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La Mort en Marche - Les Détails - Didactique de Rabolu

Posté : 12 septembre 2012, 06:51
par Gemani
Extrait du Chapitre V de l'Aigle Rebelle - La première montagne

L'ego vu comme un arbre avec ses racines : extrait de la page : http://www.oocities.org/cf/acelerada13/ :

Q. Au moment de la tentation on doit demander à notre Mère, «Ma Mère, je te supplie détruis...».

V.M. Dès le moment qu’on a envie de prendre n’importe quelle chose, bon, le plus minime, qu’on va, on tente et on a l’idée d’empoigner ou de faire n’importe quelle chose : «Ma Mère, sort ce défaut et désintègre-le», comme ça, «désintègre-le».

Q. C’est-à-dire toute pensée subtile qui nous apparaît, c’est un détail?

V.M. Un détail, qu’il faut le passer une fois pour toute à demander à la Mère Divine la désintégration; toutes ces choses très petites qu’on croit que ce n’est rien, oui c’est, parce que c’est un aliment de l’ego, c’est l’aliment de l’ego.

Ce que je vous disais hier, l’ego est comme un arbre qui a sa racine principale, il a des grosses racines qui l’aident à le soutenir des vents et tout ça pour le soutenir directe, mais à ça s’agrègent toutes ces très petites racines, que tout arbre, toute plante a; tout arbre, tous ont ces très petites racines que c’est où il extrait de la terre la sève pour alimenter le tronc. Si nous commençons à enlever à cet arbre toutes ces petites racines, que c’est avec quoi s’alimente l’arbre, l’arbre doit mourir; il meurt parce qu’il n’a pas comment s’alimenter. C’est notre ego, ce sont les détails dont je vous parle, c’est comme ça qu’on commence à mourir. C’est pour ça que je vous dit, il n’y a pas d’autre chemin pour la mort si ce n’est pas ça, parce que nous nous lançons par exemple : c’est un moi de la colère - nous allons supposer -, il a ses différentes ramifications d’alimentation, beaucoup de détails pour qu’il s’alimente, alors c’était ce que les gens avaient compris du Maître, qu’ils avaient à comprendre, comprendre le défaut et toutes ces choses. Mais qui va comprendre un défaut mère, d’où dépendent des quantités de détails, qui va comprendre ces détails?, non, on reste à la dérive là, on ne sait pas quoi faire, parce qu’on ne peut pas entrer par la mort comme ça. Alors, c’est pour ça qu’on va aux détails pour enlever l’aliment au tronc et l’arbre meurt; sinon on ne peut pas arriver à la mort.

Je vous le dis parce que moi ça sur les détails, depuis que j’ai commencé la gnose, ça a été ma méthode de mort et la conscience que j’ai aujourd’hui je la dois à ce travail, sur les détails. Alors pour moi ce n’est pas une théorie mais un fait, un fait que je suis en train de prouver avec des faits que oui j’ai racheté de la conscience et la conscience que j’ai racheté c’est par l’élimination de tous ces détails. Je les ai éliminé, par ça j’ai racheté de la conscience; alors on rachète cette conscience qui retourne à son point de départ et ça nous permet comme une canne pour nous impulser.

Re: La Mort en Marche - Les Détails - Didactique de Rabolu

Posté : 16 juin 2019, 12:49
par Gemani
Pour en savoir plus long sur la Mort en Marche :

CHAPITRE 2

LES DÉTAILS ET LA MORT EN MARCHE


COMMENTAIRE : Nous avons une personne en phase B dont nous ne sommes pas totalement sûrs à cent pour cent si elle appartient toujours à la Rose Croix, mais elle va et elle vient. Quand elle vient, il y a un cours d'auto-préparation, elle fait le cours d'auto- préparation normalement mais elle n'a pas encore les idées claires sur l'élimination de l'Ego et sur les pratiques... Je crois que c'est ça qui l'arrête.

V.M. RABOLU : Concernant l'élimination de l'Ego, il y avait un conflit ; c'était presque impossible tel que le Maître Samaël nous en a parlé... Je m'explique : ceci est un arbre avec beaucoup de racines, n'est-ce pas ? Il y a la racine principale, et il y a une grande quantité de racines toutes petites qui dépendent de lui. Bon, mettons que ce soit un Ego de la colère, de l'orgueil, n'importe quel Ego. Il est impossible pour nous de comprendre cet Ego, s'il a tous ces dérivés qui sont l'aliment de l'arbre.

N'importe quel arbre a sa racine principale qui le soutient afin qu'il ne tombe pas, puis d'autres grosses racines sur les côtés afin que le vent ne le fasse pas tomber. Mais de ces grosses racines dépendent des milliers de racines infimes qui sont celles qui alimentent l'arbre ; les autres grosses racines ne font que le soutenir, mais lui, il s'alimente de toutes ces ramifications de racines qu'il développe. Car celles-ci vont vers la surface de la terre pour assimiler les vitamines dont l'arbre a besoin, l'aliment.

Ainsi, il se passe exactement la même chose avec notre Ego, ou avec les Egos.

Nous avons l'Ego de la colère, mais de celui-ci dépend une multitude d'Egos qui l'alimentent. L'Ego se maintient grâce à toutes ces racines, ces toutes petites ramifications que sont les détails ; c'est par les détails que l'Ego est vivant. Si nous commençons à lui enlever les racines, il commence à manquer de nourriture et à mourir, sinon nous ne pouvons pas.

