Définition de la Gnosis

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Définition de la Gnosis

Message le 13 décembre 2008, 15:31

Le problème général rencontré par tous les peuples, à travers les différentes époques, a toujours été l'Ignorance. Mais qu'entend-on par "Ignorance" ? Il ne s'agit pas d'un manque d'études scolaires ou universitaires, mais plutôt de l'absence de connaissances transcendantales des vérités cosmiques et universelles.

L'ignorance empêche l'homme de prendre conscience de ses potentialités divines qui se trouvent non pas à l'extérieur, mais à l'intérieur de lui. De ce fait, l'homme ne sait pas qu'il peut atteindre des états de conscience élevés, une maîtrise totale de sa destinée : c'est ce qu'on appelle l'Auto-Réalisation, le retour au Paradis, Nirvana ou Absolu. Ainsi, la Gnosis a pour objectif de donner à l'humanité toutes les clés qui permettront à l'homme d'aboutir à sa propre Auto-Réalisation.

Que signifie le terme Gnosis ?

Il provient du mot grec "Gnosis" qui signifie Connaissance, Sagesse transcendantale et universelle. Elle nous donne les clés pour résoudre notre problème d'ignorance.

De ce fait, la Gnosis a l'avantage d'être une science pratique et non théorique. Elle dévoile des secrets jamais ouvertement révélés auparavant.

Cette connaissance s'est exprimée à travers différentes époques et cultures (Templiers, Esséniens, Ancienne Egypte, Aztèques, Soufis...). Dans le fond, cette connaissance est la même ; seule la forme d'expression change ! La Gnosis permet d'acquérir la Sagesse grâce aux circonstances de la vie de tous les jours, mais de quelle manière ? Il s'agit d'extraire les valeurs conscientes qui s'expriment pendant les activités quotidiennes de la vie (travail, relations, foyer, famille, couple...). La science a démontré que l'homme est constitué de matière, d'énergie et de conscience. On peut dire que nous connaissons de manière générale ce qu'est la matière et l'énergie, mais qu'est ce que la conscience ?

La Conscience est l'expression de la Monade dans le plan physique, c'est-à-dire l'expression de l'étincelle divine. Il y a en chacun de nous deux aspects : un aspect d'origine divine qui est parfait : l'Ame et un autre aspect négatif : l'Ego.

L'Ego est quelque chose de désagréable, déplaisant et mauvais (nos défauts) qui a embouteillé notre Conscience. C'est là que se trouve le travail à réaliser : libérer cette Conscience qui est prisonnière de l'Ego.

En éliminant les aspects négatifs en nous, nous libérons cette étincelle divine et retrouvons petit à petit notre état divin. Chaque fois que s'exprime en nous un défaut tel que la colère, la jalousie, la gourmandise, nous avons l'opportunité d'extraire la Conscience qu'il détient enfermée.

La philosophie de la Gnosis est simple ; elle enseigne à vivre avec droiture, à penser, sentir et agir correctement, moyennant un effort constant. Par exemple, lorsque nous éprouvons de la jalousie envers quelqu'un, c'est notre mauvais côté qui s'exprime ; là réside notre travail : l'élimination de ce type de pensées, actions et mauvaises sensations.

Pourquoi ? Parce que chaque fois que l'Ego s'exprime, se produisent en nous douleur et souffrance. Par contre, quand nous rendons un service à quelqu'un (donner un pourboire ou un sourire, remercier, accorder une faveur, faire un compliment...), nous ressentons alors en nous un état de joie et de satisfaction, fruit de l'expression d'une vertu de notre conscience, de notre aspect divin.

Connaissance exotérique et ésotérique.

1 La Connaissance exotérique

Elle a son origine dans l'intellect.

Elle utilise la logique déductive et inductive et donne naissance aux théories.

Cette façon d'acquérir la connaissance nous permet de développer un aspect du mental dont nous n'utilisons pas la totalité des possibilités. Toutes les théories sont faillibles et peuvent être réfutées ; une théorie valable aujourd'hui peut être fausse demain, voire même contradictoire.

Ce n'est pas une connaissance éternelle, car il existe toujours le doute.

Basée sur les cinq sens physiques, elle est utile mais reste malgré tout une connaissance limitée.

2 La Connaissance ésotérique

Elle a son origine dans notre étincelle divine, dans l'aspect divin de chacun de nous.

Elle s'exprime au moyen de l'Intuition et conduit à la Sagesse universelle.

Elle utilise la logique transcendantale.

Les 4 piliers de la Gnosis :

1 La Science

2 L'Art

3 La Philosophie

4 La Mystique

La Gnosis comme connaissance universelle et intégrale comprend :

1 La Science

La Gnosis étudie la Kabbale, la Psychologie, la Biologie et d'autres points du savoir humain. On dit qu'elle est scientifique parce qu'elle est vérifiable.

L'atome est un système solaire en miniature et le système solaire, un atome géant. C'est la même chose pour l'homme ; c'est une réplique de l'univers, du Macrocosme.

L'homme est donc un univers en miniature et de ce fait, comme Dieu se trouve dans l'univers extérieur, il se trouve aussi dans notre univers intérieur. On parle alors de Microcosme. "Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas".

2 L'Art

Il y a un type d'art que l'on peut appeler "Art moderne" (basé sur un rapport d'économie budgétaire) et il y en a un autre qui transmet des vérités cosmiques n'appartenant à aucune époque ou culture particulière, mais qui sont universelles. Cet art s'exprime dans les pyramides égyptiennes, le calendrier aztèque, les tableaux de Michel-Ange, de Léonard de Vinci, dans la littérature (Dante Alighieri : "La divine Comédie", Homère : "L'Iliade et l'Odyssée"), dans la musique classique (Beethoven, Mozart, Bach, Wagner)... Tous ces artistes avaient une sensibilité artistique qui émanait de leurs sens intérieurs grâce à une connexion avec leur aspect divin.

3 La Philosophie

Cela signifie "Amour du Savoir, Amour de la Sagesse". Elle nous permet de comprendre le pourquoi de l'existence, de la vie ; tout en y donnant un sens.

Il existe aussi une philosophie de type matérialiste, pleine de contradictions, basée sur le raisonnement subjectif.

La Gnosis répond à nos questions : "Pourquoi sommes-nous ici ?", "Quel est le but de notre vie ?", "Pourquoi m'arrive-t-il des problèmes ?". Elle nous permet de voir la vie d'un point de vue réflexif, au-delà de sa propre mécanique.

Dans l'histoire, ont existé d'authentiques philosophes (Lao-Tseu, Confucius, Pythagore, Socrate), qui ont appris les vérités cosmiques par expérience directe (grâce à la méditation, la contemplation, l'inspiration, les voyages astraux ou d'investigation...). Ils ont constaté la Vérité par eux-mêmes.

4 La Mystique

La Gnosis cherche l'intégration mystique, au moyen de l'union de l'âme individuelle avec l'Infini. Pour arriver à cela, il faut éliminer nos défauts, créer ou amplifier nos vertus et servir l'humanité, c'est-à-dire chercher la Déité en nous et développer les sentiments supérieurs de notre Etre réel.

Il y a des personnes qui cherchent des exercices spéciaux pour le développement de leurs facultés latentes ou pouvoirs ; ce n'est pas l'objectif des pratiques gnostiques. Le but est plutôt d'accroître les vertus de notre Etre Réel comme l'amour, l'humilité, la compassion, l'altruisme... Si nous avons ces vertus, nous n'avons besoin de rien d'autre.

