Conférences d'Oscar Uzcategui - Les 4 Refuges

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Conférences d'Oscar Uzcategui - Les 4 Refuges

Message le 7 Juillet 2011, 18:57

Ce texte est une transcription complète d'une conférence donnée en français par Oscar Uzcategui (disciple direct de Samaël Aun Weor)


LES 4 REFUGES

Ni dans les religions que l'on connaît actuellement, ni dans les écoles pseudo-ésotéristes on ne trouve de vrais Hommes, au niveau kabbalistique, au niveau alchimique, ni de vraies Femmes, solaires. Il y a uniquement des gens remplis de théories qui parlent sur l'ésotérisme comme des perroquets.

Par contre, la tradition la plus ancienne dit qu'il y a un seul chemin. Ce chemin a déjà été montré par la Gnose avec le titre de la Révolution de la Conscience. Et nous avons connu par le biais du Maître Samaël que cette révolution est plutôt intérieure qu'extérieure. Que chaque personne doit faire la sienne. Et que cette révolution a son appui sur 3 facteurs très bien définis qui sont : la mort de l'Ego, la deuxième naissance, et aussi le sacrifice pour l'humanité.

Mais la tradition ajoute aussi que ce chemin qui a ces trois facteurs, possède 4 refuges. C'est-à-dire 4 points, étapes, par lesquelles il passe.

La première, on dira que c'est la rencontre avec le Gourou. Voilà le premier refuge.


Il faut savoir que la Tradition nous dit que quand le disciple est préparé pour rentrer dans le vrai chemin, le Gourou doit apparaître. Il doit apparaître, soit dans le monde physique, soit dans les mondes internes. Mais il doit apparaître.

Il est vrai que maintenant beaucoup de gens s'appellent eux-même Gourou, mais comme l'a dit Jésus-Christ « si l'arbre se reconnaît à ses fruits, l'homme se reconnaît à ses oeuvres ». Ici dans le monde occidental, on a connu beaucoup d'histoires idiotes sur la présence de faux Gourous. Il y a partout des Gourous, en Europe, en Amérique du Nord, centrale, du Sud, mais il est difficile de trouver un véritable Gourou.

Il faut dire qu'un vrai Gourou ne va jamais chercher l'argent de ses disciples. Jamais un vrai Gourou ne va recommander la fornication, ni l'adultère. Jamais aucun véritable Gourou ne va établir une doctrine basée sur la recherche, uniquement, des pouvoirs. Il faut dire aussi qu'un véritable Gourou va toujours parler du besoin de détruire l'Ego, à fond. Pour que l'Âme ne tombe pas dans les pièges de l'Ego. Un véritable Gourou doit donner l'exemple avec sa propre vie. Et surtout un véritable Gourou va être toujours obéissant de manière profonde à la volonté de la Loi et de l'Être. Donc il faut savoir qu'un véritable Gourou, ce n'est pas facile à trouver.

On vient de dire qu'un véritable Gourou a quelques caractéristiques très transcendantales ; mais surtout la plus transcendantale de toutes les caractéristiques d'un vrai Gourou, c'est qu'il va beaucoup ressembler à la nature de notre Être. Comme nous n'avons pas le droit de parler directement avec l' Être parce que nous sommes remplis de péchés, l'Être, dans sa miséricorde, envoie le Gourou pour nous préparer à la rencontre avec Lui.

Donc pour trouver le premier refuge, il faut être humble et il faut reconnaître la parole du Gourou et lui obéir. Comme l'avait dit Jésus, « Celui qui ne me reçoit pas, ne recevra pas mon Père qui est aux Cieux ». De manière incontestable il faut dire que : si le disciple ne veut pas obéir au Gourou, ne veut pas lui être fidèle, il ne va jamais pouvoir vivre le Chemin. Car la nature du disciple est faible et le Gourou est l'ambassadeur de l'Être, qui va avoir la patience d'exercer la discipline du disciple. Mais si le disciple ne se laisse pas guider, comment le Gourou pourra t'il le préparer ? Ce sera une contradiction. Il y a un proverbe qui dit : « Il n'y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir ». Il faut alors, pour recevoir les Enseignements du début, être humble, être fidèle au Gourou pour pouvoir être conduit par la main, par le Gourou.

Comment va faire le Gourou pour nous guider ? Voilà la deuxième étape.


