Samael Aun Weor : La pensée du Jour

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Re: Samael Aun Weor : La pensée du Jour

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Safran, Abeilles : Apostolat et Travail

RI1504 :
Magie élémentale du Safran (Crocus sativus)


70 Le safran est la plante de l'apostolat.

71 Les populations élémentales du safran se trouvent en relation intime avec l'apostolat.

72 L'apôtre est un martyr du Mental Cosmique.

73 Le mental de l'apôtre authentique est crucifié.

74 Le mental de l'apôtre véritable est en relation intime avec le département élémental du safran.

75 Le mental de l'Arhat est en relation étroite avec ce département élémental du safran.

76 L'apôtre est un martyr.

77 Tout le monde bénéficie des oeuvres de l'apôtre, tout le monde lit ses livres, et tout le monde paie l'apôtre avec la monnaie de l'ingratitude, parce que, selon le concept populaire : « L'apôtre n'a pas le droit de savoir ».

78 Cependant toutes les grandes oeuvres du monde sont dues aux apôtres.

79 Le safran est en relation intime avec les grands apôtres de l'art, avec les Beethoven, Mozart, Berlioz, Wagner, Bach, etc.

80 La planète du safran est Vénus, l'étoile de l'amour.

81 Tout apostolat est en relation intime avec la magie élémentale du safran.

82 L'apôtre est suspendu à une corde très amère, et tout au fond il y a le profond abîme.

83 Le département élémental du safran est en relation intime avec le travail laborieux.

84 Le travail d'un apôtre de la lumière, le travail de l'homme qui lutte pour le pain de chaque jour, et le travail laborieux des minuscules abeilles est immensément sacré, et est en relation intime avec ce département élémental du safran.

85 Aucune forme de travail honnête, si humble soit-il, ne peut jamais être méprisé, car le travail dans toutes ses formes est en relation intime avec les hiérarchies cosmiques en rapport avec ce département élémental du safran.

86 N'importe quel détail ou incident de travail, si insignifiant qu'il paraisse, revêt de gigantesques proportions dans le cadre de l'activité de la vie en évolution.

87 Une insignifiante abeille qui tombe, blessée, loin de la ruche, c'est un événement, c'est une tragédie morale, c'est un drame épouvantable pour toutes les abeilles de la ruche.

88 Cet événement ne pourrait être comparé qu'avec un autre semblable, se rapportant à l'espèce humaine.

89 Une famille humaine se trouve plongée dans un profond désespoir lorsqu'un fils, ou un frère, ou un chef de famille, ne peuvent retourner chez eux, pour avoir été blessés à l'usine, ou pour avoir été renversés par une automobile, ou par suite de n'importe quel autre accident analogue.

90 Et alors tous leurs proches, écrasés de douleur, essaient de remédier à la situation, jusqu'à ce qu'ils obtiennent le retour du parent à la maison.

91 C'est exactement la même chose qui arrive avec l'insignifiante abeille, la même tragédie, le même drame douloureux.

92 L'abeille est petite pour nous, nous la considérons minuscule, mais les abeilles entre elles se voient de la même façon qu'une personne voit une autre personne. Elles ne se voient pas minuscules, et ne se sentent pas petites.

93 Le mental de l'Arhat doit comprendre à fond toutes ces profondes activités en relation avec le département élémental du safran.

94 Dans tout travail, si minuscule soit-il, il y a des joies, il y a des tristesses, il y a des tragédies morales profondes qui doivent nous inviter à comprendre la grandeur sublime du travail, tant chez l'espèce humaine, chez l'insecte insignifiant, que pour l'apôtre qui oeuvre au bénéfice de l'humanité.

95 Les élémentaux du safran ont de belles tuniques de couleur rose pâle.

96 Le safran et les abeilles symbolisent le travail et tous les deux sont gouvernés par la planète Vénus.

extrait de http://gnosis.gnose.samael.free.fr/text/RI15.html
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Re: Samael Aun Weor : La pensée du Jour

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Magnifique extrait, merci beaucoup Scorlion, je ne m'en souvenais pas, c'est un livre que j'ai mal lu.
Issu d'une civilisation décadente qui est plus admirative des pseudo-miracles de la science que du chemin emprunté par les alchimistes et Maîtres des écoles de régénération, comment puis-je me détourner des fausses valeurs ?
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Est-il possible de soulever le voile d'Isis avec une pure intention quand on est un animal intellectuel ?
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Pourquoi faut-il que la mystique me tente mais pas assez pour que je prenne le ciel d'assaut ?
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Quels egos me faut-il éliminer afin de pouvoir emprunter le chemin de l'intégration de L’Être ?

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Re: Samael Aun Weor : La pensée du Jour

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La Révolution De La Dialectique
LA RÉSISTANCE

La résistance est la force opposante. La résistance est l’arme secrète de l’Ego.

La résistance est la force psychique de l’Ego opposée à la prise de conscience de tous nos défauts psychologiques.

Avec la résistance, l’Ego tend à prendre la tangente et cherche des excuses pour taire ou cacher l’erreur.

À cause de la résistance, les rêves deviennent difficiles à interpréter et la connaissance que l’on veut avoir de soi-même se trouve voilée.
La résistance agit sur un mécanisme de défense qui essaie de passer sous silence les erreurs psychologiques désagréables, pour qu’on n’en ait pas conscience et que continue la servitude psychologique.

Mais, en réalité et en vérité, je dois dire qu’il y a des mécanismes pour vaincre la résistance qui sont :
1.La reconnaître.
2.La définir.
3.La comprendre.
4.Travailler sur elle.
5.La vaincre et la désintégrer au moyen de la Sur-dynamique sexuelle.

Mais l’Ego luttera pendant l’analyse de la résistance, qui met en danger la domination qu’il a sur notre mental, pour que ne soient pas découvertes ses tromperies.Au moment où lutte l’Ego, il faut appeler un pouvoir supérieur au mental, lequel est le feu du serpent Kundalini des Hindous.

Source : https://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr ... ctique.pdf

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La Révolutionde la Dialectique

LES SOPHISMES DE DISTRACTION
Les sophismes sont les faux raisonnements qui induisent en erreur et qui sont générés par l’Ego dans les quarante-neuf niveaux du subconscient.

Le subconscient est le tombeau du passé sur lequel brûle la flamme vaine de la pensée et où les sophismes de distraction sont en gestation; ceux-ci conduisent l’animal intellectuel à la fascination et, finalement, au sommeil de la conscience.

Ce qui est gardé dans le tombeau, c’est de la pourriture et des os de morts, mais la pierre sépulcrale est très belle et sur elle brûle fatalement la flamme de l’intellect.

Si nous voulons dissoudre le Moi, nous devons ouvrir le tombeau du subconscient et exhumer tous les os et la pourriture du passé. Le sépulcre est très beau du dehors, mais dedans, il est immonde et abominable; nous devons devenir croque-morts.

Insulter un autre, le blesser dans ses sentiments intimes, l’humilier, est une chose très facile quand il s’agit soi-disant de le corriger pour son propre bien. Ainsi pensent les irascibles, ceux qui, croyant ne pas haïr, haïssent sans savoir qu’ils haïssent.

Nombreux sont les gens qui luttent dans la vie pour être riches. Ils travaillent, épargnent et font de leur mieux en tout, mais le ressort secret de toutes leurs activités est l’envie secrète, celle qu’on ne connaît pas, celle qui ne vient pas à la surface, celle qui reste gardée dans le tombeau du subconscient.

Il est difficile de trouver dans la vie quelqu’un qui n’envie pas la belle maison, l’automobile flambant neuve, l’intelligence du chef, le beau costume, la bonne position sociale, la magnifique fortune, etc.

Presque tous les plus beaux efforts des citoyens ont l’envie comme ressort secret.

Nombreux sont les gens qui jouissent d’un bon appétit et abhorrent la gourmandise, mais ils mangent toujours bien au-delà du normal.

Nombreux sont les étudiants de certaines écoles pseudo-ésotériques et pseudo-occultistes qui abhorrent les choses de ce monde et ne travaillent en rien, parce que tout est vanité, mais ils sont jaloux de leurs vertus et n’acceptent jamais que quelqu’un les qualifie de paresseux.

Nombreux sont ceux qui haïssent la flatterie et la louange mais ils ne trouvent pas gênant d’humilier avec leur modestie le pauvre poète qui leur a composé un vers dans l’unique but d’obtenir une pièce pour acheter du pain.

Nombreux sont les juges qui savent remplir leur devoir mais ils sont également nombreux les juges qui, en vertu du devoir, ont assassiné d’autres personnes. Elles furent nombreuses les têtes qui tombèrent sous la guillotine de la Révolution Française.

Tous les bourreaux remplissent leur devoir et les victimes innocentes des bourreaux sont déjà des millions. Aucun bourreau ne se sent coupable, tous remplissent leur devoir.

Les prisons sont pleines d’innocents, mais les juges ne se sentent pas coupables, parce qu’ils accomplissent leur devoir.

Le père ou la mère de famille, pleins de colère, frappent et battent leurs petits-enfants, mais ne sentent pas de remords parce qu’ils accomplissent soi-disant leur devoir et accepteraient tout sauf qu’on les qualifie de cruels.

Ce n’est qu’avec le mental calme et silencieux, plongés dans une profonde méditation, que nous pourrons extraire du tombeau du subconscient toute la pourriture secrète que nous portons en nous. Il n’est en rien agréable de voir la noire sépulture avec tous les os et la pourriture du passé.

Chaque défaut caché sent mauvais dans sa sépulture, mais, en le voyant, il est facile de le brûler et de le réduire en cendres.

Le feu de la compréhension réduit en poussière la pourriture du passé. Beaucoup d’étudiants en Psychologie, quand ils analysent le subconscient, commettent l’erreur de se diviser entre analyseur et analysé, intellect et subconscient, sujet et objet, percepteur et perçu.

Ces types de divisions sont les sophismes de distraction que nous présente l’Ego. Ces types de division créent des antagonismes et des luttes entre intellect et subconscient, et où il y a des luttes et des batailles, il ne peut pas y avoir le calme et le silence du mental.

C’est seulement dans le calme et le silence mentaux que nous pouvons extraire de la noire sépulture du subconscient toute la pourriture du passé.

Ne disons pas : mon Moi a de l’envie, de la haine, de la jalousie, de la colère, de la luxure, etc. Il est mieux de ne pas nous diviser, il est mieux de dire : j’ai de l’envie, de la haine, de la jalousie, de la colère, de la luxure, etc.

Quand nous étudions les Livres Sacrés de l’Inde, nous nous enthousiasmons en pensant au suprême Brahman et à l’union de l’Atman avec Brahman; mais en réalité, tant qu’un Moi psychologique avec ses sophismes de distraction existera, nous ne pourrons pas obtenir la joie de nous unir avec l’Esprit Universel de Vie; le Moi mort, l’Esprit Universel de Vie est en nous comme la flamme dans la lampe.
https://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr ... ctique.pdf
Modifié en dernier par Scorlion le 6 août 2019, 23:17, modifié 2 fois.

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Extrait de la conférence 39 :
source : http://gnosis.gnose.samael.free.fr/text/CONF5EV039.html

Image

Didactique pour la Dissolution de l'Ego



[...]
Je vous ai donc enseigné, aujourd'hui, une DIDACTIQUE PRATIQUE à travers une DIALECTIQUE DÉFINITIVE. Et, en ce moment précis, nous allons entrer en méditation. Mais avant, il est nécessaire de savoir sur quoi nous allons travailler ; dans le cas contraire, ce que nous allons faire n'aurait pas de sens.

Etant donné que vous êtes des personnes qui luttent pour l'Auto-découverte, il est évident que vous devez travailler sur telle ou telle erreur psychologique. Y a-t-il quelqu'un d'entre vous qui ne sait pas encore sur quoi il va travailler ? Est-ce possible qu'il existe, ici, dans ce groupe, un frère qui ne soit pas occupé à désintégrer un défaut ? Si c'est le cas, j'aimerais le connaître ; lequel d'entre vous ?

Disciple. J'en ai quelques-uns sur lesquels je suis en train de travailler. Mais, concrètement, j'aimerais vous demander sur lequel je dois travailler, car cette question me préoccupe. Comme dans la vie pratique, on voit un défaut, puis un autre et un autre, alors on est dans la confusion, car sur lequel doit-on travailler ? Je vous demande la faveur de me dire sur lequel je dois travailler.

Maître. Sur lequel es-tu en train de travailler?

D. J'ai essayé de travailler sur la fornication, la luxure, sur la colère, sur la peur, sur beaucoup, mais alors, c'est la confusion.

M. Mais sur lequel es-tu en train de travailler spécifiquement ? Je vois que tu es un homme judicieux et, par conséquent, il est évident que tu dois avoir déterminé ton travail.

D. J'ai voulu travailler davantage sur la luxure. Mais aussi sur un second.

M. Bon, c'est le « péché capital », tu le sais bien...

D. Alors je me suis trouvé dans la confusion et je voulais qu'il ne reste aucun doute et alors...

M. Celui de la luxure est « capital » et il se travaille pendant toute la vie, car c'est « le péché originel », la racine de tous les défauts. Mais, il faut toujours le travailler en association avec quelques autres. Qu'on travaille la colère, mais aussi la luxure. Qu'on travaille l'envie, mais on continue avec la luxure. Que sorte l'orgueil, mais on continue avec la luxure... Celui-là est « capital ».

D. Doit-on, pendant une même méditation, faire tout ça, du fait qu'on se rappelle de tout ça ?

M. Ce « qu'on se rappelle », je le perçois comme incohérent, vague, imprécis, inodore, insipide, sans substance, incolore. Pensons avec exactitude. Quel défaut as-tu fini par découvrir dans ta vie pratique. Si tu es alerte et vigilant, comme la sentinelle en temps de guerre, tu dois avoir découvert un défaut. Lequel as-tu fini par découvrir ? As-tu vu dans quelle situation, alors, tu t'es mis ? As-tu eu quelque parole de colère ? As-tu eu une impulsion luxurieuse ? Quel a été le dernier défaut que tu aies découvert ? Dans quelle situation te trouvais-tu ? Était-ce dans ta maison, était-ce dans un bar, où étais-tu ? Que t'es-t-il arrivé ? Ou bien es-tu en train de dormir ?

D. J'ai découvert celui de la colère.

M. Un accès de colère... (Bon, j'aime que tu sois sincère, tu sais). C'est bien. Car c'est ce que l'on doit faire : vivre alerte et vigilant, comme la sentinelle en temps de guerre. Où t'es-tu mis en colère ? À quel moment ? Peux-tu reconstruire la situation ? Peux-tu visualiser l'instant où tu as ressenti de la colère ? Peux-tu le faire ? Bon, si tu peux le visualiser, souviens-toi comment la chose s'est passée, car maintenant NOUS ALLONS TRAVAILLER SUR CELA. C'est de FAITS CONCRETS que nous allons partir. Nous n'allons pas partir de faits vagues, incolores, insipides, inodores, sans substance, non ; nous allons partir de faits concrets, clairs et définitifs. Nous allons être pratiques à 100%. Reconstruis, visualise cette scène de colère et c'est là-dessus que tu vas travailler maintenant pendant la méditation. Voyons, mon frère...

D. Maître, qu'arrive-t-il quand on découvre un défaut, par exemple, la colère, qui est en train de nous attaquer et qu'on supplie sa Divine Mère de nous aider à l'éliminer ?

M. Bon, de quelle situation es-tu parti ? Quand cela est-il arrivé ? Dans quelle rue, à quel numéro de maison ? Je veux des faits ; ne viens pas à moi avec des choses vagues !

D. C'est arrivé hier, précisément. J'ai eu une crise de colère, car je voulais aller écouter votre conférence. Mais alors, ce désir que j'avais s'est senti blessé, n'est-ce pas, car mon épouse ne voulait pas y aller. Alors, je me suis mis en colère, mais, en même temps, j'ai supplié ma Mère Divine en accusant ce Moi. Mais, je ne sais pas si je suis arrivé à quelque chose de... ne serait-ce que de lui couper la tête...

M. Bon, la chose est sympathique, tu sais. Nous allons être plus pratiques. Tu t'es mis en colère contre ta pauvre épouse ; mais, est-ce que tu sais vraiment pourquoi tu t'es mis en colère ?

D. Parce qu'elle ne m'a pas laissé aller à la conférence.

M. C'est pour ça... Bon, de sorte qu'il y a eu de la colère, car elle ne t'a pas laissé aller à la conférence. Qu'est-ce qui s'est senti blessé à ce moment-là en toi ?

D. Mon orgueil...

M. Alors, il y a deux défauts : l'un est la colère, l'autre est l'orgueil. C'est sur ces deux Mois que tu vas travailler maintenant concrètement, pratiquement. La requête que tu as faite à ce moment-là, c'est bien, mais tu l'as faite un peu à la légère. As-tu déjà réfléchi à cela ? As-tu reconstruit la scène ? Combien d'heures es-tu resté dans ton lit, le corps relaxé, à prendre conscience de ce qui t'es arrivé ? Pourrais-tu me le dire exactement ?

D. Bon, j'ai fait une demande immédiatement et à la légère...

M. C'est très léger et nous avons besoin d'être plus profonds. Une eau trouble est une eau peu profonde. Nous avons besoin d'une eau avec beaucoup de fond. Les mares, ou disons, les bourbiers peu profonds, sur le bord du chemin, se dessèchent à la lumière du soleil et deviennent des marécages, remplis de pourriture et d'insectes. Mais, les eaux profondes où vivent les poissons et où il y a de la vie, sont différentes. NOUS AVONS BESOIN D'ÊTRE PLUS PROFONDS. Combien d'heures es-tu resté en méditation à reconstruire cette scène ?

D. Eh bien, Maître, je l'ai laissé pour aujourd'hui... (Rires).

M. Vous êtes drôles, aujourd'hui, vous savez... Alors tu sais que tu vas travailler contre le Moi de la colère et contre celui de l'orgueil. Voyons, mon frère, toi qui es là-bas, dans le coin le plus éloigné, parle...

D. Maître, je voudrais que vous développiez un peu le thème concernant le Trait Particulier que jusqu'à maintenant je [...] une méditation sur la mort du Moi, mais je ne l'ai pas compris très clairement. J'ai essayé plus ou moins de le comprendre, mais j'aimerais entendre quelque chose de plus profond sur le Trait Particulier.

M. Oui, LE TRAIT PSYCHOLOGIQUE PRINCIPAL est vraiment fondamental, parce que quand on le connaît, on le travaille, la désintégration de l'Ego devient, ainsi, plus facile. Mais, à vous, je vais vous dire une grande vérité : avant de nous auto-explorer pour connaître le Trait Psychologique Principal, nous devons AVOIR suffisamment TRAVAILLÉ AU MOINS CINQ ANS environ, car il n'est pas si facile de pouvoir découvrir, en nous, notre Trait Psychologique Principal.

En vérité, sur sa propre personnalité, on a des idées fausses. On voit sa personnalité au travers de la FANTAISIE ; à propos de soi, on pense de façon toujours erronée. Par contre, les autres peuvent parfois nous voir mieux que nous ; mais sur soi-même, on a des opinions totalement fausses.

On ne peut pas découvrir son Trait Psychologique Principal tant qu'on n'a pas éliminé un bon pourcentage d'agrégats psychiques inhumains. C'est pourquoi, si on veut connaître son Trait Psychologique Principal, il faut travailler au moins cinq ans environ.

Au bout d'environ cinq ans, nous pouvons nous offrir le luxe d'utiliser le Système Rétrospectif pour l'appliquer tant à notre vie actuelle, présente, qu'à nos vies antérieures. Alors, nous verrons à notre grand étonnement que, plus d'une fois, nous avons commis la même erreur. Nous découvrirons un « MOI CLEF » qui, dans toutes les existences, a toujours commis les pires erreurs, qui se caractérise toujours par un délit déterminé et qui a été l'axe de toutes nos existences précédentes.

Mais évidemment, pour pratiquer avec une certaine lucidité cet exercice rétrospectif, il faut d'abord avoir éliminé beaucoup de Mois.

En aucune manière, je ne pourrais croire que l'on puisse découvrir le Trait Psychologique Fondamental, si on n'a pas utilisé intelligemment le Système Rétrospectif. Mais, pour l'utiliser vraiment avec lucidité, nous devons aussi être sincères. Quand la Conscience est trop enfermée dans les Mois, il n'y a pas de lucidité. Alors, dans ces conditions, l'Exercice Rétrospectif s'avère insignifiant, voire même fantaisiste ou erroné. Voilà donc mon opinion. Voyons, mon frère, parle...

D. Maître, par exemple, dans les deux situations que j'ai vécues depuis ce matin jusqu'à ce moment [...] spécifiquement une réaction, disons, que lorsque j'ai vu deux frères, j'ai senti une certaine réaction. Ensuite, dans une autre situation, j'ai ressenti une autre réaction qui obéit à certains Mois. Dans la méditation, devrai-je me consacrer aux deux Mois ou seulement à un ?

M. Bon, dans la méditation d'aujourd'hui, tu dois te consacrer à un, le premier. Plus tard, tu te consacreras à l'autre. Maintenant, pour le travail, le but de ton travail est de te consacrer au premier.

D. J'ai une autre question. Que devons-nous faire pour que ce Moi, cet événement qu'on a laissé hors de cette méditation, ne grossisse pas ?

M. Tu le laisses pour un autre moment, mais si tu ne veux pas qu'il « grossisse », ne lui donne plus d'aliments et tu verras qu'il s'affaiblira. [...]

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Psychologie Révolutionnaire
Observation de soi-même

L’autoobservation intime de soi-même est un moyen pratique pour parvenir à une transformation radicale.

Connaitre et observer sont deux choses différentes. Beaucoup confondent l’observation de soi et la connaissance. On peut connaitre qu’on est assis sur une chaise dans un salon, mais cela ne signifie pas que nous sommes en train d’observer la chaise.

Nous connaissons qu’à un moment donné nous nous trouvons dans un état négatif, peut-être à cause de quelque problème, ou préoccupés par telle ou telle affaire, ou dans un état d’inquiétude ou d’incertitude, etc., mais cela ne signifie pas que nous sommes en train d’observer cet état.

Ressentez-vous de l’antipathie pour quelqu’un ? Vous ne supportez pas telle personne ? Pourquoi ? Vous direz que vous connaissez cette personne. Je vous en prie !, observez-la, connaitre n’est jamais observer ; ne confondez pas connaitre et observer…

L’observation de soi est cent pour cent active, c’est un moyen pour se changer soi-même, alors que le connaitre, qui est passif, n’en est pas un.

Connaitre n’est certainement pas un acte d’attention. L’attention dirigée vers le dedans de soi-même, vers ce qui arrive dans notre intérieur, est à coup sûr quelque chose de positif, d’actif…

Dans le cas où l’on ressent de l’antipathie envers une personne, tout simplement comme ça, parce que l’envie nous en vient et souvent sans aucun motif, on peut remarquer la multitude de pensées qui s’accumulent dans le mental, le groupe de voix qui parlent et crient de façon désordonnée à l’intérieur de soi-même, les choses qu’elles disent, les émotions désagréables qui surgissent à l’intérieur de nous, la saveur désagréable que laisse tout ceci dans notre psychisme, etc., etc., etc.

Évidemment, nous nous rendrons aussi compte que dans un tel état nous traitons intérieurement très mal la personne pour qui nous avons de l’antipathie.

Mais pour voir tout cela, il est indiscutablement nécessaire d’avoir l’attention dirigée intentionnellement vers l’intérieur de nous-mêmes ; une attention active, non passive.