Ainsi, tel que le Maître explique : "En finir avec le Moi de la colère", mais combien d'Egos de colère ou de manifestations possède cet élément ? Alors, comment le comprendre ? On ne peut pas les comprendre. Donc si on commence à enlever la nourriture à l'Ego, on commencera vraiment alors à comprendre et l'Ego commencera à perdre de la force, c'est inévitable.

Le Maître parle de ça en d'autres termes, tel que je vous l'explique ; lui utilisait d'autres termes : "IL FAUT MOURIR DE MOMENT EN MOMENT ET D'INSTANT EN INSTANT". Moi, je ne comprenais pas cette phrase et je me disais : "Mais comment ? Qu'est-ce qui va mourir d'instant en instant, de moment en moment ?".

Alors il fait référence à ces manifestations minuscules auxquelles nous ne prêtons pas attention ; nous croyons que ce n'est pas un défaut, mais c'est l'aliment qui nourrit le défaut ; ce sont toutes ces racines minuscules qui alimentent peu à peu le défaut. Alors, si nous commençons à lui enlever ça, le défaut meurt, ou pour mieux dire, l'Ego meurt, il commence à périr une fois pour toutes, car il se nourrit de tout ça. C'est donc sa vie à lui ; si nous commençons à lui enlever ça, le résultat est la MORT.

Regardez : c'est par les détails que j'ai commencé à mourir. Ce que je suis en train de vous expliquer sur les détails, ce n'est pas de la théorie, mais ça a été mon travail depuis que j'ai commencé la Gnose, avec ces détails. Je ne savais pas que c'était mourir ; mais à cause de ces détails, on va, par exemple : recevoir une Initiation, on vous appelle pour vous remettre une Initiation que vous avez gagnée ; alors tous ces petits détails sortent sur le chemin. Et à cause d'un de ces détails, on peut perdre une Initiation, un Grade.

Alors j'ai commencé... Étant donné que j'échouais dans l'interne, que, quand j'allais recevoir un Grade, à cause d'un de ces détails, j'étais bloqué, ce que je gagnais, c'était une sévère remontrance de la part des Maîtres. Je retournais alors ici, parce que dans ce cas, on vous dit : "Vas à l'école pour apprendre, tu ne sais rien", mais rudement ! Alors je travaillais durement sur ces détails. J'ai commencé et alors je réussissais dans les épreuves qu'on me faisait passer, car ce sont des épreuves qu'on nous met. Je recevais alors mon Grade ou ce qu'ils allaient me payer.

J'ai commencé dès lors à travailler sur les détails et ça depuis que j'ai commencé la Gnose. Je ne savais pas que c'était la mort, mais je le faisais pour réussir quand on m'appelait pour me payer, car pour vous payer, on vous appelle ; mais avant d'arriver, les petits détails sortent devant vous. Par exemple on trouve une petite pièce de monnaie et on la prend, c'est un détail. Ainsi, ce sont des choses insignifiantes dont on ne pense pas que c'est une épreuve et ce sont des détails.

Donc, si on commence par là, l'Ego meurt progressivement, il n'est plus nourri et il meurt peu à peu, c'est inévitable. Voilà la véritable Mort à laquelle j'ai trouvé de la profondeur, car telle que l'a enseignée le Maître... Ce n'est pas que je veuille en savoir plus, mais comme je vous ai dit, il parlait de la mort d'instant en instant et de moment en moment. Et ceci est en rapport avec les détails. Il n'a pas assez précisé, simplement, pour nous permettre de comprendre ça, mais il allait le faire. Le Maître Judas appelle ce travail "polir, polir, polir et polir".

Q : Est-ce qu'on peut faire la même chose avec les pensées ?

R : Avec tout, avec tout. Là, on applique la mort en marche. Un de ces détails a affleuré : "Mère, désintègre-moi ce défaut" ! Tout de suite ! Tout de suite ! On ne doit pas remettre à demain ou après-demain, mais tout de suite, de façon instantanée. Étant donné que ces détails ne sont pas si forts que ça, la Mère Divine avec son pouvoir, comme ce sont des détails, elle les désintègre facilement.

Q : Mais doit-on toujours faire également une analyse de ceux-ci la nuit ?

R : Non. Pendant la journée, frappez avec la Mort en Marche, frappez, ne perdez plus de temps. Donnez-lui des coups d'instant en instant, de moment en moment et vous verrez.

Q : C'est ça "blanchir le laiton" ?

R : Blanchir le laiton, afin que la lumière puisse briller.

Q : Maître, parfois, peut-être qu'il nous manque la volonté pour travailler avec cette inquiétude, avec cette envie. Comment pouvons-nous faire pour activer cette volonté, pour cette rébellion ?

R : Être attentif à soi-même. Quand on s'oublie soi- même, on commet des erreurs. On doit toujours être attentif à soi-même, sinon on s'oublie et alors on commet une foule d'erreurs.

Comprenez-vous alors ce qu'est la mort en marche, comment on élimine l'Ego et on lui enlève peu à peu la puissance, la force ?

Q : Peut-être commettons-nous une erreur depuis longtemps : c'est que durant la journée il y a eu un travail déficient et nous avons voulu tout laisser pour la nuit.

R : Non, non, non ; c'est d'instant en instant, comme le dit le Maître Samaël, c'est la vérité, être attentif à soi-même. Que se passe-t-il ? On éveille ainsi la conscience tout de suite, on ne s'oublie pas soi-même, c'est un très bon exercice.

Q : Cela remplacerait donc le travail de la mort de l'Ego qu'on a toujours fait ?

