dans le Nirvana ou dans le Maha-Para-Nirvana, ils ont dû revenir, plus tard, pour continuer leur travail sur la face occulte de leur Lune Psychologique.

En tout cas, qu'il s'agisse de l'aspect purement visible de la Lune Psychologique ou de l'occulte, nous devons trouver les « éléments » pour le travail dans les faits concrets de la vie pratique.

Aussi, ne vous échappez pas, N'ESSAYEZ PAS DE VOUS ÉVADER DE LA VIE RÉELLE. Vous devez être plus pratiques, si vous voulez vraiment désintégrer l'Ego. Au fur et à mesure que vous allez le faire, au fur et à mesure que les agrégats psychiques seront pulvérisés, l'Essence embouteillée dans ceux-ci s'émancipera peu à peu.

Voilà le chemin pour cristalliser en nous ce qui s'appelle « l'Âme ».

Vous devrez tous passer par de grandes crises morales. Ce n'est pas une question purement intellectuelle, non. Il ne s'agit pas d'une simple démagogie, ni de vaines palabres sans substance d'une discussion ambiguë. Non, je répète ce que j'ai déjà dit même si je suis fatigué : « Si l'eau ne bout pas à cent degrés, ce qui doit se cuisiner ne se cuisine pas et ce qui doit se désintégrer ne se désintègre pas ». Donc, si nous ne passons pas par d'épouvantables crises émotionnelles, ces Mois ne se désintégreront pas.

Quand je découvris précisément ce Moi de l'amour-propre qui se tenait bien caché dans les replis les plus profonds de ma psyché, je sentis une grande douleur. Je dus passer par une grande crise émotionnelle (je souffris beaucoup, oui, beaucoup, et je m'en repentis vraiment. Alors j'obtins de Devi Kundalini Shakti qu'elle pulvérise cet élément indésirable).

Et quand je découvris qu'il y avait là un démon très pervers qui ressentait de la colère et qui venait de temps très anciens, je souffris l'indicible ; je passai par d'horribles crises émotionnelles, j'eus honte de moi et j'obtins de Devi Kundalini Shakti qu'elle pulvérise cet élément psychique abominable.

Ainsi, ne vous échappez pas : vous trouverez les éléments indésirables sur le terrain de la vie pratique. Tout ce qu'il faut, c'est être alerte et vigilant, comme la sentinelle en temps de guerre. Nous parlons, oui, nous parlons, mais cette fois-ci que suis-je en train de dire ? Nous devons être vigilants avec nos paroles.

Avons-nous des émotions ? Oui, nous en avons. Quelle sorte d'émotions avons-nous ? Peut-être, sommes-nous émus par un quelconque « tango », ou quand nous écoutons les chansons de Carlos Gardel, par exemple. Quelles sortes d'émotions avons-nous ? Sont-elles bonnes ou mauvaises ? Sont-elles de type supérieur ou simplement de type inférieur ? Sortir d'une fête agité par des émotions inférieures, après avoir dansé quelque chose de simplement profane, qu'est-ce que cela indique ?

C'est ainsi, dans les faits de la vie pratique, que nous devons nous découvrir. Les émotions inférieures accusent, indiquent des Mois émotionnels inférieurs qu'il faut désintégrer. Si nous n'extirpons pas, si nous ne saignons pas (avec le COUTEAU DE l'AUTO-CRITIQUE) les émotions inférieures, il ne sera pas possible que se développe en nous le CENTRE ÉMOTIONNEL SUPÉRIEUR qui est si nécessaire, précisément, pour recevoir les messages qui viennent des Mondes Supérieurs.

C'est donc dans la vie que nous devons nous auto-découvrir. Nous devons être à l'affût de nos propres paroles, de nos propres pensées, de nos propres idées...

Quand, tout à coup, arrive au mental une pensée luxurieuse, une scène morbide, croyez-vous que ça arrive « parce que c'est comme ça » ? Qu'est-ce que cela indique ? Il n'y a pas de doute, que derrière ce cinéma néfaste du mental, derrière cette procession de formes morbides, un Moi de luxure est en activité.

En effet, il y a des Mois de luxure qui s'emparent des « rouleaux » qui se trouvent dans le cerveau, des « rouleaux » de souvenirs, de formes passionnelles qui sont en nous. L'Ego projette le film, projette ces « rouleaux » sur l'écran de l'entendement. Si l'on s'identifie à ces scènes morbides, on fortifie aussi ces Mois.

Alors, si, à un moment donné, nous sommes assaillis par des pensées de cette sorte, il est indispensable d'invoquer la divine Kundalini Shakti, afin qu'avec son Pouvoir Flammigère extraordinaire, elle réduise en poussière un tel Moi.

Si nous ne procédons pas ainsi, si, au contraire, nous nous identifions à lui, si les scènes de luxure nous enchantent, alors, au lieu de se dissoudre, un tel Moi se renforcera énormément.

Chacun de nous a la Conscience embouteillée parmi tous ces « personnages » des différents drames, comédies et tragédies de la vie. Chacun de nous a la Conscience embouteillée parmi les Egos. Alors, réduisons ces Egos en poussière et la Conscience sera libre. Une CONSCIENCE LIBRE est une Conscience illuminée. C'est une Conscience qui peut voir, entendre, toucher et palper les grandes réalités des Mondes Supérieurs ; c'est une Conscience Omnisciente et Divine.

Le jour où vous aurez annihilé l'Ego dans sa totalité, que vous restera-t-il à annihiler ? Les GERMES DE L'EGO. L'Ego mort, il reste les germes qui sont terriblement pernicieux. Ces germes aussi doivent être désintégrés, réduits en cendres.

Il nous faut prendre possession de nous-mêmes si nous voulons êtres Rois et Prêtres de la Nature selon l'Ordre de Melchisédech et nous ne pourrons pas prendre possession de nous-mêmes tant que la Conscience continuera à être embouteillée parmi les divers éléments indésirables de la psyché...

La Conscience qui a pris possession d'elle-même est une Conscience libre. Une Conscience qui a pris possession d'elle-même est admise dans l'Ordre de Melchisédech ; c'est une Conscience omnisciente, illuminée, parfaite, et c'est ce dont nous avons besoin.

Le jour où vous aurez obtenu, disons, une CONSCIENCE ILLUMINÉE, le jour où vous vous serez rendus vraiment libres, ce jour là, vous aurez aussi cristallisé ce qui s'appelle « l'Âme » et vous serez toute « Âme ». Même votre corps physique deviendra une Âme ; vous serez porteurs d'Attributs et de Pouvoirs Cosmiques (de Pouvoirs qui Divinisent).

Je vous ai donc enseigné, aujourd'hui, une DIDACTIQUE PRATIQUE à travers une DIALECTIQUE DÉFINITIVE. Et, en ce moment précis, nous allons entrer en méditation. Mais avant, il est nécessaire de savoir sur quoi nous allons travailler ; dans le cas contraire, ce que nous allons faire n'aurait pas de sens.

Etant donné que vous êtes des personnes qui luttent pour l'Auto-découverte, il est évident que vous devez travailler sur telle ou telle erreur psychologique. Y a-t-il quelqu'un d'entre vous qui ne sait pas encore sur quoi il va travailler ? Est-ce possible qu'il existe, ici, dans ce groupe, un frère qui ne soit pas occupé à désintégrer un défaut ? Si c'est le cas, j'aimerais le connaître ; lequel d'entre vous ?

Disciple. J'en ai quelques-uns sur lesquels je suis en train de travailler. Mais, concrètement, j'aimerais vous demander sur lequel je dois travailler, car cette question me préoccupe. Comme dans la vie pratique, on voit un défaut, puis un autre et un autre, alors on est dans la confusion, car sur lequel doit-on travailler ? Je vous demande la faveur de me dire sur lequel je dois travailler.

Maître. Sur lequel es-tu en train de travailler?

D. J'ai essayé de travailler sur la fornication, la luxure, sur la colère, sur la peur, sur beaucoup, mais alors, c'est la confusion.

M. Mais sur lequel es-tu en train de travailler spécifiquement ? Je vois que tu es un homme judicieux et, par conséquent, il est évident que tu dois avoir déterminé ton travail.

