Samael Aun Weor : La pensée du Jour

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Cours Ésotérique de Magie Runique
41.Parsifal
Parlons maintenant des chevaliers Templiers, discutons un peu de ces fidèles gardiens du Saint-Graal. Que les dieux nous écoutent, que les muses nous inspirent !

Que pourrions-nous dire du château de Montsalvat ? Chantons tous l’hymne du Graal :

« Jour après jour, disposé pour la dernière Cène de l’amour divin, le festin sera renouvelé comme si pour la dernière fois il fallait aujourd’hui le consoler, celui-là qui a pris plaisir à faire de bonnes œuvres. Approchons-nous de l’agape pour recevoir les dons augustes. »

« Tout comme un jour, à travers des douleurs infinies, le sang qui sauva le monde se répandit, que l’on verse mon sang, le cœur joyeux, pour la cause du héros sauveur. Par sa mort, le corps qu’il offrit pour notre Rédemption vit en nous. »

« Notre foi vivra toujours, puisque la colombe plane sur nous, propice messagère du Rédempteur. Mangez du pain de la vie et buvez du vin qui jaillit pour nous ! »

Voyez là-bas, hommes et dieux, les Chevaliers du Graal et leurs écuyers : ils portent tous des tuniques et des capes blanches semblables à celles des Templiers, mais au lieu de la croix Tau de ces derniers, ils arborent de plein droit, sur leurs armes et brodée sur leur cape, une colombe qui vole en planant. Symbole extraordinaire du Troisième Logos, signe vivant de l’Esprit-Saint, de Vulcain, cette force sexuelle merveilleuse grâce à laquelle nous pouvons faire tant de prodiges et de merveilles.

Bon, il convient de pénétrer tout à fait dans le sens profond du drame de Wagner. Qu’ils parlent : Amfortas, le type spécifique du remords ; Titurel, la voix du passé ; Klingsor, le magicien noir ; Parsifal, la Rédemption ; Kundry, la séduction ; Gurnemanz, la tradition.

Les trompettes merveilleuses résonnent dans leur diane solennelle ; Gurnemanz et ses deux écuyers s’agenouillent et récitent en silence la prière matinale. Deux forts cavaliers arrivent du Graal dans le but évident d’explorer le chemin que suivra Amfortas, le roi au saint calice.

Le vieux successeur du roi Titurel vient plus tôt que de coutume se baigner dans les eaux sacrées du lac, avec le désir de calmer les fortes douleurs qui l’affligent depuis qu’il a reçu, pour son malheur, un coup de l’épouvantable lance avec laquelle Klingsor, le magicien noir pervers, le blessa.

Triste histoire que celle de Klingsor !, quelle horreur ! Un sincère dans l’erreur, comme il y en a tant. Il vivait dans un épouvantable désert de pénitent ; il voulait être saint. Il se déclara l’ennemi de tout ce qui avait une saveur sexuelle ; il lutta épouvantablement contre les passions animales ; il porta sur son corps flagellé des silices sanglants, et il pleura beaucoup. Tout cela fut cependant inutile : la luxure, la lascivité, l’impudicité secrète le dévorait vif, malgré tous ses efforts et ses sacrifices. Impuissant à éliminer les passions sexuelles, le malheureux résolut alors, ô mon Dieu !, de se mutiler de ses propres mains, de se castrer.

Puis il tendit les mains en suppliant vers le Graal, mais le gardien le repoussa avec indignation.

Le malheureux croyait qu’en haïssant l’Esprit-Saint, qu’en rejetant le Troisième Logos, en détruisant les organes sexuels, il pourrait être admis dans le château de Montsalvat.

L’infortuné pensait pouvoir être admis dans l’Ordre du Saint-Graal sans le Maïthuna, sans avoir auparavant atteint la seconde naissance, en étant encore vêtu de haillons lunaires.