R : Regardez. Ça m'a fait beaucoup réfléchir car je pense beaucoup à l'humanité, comment arriver à vous impulser. Ça m'a fait faire beaucoup d'investigations, car tout le monde parle de la mort et veut mourir. Alors pourquoi personne n'est mort ? Ça m'a beaucoup frappé.

Bien sûr, le travail dont je parle manquait. Car comme l'a indiqué le Maître, de façon globale "en finir avec la colère", "avec l'orgueil". Non ! Personne ne peut y arriver comme ça. Comment comprendre la colère ou l'orgueil s'il a des milliers de manifestations minuscules dont on croit qu'elles ne sont rien ? Et pourtant, si ! Car c'est grâce à ça que l'Ego s'alimente.

Q : Faut-il savoir d'où vient un détail, si c'est de la colère ou de l'orgueil, ou bien cela n'importe pas ?

R : Peu importe. Demandez à la Mère Divine instantanément : "Désintègre-moi ce défaut". Tout de suite !

Q : Doit-on l'imaginer, Maître ?

R : Selon la manifestation du détail, on demande à la Mère Divine. Il ne faut pas imaginer d'où il vient ni où il va... Faire consciemment la demande. Imaginer que la Mère Divine le désintègre, c'est tout !

Q : Maître, cependant, il faut bien être un peu... nous devons sentir ce qu'on vient de faire, n'est-ce pas ? Car si nous faisons tout de façon mécanique...

R : Bien sûr. Si on est attentif à soi-même, on se rend compte de n'importe quel détail qui se montre ou se manifeste.

Q : Est-ce qu'on sent un peu de repentir ?

R : Bien sûr, du moment qu'on demande à la Mère Divine, nous devons être sûrs qu'elle l'a éliminé, avoir cette certitude, c'est de la foi en la Mère Divine.

Par exemple, le Maître Samaël a dit un jour à un missionnaire : "De tous mes étudiants, le seul qui est en train de mourir, c'est Joaquin, qui meurt pour de vrai". Et moi, j'étais en train de mourir avec tous ces détails ; je n'allais pas à ce qui était grand, non, mais à tous les détails, et c'est à ça que je dois d'avoir la conscience que j'ai, à ce travail. Alors, je n'ai pas parlé d'une théorie, mais je l'ai vécu, non ? Je l'ai vécu tout simplement.

Q : Si vous me permettez une question. Ensuite, vous mettiez-vous à étudier plus profondément ces détails ou avec ce travail journalier, était-ce suffisant ?

R : C'est que, regardez, un de ces petits détails n'a pas beaucoup de force, alors la Mère Divine le désintègre instantanément. Une fois qu'il est désintégré, il n'y a plus besoin de se casser la tête à réfléchir sur ce détail, non ! Avoir seulement la certitude que la Mère Divine l'a éliminé, l'a désintégré.

Q : Oui, mais la méditation sur la mort de l'Ego que l'on va faire ou que l'on doit faire aussi la nuit, serait-elle sur nos gros défauts ?

R : Regardez. Je vais vous expliquer cet aspect qui est très important. Moi, je n'ai jamais fait cette méditation, je ne l'ai pas faite. Pourquoi ? Parce que nous mourons par étapes, par dimensions.

Ici, nous faisons un nettoyage. Je prends un exemple : prenez une chemise blanche sale, vous la sortez d'un premier lavage ou bien vous la savonnez et vous la lavez de nouveau jusqu'au blanchissement ? Bien. Nous, nous sommes la même chose avec l'Ego, exactement pareil. Ce n'est pas en une seule fois qu'on va être blanc, car il faut remarquer que le MOI-CAUSE est là, et le Moi-cause ne se désintègre pas avec ce travail. Le Moi-cause se désintègre consciemment, et c'est le dernier travail qu'on doit faire. On procède donc par étapes.

Q : Ensuite vous alliez plutôt travailler avec les Mois dans le monde astral ?

R : On doit travailler ici, dans l'astral, dans le mental et en dernier, dans le causal. Tout dans l'ordre. Car nous, dans ces travaux, par exemple ici, on récupère beaucoup de conscience qui nous permet alors de bouger à volonté dans d'autres dimensions, consciemment et de faire notre travail.

Q : Alors, comment est-ce qu'on combine ce travail d'instant en instant (que nous comprenons mieux) avec ce que vous nous disiez, ainsi que le Maître Samaël, de nous consacrer à un seul Ego ?

R : J'ai commis cette erreur, je n'ai pas honte de le dire, [d'expliquer] élément par élément. Mais je ne tenais pas compte de ces détails, parce qu'à l'époque, je ne croyais pas en ces détails. Maintenant que j'ai découvert comment on meurt, alors celui-ci, on le laisse tranquille, mais on frappe l'Ego dans sa totalité, tout : orgueil, convoitise, luxure, vengeance, tout. En général, tout ce qui sort en vous. Paf ! Frappez-le, frappez-le, frappez-le et là on meurt.

Q : Faut-il les travailler tous à la fois ?

R : Tout ce qui sort en vous.

Q : Mais par exemple dans l'alchimie, lequel travaillons-nous ?

R : Dans l'alchimie par exemple, il y a toujours des détails que la Mère Divine n'arrive pas à désintégrer parce qu'ils sont un peu plus costauds. Alors, dans l'alchimie, on voit que cet élément a continué à se manifester, dans l'alchimie, on demande alors à la Mère Divine qu'elle désintègre cet élément.