L’attention dynamique provient, réellement, du côté qui observe, tandis que les pensées et les émotions appartiennent au côté observé.

Tout ceci nous fait comprendre que le connaitre est quelque chose de complètement passif et mécanique, en contraste évident avec l’observation de soi, qui est un acte conscient.

Nous ne voulons pas dire par ceci que l’observation mécanique de soi n’existe pas, mais plutôt que ce type d’observation n’a rien à voir avec l’autoobservation psychologique à laquelle nous nous référons.

Penser et observer s’avèrent également très différents. N’importe quel sujet peut s’offrir le luxe de penser tout ce qu’il veut sur lui-même, mais cela ne veut pas dire qu’il est réellement en train de s’observer.

Il nous est nécessaire de voir les différents moi en action, de les découvrir dans notre psychisme, de comprendre qu’au-dedans de chacun d’eux existe une fraction de notre propre conscience, de nous repentir de les avoir créés, etc.

Alors nous pourrons nous exclamer : « Mais que fait donc ce moi ? Qu’est-il en train de dire ? Qu’est-ce qu’il veut ? Pourquoi vient-il me tourmenter avec sa luxure ?, avec sa colère ? », etc., etc., etc.

Alors nous verrons à l’intérieur de nous-mêmes tout ce train de pensées, émotions, désirs, passions, comédies privées, drames personnels, mensonges élaborés, raisonnements, excuses, morbidités, scènes de plaisirs, tableaux de lascivité, etc., etc., etc.

Souvent, avant de nous endormir, à l’instant précis de transition entre la veille et le sommeil, nous percevons dans notre mental différentes voix qui parlent entre elles : ce sont les divers moi qui doivent rompre à ce moment-là toute connexion avec les différents centres de notre machine organique avant de s’immerger dans le monde moléculaire, dans la « cinquième dimension ».
https://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr ... ter_21.php

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Extrait de la Conférence 39 du 5ème Évangile :
Didactique pour la Dissolution de l'Ego


D. Et le Moi gnostique, quand [...] ?

M. Alors je vais te dire quelques vérités. Cette question est un peu étonnante, tu sais, parce qu'ici il n'y a personne qui n'ait pas son MOI GNOSTIQUE. Ce qui est intéressant, c'est qu'un tel Moi aussi, il faut l'éliminer et il ne doit rester que la pure Conscience Gnostique. Parce que le Moi gnostique devient automatique, mécanique ; RÉDUIS-LE EN CENDRES ; prends conscience de la Doctrine. Alors, la Gnose se déploie, se développe en toi comme une conviction doctrinale consciente et non comme un simple automatisme mécanique. Le Moi gnostique est mécanique. Mais, la Conscience gnostique est révolutionnaire, rebelle, terriblement divine. Voyons, mon frère...

D. Maître [...] maintenant que nous avons l'opportunité d'être avec vous et de réaliser cette expérience du travail sur la destruction du Moi [...]

M. Bon ! Mais je suis bien en train de te donner un coup de main, n'est-ce pas ? Je suis en train de te donner les explications qui sont fondamentales, car ce travail de dissolution de l'Ego est quelque chose de très personnel en chacun de nous. Personne ne peut faire le chemin pour toi. Toi seul peux le parcourir. Moi, l'unique chose que je peux faire, c'est de te montrer le chemin et te donner les indications précises. C'est tout. Voyons, mon frère...

https://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr ... ologie.pdf
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L’Éducation Fondamentale

Les Autorités


Le gouvernement possède une autorité, l’état possède une autorité, la police, la loi, le soldat, les pères de famille, les professeurs, les guides religieux possèdent une autorité.

Il existe deux types d’autorité.

Primo, l’autorité subconsciente.

Secundo, l’autorité consciente.

Les autorités inconscientes ou subconscientes ne servent à rien. Nous avons besoin de toute urgence d’autorités autoconscientes.

Les autorités inconscientes ou subconscientes ont rempli le monde de larmes et de douleur.

Au foyer et à l’école, les autorités inconscientes abusent de l’autorité par le fait même qu’elles sont inconscientes ou subconscientes.

Les parents et les professeurs inconscients, dans le moment présent, sont seulement des aveugles et guides d’aveugles et, comme disent les Saintes Écritures, ils se précipiteront tous, la tête la première, dans l’abîme.

Les parents et les maîtres inconscients nous obligent durant l’enfance à faire des choses absurdes mais qu’ils considèrent logiques. Ils disent que c’est pour notre bien.

Les parents sont des autorités inconscientes comme le démontre le fait de traiter leurs enfants comme des ordures, alors qu’eux-mêmes se considèrent comme des êtres supérieurs à l’espèce humaine.

Les maîtres détestent certains élèves alors qu’ils en chouchoutent et cajolent d’autres ; ils punissent parfois sévèrement quelque étudiant qu’ils haïssent, même si ce dernier n’est pas malfaisant, et récompensent par des notes magnifiques beaucoup d’élèves choyés qui ne le méritent pas vraiment.

Parents et professeurs édictent des normes erronées aux enfants, aux jeunes gens et aux jeunes filles.

Les autorités qui n’ont pas d’autoconscience ne peuvent faire que des choses absurdes.

Nous avons besoin d’autorités autoconscientes. Par autoconscience, on doit entendre la connaissance intégrale de soi-même, la connaissance totale de toutes nos valeurs intérieures.

Seul celui qui possède vraiment une pleine connaissance de lui-même est éveillé de façon intégrale ; c’est cela être autoconscient.

Tout le monde croit se connaître soi-même, mais il est très difficile de trouver, dans la vie, quelqu’un qui se connaît réellement lui-même. Les gens ont sur eux-mêmes des conceptions complètement erronées.

Se connaître soi-même requiert de grands et terribles efforts intimes. Ce n’est que par le moyen de la connaissance de soi-même que l’on parvient véritablement à l’autoconscience.

L’abus de l’autorité est dû à l’inconscience. Jamais aucune autorité autoconsciente n’irait jusqu’à l’abus de l’autorité.

Certains philosophes se dressent contre toute autorité, ils détestent les autorités. Pareille façon de penser est fausse parce que dans tout le créé, du microbe jusqu’au soleil, existent des échelons et des échelons, des degrés et des degrés, des forces supérieures qui contrôlent et dirigent et des forces inférieures qui sont contrôlées et dirigées.

Dans une ruche, c’est la reine qui représente l’autorité. Dans n’importe quelle fourmilière il y a aussi une autorité et des lois. La destruction du principe d’autorité conduirait à l’anarchie.

Les autorités de cette époque critique dans laquelle nous vivons sont inconscientes et il est clair que c’est à cause de ce fait psychologique qu’elles asservissent, enchaînent, abusent, font du mal, font souffrir.

Nous avons besoin de professeurs, d’instructeurs ou de guides spirituels, d’autorités gouvernementales, de parents, pleinement autoconscients. C’est ainsi seulement que nous pourrons vraiment faire un monde meilleur.

Il est stupide de dire que nous n’avons pas besoin de maîtres et de guides spirituels.

Il est absurde de méconnaître le principe d’autorité dans toute la création.

Ceux qui sont autosuffisants, orgueilleux, opinent que les maîtres et les guides spirituels ne sont pas nécessaires.

Nous devons reconnaître notre propre néant, notre propre misère. Nous devons comprendre que nous avons besoin d’autorités, de maîtres, d’instructeurs spirituels, mais autoconscients afin qu’ils puissent nous diriger, nous aider et nous guider sagement.

L’autorité inconsciente des professeurs détruit le pouvoir créateur des élèves. Si l’élève est sur le point de peindre, le maître inconscient lui dit ce qu’il doit peindre, l’arbre ou le paysage qu’il doit copier, et l’élève terrorisé n’ose pas sortir des normes mécaniques du maître.

Cela n’est pas créer. Il est nécessaire que l’étudiant devienne créateur. Qu’il soit capable de sortir des normes inconscientes édictées par le maître inconscient, afin qu’il puisse transmettre tout ce qu’il sent par rapport à l’arbre, tout l’enchantement de la vie qui circule dans les feuilles tremblantes de l’arbre, toute la profonde signification de l’arbre.

Un maître conscient ne s’opposerait pas à la créativité libératrice de l’esprit.

Les maîtres avec une autorité consciente jamais ne mutileraient le mental de leurs élèves.

Les maîtres inconscients détruisent avec leur autorité le mental et l’intelligence des étudiants.

Les maîtres avec une autorité inconsciente ne savent que punir et édicter des normes stupides pour le « bien » de leurs élèves.

Les maîtres autoconscients enseignent avec une suprême patience, en aidant leurs élèves à comprendre leurs difficultés individuelles, afin que, ayant compris, ils puissent transcender toutes leurs erreurs et avancer victorieusement.

L’autorité consciente ou autoconsciente jamais ne pourrait détruire l’intelligence.

L’autorité inconsciente détruit l’intelligence et cause de graves dommages aux élèves.

L’intelligence ne nous advient que lorsque nous jouissons d’une véritable liberté, et les maîtres avec une autorité autoconsciente savent en vérité respecter la liberté créatrice.

Les maîtres inconscients croient tout savoir et ils écrasent la liberté des étudiants en leur castrant l’intelligence avec leurs normes sans vie.

Les maîtres autoconscients savent qu’ils ne savent pas et ils s’offrent même le luxe d’apprendre en observant les capacités créatrices de leurs disciples.

Il est nécessaire que les étudiants des écoles, des collèges et des universités passent de la simple condition d’automates disciplinés à la brillante position d’êtres intelligents et libres pour qu’ils puissent faire face avec succès à toutes les difficultés de l’existence.

Cela requiert des maîtres autoconscients, compétents, qui s’intéressent réellement à leurs disciples, des maîtres qui soient bien payés pour qu’ils n’aient aucune espèce d’angoisse monétaire.

Malheureusement, tout maître, tout père de famille, tout élève, se croit lui-même autoconscient, éveillé, et c’est sa plus grande erreur.

Il est très rare de rencontrer dans la vie une personne autoconsciente et éveillée.

Les gens rêvent lorsque le corps dort et ils rêvent quand le corps est éveillé.

Les gens conduisent leur automobile en rêvant ; ils travaillent en rêvant ; marchent dans la rue en rêvant ; à toute heure, ils vivent en rêvant.

Il est tout à fait normal qu’un professeur oublie son parapluie quelque part, ou qu’il laisse par mégarde un livre ou sa serviette dans son automobile. Tout ceci n’arrive que parce que ce professeur a la conscience endormie, qu’il rêve.

Il est très difficile pour les gens d’admettre qu’ils sont endormis, tout le monde se croit soi-même éveillé. Si quelqu’un acceptait qu’il a sa conscience endormie, il est clair qu’il commencerait, à partir de cet instant, à s’éveiller.

L’élève oublie à la maison le livre ou le cahier qu’il devait apporter à l’école, ce genre d’oubli semble très normal, et il l’est effectivement, mais cela indique, signale, l’état de sommeil dans lequel se trouve la conscience humaine.

Il arrive souvent que les passagers d’un service de transport urbain dépassent la rue où ils devaient descendre : ils étaient endormis et lorsqu’ils se réveillent, ils finissent par se rendre compte qu’ils ont dépassé la rue et qu’il leur faudra maintenant rebrousser chemin et marcher quelques rues.

Dans la vie, il est très rare que l’être humain soit éveillé réellement, et lorsqu’il l’est, ne serait-ce qu’un instant, comme cela se produit parfois lors d’une grande terreur, il se voit lui-même, l’espace d’un moment, de façon intégrale. Ces moments sont inoubliables.

L’homme qui retourne chez lui après avoir parcouru toute la ville, se rappelle très difficilement toutes ses pensées, tous les incidents, toutes les personnes, les choses, les idées, etc. S’il essaie de se souvenir de tout, minutieusement, il trouvera dans sa mémoire de grandes lacunes qui correspondent précisément aux états de sommeil plus profond.

Certains étudiants en psychologie se sont proposés de vivre alertes d’instant en instant, mais tout d’un coup ils s’endorment, peut-être en rencontrant un ami dans la rue, ou en entrant dans un magasin pour acheter quelque chose, et quand, des heures plus tard, ils se rappellent leur décision de vivre en restant alertes et éveillés d’instants en instant, ils en viennent alors à se rendre compte qu’ils étaient endormis lorsqu’ils sont entrés dans tel ou tel endroit, ou lorsqu’ils ont rencontré telle ou telle personne, etc.

Être autoconscients c’est quelque chose de très difficile mais on ne peut parvenir à cet état qu’en apprenant à vivre alertes et vigilants seconde après seconde.

Si nous voulons arriver à l’autoconscience, nous devrons nous connaître nous-mêmes de façon intégrale.

Nous avons tous le Moi, le Moi-même, l’Ego, qu’il nous est nécessaire d’explorer pour nous connaître nous-mêmes et nous rendre autoconscients.

Il est urgent de nous auto-observer, d’analyser et de comprendre chacun de nos défauts.

Il est indispensable de nous étudier nous-mêmes sur le terrain du mental, des émotions, des habitudes, des instincts et du sexe.

Le mental a beaucoup de niveaux, régions ou départements subconscients que nous devons connaître en profondeur au moyen de l’observation, de l’analyse, de la méditation profonde et de la parfaite compréhension intime.

Un défaut peut disparaître de la région intellectuelle et continuer d’exister dans d’autres niveaux inconscients du mental.

La première chose nécessaire c’est de s’éveiller pour comprendre notre propre misère, nullité et douleur. C’est après cela que le Moi commence à mourir d’instant en instant. La mort du Moi psychologique est indispensable.

Il faut que le Moi meure pour que naisse en nous l’Être véritablement conscient. Seul l’Être peut exercer une véritable autorité consciente.

S’éveiller, mourir, naître, voilà les trois phases psychologiques qui nous conduisent à la véritable existence consciente.

Il faut s’éveiller pour mourir et il faut mourir pour naître. Celui qui meurt sans s’être éveillé se convertit en un saint stupide. Celui qui naît sans être mort se transforme en un individu doté d’une double personnalité, l’une très juste et l’autre très perverse.

L’exercice de la véritable autorité ne peut être accompli que par ceux qui possèdent l’Être conscient.

Ceux qui ne possèdent pas encore d’Être conscient, ceux qui ne sont pas encore autoconscients, abusent souvent de leur autorité et causent beaucoup de ravages.

Les maîtres doivent apprendre à commander et les élèves doivent apprendre à obéir.

Ces psychologues qui se prononcent contre l’obéissance sont, en fait, totalement dans l’erreur, parce que personne ne peut commander consciemment si auparavant il n’a pas appris à obéir.

Il faut savoir commander consciemment et il faut savoir obéir consciemment.
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Re: Samael Aun Weor : La pensée du Jour

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Rose Ignée

Discipline ésotérique du mental



1 La méditation est la discipline ésotérique des Gnostiques.

2 La méditation comporte trois phases : Concentration, Méditation et Samadhi.

3 Concentration, signifie : fixer le mental sur une seule chose. Méditation, signifie : « réfléchir » sur le contenu substantiel de cette même chose. Samadhi, c'est l'extase, ou le ravissement mystique.

4 Un maître du Samadhi pénètre dans tous les plans de conscience et, avec l'oeil de Dagma, il scrute tous les secrets de la Sagesse du Feu.

5 Il est indispensable que nos disciples gnostiques apprennent à fonctionner sans véhicules matériels d'aucune espèce, afin qu'ils perçoivent avec l'oeil de Dagma toutes les merveilles de l'univers.

6 C'est ainsi que nos disciples deviendront des maîtres du Samadhi.

7 Allongé sur son lit et les mains croisées sur la poitrine, le disciple méditera profondément sur son corps physique, en se disant à lui-même : « Je ne suis pas ce corps physique ».

8 Le disciple méditera ensuite profondément sur son corps éthérique, en se disant à lui-même : « Je ne suis pas ce corps éthérique ».

9 Puis, plongé en profonde méditation intérieure, le disciple réfléchira sur son corps astral et dira : « Je ne suis pas le corps astral ».

10 Le disciple méditera maintenant sur son corps mental, et se dira à lui-même : « Je ne suis pas non plus ce mental, avec lequel je suis en train de penser ».

11 Le disciple réfléchira ensuite sur sa force de volonté et se dira à lui-même : « Je ne suis pas non plus le corps de la volonté. »

12 Maintenant, le disciple méditera sur sa conscience et se dira à lui-même : « Je ne suis pas non plus la conscience ».

13 Finalement, toujours plongé en profonde méditation, le disciple s'exclamera, avec son coeur : Je Suis l'Intime !, Je Suis l'Intime !, Je Suis l'Intime !.

14 En dehors de tous ses véhicules, le disciple sera alors devenu une Majesté de l'Infini.

15 Il verra alors qu'il n'a plus besoin de penser parce que la sagesse de l'Intime est : Oui, oui, oui !.

16 Le disciple se rendra compte, à ce moment, que l'action de l'Intime est : Oui, oui, oui !.

17 A ce moment-là, le disciple comprendra que la nature de l'Intime est félicité absolue, existence absolue et omniscience absolue.

18 En ces instants de suprême félicité, le passé et le futur fraternisent dans un éternel maintenant, et les grands Jours cosmiques et les grandes Nuits cosmiques se succèdent à l'intérieur d'un instant éternel.

19 Dans cette plénitude de la félicité, nos disciples peuvent étudier toute la Sagesse du Feu au sein des flammes ardentes de l'univers.

20 C'est ainsi que nos disciples apprennent à fonctionner sans véhicules matériels d'aucune espèce, afin d'étudier tous les secrets de la magie élémentale de la nature.

21 Il est nécessaire que l'Intime apprenne à se dévêtir pour fonctionner sans véhicules dans le grand Alaya du monde.

22 Concentration, Méditation et Samadhi sont les trois chemins obligatoires de l'Initiation.

23 D'abord, on fixe l'attention sur le corps avec lequel nous voulons pratiquer, puis on médite sur sa constitution interne et, remplis de béatitude, nous disons : « Je ne suis pas ce corps ».

24 Concentration, Méditation et Samadhi, doivent être pratiqués sur chaque corps.

25 Concentration, Méditation et Samadhi : les trois ensemble, appliqués à chacun de nos véhicules, sont appelés, en Orient, un Samyama.

26 Afin de pouvoir nous dépouiller de chacun de nos véhicules inférieurs, nous pratiquerons un Samyama sur chacun de nos véhicules.

27 Les grands Ascètes de la Méditation sont les grands Sannyasin de l'entendement cosmique, dont les flammes flamboient parmi la Rose Ignée de l'univers.

28 Pour être un Sannyasin de la pensée, il est indispensable d'avoir acquis la chasteté absolue, la ténacité, la sérénité et la patience.

29 Après quelque temps de pratique, nos disciples pourront se libérer de leurs six véhicules pour fonctionner dans le grand Alaya de l'univers sans véhicules d'aucune espèce.

30 Le disciple remarquera que ses rêves deviennent chaque jour plus clairs, et il comprendra alors que lorsque le corps physique dort, l'homme intérieur voyage, agit et travaille à l'intérieur des mondes suprasensibles.

31 Le disciple comprendra alors que ce qu'on appelle les « rêves » sont des expériences vécues dans les mondes internes.

32 Notre tête est une tour avec deux grandes salles, ces deux salles sont le cerveau et le cervelet.

33 Le cervelet est la salle du subconscient. Le cerveau est la salle de la conscience.

34 La Sagesse des mondes internes appartient au monde du subconscient ; les choses de notre monde physique appartiennent à la salle de la conscience.

35 Lorsque la conscience et le subconscient s'unissent, l'homme peut alors étudier toutes les merveilles des mondes internes et les faire passer au cerveau physique.

36 Il est indispensable que nos disciples réunissent les deux pièces de cette tour merveilleuse de notre tête.

37 La clé pour y parvenir est l'exercice de rétrospection.

38 Aussitôt réveillés de notre sommeil nocturne, nous pratiquerons un exercice rétrospectif pour nous rappeler toutes ces choses que nous avons vues et entendues, et tous ces travaux que nous avons effectués lorsque nous étions au dehors, loin de notre corps.

39 C'est ainsi que les deux salles, de la conscience et du subconscient, s'unissent pour nous donner la grande illumination.

40 Il n'y a pas de faux rêves, tout rêve est une expérience vécue dans les mondes internes.

41 Les cauchemars eux-mêmes sont des expériences réelles, car les monstres des cauchemars existent réellement dans les mondes submergés.

42 Une indigestion peut mettre en activité certains chakras du bas-ventre et nous pénétrons alors dans les propres enfers atomiques de l'homme, où vivent réellement les êtres les plus monstrueux de l'univers : voilà ce que l'on nomme cauchemars.

43 Les images des mondes suprasensibles sont totalement symboliques et il faut apprendre à les interpréter, en nous basant sur la loi des analogies philosophiques, sur la loi de l'analogie des contraires, sur la loi des correspondances et la loi de la numérologie.

44 Même les songes apparemment les plus absurdes, s'ils sont interprétés intelligemment, renferment les plus grandes révélations.

45 Au moment où ils se réveillent, nos disciples ne doivent pas bouger, car en bougeant ils agitent le corps astral et perdent leurs souvenirs.

46 La première chose que doit faire le disciple aussitôt qu'il se réveille dans son lit, c'est de pratiquer son exercice rétrospectif afin de se rappeler avec précision toutes ses expériences internes. C'est ainsi que les deux salles du conscient et du subconscient s'unissent et que vient la Sagesse interne.

47 Les Sannyasin de la pensée acquièrent la conscience permanente dans la Rose ignée de l'univers.

48 Il est nécessaire d'acquérir la plus profonde sérénité, il est urgent de développer la patience et la ténacité.

49 Il faut rester indifférent devant la louange et le blâme, devant la victoire et la défaite.

50 Il est nécessaire d'échanger le processus du raisonnement par la beauté de la compréhension.

51 Il est indispensable de faire un inventaire de tous nos défauts, et de consacrer deux mois à chaque défaut, jusqu'à ce qu'on en ait fini avec tous les défauts.

52 Celui qui essaie d'en finir avec tous les défauts en même temps ressemble au chasseur qui veut chasser dix lièvres à la fois, il n'en prend alors aucun.

53 Pour arriver à être un maître du Samadhi, il est indispensable de cultiver une riche vie intérieure.

54 Le Gnostique qui ne sait pas sourire a aussi peu de contrôle que celui qui connaît seulement l'éclat de rire d'Aristophane.

55 Il faut acquérir un complet contrôle de soi-même. Un initié peut ressentir de la joie, mais jamais il ne tombera dans la frénésie furieuse. Un initié peut ressentir de la tristesse, mais il ne sombrera jamais dans le désespoir.

56 Celui qui est désespéré à cause de la mort d'un être cher n'est pas encore prêt pour être un initié. Car la mort est le tribut de tous.

57 Durant ces pratiques de méditation, les chakras du corps astral de nos disciples entrent en activité et le disciple commence alors à percevoir les images des mondes suprasensibles.

58 Au début, le disciple ne perçoit que des images fugaces. Plus tard le disciple perçoit totalement toutes les images des mondes suprasensibles.

59 Cette première étape de la connaissance appartient à la connaissance « imaginative ».

60 Le disciple contemple alors beaucoup d'images qui sont pour lui énigmatiques, car il ne les comprend pas.

61 Mais au fur et à mesure qu'il persévère dans ses pratiques de méditation interne, il sent progressivement que ces images suprasensibles produisent en lui certains sentiments de joie ou de douleur.