D. J'ai voulu travailler davantage sur la luxure. Mais aussi sur un second.

M. Bon, c'est le « péché capital », tu le sais bien...

D. Alors je me suis trouvé dans la confusion et je voulais qu'il ne reste aucun doute et alors...

M. Celui de la luxure est « capital » et il se travaille pendant toute la vie, car c'est « le péché originel », la racine de tous les défauts. Mais, il faut toujours le travailler en association avec quelques autres. Qu'on travaille la colère, mais aussi la luxure. Qu'on travaille l'envie, mais on continue avec la luxure. Que sorte l'orgueil, mais on continue avec la luxure... Celui-là est « capital ».

D. Doit-on, pendant une même méditation, faire tout ça, du fait qu'on se rappelle de tout ça ?

M. Ce « qu'on se rappelle », je le perçois comme incohérent, vague, imprécis, inodore, insipide, sans substance, incolore. Pensons avec exactitude. Quel défaut as-tu fini par découvrir dans ta vie pratique. Si tu es alerte et vigilant, comme la sentinelle en temps de guerre, tu dois avoir découvert un défaut. Lequel as-tu fini par découvrir ? As-tu vu dans quelle situation, alors, tu t'es mis ? As-tu eu quelque parole de colère ? As-tu eu une impulsion luxurieuse ? Quel a été le dernier défaut que tu aies découvert ? Dans quelle situation te trouvais-tu ? Était-ce dans ta maison, était-ce dans un bar, où étais-tu ? Que t'es-t-il arrivé ? Ou bien es-tu en train de dormir ?

D. J'ai découvert celui de la colère.

M. Un accès de colère... (Bon, j'aime que tu sois sincère, tu sais). C'est bien. Car c'est ce que l'on doit faire : vivre alerte et vigilant, comme la sentinelle en temps de guerre. Où t'es-tu mis en colère ? À quel moment ? Peux-tu reconstruire la situation ? Peux-tu visualiser l'instant où tu as ressenti de la colère ? Peux-tu le faire ? Bon, si tu peux le visualiser, souviens-toi comment la chose s'est passée, car maintenant NOUS ALLONS TRAVAILLER SUR CELA. C'est de FAITS CONCRETS que nous allons partir. Nous n'allons pas partir de faits vagues, incolores, insipides, inodores, sans substance, non ; nous allons partir de faits concrets, clairs et définitifs. Nous allons être pratiques à 100%. Reconstruis, visualise cette scène de colère et c'est là-dessus que tu vas travailler maintenant pendant la méditation. Voyons, mon frère...

D. Maître, qu'arrive-t-il quand on découvre un défaut, par exemple, la colère, qui est en train de nous attaquer et qu'on supplie sa Divine Mère de nous aider à l'éliminer ?

M. Bon, de quelle situation es-tu parti ? Quand cela est-il arrivé ? Dans quelle rue, à quel numéro de maison ? Je veux des faits ; ne viens pas à moi avec des choses vagues !

D. C'est arrivé hier, précisément. J'ai eu une crise de colère, car je voulais aller écouter votre conférence. Mais alors, ce désir que j'avais s'est senti blessé, n'est-ce pas, car mon épouse ne voulait pas y aller. Alors, je me suis mis en colère, mais, en même temps, j'ai supplié ma Mère Divine en accusant ce Moi. Mais, je ne sais pas si je suis arrivé à quelque chose de... ne serait-ce que de lui couper la tête...

M. Bon, la chose est sympathique, tu sais. Nous allons être plus pratiques. Tu t'es mis en colère contre ta pauvre épouse ; mais, est-ce que tu sais vraiment pourquoi tu t'es mis en colère ?

D. Parce qu'elle ne m'a pas laissé aller à la conférence.

M. C'est pour ça... Bon, de sorte qu'il y a eu de la colère, car elle ne t'a pas laissé aller à la conférence. Qu'est-ce qui s'est senti blessé à ce moment-là en toi ?

D. Mon orgueil...

M. Alors, il y a deux défauts : l'un est la colère, l'autre est l'orgueil. C'est sur ces deux Mois que tu vas travailler maintenant concrètement, pratiquement. La requête que tu as faite à ce moment-là, c'est bien, mais tu l'as faite un peu à la légère. As-tu déjà réfléchi à cela ? As-tu reconstruit la scène ? Combien d'heures es-tu resté dans ton lit, le corps relaxé, à prendre conscience de ce qui t'es arrivé ? Pourrais-tu me le dire exactement ?

D. Bon, j'ai fait une demande immédiatement et à la légère...

M. C'est très léger et nous avons besoin d'être plus profonds. Une eau trouble est une eau peu profonde. Nous avons besoin d'une eau avec beaucoup de fond. Les mares, ou disons, les bourbiers peu profonds, sur le bord du chemin, se dessèchent à la lumière du soleil et deviennent des marécages, remplis de pourriture et d'insectes. Mais, les eaux profondes où vivent les poissons et où il y a de la vie, sont différentes. NOUS AVONS BESOIN D'ÊTRE PLUS PROFONDS. Combien d'heures es-tu resté en méditation à reconstruire cette scène ?

D. Eh bien, Maître, je l'ai laissé pour aujourd'hui... (Rires).

M. Vous êtes drôles, aujourd'hui, vous savez... Alors tu sais que tu vas travailler contre le Moi de la colère et contre celui de l'orgueil. Voyons, mon frère, toi qui es là-bas, dans le coin le plus éloigné, parle...

D. Maître, je voudrais que vous développiez un peu le thème concernant le Trait Particulier que jusqu'à maintenant je [...] une méditation sur la mort du Moi, mais je ne l'ai pas compris très clairement. J'ai essayé plus ou moins de le comprendre, mais j'aimerais entendre quelque chose de plus profond sur le Trait Particulier.

M. Oui, LE TRAIT PSYCHOLOGIQUE PRINCIPAL est vraiment fondamental, parce que quand on le connaît, on le travaille, la désintégration de l'Ego devient, ainsi, plus facile. Mais, à vous, je vais vous dire une grande vérité : avant de nous auto-explorer pour connaître le Trait Psychologique Principal, nous devons AVOIR suffisamment TRAVAILLÉ AU MOINS CINQ ANS environ, car il n'est pas si facile de pouvoir découvrir, en nous, notre Trait Psychologique Principal.

En vérité, sur sa propre personnalité, on a des idées fausses. On voit sa personnalité au travers de la FANTAISIE ; à propos de soi, on pense de façon toujours erronée. Par contre, les autres peuvent parfois nous voir mieux que nous ; mais sur soi-même, on a des opinions totalement fausses.

On ne peut pas découvrir son Trait Psychologique Principal tant qu'on n'a pas éliminé un bon pourcentage d'agrégats psychiques inhumains. C'est pourquoi, si on veut connaître son Trait Psychologique Principal, il faut travailler au moins cinq ans environ.

Au bout d'environ cinq ans, nous pouvons nous offrir le luxe d'utiliser le Système Rétrospectif pour l'appliquer tant à notre vie actuelle, présente, qu'à nos vies antérieures. Alors, nous verrons à notre grand étonnement que, plus d'une fois, nous avons commis la même erreur. Nous découvrirons un « MOI CLEF » qui, dans toutes les existences, a toujours commis les pires erreurs, qui se caractérise toujours par un délit déterminé et qui a été l'axe de toutes nos existences précédentes.

Mais évidemment, pour pratiquer avec une certaine lucidité cet exercice rétrospectif, il faut d'abord avoir éliminé beaucoup de Mois.

En aucune manière, je ne pourrais croire que l'on puisse découvrir le Trait Psychologique Fondamental, si on n'a pas utilisé intelligemment le Système Rétrospectif. Mais, pour l'utiliser vraiment avec lucidité, nous devons aussi être sincères. Quand la Conscience est trop enfermée dans les Mois, il n'y a pas de lucidité. Alors, dans ces conditions, l'Exercice Rétrospectif s'avère insignifiant, voire même fantaisiste ou erroné. Voilà donc mon opinion. Voyons, mon frère, parle...