Q : Aujourd'hui, par exemple... pardonnez-moi d'insister, mais ceci est très important pour nous.

R : Non, mais c'est capital, c'est la base pour nous.

Q : Aujourd'hui, ce détail fort a été celui de l'orgueil. Dans la nuit, dans le travail de l'alchimie, je demande pour l'orgueil, mais demain c'est peut-être celui de l'envie, alors est-ce que je demande pour celui de l'envie ?

R : Pour celui qui sort en vous, celui qui sort en vous. Ne faites pas d'exception. Travaillez avec tout ce qui sort en vous.

Q : Le Maître Samaël disait que... j'insiste beaucoup là-dessus, excusez-moi, mais il disait que chasser dix lièvres à la fois et tout ça...

R : Oui. Mais étant donné qu'on suit un ordre, ce ne sont pas cinq ou dix détails qui vont vous déranger à la fois, mais un seul. Vous frappez ce détail.

Q : Et si le jour suivant un détail d'un autre Moi se manifeste ?

R : Un autre sort, ou à n'importe quel moment.

Q : Non, mais nous sommes en train de parler du travail dans l'alchimie.

R : Alors, quand on voit un détail qui insiste, on le frappe dans l'alchimie.

Q : C'est comme si on réduisait tous les Egos à la fois ?

R : Tout. Tout. Le tronc meurt. L'Ego en lui-même meurt peu à peu, car il perd toute sa force.

Q : Si par exemple, on constate que ce qu'on a de plus développé en nous, ou bien ce qu'on a de plus fort, c'est l'auto-considération et que beaucoup de détails se manifestent en nous durant la journée, doit-on alors frapper tous les défauts mais se dédier davantage à l'auto-considération, dans l'alchimie par exemple ?

R : Non, regardez. Un défaut que nous avons toujours, le principal disons, se manifeste. Il faut le frapper, à chaque fois qu'il se manifeste : frappez-le, frappez-le, frappez-le, on frappe celui qui insiste le plus, chaque fois qu'il se manifestera, on le frappe. Comme ça !

Q : Cependant il arrive la chose suivante, Maître : nous sommes ici car nous avons la paresse, nous sommes très "flemmards" pour travailler, donc lorsque nous nous proposons de travailler sur la paresse, nous nous activons, nous faisons plus de pratiques, toutes les pratiques que nous voulons durant une semaine et ensuite, de nouveau, cette passivité arrive.

R : Regardez, cette passivité vient quand on provoque une nuit, une nuit commence en nous quand on ne fait rien. C'est à cause des pratiques mal faites, mal faites. Quand on fait une pratique et qu'elle donne des résultats, on reprend de la force, on provoque une nouvelle aube en nous. Mais si on la fait mal, comme on ne voit pas de résultat, alors la passivité arrive, la paresse, non ? Il faut toujours faire les pratiques avec concentration.

Aucune des pratiques que donne le maître, aucune n'échoue ; c'est nous qui échouons car nous faisons une pratique ici et nous pensons là-bas aux affaires, à n'importe quelle autre chose. Il n'y a donc pas de concentration et il ne peut pas y avoir de résultats dans la pratique, ce n'est pas possible. C'est pour cette raison qu'on échoue, parce qu'on ne dédie pas l'instant présent à ce qu'on est en train de faire et comme je vous disais tout à l'heure, dans notre vie quotidienne, dans notre travail physique, on doit faire chaque chose en son temps, c'est une éducation qu'on reçoit une fois pour toutes.

Q : Profiter de la vie quotidienne ?

R : Quotidienne, quotidienne.

Q : Mettre la vie quotidienne au service de la mort ?

R : Bien sûr.

Q : De quoi d'autre, sinon ?

R : Oui.

Q : On pourrait dire que votre orientation pour nous tous est que faire une pratique sur la mort de l'Ego une heure par jour n'est pas suffisant, que nous devons pratiquer la mort de l'Ego d'instant en instant.

R : De moment en moment, qu'on soit à son travail, dans ses affaires, qu'on parle à une personne, on doit être là pour voir quel élément psychique peut se manifester à ce moment, ou est en train de se manifester.

Q : Avec une heure par jour allons-nous, mourir ?

R : Non, non, non, non, non ! C'est tout le temps ! Si on veut vraiment mourir, c'est tout le temps. Il ne faut pas se fatiguer.

Q : Par conséquent, on abandonnerait la pratique de la mort de l'Ego, elle resterait à part, étant donné que nous travaillons toute la journée, n'est-ce pas ?

R : Toute la journée.

Q : Et l'autre, nous la laissons de côté ?

R : Cette autre pratique que nous faisons, que le Maître nous a donnée, on la laisse de côté, car il est entendu que c'est avec tout, avec tous les dérivés des éléments psychiques.

Q : Cependant pourrions-nous faire cette pratique, je pense, pour comprendre un peu plus profondément ce défaut ou ce détail plus fort ?

R : Non, celui qui insiste, on lui "fonce dedans" sans détour. Chaque fois qu'il insiste, on le frappe, et à force, il finira bien par mourir, il doit mourir.

Q : Par conséquent, devons-nous cesser de parler dans les cours de cette pratique de méditation sur la mort de l'Ego ou devons-nous l'expliquer ?

R : Eh bien, je pense que c'est perdre son temps, c'est perdre son temps.

Q : Alors, cet exercice rétrospectif, lorsqu'un défaut s'est manifesté, dans l'enfance... ?

R : Avec ce travail, on n'a pas besoin de tout ça. Être [attentif] d'instant en instant, de moment en moment.