62 Le disciple se sent alors inspiré en présence de ces images intérieures, et il comprend la relation qui existe entre différentes images ; il s'élève alors à la connaissance inspirée.

63 Plus tard, en voyant n'importe quelle image intérieure on connaît instantanément sa signification et le pourquoi de chaque chose ; c'est le troisième échelon de la connaissance, connu sous le nom de connaissance intuitive.

64 Imagination, Inspiration et Intuition sont les trois chemins obligatoires de l'Initiation.

66 On parvient à ces trois cimes ineffables par les moyens de la Concentration, de la Méditation et du Samadhi.

66 Celui qui a atteint les cimes ineffables de l'Intuition s'est converti en un maître du Samadhi.

67 Dans la pratique de la Sagesse orientale, il y a une progression ordonnée : 1 Asana (posture du corps), 2 Pratyara (ne penser à rien),3 Dharana (concentration sur une seule chose), 4 Dhyana (méditation profonde), 5 Samadhi (extase).

68 Il est nécessaire de mettre le corps dans la position la plus confortable (Asana) ; il est indispensable de « blanchir » le mental avant la concentration (Pratyara). Il faut savoir fixer le mental sur une seule chose (Dharana), c'est ainsi que nous parvenons à méditer profondément sur le contenu de cette même chose (Dhyana) ; au terme de ce chemin nous arrivons à l'extase (Samadhi).

69 Cette discipline ésotérique du mental doit imprégner totalement notre vie quotidienne.

70 En présence de n'importe quelle personne surgiront dans notre intérieur beaucoup d'images qui correspondent à la vie interne de la personne avec laquelle nous sommes entrés en contact ; on nomme ceci clairvoyance.

71 Plus tard, ces images produisent en nous divers sentiments d'inspiration, le disciple est alors parvenu à la connaissance inspirée.

72 Enfin, le disciple, en présence de n'importe quelle personne, connaît instantanément la vie de l'interlocuteur ; c'est la connaissance intuitive.

73 Ceux qui veulent pénétrer dans la Sagesse du Feu doivent en finir avec le processus du raisonnement et cultiver les facultés ardentes du mental.

74 De la raison, nous ne devons extraire que son fruit d'or.

75 Le fruit d'or de la raison est la compréhension.

76 La compréhension et l'imagination doivent remplacer la raison.

77 Imagination et compréhension sont les deux fondements des facultés supérieures de l'entendement.

78 Pour avoir accès à la connaissance des mondes supérieurs, il est nécessaire d'acquérir les facultés supérieures du mental.

79 Ceux qui lisent ces enseignements de la Rose Ignée et qui, néanmoins, continuent obstinément à s'enfermer à l'intérieur du processus du raisonnement, ne sont pas bons pour les études supérieures de l'Esprit. Ils ne sont pas encore mûrs.

80 La clairvoyance et l'imagination sont la même chose : la clairvoyance est imagination et l'imagination est clairvoyance ; la clairvoyance existe toujours.

81 Quand dans notre intérieur surgit une image quelconque, il faut l'examiner sereinement, afin de connaître son contenu.

82 Lorsque la rose ignée du corps astral située dans l'espace entre les sourcils s'éveille à une nouvelle activité, alors les images qui se présentent intérieurement à notre imagination viennent accompagnées de lumière et de couleur.

83 Il faut apprendre, par notre propre expérience, à faire une différenciation entre les images qui sont reçues et les images que, consciemment ou inconsciemment, nous créons et projetons.

84 Il faut faire une différence entre nos propres images et les images étrangères qui se présentent à nous.

85 L'imagination a deux pôles : l'un récepteur, et l'autre émetteur.

86 Recevoir une image est une chose, projeter une image créée par notre entendement en est une autre.

87 Le pôle contraire de l'imagination est l'imaginaire.

88 L'imagination est clairvoyance.

89 L'imaginaire est fait des images absurdes créées par un mental plein d'aberrations.

90 Les instructeurs doivent non seulement livrer aux disciples des pratiques pour l'éveil du chakra frontal, mais aussi leur enseigner à manier la clairvoyance.

91 La clairvoyance est l'imagination, dont le chakra réside dans l'espace entre les sourcils.

92 L'imagination est la translucidité : pour le sage, imaginer c'est voir.

93 L'ère de la raison a commencé avec Aristote ; elle culmina avec Emmanuel Kant et elle arrive maintenant à son terme avec la naissance de la nouvelle ère du Verseau.

94 La nouvelle ère du Verseau sera l'ère de l'humanité « intuitive ».

95 Nous devons apprendre à faire la différence entre ce qu'est créer une image avec l'entendement, et ce qu'est capter une image qui flotte dans les mondes suprasensibles.

96 Beaucoup diront : « Comment est-il possible que je puisse capter une image sans être clairvoyant ? ».

97 Nous pourrons leur répondre que l'imagination est la clairvoyance même, et que tout être humain est plus ou moins imaginatif, c'est-à-dire, plus ou moins clairvoyant.

98 Ce qui a causé le plus de dommage aux étudiants en occultisme, c'est la fausse conception que l'on a de la clairvoyance.

99 Les auteurs de cette fausse conception sont les « intellectuels », qui ont regardé avec le plus profond mépris les facultés de l'imagination.

100 Les occultistes, en voulant se défendre du mépris intellectuel, ont donné une teinte scientifique très marquée à l'imagination, et l'ont baptisée du nom de clairvoyance ou sixième sens.

101 Cette attitude des occultistes leur fit beaucoup de tort, car ils devinrent confus.

102 A présent, les occultistes (victimes des intellectuels) ont creusé un abîme terrible entre la clairvoyance et l'imagination.

103 Beaucoup s'interrogent eux-mêmes : « Mais comment puis-je percevoir des images sans être clairvoyant ? ».

104 Pauvres gens !, ils ne connaissent pas le trésor qu'ils possèdent, ils ignorent que l'imagination est la clairvoyance même, et que tout être humain est plus ou moins clairvoyant.

105 Les occultistes ont voulu convertir la belle faculté de la clairvoyance en quelque chose d'artificiel, de technique et de difficile.

106 La clairvoyance est l'imagination. La clairvoyance est la fleur la plus belle, la plus simple et la plus pure de la spiritualité.

107 Lorsque nous reconquérons l'enfance perdue, toutes les images qui se présentent alors à notre imagination, viennent accompagnées de très vives couleurs astrales.

108 L'intellectuel qui méprise l'imagination commet une très grave absurdité, car tout ce qui existe dans la nature est fils de l'imagination.

109 L'artiste qui peint un tableau est un grand clairvoyant.

110 On reste interdit devant le « Christ » de Léonard de Vinci ou devant la « Madone » de Michel-Ange.

111 L'artiste perçoit avec son imagination (clairvoyance) de sublimes images qu'il fait ensuite passer dans ses aquarelles ou ses sculptures.

112 La Flûte Enchantée de Mozart nous rappelle une Initiation égyptienne (La Flûte enchantée est plus précisément la transposition lyrique du rituel d'initiation maçonnique, lequel a l'intérêt particulier d'accorder au couple un rôle de premier plan dans l'Initiation, conformément à la Tradition ésotérique universelle. Ainsi est-il écrit dans le Zohar que « le Saint, béni soit-il, ne descend que là où l'homme et la femme sont réunis ». D'ailleurs, selon le kabbaliste A D Grad, derrière Schikaneder et Giesecke, les signataires du livret de La Flûte enchantée, se profilent les hauts dignitaires de la franc-maçonnerie autrichienne. Ceux-ci seraient donc les véritables auteurs de ce livret et ils répondaient par là à la fermeture des Loges maçonniques par l'empereur d'Autriche Léopold II. On sait en outre que Mozart fit lui-même partie de la franc-maçonnerie (Voir A D Grad, Initiation à la kabbale hébraïque, Monaco, 1982, p 58).

113 Lorsque la Déesse Mère du Monde veut livrer aux hommes quelque jouet pour les divertir, elle le dépose alors dans l'imagination des inventeurs. C'est ainsi que nous avons la radio, l'avion, les automobiles, etc.

114 Les images ténébreuses des mondes submergés, lorsqu'elles sont captées par les scientifiques, sont converties en canons, mitrailleuses, bombes, etc.

115 Ainsi donc, tout le monde est plus ou moins clairvoyant, et l'on ne doit pas déprécier l'imagination, car toutes les choses sont filles de l'imagination.

116 Il faut faire la différence entre les hommes qui n'ont pas reçu d'éducation ésotérique et ceux qui se sont déjà soumis aux grandes disciplines ésotériques.

117 L'imagination évolue, se développe et progresse au sein de la Rose ignée de l'univers.

118 Ceux qui ont fait tourner la roue magique de l'espace entre les sourcils possèdent une imagination riche et puissante, et toutes les images qu'ils perçoivent viennent accompagnées de lumière, de couleurs, de chaleur et de sons.

119 Nous ne nions pas l'existence de la clairvoyance. La clairvoyance est le sixième sens, dont le chakra est situé dans l'espace entre les sourcils et a quatre-vingt seize rayons. Ce que nous voulons, c'est agrandir le concept et faire comprendre à l'étudiant que le mot imagination est un autre des noms de la clairvoyance. Les gens ont oublié l'usage et le maniement de la divine clairvoyance, et il est nécessaire que nos étudiants sachent que l'imagination est cette même clairvoyance ou sixième sens, localisé dans l'espace entre les sourcils.

120 Beaucoup de gens croient que l'imagination est une faculté purement mentale et qui n'a rien à voir avec le chakra frontal de la clairvoyance.

121 Cette fausse conception est due au mépris qu'ont les intellectuels pour l'imagination et au déguisement scientifique par lequel les occultistes veulent légitimer la belle faculté de la clairvoyance.

122 Le chakra frontal du corps astral est en relation intime avec le chakra frontal du corps mental, avec le chakra frontal du corps éthérique et avec la glande pituitaire située dans l'espace entre les sourcils du corps physique.

123 Ainsi donc, l'imagination appartient à tous les plans de la conscience universelle, et la clairvoyance est précisément cette même imagination, susceptible de développement, d'évolution et de progrès au sein de la Rose Ignée de l'univers.

124 Il est nécessaire que les dévots du sentier aient un mental bien équilibré.

125 Lorsque nous parlons de logique, nous faisons allusion à une logique transcendantale qui n'a rien à voir avec les textes de la logique scolastique.

126 Toute image intérieure a ses correspondances scientifiques sur le plan de l'objectivité physique.

127 Lorsque les images de l'étudiant ne peuvent être expliquées au moyen du concept logique, c'est le signe que le mental de l'étudiant est complètement déséquilibré.

128 Toute image interne doit avoir une explication logique satisfaisante.

129 Il existe d'innombrables étudiants avec le mental complètement déséquilibré.

130 Les disciples gnostiques doivent cultiver la sérénité.

131 La sérénité est la clef la plus puissante pour le développement de la clairvoyance.

132 La colère détruit l'harmonie de l'ensemble et ruine totalement les pétales de la rose ignée de l'entre-sourcils.

133 La colère décompose la lumière astrale en un poison appelé imperil qui endommage les pétales de la rose ignée de l'espace entre les sourcils et obstrue les canaux du système nerveux grand sympathique. Il faut faire tourner le chakra de la clairvoyance avec la voyelle I, que l'on doit vocaliser quotidiennement, en allongeant ainsi le son de la voyelle : Iiiii.

134 Au sein de l'auguste sérénité de la pensée qui flamboie ardemment, nous devons contempler les images intérieures sans le processus déprimant de la raison.

135 En présence d'une image interne, notre mental doit couler intégralement avec le doux écoulement de la pensée.

136 Au milieu des tableaux imaginatifs, notre mental devra vibrer avec les ondes du discernement.

137 Le discernement est perception directe de la vérité, sans le processus du choix conceptuel.

138 Le processus du choix divise le mental en l'engageant dans le combat des antithèses, et alors les images intérieures se cachent comme les étoiles derrière les épais nuages des raisonnements.

139 Nous devons apprendre à penser avec le coeur et sentir avec la tête.

140 Notre mental doit devenir délicieusement sensible et subtil.

141 Pour comprendre la vie libre en son mouvement, le mental doit être délivré de toute espèce d'entraves.

142 Nous admirons l'intrépidité.

143 Les désirs, quels qu'ils soient, sont des entraves pour le mental.

144 Les préjugés et les préconceptions sont des entraves pour l'entendement.

145 Les écoles sont des « cages » où le mental est retenu prisonnier.

146 Nous devons apprendre à vivre toujours dans le présent, car la vie est un instant toujours éternel.

147 Notre mental doit être converti en un instrument flexible et délicat pour l'Intime.

148 Notre mental doit être converti en un enfant.

149 Durant les pratiques de méditation interne, nous devons être dans le plus complet en repos intérieur, car toute agitation du mental, toute attitude d'impatience trouble le mental et empêche la perception des images intérieures.

150 Dans le monde physique, toute activité est accompagnée du mouvement de nos mains, de nos jambes, etc., mais dans les mondes internes, nous avons besoin du repos le plus profond, du calme le plus absolu pour recevoir les images internes qui viennent au mental comme une grâce, comme une bénédiction.

151 Il est indispensable que nos disciples cultivent la belle qualité de la vénération.

152 Nous devons vénérer profondément toutes les choses sacrées et divines.

153 Nous devons vénérer profondément toutes les oeuvres du Créateur.

154 Nous devons vénérer profondément les Vénérables Maîtres de la Fraternité Blanche Universelle.

155 Le respect et la vénération nous ouvrent complètement les portes des mondes supérieurs.

156 Nous ne devons avoir de préférences pour personne, nous devons avoir la même attention, le même respect et la même vénération tant pour le mendiant qu'envers le grand seigneur.

157 Nous devons cultiver la même courtoisie et nous occuper avec une égale attention du riche et du pauvre, de l'aristocrate et du paysan, sans préférences pour aucun.

158 Nous devons cultiver la patience et la prévoyance.

159 Les fourmis et les abeilles sont patientes et prévoyantes.

160 Nous devons en finir avec les désirs anxieux d'accumuler et la convoitise.

161 Nous devons apprendre à être indifférents devant l'or et les richesses.

162 Nous devons apprendre à mieux apprécier la doctrine du coeur.

163 Celui qui méprise la doctrine du coeur pour suivre la doctrine de l'oeil (théories, écoles, culture livresque, etc.), ne pourra jamais parvenir aux grandes réalisations.

164 Nous devons apprendre à connaître le bon de ce qui est mauvais et le mauvais de ce qui est bon.

165 Dans toute bonne chose, il y a quelque chose de mauvais, et dans tout ce qui est mauvais, il y a quelque chose de bon.

166 Bien que cela semble incroyable, les Marie-Madeleine sont plus près de l'Initiation que nombre de jeunes pucelles.

167 Bien que cela paraisse étrange à l'étudiant, il arrive souvent que celui que tous pointent du doigt et accusent est plus proche de l'Initiation que cet hypocrite qui sourit doucement devant l'auditoire d'une loge ou d'un temple.

168 Paul de Tarse a été un bourreau et un assassin avant l'événement du chemin de Damas.

169 La transformation instantanée de cet homme a surpris les saints de Jérusalem.

170 Le malveillant s'est converti en prophète.

171 Ceci est le mystère du Baphomet.

172 Les objets sacrés des temples sont supportés par des piédestaux animalesques, et les pattes des trônes des Maîtres représentent des monstres.

173 Le Christ a su apprécier la beauté des dents, dans le cadavre d'un chien en décomposition.

174 Dans le démon Belzébuth brûlaient des flammes bleues qui purent être utilisées pour le transformer en un disciple de la Hiérarchie Blanche (voir la Révolution de Belzébuth, du même auteur).

175 Au milieu de l'encens de la prière, souvent se cache le crime.

176 Le disciple ne doit juger personne, ni critiquer qui que ce soit, afin de former une riche vie intérieure.

177 Souvent, parler est un crime et, à d'autres moments, se taire en est un également.

178 Il est aussi mal de parler quand on doit se taire, que de se taire lorsqu'on doit parler.

179 Il faut apprendre à manier le verbe et savoir calculer avec exactitude le résultat de nos paroles.

180 Une même parole peut représenter une bénédiction pour une personne et une insulte pour une autre.

181 C'est pour cela qu'avant de prononcer une parole nous devons très bien calculer son résultat.

182 Les Seigneurs du karma jugent les choses en se fondant sur les faits, sans tenir compte des bonnes intentions.

183 Notre mental doit être simple, humble et plein du respect le plus profond.

184 Nos disciples doivent éviter soigneusement toute querelle pour ne pas dilapider inutilement leurs énergies.

185 Celui qui veut accepter la doctrine des Gnostiques, qu'il l'accepte ; mais celui qui ne veut pas l'accepter, c'est qu'il n'est pas encore mûr et il est inutile, alors, d'entamer des disputes avec lui pour le convaincre.

186 « Que les disputes soient défendues, que la discorde en paroles soit abolie, que toutes les broussailles s'écartent du chemin et le laissent libre ».

187 Nous devons cultiver la gratitude, car l'ingratitude et la trahison fraternisent.

188 Il faut en finir avec l'envie, car de l'envie sortent les Judas qui vendent le Maître pour trente pièces d'argent.

189 L'envie est la fleur vénéneuse qui est la plus abondante dans les marécages ténébreux de toutes les écoles spirituelles du monde.

190 L'envie a l'habitude de se déguiser sous la toge du juge.

191 Nous devons cultiver la sincérité, car c'est dans la substance de la sincérité que germent les fleurs les plus belles de l'Esprit.

192 Toutes ces qualités nous donneront une riche vie intérieure ; c'est ainsi que nous nous préparons intérieurement pour les grandes disciplines ésotériques du mental qui flamboie parmi les flammes ardentes de l'univers.
Modifié en dernier par Scorlion le 10 août 2019, 21:58, modifié 1 fois.

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Re: Samael Aun Weor : La pensée du Jour

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56.
Fondements Psychologiques de la Fausse Personnalité (La Fausse Personnalité)
Samaël Aun Weor
Conférence intitulée "FUNDAMENTOS PSICOLÓGICOS DE LA FALSA PERSONALIDAD (La Falsa Personalidad)"
Il existe en nous, c'est certain, un élément préjudiciable qui fait obstacle à l'acquisition de la véritable Félicité. Je veux me référer, en le soulignant, à la FAUSSE PERSONNALITÉ. Sans aucun doute, si celle-ci disparaissait, seule la BÉATITUDE régnerait dans nos coeurs.

Malheureusement, la Fausse Personnalité est constituée de certains ingrédients préjudiciables. Il est évident que je me réfère maintenant à la VANITÉ et à L'ORGUEIL ; nul doute que si ces deux « éléments » disparaissaient de la surface de la Terre, la vie de l'être humain changerait totalement.

L'orgueil et la vanité entraînent beaucoup de causes et d'effets erronés. L'ORGUEILLEUX veut monter au sommet de l'échelle, se faire remarquer, collectionner les honneurs, les distinctions, les coeurs, les sentiments, sans se soucier de la douleur d'autrui.

Le VANITEUX, évidemment, se sent blessé quand quelqu'un l'offense et, sur l'autel de sa vanité, il sacrifie les autres afin de se procurer ce qui éblouit le plus les gens : la voiture flambant neuve, la résidence luxueuse, les habits élégants, etc. Peu lui importe d'avoir à exploiter beaucoup de gens si par ce moyen ou par d'autres il arrive à obtenir l'argent nécessaire qui lui permettra d'exposer au monde sa fatuité.

Ainsi donc, mes frères, l'orgueil et la vanité sont extrêmement graves. Graves aussi sont la JALOUSIE et les PRÉOCCUPATIONS. Les préoccupations sont, pour ainsi dire, semblables aux mouches : des milliers de Mois des préoccupations voltigent dans le Mental, attendant une occasion de fabriquer des problèmes. Pareils aux mouches qui se posent sans discrimination sur les immondices, sur la nourriture et sur tout ce qu'elles [...] tels sont également les essaims des Mois des préoccupations. Ils attendent quelque chose sur quoi se poser pour former des préoccupations : un concept, un mot, une idée, une théorie, toute chose, quelle qu'elle soit. Les Mois des préoccupations attendent l'instant où ils vont pouvoir fabriquer des problèmes ; ils flottent dans le Mental et ils sont perceptibles à ceux qui possèdent la divine Clairvoyance.

C'est terrible : quand on pense, simplement, que ces Mois correspondent à la Fausse Personnalité (voyez combien la fausse personnalité est préjudiciable).

Quant à la JALOUSIE, que peut-on en dire ? Le jaloux fait « d'une puce un cheval », un rien lui crée des problèmes : si l'être aimé sourit, voilà un motif de jalousie pour le jaloux et alors il calomnie, il blesse, il fait du mal. Mais, il existe non seulement la jalousie passionnelle, mais aussi d'autres sortes de jalousie : la jalousie religieuse, la jalousie politique, la jalousie d'amitié (personne ne peut nier cela) ; la jalousie a de multiples aspects et elle cause beaucoup de douleurs.

Toutes ces sortes de jalousie, tous ces Mois des préoccupations, de l'orgueil (qui est sans aucun doute très grave), de la vanité (qui produit tant d'ostentation), tout cela appartient simplement à la Fausse Personnalité.

Les êtres humains pourraient être heureux s'ils ne possédaient pas la Fausse Personnalité ; malheureusement, tout le monde la possède. En l'absence de la Fausse Personnalité, nous pourrions vivre en extase. Comme nous nous sentirions heureux ! Mais, malheureusement, les gens possèdent tous la Fausse Personnalité et c'est grave.

Il est nécessaire que nous nous proposions de DÉTRUIRE LA FAUSSE PERSONNALITÉ. C'est possible si nous faisons la dissection de la jalousie, de la vanité, des Mois des préoccupations, de l'orgueil, etc. Lorsqu'une personne comprend que l'orgueil est l'un des facteurs les plus denses de la Fausse Personnalité, elle se propose de faire la dissection de cet « élément » et elle le dissout radicalement.

Pensons à ce qu'est la FÉLICITÉ DE L'ÊTRE et à ce qu'est la Fausse Personnalité. L'Être en lui-même est heureux, infiniment heureux. Quand quelqu'un élimine la Fausse Personnalité, il entre dans la plénitude de l'Être, il jouit alors de la Béatitude. Malheureusement, ils sont très peu ceux qui se préoccupent de ce genre d'études, rares sont ceux qui tentent réellement de S'AUTO-EXPLORER profondément.

Évidemment, mes chers frères, nous avons besoin de provoquer en nous un changement. Si un Mage dissolvait par magie la vanité et l'orgueil, les gens se trouveraient totalement transformés ; mais ils ne sauraient malheureusement pas quoi faire, ils se trouveraient désorientés, ils ne trouveraient plus de sens à la vie, ils se suicideraient, ils mourraient ; mais néanmoins, il faut dissoudre ces deux ingrédients : l'orgueil et la vanité.

Mais, le processus du changement, de la dissolution, doit être MÉTHODIQUE, DIDACTIQUE et même DIALECTIQUE. Dans le cas contraire, nous mourrions, nous nous trouverions désorientés. Quand quelqu'un comprend cela, il se propose alors de travailler sur lui-même.

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Re: Samael Aun Weor : La pensée du Jour

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Oui il y a l’Enfer, oui il y a le Diable, oui il y a le Karma

18.
Cryptes souterraines
Je vois avec joie un groupe très choisi de visiteurs gnostiques, qui sont venus à Mexico après avoir assisté au Congrès gnostique international de la République du Salvador.