Pour accomplir sa fidélité avec nous, le Gourou doit développer une Doctrine qui va servir de pont qu'on va passer pour sortir de l'état de faiblesse et devenir plus préparé pour rencontrer l'Être. Alors que l'expérience du Gourou va être transmise au disciple au moyen d'une doctrine qu'il doit développer. Un véritable Gourou doit créer une doctrine, un corps doctrinaire où le Chemin va être bien signalé, avec les différentes choses à prendre en compte, avec les dangers qu'a le Chemin, avec les instruments qu'il faut utiliser dans la vie pratique, avec les clés qu'il est nécessaire d'avoir, avec les recommandations éthiques, morales, spirituelles et matérielles.

Le disciple obéissant au Gourou - s'il veut vraiment lui obéir - pour mieux comprendre le Gourou, doit étudier sa doctrine. Car jamais on ne doit suivre quelqu'un de manière aveugle. On doit suivre le Gourou parce qu'on voit la logique de sa doctrine.

C'est de cette sorte de stupidité d'où sont sortis beaucoup de gens qui, après, ont été déçus parce que ils ont cru que le Gourou était une chose et le Gourou était autre chose. C'est le cas de beaucoup de gens qui ont suivi Bagavan Rajneesh, Maharashi Gourou, etc. Et plus tard ils se sont trouvés dans la misère, dans la ruine morale, économique et aussi spirituelle. Parce que jamais ces sortes de gens ne leur ont offert, à eux, un corps de doctrine ; ils ont été uniquement assis avec la position du lotus, ils ont laissé pousser la barbe et les cheveux et ils chantaient toujours avec une cloche, ils mangeaient des raisins et ça, répond à la fantaisie des gens. Une fois que la fantaisie est finie, arrive la vérité, et la vérité est dure, sèche. Et ils se sont vu dans la misère morale, éthique, spirituelle et matérielle.

C'est pour cela qu'il est très important d'étudier avec profondeur la Doctrine qu'a développé le Gourou ; c'est la raison pour laquelle le Maître Samaël, qui est le Gourou des Gnostiques, disait toujours : « Ne me suivez pas moi, suivez ma Doctrine ». Parce que cela ne servait à rien au Gourou d'avoir des disciples fanatiques, aveugles. Ils ne savaient pas pourquoi suivre le Gourou. Ca ne servait à rien, c'est pareil que le proverbe prononcé par Napoléon : « Il vaut mieux un soldat fidèle que 100 mille infidèles », parce que les cent mille infidèles un jour peuvent être contre nous. Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, ce qui est en bas est comme ce qui est en haut ; pour le Gourou il est mieux d'avoir un disciple avec profondeur doctrinaire car c'est sûr qu'il va bien suivre les recommandations et le Chemin, et un jour il aura la joie de voir ce disciple transformé en Maître. Ce sera la meilleure récompense pour son travail. Mais à quoi vont servir 1000 disciples qui s'appellent entre eux, dans notre cas par exemple « samaëliens », mais ils ne savent pas ce que veut dire Aun Weor. Et comment vous vous appelez samaëliens si vous ne savez pas néanmoins pourquoi il était Samaël Aun Weor ? Quel est l'histoire de ce nom, d'où vient-il ?

Et donc il faut avoir de la pro-fon-deur. La profondeur, aucune personne ne l'a avant de naître, donc il faut la travailler à l'intérieur de chacun de nous, avec discipline, avec l'étude, avec la pratique. Si le disciple est fidèle au Gourou et pratique sa doctrine, alors il va sentir immédiatement le désir de montrer ça aux autres, au prochain. Cela va être une caractéristique qui va se développer immédiatement dans la nature spirituelle, émotionnelle et psychique d'un bon disciple. Car quand le disciple regarde la magnificence de la Doctrine sur les faits, certainement il va dire : « mais comment est-il possible que l'humanité ne connaisse pas cela ? J'ai des frères, j'ai des soeurs au-delà de ma famille qui ont beaucoup de souffrances ! Avec cette chose merveilleuse, je vais les guérir, des souffrances qu'ils ont.

Si un disciple n'a pas ce sentiment d'aider les autres, c'est un mauvais disciple. C'est un disciple qui n'est pas encore préparé, qui n'a pas compris l'effort terrible qu'a fait le Gourou et qui n'a pas compris non plus la Doctrine que le Gourou a développée.