Q : C'est plus direct ?

R : Oui.

Q : C'est une révolution complète de la mort.

R : Oui, une révolution ! En effet, j'ai utilisé ce système depuis que j'ai commencé, mais je pensais que tout le monde travaillait pareil. Maintenant, en voyant à travers le courrier que tant de gens, presque tout le monde [demande :] " la mort ceci, la mort cela, et je ne sais quoi" et que personne ne meurt, alors je me suis dit, pourquoi ? Évidemment, on va à ce qui est gros et les détails, on les laisse, alors que c'est la source d'alimentation de l'Ego. Oui ! C'est la conclusion à laquelle je suis arrivé.

Q : Cependant, par exemple, durant la journée, si on découvre certains de ces détails que l'on voit dans une mauvaise action qu'on a fait, et on sent de la douleur en nous-mêmes, ne devrions-nous pas ensuite, lorsque nous sommes seuls à la maison, dans sa chambre car on le fait souvent, spontanément, non, nous consacrer davantage à ce défaut, voir comment il est sorti, demander, faire une pétition à la Mère Divine pour que ce défaut qui durant la journée... ?

R : Non. Il faut être attentif à soi-même pour que lorsqu'il voudra à nouveau se manifester, le frapper ! C'est le meilleur moyen. Ainsi, on cesse de commettre des erreurs et on meurt. Le problème c'est quand on s'oublie soi-même car on commet des erreurs.

Q : Devons-nous entendre par détails n'importe quelle petite chose ?

R : Minuscules, des choses minuscules.

Q : Par exemple, on nous parle et nous sourions de façon autosuffisante : est-ce un détail ? Ou bien nous interrompons une autre personne lorsqu'elle va parler, est-ce un autre détail ?

R : Regardez. Par exemple, dans l'interne, c'est extrêmement grave. Vous discutez tous les deux, moi j'arrive : "Bla, bla, bla", me considérant très important, et je vous coupe dans votre conversation. Aïe, aïe, aïe ! Dans ce cas, on vous punit. Punition ! Je n'ai pas honte de dire qu'on m'a puni pour de telles imprudences, et durement.

Une fois, le Maître était en train de parler avec un autre Maître dans l'Église Gnostique. Moi, j'étais dans mon travail, car toutes les nuits je dois travailler. Or, j'avais oublié de demander quelque chose au Maître, et je me suis dirigé vers l'Église, je suis entré et le Maître était en train de parler avec un autre, et moi, dans mon désir de retourner à mon travail, je lui ai demandé : "Maître, etc.". "Agenouille-toi là !" Au milieu de l'Église Gnostique, à genoux, durant trois heures.

Les Maîtres et mes autres confrères entraient et sortaient, et me regardaient, là, comme une carte postale au beau milieu de la salle. C'est au bout de trois heures qu'il m'a levé la punition et il m'a dit : "Ceci est pour que... Vous n'êtes pas plus important que ce monsieur qui parlait avec moi, et je ne sais quoi...". Bon, il m'a donné une de ces réprimandes si horrible, après avoir été agenouillé trois heures... Là-bas, on vous donne une discipline très rigoureuse.

Q : Et pourquoi est-ce qu'on ne ramène pas cette discipline au monde physique, par exemple, si on reçoit ces punitions là-bas ? Pourquoi nous ne ramenons pas cela ici, dans le physique ?

R : Parce que regardez, quand on se réveille, quand on retourne au corps et on se réveille, il suffit qu'on bouge un bras et on a perdu le souvenir. Il faut se réveiller : on sait qu'on s'est réveillé, on ouvre les yeux, on les referme et on essaye de se souvenir, et vous verrez qu'on se souvient, oui ! Mais si vous bougez, vous perdez le souvenir.

Q : Dans le Centre de Francfort, on demande si le mantra Raom-Gaom pour se souvenir des rêves, on doit l'enseigner ou si c'est une perte de temps.

R : Regardez. Le meilleur mantra, c'est ce que je viens de vous dire : ne pas bouger, même pas une main, rien. Immobile, fermez les yeux et essayez de vous souvenir et là on fait tout sortir.

Q : Maître, concernant la mort, quand le Maître Samaël nous disait que la luxure se travaille toute la vie, associée à un autre défaut, comment devons-nous le comprendre ?

R : Toute la vie, toute la vie. La luxure, ce sont des milliers et des milliers de démons.

Q : Comme n'importe quel autre défaut ?

R : Oui, pareil, c'est la même chose. Pour être plus clair, il n'y a pas d'exception dans nos défauts. Ils ont tous le même aliment : leurs ramifications, leurs manifestations minuscules. Par exemple, il y a une dame et je lui propose mon bras. Qu'est-ce que c'est ? Un détail, une manifestation de la luxure, il est là. Le fait de donner la main à cette dame, la lui serrer, c'est une manifestation de la luxure. Non, non, non, mais ce sont des milliers et des milliers de détails, et ils se manifestent dans tout.

Q : Ce ne sont pas uniquement des faits externes, mais aussi des pensées ou des impulsions... ?

R : Non, non, non, non. Faire un compliment à une femme dans la rue, par là... c'est déjà un détail de luxure.

Q : Lorsqu'on dit à une amie : "Que tu es jolie aujourd'hui".

R : Oui, il est là.

Q : Et on croit que ce n'en est pas un.

R : Non, c'en est un.

Q : Ou bien nous ne disons rien, mais nous pensons ?

R : Mais nous pensons ! Oui.