Nous allons poursuivre nos exposés, et j’espère que vous tous en tirerez les meilleurs bénéfices.

Après ce préambule, nous allons aborder le sujet qui nous préoccupe.

Il y eut, dans l’antique Chaldée et en Égypte, de merveilleuses catacombes, des cryptes souterraines où l’on cultiva les mystères.

Il n’est pas superflu de rappeler les cryptes de Thèbes et de Memphis ; indiscutablement, les premières furent encore plus fameuses.

Du côté occidental du Nil auraient existé à cette époque de longs passages profonds qui arrivaient jusqu’au désert de Libye.

On cultivait, dans ces cryptes, les secrets relatifs au Kuklos Anankes, le cycle inévitable, le cercle de la nécessité.

Au moment où nous parlons de ceci, il me vient à la mémoire le temple des Serpents, à Saint-Jean de Teotihuacan.

L’investigateur ésotériste pourra voir là en détail, sculpté dans la roche, le serpent à sonnette, et, ce qui est très étonnant, près du serpent sacré des Mystères aztèques ressort également, travaillé dans la pierre vive, l’escargot.

Nombre d’escargots resplendissent admirablement, de part et d’autre du serpent divin.

Il ne fait aucun doute que dans les cryptes souterraines de Chaldée, de Thèbes et de Memphis, on a réellement cultivé la sagesse du Serpent.

L’étude transcendantale du cycle inévitable, ou cercle de la nécessité, qui se développe sous forme spiroïdale ou d’escargot pendant la manifestation cosmique, est également très notoire.

Vous voyez, chers frères gnostiques qui m’accompagnez ce soir, l’intime relation qui existe toujours entre le serpent et l’escargot ; réfléchissez un moment à la profonde signification que les deux, le serpent et l’escargot possèdent intrinsèquement.

Évidemment, le Serpent est le pouvoir sexuel transcendantal, le pouvoir merveilleux qui nous amène à l’existence, la force qui engendre toute vie.

Tout ésotériste authentique sait très bien que le pouvoir sexuel serpentin de tout l’univers a pouvoir sur les tattvas et en conséquence, sur les élémentaux de la nature.

Le pouvoir serpentin universel engendre d’infinies créations : Devi Kundalini crée le corps mental, l’astral, l’éthérique, le physique.

Maintenant, Maha Kundalini, en d’autres mots, la Mère cosmique, la Mère Nature, a créé tout l’univers ou a pris la forme du monde ; elle a évidemment réalisé tous ses processus sur la base de la ligne spiroïdale dont l’allégorie très vivante est l’escargot.

Tout progrès intérieur ou développement intime est basé sur la spirale de la vie.

Nous pouvons donc dire, en parlant d’un point de vue personnel, que chacun de nous est un mauvais escargot au sein du Père.

On assigne à chaque âme, on lui octroie 108 existences pour son autoréalisation, et celles-ci se déroulent en spirales plus élevées ou plus basses (c’est là l’escargot).

Mais approfondissons un peu, chers frères, qui assistez ce soir à notre exposé. Nous allons étudier le Kuklos Anankes, le cycle inévitable ou cercle de la nécessité.

Le fait concret que ce sujet si profond ne soit étudié que dans les cryptes souterraines est très intéressant.

C’est indubitablement la même doctrine que celle de la transmigration des âmes qu’enseigna plus tard l’avatar Krishna en Inde.

Cependant, il est notoire que le Kuklos Anankes égyptien était encore plus spécifique… Nous avons déjà beaucoup dit, nous avons déjà affirmé dans ces exposés, ce qu’est la descente dans les Mondes infernaux ; nous avons mis une certaine emphase à dire qu’une fois accompli le cycle de 108 vies assigné à chaque âme, si nous ne nous sommes pas autoréalisés, nous entrons dans les Mondes infernaux.

Évidemment, dans ces régions submergées, nous involuons épouvantablement, jusqu’à arriver au neuvième Cercle, situé au cœur du monde ; là se désintègrent les perdus ; ils se réduisent en poussière cosmique.

Après la mort seconde (et ceci, nous l’avons déjà dit dans tous nos exposés précédents), l’Âme ou les âmes qui ont échoué resurgissent, sortent de nouveau à la lumière du soleil pour recommencer leur journée, en commençant une nouvelle évolution, qui doit débuter inévitablement de l’échelon le plus bas, qui est le règne minéral.

L’aspect intéressant du Kuklos Anankes égyptien réside précisément dans les spécifications, les diverses analyses et la synthèse.

Il est clair qu’il faut tenir compte du rayon dans lequel se développe chaque essence qui surgit de l’Abime et, en conséquence, de sa ligne de développement particulière.

Variées sont les familles végétales, les espèces animales ; distincts sont les éléments minéraux, etc.

Les Recteurs de la Nature ne pourraient pas faire passer toutes les essences qui surgissent de l’Abime par un même élément minéral, que ce soit le fer, le cuivre, l’argent, etc., ou par une famille végétale déterminée, ou par une espèce animale déterminée ; les Gurudeva doivent distribuer la vie sagement, parce que seules quelques essences peuvent vivre dans le fer, d’autres dans le cuivre, d’autres encore dans l’argent, etc., toutes ne pourraient pas passer par le même élément minéral.

Les familles élémentales végétales sont très bien organisées dans le Monde éthérique et les élémentaux ne pourraient pas tous être des pins ou de la menthe ; chaque famille végétale est différente ; il y a des plantes lunaires, mercuriennes, vénusiennes, solaires, martiennes, jupitériennes, saturniennes, etc.

Chacune des essences, selon son Rayon de création, devra se mettre en lien avec tel ou tel département végétal, et résoudre tout ceci, savoir répartir tout ceci, c’est quelque chose qui correspond aux Recteurs de la Nature.

Les espèces de la nature sont variées à l’extrême et il serait absurde de réincorporer des essences déterminées dans des organismes animaux qui ne correspondent pas à leur rayon de création ; certaines essences peuvent évoluer dans le règne des oiseaux, d’autres chez les quadrupèdes ; d’autres encore, chez les poissons de l’immense mer ; les recteurs de la vie doivent donc conduire sagement ces courants élémentaux, pour éviter des confusions, des anarchies et des destructions inutiles.

Enfin, l’entrée des courants de vie dans le royaume des humanoïdes rationnels est très délicate, il faut beaucoup de sagesse pour éviter des catastrophes.

Vous voyez donc ce qu’est cette doctrine de la transmigration des âmes, étudiée par les Égyptiens.

Wotan nous parle également d’un trou de serpent où il eut la joie de pénétrer.

La relation entre le trou de serpent ou de couleuvre, mentionné par Wotan, ici à Mexico et les cryptes d’Égypte et de Chaldée, est notoire.

Ce trou de couleuvre (ou de serpent) n’est autre qu’une caverne souterraine, une crypte de mystères, où ce grand Initié entra triomphalement…

Wotan dit qu’il put pénétrer dans ce trou de serpent, à l’intérieur de la terre, et arriver jusqu’aux racines du ciel, parce que lui-même était un serpent, une couleuvre.

Les Druides de la région celte britannique, en Europe, s’appellent également eux-mêmes des Serpents.

Il n’est pas superflu de rappeler le Karnak égyptien, et le Carnac breton, symboles vivants du mont du Serpent.

Il n’y a aucun doute que vous, mes amis qui me rendez visite, savez très bien ce qu’est le Serpent ; vous avez déjà cette information ; il ne me semble donc pas que la nouvelle soit récente.

Les hindous parlent clairement du Serpent ; il s’agit d’un pouvoir électrique sexuel merveilleux, du feu sacré qui se trouve caché en chacun de nous.

Il est indubitable que ce pouvoir igné, ou pouvoir serpentin, parait une couleuvre réelle ; c’est ainsi que la voient les clairvoyants.

Du point de vue anatomique occulte, je pourrais vous affirmer instamment qu’il ressemble à un serpent de feu enroulé trois fois et demie dans le centre magnétique du coccyx, base fondamentale de l’épine dorsale.

Parfois, je crains que vous ne m’ayez pas compris, mais je sais que vous avez lu mes livres, et donc l’enseignement que nous donnons ce soir ne saurait vous étonner d’aucune manière.

D’abord, il faut éveiller le feu et le faire monter par le canal médullaire jusqu’au cerveau ; ainsi seulement pourrons-nous nous transformer radicalement.

Ensuite (et ceci est le plus terrible), nous devons être avalés par le Serpent ; c’est ainsi seulement que nous pourrons nous convertir en Serpents ; c’est là l’enseignement de Wotan ; c’est la doctrine des Mayas et des Aztèques.

Nous ne pourrions jamais jouir des pouvoirs de la couleuvre sans avoir été auparavant avalés par elle, et ceci, malheureusement, nombre d’écrivains pseudo-ésotéristes et pseudo-occultistes l’ignorent.

Je veux pourtant que vous compreniez qu’il n’est pas possible d’être dévoré par la couleuvre sans avoir vaincu auparavant le Dragon.

Dans mon précédent livre intitulé « Les Trois Montagnes », je cite également le Dragon, mais j’ai voulu alors faire référence à un monstre abominable que tout être humain porte en lui, à côté des Trois Traitres et qu’il faut désintégrer dans les Enfers lunaires, inévitablement.

Je parle maintenant d’un Dragon différent ; je me réfère à la réflexion du Logos, à l’intérieur de nous, ici et maintenant ; l’authentique Diable, le Dragon sacré des Dracontiens, qui n’a rien de mauvais ni de pervers, malgré ce que supposent les gens ignorants.

Ce Dragon rouge, cette ombre du Logos solaire en vous, cet entraineur psychologique que chacun porte à l’intérieur de lui, nous met sur le chemin des tentations, afin de nous entrainer sur le chemin de la vertu.

Nous avons déjà dit, et je ne cesserai de le répéter à satiété que sans tentation, il n’y a pas de vertu ; plus fortes sont les tentations, plus grandes seront les vertus, si nous parvenons à sortir victorieux.

La tentation est feu, le triomphe sur la tentation est lumière. Ne regardons donc pas avec mépris Typhon-Baphomet, le Diable, parce que chacun le porte en lui-même, et il est l’ombre du Dieu intime.

Rappelez-vous, mes frères, que le Diable est tout contraste ; le Diable est l’ombre du Soleil, l’ombre de tout arbre, à la lumière de l’astre roi, la nuit, etc. Vu sous un autre angle, cette question vue sous un autre aspect, nous pourrions dire qu’en tant que Diable, il est l’envers de toute médaille ; pour les ténébreux, les gens qui vivent dans l’Abime, pour tous les démons, les Diables sont des anges, des dieux, la lumière, la bonté, la beauté, etc.

Si les gens qui vivent à la lumière s’effraient lorsqu’ils voient les démons, il est clair que les démons s’effraient quand ils voient les gens qui vivent à la lumière ; quand ils voient les anges, les archanges.

Je parle de quelque chose qui me concerne, que j’ai pu vivre, expérimenter par moi-même, de manière directe.

Que de fois, en entrant dans les Mondes infernaux, j’ai vu les ténébreux horrifiés, je les ai entendu s’exclamer : « Un démon est entré ! Défendons-nous ! » Eux, certes, ont ressenti de l’horreur en ma présence ; je suis un démon blanc pour eux et ils sont des démons noirs pour moi ; ainsi, le Diable est une question de contrastes, d’oppositions, etc.

Chez les Dracontiens, on vénérait le Dragon, c’est-à-dire l’ombre du Logos, l’ombre du Soleil spirituel, sa réflexion dans l’univers et à l’intérieur de nous-mêmes.

N’oubliez pas que derrière le soleil qui nous illumine est l’Elon phénicien ou Elion juif ; le Soleil central de cet univers dans lequel nous vivons, nous nous mouvons, où nous avons notre Être.

Il est normal que ce Soleil absolu sacré ait ses contrastes et oppositions ; en tout cas, son ombre en nous et à l’intérieur de nous est Lucifer, le grand entraineur psychologique que nous avons, pour notre bien.

Mais de grâce, je demande ici aux frères qui m’écoutent de comprendre ce que je dis sans avoir peur ; les résistances qu’il y a chez quelques-uns de ceux qui m’écoutent en ce moment sont dues aux préjugés, à la terreur, à l’information erronée de quelques prêtres dogmatiques.

Tous, étant enfants, nous avons reçu une certaine éducation et on nous a inculqué alors des idées négatives et préjudiciables, erronées et absurdes.

On nous a dit que Lucifer était un Diable terrible qui commandait toute la terre, qui nous emportait en un Enfer orthodoxe pour nous torturer dans des poêles, avec du feu, etc.

Je veux, mes amis, que vous sachiez une bonne fois que le Diable des religions orthodoxes n’existe pas ; le vrai Diable, chacun le porte à l’intérieur de lui.

Il y eut, au Moyen Âge, la secte gnostique des Sataniens, et aussi celle des Iscariotes ; les adeptes de ces sectes furent brulés vifs sur les buchers de l’Inquisition.

Il est dommage que la secte des Sataniens ne puisse être restaurée maintenant, faute de la documentation qui fut détruite.

Il est aussi quelque peu douloureux ce fait concret selon lequel Judas Iscariote, à cette heure même, est réellement considéré comme un disciple traitre.

Si nous analysons ce qu’est Satan, le Diable, Lucifer, si nous comprenons qu’il est seulement la réflexion de Dieu en nous, l’ombre du Soleil intime à l’intérieur de chacun, situé au fond de notre âme pour notre bien, de fait et de droit, nous rendrons justice à cette secte gnostique.

Mesdames et messieurs, le Satan orthodoxe, dogmatique, des sectes cléricales, n’existe pas ; l’authentique Lucifer est à l’intérieur de chaque personne et doit être compris de cette manière seulement.

Judas Iscariote est un autre cas intéressant ; réellement, cet apôtre n’a jamais trahi Jésus le Christ, il ne joue qu’un rôle que lui a enseigné son Maitre Jésus.

Le Drame cosmique, la vie, la passion et la mort de Notre-Seigneur le Christ furent représentés, dans les temps antiques, par tous les grands Avatars.

Le grand Seigneur de l’Atlantide, avant la seconde catastrophe transapalnienne, joua en chair et en os le même drame que Jésus de Nazareth. En une certaine occasion, un missionnaire catholique, qui arriva en Chine, trouva le même drame cosmique chez les gens de race jaune. « Je croyais que nous, les chrétiens, étions les seuls à connaitre ce drame ! » s’exclama le missionnaire. Confondu, il quitta l’habit.

Ce drame fut apporté sur la Terre par les Élohim. Tout homme cherchant l’autoréalisation intime de l’Être devra le vivre et se convertir en le personnage central de la scène cosmique.

Ainsi, chacun des douze apôtres de Jésus de Nazareth a dû jouer un rôle dans la scène. Judas ne voulait pas exécuter celui qui lui revenait ; il sollicita celui de Pierre, mais Jésus avait établi fermement la partie que chaque disciple devait symboliser.

Le rôle que Judas représenta, il dut l’apprendre par cœur et il lui fut enseigné par son Maitre.

Judas Iscariote ne trahit donc jamais le Maitre, l’évangile de Judas est la dissolution de l’Ego ; sans Judas, le Drame cosmique est impossible ; cet apôtre est donc l’Adepte le plus exalté et le plus élevé de tous les apôtres du Christ Jésus.

Chacun des douze, indubitablement, a eu son propre Évangile ; nous ne pourrions nier Patar, Pierre. Il est le Hiérophante du sexe, celui qui a les clés du royaume dans sa droite, le grand Initiateur.

Et que dirons-nous de Marc qui garda les mystères de l’onction gnostique avec tant d’amour ? Et de Philippe, ce grand illuminé dont l’Évangile nous enseigne à sortir en corps astral et à voyager avec le corps physique en état de Djinn ? Et de Jean, avec la doctrine du Verbe ? et de Paul, avec la philosophie des gnostiques ? Il serait très long de raconter ici tout ce qui est relatif aux douze et au Drame cosmique.

Le moment est arrivé d’éliminer de nos mentaux l’ignorance et les vieux préjugés religieux : l’instant est arrivé d’étudier à fond l’ésotérisme christique.

Q. Maitre, est-il vrai que les démons terrorisent et tourmentent les gens dans les rues ?

R. Je donnerais avec un grand plaisir une réponse à la question qui vient de l’auditoire. Quand nous nions le Diable des orthodoxes dogmatiques, nous ne refusons pas le Diable authentique qui existe à l’intérieur de chaque personne. Nous ne nions pas non plus les démons ténébreux de l’Averne, qui tourmentent les gens.

Pourtant, nous devons faire une totale différence entre ce qu’est l’ombre du Logos à l’intérieur de nous-mêmes (Lucifer) et ce que sont les démons ou agrégats psychiques ou anges déchus, etc.

Il y a des démons partout, au-dedans et au-dehors de nous : démons sont nos agrégats psychiques ; démons sont les agrégats psychiques du prochain ; démons sont Baël, Moloch, Bélial et beaucoup de millions et de milliards d’autres ; ceux-ci existent et inévitablement, nous devons nous battre contre eux.

Q. Cher Maitre, quelle est la manière efficace de nous défendre des diables qui nous attaquent ?

R. Mes amis, il y a beaucoup de conjurations très anciennes par lesquelles il est possible de se défendre des attaques des ténébreux ; rappelons-nous la Conjuration des sept du sage Salomon, la Conjuration des quatre, le Pentagramme, etc.

Il convient spécialement de savoir que le Pentagramme, avec l’angle supérieur vers le haut et les deux angles inférieurs vers le bas, fait fuir les ténébreux.

Q. Maitre, je veux que Votre Grâce me dise si le cinquième ange qui vient combattre pour donner la sagesse intime de l’Être peut livrer et donner à l’humanité le grand enseignement à propos de Judas Iscariote ?

R. Mes amis, qui, ce soir, m’écoutez, chère dame gnostique qui avez posé la question ; au Moyen Âge, certains éléments réactionnaires, comprenant que Samaël, mon Être réel intérieur, le cinquième des Sept, enseigne la sagesse occulte révolutionnaire, donnèrent à l’ombre du Logos le nom de Samaël ; c’est-à-dire qu’ils me traitèrent de diable, mon délit étant de ne pas entrer dans leurs moules si étroits.

Il me revient maintenant de dévoiler, d’indiquer avec clarté le chemin, de faire la dissection de nombreux mots et concepts, afin que l’on voie ce qu’ils contiennent de vérité.

Je ne suis pas l’unique Initié à connaitre les mystères du drame cosmique ; je ne suis pas non plus l’unique qui ait l’honneur de connaitre le rôle de Judas, puisque, nous le savons, a existé la secte gnostique des Iscariotes, spécialisée précisément dans l’évangile du grand Maitre Judas, fidèle disciple de Notre-Seigneur le Christ.

Les ignorants cultivés, les coquins de l’intellect, les acolytes de nombreuses sectes mortes se sont lancés contre nous pour le fait même d’avoir divulgué ces questions. Cependant, nous accomplissons notre devoir et avec le plus grand plaisir, nous arracherons la lumière aux ténèbres, coute que coute.

On n’a pas rendu justice à Judas, je le répète, bien qu’il soit le plus exalté de tous les douze.

Ce qui arrive, c’est qu’il déplait horriblement à l’humanité d’éliminer l’Ego, et comme la doctrine d’Iscariote va précisément contre le Moi, contre le Moi-même, le plus naturel alors, est que les érudits mêmes des diverses écoles pseudo-ésotéristes et pseudo-occultistes le haïssent mortellement.

En tout cas, les quatre Évangiles ne peuvent pas être pris à la lettre morte ; ils sont écrits en clés ; ils ont précisément été élaborés par des Initiés et pour des Initiés.

Q. Vénérable Maitre, si Judas Iscariote fut le plus exalté de tous les disciples du grand Kabîr Jésus, qui fut alors le traitre ?

R. Je réponds à cette question qui me vient de l’auditoire. Mes amis et frères gnostiques qui m’écoutez, le vrai traitre du Christ est à l’intérieur de chacun de vous ; ceci veut non seulement dire que vous avez trahi le Christ, mais encore que vous le trahissez quotidiennement d’instant en instant, de moment en moment.

Les Frères maçons savent bien ce que sont les trois traitres d’Hiram Abiff : Judas est le démon du désir, qui trahit le Christ intime, de seconde en seconde, Pilate est le démon du mental, qui est toujours en train de se disculper, de se justifier, de se laver les mains, de se déclarer innocent, etc. Caïphe est le démon de la mauvaise volonté ; chacun le porte en lui ; c’est celui qui ne sait pas faire la volonté du Père, celui qui fait toujours ce qu’il a envie de faire, sans que lui importent les commandements du Béni.

Les Trois Traitres assassinèrent Hiram Abiff, le Maitre secret.

Jésus, le grand Kabîr, avant de cristalliser en lui-même les trois forces primaires de l’univers, dut éliminer le Judas intime, comme chacun de vous devez le faire.

Tout ceci étant compris que l’Iscariote ne fit qu’accomplir un devoir envers son Maitre et représenter un rôle qu’il avait appris par cœur, nous devons rendre justice à cet Adepte, devant le verdict solennel de la conscience publique.

Q. Maitre, depuis les initiés du christianisme, la Bible sacrée connue comme le livre de la vérité divine, ne mentionne pas les apôtres sous le même nom que vous, n’enseigne pas non plus que Lucifer est l’ombre de Dieu. Pourquoi devons-nous donner plus de crédit à vos paroles qu’à ce qui se lit dans les saints Évangiles ?

R. Avec le plus grand plaisir, je vais donner une réponse à la question qui vient de l’auditoire. Cher monsieur, les quatre Évangiles furent écrits quatre-cents ans après le Christ, non par les Apôtres, mais par les disciples des Apôtres, et comme je l’ai déjà dit, ils sont écrits en clés.

Ce sont assurément quatre traités d’alchimie et de kabbale.

Nous y voyons, en analysant judicieusement les paroles du grand Kabîr Jésus, les paraboles chaldéennes et égyptiennes, la mathématique pythagoricienne et la morale bouddhiste.

Indiscutablement, le grand Kabîr Jésus a voyagé en Inde, en Chaldée, en Perse, en Grèce, en Égypte, etc.

Nous seuls qui avons étudié le Gnosticisme, qui avons approfondi l’ésotérisme caïnite, Satanien, Iscariote, Naassénien, essénien, pédaticénien, etc., connaissons certes ce que sont les mystères de Lucifer et le rôle que Judas réalisa et celui qu’eut à tenir chacun des douze Apôtres du Maitre Jésus, dans le Drame cosmique.

Ce n’est pas la Bible, précisément, qui va expliquer le rôle de chacun des douze ; commencez par connaitre d’abord à fond, cher monsieur, l’ésotérisme des douze signes zodiacaux et orientez-vous ensuite sur l’étude des religions comparées et des écritures gnostiques.

Vous pourriez, en étudiant la Pistis Sophia, ressentir beaucoup de choses. Il est dommage que ce livre ne se trouve encore qu’en anglais ; j’espère cependant qu’un jour prochain, il sera traduit en espagnol.

En tout cas, nous ne devons pas étudier La Bible à la lettre morte, car elle est écrite de manière symbolique, et ne peuvent la comprendre que les initiés.

Je ne suis pas le seul à connaitre tous ces mystères, mais je suis le premier à les dévoiler, à les rendre publics, pour le bien de l’humanité.