Ce pauvre homme affligé et misérable supposait qu’on pouvait pénétrer dans le travail avec le Deuxième Logos (le Christ) sans avoir travaillé auparavant avec le Troisième Logos (l’Esprit-Saint, le sexe).

Rempli de dépit, le ténébreux Klingsor résolut finalement de se venger injustement des nobles chevaliers du Saint-Graal ; il transforma son désert de pénitent en un jardin envoûtant et fatal aux voluptueux délices, et il le remplit de femmes exquises et diaboliques, dangereusement belles.

Là, dans cette demeure délicieuse, en compagnie de ses beautés, il attendait en secret les chevaliers du Graal pour les entraîner dans la concupiscence qui conduit inévitablement les gens aux mondes infernaux.

Celui qui se laisse séduire par ces diablesses provocantes devient sa victime. Il parvint à mener plusieurs chevaliers à la perdition.

Amfortas, le roi du Graal, combattit le malheureux Klingsor ; il voulut mettre un terme à ce fléau de l’envoûtement fatal, mais il tomba, vaincu par la passion, entre les bras impudiques de la luxurieuse Kundry.

Un moment formidable pour Klingsor : il aurait été stupide de laisser passer l’occasion. Il arracha avec audace la lance sacrée des mains d’Amfortas, et puis, évidemment, il s’éloigna en riant, triomphant.

C’est ainsi qu’Amfortas, le roi du Graal, perdit cette lance bénie avec laquelle Longibus avait blessé le Seigneur au côté, sur le Golgotha.

Amfortas, blessé lui aussi au côté par la plaie épouvantable du remords, souffre l’indicible.

Kundry, femme délicieuse d’une beauté extraordinaire, souffre également du remords, et elle sert humblement les frères du Saint-Graal.

Toi, dans le fond, femme fatale, tu n’es qu’un instrument de perfidie au service du mage des ténèbres ; tu veux marcher sur le sentier de la lumière, mais tu tombes, hypnotisée par le ténébreux.

Amfortas, plongé en méditation profonde et intime, écoute dans un état d’extase les paroles mystérieuses qui proviennent du Graal : « Le sage, l’illuminé par la compassion, le chaste innocent, attends-le : c’est lui mon élu. »

Mais une chose extraordinaire se produit alors, une chose insolite : il y a tout à coup une grande agitation parmi les gens du Graal, précisément parce qu’ils ont surpris, du côté du lac, un jeune homme ignorant qui errait sur ses rives et qui venait de blesser à mort un cygne, oiseau sacré d’une blancheur immaculée.

Pourquoi donc tout ce scandale ? Pour Parsifal, cela correspond à un passé qu’il a lavé dans les eaux magnifiques du Léthé.

Qui n’a pas blessé à mort le cygne sacré ?, le Troisième Logos ? Qui n’a pas assassiné le Hamsa miraculeux, l’Esprit-Saint ? Qui n’a pas assassiné en forniquant l’oiseau Phénix du paradis ? Qui n’a pas péché contre l’Ibis immortel ? Qui n’a pas fait saigner la sainte colombe, symbole vivant de la force sexuelle ?

Il est évident que Parsifal avait atteint l’innocence totale après avoir beaucoup souffert ; ce fils d’Herzéléïde, une pauvre femme de la forêt, ignorait réellement les choses mondaines, il était protégé par son innocence.

Les femmes fleurs de Klingsor s’avérèrent inutiles ; les malheureuses ne purent pas séduire l’innocent, et elles s’enfuirent vaincues.

Inutiles, les efforts séducteurs d’Hérodias, de Gundrigia, de Kundry ; tous ses artifices échouent et, se voyant vaincue, elle appelle, elle demande l’aide de Klingsor qui, désespéré, tire la lance sacrée avec fureur sur le jeune homme.