La Gnosis respecte tous les enseignements présents dans le monde. Chaque chemin est individuel ; chacun de nous est maître de son destin et chacun doit vivre sa propre vie. Personne ne peut diriger la vie d'un autre à sa place, chacun doit le faire seul.

La Gnosis donne à chacun les clés pour atteindre l'Auto-Réalisation intime de l'Etre. "Nous sommes les architectes de notre destin."

Comme nous l'avons dit, la Gnosis étudie et enseigne les 3 facteurs de la Révolution de la Conscience :

1 La Mort psychologique

C'est la désintégration des défauts, des vices et des erreurs qui nous causent du mal.

Lorsqu'un défaut meurt, une vertu naît obligatoirement. Pour que la plante puisse grandir, la graine doit mourir ; c'est-à-dire qu'un grain de blé doit mourir à sa condition de grain pour que la plante puisse naître.

2 La naissance des vertus ou des qualités de notre Etre réel.

L'être humain a différents types d'énergies (motrice, sexuelle, émotionnelle, instinctive...) qui doivent être bien employées pour augmenter sa capacité vibratoire et pour fortifier son corps physique afin que son âme puisse l'utiliser et habiter en lui.

3 Le Sacrifice pour l'Humanité.

Le terme "Sacrifice" vient de deux mots, "Sacré" et "Office". Tout office sacré est basé sur l'amour de son prochain. Le Christ l'exprime dans cette maxime : "Aime ton prochain comme toi-même." Bouddha dit aussi : "Fais aux autres ce que tu voudrais qu'ils te fassent." Le sacrifice est un don de soi volontaire. C'est l'expression de l'amour de Dieu, car en chaque être se trouve une étincelle divine qui a envie d'aider les autres. Il ne doit pas être compris et conçu comme une souffrance, car c'est à travers lui que l'être humain grandit.

chapitre extrait des cours de Base : http://gnosis.gnose.samael.free.fr/text/COURS.html
Issu d'une civilisation décadente qui est plus admirative des pseudo-miracles de la science que du chemin emprunté par les alchimistes et Maîtres des écoles de régénération, comment puis-je me détourner des fausses valeurs ?
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Est-il possible de soulever le voile d'Isis avec une pure intention quand on est un animal intellectuel ?
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Pourquoi faut-il que la mystique me tente mais pas assez pour que je prenne le ciel d'assaut ?
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Quels egos me faut-il éliminer afin de pouvoir emprunter le chemin de l'intégration de L’Être ?

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Message le 15 décembre 2008, 18:39

DSA10 L'Anthropologie Gnostique

Du fait que les études gnostiques ont progressé extraordinairement ces derniers temps, aucune personne cultivée ne tomberait aujourd'hui, comme anciennement, dans l'erreur simpliste de faire surgir les courants gnostiques de quelque latitude spirituelle exclusive.
S'il est bien certain que nous devons tenir compte, dans n'importe quel système gnostique, de ses éléments hellénistiques et orientaux, incluant la Perse, la Mésopotamie, la Syrie, l'Inde, la Palestine, l'Egypte, etc., jamais nous ne devrions ignorer les principes gnostiques perceptibles dans les sublimes cultes religieux des Nahuas, Toltèques, Aztèques, Zapotèques, Mayas, Chibchas, Incas, Quechuas, etc., de l'Amérique indienne.

Pour parler franchement et sans ambages, nous dirons que la Gnose est un fonctionnalisme très naturel de la conscience : une Philosophia perennis et universalis.

Incontestablement, la Gnose est la connaissance illuminée des Mystères divins réservés à une élite.

Le mot Gnosticisme renferme l'idée de systèmes ou de courants consacrés à l'étude de la Gnose. Le Gnosticisme implique une série cohérente, claire, précise, d'éléments fondamentaux vérifiables au moyen de l'expérience mystique directe : la Malédiction, à partir d'un point de vue scientifique et philosophique ; l'Adam et Eve de la Genèse hébraïque ; le Péché originel et la sortie du Paradis ; le mystère de Lucifer Nahuatl ; la Mort du Moi-même ; les pouvoirs créateurs ; le Christ intime, l'Essence du Salvator Salvatum ; les mystères de la Sexualité ; le Serpent Igné de nos pouvoirs magiques ; la descente aux Enfers ; le retour à l'Eden ; le don de Méphistophélès.

Seules les doctrines gnostiques qui impliquent les fondements ontologiques, théologiques et anthropologiques mentionnés ci-dessus font partie du Gnosticisme authentique.

Le terme Prognostique désigne ce qui, de façon concrète, évidente et spécifique, présente quelque caractère d'une certaine façon délectable dans les systèmes gnostiques, mais cet aspect étant intégré dans une conception in toto étrangère au Gnosticisme Révolutionnaire ; dans une pensée qui certainement n'est pas mais néanmoins est gnostique.

Le mot Protognostique désigne tout système gnostique à l'état embryonnaire, germinal, et les mouvements régis par une attitude très similaire à celle qui caractérise les courants gnostiques définis.

L'adjectif Gnostique peut et même doit être appliqué intelligemment à des conceptions qui, d'une manière ou d'une autre, relèvent aussi bien de la Gnose que du Gnosticisme.

Le terme Gnosticisant se trouve incontestablement très proche de Prognostique par sa signification, puisque ce vocable, en réalité et stricto sensu, se rapporte à des aspects intrinsèques qui possèdent une certaine similitude avec le Gnosticisme universel, mais intégrés dans un courant non défini comme Gnose.

Ces précisions sémantiques fermement établies, définissons maintenant avec une entière clarté méridienne le Gnosticisme.

Il n'est pas inutile dans ce traité de souligner que le Gnosticisme est un processus religieux très intime, naturel et profond. C'est un ésotérisme authentique qui prend racine au fond de notre Etre, se développant à chaque instant, comportant des vécus mystiques très particuliers, une doctrine et des rites propres.

Doctrine extraordinaire qui adopte fondamentalement une forme mythique, et parfois mythologique.

Sa Liturgie magique, ineffable, constitue une vive illustration pour la conscience superlative de l'Etre.

Indiscutablement, la connaissance gnostique échappe toujours aux analyses ordinaires du rationalisme subjectif. Le corrélât de cette connaissance est l'intimité infinie de la personne, l'Etre.

La raison d'être de l'Etre est ce même Etre. Seul l'Etre peut se connaître lui-même. L'Etre s'autoconnaît donc dans la Gnose.

L'Etre se réévaluant et se connaissant lui-même est l'autognose ; indubitablement, cette autognose est la Gnose elle même.

L'autoconnaissance de l'Etre est un mouvement suprarationnel qui dépend de lui et qui n'a rien à voir avec l'intellectualisme. L'abîme qui existe entre l'Etre et le Moi est infranchissable et, par conséquent, c'est le Pneuma, c'est l'Esprit qui se re-connaît en nous : cette re-connaissance de soi-même est un acte autonome pour lequel la raison subjective du mammifère intellectuel se révèle inefficace, insuffisante, terriblement indigente.

L'autoconnaissance, l'autognose implique l'annihilation du Moi comme travail préalable, urgent et indispensable.

Le Moi, l'Ego, est constitué de sommes et de restes d'éléments subjectifs inhumains, bestiaux, qui ont incontestablement un commencement et une fin.