Q. Maitre, faites-moi la faveur de nous expliquer pourquoi Pierre a renié trois fois le Christ ?

R. Je répondrais à cette question avec grand plaisir. On dit que Pierre renia trois fois le Christ et il convient d’en comprendre la signification ; ceci, évidemment, est totalement symbolique ; on entend, par cela, que l’initié tombe et retombe en tentation, que ce soit dans le monde physique ou dans les Mondes internes, et il pleure et souffre l’indicible, mais s’il persévère, s’il est ferme, si, à la fin, il élimine l’Ego et le réduit en poussière cosmique, il se convertit alors en Maitre et parvient à l’autoréalisation intime.

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Re: Samael Aun Weor : La pensée du Jour

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CONFÉRENCE N°44 : LA DESTRUCTION DE NOTRE HÉRÉDITÉ LUNAIRE
(Les Secrets de la Lune)

Traduction d’une conférence intitulée « LA DESTRUCCIÓN DE NUESTRA HERENCIA LUNAR (Los
Secretos de la Luna) »


Nous allons commencer notre conférence de ce soir... Nous commencerons à parler aujourd’hui de
quelque chose d’inquiétant qui, bien qu’étant de type cosmique, est cependant en relation, d’une certaine
façon, avec l’Auto-réalisation Intime de l’Etre. Je veux me référer, de manière emphatique, à la Lune (il
convient que nous connaissions les INFLUENCES DE LA LUNE et la relation de ce satellite avec nous-mêmes et avec la planète Terre en général).

Il y a deux théories contradictoires par rapport au Satellite Lunaire. L’une assure de manière emphatique
que la Lune est un morceau de la Terre projeté dans l’espace. Il y a plusieurs auteurs de type pseudoésotérique et pseudo-occultiste qui préconisent cette théorie.

On assure qu’il y a des millions d’années, quand la comète CONDOOR percuta notre monde Terre, deux
fragments de notre planète furent projetés dans l’espace...

Voilà les deux Lunes ; parce que s’il est bien certain que les gens croient que nous avons une Lune, en
réalité et en vérité, nous avons deux Lunes. L’autre est si petite qu’on ne la perçoit seulement qu’à travers
un télescope, comme une graine de lentille (mais, elle mesure quelques kilomètres) ; elle est assez
éloignée de notre monde Terre ; on la nomme « LILITH » ; elle tourne autour de notre monde : c’est la
LUNE NOIRE.

Mais, nous n’allons pas nous occuper maintenant de Lilith ; il est nécessaire que nous nous occupions de
ce satellite qui nous éclaire la nuit, parce qu’il a une intime relation avec la partie psychologique de
chacun de nous.
Au nom de la vérité, nous devons dire que celui-ci, notre satellite, est plus ancien que notre monde Terre
lui-même, et c’est ce qui est démontré maintenant avec les preuves du CARBONE 14. On a
soigneusement examiné les cailloux rapportés par les astronautes, et cela a définitivement confirmé cette
thèse...
Le monde oriental affirme, avec emphase, que « la Lune est la mère de la Terre »... (Voilà deux opinions
face à ce satellite, et nous, nous devons, donc, percer ce mystère)...

Est-ce un morceau de Terre projeté dans l’espace ? (Comme l’assurent beaucoup de pseudo-ésotéristes, et
même des ésotéristes célèbres)... Est-elle plus ancienne que la Terre ? (Comme l’affirme le monde
oriental)... Laquelle de ces deux thèses sera exacte ? Les faits devront parler...

Un certain auteur (dont je ne mentionne pas le nom, parce qu’en vérité, nous ne devons, en aucune façon,
critiquer qui que se soit), a osé dire que « c’est une nouvelle planète qui est en train de naître, qui se
trouve dans un processus de formation », et que « elle vampirise ou suce la Terre ; elle vit de la Terre » ;
mais les orientaux disent que « c’est la Terre qui la vampirise »...

Qui a raison ? Remettons-nous en aux faits. Les astronautes sont allés sur la Lune (vous le savez,
personne ne le nie) ; des photographies ont été prises et rien ne démontre que la Lune vampirise la Terre ;
si elle la vampirisait, il y aurait de la vie sur la Lune, or il s’avère qu’elle ressemble à une boule de
billard : des volcans éteints, des mers sans eau, du sable et encore du sable, des cailloux et encore des
cailloux, des rochers énormes et aucune vie végétale, ni animale. Ainsi, les faits démontrent qu’elle ne
vampirise pas la Terre.

Par contre, la Terre, elle, est bien en train de vampiriser la Lune (bien qu’elle n’ait plus à la vampiriser) :
elle a une riche vie minérale, végétale, animale et humaine, c’est-à-dire qu’elle a absorbé la vie de la
Lune...

Ce sont les faits, et je m’en remets aux faits ; si la Lune vampirisait la Terre, elle aurait de la vie, mais elle
est bel et bien morte...

Les orientaux disent que « c’est la mère de la Terre »... (Je suis d’accord avec cette opinion). Mais,
réellement, comment pourrons-nous savoir quelque chose sur la Lune, quelque chose qui ne soit pas
simplement la répétition de ce que disent les orientaux et de ce que disent les occidentaux ? Seulement
par la VISION OLOOESTESKHNONIENNE, seulement par ce type de vision, rien de plus. Je le répète :
par la Vision Olooesteskhnonienne. Enregistrez-le bien, notez-le : la vision O, L, OO (deux fois), ES, T,
ES, KH, NONIENNE, d’accord ? Ce type de vision est le seul qui peut nous permettre de faire des
investigations sur la Lune...

Mais, quel type de « vision » est-ce ? Quelle est cette sorte de « vision » que l’on appelle
« OLOOESTESKHNONIENNE » ? C’est un type de vision qui n’appartient pas au psychisme inférieur ;
c’est le type de vision de celui qui connaît LA LUMIÈRE DE LA LUMIÈRE, de celui qui connaît la
Flamme de la flamme, l’Intelligence de l’intelligence, la Vérité de la vérité, l’Occulte de l’occulte...
Celui qui n’a pas encore désintégré les agrégats psychiques qu’il porte dans son intérieur, pourrait-il, par
hasard, posséder ce type de vision ? Il est évident que non ! Il n’y a qu’un tel degré de vision qui permette
de savoir quelque chose de certain sur la Lune !

Au nom de la vérité, je dois vous dire que moi, en tant qu’Initié ou Bodhisattva, il m’a incombé de
travailler dans les précédents Mahamanvantaras, et que, en réalité et en vérité, j’ai connu L’ANTIQUE
TERRE-LUNE ; ce satellite était alors un monde comme le nôtre : il possédait une riche vie minérale,
végétale, animale, humaine ; des mers tempétueuses et des volcans en éruption, etc.

Tous les satellites de notre Système Solaire ont fait partie du Système Solaire précédent, qu’en ésotérisme
on appelle « LA CHAÎNE LUNAIRE ». Alors, tout Système Solaire naît, croît, vieillit et meurt ; ainsi fut
la Chaîne Lunaire, y compris cette Lune qui nous éclaire la nuit, et qui était un des nombreux mondes de
la Chaîne Lunaire.

La période d’activité est appelée en Ésotérisme « MAHAMANVANTARA » ; la Nuit Cosmique, on
l’appelle « PRALAYA ». Ainsi donc, la Lune a eu de la vie et elle est la mère de la Terre ; cela, il faut le
comprendre...

Quand vint la Nuit Cosmique, la Vie Lunaire retourna dans les Dimensions Supérieures de la Nature et du
Cosmos ; son écorce géologique se trouva abandonnée, de plus, les mers peu à peu se sont asséchées,
évaporées, et le feu des volcans s’est éteint (après la Septième Grande Race).
La Lune a eu SEPT GRANDES RACES, mais à la fin de la Septième Grande Race, la vie Lunaire est
retournée dans la Quatrième Dimension ; beaucoup plus tard, dans la Cinquième, postérieurement, dans la
Sixième, et, pour finir, dans la Septième Dimension ; l’écorce physique se trouva à proprement parler
abandonnée et elle se convertit en cadavre.

Et tout ce Système Solaire passé, dont les uniques représentants, de nos jours, sont les satellites lunaires
de notre Système actuel, est mort physiquement ; mais il a continué d’exister sous la forme de ce qui
s’appelle « SUBSTANCE », c’est-à-dire, qu’en ultime synthèse il s’est converti en quelque chose que
nous pourrions nommer « PROMATERIA » (pro-matière), en quelque chose qui s’appelle
« ILIASTER »...

« Iliaster » est une chose qui nous laisse pensif... Qu’est-ce que « l’Iliaster » ? Nous pourrions dire le
« PROTYLE » pour notre matière physique (cependant, ce terme très moderne ne nous satisfait pas non
plus) ; c’est la Substance, c’est la « MULAPRAKRITI » des orientaux, etc.

Cela paraît impossible, mais notre Système Solaire, en ultime synthèse, pourrait se réduire à une
SEMENCE, à son Iliaster, et c’est tout !... Prenons un arbre : un arbre qui s’est développé à partir d’un
germe, et, dans le germe, il y a, en puissance, le tronc, les branches, les feuilles, les fleurs et les fruits ;
l’Iliaster est la semence de n’importe quel Système Solaire. Ainsi, la Chaîne Lunaire s’est trouvée donc
réduite à son Iliaster ; dans l’Iliaster est restée en puissance la Matière, elle est restée latente...

Je dois dire au nom de la vérité que grâce à ce type de vision mentionné, qui est de nature profondément
« ENDOTÉRIQUE », on a donc pu faire des investigations sur les mondes à l’état d’Iliaster. Ces mondes
sont au-delà du Temps, au-delà aussi de l’Éternité : ils sont déposés dans l’espace profond...
Olooesteskhnonienne : voilà le type de vision qui nous a permis de faire des investigations dans la
Mulaprakriti ; des mondes déposés dans le sein profond de l’IMMANIFESTÉ, attendant une nouvelle
MANIFESTATION ; comme c’est intéressant !

Bien, quand commença l’Aurore de la nouvelle Création, du nouveau Mahamanvantara (c’est-à-dire du
nouveau Grand Jour dans lequel nous sommes actuellement), LE LOGOS CAUSAL ou LOGOS-CAUSE
entra en activité ; ce fut lui qui démarra le TOURBILLON ÉLECTRIQUE, l’OURAGAN ÉLECTRIQUE,
et ce fut alors l’électricité qui différencia l’ILIASTER PRIMITIF ; et une fois qu’il fut différencié, la
DUALITÉ entra en action.

Cependant, l’Iliaster en lui-même n’est pas DUEL, il est MONISTE, il inclut PURUSHA et PRAKRITI,
c’est-à-dire l’ESPRIT et la SUBSTANCE ; par conséquent, il est Moniste. Mais l’électricité du Logos
Causal, dans l’Aurore de la Création, s’est différenciée de cet Iliaster, et alors surgit IDEOS, c’est-à-dire
LE CHAOS, le MYSTERIUM-MAGNUM, le MAGNUS-LIMBUS, car il y a deux Limbus Existentiels :
LE MAGNUS-LIMBUS du Macrocosme et le LIMBUS du Microcosme.

Et de même que du Magnus-Limbus surgit de nouveau l’Univers, qu’il s’éveille à une nouvelle activité,
de même, de notre Limbus Microcosmique peuvent surgir également, si on le veut, les CORPS
EXISTENTIELS SUPÉRIEURS DE L’ÊTRE.

Quand a surgi le Limbus-Magnus, comme résultat de la différenciation commencée par le Logos-Cause,
entra immédiatement en activité le LOGOS-SOLAIRE, LE FEU (il devait en être ainsi) : les ELOHIM, en
se dédoublant, se convertirent en PÈRE-MÈRE. De cette suprême union créatrice de LUI et ELLE, de
OSIRIS-ISIS, surgit le troisième, le KABIR, le FEU qui rendit fécond ce Magnus-Limbus dans lequel se
trouvait la semence de cet Univers (là était contenue en puissance la Matière ; c’est là l’authentique
Protyle Originel, c’est la Pro-matière ; c’est là qu’elle se trouvait en puissance, en attente, et le Feu
féconda le Limbus-Magnus ; et alors la Vie Lunaire entra de nouveau en activité, ce Protyle vint à
l’existence)...

Les mêmes éléments, base fondamentale de l’existence des créatures : Feu, Air, Eau et Terre, ont
indubitablement leur Protyle Originel, leur Iliaster. Celui qui parvient à contrôler l’Iliaster des éléments se
convertit, évidemment, en ROI DES ÉLÉMENTS de la Nature et du Cosmos.

Ainsi surgirent les éléments : le Feu, indubitablement, se cristallisa en Air, l’Air en Eau et l’Eau en Terre,
et vint à l’existence un nouveau monde, un nouveau Système Solaire qui surgit de l’Iliaster. Une nouvelle
Terre, fille de la Lune, fille de l’ÂME LUNAIRE, fille de L’ESPRIT LUNAIRE, résultat de son Protyle
Originel ou de son Iliaster...

Au début, cette Terre fut purement MENTALE durant la PREMIÈRE RONDE ; ASTRALE, durant la
SECONDE RONDE ; ÉTHÉRIQUE, durant la TROISIÈME RONDE, et maintenant que nous sommes
dans la QUATRIÈME RONDE, elle est PHYSIQUE ; dans la CINQUIÈME, elle sera à nouveau
ÉTHÉRIQUE, dans la SIXIÈME, elle redeviendra ASTRALE, et dans la SEPTIÈME, MENTALE, et,
pour finir, la vie retournera une autre fois à son Protyle Originel, à son Iliaster, au Germe duquel elle est
sortie, à sa semence authentique.

Ainsi, comme dans une graine, dans un germe (par exemple dans le germe d’un arbre) est contenu en
puissance tout l’arbre, ainsi, dans le Germe de l’Univers, est contenu en puissance tout l’Univers.
Vous voyez comme « la variété est unité »... Rendez-vous compte comme beaucoup de pseudoésotéristes, de pseudo-occultistes et de scientifiques se trompent lorsqu’ils prétendent que « la Lune est un morceau de Terre projeté dans l’espace »... C’est une idée fausse ; aujourd’hui, la coquille grossière qui est restée, ce cadavre-là sans vie, mort, tourne autour de sa fille : la Terre ; et la Terre continue de la
vampiriser en absorbant tous ses éléments ; bien qu’elle n’ait plus à l’absorber : elle l’a déjà toute
absorbée, elle l’a vampirisée...

Ainsi donc, ce n’est pas la Lune qui vampirise la Terre, c’est la Terre qui a vampirisé la Lune ; ils se
trompent les pseudo-ésotéristes et pseudo-occultistes qui prétendent que « la Lune est un morceau de
Terre projeté dans l’espace »...

Il faut faire des investigations directes. Au nom de la vérité, je dois témoigner que comme Bodhisattva,
j’ai vécu sur l’antique TERRE-LUNE et que j’ai connu ses Sept Grandes Races et ses puissantes
civilisations. Un jour viendra où les pelles des astronautes, archéologues, ou géologues qui vont là-bas,
découvriront dans le sous-sol lunaire, les vestiges d’antiques cultures et alors, ils se rendront compte
qu’en réalité « la Lune est plus ancienne que la Terre »...

Ce cadavre froid irradie à présent la mort et la désolation, malheureusement... Il y a un certain frère qui
s’était mis à regarder fixement la Lune pendant des heures ; à la fin, il a perdu la vue ; il est devenu
aveugle pour toujours. Maintenant, ce frère est désincarné...

La Lune exerce une grande influence sur les hautes et basses marées (puisqu’elle est la mère de la Terre),
sur la sève des végétaux, sur les cycles des maladies, etc.

Cependant, c’est la grande amie des Sorciers et des Magiciens Noirs. Rappelons-nous les Sorcières de
Thessalie qui connaissaient à fond les secrets de la Lune ; rappelons-nous les adeptes du Tantrisme Noir
du Bengale, et aussi les Transhimalayens qui n’ignoraient pas les secrets de la Lune...

Les Adeptes du Cercle Conscient de l’Humanité Solaire qui agit sur les Centres Supérieurs de l’Être
gardent très secret ce qui touche à la HUITIÈME SPHÈRE SUBMERGÉE qui est de type lunaire.

Quand on étudie « l’Enéide » de Virgile (le Poète de Mantoue, le Maître du florentin Dante Alighieri), on
peut bien se rappeler ce que dit alors le grand initié Virgile à propos des îles Strophades et de la fameuse
Sorcière nommée « Séléné ».

Au nom de la vérité, nous disons qu’elle est ténébreuse, terriblement mécanique. Malheureusement, nous
en héritons dans notre chair, nous en héritons dans notre sang, dans nos os, dans notre psyché, dans tout !
Donc, notre monde la Terre, avec toutes ses créatures, est fille de la Lune ; ce même MONDE de YESOD,
le MERCURE ou MONDE VITAL ÉTHÉRIQUE, contient aussi, en lui-même, la Lune (dans Yesod, la
Terre et la Lune sont comme un oeuf avec deux jaunes). La cristallisation même de toute semence, tant
dans l’être humain que dans les plantes, et dans tout ce qui est, a été et sera, est dû aux Radiations
Lunaires...

Quel est le Mysterium par exemple d’un arbre ? Sa semence, sa graine. Quel est le Mysterium d’un
homme ? Son germe, sa semence ; ensuite, dans le germe, il y a le MYSTERIUM MAGNUM de
l’homme. Si nous ne travaillons pas avec le Mysterium Magnum du germe humain, nous n’obtiendrons
jamais l’Auto-réalisation Intime de l’Être ; c’est évident.

Indiscutablement, cet univers a surgi de son Protyle Originel. Quand le Bélier, l’Agneau, le FEU SACRÉ
a fécondé le GRAND LIMBUS, le Magnus-Limbus, la vie a surgi. C’est seulement du côté du Bélier, de
l’Agneau, du Feu (que l’on peut écrire avec ces quatre lettres : INRI), que nous pouvons nous rendre
indépendants des Forces Lunaires ; dans le cas contraire, ce n’est pas possible.

C’est terriblement mécanique. Une fois, je vous avais dit que le Soleil a créé cette Race pour faire une
expérimentation. Laquelle ? CRÉER DES HOMMES, DES HOMMES SOLAIRES, mais il y a eu peu de
créations.

À l’époque d’Abraham, quelques créations humaines se sont réalisées ; à l’époque qui a couvert les huit
premiers siècles du christianisme, il y a eu quelques autres créations humaines ; au Moyen Âge, il y en a
eu peu, et maintenant, en ce moment, le Soleil est en train de faire de suprêmes efforts pour voir s’il peut
obtenir quelques créatures de plus... Il essaie, avant que n’arrive HERCOLUBUS, le monde qui vient pour
produire l’incendie universel et la révolution des axes de la Terre, suivie de la fin de la Grande Race
Aryenne...

Ainsi donc, c’est seulement du côté du Feu, du Logos, du côté du Bélier, que nous pourrons nous rendre
indépendants de la MÉCANICITÉ LUNAIRE.

Tous les êtres humains sont mécaniques à cent pour cent, inconscients : ils travaillent avec la Conscience
endormie ; ils vivent endormis ; ils ne savent pas d’où ils viennent ni où ils vont ; ils sont profondément
hypnotisés (l’hypnose est collective, massive, elle s’écoule dans toute la Nature, elle vient de
l’abominable Organe Kundartigateur). Cette Race est hypnotisée, inconsciente, plongée dans le sommeil
le plus profond et il n’est possible de s’éveiller qu’en détruisant le Moi, l’Ego, en l’annihilant, en le
réduisant...

Nous devons reconnaître, en toute clarté, que quasiment tous les êtres humains se trouvent à un Niveau
d’Être très inférieur...

Avant tout, pensons un peu, réfléchissons un instant sur nous-mêmes. Nous avons surgi d’un RAYON
PARTICULIER DE LA CRÉATION, chacun de nous à son Rayon Particulier dans la Création et, dans ce
Rayon auquel nous appartenons, il y a différents NIVEAUX d’ÊTRE.

Certains sont à des niveaux très inférieurs, d’autres sont à des niveaux un peu plus hauts, parce qu’une
chose est le niveau de l’ivrogne et une autre est le niveau de l’ésotériste ou de l’occultiste ; une chose est
le niveau de l’intellectuel et une autre est le niveau du sujet émotif ; une chose est le niveau de l’épouse
digne, modeste, et une autre est le niveau de l’épouse indigne, vaniteuse (il y a différents niveaux
d’Être)...

Vous, mes chers frères, vous avez, à travers ces sermons et ces conférences, reçu beaucoup d’illustrations
ésotériques ; je vous ai indiqué comment vous rendre indépendants des Forces Lunaires qui sont
mécaniques, et comment acquérir l’INTELLIGENCE SOLAIRE ; je vous ai dit que grâce au Feu, nous
pouvons nous libérer de la Mécanicité Lunaire ; je vous ai dit que grâce au Feu, nous pouvons nous
convertir en Hommes Solaires ; mais avant tout je veux que nous soyons sincères : vous tous, ici, ce soir,
vous êtes vous déjà rendu compte, par hasard, de votre propre Niveau d’Être, du Niveau d’Être dans
lequel vous vous trouvez ?

Êtes-vous conscients que vous êtes hypnotisés, que vous êtes endormis ? Vous êtes-vous rendu compte
que vous vous identifiez non seulement avec les choses externes, avec le monde extérieur, mais que vous
vous identifiez aussi avec vous-mêmes, avec vos pensées luxurieuses, avec vos beuveries, avec vos
colères, avec vos convoitises, avec l’auto-importance, avec la vanité, avec le défaut de l’orgueil, avec
l’orgueil mystique, avec l’auto-mérite, etc. ?

Vous êtes-vous rendu compte que, non seulement vous vous êtes identifiés avec l’extérieur, mais avec ce
qui est de la vanité, ce qui est de l’orgueil ? Par exemple aujourd’hui : avez-vous triomphé, dans la
journée, AVEZ-VOUS TRIOMPHÉ DE LA JOURNÉE OU EST-CE LA JOURNÉE QUI A TRIOMPHÉ
DE VOUS ?...

Qu’avez-vous fait aujourd’hui, mes chers frères ; quel défaut psychologique avez-vous éliminé ? Êtesvous sûrs de ne pas vous être identifiés aujourd’hui avec quelque pensée morbide, avec quelque pensée cupide ou avec l’orgueil, ou avec l’insulteur, ou avec une préoccupation, une dette, etc. Êtes-vous sûrs de cela ? Avez-vous triomphé de la journée ou est-ce la journée qui a triomphé de vous ? Qu’avez-vous fait
aujourd’hui : vous êtes vous rendu compte du Niveau d’Être dans lequel vous vous trouvez ? Êtes-vous
passés à un Niveau d’Être Supérieur ou êtes-vous restés où vous vous trouviez ?...

Qu’avez-vous fait, à quoi vous êtes vous consacrés aujourd’hui, mes chers frères ? La journée a-t-elle
triomphé de vous ou est-ce vous qui avez triomphé de la journée ? Croyez-vous, par hasard, qu’il est
possible de passer à un Niveau d’Être Supérieur si nous n’éliminons pas des défauts psychologiques
déterminés ? Ou êtes-vous contents, peut-être, du Niveau d’Être dans lequel vous vous trouvez
actuellement ?

N’oubliez pas, je le répète encore, que dans ce Rayon auquel nous appartenons, il y a différents Niveaux
d’Être, et si nous restons toute la vie dans un Niveau d’Être, alors que sommes-nous en train de faire ?
Pour chaque niveau, dans chaque niveau, il existe des amertumes déterminées, des souffrances
déterminées ; c’est évident... Tous se plaignent de souffrir, tous se plaignent des problèmes, tous se
plaignent de l’état dans lequel ils se trouvent, de leurs luttes... Mais moi, je me demande une chose : les
frères se préoccupent-ils, par hasard, de passer à un Niveau d’Être Supérieur ?