Cependant, Parsifal est protégé par son innocence et, au lieu de traverser son corps, la lance flotte un instant au-dessus de sa tête ; le jeune homme l’attrape de sa main droite, puis il bénit à l’aide de cette arme acérée, il fait le signe de la croix, et le château de Klingsor s’enfonce alors dans l’abîme, transformé en poussière cosmique.

Le meilleur est encore à venir : Parsifal, accompagné de son gourou Gurnemanz, entre dans le temple de Montserrat, qui se trouve en Catalogne, en Espagne.

Les portes du temple s’ouvrent maintenant, et tous les chevaliers du Saint-Graal entrent en procession dans le lieu saint. Ils prennent place, dans l’ordre et avec une vénération infinie, à deux grandes tables recouvertes, parallèles, au milieu desquelles il reste un espace libre.

Quels moments délicieux que ceux-là où l’on célèbre la Cène mystique, le banquet cosmique de l’agneau pascal.

Quels instants extraordinaires que ceux-là où l’on mange le pain et boit le vin de la transsubstantiation.

Durant le rituel, le calice béni resplendit glorieusement, celui dans lequel Joseph d’Arimathie recueillit le sang qui jaillissait des plaies du Seigneur sur le Golgotha de toutes les misères.

Quels moments ineffables du Plérôme que ceux-là où Parsifal guérit miraculeusement la blessure d’Amfortas en appliquant sur son côté la lance bénie elle-même, celle qui l’avait blessé.

Quel symbole formidable que celui de cette lance, phallique à cent pour cent, intégralement sexuel.

Amfortas chuta par le sexe, il souffrit épouvantablement de la douleur du remords, mais grâce aux mystères sexuels, il se régénéra, il guérit complètement.

Le grand Kabîr Jésus a dit : « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. »

Les chevaliers du Saint-Graal se sont reniés eux-mêmes en dissolvant le moi pluralisé, en incinérant les germes sataniques, en se baignant dans les eaux du Léthé et de l’Eunoé.

Les chevaliers du Saint-Graal ont travaillé dans la forge ardente de Vulcain ; jamais ils n’ont ignoré le fait que la croix résulte de l’insertion du phallus vertical dans le Ctéis formel.

Les chevaliers du Saint-Graal se sont sacrifiés pour l’humanité, ils ont travaillé avec amour dans le Grand-Œuvre du Père.
Source :
Pourquoi-Comment et Comment-Pourquoi dansent ensemble.

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L’Éducation Fondamentale
4. La Discipline
Dans les écoles, les collèges et les universités, les professeurs accordent une très grande importance à la discipline, et nous allons à présent étudier attentivement cette question.

Tous ceux qui sont passés par les écoles, collèges et universités savent très bien ce que sont la discipline, les règlements, la férule, les réprimandes, etc.

Imposer la discipline, c’est ce que l’on pourrait appeler : cultiver la résistance. Cela enchante les maîtres d’école de cultiver la résistance.

On nous enseigne à résister, à ériger une chose contre une autre. On nous enseigne à résister aux tentations de la chair et nous nous flagellons et nous faisons pénitence pour résister.

On nous enseigne à résister à la tentation de la paresse, à la tentation de ne pas étudier, de ne pas aller à l’école, de jouer, de rire, de nous moquer des maîtres, de violer les règlements, etc.

Les enseignants nourrissent la conception erronée que par le moyen de la discipline nous pouvons comprendre la nécessité de respecter l’ordre établi de l’école, la nécessité d’étudier, de garder une bonne tenue devant les maîtres, de bien nous comporter avec nos condisciples.

Il existe chez la plupart des gens la fausse conception que plus nous résistons, plus nous refoulons, et plus nous devenons compréhensifs, libres, complets, victorieux.

Les gens ne veulent pas se rendre compte que plus nous luttons contre quelque chose, plus nous résistons à cette chose, plus nous la refoulons, moindre alors est la compréhension.