D. Maître, par exemple, dans les deux situations que j'ai vécues depuis ce matin jusqu'à ce moment [...] spécifiquement une réaction, disons, que lorsque j'ai vu deux frères, j'ai senti une certaine réaction. Ensuite, dans une autre situation, j'ai ressenti une autre réaction qui obéit à certains Mois. Dans la méditation, devrai-je me consacrer aux deux Mois ou seulement à un ?

M. Bon, dans la méditation d'aujourd'hui, tu dois te consacrer à un, le premier. Plus tard, tu te consacreras à l'autre. Maintenant, pour le travail, le but de ton travail est de te consacrer au premier.

D. J'ai une autre question. Que devons-nous faire pour que ce Moi, cet événement qu'on a laissé hors de cette méditation, ne grossisse pas ?

M. Tu le laisses pour un autre moment, mais si tu ne veux pas qu'il « grossisse », ne lui donne plus d'aliments et tu verras qu'il s'affaiblira.

D. Maître, vous nous avez enseigné que nous devons avoir de l'ordre et de la précision pour l'élimination de nos défauts, mais je ne sais pas s'il y a quelque chose que je n'ai pas pu capter lorsque vous nous avez dit : « un défaut découvert doit être compris et éliminé »... J'ai compris qu'il doit y avoir une succession dans le travail et je vous demande cela parce que, dans la journée, beaucoup de défauts se manifestent ; disons que dans la matinée, la luxure a eu l'opportunité de s'exprimer; j'ai gagné aux échecs et c'est l'orgueil qui est sorti ; je suis allé dans la rue et en poussant la voiture, j'ai noté de la colère ; alors..., oui, une succession de faits et la manifestation de défauts. Est-ce que cette fois, pour cela, il y a une mauvaise compréhension de notre part, en cherchant un trait psychologique ? Comment pouvons-nous comprendre cela et sur quoi exactement devons-nous travailler, Maître ?

M. Il faut avoir de l'ordre dans le travail, bien sûr que oui, je suis d'accord. Mais alors, en tout cas, quand arrive la nuit, le corps relaxé, bien sûr, tu passeras à la pratique de l'exercice rétrospectif, si ce n'est sur toute ton existence actuelle ou tes existences antérieures, au moins, assurément, sur la journée. Alors, tu vas visualiser, reconstruire les événements du jour. Une fois reconstruits, numérotés, dûment classifiés, tu procéderas au travail : premièrement sur un événement auquel tu peux consacrer, disons, quinze ou vingt minutes ; un autre événement auquel tu peux consacrer une demi-heure ; un autre auquel tu peux consacrer cinq minutes ; un autre auquel tu peux consacrer dix minutes (tout dépend de la gravité des événements). Ainsi ordonnés, tu peux les travailler durant la nuit, tranquillement et dans l'ordre.

D. Et pour les éliminer, pour éliminer toutes ces choses... ?

M. Dans l'ordre aussi, parce que dans chaque travail sur tel ou tel événement, entrent en jeu les facteurs de découverte, de jugement et d'exécution. À chaque « élément », tu appliques donc les trois instants qui sont : DÉCOUVERTE (quand tu l'as découvert), COMPRÉHENSION (quand tu l'as donc compris) et EXÉCUTION (à l'aide de la Divine Mère Kundalini).

C'est ainsi qu'on travaille. Car si tu les travailles un par un, comment vas-tu t'en sortir (tu vas lever les bras au ciel !) Parce qu'en réalité et en vérité, je te dis ou je vais te répéter cette phrase de Virgile, le poète de Mantoue, dans sa divine « Énéïde » : « Même si nous avions mille langues pour parler et un palais d'acier, nous n'arriverions pas à énumérer entièrement tous nos défauts ». De sorte que si tu te proposais de travailler un défaut pendant deux mois, un autre défaut pendant deux autres mois et s'ils sont mille, quand vas-tu tous les travailler ? En plus, un défaut est associé à un autre et cet autre est associé à un autre ; un défaut apparaît rarement seul. Un défaut s'associe toujours à un autre ; il faut donc les travailler dans l'ordre, mais dûment classifiés et quotidiennement, jusqu'au triomphe.

D. Maître, vous nous avez aussi parlé du « désordre de la maison », mais le Maître Gurdjieff parle aussi du « désordre de la maison » et il parle d'un « Majordome Intérimaire », d'un maître, n'est-ce pas ? Il dit qu'il existe des Mois qui aiment le travail et d'autres Mois qui n'aiment pas le travail. Pour former un Centre de Gravité Permanent, comment pourrions-nous comprendre cela ?

M. Alors franchement, ce GRAND MAJORDOME tant cité par Nicoll, par Gurdjieff et Ous-pensky [...] comme Collins et d'autres, eh bien, il me semble être une sottise. IL N'A AUCUNE VALEUR. Jamais, moi, pour ma part, ou pour mieux dire, celui qui est ici, à l'intérieur de moi (celui qui a dissous l'Ego et l'a réduit en poussière), n'a jamais utilisé, c'est certain (et je le dis avec sincérité), ce système du GRAND MAJORDOME.

Qu'il y ait des Mois utiles, c'est vrai (il y en a aussi d'inutiles). Qu'il y ait des « MOIS BONS », il y en a des tas et il y en a aussi des mauvais. Il faut désintégrer les « MOIS BONS » et il faut désintégrer les « MOIS MAUVAIS ». Il faut désintégrer les « Mois utiles » et il faut désintégrer les « Mois inutiles ».

Un jour, un ami qui avait une usine de pantalons au Salvador, me dit ce qui suit :

- « Maître, si je désintègre le Moi utile qui fait des pantalons dans mon usine, alors, qui va continuer à faire des pantalons ? Je vais faire faillite ! Mon usine va fermer ! »

- « Ne te préoccupe pas, mon ami, lui dis-je. Si tu désintègres ce Moi, une partie correspondante de l'Etre, habile aussi en toutes sortes d'arts, se chargera du labeur de faire des pantalons et il les fera mieux que toi, c'est sûr ». Mon ami se montra satisfait et continua son travail...

Les bons Mois font de bonnes oeuvres mais ils ne savent pas faire de bonnes oeuvres. Ils font le bien quand il ne faut pas le faire. Ils donnent une aumône à un drogué pour qu'il aille acheter plus de marihuana. Ils donnent une aumône à un ivrogne pour qu'il continue à s'enivrer. Ils donnent une aumône à un riche qui demande la charité et des choses de ce style. Les Mois du bien ne savent pas faire le bien.

En dernière synthèse, nous devons nous battre franchement contre le bien et contre le mal. En dernière synthèse, nous devrons PASSER AU-DELÀ DU BIEN ET DU MAL ET EMPOIGNER L'ÉPÉE DE LA JUSTICE COSMIQUE.

Finalement, qu'est-ce que nous appelons « bien » ? (Prenons conscience de ce que nous appelons « bien »). Est « BON » tout ce qui est à sa place ; est « MAUVAIS » ce qui est hors de sa place. Par exemple : le feu, qui est ici, maintenant, il est bon, n'est-ce pas ? Mais, si ce feu brûlait les rideaux ou s'il vous rôtissait vivants ? Comment cela vous paraîtrait-il ? Aimeriez-vous vous sentir convertis en torches enflammées ? Je ne crois pas.

Bon, maintenant l'eau, ici, dans ce verre, c'est bien ; ou encore dans la cuisine, elle peut servir à laver les plats et les tasses, ou ici, dans cette petite fontaine, c'est correct. Mais, si cette eau inondait toutes les pièces, ce serait mal, n'est-ce pas ?

De sorte que ce qui est à sa place est « BON » et ce qui est hors de sa place est « MAUVAIS ». Une vertu, aussi bonne, aussi sainte soit-elle, devient mauvaise si elle est hors de sa place.

Aimeriez-vous, en tant que Missionnaires Gnostiques, donner l'Enseignement dans un bar ? En tant que Missionnaires Gnostiques, iriez-vous donner l'Enseignement dans une maison de rendez-vous ou dans une maison de prostitution ? Aimeriez-vous cela ? Je ne crois pas et si ça vous plaisait, alors je ne vous le recommanderais pas, car cela serait vraiment mauvais et absurde, de surcroît.