Évidemment, tant que nous sommes au Niveau d’Être où nous nous trouvons, il faudra que se répètent
toutes les circonstances défavorables que nous connaissons déjà, toutes les amertumes que nous avons, et
il faudra que surgissent maintes et maintes fois les mêmes problèmes...

Beaucoup se plaignent et disent : « Mais bon, comment faire pour sortir de l’état dans lequel je me
trouve ? Comment faire pour passer à un Niveau d’Être Supérieur ? » Je leur explique qu’ils doivent
éliminer certains défauts, mais ils ne veulent pas comprendre...

En dessous de nous, de chacun de nous, il y a différents Niveaux d’Être ; au-dessus de nous, il y a
différents échelons. Au niveau où nous sommes, il y a des problèmes ; les luttes, nous les connaissons
déjà, les difficultés sont les mêmes, rien ne change ; tant que nous resterons à ce niveau où nous nous
trouvons, resurgiront maintes et maintes fois des difficultés identiques...

Vous voulez changer, vous ne voulez plus avoir les problèmes qui vous affligent tant : les problèmes
économiques, politiques, sociaux, spirituels, familiaux, ceux du commerce, de la luxure, de la haine, de
l’envie, ceux de..., etc. ? Vous voulez vous sortir de tant de difficultés ? Vous n’avez qu’à passer à un
Niveau d’Être Supérieur !

Chaque fois que nous faisons un pas vers un Niveau d’Être Supérieur, nous nous rendons un peu plus
indépendants des Forces de la Lune, qui se trouvent, comme je vous l’ai déjà dit, dans notre chair, dans
notre sang, dans nos os, dans notre Esprit, dans notre Âme et dans tout, parce que nous sommes
malheureusement « fils de la Lune »...

Quelquefois, nous avons parlé du « TRAIT PSYCHOLOGIQUE CARACTÉRISTIQUE
PARTICULIER » de chaque personne. Il est certain que chaque personne a un Trait Caractéristique
Psychologique ; c’est certain. Certains auront comme Trait Caractéristique la luxure, d’autres l’envie,
d’autres la haine, etc., mais le Trait Caractéristique est une somme de plusieurs Traits Typiques
Particuliers...

Et il faut que je vous dise, mes chers frères, que POUR CHAQUE TRAIT CARACTÉRISTIQUE
PARTICULIER, IL EXISTE toujours UN ÉVÉNEMENT DÉFINI, une circonstance définie. Si un
homme est luxurieux, qu’il observe bien sa vie : il y aura toujours des circonstances de luxure dans sa vie,
accompagnées de problèmes déterminés... Si un autre est un ivrogne : c’est son Trait Caractéristique (qu’il
observe sa vie). Si celui-là est envieux, eh bien, c’est son Trait Caractéristique, et autour de lui il y aura
des prisons, il y aura des problèmes économiques, des avocats, des procès, etc. Pour chaque Trait
Caractéristique Particulier, il existe toujours une circonstance ou une série de circonstances définies qui se
répète toujours, et toujours et toujours...

De sorte que si nous ne connaissons pas notre Trait Caractéristique Psychologique nous allons mal. Nous
avons besoin de le connaître, si nous voulons passer à un Niveau d’Être Supérieur et éliminer en nous les
éléments indésirables qui constituent ce Trait Caractéristique Psychologique Particulier. Dans le cas
contraire, comment passerions-nous à un Niveau d’Être Supérieur ? Vous voulez cesser de souffrir, mais
vous ne faîtes rien pour changer, vous ne luttez pas pour passer à un Niveau d’Être Supérieur ; alors,
comment pourriez-vous changer ?

Maintenant, il y a un fait concret dans la vie, et c’est celui de la DISCONTINUITÉ de la Nature ; c’est
évident. Tous les phénomènes sont discontinus. Ainsi donc, les différents Niveaux d’Être sont
discontinus ; cela signifie qu’au moyen de l’Évolution, nous ne parviendrons jamais à la perfection ; LE
DOGME DE L’ÉVOLUTION ne sert à rien, si ce n’est qu’à nous arrêter.

Je connais beaucoup de pseudo-ésotéristes et de pseudo-occultistes, des gens sincères, avec un bon coeur,
embouteillés dans le Dogme de l’Évolution, qui attendent que le temps les perfectionne et des milliers et
des millions d’années passent et jamais ils ne se perfectionnent. Pourquoi ? Parce qu’ils ne font rien pour
changer de Niveau d’Être, ils sont en permanence sur le même échelon. Alors, il faut passer au-delà du
Dogme de l’Évolution, et s’engager sur le Chemin Révolutionnaire, sur le Chemin de la RÉVOLUTION
DE LA CONSCIENCE.

L’ÉVOLUTION et sa soeur jumelle l’INVOLUTION sont deux lois qui agissent simultanément dans tout
le créé ; elles constituent l’axe mécanique de la Nature, mais jamais elles ne nous amèneront à la
Libération (elles forment la Roue du Samsara).

Il y a Évolution dans le grain qui germe, dans la plante qui croît et qui donne des feuilles et des fruits ; et
il y a Involution dans l’arbre qui s’étiole peu à peu, dégénère, entre en décrépitude et à la fin meurt.
Il y a Évolution dans la créature qui se forme dans le ventre maternel, chez le jeune qui se lance dans la
lutte de la vie ; il y a Involution chez l’ancien qui entre en état de décrépitude et finit par mourir.
Les Lois de l’Évolution et de l’Involution sont purement matérielles, physiques, elles n’ont rien à voir
avec l’Auto-réalisation Intime de l’Être. Nous ne les nions pas, elles existent, mais elles ne servent pas à
l’Auto-réalisation. Nous autres, il nous faut être vraiment révolutionnaires et nous engager sur le Chemin
de la Révolution de la Conscience... Comment pourrions-nous passer à un Niveau d’Être Supérieur, si
nous n’étions pas révolutionnaires ?

Observons les différentes marches d’un escalier : elles sont discontinues. Il en est de même pour les
différents Niveaux d’Être : discontinus ; à chaque Niveau d’Être appartient un nombre déterminé
d’activités. Quand on passe à un Niveau d’Être Supérieur, on doit faire un saut et laisser toutes les
activités qu’on avait dans le Niveau d’Être Inférieur...

Il me vient encore en mémoire ces époques de ma vie, d’il y a 30, 40, ou 50 ans, époques qui furent
transcendées. Pourquoi ? Parce que j’étais passé à des Niveaux d’Être Supérieurs ; et ce qui était alors
pour moi de la plus haute importance, mes activités de cette époque, furent suspendues, interrompues,
parce que dans les ÉCHELONS SUPÉRIEURS il y a d’autres activités qui sont complètement différentes.
Ainsi vous-mêmes, si vous devez passer à un Niveau d’Être Supérieur, vous devrez laisser beaucoup de
choses qui, actuellement, sont pour vous importantes et qui appartiennent au niveau dans lequel vous vous
trouvez...

Cela implique donc un saut, et CE SAUT EST RÉVOLUTIONNAIRE, rebelle ; il n’est jamais de type
évolutif, il est toujours révolutionnaire, rebelle ; il n’est pas évolutif, il n’est pas involutif non plus : il est
révolutionnaire, rebelle...

Et ainsi, nous autres, en montant par les différents Niveaux d’Être, nous arriverons au Niveau d’Être le
plus élevé, ou aux Niveaux d’Être les plus élevés en Dieu.

Dieu même est Intelligence. Il est L’INTELLIGENCE DE L’INTELLIGENCE. Il n’est pas la Lumière
Spirituelle, Il est LA LUMIÈRE DE LA LUMIÈRE SPIRITUELLE, Il est LA FLAMME DE LA
FLAMME, LA VÉRITÉ DE LA VÉRITÉ... Arriver à cette expérience du RÉEL de ce qui est RÉEL
requiert de passer à des Niveaux d’Être Supérieurs et ce n’est possible qu’au moyen d’incessantes
révolutions, de constantes révolutions...

Quand on étudie les Évangiles du Christ, on en vient à se rendre réellement compte que le Seigneur de
Perfection veut que nous nous libérions...

Voyons « LES BÉATITUDES », par exemple ; elles sont SOLAIRES à cent pour cent, non pas lunaires.
Les « Béatitudes » commencent par nous enseigner la NON-IDENTIFICATION : « Bienheureux, dit le
Seigneur de Perfection, Bienheureux les pauvres en Esprit parce que le Royaume des Cieux est en eux »...
Mais alors, qui sont les « pauvres en Esprit » ? Ne vous est-il pas arrivé d’y réfléchir ?

Un homme qui est identifié avec l’argent, avec ses procès, avec ses affaires, etc., est-il par hasard un
« pauvre en Esprit » ? Un homme qui est identifié avec lui-même, qui est rempli d’images de lui-même,
qui se sent important, puissant, sublime, ineffable, etc., est-il par hasard un « pauvre en Esprit » ? Il est
évident que non ! Celui qui est plein de lui-même, qui n’a pas laissé une petite place pour Dieu ; alors, ce
n’est pas un « pauvre en Esprit » (Comment pourrait-il être Bienheureux ?).

Regardons, par exemple, l’orgueil. N’est pas orgueilleux seulement celui qui a de l’argent ; n’est pas
orgueilleux seulement celui qui fait partie d’une famille très « bon chic bon genre », comme on dit ; n’est
pas orgueilleux seulement celui qui a une voiture flambant neuve, qui se sent content de lui ; il y a un
autre orgueil ; je veux me référer de façon claire à l’ORGUEIL MYSTIQUE. Certaines écoles de type
pseudo-ésotérique et pseudo-occultiste, disent que « grâce à la Loi d’Évolution, un jour ou l’autre nous
arriverons à être des Dieux Ineffables ; l’homme est appelé à se convertir en un Dieu »...

Il est clair que de tels enseignements nous conduisent à l’ORGUEIL MYSTIQUE, à la SUFFISANCE
SPIRITUELLE, à la MYTHOMANIE ; parce que l’Homme, bien qu’il soit très parfait, bien qu’il arrive à
être un Bodhisattva, en réalité n’est rien de plus que cela : un Homme...

Dieu est « le Père qui est en Secret », lui seul est Dieu. Le Père peut prendre l’Homme, s’il est très parfait,
si c’est un Bodhisattva ; il le met dans son mental, ou il le met dans son coeur, ou il le fait travailler en
dehors de lui-même, dans quelque lieu, pour qu’il fasse quelque chose ; mais, que cet Homme, ce
« freluquet » se sente comme un Dieu, c’est de la Mythomanie de la pire espèce, du plus mauvais goût.
Les Hommes sont des Hommes, et rien de plus que ça : des Hommes. Dieu, lui, est Dieu. Mais nous
autres, les Hommes, nous ne sommes que des Hommes. Celui qui se sent très Sage parce qu’il a certaines
connaissances en Pseudo-Ésotérisme ou en Pseudo-Occultisme, ici, dans le mental, et qui pense qu’il est
un Grand Initié, etc., est tombé dans la Mythomanie, il est plein de lui-même...

Chacun de nous n’est rien d’autre qu’un vil ver de la boue de la terre. Quand je dis cela, je commence par
moi, qui me considère comme tel et rien de plus que cela : un vil ver de la boue du monde...

Dieu est Dieu, mais c’est Lui, c’est son affaire. Nous autres, nous ne sommes pas des Dieux, nous
sommes simplement de vils vers de la boue de la terre et nous croire des Dieux est une absurdité, comme
nous croire des Sages...

Ainsi, en réalité et en vérité, mes chers amis, être plein de soi-même, avoir de fausses images de soimême, des fantaisies sur soi-même, ce n’est pas être « pauvre en Esprit »...

Quand on reconnaît sa propre nullité et sa misère intérieure, quand on ne se sent pas aussi sublime, ni
aussi Divin, ni aussi Sage, quand on comprend qu’on est un pécheur comme n’importe quel autre, alors
on n’est pas plein de soi-même, et on sera un « Bienheureux »...

Mais « être Bienheureux », qu’est-ce que c’est ? Beaucoup pensent qu’on sera Bienheureux le jour où l’on
sera mort et que l’on ira là-haut, jouir de la Félicité Céleste, avec les Angelots. Non ! C’est une idée
fausse ! « BIENHEUREUX » signifie « FÉLICITÉ », « on aura la félicité ». Où ? Ici et maintenant !...
On entrera dans LE ROYAUME DES CIEUX ! Il est vrai qu’on entre dans le Royaume des Cieux. Mais
où est le Royaume des Cieux, dans quel lieu de l’Univers est-il ? Soyons sincères envers nous-mêmes ; le
Royaume des Cieux est formé par LE CERCLE CONSCIENT DE L’HUMANITÉ SOLAIRE qui agit sur
les Centres Supérieurs de l’Être ; c’est ça le Royaume des Cieux. Ainsi donc, soyons pratiques et
comprenons tout cela ; c’est ainsi que nous devons agir...

Ainsi donc, l’Évangile du Seigneur commence par enseigner la Non-Identification. On s’identifie avec
soi-même, pensant qu’on va obtenir plus d’argent, une belle automobile du dernier modèle, ou la fiancée
qu’on désire, ou qu’on va obtenir une grande fortune, ou qu’on est un homme important, ou qu’on est un
grand sage ; il y a beaucoup de façons de s’identifier avec soi-même. On doit commencer par NE PAS
S’IDENTIFIER AVEC SOI-MÊME et ensuite NE PAS S’IDENTIFIER AVEC LES CHOSES DE
L’EXTÉRIEUR.

Quand on ne s’identifie pas, par exemple, avec quelqu’un qui nous insulte, on lui pardonne, on l’aime, on
ne peut pas le blesser ; et si quelqu’un blesse notre amour-propre, mais qu’on ne s’identifie pas avec
l’amour-propre, il est clair qu’on ne peut ressentir aucune douleur, puisque cela ne nous fait pas mal.
Et si on ne s’identifie pas avec la vanité, peu nous importe d’aller dans la rue avec des pantalons
raccommodés. Pourquoi ? Parce qu’on n’est pas identifié avec la vanité. Ainsi, avant toutes choses, ne
nous identifions pas avec nous-mêmes, et ensuite, ne nous identifions pas avec les vanités du monde
extérieur.

Quand on ne s’identifie pas avec soi-même, on peut PARDONNER. Rappelons-nous la Prière du
Seigneur : « Pardonne-nous nos dettes comme nous pardonnons à ceux qui nous doivent »...

Personnellement, je vais plus loin : il ne suffit pas simplement de pardonner, il faut ANNULER LES
DETTES ; et c’est tout. Quelqu’un pourrait pardonner à son ennemi, mais sans jamais annuler ses dettes !
Il faut être sincères, nous devons les annuler et ceci est le sens profond de cette phrase qui dit :
« Pardonne-nous nos dettes comme nous pardonnons à ceux qui nous doivent »...
Tant qu’on s’identifie avec soi-même, on ne peut pardonner à personne. Cela fait mal quand on est
insulté, cela fait mal quand on est humilié, cela fait mal quand on est déprécié. Pourquoi ? Parce qu’on a
le Moi de l’orgueil, on a le Moi de l’amour-propre à l’intérieur de soi, bien vivant. Et tant qu’on a le Moi
de l’amour-propre, on a mal lorsque quelqu’un blesse notre amour-propre. Ainsi, si nous ne nous
identifions pas, alors, il nous est facile de pardonner et, plus encore, je dis : annuler les dettes est ce qu’il
y a de mieux...

L’Évangile du Seigneur dit également : « Bienheureux les doux car ils recevront la Terre en héritage »...
Voilà une autre chose que personne n’a compris. « Bienheureux » dirons-nous, CEUX QUI N’ONT PAS
DE RESSENTIMENT, parce que si on a du ressentiment, comment peut-on être doux ? Le rancunier
passe son temps à « FAIRE DES COMPTES » : « Ah, mais c’est que je lui ai fait tant et tant de faveurs, à
cet individu, que moi, et moi, et moi, et moi, je l’ai protégé, j’ai fait envers lui si souvent preuve de
charité, et voyez comme il m’a payé ! » « Ah, cet ami à qui j’ai tant rendu service, et maintenant il n’est
pas capable de me rendre service !... » Voilà donc les comptes du rancunier.

Quand L’Évangile du Seigneur dit : « Bienheureux les doux car ils recevront la Terre en héritage », on
doit traduire : « Bienheureux CEUX QUI N’ONT PAS DE RESSENTIMENT »... Comment pourrait-on
être « doux », si on est rempli de ressentiment ? Celui qui est rempli de ressentiment vit « en faisant des
comptes » à tout instant ; naturellement, il n’est pas doux. Alors, comment pourrait-il être
« Bienheureux » ?

Qu’est-ce qu’on entend par « Béatitude » ? On doit comprendre : « La félicité »... Êtes-vous sûrs d’être
heureux ? Qui est heureux ? J’ai connu des gens qui disent : « Moi, je suis heureux ; moi je suis content
de ma vie, je suis heureux »... Mais eux-mêmes, nous les avons entendu dire : « Untel m’ennuie », « Ce
type m’agace », « Je ne sais pas pourquoi je n’arrive jamais à avoir ce que je désire tellement »... Alors, ils
ne sont pas heureux. En réalité, ce qui arrive, c’est qu’ils sont hypocrites, c’est tout...

Il est très difficile d’être heureux ; il faut, avant tout, être « doux ». Le terme « BÉATITUDE » signifie
« FÉLICITÉ INTIME » (non pas dans mille ans ; mais maintenant, ici même, dans l’instant que nous
sommes en train de vivre)...

Si nous devenons véritablement « doux » grâce à la Non-Identification, alors nous parviendrons à être
heureux. Mais, il est nécessaire, non seulement de ne pas nous identifier avec nos pensées de luxure, de
haine, de vengeance, de rancœur ou de ressentiment, mais il faut ÉLIMINER de nous-mêmes « LES
DÉMONS ROUGES DE SETH », ces agrégats psychiques qui personnifient nos défauts de type
psychologique.

Nous devons comprendre, par exemple, ce qu’est le processus du ressentiment ; il faut faire la dissection
du ressentiment. Quand on arrive à la conclusion qu’on a du ressentiment parce que l’on a, à l’intérieur de
soi, l’amour-propre, alors on lutte pour éliminer l’Ego de l’amour-propre, le Moi de l’amour-propre. Mais
il faut le comprendre pour pouvoir l’éliminer ; on ne pourra pas l’éliminer si on ne l’a pas compris au
préalable.

Bien sûr, mes chers frères, pour pouvoir l’éliminer, il faut appeler DEVI-KUNDALINI SHAKTI. C’est
elle qui peut désintégrer n’importe quel défaut psychologique, y compris le Moi de l’amour-propre... Êtes-vous sûrs de ne pas avoir de ressentiment contre quelqu’un ? Qui, parmi vous, est sûr de ne pas avoir de ressentiment ? Lequel d’entre vous est sûr de ne pas « être en train de faire des comptes » ? Lequel ?

Tout ce dont je vous parle est de type lunaire. Voyez comme nous portons la Lune jusque dans la moelle
de nos os. Et si nous voulons devenir indépendants de la Mécanicité Lunaire, nous devons éliminer de
nous-mêmes le Moi du ressentiment, le Moi de l’amour-propre, parce qu’il est écrit ceci : « Bienheureux
les doux (c’est-à-dire ceux qui n’ont pas de ressentiment) car ils recevront la Terre en héritage »...
Cela, il faut le comprendre mes chers frères, le comprendre très clairement. Quand on commence à
comprendre cela, on avance sur le chemin qui conduit à la LIBÉRATION FINALE...

C’est seulement grâce au FEU SOLAIRE, grâce au Feu du Bélier, de l’Agneau, du MOUTON INCARNÉ,
du CHRIST INTIME, que nous pouvons vraiment brûler tous ces éléments inhumains qui se trouvent à
l’intérieur de nous ; et, à mesure que la Conscience commence à se libérer de son flacon, à se
désembouteiller, nous nous éveillons peu à peu.

Mais, la Conscience ne peut pas s’éveiller tant qu’elle continue à être embouteillée parmi les agrégats
psychiques qui, tous ensemble, constituent le Moi-même, le Moi, l’Ego. Nous devons passer par
l’ANNIHILATION BOUDDHIQUE, ici et maintenant ; nous devons « MOURIR » d’instant en instant,
« ce n’est qu’avec la « mort » qu’advient le nouveau ; si le germe ne meurt pas, la plante ne naît pas »...
Nous devons apprendre à vivre, nous libérer, donc, de cette hérédité lunaire que nous avons ; en vérité,
mes chers frères, nous portons cette hérédité depuis le Protyle même duquel a surgi l’Univers.

La Lune a donc été notre mère ; nous sommes lunaires, nous sommes des « SÉLÉNITES », bien que nous
vivions sur la Terre. Maintenant, nous avons besoin de redevenir SOLAIRES, de marcher vers la VIE
SOLAIRE, de recevoir l’INITIATION SOLAIRE. Si nous procédons ainsi, nous obtiendrons vraiment la
Félicité authentique et la Libération. Dans le cas contraire, ce ne sera pas possible... Ce ne sera pas
possible...

Nous avons besoin de nous convertir en HOMMES SOLAIRES véritables, au sens complet du terme, et
ceci ne sera pas possible si nous n’éliminons pas, de notre nature psychologique, ce que nous avons de
lunaire. Si nous y parvenons, le Feu nous libérera, il nous transformera, il fera de nous des créatures
différentes...

Bien, ici s’arrêtent mes paroles ; maintenant, je vous donne l’opportunité de poser des questions. Vous
pouvez tous poser les questions que vous avez besoin de poser, en relation avec ce thème ; ne pas sortir
du sujet en posant la question...

Je dois vous dire, au nom de la vérité, que nous sommes en Troisième Chambre et que ceux qui viennent
ici doivent être prêts ou ne pas venir et rester en Seconde Chambre jusqu’à ce qu’ils soient prêts ; ici, nous
n’avons, en ce sens, de considérations d’aucune sorte... les questions doivent être à la hauteur de la
Troisième Chambre. Voyons, posez les questions dont vous avez besoin...

Disciple. Maître, le Trait Psychologique est-il en intime relation avec le Niveau d’Être ?

Maître. C’EST INDISCUTABLE, et chacun a son propre Trait Psychologique Caractéristique qui est
aussi une SOMME DE PETITS TRAITS PSYCHOLOGIQUES ; je dirai plus : à chaque Trait
Psychologique que chacun a, correspondent des circonstances déterminées, et tant qu’on n’élimine pas de
soi-même ce Trait Psychologique Caractéristique Originel, représenté par de multiples Mois ou agrégats
psychiques, on passera toujours par les mêmes circonstances, maintes et maintes fois, parce qu’à chaque
Niveau d’Être correspondent toujours les mêmes circonstances ; elles se répètent maintes et maintes fois.
Par contre, si on passe à un échelon plus élevé, à un autre Niveau d’Être, les circonstances changent
immédiatement, totalement. Mais, pour passer à un autre échelon du Niveau d’Être, nous avons besoin,
avant tout, de connaître le Trait Psychologique Caractéristique que nous avons, qui n’est autre que la
somme des différents agrégats caractéristiques originels... Voyons, mon frère...