L'Essence, la Conscience, emboutie, embouteillée, emprisonnée dans les divers éléments qui constituent le Moi-même, l'Ego, ne se manifeste malheureusement que de façon douloureuse, en vertu de son propre conditionnement. En dissolvant le Moi, l'Essence ou la Conscience s'éveille, s'illumine, se libère ; alors survient, comme conséquence ou corollaire, l'autoconnaissance, l'autognose.

L'autognose est la base irréfutable, incontestable, de la Révélation authentique.

La Révélation gnostique est toujours immédiate, directe, intuitive ;elle exclut radicalement les opérations intellectuelles de type subjectif, elle n'a rien à voir avec l'expérience, avec l'assemblage de données fondamentalement sensorielles.

S'il est bien certain que l'Intelligence ou Noûs, dans son sens « gnoséologique », peut servir de base à l'intellection illuminée, elle se refuse carrément, cependant, à tomber dans le vain intellectualisme. Les caractéristiques ontologiques, pneumatiques ou spirituelles de Noûs (l'Intelligence) s'avèrent claires et évidentes.

Au nom de la vérité, je déclare solennellement que l'Etre est l'unique existence réelle, devant la transparence ineffable et terriblement divine de laquelle ce que nous appelons le Moi, l'Ego, le Moi-même, le Soi-même, est tout simplement ténèbres extérieures, pleurs et grincements de dents.

L'autognose ou reconnaissance autognostique de l'Etre, une fois comprise l'acception anthropologique du Pneuma ou Esprit, se révèle quelque chose de résolument rédempteur.

Se connaître soi-même c'est avoir atteint l'identification avec son propre Etre divin. Se savoir identique avec son propre Pneuma ou Esprit, expérimenter directement l'identification entre ce qui est connu et celui qui connaît, voilà ce que nous pouvons et devons définir comme autognose.

Indéniablement, cette extraordinaire découverte nous invite à mourir à nous-mêmes afin que l'Etre se manifeste en nous.

Au contraire, s'éloigner de l'Etre, continuer en tant qu'Ego dans l'hérésie de la séparativité, signifie se condamner à l'Involution dans les mondes infernaux, dans les régions submergées de l'Abîme.

Cette réflexion nous amène tout naturellement au thème gnostique du libre-choix. Le Gnostique sérieux est sans conteste un élu a posteriori.

L'expérience gnostique permet au dévot sincère de se connaître et de s'autoréaliser intégralement. On entend par « autoréalisation » le développement harmonieux de toute les infinies possibilités humaines.

Il ne s'agit pas de concepts intellectuels lancés au hasard, ni de simple verbiage insubstantiel ou de bavardage ambigu. Tout ce que nous disons dans ces lignes peut être traduit en expérience authentique, vivante, réelle.

Le dogme de la prédétermination orthodoxe, qui nous embouteillerait lamentablement dans une étroite conception de la Déité anthropomorphe, n'existe pas dans les courants gnostiques.

Dieu en grec est Theos, en latin Deus, et en sanskrit Div ou Deva, mot que l'on traduit habituellement par Ange ou Anges.

Et même chez les peuples sémitiques les plus conservateurs, le plus ancien Dieu de la Lumière, El ou Ilu, apparaît, dans les premiers chapitres de la Genèse, sous la forme plurielle synthétique d'Elohim.

Dieu n'est pas un individu humain ou divin en particulier, Dieu est les Dieux. Il est « l'Armée de la Voix », la « Grande Parole », le « Verbe » de l'évangile de Saint-Jean, le Logos créateur, l'Unité Multiple Parfaite.

S'autoconnaître et se réaliser dans l'horizon des infinies possibilités implique notre admission ou notre réadmission dans « l'Ost créatrice des Elohim ».

Le Gnostique est formellement assuré que lorsque l'Etre aura été intégralement découvert, ses splendeurs merveilleuses aboliront radicalement toute illusion. L'ouverture du Pneuma, ou Esprit divin de l'homme, a un contenu totalement sotériologique.

Si l'on possède encore la Gnose des Grands Mystères archaïques, c'est parce que des hommes très saints, grâce à leur fidélité doctrinaire, ont réussi à s'approcher du dynamisme révélateur de l'Etre.

Sans une information préalable sur l'Anthropologie gnostique, il serait plus qu'impossible de faire l'étude rigoureuse des diverses pièces anthropologiques des cultures aztèque, Toltèque, maya, égyptienne, etc.

Dans l'anthropologie profane, excusez la comparaison, lorsqu'on veut obtenir des résultats, on laisse en liberté un singe, à l'intérieur d'un laboratoire, et l'on observe ensuite ce qui se passe.

Les codex mexicains, les papyrus égyptiens, les tablettes assyriennes, les rouleaux de la mer Morte, les anciens parchemins, de même que certains temples très antiques, les monolithes sacrés, les vieux hiéroglyphes, les pyramides, les tombeaux millénaires, etc., offrent dans leur profondeur symbolique un sens gnostique qui échappe définitivement à l'interprétation littérale et qui n'a jamais eu une valeur explicative de caractère exclusivement intellectuel.

Le rationalisme spéculatif, au lieu d'enrichir le langage gnostique, l'appauvrit lamentablement, étant donné que les récits gnostiques, écrits ou allégorisés sous quelque forme artistique que ce soit, sont toujours orientés vers l'Etre.

Et c'est dans ce très intéressant langage mi-philosophique et mi-mythologique de la Gnose que se présentent une série de constantes extraordinaires, de symboles avec un fond ésotérique transcendantal, et qui, de manière silencieuse, n'en disent pas moins beaucoup. Les Dieux et les Hommes savent très bien que le silence est l'éloquence de la sagesse.

Les caractères qui se rattachent spécifiquement au « Mythe » gnostique et qui sont mutuellement complémentaires, sont les suivants :

1 Divinité Suprême.

2 Emanation et Chute plérômatique.

3 Démiurge Architecte.

4 Pneuma dans le monde.

5 Dualisme.

6 Le Sauveur.

7 Le Retour.

La Divinité Suprême gnostique peut être définie comme l'Agnostos Theos, « l'Espace Abstrait Absolu », le « Dieu Ignoré ou Inconnu », la « Réalité Une de laquelle émanent les Elohim à l'aurore de toute Création universelle ».

Rappelons-nous que Paranishpana est le Summum Bonum « l'Absolu », et, par conséquent, la même chose que Paranirvana.

Incontestablement, les facultés de cognition humaine ne pourront jamais aller au-delà de l'Empire cosmique du Logos Mâle-Femelle, du Démiurge créateur, de l'Armée de la Voix (le Verbe).

Jah-Hovah, le Père-Mère secret de chacun de nous, est le véritable Jéhovah.

La lettre hébraïque Jod est le membrum virile (le principe masculin). Eve, Hévé, qui est la même que Hébé, la Déesse grecque de la jeunesse et la jeune épouse olympique d'Héraclès, est la Yoni, le Calice divin, « l'Eternel Féminin ».

Le divin Rabbi de Galilée, au lieu de rendre un culte au Jéhovah anthropomorphe de la Judée, a adoré son divin Mâle-Femelle (Jah-Hovah ou Jod-Hévé), le Père-Mère intérieur.

Le Bienheureux, crucifié sur le mont des « Têtes de Mort » (le Calvaire), s'exclama, dans un grand cri : « Mon Père, je remets mon Esprit entre tes mains ». Ramio, Isis, sa Divine Mère Kundalini, l'a accompagné dans la Via Crucis, le Chemin de Croix.