Le troisième refuge, c'est le Sacrifice.

Parce que c'est dans le sacrifice vers les autres que le disciple va se regarder, qu'il va trouver l'obligation de pratiquer la doctrine. Une doctrine étudiée uniquement au niveau théorique, ça ne sert à rien. Ca reste dans le cerveau uniquement comme une légende, comme un conte qu'on va lire pour les enfants, des histoires… cela ne va servir à rien. Mais une Doctrine qui a été comprise et a été pratiquée, va donner beaucoup de fruits à l'intérieur de celui qui l'a pratiquée. Et qu'est-ce que ça va lui procurer ? Une chose très importante que nous appelons ici la Foi consciente.

Il y a deux types de foi, la foi pauvre et la Foi consciente. La foi pauvre, c'est la foi artificielle qui sort uniquement des concepts qui n'ont jamais été mis en pratique. Cela nous rappelle les paroles de Mahatma Gandhi quand il a dit : « Vous les Chrétiens, vous êtes chrétiens tant que le frigo est rempli ; le jour où le frigo n'a plus de nourriture vous laissez la doctrine ». C'est ça, la foi pauvre. La foi qui n'est pas expérimentée au fond, en rapport avec tous les points de la Doctrine.

Alors que le bon disciple va certainement trouver le troisième refuge dans la pratique de la Doctrine. Il va se sentir développé à un niveau spirituel à mesure qu'il va pratiquer de plus en plus la Doctrine. Il va donner du crédit à la Doctrine et au Gourou avec le sacrifice pour les autres. Et quand on va faire le sacrifice pour les autres, il faut être disposé à accomplir la Doctrine parce que c'est la Doctrine qui va nous défendre. Comment on va aider les autres si on ne sait pas comment aider ? Pour aider il faut savoir aider. Dans le monde il y a beaucoup de choses qui s'appellent « aides » mais qui au fond sont des problèmes et pas vraiment une aide. Donc il faut aider le prochain, il faut se préparer avec la pratique des différents aspects de la Doctrine. Voyez-vous comment toutes les choses s'enchaînent, l'une derrière l'autre.

Alors il y a beaucoup de gens fous qui sont rentrés dans la Gnose et sont allés dans le monde parce qu'ils ont lu, une fois, un livre du Maître Samaël ; ça leur a touché le coeur et d'une manière fanatique, sans étudier le corps de doctrine, sans l'avoir pratiquée non plus, ont dit avec leur fantaisie « c'est ça que je cherchais ! » et peut-être ont dit à leur femme « Toi, je dois me détacher de toi, c'est le Ciel que je dois suivre » et ils suivaient le Ciel ; mais ils ne savaient pas ce qu'ils étaient en train de vivre. « Il ne faut pas qu'aucune chose m'attache à toi, non plus les enfants. Tiens, je te donne les enfants parce que je dois obéir au Ciel ». Et ils s'en sont allés pour un autre pays. J'ai connu des cas comme ça. Ils se sont mis dans une chambre à pratiquer sans équilibre de la vocalisation, ils ont commencé à faire des jeûnes de 9 jours la première fois. Et après ont continué avec le jeûne 20 jours de plus. Ils sortaient uniquement de la chambre pour faire pipi et le reste du temps, sans manger, uniquement avec des vocalisations. Plus tard, on les a trouvés dans la rue comme des fous. Comment ? avec la conscience perdue. Il était nécessaire d'appeler la police pour les prendre et les amener à l'asile. Cette sorte de cas, je l'ai vécu. J'ai été envoyé plusieurs fois trouver des faux missionnaires qui faisaient des bêtises au nom de la Gnose, dans quelques villes. Et quand j'arrivais, par exemple dans un village, le monsieur était dans une maison, quand je frappais à la porte, j'avais ma valise, une fois qu'il avait ouvert la porte, il avait fait les salutations avec les yeux perdus « Paix Invérentielle ! ». Immédiatement j'ai reconnu dans ses yeux qu'il était fou. Et je ne me trompais pas parce qu'il a commencé à rire sans arrêt ; il a pris ma valise et il a commencé à courir dans la rue en disant « Hercolubus, Hercolubus ! ». On a été obligé d'appeler la police et la police l'a frappé sur la tête avec un bâton jusqu'à lui écraser la tête. Après j'ai récupéré ma valise et il a été envoyé à l'asile.