Si nous luttons contre le vice de la boisson, celui-ci disparaîtra pour un temps, mais comme nous ne l’avons pas compris à fond dans tous les niveaux du mental, il reviendra à la charge lorsque nous aurons relâché la garde et nous boirons en une seule fois comme jamais nous n’avons bu.

Si nous refoulons le vice de la fornication, nous serons pour un temps très chastes en apparence (bien que dans les niveaux plus profonds du mental nous soyons encore d’épouvantables satyres comme le peuvent démontrer les songes érotiques et les pollutions nocturnes), mais nous reviendrons plus tard avec plus de force à nos anciennes coutumes de fornicateurs invétérés à cause du fait concret que nous n’avons pas compris à fond ce qu’est la fornication.

Nombreux sont ceux qui refoulent la convoitise, ceux qui luttent contre elle, ceux qui se disciplinent contre elle en suivant des normes de conduite précises, mais comme ils n’ont pas vraiment compris tout le processus de la convoitise, au fond ils convoitent de ne pas être convoiteurs.

Nombreux aussi ceux qui se disciplinent contre la colère, ceux qui apprennent à lui résister, mais elle continue à exister dans les autres niveaux du mental subconscient, bien qu’en apparence elle ait disparu de notre caractère, et au moindre relâchement de notre attention, le subconscient nous trahit et alors nous tonnons et nous lançons des éclairs de colère au moment où nous nous y attendons le moins et souvent pour quelque motif sans la moindre importance.

Nombreux sont ceux qui se disciplinent contre les crises de jalousie, et qui croient fermement les avoir définitivement éliminées, mais comme ils ne les ont pas comprises, il est clair qu’elles réapparaissent sur la scène au moment précis où nous les croyions bel et bien mortes.

C’est seulement quand il y a absence totale de discipline, quand il y a liberté authentique, que surgit dans le mental la flamme ardente de la compréhension.

La liberté créatrice ne pourra jamais exister dans une armature. Nous avons besoin de liberté pour comprendre nos défauts psychologiques de façon intégrale.

Il nous faut de toute urgence renverser les murs et briser nos fers afin d’être libres.

Nous devons expérimenter par nous-mêmes tout ce que nos maîtres à l’école, et nos parents, nous ont dit être bon et utile. Il ne suffit pas d’apprendre par cœur et imiter. Il nous faut comprendre.

Les professeurs doivent diriger tous leurs efforts vers la conscience des élèves. Ils doivent s’efforcer d’introduire leurs élèves sur le chemin de la compréhension.

Il n’est pas suffisant de dire aux étudiants qu’ils doivent être ceci ou cela, il est nécessaire que ceux-ci apprennent à être libres pour qu’ils puissent examiner, étudier, analyser par eux-mêmes toutes les valeurs, toutes les choses que les gens ont dit être bénéfiques, utiles, nobles, au lieu de tout simplement les accepter et les copier.

Les gens n’aiment pas découvrir par eux-mêmes, ils ont un mental fermé, stupide, un mental qui ne veut pas faire de recherche, un mental mécanique qui jamais ne va enquêter et qui imite seulement.

Il est nécessaire, il est urgent, il est indispensable que les élèves, dès leur plus tendre enfance et jusqu’au moment où ils abandonneront leurs classes, jouissent d’une véritable liberté pour qu’ils découvrent par eux-mêmes, s’enquièrent et comprennent, et pour qu’ils ne soient pas limités par les murs abjects des interdictions, des reproches et de la discipline.

Si l’on dit sans cesse aux étudiants ce qu’ils doivent et ne doivent pas faire, et si l’on ne leur permet pas de comprendre et d’expérimenter, où donc sera alors leur intelligence ? Quelle opportunité offre-t-on à leur intelligence ?

À quoi sert, dans ces conditions, de passer des examens, d’être bien vêtu, d’avoir beaucoup d’amis, si nous ne sommes pas intelligents ?