Ainsi, ce qui est à sa place est « BON » et ce qui est hors de sa place est « MAUVAIS ». Finalement, les termes « bien » et « mal » sont inappropriés. Nous devrions plutôt dire : « correct » ou « incorrect ».

Donc, nous dirons que l'important, dans la vie, est de dissoudre les Mois, qu'ils soient bons ou mauvais. Peu importe.

Si, tout-à-coup, nous découvrons en nous un bon Moi qui est en train de donner une aumône à un drogué pour qu'il continue à se droguer, il est évident que nous avons découvert un Moi du bien que nous devons éliminer. C'est un Moi charitable (bon), mais un défaut qu'il faut réduire en cendres.

Et si, tout-à-coup, nous découvrons en nous un Moi qui, en voulant s'attirer la sympathie de nobles amitiés, boit et boit encore, qu'allons-nous dire ? Que c'est par humilité (parce que ces personnes sont humbles) et que comme il s'agit de l'ami untel, qui a fait aujourd'hui une petite fête pour l'une de ses filles, nous ne voulons pas le décevoir... Alors, nous accompagnons l'ami avec un certain nombre de coupes et finissons par nous enivrer... Cela est-il bien ? Est-ce parce que nous sommes très humbles ? Les Mois de cette sorte, il faut les détruire, c'est un Moi apparemment bon, mais il faut le détruire, il faut l'annihiler. Ainsi, nous devons annihiler les Mois du bien et les Mois du mal. Nous devons nous battre contre le bien et contre le mal... Parle, mon frère...

D. Et le Moi gnostique, quand [...] ?

M. Alors je vais te dire quelques vérités. Cette question est un peu étonnante, tu sais, parce qu'ici il n'y a personne qui n'ait pas son MOI GNOSTIQUE. Ce qui est intéressant, c'est qu'un tel Moi aussi, il faut l'éliminer et il ne doit rester que la pure Conscience Gnostique. Parce que le Moi gnostique devient automatique, mécanique ; RÉDUIS-LE EN CENDRES ; prends conscience de la Doctrine. Alors, la Gnose se déploie, se développe en toi comme une conviction doctrinale consciente et non comme un simple automatisme mécanique. Le Moi gnostique est mécanique. Mais, la Conscience gnostique est révolutionnaire, rebelle, terriblement divine. Voyons, mon frère...

D. Maître [...] maintenant que nous avons l'opportunité d'être avec vous et de réaliser cette expérience du travail sur la destruction du Moi [...]

M. Bon ! Mais je suis bien en train de te donner un coup de main, n'est-ce pas ? Je suis en train de te donner les explications qui sont fondamentales, car ce travail de dissolution de l'Ego est quelque chose de très personnel en chacun de nous. Personne ne peut faire le chemin pour toi. Toi seul peux le parcourir. Moi, l'unique chose que je peux faire, c'est de te montrer le chemin et te donner les indications précises. C'est tout. Voyons, mon frère...

D. Maître, serait-ce une bonne technique d'employer la Méditation sur la mort du Moi pour les défauts qu'on a dans nos rêves ?

M. Bon, je vais te dire une chose : je reçois beaucoup de lettres de gens qui ont des POLLUTIONS NOCTURNES. Presque tous exigent de moi une recette pour les guérir de cette douloureuse maladie. Je leur réponds toujours que tant que les Mois des pollutions continuent d'exister en eux, il y aura des pollutions.

Supposons qu'un individu fasse un rêve morbide. Alors, comme conséquence, survient une pollution nocturne ; que faire ? Eh bien, à l'instant précis où nous nous réveillerons, il faudra travailler ce Moi qui a produit la pollution. Il faudra faire appel à Devi Kundalini Shakti pour qu'elle le désintègre. Et il faudra continuer à travailler sur ce Moi pendant un certain temps jusqu'à ce qu'il soit enfin pulvérisé.

Mais, si, un autre jour, surgit une autre pollution, qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'il y a un autre Moi luxurieux qui l'a produite ; alors, il faut répéter la même chose.

Et, en fin de compte, le jour où il ne restera plus cette sorte de Mois, les pollutions seront terminées. Et c'est l'unique chemin pour arriver à se soigner.

Maintenant, supposons que durant le sommeil, nous nous soyons découverts, nous nous soyons vus dans un rêve horrible, en train de nous battre, remplis de colère, contre un autre... [...]

chapitre de la conférence : http://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr/ ... dhique.php

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Re: Didactique pour la Dissolution de l'Ego

Message le 31 Mars 2011, 22:25

SI NOUS DÉTRUISONS L'EGO, LA LUMIERE NAIT, nous restons illuminés, nous nous éveillons ; nous commençons à exercer des pouvoirs sur le Feu, sur l'Air, sur l'Eau, sur la Terre. Il faut que l'Ego soit dissout, désintégré ; nous le portons tous en nous et il faut le détruire. Si nous n'agissons pas de cette façon, NOUS N'AURONS PAS LA PUISSANCE d'utiliser les Pouvoirs du Feu, de l'Air, de l'Eau et de la Terre ; mais si nous détruisons l'Ego, si nous le désintégrons, si nous le réduisons en cendres, les Pouvoirs, la Lumière, la Sagesse et l'Amour authentique viendront évidemment à nous ; mais il faut en finir avec l'Ego, le désintégrer, il faut le réduire en cendres, en poussière de la Terre, en poussière cosmique...

Colère, convoitise, luxure, envie, orgueil, paresse, gourmandise, sont les sept éléments les plus destructifs que nous portons en nous et ils constituent l'Ego. On dit que Jésus de Nazareth sortit sept démons du corps de Marie Madeleine. Eh bien ce sont les sept Péchés Capitaux qui, si nous les multiplions encore par sept autres et sept autres, et encore et encore, nous obtiendrons une Légion. Chacun de nous porte une Légion à l'intérieur ; dans l'Évangile, on appelle le possédé « Légion » :

- « Quel est ton nom ? »

- Il lui dit : « Légion ».

Chacun de nous est une légion, mais une légion de démons. Malheureusement, dans ces conditions, notre Conscience est embouteillée dans la légion, elle se trouve dans chaque démon. C'est pourquoi nous sommes des incapables ; c'est pourquoi nous n'avons pas l'authentique Illumination ; c'est pourquoi nous ne pouvons plus manier les Éléments de la Nature, etc. Mais si nous détruisons la Légion, si nous cessons d'être une légion (comme nous nomme l'Évangile), alors demeurera de nouveau en nous la Conscience libre, sans tache, pure, propre, droite.

Ainsi, mes frères, l'heure est venue de comprendre la nécessité de DISSOUDRE L'EGO, de le réduire en cendres, de le convertir en poussière de la Terre, en poussière cosmique. Tout être humain a, en général, 3 % de Conscience éveillée et 97 % de Conscience endormie. Lorsque nous éliminons certains éléments indésirables que nous portons à l'intérieur de nous (que ce soit la colère, que ce soit la convoitise, que ce soit la luxure, que ce soit l'envie, que ce soit l'orgueil, la paresse ou la gourmandise, etc.), le pourcentage de Conscience augmente, parce que l'Essence emprisonnée dans ces éléments indésirables s'émancipe et ainsi nous pouvons arriver à avoir 4 % de Conscience Éveillée, 5 %, 10 % etc. Celui qui arrive à avoir 50 % jouira d'une Grande Illumination. Mais pour arriver à rester complètement illuminés et resplendissants, il faut au moins 100 % de Conscience éveillée. Maintenant, mes frères, vous commencez à voir qu'il est nécessaire de s'éveiller.

Vous êtes endormis ; rendez-vous compte que vous êtes endormis. Vous n'êtes pas éveillés ; le monde n'est pas tel que vous le voyez ; vous le voyez en rêves ; vous n'avez pas encore vu le monde ; vous le voyez à travers votre fantaisie, à travers votre rêve, mais vous ne connaissez pas le monde, vous ne l'avez pas vu ; vous y vivez et vous croyez que vous le connaissez, mais il n'est pas tel que vous le croyez. Il est différent et il a sept DIMENSIONS BASIQUES, fondamentales, mais vous ne les connaissez pas.