Voilà le danger qu'il y a partout dans le monde ésotérique. On doit suivre bien les 4 refuges ; chaque chose a son temps, chaque chose a son moment, chaque chose a son étape. Alors, plus tard, avec l'obéissance au Gourou, l'étude de la Doctrine, la pratique de la Doctrine, les faits nous amèneront vers le quatrième refuge. La force des faits va nous mettre face à face avec l'Être, le quatrième refuge. Et quand nous serons établi dans le niveau d'être, on pourra donc trouver la joie et la fin d'une partie du voyage de l'Âme.


Mais voyez-vous, l'Être est le dernier refuge. Mais par contre il y a partout des écoles pseudo-ésotériques qui aiment dire aux disciples des bêtises. J'étais à Rome, en Italie, pour fonder la Gnose avec un copain canadien. Et quand on a voulu donner quelques conférences publiques, un jour on a vu beaucoup d'affiches avec le portrait d'une grosse dame qui avait un point sur le front noir, un voile. Avec le titre : la Grande Mère, conférence. On s'est mis d'accord, on a pris la première chaise, c'était dans un théâtre. Le jour de la conférence, partout avec un extraordinaire appareil publicitaire. Sur le podium il y avait sa photo avec des fleurs et des bougies comme si il s'agissait d'une sainte. On attendait. Finalement elle est arrivée, elle ne pouvait pas passer par le couloir à cause de sa grosseur ; finalement avec l'aide de quelqu'un elle est arrivée sur le podium et elle s'est assise. Et ses premières paroles ont été les suivantes, jamais je n'oublierai ça :

« Je suis contente parce que je vois que vous tous êtes très proches de l'Être. Ha, quelle joie ! C'est bon d'être parmi des personnes qui sont très proches de l'Être, quelle joie mon Dieu je te remercie. » Et on voyait là chaque visage ; il y avait là toutes sortes de gens. Il y avait des gens avec des visages de criminels, il y avait des gens avec des visages de voleurs ; il y avait de tout. Mais pour elle tout le monde était très proche, très proche de l'Être. Et elle disait « la seule chose qui vous manque, c'est que je vous fasse comme ça ». Et voilà, c'est un bon commencement. Et alors elle a commencé à parler directement de la Kundalini et elle a ajouté : « Je vois aussi que vous êtes TOUS prêts à éveiller la Kundalini. Ca me donnera moins de travail à moi car avec un toucher que je vous ferai, vous aurez déjà la Kundalini éveillée. » On écoutait et on se taisait. « Quand votre Kundalini va s'éveiller, il ne faut pas avoir peur. Vous sentirez uniquement un petit froid qui monte - et la Kundalini est Feu ! - jusqu'à la tête. Et après ce petit froid vous serez transformés ». On acceptait n'importe quoi avec la bouche fermée. Quand est venu le moment des questions, j'ai levé la main vite. J'ai dit : « Madame, merci pour nous avoir dit qu'on est très proche de lever la Kundalini. Est-ce que vous pouvez nous dire en sanscrit, en Italien si vous voulez, les 6 caractéristiques qui produisent le réveil de la Kundalini ». Elle était comme ça : « Qu'est-ce que c'est ça !? » « Ha, c'est vous qui donnez la conférence, c'est pas nous ! Mais je sais qu'au niveau tantrique il doit se produire 6 caractéristiques pour l'éveil de la Kundalini ; vous les connaissez ou pas ? » « Ha, faut pas faire des complications avec la vie spirituelle ! C'est facile… les gens comme vous faites les choses très compliquées ». Et avec quelques personnes qui étaient déjà dans un groupe, il y a eu des applaudissements pour elle. On a dit « Une autre question s'il vous plaît. Est-ce qu'il existe un danger à éveiller la Kundalini sans connaître les agrégats psychiques, sans détruire les mauvaises énergies que les Tibétains appellent agrégats psychiques ? » « Encore une autre question absurde ! ». Finalement on a dit : « Bon, puisque vous êtes tous éveillés ou pensez être éveillés, on vous invite à notre conférence qu'on va donner tel jour parce que ici, excusez-nous, il y a uniquement des aveugles guidés par une aveugle. Merci beaucoup ». Et on est sortis. Imaginez, ce théâtre était rempli de gens. Et ils étaient contents d'écouter ces sortes de choses. C'est pour cela que la Gnose dit que le Mensonge plait beaucoup à l'humanité ; mais quand la Vérité arrive comme une tempête, elle fait beaucoup de bruit, beaucoup de chaos, d'hécatombes car on a vécu la vie uniquement avec des fantaisies. Mais le réalité est très dure, très dure. Il faut avoir des conditions éthiques et beaucoup d'inquiétudes spirituelles pour trouver le Gourou. Ca d'abord. Alors que si on est voleur, on veut que le Gourou vienne : non, ça ne va pas. Le Gourou n'est pas idiot. Les vrais Gourous ne voudront jamais perdre du temps avec des gens fous ; c'est pour cela qu'ils sont des Gourous, ce sont des êtres éveillés.