Toutes les nations considéraient leur premier Dieu (ou leurs Dieux primordiaux) comme androgynes : il ne pouvait en être autrement puisqu'ils voyaient leurs lointains progéniteurs primitifs, leurs ancêtres au double sexe, comme des Etres divins ou des Dieux saints, tout comme le font les Chinois d'aujourd'hui.

En effet, la conception artificieuse d'un Jéhovah anthropomorphe, exclusiviste, indépendant de sa propre création, assis là-haut sur un trône de tyrannie et de despotisme, projetant foudres et tonnerres contre cette triste fourmilière humaine, est le résultat de l'ignorance, pure idolâtrie intellectuelle.

Cette conception erronée, cette vision si éloignée de la vérité s'est malheureusement emparée tant du philosophe occidental que du religieux affilié à n'importe quelle secte complètement dépourvue d'éléments gnostiques.

Ce que les Gnostiques de tous les temps ont rejeté, ce n'est pas le Dieu Inconnu, Un et toujours présent dans la Nature, ni la Nature in abscondito (cachée), mais le Dieu du dogme orthodoxe, l'épouvantable Divinité vindicative de la Loi du Talion (oeil pour oeil, dent pour dent).

« L'Espace Abstrait Absolu », le Dieu Inconnaissable, n'est ni un vide sans limites, ni une plénitude conditionnée, mais les deux choses à la fois.

Le Gnostique ésotériste accepte la Révélation comme procédant d'Etres divins, des Vies manifestées, mais jamais de la Vie non manifestable.

La Déité Inconnaissable est l'Espace Abstrait Absolu, la racine sans racine de tout ce qui fut, est ou sera.

Cette Cause infinie et éternelle se trouve, bien entendu, dépourvue de toute espèce d'attributs ; cette lumière négative, cette existence négative, est hors d'atteinte de toute pensée ou spéculation.

Le Mythe gnostique de Valentin, qui nous montre de manière spécifique les trente Eons plérômatiques surgissant mystérieusement du sein de l'Espace Abstrait Absolu par émanations successives et ordonnées, en paires parfaites, peut et doit servir comme archétype modèle d'un mythe moniste qui, de façon plus ou moins manifeste, se trouve présent en tout système gnostique défini.

Ce point transcendantal de la Probolê s'oriente classiquement vers une division ternaire du Divin : le Theos Agnostos (l'Absolu), le Démiurge, le Pro-Père, etc.

Le monde divin, l'espace glorieux du Plérôme, a surgi directement de la Lumière Négative, de l'Existence Négative. Finalement, le Noûs, Esprit ou Pneuma, contient en lui même d'infinies possibilités susceptibles de développement durant la manifestation.

Entre les limites extraordinaires de l'Etre et du non-être de la Philosophie, il s'est produit la multiplicité, ou chute. Le Mythe gnostique de la chute de Sophia (la divine Sagesse), allégorise solennellement ce terrible bouleversement au sein du Plérôme.

Le désir, la fornication, le fait de vouloir ressortir ou s'imposer en tant qu'Ego, est l'origine de la déchéance et du désordre, et produit une oeuvre adultérée qui, incontestablement, reste en dehors de l'espace divin, bien qu'en elle reste prise l'Essence, la Bouddhata, le Matériau Psychique de la créature humaine.

L'impulsion vers l'unité de la Vie libre en son mouvement peut être déviée vers le Moi, forgeant dans la séparation tout un monde d'amertumes.

La chute de l'homme dégénéré est le fondement de la Théologie de toutes les nations antiques.

Selon Philolaûs, le pythagoricien (Ve siècle avant Jésus-Christ), les anciens philosophes disaient que le Matériau Psychique, l'Essence, était enterré dans le Moi comme dans une tombe, en guise de châtiment pour quelque péché. Platon témoigne que telle était la doctrine des Orphiques, et lui-même la professait.

Le désir démesuré, le bouleversement du régime de l'émanation, conduit à l'échec.

Le fait de vouloir se distinguer comme Ego entraîne toujours le désordre et la chute de toute rébellion angélique.

L'auteur du monde des formes est, donc, un groupe de créateurs Mâles-Femelles ou Dieux Doubles, comme Tlaloc, le dieu de la pluie et de la foudre, et son épouse Chalchihuitlicue, la déesse à la robe de jade, dans les panthéons maya, aztèque, Olmèque, Zapotèque, etc.

Dans le mot Elojim (Elohim), nous trouvons une clé transcendantale qui nous invite à la réflexion.

Assurément, Elojim avec un « j » est traduit par « Dieu », dans les différentes versions autorisées et révisées de la Bible.

Cependant, c'est un fait irréfutable, non seulement du point de vue ésotérique, mais aussi linguistique, que le terme Elojim est un nom féminin avec une terminaison masculine plurielle.

La traduction correcte, stricto sensu, du nom Elohim ou pour mieux dire, Elojim, car en hébreux le « h » se prononce « jh », est Déesses et Dieux.

« Et l'Esprit des principes masculin et féminin planait à la surface de l'informe, et la création eut lieu ».

Incontestablement, une religion sans Déesses est à mi-chemin du complet athéisme.

Si nous voulons vraiment l'équilibre parfait de la vie animique, nous devons rendre un culte à Elojim (les Dieux et les Déesses des temps anciens), et non au Jéhovah anthropomorphe rejeté par le grand Kabire Jésus.

Le culte idolâtrique du Jéhovah anthropomorphe, au lieu d'Elojim, est certainement un puissant obstacle à l'obtention des états conscientifs supranormaux.

Nous, les anthropologues gnostiques, au lieu de rire avec scepticisme, comme les anthropologues profanes, devant les représentations des Dieux et Déesses des divers panthéons aztèque, maya, Olmèque, Toltèque, inca, Chibcha, celtique, égyptien, hindou, chaldéen, phénicien, mésopotamien, perse, romain, tibétain, etc., nous tombons prosternés aux pieds de ces Divinités, parce qu'en elles nous reconnaissons l'Elojim créateur de l'Univers. « Celui qui rit de ce qu'il ne connaît pas, est sur la voie de devenir idiot ».

La déviation du Démiurge créateur, l'Antithèse, le Fatal, est l'inclination vers l'égoïsme, l'origine réelle de toutes les amertumes de notre monde.

Indubitablement, la conscience égoïque s'identifie avec Jahvé, lequel, selon Saturnin d'Antioche, est un Ange déchu, le Génie du Mal.

L'Essence, la Conscience, embouteillée au coeur de l'Ego, se manifeste douloureusement dans le temps, en vertu de son propre conditionnement.

La situation, certes très peu agréable, répétée sans cesse dans les récits gnostiques, du Pneuma cruellement soumis aux puissances de la Loi, au Monde et à l'Abîme, s'avère trop manifeste pour que nous ayons besoin d'insister sur elle.

La faiblesse et l'impuissance déconcertantes du pauvre « mammifère intellectuel », erronément appelé « homme », à se lever du limon de la terre sans l'aide du Divin, est bien évidente.

Il existe un proverbe populaire, en espagnol, que l'on pourrait traduire ainsi, littéralement : « Dieu priant, marteau donnant » (un équivalent français pourrait être : « Demande et tu recevras », N.D.T.).

Seul le « Rayon Igné », impérissable, enfermé au fond de la substance obscure, informe et froide, peut réduire le Moi psychologique en poussière cosmique pour libérer la Conscience, l'Essence.