Il vous faut sortir de l'état hypnotique dans lequel vous vous trouvez ; quand vous sortirez de cet état, VOUS VERREZ LE MONDE TEL QU'IL EST : Vous verrez l'air de diverses couleurs ; au lieu de ces arbres physiques, vous verrez les Élémentaux gigantesques des arbres ; vous verrez la Terre de façon très différente, vous verrez que c'est un organisme vivant et que vous êtes accrochés à l'épiderme de cet organisme, de cet animal vivant que vous nommez « Terre ». Vous la verrez de manière très différente. Jusque là, vous ne l'avez pas vue, vous ne connaissez pas la planète Terre.

Et les pseudo-scientifiques (ces pédants ultramodernes de l'Antéchrist) encore moins. Ils ne savent rien de rien. Les scientifiques de l'Antéchrist non seulement ignorent, mais, de plus, ils ignorent qu'ils ignorent. Ils croient savoir beaucoup de choses, alors qu'en vérité ils ne savent rien. Et non seulement ils ne savent pas mais, en plus, ils ne savent pas qu'ils ne savent pas...

RÉVEILLEZ-VOUS, MES FRÈRES ! Sortez de la léthargie dans laquelle vous vous trouvez ! Réveillez-vous ! Mais l'Éveil n'est possible qu'en éliminant les éléments indésirables que vous portez à l'intérieur de vous. La partie pratique de tout cela est fondamentale. Si moi, je ne vous parlais pas, maintenant, de la partie pratique, de la façon de désintégrer ces éléments indésirables pour obtenir l'Éveil et voir le monde tel qu'il est, alors j'aurais perdu mon temps, je ne vous aurais rien dit. Mais je vous invite à l'Auto-observation Psychologique ; je vous invite à entrer sur le terrain d'une Psychologie expérimentale, révolutionnaire, rebelle, à sortir de l'état de coma dans lequel vous vous trouvez...

Les endormis acceptent très facilement l'idée qu'ils ont un corps de chair et d'os, parce qu'ils peuvent le toucher physiquement ; mais cela leur coûte d'accepter qu'ils ont une Psychologie, parce que celle-là, par contre, ils ne peuvent ni la voir ni la toucher. Lorsque quelqu'un admet vraiment qu'il a une Psychologie, il commence à s'observer lui-même. Et quand quelqu'un commence à s'observer lui-même, alors, évidemment, il se convertit en une personne distincte, en une personne différente, en quelqu'un qui a des inquiétudes intimes, en quelqu'un qui veut changer, en quelqu'un qui veut s'éveiller.

C'est sur le terrain de la vie pratique que nous devons nous AUTO-DÉCOUVRIR, dans la relation avec les gens de notre propre maison, dans la relation avec nos amis, au café, au restaurant, à l'usine ; si nous sommes alertes et vigilants comme le vigile en temps de guerre, nous pourrons voir nos défauts ; il est évident que les défauts cachés affleurent spontanément et alors nous les voyons.

Un défaut découvert doit être COMPRIS profondément, dans tous les Niveaux du Mental ; un défaut découvert doit être correctement ÉLIMINÉ.

Éliminer, c'est ce qui est fondamental : ÉLIMINER. Nous ne pourrons pas éliminer sans avoir compris.

Quelqu'un peut éliminer un défaut quand il sait qu'il l'a et quand il l'a compris ; sinon, comment l'éliminer ? Pensons à cela mes chers frères : l'élimination. Mais comment éliminer ?

Tous les peuples ont rendu un culte à Tonantzin, à Marie, Maya, Isis, Adonia, Rhéa, Cybèle, etc. Les anciens peuples de l'Anahuac étaient serpentins à cent pour cent. Nous savons bien que cet Éternel Féminin, Dieu-Mère comme on dit en Ésotérisme christique, est symbolisé par le cobra sacré des anciens mystères, le serpent igné de nos pouvoirs magiques que les hindous appellent toujours Kundalini.

Si quelqu'un a compris qu'il a tel ou tel défaut de type psychologique et que ce défaut est un obstacle pour atteindre la Sagesse, il doit alors se concentrer sur ce cobra sacré des anciens mystères que les orientaux ont appelé Kundalini ; il doit vraiment le supplier avec insistance, comme les disciples d'Isis, dans les anciens mystères, suppliaient leur Mère bénie de désintégrer le défaut qu'ils avaient intégralement compris dans tous les niveaux du mental.

Vous pouvez être sûrs que Devi Kundalini Shakti vous aidera, à condition que votre conduite soit droite. C'est par ce chemin que nous allons désintégrer, réduire en cendres, convertir en poussière cosmique nos défauts psychologiques. Le mental à lui seul ne pourra jamais altérer fondamentalement aucun défaut de type psychologique. Le mental peut étiqueter les défauts sous des noms différents, les faire passer d'un département de l'entendement à un autre, les cacher à soi-même et aux autres, les justifier ou les condamner, mais pas les altérer radicalement.

Il faut un pouvoir qui soit supérieur au mental. Heureusement, ce pouvoir existe en chacun de nous ; je veux me référer de façon emphatique à Devi Kundalini Shakti. C'est seulement avec ce pouvoir transcendantal que nous pouvons réellement éliminer les divers éléments à l'intérieur desquels est embouteillée la Conscience. Si nous désintégrons ces éléments, l'éveil survient ; on acquiert le pouvoir sur le feu, sur l'air, sur l'eau, sur la terre, sur la nature entière, sur le cosmos...

Je crois que les frères sont en train de comprendre la nécessité de désintégrer leurs erreurs, de désembouteiller la Conscience, de la rendre libre. Personne ne peut savoir ce qu'est la véritable liberté tant que la Conscience se trouve dans les oubliettes immondes du Moi psychologique. Personne ne peut savoir ce qu'est la Félicité tant que la Conscience continue à être emprisonnée dans les oubliettes immondes du Moi.

Personne ne peut savoir réellement ce qu'est la VÉRITÉ, tant qu'il ne l'expérimente pas. Et personne ne peut arriver à expérimenter la Vérité tant que la Conscience se trouve dans le moi-même, dans le Je même, dans ma Personne, dans ce que Je suis, dans ce qu'est chacun de nous.

La Vérité n'est pas une question de théories, ni de concepts, ni de suppositions ; la Vérité, il faut la voir, la toucher, la palper, il faut l'expérimenter, comme lorsque l'on met le doigt dans le feu et qu'on se brûle...

Une opinion, aussi respectable soit-elle, n'est pas la Vérité ; une idée sur la Vérité ne veut pas dire que c'est la Vérité ; un concept, aussi sage soit-il, sur la Vérité, n'est pas non plus la Vérité ; la Vérité est l'inconnu d'instant en instant, de moment en moment ; la Vérité, il faut l'expérimenter, et elle ne peut être expérimentée qu'en l'absence du Moi. Il est nécessaire de réduire le Moi en poussière pour que la Vérité reste en nous.

Jésus-Christ a dit : « Connaissez la Vérité et elle vous rendra libres ». Il est nécessaire de connaître la Vérité, mais elle ne peut être connue si elle n'est pas expérimentée ; et on ne peut l'expérimenter qu'en l'absence du Moi.

Il faut donc désintégrer le Moi, le réduire en poussière, pour que reste en nous la Vérité. Alors, nous serons comblés de plénitude, la félicité sera dans nos coeurs, le bonheur sans limite ; nous verrons le monde tel qu'il est et non pas comme il semble être ; nous écouterons les plus sublimes symphonies du Cosmos ineffable ; nous serons bienheureux, d'un bonheur sans limites, nous serons en état de béatitude parfaite ; toute larme disparaîtra de nous, il n'y aura alors plus de douleur. Tant que le Moi continue de vivre, nous devrons souffrir : Les racines de la douleur, nous les portons en nous-mêmes et pas en dehors de nous ; elles se trouvent dans les différents défauts que nous portons à l'intérieur de nous.

Le monde est très différent... L'heure est venue de « mourir » pour voir le monde tel qu'il est. Ainsi, mes chers frères, je vous invite à la dissolution du Moi, du moi-même, du soi-même. C'est ainsi seulement que vous pourrez jouir de la Félicité authentique...