Donc, une fois qu'on est arrivé à l'Être il faudra faire un autre chemin. Et c'est vrai que dans cette autre partie du Chemin il faudra suivre les instructions de l'Être, pas du Gourou, peut-être. Mais le vrai disciple ne va jamais oublier le Gourou. Parce que comme l'a dit le Maître Samaël, le sentiment le plus pur qui commence à se développer à l'intérieur du bon disciple, c'est un remerciement perpétuel, pour celui qui a guidé ses premiers pas dans la voie spirituelle.

J'ai eu une fois dans ma main une lettre du Maître Samaël adressée à une personne qui après l'a trahi. Dans cette lettre le maître lui disait : Ecoute mon fils, je veux te guider, je ne veux pas que tu te perdes dans l'obscurité ; tu es en train de faire des bêtises, écoute moi s'il te plait. Et cetera. Finalement, le maître lui disait : Grâce au fait que j'ai été obéissant à mon Gourou, je suis arrivé au point où maintenant je peux recevoir les ordres directs de mon Être. Mais je l'ai dit déjà à mon Gourou : si un jour je me trouve à l'intérieur de l'Absolu, même là-bas je vais t'obéir.

C'est-à-dire le vrai disciple n'oublie jamais son Gourou, parce que si un jour le disciple ne comprend pas très bien les ordres de l'Être, il peut appeler celui qui interprète bien l'Être, le Gourou. Et il peut lui demander : Ecoute, est-ce que tu peux me faire de la lumière sur ça ? Mon Être me demande ça mais je ne comprends pas ça, mais toi oui c'est sûr. Et le Gourou va être proche si le disciple l'appelle, si le disciple l'aime. Donc c'est horrible d'être ingrat. A cause de ça le Maître Samaël disait : L'ingratitude et la trahison sont soeurs. Et c'est vrai que des ingrats et des traîtres sortent normalement les faux juges : ils aiment beaucoup montrer les autres mais jamais ils ne se sont montrés eux-mêmes.


Alors pour finir on doit dire que dans le quatrième refuge le disciple trouve la synthèse du Chemin. Parce que l'Être devient un livre ouvert pour lui. Où il va comprendre finalement pourquoi il avait besoin d'un Gourou, pourquoi il avait besoin d'une Doctrine, pourquoi il avait besoin du Sacrifice.

Entre la rencontre avec le Gourou et la rencontre avec l'Être, il faut dire qu'il y a un abîme. Les recommandations du Gourou sont fondamentales et la pratique de sa Doctrine. Et comment on peut réussir à surpasser cet abîme ? Avec de l'argent cosmique. Et l'argent cosmique, le Dharma, est nécessaire. Cet abîme est composé de beaucoup de situations de karma à effacer, de récurrences négatives qu'il faut vaincre, des aspects doctrinaires qu'il faut pratiquer mais des fois on ne sait pas comment, des aides qu'on doit recevoir aux niveaux physique, psychique, moral… Comment peut-on avoir une aide pour surpasser cet abîme ? Avec le Sacrifice ; il faut créer les dîmes pour payer les anges ou les différents Maîtres que nous appellerons dans quelque partie du Chemin, pour passer cet abîme et nous établir définitivement avec l'Être dans le royaume de l'Être. Et pour cela le troisième refuge est très important ; parce que on peut être fidèle au Gourou, on peut être obéissant, on peut connaître la Doctrine, mais si on ne crée pas un capital d'argent cosmique, le Gourou voudra nous aider, les Anges voudront nous aider, les Maîtres voudront nous aider, mais tous nous diront : « Mais comment je vais t'aider si la Loi ne me laisse pas m'approcher de toi. Je veux t'aider, mais je ne peux pas. Chaque fois que je veux t'aider, un agent de la Loi me dit : Attention ! Je sais que tu veux l'aider, et on sent aussi que ce disciple est un bon disciple mais il doit payer des choses et il ne veut pas payer. Alors s'il ne veut pas payer, pourquoi on lui donnerait la permission d'aller en avant ? » Donc, voilà l'abîme qu'il y a entre le Gourou et l'Être. C'est un abîme, qui comme je l'ai dit est composé de beaucoup de choses : de dangers terribles, de récurrences qu'il faut connaître et détruire, des Mois-causes qu'il faut détruire et pour tout cela il faut avoir de l'argent, du capital, de la monnaie cosmique. De cette manière, quand nous demanderons l'aide aux Maîtres de la Loi, la première chose qu'ils feront c'est regarder notre poche : Combien tu as ? Ha, tu dois attendre encore, on ne peut pas t'aider. Et on va rester à un point du Chemin, pas en avant, pas en arrière, mais bloqué.