Nous déclarons en mots ardents : seul le Souffle divin peut nous réincorporer dans la Vérité ; cependant, ceci n'est possible que sur la base de travaux conscients et de souffrances volontaires.

La possession spécifique de la Gnose s'accompagne toujours d'une certaine attitude d'extranéité ou de détachement devant ce monde mayavique, illusoire.

Le Gnostique authentique veut un changement définitif, il sent intimement les secrètes impulsions de l'Etre ; de là son angoisse, sa répulsion et son malaise, devant les divers éléments inhumains qui constituent le Moi. Celui qui aspire à se perdre dans l'Etre, ressent une vive aversion pour les horreurs du Moi-même, qu'il condamne irrévocablement.

Se considérer comme un moment de la totalité, c'est se savoir infini et c'est repousser, avec toutes les forces de l'Etre, l'égoïsme répugnant de la séparativité.

Deux états psychologiques s'ouvrent devant tout Gnostique : A) Celui de l'Etre, transparent, cristallin, impersonnel, réel et véritable ; B) Celui du Moi, ensemble d'agrégats psychiques personnifiant les défauts, dont la seule raison d'exister est l'ignorance.

Le Moi « supérieur » et le Moi « inférieur » ne sont que deux parties d'une seule et même chose, deux aspects différents du Moi-même, deux facettes de l'Infernal.

En effet, le sinistre, gauche et ténébreux Moi, qu'il soit « supérieur », « médian » ou « inférieur », est la somme, le reste et la multiplication continue d'agrégats psychiques inhumains. Le prétendu Moi supérieur est, assurément, un subterfuge du Moi-même, une ruse intellectuelle de l'Ego qui cherche des échappatoires pour continuer à exister, une forme très subtile d'autotromperie.

Le Moi est un ouvrage horripilant en plusieurs tomes, le résultat d'innombrables événements du passé, un noeud fatal qu'il faut défaire. L'autoglorification égoïque, le culte du Moi, la surestimation du Moi-même, est une paranoïa, un idolâtrie de la pire espèce.

La Gnose est révélation ou dévoilement, aspiration raffinée, synthèse conceptuelle, obtention des Biens les plus élevés.

Ostensiblement, tant en essence qu'en accident, Gnose et Grâce sont phénoménologiquement identifiables. Sans la Grâce divine, sans l'aide extraordinaire du Souffle sacré, l'autognose, l'autoréalisation intime de l'Etre est plus qu'impossible.

L'important, c'est de s'autosauver, et ceci exige la pleine identification de celui qui sauve et de celui qui est sauvé.

Le Divin qui habite au fond de l'Ame, l'authentique et légitime faculté de connaissance, annihile l'Ego, absorbe l'Essence en sa Parousie et la sauve en conduisant à une totale Illumination. C'est le thème du Salvator Salvatum.

Le Gnostique qui a été sauvé des eaux a fermé le cycle des amertumes infinies ; il a franchi la limite qui sépare l'espace ineffable du Plérôme des régions inférieures de l'Univers ; il s'est vaillamment échappé de l'Empire du Démiurge, car il a réduit l'Ego en poussière cosmique.

Le passage à travers les divers mondes, l'annihilation successive des éléments inhumains, confirme cette réincorporation dans le Soleil Sacré Absolu, et alors, convertis en créatures terriblement divines, nous passons au-delà du bien et du mal.

Extrait du livre http://gnosis.gnose.samael.free.fr/text/DSA.html
Issu d'une civilisation décadente qui est plus admirative des pseudo-miracles de la science que du chemin emprunté par les alchimistes et Maîtres des écoles de régénération, comment puis-je me détourner des fausses valeurs ?
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Est-il possible de soulever le voile d'Isis avec une pure intention quand on est un animal intellectuel ?
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Pourquoi faut-il que la mystique me tente mais pas assez pour que je prenne le ciel d'assaut ?
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Quels egos me faut-il éliminer afin de pouvoir emprunter le chemin de l'intégration de L’Être ?

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Re: Définition de la Gnosis

Message le 26 juillet 2010, 02:25

Merci pour ce texte Gemani que j'ai lu avec concentration et passion.

Aussi je voudrais comprendre ces 2 phrases du texte

1) "Si nous voulons vraiment l'équilibre parfait de la vie animique, nous devons rendre un culte à Elojim (les Dieux et les Déesses des temps anciens), et non au Jéhovah anthropomorphe rejeté par le grand Kabire Jésus." Comment rendre un culte à Elojim (les Dieux et les Déesses des temps anciens)?


2) Le Moi « supérieur » et le Moi « inférieur » ne sont que deux parties d'une seule et même chose, deux aspects différents du Moi-même, deux facettes de l'Infernal. Qu'est ce que le Moi supérieur et inférieur?

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Re: Définition de la Gnosis

Message le 26 juillet 2010, 08:37

Hasom,

Ne prends pas peur face à la longueur du message, ni tes jambes à ton coup :geek:

j'ai modifié les liens des messages précédents pour que tu puisses lire ces textes sur leur lieux d'origine (Pascal a changé l'url de son site, quand on voit perso orange, les liens ne fonctionnent plus). Ce sont des textes de Samael

Tu peux m'appeler simplement de mon vrai prénom simplement.

Cet Imitatus que je rajoute, c'est pour indiquer que je sais que je me fourvoie sûrement en ne décrochant pas du mental...je suis toujours dans les raisonnement... que je suis un mauvais gnostique. Le but final est de laisser l'Intime, notre être véritable nous gouverner,mais pour que ce soit possible, nous devons mourir à notre nature actuelle. Donc, n'aie pas une confiance absolu dans ce que je peux dire de ci de là, je ne suis pas un être éveillé et je suis très peu différent de toi ou peut-être es-tu plus éveillé que moi,je ne te connais pas encore... as-tu déjà ressenti certains ressentis étranges : voir sujets dans https://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr/ ... f=13. Attention Hasom, Samael nous dit de ne pas raconter nos expériences dans les mondes internes. Samael l'a fait mais c'était un serviteur de la loge blanche qui avait une mission et peut-être une autorisation spéciale.

Imitatus, c'est un rappel permanent à moi-même pour que je pense à pratiquer, à méditer avec les nombreuses techniques que nous a données Samael.

Imitatus, c'est aussi par opposition à Adeptus,de véritable de Adeptes qui sont allés au fond des choses, qui ont gravi des montagnes,par la foi et le travail (prière,méditation). Si tu veux approcher la nature d'un Adeptus, tu peux cliquer en bas sur la bannière cliquable sur le site de l'Adeptus Peter Pan et lire les 3 pages qu'il a fait autour de la Pistis Sophia. Tu peux aussi lire les interventions nombreuses de Conscience ici-même.

Imitatus, c'est aussi pour dire que j'imite Samael mais comme une copie au carbone stupide,aulieu d'aller vérifier par moi-même expérimentalement ces informations qu'il nous a transmis.

Imitatus, c'est aussi pour dire que j'ai suivie la même voie que Pascal, la voix d'Aristote : voir sujet : Chemin d'Aristote ou de Socrate-Platon, Inductif ou Déductif : https://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr/ ... t=1825

Imitatus, c'est aussi parce que j'ai imité Pascal, j'ai copié son site pour continuer à diffuser l'oeuvre de Samael, je suis venu en plus, je n'étais pas nécessaire. Pascal avait tout fait ( bon il y a quelques livres de plus sur Don et Compassion) et continue à diffuser les conférences du 5èmeEvangile qui tombent régulièrement.