D. Vénérable Maître, dans des conférences précédentes, vous nous avez parlé de la « Loi de
Réabsorption ». La Lune étant, comme vous l’avez expliqué, un cadavre, ne se résorbera-t-elle pas dans le
sein de l’Incréé, restera-t-elle toujours dans La Prakriti ?

M. Toi tu es en train de parler du point de vue d’une seule clé pour l’Investigation de la Nature. Les
matérialistes, les tenants du Marxisme ou du Matérialisme n’ont, en réalité et en vérité, qu’une seule clé
pour l’investigation des Mystères de la Nature, et cette clé s’appelle « Matière » (ils ne la connaissent pas,
mais ils l’appellent « Matière », bien qu’ils ne la connaissent pas). Nous, les Gnostiques, nous avons
SEPT CLÉS pour l’étude des Mystères de la Nature.

J’ai déjà dit et je répète que LES ÉLÉMENTS DE L’ANTIQUE TERRE-LUNE RETOURNERONT, je le
répète, À LEUR ILIASTER ; évidemment, quand les éléments (qui sont fondamentaux : le Feu, l’Air,
l’Eau et la Terre) sont retournés à leur Iliaster, la Lune s’est convertie en cadavre ; parce que les créatures
ne pourraient pas exister sans les Éléments ; le végétal, l’animal, ou l’humain ne pourraient pas exister
sans les éléments Feu, Air, Eau et Terre...

Pensons que le corps humain a, en lui, les Quatre Éléments : le Feu, représenté par ses GLOBULES
ROUGES ; l’Eau par la LYMPHE et LE SPERME SACRÉ ; l’Air par ses POUMONS et la Terre par ses
OS ; mais, si nous enlevions les Éléments, les Quatre Éléments à la Terre, est-ce que par hasard la vie
organique pourrait exister à la surface de la Terre ? Et où sont retournés les Éléments, les Quatre Éléments
de l’antique Terre Lune si ce n’est, par hasard, à leur Iliaster ? Ils sont restés dans l’Iliaster, c’est évident.
Alors, ce que nous voyons aujourd’hui, cette écorce qui tourne autour de la Terre (favorable, très
favorable, oui, aux Sorcières de Thessalie et au Tantrisme du Bengale ou Himalayen et Transhimalayen),
N’EST RIEN DE PLUS QU’UN CADAVRE qui tourne incessamment autour de la Terre, mais qui n’est
rien de plus que cela : un cadavre.

Les scientifiques qui supposent que c’est un morceau de Terre projeté dans l’espace, une éclaboussure
terrestre, sont complètement dans l’erreur ! Pourquoi Vénus et Mercure n’ont-ils pas de Lunes ? Qu’est-ce
qui se passe ? Et pourquoi notre terre, par contre, a cette lune et une autre qui est beaucoup plus loin ? ET
POURQUOI JUPITER A DES LUNES ET SATURNE ÉGALEMENT ? Les hommes de science
pourraient-ils nous donner une explication ?...

Ou est-ce que, par hasard, il y a eu aussi dans Jupiter des explosions qui ont formé des Lunes, de même
que dans Saturne ? Peut-être que Condoor a également percuté là-bas, Jupiter, ou Neptune ou Mars ; que
savent-ils de cela ? Rien, de rien, de rien, de rien !

Ils n’ont qu’une clé pour l’investigation des mystères de la Nature ; nous, nous avons sept clés, et toute la
Vie Lunaire est retournée, je le répète, à son Iliaster. Là-bas, elle est restée déposée dans l’Iliaster. Que
plus tard, elle se soit différenciée d’avec la Puissance Électrique pour donner naissance au chaos ou aux
IDEOS ou simplement au Mysterium Magnum ou Limbus-Magnum (d’où a surgi postérieurement
l’Univers grâce à l’intervention du Feu), c’est autre chose.

De sorte que tous ces éléments, qui sont les nôtres aujourd’hui, proviennent de la Lune, y compris
l’Élément Terre qui est resté dans son Iliaster. Mais, ce cadavre-là qui tourne autour de la Terre (si sinistre
et tellement ami des Sorciers et des Magiciens Noirs), est évidemment appelé à disparaître et disparaîtra
avant que se termine ce Mahamanvantara. Une autre question ?

D. Maître, à quoi est dû l’éclat que produit la Lune, quel est l’élément qui fait qu’elle produit de la
lumière ?

M. C’est un phénomène connu de n’importe qui sachant ce qu’est un miroir ! Toi-même tu peux prendre
un miroir et refléter la lumière solaire et la projeter sur ce que tu veux. C’est simplement un miroir qui
REFLÈTE LA LUMIERE SOLAIRE et qui la projette sur la Terre. Une autre question ? Vas-y mon
frère...

D. La Planète Lune subira-t-elle des modifications avec la venue d’Hercolubus, Maître ?

M. Bon, pour autant que nous sachions, ELLE PEUT S’ÉLOIGNER UN PEU PLUS DE L’ORBITE
TERRESTRE, mais elle brillera toujours à une certaine distance de la Terre jusqu’à ce qu’arrive la fin du
Mahamanvantara. Voyons... Vous avez tous le droit de poser des questions ; ici on est libre de parler...
Voyons Aladino...

D. Vénérable Maître, nous reconnaissons les Influences Lunaires [...] et tout cela ; mais, pourquoi la
Culture des Mayas, par exemple le Temple Lunaire de Chichen Itza, a donc le symbole de Aka-Bolzub, la
Mère Divine, et qu’elle est à l’origine de cultes, de Centres Lunaires, etc. Et pourquoi ici, à Teotihuacan,
dans la Pyramide de la Lune, on faisait des Rituels pour la femme qui désincarnait ou qui était Initiée.
Autrement dit, c’était en relation directe avec la femme, avec l’Isis, avec la Lune ? Voilà ma question,
Maître.

M. Bon, observons aussi les cimetières : là où règne la pourriture, là où la végétation est plus riche, là où
est la mort, la vie règne en abondance ; c’est évident.

L’ASPECT POSITIF DE LA LUNE ou la partie rayonnante de ce qu’est la Lune (non pas l’aspect
cadavérique, mais l’aspect de l’Esprit), en nous référant donc à proprement parler à l’Iliaster, en nous
référant au Mysterium Magnum (qui est dans l’homme vivant, dans ses glandes sexuelles, et desquelles
peut surgir l’Adepte Réel), en nous référant à ce Limbus-Magnum duquel a surgi le Système Solaire (qui
est de type lunaire, où est contenue ADITI-PRAKRITI, c’est-à-dire l’Esprit et la Substance Primordiale),
donc CELA MÉRITE QU’ON LUI RENDE UN CULTE.

C’est l’aspect positif ; celui de PURUSHA-PRAKRITI ou celui, plus simplement, de l’INTELLIGENCE
MAHAT qui est passée de l’antique Lune à la Terre. Parce qu’il est évident que dans ce grand LimbusMagnus, d’où a surgi cette Terre sur laquelle nous vivons, il y avait Mahat, l’Intelligence Universelle qui est encore là, et qui ne fait qu’un avec Prakriti, c’est-à-dire avec la vie, avec la Nature.

Si on considère les choses de ce point de vue, IL Y A DES CULTES LUNAIRES, c’est évident ; mais il
est tout autre, ce cadavre-là qui tourne autour de la Terre (ami des Sorcières de Thessalie et des adeptes du
Tantrisme du Bengale) qui contamine, par ses germes en décomposition, tout ce qui est, a été et sera.
Ainsi donc, cela vaut la peine de savoir qu’on rend un culte à la Lune de la Lune, mais qu’on ne rend pas
un culte à la croûte géologique qui tourne autour de la Terre, parce que nos ancêtres les Mayas ne furent
pas des idolâtres ; compris ? Donc, si on la regarde seulement de ce point de vue, elle est comme un
symbole, rien de plus.

Y a-t-il une autre question ? Bon, je vois que vous gardez tous le silence, nous allons donc commencer
l’Onction Gnostique. Paix Invérentielle !

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Re: Samael Aun Weor : La pensée du Jour

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Pour le Petit Nombre
Chapitre 1 : Pour le Petit Nombre


Il y a 4 000 ans, je naquis sur la terre des Pharaons.

En l’année 1975, j’ai vu mon corps mort, comme un squelette.

Je dois réaliser la guérison de mon corps astral ; il a été affecté par l’apparition ou ségrégation des germes des Moi. J’ai besoin de guérir, jusqu’au plus petit filament qui compose le corps astral, parce que les germes des Moi laissent de grandes traces.

Les germes des Moi ont une forme de ver, et plusieurs formes infinies.

Le 13 janvier 1977, j’eus l’expérience mystique de monter par un chemin accidenté, couvert de boue et d’excréments humains. Il y avait des abîmes partout. Sur mes épaules, je portais un gros ballot avec un petit bouchon, qui s’ouvrait de temps en temps et duquel sortaient des puces qui lacéraient toute ma chair.

Les puces sont le symbolisme des critiques que me faisait l’humanité.

1. H. Chaos.

2. H. Le monde éthérique.

3. H. Le monde astral.

4. H. Le monde mental.

5. H. L’Adepte qualifié, dans le monde causal, se présente à une table normale.

6. H. Le monde de Bouddhi.

7. H. La Mère divine avale le dernier des véhicules de l’Atman. Je me trouve à cette étape, en l’année 1977.

8. H. La Résurrection.

9. H. Les Mystères christiques.

10. H. L’ère dans laquelle se cristallise l’Ancien des Jours.

11. H. ? ? ?

12. H. ? ? ?

J’ai besoin de monter avec Pistis Sophia, pour arriver à l’Éon 13. Dans l’Éon 13, on arrive à un état de l’Être, où l’on n’a plus besoin de s’occuper de soi-même, et on peut se dédier pleinement à l’humanité.

Je sais que m’attendent de grands triomphes, bien que je me trouve seul sur le chemin qui mène à l’Absolu.

Toujours, je me suis demandé : pourquoi dois-je dépendre de la fatalité ?

Aider l’humanité, c’est bien, mais montrer mes pouvoirs, ce n’est pas bien.

Ne dépends pas d’idées ou de concepts d’autrui, parce qu’à l’intérieur de toi-même, se trouve la Sagesse.

La méditation doit être correcte. Le mental doit être exact. On a besoin de la pensée logique et du concept exact afin que les sens internes se développent, absolument parfaits.

Toute incohérence, tout manque de logique et d’équilibre mental, obstrue l’évolution et le progrès des chakras, disques et fleurs de lotus du corps astral.

Pour enquêter dans les mondes supérieurs, il est nécessaire d’avoir une pensée logique et le concept exact.

Quand l’Ego est annihilé, les processus optionnels du mental disparaissent. Option, c’est l’émission de concept, avec peur que l’autre concept soit le vrai, et ceci montre de l’ignorance.

Les Nirmanakayas sont ceux qui ont renoncé au Nirvana par amour pour l’humanité et pour le Grand-Œuvre.

Les Sambhogakayas sont ceux qui possèdent trois degrés de perfection.

La Dakini est une femme astrale ou fée que remettent les Époptes.

Les Dharmapalas sont les Mages astraux de la Force.

Toute vision vraiment positive doit être totalement corroborée par les faits concrets du monde physique. La Vérité ne s’éloigne pas de la nature humaine.

Si ce que nous considérons comme vrai se détourne de la nature humaine, alors, ce ne peut être vrai.

Le Grand Kabîr, Jésus de Nazareth, n’aurait jamais conseillé à ses disciples d’être aussi sages que le serpent, si celui-ci avait été un symbole du mal.
La Résurrection

Celui qui est mort n’a plus aucune raison de mourir, même le venin des vipères ne lui fait pas de mal.

Le Christ Intime tue la mort et il ressuscite dans l’Initié, et l’Initié en Lui.

Un Maître ressuscité est un mutant. Son corps devient élastique parce que son corps reste réincrudé, c’est-à-dire, de nouveau, il est formé de la même matière primitive.

L’Arbre de Vie, les dix Séphiroth, reste sous le complet contrôle, ou flux, du Maître ressuscité. Dans le processus, tous les corps sont élastiques.

Le précieux Diamant avec lequel Salomon polit les pierres précieuses est la Pierre philosophale.

Pour réaliser le Grand-Œuvre, il faut grand art et grande patience.

En sept échelles s’accomplit tout l’œuvre, et on acquiert le son nirionissien de l’Univers.

Les liens familiaux sont du temps. Il faut se libérer des affects. Il faut voir tous les gens, égaux ; pour quelqu’un, personne ne doit être un étranger.

L’Être n’a pas de parents. L’Être est cosmique.

Quand l’Ego est mort, la famille abandonne la personne ; restant une, ni seule, ni accompagnée, seule en plénitude.

Tous les familiers sont du temps et se perdent dans le temps.

Croire que quelqu’un mérite tout, est une absurdité ; nous ne méritons rien.

Il faut changer la manière d’être avec plus de sévérité, pour que surgisse en nous-mêmes, la Psychologie sauvage du Surhomme.

La capacité de la propriété dynamique de se proposer à soi-même, comme motif de réflexion, doit être créé en nous-mêmes.

En ésotérisme, se donner du fouet, est se discipliner.

La super discipline et le perfectionnement du corps physique, doivent être obtenus au moyen de la Médecine naturiste.

Chacun de nous possède, dans le fond de lui-même, quelque principe intégrateur.

L’effort droit est, en lui-même, l’objectif fondamental de l’Être.

Dans les Enfers atomiques, nous devons désintégrer les cadavres de l’Ego à force de puissance électrique. Jamais nous ne devons espérer que le temps les désintègre.

Le Karma crée des corps. Jamais ne recrée des corps physiques ; ils sont vulnérables ; ils sont exposés à la vieillesse et à la mort.

L’auto-autorité n’est pas possible quand on ne possède pas la Véritable autorité à l’Intérieur de soi-même. Comment va-t-on posséder l’autorité si on n’est pas Maître de soi-même ?

Actuellement, le Mental humain est dégénéré à cause de ce qui est concept. Tout concept émis est le résultat de ce qu’on a dit, de ce qu’on a étudié.

L’auto-concept se base sur l’expérience et sur la propre forme de penser.

Oui, Krishnamurti possède des auto-concepts, parce que jamais, il n’a lu quelqu’un. Les connaissances de Gurdjieff sont naissantes.

L’auto-action ne peut être possible que lorsqu’on possède l’Être à l’intérieur.

Existence, persistance, et ennui du Moi ; réfléchissez !

Le Moi est une simple position absurde dans l’infini.

Le point se convertit en ligne, la ligne en surface, et celle-ci en corps. Substitue le point au Moi, et tu commenceras à ne plus comprendre la Création.

Réfléchissez sur le septième sceau de l’Apocalypse.
Au sujet des Soleils

Le Soleil Astral Équatorial se trouve situé dans les Pléiades, parce que le soleil physique qui nous illumine et donne vie est le septième soleil des Pléiades. Ce soleil unifie et coordonne les Pléiades dans leur totalité.

Le Soleil Polaire est le centre basique de notre nébuleuse et de ses cent mille soleils.

Le Soleil Central relie et coordonne toutes les galaxies, soleils, mondes, lunes, etc., de notre infini.

Autour du Soleil Sirius, tourne toute la Voie Lactée avec ses cent mille soleils et millions de mondes, mais le Soleil Polaire Spirituel, situé dans les dimensions supérieures du Cosmos, coordonne les activités et mouvements de toute la Galaxie.

Le Soleil Central ou Centre Intergalactique de cet infini, gouverne tout notre infini, avec ses cent mille galaxies et millions de mondes et soleils.

L’Univers est soutenu par la musique.
Au sujet des Sphères

Les sphères et luminaires s’étendent sur le Teuhtlampa.

L’Infini est quantitatif bien que nécessairement sphérique.

Les sphères se multiplient vers l’extérieur et vers l’intérieur, aussi bien dans l’infiniment grand que dans l’infiniment petit.

L’Infini est réversible, vers le nombril qui est dans tous les points quantifiables. Tout surgit de l’Omeyocan, tout retourne à l’Omeyocan.
Au sujet de l’Omeyocan

Dans l’Omeyocan il n’y a que vent et ténèbres.

À cause du vent et des ténèbres, l’Omeyocan est appelé aussi : Yoalli-Ehecatl.

Dans l’Omeyocan, tourbillonne la quiétude infinie avant la manifestation du Logos Solaire.

L’Omeyocan est le Tloque-Nahuaque ; c’est la tempête nocturne de toutes les possibilités.

L’Omeyocan est le nombril où le Divers devient Univers.

L’Omeyocan est le Seigneur de la Nuit, le noir Tezcatlipoca qui refuse, explose dans la Lumière et naît dans l’Univers qui féconde Quetzalcóatl, le Logos Solaire.

Les fameux soleils Nahuas du Mexique, celui du feu, celui de l’air, celui de l’eau et celui de la terre, font allusion aux catastrophes géologiques de la planète Terre.
Au sujet du Futur

Le monde moderne a perdu sa capacité d’étonnement.

Le monde de cette époque n’est pas profond ; il aime le superficiel. Il se croit capable de rire de toutes les civilisations.

La morale est esclave des coutumes et des époques et elle est aussi fille des lieux, il faut parler d’Éthique révolutionnaire.

Les formes religieuses conservent les Valeurs éternelles, et celles-ci sont organisées selon les nécessités psychologiques et historiques de chaque peuple, de chaque race. Toutes les religions ont les mêmes principes, les mêmes Valeurs éternelles et ne se différencient que par la forme.

Les sages Gnostiques rosicruciens connaissent les systèmes d’investigation d’Orient et d’Occident.

Nous, les Gnostiques, enquêtons dans les mondes de l’ultra avec les systèmes et méthodes des yogis Hindoustans. Nous étudions le monde physique avec les méthodes d’investigation occidentales. Les deux systèmes se complètent et s’harmonisent pour nous donner, dans le futur, une nouvelle culture et une civilisation hautement mystique et formidablement technique et scientifique.

L’homme du futur mettra la matière à son service.

La machine servira la collectivité, et l’homme ne sera pas victime de la machine.

La Science médicale, l’Astronomie, la Technique, l’Aviation, l’Industrie, etc., libéreront l’Esprit de l’esclavage du travail matériel.

L’homme du futur jouira de l’intellection illuminée.

Jésus-Christ mit l’intellect au service de l’Esprit.

L’intellection illuminée, c’est l’intellect au service de l’Esprit.

La grande erreur des matérialistes est, précisément, de croire que le réel a besoin des phénomènes physiques. Mais, autant est réel l’Esprit que la matière parce que, finalement, les deux sont énergie.

Le matériel est aussi sacré que l’Esprit, physique matériel et Esprit sacré se comprennent, de façon corrélativement, et dialectiquement.

Avec une culture intégrale, de fond et de base spirituelle, sociale et scientifique à la fois, nous pourrions changer radicalement l’actuelle situation du monde.

Nous avons besoin d’une nouvelle pédagogie révolutionnaire, dont l’unique objectif soit de nous rendre conscients de ce que nous savons déjà.

Au lieu de retenir dans notre Mental une culture caduque et dégénérée, nous avons besoin de nous rééduquer nous-mêmes.

Il faut chercher la Sagesse directe des documents archéologiques à travers la science majestueuse de la Méditation.

La Connaissance est extraite directement des pierres.

Les anciens ne savaient rien de la paléontologie, ni de la paléontographie, et pourtant, ils ont des représentations des monstres des temps carbonifère et mésozoïque.

Depuis l’Euxin jusqu’au Cachemire, il faut chercher l’origine de cette race Aryenne.

Le Jardin de l’Éden hébraïque est une réminiscence de l’Adi-Varsha de la Lémurie.

Le Jardin d’Éden sur l’Euphrate s’est converti en le Collège des astrologues et mages, les Aleim…

Qu’il est dur, le chemin qui dévore des millions de zoospermes pour une seule fécondation ! Fécondation et péremption sont opposées.

Le résultat : l’antithèse annule ce chemin avec la force de la péremption, la force du temps, le fécond Pérempteur.

Il y a une grande loi du Grand Équilibre entre la profusion et le solde minimum : l’Arcane AZF

C’est la raison objective de l’Être, le grand correcteur, le grand rectificateur de la profusion universelle.

Nous devons mettre la Loi de la Balance entre la profusion et le solde minimum.

Le sentier du foyer domestique est un gymnase à volonté.

On respire un gaz chargé d’oxygène mais on ne peut respirer de la lumière, pourtant, il y a des hommes qui respirent de la Lumière.

Il suffit de rassembler des significations pour qu’en résultent des concepts impensables.

Si le Logos sortit du sein du Divin inconnaissable, le Diable lui donna la Liberté.

Nous avons besoin de remplir la poche intarissable des grandes possibilités. La poche intarissable des possibilités a la forme d’une galaxie spirale.
La Clé des Triomphateurs

Dans le biorythme de la vie, tout s’exprime selon la Loi des Octaves.

Pendant ce biorythme, apparaît, en Mi Fa, la première crise, et en Si Do, la seconde crise.

La clef des triomphateurs se trouve dans le surpassement des crises, sur la base du développement de la capacité à soutenir les notes, et dans l’accomplissement de ces trois pas : élection, changement et décision.
Expérience avec Minerve

Je me trouvais dans un Lumitial pour réaliser l’invocation sacrée. Au centre du Lumitial, il y avait, caché, un triangle soutenu par une colonne.

J’invoque Minerve, la pierre de l’autel resplendit, et au centre, apparaît le visage de Minerve et elle répond :

« Je suis Minerve, la Déesse de la Sagesse ; que me veux-tu ?

La Sagesse ! J’ai répondu.

Pourquoi veux-tu la Sagesse ?

Pour aider l’humanité ».

Minerve garda un silence profond, et ne restèrent que ses yeux bleus suspendus dans l’ambiance. Alors, je compris : le silence est l’éloquence de la Sagesse.

Quand elle se retira, il resta uniquement, la pierre triangulaire posée sur la colonne de pierre.

Il est évident qu’il faut cristalliser à l’intérieur de nous-mêmes, les trois forces primaires de la nature et du Cosmos, qui viennent du Saint Okidanokh, omnipotent et omniscient.

Incontestablement, le Très Saint Okidanokh fut représenté par cette colonne sur laquelle était posée la pierre triangulaire. J’ai dit !

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Re: Samael Aun Weor : La pensée du Jour

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CONFÉRENCE N°17 :
CONSÉQUENCES GNOSTIQUES DE L'IMMOLATION DE LA
DOULEUR

Traduction d'une conférence intitulée "CONSECUENCIAS GNÓSTICAS DE LA INMOLACIÓN DEL
DOLOR (Cómo se sacrifica el Dolor)"

Maître. Comment sacrifie-t-on la douleur ?

Disciple. En ne s'identifiant pas avec elle, mais en essayant de comprendre que c'est un événement en
relation avec le karma, là...

M. Cette réponse est un peu vague...

D. Mmm... !

M. Très vague, très vague... Généralement... je vais vous dire une grande vérité : ON SACRIFIE la
douleur seulement EN S'AUTO-EXPLORANT ET EN FAISANT LA DISSECTION. Prenons un cas
concret : supposons qu'un homme rencontre soudain sa femme parlant tout bas, ici, dans une pièce, avec
un autre homme. Réellement, ceci peut provoquer chez lui une certaine jalousie, non ?

Maintenant, s'il rencontre sa femme parlant tout bas et en trop grande intimité avec un individu X, il peut
avoir un accès de jalousie, accompagné d'une grande dispute, n'est-ce pas ? Et quelquefois il peut aller
jusqu'à se bagarrer finalement avec l'autre homme, par jalousie...