Bien, mes chers frères, maintenant, je vais me limiter à écouter vos questions et après nous exercerons, à l'aide de l'Esprit Saint, notre Don de Guérison. Voyons, mon frère.
Passage extrait de la CONFÉRENCE 98 : MAGNIFICENCE DU CHRIST ET LA MISÈRE DE L'EGO : http://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr/ ... 140&t=1300

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Re: Didactique pour la Dissolution de l'Ego

Message le 14 Août 2011, 17:11

La méditation sur la mort de l'ego, version de base

1. RELAXATION TOTALE.

2. RETROSPECTION.
On mènera à bien un rapide retour en arrière, en se remémorant tous les événements et toutes les pensées négatives qui se sont présentés depuis le moment où le gnostique pratiquant se trouve en méditation... jusqu'à l'instant où il s'est levé le matin. Le disciple ne devra s'identifier avec aucun des événements revenus à la mémoire, ni les repousser, ni les accepter, il devra avoir une attitude impartiale.

3. OBSERVATION SEREINE.
Observer sereinement le mental, fixer toute l'attention, sur toute forme mentale qui ferait son apparition sur l'écran de l'intellect.

4. PSYCHANALYSE.
Fouiller, demander, examiner, peser l'origine de toute pensée, souvenir, image, affect, sentiment, dans l'ordre dans lequel ils surgissent du fond du subconscient.

5. ETAT PSYCHOLOGIQUE RECEPTIF UNI-TOTAL.
Maintenant, on travaillera au processus d'annihilation et de compréhension du MOI que l'on veut désintégrer. L'étudiant gnostique se concentrera sur le défaut et le maintiendra sur l'écran du mental ; avant tout, il est indispensable d'être sincère avec soi-même.

a) Auto-exploration. Fouiller dans le fond de la Conscience et dans les 49 niveaux du subconscient, en observant quand, pour la première fois, se manifesta le défaut et quand pour la dernière fois, en observant à quels moments il se manifeste avec le plus de force.

b) Analyse Superlative. Chercher quels sont les aliments du MOI, fractionner et diviser le défaut en plusieurs parties et étudier chacune de celles-ci, pour "arriver à savoir" de quelle classe d'ego il provient, pour connaître quel catégorie d'ego dérive de lui.

6. JUGEMENT.
Asseoir le défaut que nous étudions sur le banc des accusés et avant le jugement, présenter les nuisances et préjudices qu'il occasionne à la Conscience et les bénéfices qu'apporterait son annihilation (pour le grand changement).

7. PRIERE A LA MERE DIVINE KUNDALINI.
On priera la Divine Kundalini, la Mère Intérieure et Individuelle avec beaucoup de ferveur, en lui parlant avec franchise et en lui confessant tous les défauts que nous avons afin que celle-ci, qui est l'unique capable d'annihiler les Egos, les désintègre jusqu'à la racine même. On implorera de toute son âme et de tout son coeur la Divine Mère pour qu'elle annihile et désintègre le défaut compris.

"L'AUTO-DECOUVERTE NE SURVIENDRA DANS L'HOMME QU'AVEC LA MORT DE L'EGO, L'AUTO-REVELATION, C'EST-A-DIRE LA CONNAISSANCE DE SOI-MEME".

extrait du post de Pascal : http://forum.don-et-compassion.com/view ... 2670#p2670

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Re: Didactique pour la Dissolution de l'Ego

Message le 17 Août 2011, 21:49

D. Quelle est la méthode pour se libérer des défauts ?

M. Il est urgent et impératif d'analyser et d'annihiler l'Ego de manière volontaire et consciente. Dans nos relations avec les personnes, les défauts dissimulés affleurent spontanément et si nous nous trouvons en état d'alerte perception, d'alerte nouveauté, nous les voyons alors tels qu'ils sont en eux-mêmes. Un défaut découvert doit être soumis à l'analyse, à la méditation, dans le but d'être compris. Il ne suffit pas de comprendre le défaut, il est nécessaire d'arriver à sa profonde signification, toute étincelle de Conscience peut nous illuminer et, en quelques millièmes de seconde, capter la profonde signification du défaut.

L'élimination est différente ; quelqu'un pourrait avoir compris un défaut et même avoir pénétré sa profonde signification et ne pas l'avoir éliminé ; ceci est indispensable pour être libéré des défauts.

L'Ego personnel est une somme de « Mois ». L'animal intellectuel est une machine contrôlée par des Mois ; ceux-ci sont « les Diables Rouges » cités dans le « Livre des Morts » de l'ancienne Égypte. Il est indispensable de savoir que la seule chose digne que nous ayons en nous est l'Essence ; malheureusement elle est, en elle-même, dispersée ici et là, embouteillée dans chacun des différents « Mois ».

En essayant de comprendre fondamentalement chaque défaut de type psychologique, nous devons être sincères envers nous-mêmes ; malheureusement, le Mental cherche toujours des excuses pour justifier les erreurs. Il est nécessaire de nous auto-explorer pour nous auto-connaître profondément.

N'importe quelle erreur a plusieurs facettes et elle opère dans les 49 régions du Mental. Le gymnase psychologique est indispensable et c'est la vie ; dans l'interrelation humaine, dans la vie en commun avec nos semblables, existent d'infinies possibilités pour nous auto-découvrir ; cependant, il est évident que l'auto-vigilance doit toujours opérer d'instant en instant.

La dissolution de l'Ego s'accélère si nous savons profiter au maximum des pires circonstances ; celles-là nous offrent les meilleures opportunités. Le contrôle des défauts intimes est superficiel et il est condamné à l'échec. L'élimination de nos défauts est nécessaire ; de cette façon, nous établissons dans notre Conscience les fondations adéquates pour agir correctement. La Compréhension est la première chose, l'Élimination la seconde.

Ce qui rend tout enfant beau et adorable, c'est son Essence ; celle-ci constitue en lui-même sa véritable réalité. La croissance normale de l'Essence s'effectue pendant les cinq premières années ; pour qu'elle continue à croître, quelque chose de très spécial doit se passer, c'est le travail sur soi-même. Le développement de l'Essence n'est possible qu'à force de travaux conscients et de souffrances volontaires.

Nous devons savoir que nous avons en nous-mêmes ce qui s'appelle l'Ego, le Moi, etc., et qu'à l'intérieur de celui-ci, l'Essence se trouve embouteillée et c'est lamentable. Dissoudre le Moi est indispensable ; c'est le véritable sens du travail sur soi, car nous ne pourrions jamais libérer l'Essence sans désintégrer au préalable le Moi psychologique. Au fur et à mesure que les agrégats psychiques vont se désintégrer, l'Essence s'émancipe et croît harmonieusement. Il est indiscutable que lorsque le Moi psychologique meurt, l'Essence resplendit ; elle nous confère la beauté, le véritable bonheur et les pouvoirs dont elle est détentrice.

Le mammifère intellectuel ne possède pas une individualité définie ; ce manque d'individualité est la cause de tant d'amertume. Notre corps physique est une unité complète et il travaille comme un tout organique, à moins d'être malade ; mais la vie intérieure de l'humanoïde n'est en aucune façon une unité psychologique ; il manque une organisation psychologique au fond intime de chacun de nous. L'humanoïde n'a pas un Moi permanent, mais une multitude de différents Mois infrahumains et absurdes. Le pauvre animal intellectuel est semblable à une maison en désordre, où, au lieu d'un maître, existent beaucoup d'employés qui veulent toujours commander et faire ce dont ils ont envie.

La plus grande erreur du pseudo-ésotérisme est de supposer qu'on possède un Moi immuable et permanent, sans début ni fin. Si ceux qui pensent ainsi éveillaient leur Conscience pendant un instant, ils pourraient mettre en évidence leur propre multiplicité. Penser qu'une personne qui s'appelle Louis est toujours la même est absurde ; aucune personne n'est toujours la même, car on tombe constamment dans des contradictions et des changements.