Un Imitatus tant qu'il ne travaillera pas sérieusement, risque de ne pas mourir à lui-même, de ne pas naître à nouveau... Pour le Sacrifice, j'ai l'impression de me donner mais je peux me tromper... il s'agit là des 3 facteurs de Révolution de Conscience : https://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr/ ... f=125
hasom a écrit :Aussi je voudrais comprendre ces 2 phrases du texte

1) "Si nous voulons vraiment l'équilibre parfait de la vie animique, nous devons rendre un culte à Elojim (les Dieux et les Déesses des temps anciens), et non au Jéhovah anthropomorphe rejeté par le grand Kabire Jésus." Comment rendre un culte à Elojim (les Dieux et les Déesses des temps anciens)?
Rendre un culte à Elojim... Ha là,ça peut faire un choc...ET oui avec la critique dans la Bible que le peuple d'Israel s'inventait des idoles, des Veaux d'or en leur faisant des offrandes, des sacrifices (parfois même humains !). La gnose est polythéiste. voir sujet : Concilier Polythéisme, Gnose, Commandements et Evangile : https://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr/ ... iste#p3633

La gnose croit en une multitude de Dieux. Un dieu, c'est un homme qui a vécu sur Terre ou sur une autre planète et qui s'est réalisé. Il a la conscience parfaitement éveillée. On peut les appeler,les invoquer et ils peuvent nous aider. Je rangerai sous cette dénomination, les maîtres du temps passé: Jésus Christ, Krishna, Bouddha,Hermès, Cagliostro, Seraphis, Nicolas Flammel, Maître Philippe de Lyon,notre maître Samael qui s'est christifié à l'heure de sa mort (sa famille y a assisté,sur un tableau est apparu successivement Jésus Christ, la momie (un ancien corps de Samael en Egypte), Samael sous ses traits habituels). Mais ce sont aussi tous ceux cités dans le panthéon des dieux,tu peux lire son livre Magie Christique Aztèque : https://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr/ ... mca/index.php

Anubis est un Dieu également qui s'est réalisé dans d'autre Mahavantara

Tu peux invoquer ces dieux pour demander de l'aide, mais ton dieu à toi, c'est ton Intime, c'est ton vrai Toi, ton Etre véritable, celui que tu dois redevenir, il doit te recouvrir de sa plénitude. C'est dans ses pas que tu dois marcher. Définition de l'intime: https://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr/ ... f=46

Pour le côté théâtral mais véridique, lire le sujet : Samael Aun Weor Voit et Retrouve Enfin son Intime : https://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr/ ... t=566 , mais on peut commencer par le son Anahat : Anahat - Voix subtile - Chant du Grillon : https://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr/ ... f=17&t=716
C'est ton Intime qui recevra les intitiations : https://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr/ ... f=74 , sujet traité par étapes dans MP19 L'Initiation : https://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr/ ... chapter_19.php
hasom a écrit : 2) Le Moi « supérieur » et le Moi « inférieur » ne sont que deux parties d'une seule et même chose, deux aspects différents du Moi-même, deux facettes de l'Infernal. Qu'est ce que le Moi supérieur et inférieur?
Je laisse Samael te répondre :

Il y a des gens qui intronisent l'Ego dans leur coeur, qui lui font un autel et l'adorent ; ce sont des trompés sincères qui supposent que l'Ego en lui-même est Divin et, en cela, ils se trompent totalement.

Il y a ceux qui divisent le Moi en deux : MOI SUPÉRIEUR ET MOI INFÉRIEUR et qui veulent que le Moi Supérieur contrôle le Moi Inférieur. Ces gens ne veulent pas se rendre compte, ces personnes ne veulent pas se rendre compte précisément que la « section supérieure » et la « section inférieure » d'une même chose sont donc la même chose.

Le Moi, en lui-même, est le temps ; le Moi en lui-même est un livre à plusieurs tomes ; dans le Moi se trouvent toutes nos aberrations, tous nos défauts, ce qui fait de nous de véritables « animaux intellectuels » dans le sens le plus complet du terme.

Certains disent que l'Alter Ego est Divin et ils l'adorent ; c'est alors une autre manière de chercher des échappatoires pour sauver le Moi, pour le diviniser, car le Moi est le Moi et c'est tout.

« En réalité, la MORT, en elle-même, est un reste de fractions : une fois l'opération mathématique terminée, l'unique chose qui continue ce sont les valeurs ». Ces « VALEURS » sont positives et aussi négatives ; il y en a des bonnes et des mauvaises. L'Éternité les avale, les dévore.

Dans la Lumière Astrale, les valeurs s'attirent et se repoussent, en accord avec les Lois de l'Aimantation Universelle. Les valeurs sont les éléments inhumains eux-mêmes qui constituent l'Ego ; ces éléments s'entrechoquent parfois entre eux ou simplement s'attirent ou se repoussent.

« La mort est le retour au point de départ originel. Un homme est ce qu'est sa vie ; si un homme ne travaille pas sa propre vie, s'il n'essaie pas de la modifier, évidemment, il perd misérablement son temps », car un homme n'est rien de plus que ce qu'est sa vie. Nous devons travailler notre propre vie pour en faire une Oeuvre Maîtresse.

extrait de la CONFÉRENCE N°132 : PROCESSUS DANS LA RÉGION DES MORTS

Ce qui te fait beaucoup de choses à lire.Je ne sais pas comment tu fonctionnes, as-tu besoin de convaincre ton mental avant d'ouvrir ton coeur (comme Pascal et moi),ou peux-tu désormais ouvrir ton coeur. Ceux qui s'adressent au Coeur directement, à l'Intime sont sur le forum Don et Compassion (voir bannière en bas). Ils sont nombreux à les rejoindre tandis qu'ici, c'est désert. En fait, les enseignants la-bas, se connectent à leur Intime en premier pour obtenir les réponse de leur Intime afin de mieux guider les questionnements du nouveau membre.

Moi, je leur mettait des bâtons dans les roues parce que je cherchais à apporter de l'information en réponse aux questionnements des nouveaux membres. les enseignants la-bas conseilleront la lecture d'un seul ouvrage,tandis que moi, je vous noie sous les papiers, sous les livres, ce qui peut sembler comparable au mythe de Sisyphe.

Pour être complet, il y a un autre forum: le forum gnosis_fr qui sert à avoir des conversations au jour le jour avec le désavantage qu'il n'y a pas de classeurs par thèmes, mais tu y trouveras des gnostiques enthousiastes et expérimentés que je compte parmi mes amis même si je pèse à certains comme Clovis.