Q : C'est ce que voulait le Maître Samaël, que la vie soit édifiante et dignifiante ; c'est ça élever le...

R : Oui, oui.

Q : Quel travail faut-il faire pour [trouver] le trait psychologique principal ?

Q : Elle veut savoir le trait psychologique principal, le trait caractéristique que l'on doit chercher ?

R : Le chercher. Bon. Avec ce travail, il est pratiquement inclus, on se lance comme un soldat, affrontant une grande armée, pour se défendre ; et au premier qui apparaît, on lui donne un coup. Oui ! Là on lui donne un coup !

Q : Cela doit être terrible, cette bataille.

R : C'est la Grande Bataille dont parle la Bible, voilà la Grande Bataille : tout seul contre des milliers et là, on doit tenter le tout pour le tout.

Q : Et cette solitude qu'on ressent dans ce travail, parfois on croit qu'on devient...

R : Non, mais parfois on se sent abandonné des Hiérarchies et de tout le monde, totalement abandonné. On se sent et on se voit comme ça, et si c'est dans l'interne, c'est pire là-bas, c'est vraiment évident là-bas, car on va son chemin : ni Mère Divine, ni Hiérarchies, ni être humain, rien. On est totalement seul, totalement.

Q : Dans l'interne ?

R : Dans l'interne, mais si, il y a quelqu'un, ou pour mieux dire, ils nous surveillent tous, toutes les Hiérarchies, car en fait on n'est pas abandonné, on se sent et on se voit abandonné, mais c'est faux. Ouvrez la bouche et demandez de l'aide et vous constatez instantanément que vous avez l'aide. Cependant on se voit seul, totalement.

Q : Et comment est-ce que cela se manifeste physiquement, ici ? La vie devient... ?

R : Bon, ici il y a des Initiations, par exemple, où tout le monde se retourne contre vous. Moi, même ma femme, les enfants, les gnostiques, tout le monde m'a tourné le dos. J'ai été malade dans un lit, sans un centime pour pouvoir me soigner, même pas de quoi m'acheter un cachet, et je suis resté dans cette situation plusieurs jours, plusieurs mois plutôt. C'est là que le mental nous attaque de tous côtés. Je me souviens que l'Ego me disait : "Où sont les Hiérarchies dont tu parles tant, où sont tes amis, où sont les gnostiques ? Laisse tout ça !" Oui, comme ça ! Et on entend tout ça mais clairement.

Vous savez, malade, alité, sans pouvoir marcher, sans un centime, même ma femme et mes enfants contre moi, eh ! Tout le monde, personne ne me rendait visite ! Et comme bouquet final, comme ils en avaient assez de m'avoir là-bas, ils m'ont emmené à l'hôpital de Ciénaga, ils m'ont abandonné là-bas à la charité et ils ne sont plus revenus me voir, personne. C'est dur, c'est dur, car alors l'Ego profite de ces moments pour vouloir nous faire sortir de l'Enseignement, pour nous faire voir que les Hiérarchies, c'est "de la paille", que les gnostiques, que la Gnose, ont été inventés par un homme, bref, toute une série de pensées vous traverse l'esprit.

Q : Peuvent-ils vous faire sortir ?

R : Oui, ils le peuvent.

Q : Les pratiques qui existent dans les groupes, que nous faisons en groupe de mort de l'Ego, comment pourrions-nous maintenant les envisager ?

R : Bon. Vous pouvez les continuer car la chaleur du groupe donne de la force. Vous pouvez donc les continuer, car l'union fait toujours la force. On a besoin de ces réunions, de tout ça, car vous avez plus ou moins les mêmes buts et vous formez ainsi une force qui sert individuellement à chacun.

Q : Cependant, y aurait-il des thèmes que l'on pourrait déjà ne plus enseigner ?

R : Par exemple, en ce qui me concerne, ce thème est basique et fondamental pour tous les groupes, tout étudiant. Celui qui veut mourir doit commencer par là, sinon il ne mourra jamais et nous en avons la preuve : combien de gens en effet, avec vingt, trente ans [dans la Gnose] et bien vivants ! Pourquoi ? Parce qu'ils travaillent comme avait indiqué le Maître, en oubliant les détails. Personne en réalité ne pouvait expliquer les détails. Le Maître l'a expliqué, mais dans des termes très différents : "mourir d'instant en instant, de moment en moment". Il l'a expliqué mais alors, nous ne comprenions pas.

Q : C'est-à-dire qu'il faut se lancer à fond, prendre tout le temps "de la potion", non ? Comme on dit, ou bien se nier soi-même à tout moment, n'est-ce pas ?

R : Regardez. Pour se nier soi-même, on a besoin de se connaître déjà très bien. Quand on sait qu'on est rien, qu'on est qu'une ombre, une ordure face aux Hiérarchies, c'est alors qu'on s'éveille, et qu'on doit entrer dans des Temples Sacrés, qu'on a des remords, qu'on a honte de soi-même, de voir qu'à l'endroit où on passe, on laisse des tâches. Alors, à ce moment, on se rend compte qu'on n'est rien, mais rien du tout. Oui ! On a tellement honte, qu'on se repent de soi-même, de voir la situation dans laquelle on se trouve face aux Hiérarchies.

C'est donc à ce moment-là qu'on commence vraiment à comprendre qu'on n'est rien et alors on repousse toutes ces vanités et toutes ces choses à nous, illusoires, qui créent des illusions en nous.