Quand le Moi veut continuer ici et dans l'au-delà, il s'auto-trompe avec le faux concept d'un Moi divin et immortel. Aucun de nous n'a un Moi permanent et nous ne possédons même pas d'individualité légitime. Si nous considérons chaque Moi comme une personne différente, nous pouvons affirmer de manière emphatique, ce qui suit : « à l'intérieur de chaque personne qui vit dans le monde, il existe beaucoup de personnes ». Chacune de ces personnes lutte pour la suprématie, elle veut être exclusive et croit être le tout, bien qu'elle ne soit qu'une petite partie. Nous ne pourrons jamais nous connaître nous-mêmes sans auto-observation. Tant qu'un individu continue de se considérer comme une seule personne, il est clair qu'un quelconque changement intérieur est plus qu'impossible.

En réfléchissant un peu sur les diverses circonstances de la vie, il vaut bien la peine de comprendre sérieusement les bases sur lesquelles nous nous appuyons. Une personne s'appuie sur une position, une autre sur l'argent, etc. Mais, que nous soyons riches ou mendiants, la chose la plus curieuse, c'est que nous avons besoin de tout le monde et que nous vivons en fonction de tous, bien que nous soyons gonflés d'orgueil. Avec tout ça, nous nous croyons très forts, mais nous sommes terriblement faibles. Il est urgent de nous auto-observer d'instant en instant, dans le but de connaître clairement les fondements sur lesquels nous nous appuyons ; quand on découvre ce qui nous offense le plus, à un moment donné, alors on découvre les bases sur lesquelles on s'appuie psychologiquement.

On est étonné devant le spectacle d'un incendie ; les personnes désespérées s'emparent alors des choses les plus invraisemblables ; ces personnes sont attachées à des choses qui n'ont pas la moindre importance ; ceci équivaut à un état d'inconscience absolue. Le plus grave de notre tragédie, c'est qu'on pense qu'on est en train de penser, on sent qu'on est en train de sentir, alors qu'en réalité c'est un autre qui, à un moment donné, pense avec notre cerveau martyrisé et ressent avec notre coeur endolori. Combien de fois croyons-nous être amoureux et, ce qui arrive, c'est qu'un autre Moi, à l'intérieur de nous-mêmes, rempli de luxure, utilise le centre de notre coeur.

Au fur et à mesure qu'on travaille sur soi-même, on comprend de plus en plus qu'il est nécessaire d'éliminer radicalement de notre nature intérieure tout ce qui nous rend si abominables. Ce sont les pires circonstances de la vie, les situations les plus critiques, les faits les plus difficiles, qui sont les plus propices à notre auto-découverte intime. Si, au lieu de perdre la tête, de s'identifier, d'être fasciné par les choses de la vie, on se rappelait de soi-même, on découvrirait avec stupeur certains « Mois » dont on n'aurait jamais eu la moindre idée, ni le moindre soupçon.

Le sens de l'auto-observation intime se trouve atrophié chez tout être humain ; si on s'auto-observe d'instant en instant, ce sens se développera progressivement ; à mesure que le sens de l'auto-observation continuera à se développer, par son utilisation continuelle, nous deviendrons de plus en plus capables de percevoir directement ces Mois dont nous n'avions jamais soupçonné l'existence et nous découvrirons que chacun d'eux a des caractéristiques psychologiques particulières, au moyen desquelles nous appréhenderons, nous capterons intuitivement leur nature intime.

Au début, l'ésotériste ne sait pas par où commencer ; il ressent la nécessité de travailler sur lui-même, mais il est complètement désorienté. En mettant à profit les moments les plus difficiles, les instants les plus défavorables, nous découvrons nos défauts les plus remarquables et que nous devons désintégrer de toute urgence. Avant de nous coucher, il convient que nous examinions les faits qui se sont produits dans la journée. Rappelons-nous qu'en ésotérisme tout ce qui est à sa place est bon et tout ce qui n'est pas à sa place est mauvais. Que diriez-vous d'un homme docile et tolérant qui bénirait un groupe d'agresseurs qui essayeraient de violer sa femme et ses filles ? Que penseriez-vous d'un homme serviable qui, à un moment donné, prêterait un poignard à un assassin ? Le délit se déguise en saint ; il utilise les meilleures vertus ; il se présente comme un martyr. Dans le parfum de la prière, se cache aussi le délit.

Voir de telles créations, observer ces monstruosités de l'enfer dans lesquelles se trouve embouteillée notre Conscience en personne, devient possible lorsqu'on développe progressivement le sens de l'auto-observation. Tant que nous aurons ces aberrations en nous, nous serons une abomination, bien que nous nous croyions beaux ou justes et que nous allions même jusqu'à nous plaindre de l'ingratitude des autres personnes et que nous criions qu'elles ne nous comprennent pas. Le sens de l'auto-observation nous permet de voir clairement le « Moi » que nous sommes en train de dissoudre et les résultats pathétiques et définis du travail intérieur.

Il s'avère intéressant d'observer comment de telles bêtes se réduisent peu à peu et se désintègrent, finalement, en libérant l'Essence qui était embouteillée dans ce défaut. Tout ceci implique, naturellement, des travaux successifs en profondeur, toujours constants, car aucun Moi ne peut jamais être désintégré instantanément.

Tant que ne s'est pas produite la désintégration psychologique de toutes ces abominations, ces ambitions, ces envies, etc., même si nous croyons être des personnes honnêtes, honorables, sincères, charitables, belles intérieurement, etc., évidemment, nous continuerons à n'être rien de plus que des sépulcres blanchis, beaux à l'extérieur, mais remplis de pourriture répugnante à l'intérieur. Il y a beaucoup de personnes qui supposent qu'avec de bonnes intentions il est possible d'arriver à la sanctification. Il est évident que tant qu'existeront des agrégats psychologiques à l'intérieur de nous, sous les bas-fonds d'un regard pieux et d'un visage vénérable, il ne pourra pas y avoir de sanctification.

Dans la psychologie révolutionnaire, la nécessité d'une transformation radicale devient pour nous évidente, et celle-ci n'est possible qu'en nous déclarant à nous-mêmes une guerre à mort, impitoyable et cruelle. Une véritable individualité n'existant pas en nous, il est impossible d'avoir une continuité de propos. Ce qu'un Moi déterminé affirme à un moment donné ne peut nullement être pris au sérieux à cause du fait concret qu'un quelconque Moi peut à tout moment affirmer exactement le contraire ; le plus grave, c'est qu'il y a des personnes qui affirment avec emphase qu'elles sont toujours les mêmes. L'individu, en lui-même, n'est rien de plus qu'une machine qui sert de véhicule tantôt à un Moi, tantôt à un autre.

Il est évident que si on ne lutte pas contre la vie, celle-ci nous dévore et rares sont les aspirants à la vérité qui ne se laissent pas avaler par la vie ; si nous ne travaillons pas sur nous-mêmes, nous involuons et nous dégénérons, car il n'est pas possible que l'Homme Véritable surgisse de la Loi Mécanique Évolutive, puisque cette Loi a sa contrepartie qui est l'Involution. On évolue jusqu'à un certain point parfaitement défini et ensuite arrive le processus involutif ; toute montée est suivie d'une descente et vice versa.

À l'intérieur de l'animal intellectuel, il existe des germes ou des semences qui, par un développement approprié, nous convertissent en Hommes véritables ; pour cela, il faut une ambiance adéquate, car il est bien connu qu'une semence dans un milieu stérile ne germe pas ; elle se perd.

Si nous voulons vraiment nous unir à la Divinité, nous avons besoin de toute urgence d'une véritable Révolution de la Conscience. La Révolution de la Conscience comporte trois facteurs de base qui sont les suivants : Mourir, Naître, Se Sacrifier pour l'Humanité. Nous allons étudier ce qui doit mourir en nous, ce qui doit naître et pourquoi nous devons nous sacrifier pour l'humanité, pour les autres.

Il est urgent de savoir que le Moi est un ensemble d'entités qui jouissent d'une certaine auto-indépendance. Ces Mois se querellent entre eux et le Mental est le champ de bataille. Chacun d'eux se projette dans les différents niveaux du Mental, en essayant de satisfaire ses instincts animaux et en se nourrissant de nos principes vitaux. Le Moi qui, aujourd'hui, jure un amour éternel à une femme, le lendemain la hait. A l'intérieur de l'homme surgissent constamment des contradictions ; c'est la raison pour laquelle l'homme n'est pas encore un Homme, mais seulement un animal intellectuel. L'animal intellectuel n'a pas d'Âme, son Âme est fractionnée. Quand le Moi meurt, l'Âme se libère et c'est alors que l'homme peut avoir une véritable continuité de propos, un véritable centre permanent de Conscience. C'est seulement chez un homme qui a une Âme, qu'il n'existe pas de contradictions internes. C'est seulement là où n'existent pas de contradictions internes, qu'il y a une véritable paix intérieure.