Pascal m'a déjà dit qu'à travers moi, parle une multitude d'Ego : https://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr/ ... 4492#p4492 je n'ai pas retrouvé sa mise en cause mais elle est quelque part ailleurs.Il y a 10 Ego qui s'expriment en moi

Egalement dans le sujet : Si vous vous Demandez, Que faire à mon Niveau ? ou j'ai voulu défendre l'Avatar ! Pauvre de moi ! https://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr/ ... 7&start=10
donc hasom, méfie-toi de moi, je peux te conduire dans l'ornière où je me trouve, on ne doit pas créer de clans : Forums et Sites Gnostiques Samaëliens du Rayon Christique : https://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr/ ... f=34&t=936
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Re: Définition de la Gnosis

Message le 26 juillet 2010, 09:48

Bonjour Hasom,

Jean-François t'a répondu longuement et sincèrement, je ne vais pas ajouter grand chose.
hasom a écrit :1) "Si nous voulons vraiment l'équilibre parfait de la vie animique, nous devons rendre un culte à Elojim (les Dieux et les Déesses des temps anciens), et non au Jéhovah anthropomorphe rejeté par le grand Kabire Jésus." Comment rendre un culte à Elojim (les Dieux et les Déesses des temps anciens)?
Par la Théurgie qui est l'art de converser avec les dieux, les Elohim ou Elojim, et surtout avec les parties de notre propre Être afin d'établir une relation correcte avec notre Dieu interne, notre Intime.

quelques extraits qui éclairent :

1950 La Révolution de Bel.txt (RB:Chap03) : CHAPITRE03 Magie Blanche et Magie Noire :
§ n°3243 Ph. n°6807 - La Théurgie est une chose et la Nécromancie en est une autre... Le Maître Interne du "Théurge" est son "Intime". Le Maître Interne du nécromancien est son Gardien du Seuil que les nécromanciens appellent le gardien de leur conscience, le gardien de l'enceinte, le gardien de leur chambre, le gardien de leur Sanctum...

1959 Logos, Mantras, Théurgie.txt (LMT:Chap0301) : CHAPITRE0301 Le sacerdoce de la Théurgie. :
§ n°15235 Ph. n°30978 - La Théurgie est divine. Et on ne peut pas être Théurge sans une connaissance de soi-même. Le Dieu interne de tout homme se trouve être, dans le fond, le légitime et authentique Théurge.

1959 Logos, Mantras, Théurgie.txt (LMT:Chap0307) : CHAPITRE0307 La Théurgie, science de dieux !. :
§ n°15254 Ph. n°31044 - Les étudiants ne doivent pas se décourager du fait que la Théurgie est une science pour les Dieux, exclusive des Dieux. Il y a toujours un degré pour commencer. Personne ne pourrait être promu à l’université sans avoir été d’abord dans une école inférieure. Ainsi, il faut commencer par s’exercer dans le plan astral, plus tard, on peut travailler dans les mondes les plus élevés et converser comme Jamblique avec les Dieux sidéraux.

1959 Traité ésotérique de Théurgie.txt (TET:Chap01) : CHAPITRE01 Théurgie, Goétie et Spiritisme. :
§ n°16738 Ph. n°34976 - La Théurgie est une science qui nous permet d’invoquer les Etres Ineffables des Mondes Supérieurs pour recevoir d’eux de sublimes enseignements.

1978 Traité de médecine occulte et de magie pratique (en cours).txt (TMOMP:Chap219) : CHAPITRE Indications Finales :
§ n°47272 Ph. n°103602 - La théurgie est possible seulement sur la base d'une très grande patience ; ceux qui ne parviennent pas au triomphe à la première expérience, doivent la répéter des milliers de fois jusqu'à triompher.

hasom a écrit :2) Le Moi « supérieur » et le Moi « inférieur » ne sont que deux parties d'une seule et même chose, deux aspects différents du Moi-même, deux facettes de l'Infernal. Qu'est ce que le Moi supérieur et inférieur?
Ce sont deux termes qui ont été employés par d'autres auteurs. Au début Samaël Aun Weor les a utilisés ensuite il a rectifié.

Le Moi c'est la face occulte de nous-mêmes, nos démons intérieurs, nos agrégats psychiques, nos "je pense", je "désire", etc.

Nous en prenons conscience par l'auto-observation quotidienne de tous nos faits et gestes, pensées, émotions, désirs, etc.

Pour synthétiser, les mois supérieur et inférieur signifient la même chose : ténèbres.

Pour donner un concept, le moi supérieur est l'ego bon et le moi inférieur est l'ego mauvais, c'est toujours l'Ego.

Dieu n'est pas l'Ego=Diable.

Pascal
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Re: Définition de la Gnosis

Message le 26 juillet 2010, 16:28

Merci

"Pour donner un concept, le moi supérieur est l'ego bon et le moi inférieur est l'ego mauvais, c'est toujours l'Ego."

Dieu n'est pas l'Ego=Diable

Si l'ego est mauvais part nature comment peut t'il y'avoir un ego bon?

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Re: Définition de la Gnosis

Message le 26 juillet 2010, 17:46

Ce monde est mauvais alors ? puisque la majorité de l'humanité possède une quantité d'egos.

Ce n'est pas aussi simple.

Moi-même ici, je suis un ego "gnostique" qui répond, c'est-à-dire une énergie concentrée qui a étudié pendant de longues années l'enseignement samaelien et qui a remplit l'intellect de concepts dont la Sagesse me dépasse. Cet ego gnostique, je l'appelle un ego bon. Cette Sagesse, je la répète comme un perroquet, je comprends avec le vécu, l'expérience, au fur et à mesure. Il me faudra peut-être plusieurs existences pour vérifier et comprendre tout cet enseignement, si j'y arrive... Si je réussis à me connecter un jour à mon Dieu Interne.

La "gentillesse" est un ego bon, c'est une personne qui est souvent prisonnière de son auto-image ou de son hypocrisie ou de sa lâcheté ou de sa faiblesse, etc.

Faire croire aux autres ce que nous ne sommes pas réellement, c'est les tromper, mais cela peut rester un comportement non-violent, dogmatique, peureux, introverti, timide, capricieux, etc. Il y a des quantités d'énergies qui sont mal placées en notre intérieur et qui nous volent quotidiennement des pensées, des émotions, qui nous utilisent comme des marionnettes.

C'est à nous de comprendre par l'auto-observation, qui réagit, comment, où, pourquoi, en notre intérieur ?

C'est de la psychologie pure et dénuée de concepts, c'est du vécu. Pour le comprendre, il faut pratiquer.

L'ego est un noeud psychique qu'il s'agit de dissoudre, faire disparaître, afin que la lumière s'exprime en notre intérieur.

Il peut être utile jusqu'au jour où l'on incarne la partie de l'Être qui le remplace et fait son travail parfaitement.

Egos mauvais ? colère, avarice, luxure, envie, orgueil, convoitise, paresse, abus alimentaires (gourmandise), etc.

Ce sera mon dernier message pour toi car je ne peux plus participer activement jusqu'à septembre.

Je te laisse t'imprégner du livre "La Psychologie Révolutionnaire" qui est un chef-d'oeuvre.

Pascal
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Re: Définition de la Gnosis

Message le 26 juillet 2010, 17:58

Eliminer le Moi Gnostique ! : https://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr/ ... 180&t=2185

Il Faut Aussi Dissoudre les Mois du Bien et les Mois Utiles : https://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr/ ... lons#p6311

Je dirai qu'un ego bon est un ego mort, plus exactement quand notre Mère Divine le décapite - Elle le sépare de nous - mais il retourne en Enfer, dans les abimes submergés :

Lire Samael face au Bourreau Cosmique : https://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr/ ... =114&t=383

Mais l'Ego continue d'exister en Enfer. Après, bien plus tard, il faudra descendre en enfer et s'adonner au travail d'épuration pour éliminer jusqu'aux germes de l'Ego afin qu'il ne puisse pas revenir :

Lire Le boulot au Purgatoire : https://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr/ ... f=91&t=478

Et quand un ego meurt en nous, une vertu apparaît en lieu et place :

Eliminer le Vice pour gagner la Vertu : https://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr/ ... .php?f=166
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Re: Définition de la Gnosis

Message le 26 juillet 2010, 18:03

OK tu es mauvais à 97%, je suis mauvais à 97%, qu'est-ce que nous faisons ici ? c'est seulement nos petits 3% ?