Q : Maître, mais beaucoup de personnes par exemple, en disant que nous ne sommes rien, elles en font un problème, il y a un problème physique, oui, des choses de la vie, elles disent : "Cela n'a pas d'importance, finalement nous ne sommes rien, à quoi bon nous identifier avec ces bêtises de la vie...".

R : C'est qu'on doit agir en accord avec la dimension où on se trouve. Si ici nous avons un problème physique, il faut le résoudre physiquement, bien sûr !

Q : Ne pas le laisser... Il partira comme il est venu ?

R : Non, non, non, non.

Regardez, récemment, par exemple, ici en Colombie, j'ai suivi un cycle de cours de diplomatie très bien fait dans les mondes internes. J'ai obtenu de bonnes qualifications en tant que diplomate. J'ai utilisé la diplomatie ici physiquement, dans le Mouvement. Que se passait-il ? Le Mouvement s'enfonçait complètement, parce qu'ils en profitaient pour faire des mauvaises actions et faire de tout, et chacun ce que bon lui semblait. Donc, lors de l'avant-dernière assemblée, je leur ai dit : "Je vais diriger le Mouvement avec une rigueur de fer". Cela doit être enregistré. Et j'ai commencé à diriger avec une rigueur de fer, pourquoi ? Parce qu'ils abusaient trop. Par conséquent, dans ce monde, nous devons agir ainsi. La diplomatie porte préjudice. Il vaut mieux la vérité une fois pour toutes.

C'est ainsi que des milliers d'étudiants ont coulé à pic, ici en Colombie, car j'ai ordonné de faire une révision générale et tout ça a disparu. Ceux qui étaient en règle, sont restés, et ceux qui étaient dans leur désordre et qui voulaient faire de la Gnose ce que bon leur semblait, dehors ! Une sélection.

Je leur ai beaucoup parlé de la sélection et il n'y avait personne qui voulait faire attention : "Non, la sélection...". Maintenant qu'une sélection s'est faite, on a sorti beaucoup de déchets, et il reste ce qu'on voit qui peut, plus ou moins, servir. Et c'est comme ça. Le Mouvement Gnostique, qu'aucun de vous ne s'imagine, ne se fasse d'illusion, que c'est de la quantité, non ! Nous recherchons une qualité. Cela peut être un seul, rien qu'un seul, mais c'est la qualité qui compte, pas la quantité. On donne la connaissance à la quantité comme une obligation qu'on a, mais celui qui n'en a pas profité, tant pis.

Il y a quelques jours par exemple, nous avions une réunion au Tribunal. L'ordre suprême était : "Celui qui est contre le Saint-Esprit, qui pêche contre le Saint-Esprit et contre le Christ, à l'abîme !". Un ordre de la plus haute autorité de là- bas.

Q : Toute l'humanité ou les gnostiques ?

R : Ce qui se présentera, gnostique ou pas gnostique. Ça m'a paru très dur, trop tranchant. J'ai donc fait appel, parce que je me suis rappelé qu'il y a des personnes qui ont une très bonne intention et qui commencent à travailler et qui veulent vraiment se dépasser.

Alors, je leur ai dit : "Je ne suis pas d'accord avec cet ordre, parce qu'il y a des personnes qui commencent en ce moment un travail, qui sont arrivées à la Connaissance et qui commencent un travail. On ne peut donc pas les envoyer à l'abîme. Au lieu de les envoyer à l'abîme, il faut les aider de toutes les façons afin qu'elles puissent vraiment surgir, sinon personne ne surgira". Ils ont accepté ma suggestion, car ça m'a paru très dur.

Q : Maître, dans notre groupe en Allemagne, il y a une femme qui est en phase B avancée, et elle est pratiquement bloquée car elle dit qu'elle ne fait pas le second facteur parce que d'après elle, elle doit être un peu mieux, pure dans le sens de plus propre pour faire le second facteur. Je lui ai dit : "Nous devons commencer à faire ce deuxième facteur mais en nous connaissant, en étant attentif à la manifestation de l'Ego de la luxure" ?

R : C'est que voyons... cette femme perd son temps, "c'est en chemin qu'on arrange le harnais".

Q : Mais c'est qu'elle ne l'admet pas...

R : Bon, c'est un caprice, mais honnêtement elle perd son temps. Si on commence à se préparer [et qu'on se dit] : "Tant que je ne serai pas préparé, je ne donnerai pas la connaissance à l'humanité", on ne la donnera jamais. Nous commençons tous de zéro, il faut commencer, l'important c'est de commencer maintenant. Nous sommes tous partis de zéro et nous pouvons dire que nous sommes tous à zéro.

Q : Comme excuse, elle dit qu'elle ne veut pas être utilisée, parce qu'elle se sent comme si elle était utilisée, que maintenant, on l'utilise seulement dans un seul but, parce que son époux veut surgir, se hisser et qu'elle n'a pas cette opportunité.

R : Mais voyons, ce complexe de la femme. Bon, c'est nous en fait les coupables. Mais la femme a les mêmes possibilités que l'homme, exactement pareil. Même dans le Chemin Initiatique, les femmes sont plus favorisées que nous, il y a préférence pour la femme. Elles ont par conséquent toute l'aide. Pourquoi alors tous ces caprices ?

Voyons : "Je suis très macho, je ne sais quoi..., vous êtes lunaire et moi solaire". Comment solaire ? Si je n'ai pas fabriqué mes Corps Solaires je suis lunaire, comme n'importe quelle vieille, comme une femme, exactement pareil. Alors quel est le positif et le négatif ? La femme est négative tout comme nous aussi nous sommes négatifs, exactement pareil. Par conséquent, qu'elles s'enlèvent ce complexe de la tête car c'est mal.