Par contre le sacrifice est quelque chose de merveilleux qui plaît beaucoup aux dieux, aux anges, à la Loi. Quand il y a le sacrifice, on peut recevoir des aides incroyables ! Des aides qu'on était pas capable d'imaginer. Je vous racontais quelques jours en arrière le cas de Pancho Villa, un guérillero mexicain qui a tué beaucoup de gens mais que tout était fait pour libérer un peuple. Et il a dédié sa vie. Et aussi Emiliano Zapata. Ils ont été trahis plus tard ; ils ont donné leur vie sur l'autel du sacrifice pour les autres. Ils ne savaient rien de l'ésotérisme, mais le fait d'avoir donné leur vie pour les autres, quand le M. Samaël a investigué sur eux il a été étonné. La Loi Divine leur avait coupé un morceau d'Ego, une bonne quantité d'ego. Pour leur amour des autres, pour les aider. La Loi fait beaucoup de choses par la force de l'Amour conscient. Si la Loi est capable de faire ces sortes de choses pour des gens qui ne sont pas dans le Chemin, bien sûr qu'elle est plus capable de faire ça pour nous. Parce que on sait bien qu'est-ce qu'on cherche et aussi la Loi. Alors que si on va travailler avec profondeur pour les autres, ça ne sera pas étrange que beaucoup de Karmas terribles de nous seront oubliés par la Loi. Et en comparaison aux actes que nous ferons aujourd'hui, ils diront : Il était ça, ça, ça, mais maintenant il est le contraire. Une loi supérieure efface une loi inférieure. Il ne faut pas oublier non plus que la Loi a son appui sur 2 colonnes : Miséricorde et Justice. La Loi Divine n'est pas quelque chose d'aveugle ; elle n'est pas conduite par des gens comme nous. La Loi Divine est conduite par des êtres avec des expériences terribles et par des êtres remplis d'Amour conscient. Le V.M. Samaël dit dans la Pistis Sophia dévoilée que beaucoup de fois notre Christ intime va, de manière cachée, pour nous, pour nous payer nos sacrifices pour les autres ; et des fois dit le M. Samaël, le Christ va au Palais du Karma effacer le karma que nous avons dans le livre du Karma particulier, sans que les juges de la Loi s'en rendent compte. (ça c'est drôle, mais ça c'est magnifique). Alors comprenez-vous, mes frères, l'importance du sacrifice.

C'est pour cela que le Christ a dit : « Celui qui voudra me suivre, qu'il prenne sa croix, qu'il commence à se nier lui-même et qu'il me suive. » Mais le suivre lui, c'est faire les mêmes choses qu'il a faites pour les autres. L'imiter pas dans le sens littéral de la parole.

Mais une chose est vraie, à mesure qu'on va se donner aux autres, de plus en plus dans les différentes circonstances et situations, aussi dans la même mesure, l'Être va s'approcher de plus en plus de nous. On dit toujours, si on se donne à l'Être comme ça, l'Être aussi il sera pour nous comme ça. Si on se donne aux autres comme ça, alors l'Être va faire la même chose. Si on se donne aux autres comme ça, l'Être a l'obligation de dire : Ha, je ne dois pas être moins que mon disciple, mon âme. Alors il se donne comme ça et comme ça. Plus, le plus. Parce que l'Être ne va jamais se permettre d'avoir des dettes avec l'âme humaine. Au contraire, c'est nous à cause de notre ignorance, c'est nous qui Lui devons beaucoup de choses depuis des milliards d'années.