Il faut arrêter de se flageller et de jouer aux irrécupérables, de se plaindre.

Je suis tombé dans ce piège trop longtemps.

L'ego mauvais se réveille en mon intérieur...
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Re: Définition de la Gnosis

Message le 30 janvier 2019, 06:49

J'aimerais dire une dernière chose qui me tient à coeur.

J'ai trop souffert de ma propre hypocrisie.

Je suis Ego et je fais avec.

Il y en a qui passent leur temps à se renier, à renier leurs egos mauvais, à se séparer d'eux. Ils ne se rendent même pas compte qu'ils sont absorbés dans leurs egos bons.

Arrêtons la théorie et regardons nous vivre...

Le bon, c'est une apparence.

Aller au delà du bien et du mal est l'objectif.
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Re: Définition de la Gnosis

Message le 30 janvier 2019, 21:25

Extrait issu de :

27. La Transformation Intérieure

[...]
Q - Vous nous avez enseigné qu'il faut avoir de l'ordre et de la précision dans l'élimination des
défauts. Or, comme on sait, une foule de défauts différents se manifestent pendant une journée.
Alors comment mettre de l'ordre là-dedans ? Doit-on chercher une sorte de dénominateur commun
qui correspondrait à ce que vous avez appelé le "trait psychologique principal" ? Comment pouvons-nous comprendre cela et sur quoi devons-nous travailler exactement ?

R - Le "trait psychologique principal" est une chose fondamentale, parce que lorsqu'on le connaît la
désintégration de l'Ego devient plus facile. Mais je vais vous dire à ce sujet une grande vérité : avant
de nous explorer nous-mêmes pour connaître le trait psychologique principal, nous devons beaucoup
travailler sur l'ensemble de nos défauts, parce qu'il n'est pas si facile de le découvrir. En vérité,
chacun de nous a de fausses conceptions sur sa propre personne, nous nous voyons toujours de
façon erronée ; les autres nous voient souvent mieux que nous-mêmes, car nous avons une foule
d'idées fausses sur ce que nous sommes. Nous ne pouvons découvrir notre trait psychologique
principal tant que nous n'avons pas éliminé un bon pourcentage d'agrégats psychiques inhumains.
C'est pourquoi, si vous voulez connaître ce trait psychologique principal, il vous faudra travailler sur
vous-mêmes pendant cinq ans au moins. Après ces cinq années de travail intense, nous pourrons
avoir recours à la méthode de rétrospection, pour l'appliquer tant à notre vie actuelle qu'à nos
existences passées, puisque ce trait psychologique dominant a des racines très profondes dans nos
existences antérieures. Nous constaterons alors avec stupéfaction que nous avons commis la même
erreur à maintes reprises. Nous découvrirons un Ego-clef qui nous a toujours poussés à commettre
les pires erreurs, qui a été l'axe déterminant de toutes nos existences antérieures. Mais pour
pratiquer avec une certaine lucidité cet exercice rétrospectif, il faut indéniablement avoir déjà
éliminé beaucoup de Moi. Il serait impossible de découvrir le trait psychologique fondamental si l'on
n'avait pas appris au préalable à se servir de la méthode rétrospective de façon intelligente et lucide.
Quand la conscience est très prise dans les Moi, il n'y a pas de lucidité : l'exercice rétrospectif s'avère
alors très embryonnaire, sinon fantaisiste ou erroné.

Quant à la question de l'ordre dans le travail, c'est une chose nécessaire, mais qui n'a rien à voir avec
le trait psychologique dominant. Lorsque vient le soir, tu te retires pour ta méditation quotidienne,
puis tu relaxes ton corps et tu pratiques l'exercice de rétrospection qui doit porter sur ton existence
actuelle, au moins sur les événements de la journée. Tu dois alors passer en revue, visualiser,
reconstruire les événements de la journée ; une fois qu'ils auront été recensés et reconstruits, tu
procéderas au travail, d'abord sur un premier événement auquel tu consacreras quinze ou vingt
minutes, puis sur un autre auquel tu consacreras dix minutes, tout dépend en fait de la gravité des
événements et de la qualité de ton auto-observation pendant la journée. Ainsi donc, en suivant
l'ordre dans lequel ils se sont présentés, tu pourras travailler sur eux tranquillement et de façon
ordonnée.

Q - Et les éliminer ensemble ou l'un après l'autre ?

R - On doit aussi procéder par ordre. Car dans tout travail sur n'importe quel élément psychologique
entrent en jeu trois facteurs : 1) la découverte ; 2) le jugement ; 3) l'exécution. On applique ces trois
aspects à chaque élément étudié, c'est-à-dire : découverte, ceci concerne les circonstances dans
lesquelles tu as découvert un défaut ; jugement ou compréhension profonde du défaut ; enfin
exécution, avec l'aide de la Divine Mère Kundalini. C'est ainsi que l'on doit travailler, parce que si tu
attends d'en avoir fini avec un Ego pour commencer à travailler sur un autre, tu n'en finiras jamais.
En effet, pour reprendre les mots de Virgile - le poète de Mantoue - dans sa divine Enéide : "Même si
nous avions mille langues pour parler et un palais d'acier, nous ne réussirions pas à énumérer
complètement tous nos défauts". Si donc tu te proposais de travailler sur un défaut pendant deux
mois, puis sur un autre pendant deux mois encore, comme il y en a des milliers, quand pourrais-tu
tous les éliminer ? En outre, un défaut est associé à un autre, et celui-ci à un autre encore, et ainsi de
suite ; il est rare qu'un défaut se manifeste seul. Il faut donc travailler sur eux avec ordre, au fur et à
mesure qu'ils se présentent, en les étudiant quotidiennement.

Je vais vous donner un exemple qui vous montrera très clairement de quoi il s'agit : supposons qu'un
homme surprenne son épouse ou son amie avec un autre homme ; alors surgirait sans doute en lui le
Moi de la jalousie ; en même temps il se sentirait blessé dans son amour propre, puis viendrait la
colère, bientôt suivie d'une grêle d'injures, résultat de cette très mauvaise transformation de
l'événement. Si cet homme voulait d'abord éliminer le Moi de la jalousie, en concentrant tous ses
efforts sur ce Moi et y consacrant des jours ou des semaines, qu'adviendrait-il alors des autres Moi ?
Qu'est-ce qu'il en ferait, quand travaillerait-il sur eux ? Cette façon de procéder se révèle de toute
évidence irréaliste, inapplicable, car on ajournerait sans cesse le travail sans jamais le terminer, sans
aller jusqu'au bout du labeur entrepris, et tout deviendrait extrêmement compliqué et ne pourrait se
terminer autrement que par un échec.

Il nous faut être concrets et pour cela nous devons travailler sur le terrain de la vie concrète, sur tout
ce qui nous arrive chaque jour. Il faut donc cesser de théoriser sottement et ne plus perdre notre
temps à des fadaises si, en vérité, nous voulons changer radicalement, sinon nous remettrons
toujours le travail au lendemain, et ce lendemain n'arrivera jamais. Il est nécessaire d'éliminer ce Moi
qui laisse toujours tout pour demain, car c'est aujourd'hui même que nous devons effectuer ce
travail.
[...]
Modifié en dernier par Gemani le 31 janvier 2019, 01:58, modifié 1 fois.
Je suis plus amoureux de ma propre ignorance que de l'inconnu...

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