Le Moi psychologique gaspille grossièrement le matériel psychique dans des explosions de colère, d'avidité, d'envie, de luxure, etc. Éliminer le Moi est une tâche difficile. Le Moi se dissout sur la base d'une rigoureuse compréhension. La vie en commun avec nos proches, les relations avec les gens, voilà le miroir où nous pouvons nous voir de la tête aux pieds. Dans les relations des personnes, nos défauts affleurent et, si nous sommes vigilants, alors nous les voyons. Tout défaut doit être d'abord analysé et ensuite compris avec le coeur. Quand un défaut est compris dans tous les niveaux du Mental, l'élémentaire qui lui correspond se désintègre, c'est-à-dire qu'un petit Moi meurt. Chaque fois qu'un défaut meurt, naît, à sa place, quelque chose de nouveau, une vertu, un pouvoir de l'Âme, une Vérité, etc.

Il est urgent de passer par la mort mystique, il est nécessaire de fabriquer l'Âme, il est indispensable de nous sacrifier pour l'humanité, il faut donner sa vie pour ses semblables. Le mariage parfait a eu un début et c'est pourquoi il a aussi une fin. La douleur est le résultat de nos propres erreurs ; quand on commet une erreur, le fruit en est la douleur. Nous commettons des erreurs parce que nous sommes imparfaits ; nous sommes imparfaits parce que nous avons le Moi à l'intérieur de nous. Quand le Moi disparaît, advient en nous la félicité authentique et véritable.

Passage extrait de http://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr/ ... ogique.php

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Re: Didactique pour la Dissolution de l'Ego

Message le 23 Août 2013, 07:17

RD0140 Blue Time ou la Thérapeutique du Repos

Sur le seuil du mystérieux Temple de Delphes, était gravée dans la pierre vive, une maxime grecque qui disait « Nosce te Ipsum, Homme, connais-toi toi-même et tu connaîtras l'Univers et les Dieux ».

L'étude de soi-même et la réflexion sereine se concluent évidemment en dernière instance dans la quiétude et le silence du mental.

Quand le mental est calme et silencieux, non seulement au niveau superficiel, intellectuel, mais dans tous et chacun des 49 départements subconscients, alors apparaît quelque chose de neuf, la conscience ou l'Essence se désembouteillent et l'éveil de l'âme, l'extase et le Samadhi surviennent.

La pratique quotidienne de la méditation nous transforme radicalement. Les gens qui ne travaillent pas à l'annihilation du Moi vivent en flirtant d'école en école, ils ne trouvent pas leur centre permanent de gravité et meurent en ayant échoué, sans avoir obtenu l'Auto-Réalisation intime de l'Etre.

L'éveil de la conscience n'est possible qu'au moyen de la libération et de l'émancipation du dualisme mental, de la bataille des antithèses, de la tumeur intellectuelle. N'importe quelle lutte subconsciente, infraconsciente ou inconsciente se convertit en un obstacle à la libération de l'Essence.

Toute bataille antithétique, aussi insignifiante et inconsciente soit-elle, accuse, dans les enfers atomiques de l'homme, des points obscurs et méconnus. Observer et connaître ces aspects infrahumains de soi-même est indispensable pour obtenir l'absolue quiétude et le silence du mental. Ce n'est qu'en l'absence du Moi qu'il est possible d'expérimenter et de vivre la Révolution Intégrale et la Révolution de la Dialectique.

Le Blue Time, ou Thérapeutique du repos, a des règles de base sans lesquelles il serait impossible de nous émanciper des fers mortifiants du mental. Ces règles sont :

1 Relaxation : il est indispensable d'apprendre à relaxer le corps pour la méditation, aucun muscle ne doit rester sous tension.

Il est urgent de provoquer et de graduer le sommeil à volonté. Il est évident que de la sage combinaison du sommeil et de la méditation résulte ce qui s'appelle l'Illumination.

2 Rétrospection : que cherche-t-on par la rétrospection ?. L'animal intellectuel, en raison de la vie mécanique qu'il vit quotidiennement, s'oublie lui-même et tombe dans la fascination ; il marche la conscience endormie, sans se rappeler ce qu'il a fait à l'instant de se lever, en méconnaissant ses premières pensées du jour, sa conduite et les lieux où il a été.

La rétrospection a pour finalité la prise de conscience de tous les comportements et actions du passé. En réalisant la rétrospection dans la méditation, nous ne mettrons pas d'objection dans le mental ; nous apportons le souvenir des situations du passé, depuis l'instant où commence la rétrospection jusqu'au moment de la vie que nous désirons. Nous devons étudier chaque souvenir sans nous identifier à lui.

3 Réflexion sereine : premièrement, il faut nous rendre pleinement conscients de l'état d'âme dans lequel nous nous trouvons avant que surgisse n'importe quelle pensée. Observer sereinement notre mental, porter une attention pleine sur toute forme mentale qui ferait son apparition sur l'écran de l'intellect.

Il est péremptoire de nous convertir en vigiles de notre propre mental durant toute activité agitée, et de nous arrêter un instant pour l'observer.

4 Psychanalyse : enquêter, s'enquérir, rechercher la racine et l'origine de chaque pensée, souvenir, affection, émotion, sentiment, ressentiment, etc., au fur et à mesure qu'ils surgissent dans le mental.

Durant la psychanalyse, on devra examiner, évaluer et enquêter sur l'origine, la cause, la raison ou le motif fondamental de chaque pensée, souvenir, image et association au fur et à mesure qu'ils surgissent du fond du subconscient.

5 Mantralisation ou koans : les objectifs de cette étape sont :

a) mélanger dans notre univers intérieur les forces magiques des mantras ou koans,

b) éveiller la conscience,

c) accumuler de façon intime des atomes christiques de très haut voltage.

Dans ce travail psychologique, l'intellect doit assumer un état réceptif, intégré, unitotal, plein, tranquille et profond. Avec les koans ou phrases qui déstabilisent le mental, on obtient l'état réceptif unitotal.

6 Analyse superlative : elle consiste en une connaissance introspective de soi-même. Nous introvertir est indispensable durant la méditation de fond.

Dans cet état, on travaillera au processus de la compréhension du Moi, ou défaut, que l'on veut désintégrer. L'étudiant gnostique se concentrera sur l'agrégat psychologique et le maintiendra sur l'écran du mental. Avant tout, il est indispensable d'être sincère avec soi-même.

L'analyse superlative comporte deux phases qui sont :

a) L'autoexploration : rechercher au fond de la conscience et dans les 49 niveaux du subconscient quand le défaut s'est manifesté pour la première fois dans la vie, quand ce fut la dernière fois, et à quel moment il a le plus de force pour se manifester.

b) L'Autodécouverte : rechercher quels sont les aliments du Moi. Fractionner et diviser le défaut en plusieurs parties et étudier chacune de ces parties pour arriver à connaître de quel type de Moi il provient et quels types de Moi dérivent de lui.

7 Autojugement : faire asseoir le défaut étudié sur le banc des accusés. Porter un jugement sur les dommages qu'il a occasionnés à la conscience et les bénéfices qu'apporterait à notre vie l'annihilation du défaut qui est jugé.

8 Prière : à la Divine Mère Kundalini, la Mère intérieure et individuelle, on la priera avec beaucoup de ferveur. On lui parlera avec franchise et en introvertissant tous les défauts et fautes que nous avons, pour qu'elle, qui est la seule capable de désintégrer les Moi, les désintègre jusqu'à leur racine même.

Il est agréable et intéressant d'être présent, chaque fois qu'on le peut, dans les salles de méditation des Lumitiaux gnostiques.

Il est indispensable de toujours pratiquer la méditation avec les yeux fermés afin d'éviter les perceptions sensorielles externes.

chapitre tiré de http://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr/ ... -livre.php

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