L’intelligence ne vient à nous que lorsque nous sommes vraiment libres d’investiguer par nous-mêmes, de comprendre, d’analyser de façon autonome, sans la crainte d’une réprimande et sans la férule de la discipline.

Les étudiants craintifs, effrayés, soumis à de terribles disciplines, ne pourront jamais savoir ; ils ne pourront jamais être intelligents.

De nos jours, l’unique chose qui intéresse les parents et les professeurs, c’est que les jeunes aient une carrière, qu’ils deviennent médecins, avocats, ingénieurs, employés de bureau, c’est-à-dire des automates vivants qui ensuite se marient et se convertissent en machines à faire des petits, et c’est tout.

Lorsque les garçons et les filles veulent faire quelque chose de nouveau, quelque chose de différent, lorsqu’ils ressentent le besoin de se dégager de cette armature de préjugés, d’habitudes ancestrales, de discipline, de traditions familiales ou nationales, les parents alors resserrent les fers de leur prison et disent à ces jeunes gens : Ne fais pas ça ! Nous ne sommes pas du tout prêts à t’appuyer en ce qui concerne cette chose, c’est de la folie, etc.

En somme, le garçon ou la jeune fille se trouvent détenus en bonne et due forme dans la prison des disciplines, des traditions, des coutumes désuètes et des idées décrépites.

L’Éducation Fondamentale enseigne à concilier l’ordre avec la liberté.

L’ordre sans liberté est tyrannie. La liberté sans ordre est anarchie. La liberté et l’ordre sagement combinés constituent la base de l’Éducation Fondamentale.

Les élèves doivent jouir d’une parfaite liberté pour être en mesure de s’enquérir, de rechercher par eux-mêmes la vérité, de découvrir réellement et en toute certitude ce qu’ils sont eux-mêmes et ce qu’ils peuvent faire dans la vie.

Les étudiants, les soldats et les policiers, et en général toutes ces personnes qui doivent vivre soumises à une discipline rigoureuse, deviennent d’ordinaire cruelles, insensibles à la douleur humaine, impitoyables.

La discipline détruit la sensibilité humaine et ceci est une chose amplement vérifiée par l’observation et l’expérience.

Il y a tant de discipline et de règlements à notre époque, que les gens ont perdu toute sensibilité et sont devenus cruels et sans pitié.

Pour être vraiment libres, il nous faut être très sensibles et humains.

Dans les écoles, les collèges et les universités, on enseigne aux étudiants à prêter attention dans la classe, et les élèves prêtent attention pour éviter qu’on les gronde, leur tire les oreilles, les frappe avec la férule ou la règle, mais on ne leur enseigne malheureusement pas ce qu’est l’attention consciente.

À cause de la discipline, l’étudiant s’efforce de prêter attention et gaspille son énergie créatrice de façon souvent inutile.

L’énergie créatrice est le type le plus subtil de force fabriqué par la machine organique.

Nous mangeons et nous buvons, et tous les processus de la digestion sont au fond des processus de subtilisation par lequel les matières grossières sont converties en matières et en forces utiles.

L’énergie créatrice est le type de matière et de force le plus subtil qui soit élaboré par l’organisme.

Si nous savions prêter une attention consciente, nous pourrions épargner notre énergie créatrice. Malheureusement, les maîtres n’enseignent pas à leurs disciples ce qu’est l’attention consciente.

En éparpillant partout notre attention, nous gaspillons notre énergie créatrice. Nous pourrons épargner notre énergie si nous divisons notre attention, si nous ne nous identifions pas avec les choses, avec les personnes, avec les idées.

Lorsque nous nous identifions avec les personnes, les choses et les idées, nous nous oublions nous-mêmes et nous perdons alors notre énergie créatrice de la façon la plus pitoyable.

Il est indispensable de savoir qu’il nous faut épargner notre énergie créatrice afin d’éveiller notre conscience, car l’énergie créatrice est le potentiel vivant, le véhicule de la conscience, l’instrument pour éveiller la conscience.