Alors il est très important de comprendre très bien que si nous voulons, un jour, être bien établis comme un Maître de sagesse, il faudra avoir bien vécu les quatre refuges. Si on veut sauter un des 4 refuges, on va mal finir, on va finir mal. Parce que c'est la cause de beaucoup de stupidités que la Gnose a vécues.

Dans la Gnose il y a eu des gens, qui par le fait d'avoir connu le Maître Samaël, sans étudier sa doctrine, sans se sacrifier pour les autres, ont voulu être considérés comme des personnes spéciales mais sans savoir rien faire. Ils se déclaraient eux-mêmes « Maîtres », avec la mythomanie. Mais si on est un Maître il faut le démontrer. Comment on va être Maître si on ne se connaît pas bien nous-mêmes, si on ne connaît pas bien la Doctrine. Comment on va aider les autres, si on ne sait pas comment aider. Ha, mais la seule chose qu' on veut c'est de la révérence. Etre révéré ; c'est de la folie… Ces sortes de gens ont sauté les 3 autres refuges. Mais on peut faire l'équation à l'envers : les gens qui veulent se sacrifier beaucoup, à « leur manière », sans obéir à aucune personne, ni au Gourou, ils ne sauront pas comment bien se sacrifier parce qu' ils vont obéir aux caprices des convoitises de pouvoir que leur donnent les ego de la mythomanie aussi. Il ne faut pas se tromper ; il ne faut pas commencer par la fin. Il faut commencer par le début.

Premièrement, il faut obéir au Gourou. Pour lui obéir il faut connaître sa Doctrine sinon on va lui obéir de manière aveugle, fanatique. Il faut pour obéir à la Doctrine, la pratique. Où on va la pratiquer ? Avec nous et vers les autres. Et le reste viendra ajouté, l'Être va paraître. C'est ça qui reste synthétisé dans la phrase de Jésus-Christ quand il a dit : « Cherchez la Vérité et le Royaume de Dieu et le reste vous sera donné ». Où se trouve la Vérité ? Dans l'Être. Et le Royaume de Dieu, c'est où ? A l'intérieur de nous. Cela signifie, travaille sur toi-même, dissous l'ego, travaille dans l'Alchimie. Et sacrifie toi pour les autres et le reste viendra ajouté. Mais pour faire ça, il faut que quelqu'un nous donne un guide, au début. Il ne faut pas oublier, jamais, le Gourou. Parce que toujours il sera là pour nous aider, dans le cas où nous en avons besoin. Le Gourou est quelque chose de vraiment fantastique. Il va ressembler beaucoup à notre Être. Vous me direz : et comment est-ce que la Gnose nous dit que le Gourou des gnostiques, c'est Samaël. Comment est-ce possible un Gourou pour beaucoup de gens ? Bon, c'est facile de répondre, le Maître Samaël disait : Le peuple que je guide, c'est un peuple que j'ai déjà guidé dans beaucoup de générations. Pour cela il disait dans quelques livres qui commencent comme ça : « J'écris ces lignes pour mon peuple ». Certainement, beaucoup de gens qui sont dans la Gnose, ont connu le Maître dans des différentes existences et aussi dans les autres Races. Et on a écouté maintenant sa voix ; c'est ça qui nous touche le coeur, c'est une voix familière. Si on n'avait pas connu le Maître, jamais, je vous dis la vérité : c'est difficile de rentrer dans la Gnose. Car il est nécessaire d'être touché dans le coeur. Quand quelqu'un est touché par un Maître véritable, et touché en profondeur, ça veut dire que c'est lui, c'est le Gourou. Comme disait le V.M. Samaël, un véritable Gourou est celui capable de transformer radicalement toute notre vie. Et c'est vrai, si on veut être guidé dans tous les niveaux, dans ce cas par le Maître Samaël, il faut étudier sa doctrine ; et vous verrez que la pratique de la doctrine va nous transformer de manière radicale, totale. Va nous faire comprendre vraiment quelle est notre connexion avec notre famille sanguine, quel est notre rapport avec le monde, avec les frères de la Gnose ; quel est notre rôle. Tout cela viendra à nous par moyen de l'étude, de la pratique de la Doctrine du Gourou.

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