Donc si on n'a pas fabriqué les Corps Solaires, on est une femme dans les Mondes Supérieurs, une femme qui utilise même une jupe.

Q : Est-ce que les femmes dans l'interne sont des hommes ?

R : De par leur complexe, elles ont toujours désiré au fond d'elles-mêmes être des hommes et par conséquent, elles assument là-bas l'aspect d'un homme, avec les organes et tout de l'homme. Et nous, celui d'une femme. Imaginez-vous l'inverse : là-bas vous nous faites la cour (rires). Non, mais c'est vrai !

Q : Mais ce complexe vient de l'enfance, Maître...

R : Dans le Mouvement Gnostique il faut enlever ce complexe aux femmes, celles-ci ont le même droit que nous. Exactement pareil.

Q : On dit aussi que la femme ne peut pas arriver aux derniers grades initiatiques. Est-ce vrai ?

R : Elles peuvent se libérer avec le corps féminin, cela ne les empêche pas, pas le moins du monde, sinon Dieu ou les Hiérarchies seraient injustes de faire les femmes déficientes et pas nous. Il n'y aurait pas de justice, n'est-ce pas ? Nous avons donc les mêmes possibilités, pareil. Les femmes doivent s'enlever ce complexe, et dans les groupes gnostiques on doit expliquer ça, afin que ce complexe parte, car ce complexe, au fond, leur porte préjudice n'est-ce pas ?

Q : C'est vrai Maître, car moi j'aime être claire avec... j'aime dialoguer avec les femmes, avec les hommes à part, jusqu'au jour où je me suis rendue compte, je l'ai prise à part et je lui ai dit : "Que t'arrive-t-il, parle-moi, je suis pareille que toi" et elle m'a répondu : "On m'utilise, je me sens utilisée, je ne veux pas faire le second facteur tant que je ne serai pas propre." Autre chose : les Hiérarchies ne parlent pas des femmes, pourquoi cette discrimination ?

R : Je vais vous dire pourquoi on ne parle pas des femmes. Une femme qui a fabriqué ses Corps Solaires devient un Maître là-bas. Faites bien attention à ceci. Là-bas, on ne tient pas compte de la partie féminine, mais de la construction de son propre Temple, car elles deviennent des Maîtres. La partie féminine se perd là-bas, elle n'est pas prise en compte.

Q : Et la masculine aussi ?

R : Oui, aussi, car si vous ne travaillez pas, vous êtes une femme là-bas. Par conséquent, enlevez-vous ces complexes de la tête, enlevez-vous ça, car les Hiérarchies ne parlent pas de Maîtresses ou de choses comme ça, car là-bas c'est "le Maître Untel", "le Vénérable Maître Untel". Le corps peut être ici celui d'une femme, peu importe, c'est le travail qu'on regarde et qu'on mesure, voilà !

Q : Maître, dans les conférences publiques, en Espagne du moins, on parle déjà de la suprasexualité et du travail avec le deuxième facteur. Au fil de la liste de thèmes, on en parle aussi dans certains thèmes, avant d'arriver au thème 25 de la phase B, il me semble, dans la nouvelle liste de thèmes, c'est là qu'on donne l'Arcane. La question est donc : Est-ce que cela ne vous semble-t-il pas un peu tard ? Car de par l'expérience que nous avons, avec toutes les informations et les livres du Maître Samaël où les gens peuvent le lire clairement, ils se lancent à faire les pratiques dans le deuxième facteur.

R : Non. Il faut bien leur donner l'orientation dès le début au sujet de l'Arcane, afin qu'ils ne commettent pas d'erreurs, oui !

Q : Alors, vous ne considérez pas que c'est une mauvaise chose de donner l'Arcane rapidement, y compris en phase A ?

R : Dans la phase A, car la personne mariée doit avoir l'orientation et si on ne leur donne pas l'orientation, ils commettent des erreurs.

Q : Concrètement, un couple par exemple (ils sont en phase A) nous disait qu'ils avaient lu un livre du Maître Samaël et ils écoutaient comment on parlait de la sexualité. Alors ils disaient : "Faire de la sexualité ce qu'on faisait avant, eh bien on ne se sent pas à l'aise car nous voyons que ce n'est pas correct." Mais ils ne savaient pas non plus comment faire ce qui est nouveau. Bon, dans ce cas, on leur a donné la pratique.

R : Bien sûr !

Q : Mais il y a certains instructeurs qui sont très réticents pour parler rapidement en public de ces thèmes... jusqu'à la fin.

R : Non, on peut donner cela à moins de la moitié de la phase A, leur donner car c'est une nécessité.

Q : Surtout aux personnes mariées qui peuvent commencer à pratiquer ?

R : Oui, on explique aux mariés et aux célibataires, car c'est une base que nous ne pouvons taire.

Q : Je crois qu'il y a une orientation que vous donnez et qui me semble très raisonnable : qu'un homme donne la pratique aux hommes et une femme aux femmes.

R : Oui !

Q : Afin qu'il y ait davantage de confiance ?

R : Oui, plus de confiance, plus de confiance, bien sûr ! Oui, ça oui, c'est bien.

Q : Maître, vous savez comme nous sommes gourmands. Si vous êtes fatigué...

R : Regardez, je vous invite si vous voulez à dix-huit heures, car je veux profiter du temps au maximum, ça peut être à cinq heures.


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