Lorsque nous apprendrons à ne pas nous oublier nous-mêmes, lorsque nous apprendrons à diviser l’attention en sujet, objet et lieu, nous épargnerons notre énergie créatrice afin d’éveiller notre conscience.

Il est nécessaire d’apprendre à manœuvrer l’attention pour éveiller la conscience, mais les étudiants ne connaissent rien de tout ceci car leurs maîtres ne le leur ont pas enseigné.

Lorsque nous apprenons à utiliser consciemment l’attention, la discipline s’avère alors superflue.

L’étudiant ou l’étudiante attentif à ses cours, à ses leçons, à l’ordre, n’a besoin d’aucune espèce de discipline.

Il est urgent que les maîtres comprennent la nécessité de concilier intelligemment la liberté et l’ordre et ceci n’est possible qu’au moyen de l’attention consciente.

L’attention consciente exclut ce que l’on appelle l’identification. Lorsque nous nous identifions avec les personnes, les choses et les idées, la fascination vient et celle-ci endort la conscience.

Il faut savoir porter attention sans identification. Quand nous prêtons attention à quelque chose ou à quelqu’un et que nous nous oublions nous-mêmes, le résultat c’est la fascination et le sommeil de la conscience.

Observez soigneusement un spectateur au cinéma. Il se trouve endormi, il ignore tout, il s’ignore lui-même, il est vide, il semble un somnambule, il rêve avec le film qu’il est en train de regarder, avec le héros du film.

Les élèves doivent dans la classe prêter attention, mais sans s’oublier eux-mêmes, afin de ne pas tomber dans l’épouvantable sommeil de la conscience.

L’élève doit se regarder lui-même en action, lorsqu’il prépare ou passe un examen, ou lorsque le maître l’envoie au tableau, ou lorsqu’il étudie, se repose, ou s’amuse avec ses camarades.

L’attention divisée en trois parties, sujet, objet, lieu, est en fait une attention consciente.

Quand nous ne commettons pas l’erreur de nous identifier avec les personnes, les choses, les idées, etc., nous épargnons notre énergie créatrice et nous précipitons en nous l’éveil de la conscience.

Celui qui veut éveiller sa conscience dans les mondes supérieurs, doit commencer par s’éveiller ici et maintenant.

Lorsque l’étudiant commet l’erreur de s’identifier avec les personnes, les choses et les idées, lorsqu’il commet la faute de s’oublier lui-même, il tombe alors dans la fascination et le sommeil.

La discipline n’enseigne pas aux étudiants à prêter une attention consciente. La discipline est une véritable prison pour le mental.

Les élèves doivent apprendre dès les bancs de l’école à manier l’attention consciente afin que plus tard, dans la vie pratique, une fois en dehors de l’école, ils ne commettent pas l’erreur de s’oublier eux-mêmes.

L’homme qui s’oublie lui-même devant quelqu’un qui l’injurie, s’identifie avec celui-ci, se fascine, sombre dans le sommeil de l’inconscience et alors frappe ou tue, et finit en prison, inévitablement.

Celui qui ne se laisse pas fasciner, celui qui ne s’identifie pas avec l’insulteur, celui qui ne s’oublie pas lui-même, celui qui sait prêter une attention consciente, serait incapable d’accorder quelque valeur aux paroles de l’insulteur, ou de le frapper ou le tuer.

Toutes les erreurs que l’être humain commet dans sa vie sont dues au fait qu’il s’oublie lui-même, s’identifie, se fascine et tombe dans le sommeil.

Il vaudrait beaucoup mieux pour la jeunesse, pour tous les étudiants, qu’on leur enseigne l’éveil de la conscience au lieu de les asservir avec toute cette absurde discipline.
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Modifié en dernier par Scorlion le 24 mars 2020, 20:08, modifié 2 fois.
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