Ceci produit une douleur épouvantable au mari, au mari offensé, qui peut aller jusqu'à provoquer un
divorce, n'est-ce pas ? Une douleur morale horrible...

Cependant, bien que conversant à voix basse, elle n'était pas en train de faire quelque chose de mal ; mais
le Mental peut faire beaucoup de conjectures et bien que la femme nie et nie encore, le Mental élabore
beaucoup de stratagèmes, beaucoup de subterfuges, dans lesquels se forment réellement beaucoup de
suppositions...

Que faire pour se sortir de cette douleur, comment en tirer profit ? Comment renoncer à la douleur que
cela a produit ? Il y a une manière de résoudre et de sacrifier cette douleur. Laquelle ? L'AUTO-RÉFLEXION ÉVIDENTE DE L'ÊTRE, L'AUTO-EXPLORATION DE SOI-MÊME.

Vous-mêmes, êtes-vous sûrs, par exemple, de ne jamais avoir eu de relation avec une autre femme ? Est-on sûr de n'avoir jamais accosté une femme pour passer la nuit avec elle ? Est-on sûr de n'avoir jamais été
adultère, ni maintenant, ni dans des réincarnations passées ? Il est clair que non, n'est-ce pas ? Parce que,
dans le passé, nous avons tous été adultères et fornicateurs, c'est évident.
Donc, si on arrive à la conclusion que l'on a été fornicateur et adultère, alors de quel droit juge-t-on la
femme ? Pourquoi le fait-on ? Si on la juge, on le fait sans en avoir le droit.

Jésus-Christ, dans la parabole de la femme adultère (cette femme des Évangiles Christiques) s'est
exclamé : « Que celui qui n'a jamais péché lui jette la première pierre ! ». Personne ne la lui a jetée et
Jésus lui-même ne s'est pas permis de la lui jeter... Il lui dit : « Femme, où sont ceux qui t'accusent ? Moi
non plus, je ne t'accuse pas ; va et ne pèche plus »... Même lui, qui était si parfait, n'a pas osé le faire [...]
Alors nous, de quel droit le ferions-nous ?

Alors, qui provoque en nous la souffrance, la douleur suprême ? N'est-ce pas, par hasard, le DÉMON DE
LA JALOUSIE ? Évidemment ! Quel autre démon ? Le Moi de L'AMOUR-PROPRE qui a été
mortellement blessé, n'est-ce pas ? Le Moi de l'Amour-propre est égoïste à cent pour cent... Et quel
autre ? Le Moi, disons, de l'AUTO-IMPORTANCE (il se sent très important ; il se dira : « Moi, je suis
Monsieur De Untel, et que vient de faire cette femme ici, avec ce genre de conduite ? »). Voyez quel
orgueil terrible de l'AUTO-IMPORTANCE a le monsieur n'est-ce pas ? Ou cet autre de
L'INTOLÉRANCE qui dit : « Dehors, femme adultère ; je te condamne, mauvaise femme ; moi, je suis
vertueux, irréprochable ! ». Ainsi donc, le délit est à l'intérieur de nous-mêmes ; ce sont ces types de Mois
qui produisent la douleur...

Quand on est arrivé à la conclusion que ce sont ces Mois qui ont produit la douleur, on se concentre alors
sur la Mère Divine Kundalini et elle désintègre ces Mois ; quand ils sont désintégrés, la douleur s'arrête.
Lorsque la douleur est terminée, il reste la Conscience [...] libre ; alors, grâce au SACRIFICE DE LA
DOULEUR, la Conscience a augmenté et on a acquis de la force... grâce au sacrifice de la douleur...
Maintenant, supposons que cela n'ait pas été simplement de la jalousie, mais que ce soit allé plus loin,
qu'il y ait bien eu adultère, véritablement ; alors il faudra en venir au divorce parce que la Loi Divine
l'autorise.

Dans ce cas, on peut aussi dire, avec une certitude absolue, qu'on peut aussi sacrifier cette douleur et
dire : « Bon, elle a bien commis l'adultère ; et moi, suis-je certain de n'avoir jamais commis d'adultère ? Il
est clair que non. Alors pourquoi est-ce que je condamne ? Je n'ai pas le droit de condamner qui que ce
soit, car ‘que celui qui n'a jamais péché jette la première pierre’... Alors, qu'est-ce qui provoque la douleur
en moi ? Les Mois de l'intolérance, de l'auto-importance, de la jalousie, de l'amour-propre, etc. ».
Donc, si on arrive à la conclusion que ce sont eux qui provoquent la douleur, on travaille alors pour les
désintégrer et la douleur disparaît ; elle est éliminée. Pourquoi ? Parce qu'on l'a sacrifiée et que cela a
augmenté la Conscience ; parce que ces énergies qui étaient amalgamées à la douleur sont libérées ; cela
apporte non seulement la paix du cœur tranquille, mais il y a en outre une augmentation de la
Conscience, un accroissement de la Conscience; ceci s'appelle « SACRIFIER LA DOULEUR ».

Mais les gens sont capables de tout, sauf de sacrifier leurs douleurs ; ILS AIMENT BEAUCOUP LEURS
DOULEURS ; mais, en fait, ce sont les douleurs les plus grandes qui nous offrent les meilleures
opportunités pour l'Éveil, pour l'Éveil de la Conscience... Mais il faut apprendre à sacrifier la douleur.
Et il y a de nombreux types de douleur : prenons l'exemple d'un insulteur. Que provoque un insulteur ? Eh
bien, le désir de vengeance immédiat, instantané. Pour quelle raison ? À cause des paroles prononcées.
Mais si ON NE S'IDENTIFIE PAS avec les Mois de la vengeance, il est clair que nous ne répondrons pas
à l'insulte par une autre insulte ; mais si on s'identifie avec les Mois de la vengeance, ceux-ci nous
mettent, à leur tour, en relation avec d'autres Mois plus pervers et on finit par faire des bêtises dans les
bras de Mois terriblement pervers.

Car, étant donné qu'il existe une ville en dehors de nous (par exemple la ville de Mexico ou une autre
ville du monde où l'on habite), de même, à l'intérieur de nous, il y a UNE VILLE PSYCHOLOGIQUE ;
c'est évident.

Ainsi, comme dans une ville il y a une vie urbaine, commune et courante, composée de personnes de
toutes sortes : des groupes de bonnes personnes, des groupes de mauvaises personnes, il en est de même
pour notre Ville Intérieure, pour notre Ville Psychologique ; dans cette Ville Psychologique vivent de
nombreuses personnes, beaucoup de personnes (ces personnes sont nos propres Mois qui vivent là) et il y
a des groupes de personnes décidément perverses ; il y a des groupes de personnes d'un milieu moyen et il
y a des groupes de personnes plus ou moins sélectes (voilà notre propre Ville Psychologique).

Si on s'identifie, par exemple, avec un Moi de vengeance, ce dernier va, à son tour, nous mettre en
relation avec d'autres Mois de très bas quartiers, où vivent des assassins, des voleurs etc., et quand on est
mis en relation avec eux, ceux-ci, à leur tour, arrivent à nous contrôler ; ils contrôlent notre cerveau et on
en arrive à commettre des atrocités et, pour finir, on va échouer dans une prison !...
Mais alors, comment éviter de tomber dans de semblables absurdités ? Eh bien, EN NE S'IDENTIFIANT
PAS AVEC L'INSULTEUR, en ne s'identifiant pas...

Il y a des Mois, à l'intérieur de nous-mêmes, qui nous dictent ce qu'on doit faire et nous disent :
« Réponds, venge-toi, défoule-toi, prends ta revanche ! »... Si on s'identifie avec eux, on finit par le faire :
on répond donc à l'insulteur, on finit par se venger, par prendre sa revanche, etc. Mais si on ne s'identifie
pas avec le Moi qui nous dicte de faire une telle bêtise alors, on ne fait pas cela.
En tout cas, l'Insulteur laisse, disons, au fond de l'insulté ou de l'offensé, de la douleur. Ce qui est
intéressant c'est que l'offensé puisse sacrifier cette douleur ; et il peut la SACRIFIER À TRAVERS LA
MÉDITATION.

IL FAUT COMPRENDRE que l'insulteur est une machine contrôlée par un Moi insulteur déterminé et
que c'est un Moi qui nous a insulté. Il faut comprendre aussi qu'on est une machine et qu'en nous il y a
des Mois de l'insulte. Alors, si on compare et qu'on dit : « Celui-là m'insulte, mais à l'intérieur de moi il y
a également de nombreux Mois de l'insulte, donc je n'ai pas à le condamner puisque je porte la même
chose que lui ; et si, à l'intérieur de moi, je porte également les Mois de l'insulte, je n'ai donc pas à le
condamner... De plus, qu'est-ce qui a été blessé en moi ? Peut-être l'amour-propre, peut-être l'orgueil.
Mais avant tout, je dois découvrir si c'est l'amour-propre ou bien l'orgueil ou quoi... »

Quand on a découvert ce qui a été blessé en nous, si c'est l'orgueil, on va alors DÉSINTÉGRER
L'ORGUEIL ; si c'est l'amour-propre, on va alors désintégrer l'amour-propre. Cela donne, comme
résultat, qu'en désintégrant cela, on est libéré de la douleur, on a sacrifié la douleur et, à sa place, EST
NÉE UNE VERTU : celle de la Sérénité (on est encore plus éveillé)...

Il faut alors tenir compte de cela et apprendre à sacrifier la douleur. Les gens sont capables de tout
sacrifier sauf la douleur : ils aiment beaucoup leurs propres souffrances, ils les idolâtrent ; voilà l'erreur.
Il est intéressant d'apprendre à sacrifier même ses douleurs pour POUVOIR ÉVEILLER SA
CONSCIENCE. Il est clair que ce n'est pas chose facile, le travail est dur ; aller contre soi même est
quelque chose de très dur, ce n'est pas très agréable. Mais par contre, cela vaut la peine d'aller contre soi-même pour le résultat que l'on va obtenir : l'éveil... Ainsi, me comprenez-vous ?...

Disciple. Maintenant, il me semble ridicule de poser la question qui me vient tout de suite à l'esprit :
comme je me rends compte que personne ou presquepersonne n'a cette capacité d'analyse dont vous
disposez [...] à des travaux si profonds, n'est-ce pas ? Mais, qu'est-ce qui vous a donné cette capacité
d'analyse ?

Maître. Je vais être très sincère avec vous : au début, ma capacité d'analyse (bien que je pensais qu'elle
était extraordinaire) était, par rapport à la capacité que j'ai actuellement, quelque chose de naissant. LA
CAPACITÉ que j'ai ACTUELLEMENT S'EST DÉVELOPPÉE, donc, À PARTIR D'UNE CAPACITÉ
NAISSANTE.

Cette capacité d'analyse actuelle ne provient certainement pas d'autre chose que de la dissolution de l'Ego.
Il s'avère que lorsqu'on a l'Ego, on est très bête ; mais QUAND ON DÉSINTÈGRE L'EGO, L'ESSENCE
DEVIENT LIBRE et l'Essence libre nous confère l'INTELLIGENCE.

Mais, celui qui a l'Ego se croit intelligent. Il ne l'est pas, mais il croit qu'il l'est, bien qu'il ne le soit pas. Il
peut être intellectuel, mais être intellectuel est une chose et être intelligent en est une autre. On doit faire
vraiment la différence entre l'intellectuel et l'intelligent.

Quand on annihile l'Ego, émerge alors l'intelligence, mais d'une façon naturelle, spontanée. Quand on n'a
pas d'Ego, on est intelligent. Mais, lorsqu'on a l'Ego (bien qu'on se croie très intelligent du fait d'avoir lu
ou d'appartenir à telle ou telle école, ou d'être un magnifique intellectuel) on ne l'est pas, on n'est pas
intelligent. C'est la réalité des faits...

Moi, quand j'avais l'Ego, je pensais avoir une grande capacité d'analyse. Après avoir détruit l'Ego, j'en
suis venu à comprendre qu'à cette époque ma capacité d'analyse en était à ses débuts. Jusque là, je croyais
qu'elle était gigantesque du fait que j'avais lu. Seul le temps est venu me démontrer qu'elle n'était pas
aussi grande que je le pensais.

Par conséquent, ce qui est important dans la vie, c'est d'avoir cette capacité D'AUTO-RÉFLEXION
ÉVIDENTE DE L'ÊTRE. Mais, elle émerge avec l'annihilation de l'Ego ; ainsi, on peut voir les choses
plus clairement.

C'est pourquoi il y a NEUF TYPES DE RAISON. Avant tout, je veux me référer à la RAISON
OBJECTIVE et non à la RAISON SUBJECTIVE. La Raison Subjective est distincte de l'Objective parce
que la RAISON OBJECTIVE se fonde sur la Conscience ; disons que la Conscience envoie les données
au Mental Intérieur pour qu'il puisse raisonner.

Et cette capacité de raisonnement du Mental Intérieur est merveilleuse ; elle est formidable parce qu'elle
fonctionne seulement avec les ressorts de la Conscience ; parce que le Mental Intérieur a Neuf degrés de
développement.

Comment faire pour savoir ou connaître le degré de développement de la Raison Objective ou du Mental
Intérieur des personnes ? On le sait exclusivement par les CORNES...

D. Par les quoi ?

M. Par les Cornes...

D. On les appelle aussi « cachos »...

M. Bon, ça c'est là-bas ! Ici nous sommes au Mexique. De sorte que si, sur les cornes, apparaît, par
exemple, un seul TRIDENT, cela indique que la personne est un Libéré de la Raison Objective (pour le
moment) du Premier Degré ; mais si apparaissent Deux Tridents, cette personne sera dans le Deuxième
Degré de la Raison Objective ; si apparaissent trois Tridents : dans le Troisième Degré de la Raison
objective ; si quatre Tridents apparaissent : dans le Quatrième Degré de la Raison Objective ; si cinq
Tridents apparaissent : elle est très vénérable dans tout le Mégalocosmos ; mais si apparaissent six
Tridents : Oh ! Elle a atteint le degré de Anklad, comme dit Gurdjieff ; elle a atteint L'ANKLAD SACRÉ.
Les six Tridents sont uniquement pour ceux qui ont fait le Grand-Oeuvre, rien de plus. Mais ça ne s'arrête
pas là, parce qu'au-delà du Sixième Degré de développement de la Raison Objective où on doit arriver,
qui est l'Éternel Père Cosmique Commun, il y a encore trois degrés de plus.

Celui qui arrive au Neuvième Degré de développement dans le Mental Intérieur est incontestablement
très parfait dans toute sa plénitude ; il peut maintenant s'immerger au sein de l'Éternel Père Cosmique
Commun.

En tout cas, on connaît le degré de développement de la Raison Objective par les Tridents des Cornes.
Bon ! Mais on pourrait se dire que seuls les démons portent des cornes, n'est-ce pas ? Dans tout, il y a le
pour et le contre. S'il est bien certain, par exemple, que l'électricité peut servir pour les besoins
industriels, elle sert aussi pour tuer [...]

De nos jours, elle est convertie en DIABLE ; les gensl'ont convertie en diable. Vue intérieurement, avec
le sens de l'auto-observation psychologique développé, on peut voir un véritable diable. C'est ainsi que les
pauvres gens l'ont...

Mais quand on commence à désintégrer l'Ego, il commence à blanchir. Quand on sait sacrifier ses propres
souffrances, il commence à blanchir. Quand on a désintégré complètement l'Ego, il resplendit
glorieusement et, en s'intégrant avec l'Initié, il letransforme en ARCHANGE, parce que lui-même se
convertit en Archange.

Et il conservera toujours ses Cornes. Mais sur les cornes, se trouvent les Tridents et le nombre de Tridents
représente le degré de développement atteint dans la Raison Objective de l'Être.

Ainsi, arriver à pouvoir comprendre, analyser, ou plutôt, discerner les vérités les plus transcendantales de
l'Esprit, de l'Être, avec la Raison Objective, est quelquechose de grandiose. Ceci ne s'obtient pas du jour
au lendemain, mais grâce au développement de la Raison Objective. Et la Raison Objective ne peut se
développer que par l'intermédiaire des éveils successifs de la Conscience.

À mesure que la Conscience va s'éveiller, elle va devenir de plus en plus objective ; à mesure qu'elle va se
développer et grandir en chacun de nous, ainsi, de la même manière son véhicule, le Mental Intérieur, va
se développer, c'est-à-dire que les fonctionnements dela Raison Objective, de toute évidence, vont se
développer.

Mais, nous faisons une distinction entre Raison Objective et Raison Subjective. Les gens ont la Raison
Subjective développée, mais ils n'ont pas la Raison Objective de l'Être, car il y a TROIS MENTALS.
LE MENTAL SENSORIEL élabore ses concepts avec les données fournies par les sens. Il ne peut rien
savoir de la Vérité, ni de Dieu, ni de l'Univers. Voilà la Raison de type parfaitement Subjectif.
LE MENTAL INTERMÉDIAIRE, où sont déposées les croyances, ne peut rien savoir non plus sur le
Réel.

Pour finir, LE MENTAL INTÉRIEUR, c'est le véhiculede la Conscience. À mesure que la Conscience
s'éveille, le Mental Intérieur se développe dans ses processus d'analyse objective de manière
extraordinaire.

Ainsi, quand quelqu'un arrive à avoir, par exemple, l'éveil total du Neuvième Degré et arrive à avoir les
Neuf Tridents sur les Cornes de son Lucifer particulier, individuel, il n'y a pas de doute qu'il est devenu
absolument conscient du Réel, de la Vérité ; donc, il peut même procéder à l'analyse de celle-ci ; c'est un
Dieu...

D. Un Paramartha-Satya ?

M. On pourrait dire PARAMARTHA-SATYA. Mais, on n'atteint pas une telle stature sans l'aide des
éveils successifs de la Conscience et on ne peut pas arriver à ces éveils successifs de la Conscience sans
sacrifier la douleur, sans apprendre à sacrifier ses propres souffrances. Parce qu'en vérité, chaque fois que
l'on sacrifie une souffrance, la Conscience s'accroît et l'on acquiert plus de force psychologique.
C'est parfaitement évident. SACRIFIER LA DOULEUR : voilà la clé la plus extraordinaire que nous
ayons pour procéder à l'éveil de la Conscience. Ces divers éveils vont, à leur tour, accroître ou intensifier
le développement de la Raison Objective qui appartient, comme je l'ai déjà dit, au MENTAL
INTÉRIEUR PROFOND.

C'est par ce chemin qu'on se libère : on doit faire croître la Conscience et, à mesure qu'on fait croître la
Conscience, on VA TUER DU KARMA et on le « tue » ! : Si quelqu'un, par exemple, prend conscience
de la douleur que produit une affaire mal réglée ; supposons, par exemple qu'il découvre que le Moi de
l'égoïsme était actif alors il le désintègre et il « tue » du karma ; ou s'il découvre que le Moi de l'ambition
était actif, il « tue » du karma en désintégrant ce Moi...

Et si les gens profitaient même de la plus petite douleur de leur vie pour la sacrifier, à l'heure de la mort
ils se désincarneraient sans karma, avec la Conscience complètement lucide, éveillée et sans karma...
Maintenant, dans la pratique, nous avons pu constater le fait qu'en réalité ce ne sont pas les autres qui
nous causent des douleurs, des souffrances ; c'est nous-mêmes qui produisons nos souffrances.
Par exemple, supposons qu'un voleur dérobe à l'un d'entre vous son portefeuille ; bon, « il le chipe ».
Alors vous dites : « Je viens de me faire voler, j'ai perdu mon argent ! » ; ensuite, vient l'angoisse : « Je
me retrouve sans argent », puis l'épouvantable souffrance : « Je me retrouve sans argent et maintenant
qu'est-ce que je vais faire ? »...

Mais observons : est-ce le voleur qui nous cause de la douleur ou quelqu'un d'autre ? Il est clair que vous
allez dire : « le voleur »... Mais si vous vous auto-explorez vous-même, vous découvrirez qu'à l'intérieur
de vous il y a le Moi de l'attachement à l'argent ou de l'attachement au portefeuille derrière, il peut y avoir
aussi le Moi de la peur qui s'exclame : « Et maintenant, qu'est-ce que je vais faire sans argent ? »...
Par conséquent, il y a le Moi de l'attachement et le Moi de la peur ; ces Mois produisent de l'angoisse.
Mais si, grâce à la Méditation, on sacrifie sa douleur,on comprend alors que l'argent est éphémère, que
les choses matérielles sont vaines et illusoires ; si on prend conscience de cette vérité, si cette vérité ne
reste pas simplement dans l'Intellect, mais va dans la Conscience, si on arrive à comprendre que l'on était
attaché à son portefeuille et à son argent, si on arrive à comprendre qu'on a peur de se voir sans argent
face aux problèmes de la vie, alors on se propose naturellement d'en finir avec ces deux Mois : celui de la
peur et celui de l'attachement.

On dit : « Je vais sacrifier ma douleur parce qu'elle est vaine et illusoire » et on fait la dissection de cette
douleur et on arrive à comprendre qu'elle est vaine et illusoire (parce que le portefeuille, l'argent, toutes
ces choses sont périssables) puis on termine en désintégrant l'Ego de l'attachement à l'argent et le Moi de
la peur. Et de cette manière, on sacrifie sa douleur et la douleur disparaît.

Mais réellement, quand on parvient à ces hauteurs, jevous le dis, on arrive véritablement à se rendre
compte de ce qui nous produisait de la douleur : ce n'était pas le voleur qui nous provoquait de la douleur,
mais le Moi de l'attachement aux choses matérielles et le Moi de la peur.

Et on arrive à le vérifier après avoir sacrifié la douleur, après avoir désintégré les Mois de la peur et de
l'attachement et on arrive à comprendre pourquoi la douleur disparaît complètement [...] les causes de la
douleur, on les porte à l'intérieur de soi-même ; elles ne sont pas à l'extérieur de soi-même, mais à
l'intérieur.

Si on ne sacrifie pas la douleur, on ne sera jamais heureux. Et les causes de la douleur ne sont pas à
l'extérieur de nous, mais à l'intérieur de nous-mêmes... Je suis arrivé à ces réflexions.

D. C'est ce genre de réflexions qui est vraiment nécessaire aux étudiants pour [...] parce que vous posez
les bases, si l'on peut dire, dans vos livres ou dans... (bon, c'est mieux que rien dans vos livres, n'est-ce
pas ?). Mais dans cet aspect de la Troisième Chambre (la psychologie), c'est une aide merveilleuse, à
présent, pour les étudiants, c'est clair ; parce qu'on peut dire qu'ils trouvent là un appui sur ce que sont,
disons, les analyses de nombreux aspects de l'Ego que l'on ne peut pas approfondir par manque de
compétences. Je pense que l'aspect psychologique a une certaine importance en Troisième Chambre...

M. Pour ma part, j'aurais aimé développer l'aspect psychologique, mais comme j'étais marié, mon Être a
tout orienté vers l'Alchimie. Mais, L'ASPECT PSYCHOLOGIQUE EST FONDAMENTAL ; il est
fondamental...

Mais ce qui nous porte le plus préjudice, c'est de nousidentifier. Parce que si un Moi, par exemple, nous
dit : « Venge-toi de celui qui t'a causé de la douleur » et qu'il nous suggère l'idée de nous venger et qu'on
s'identifie avec celui qui est en train de nous suggérer cesidées, on en arrive alors, en fin de compte, à se
venger.

Maintenant, comment les Mois se mettent-ils en relation les uns avec les autres ? Imaginez une ville : LA
VILLE PSYCHOLOGIQUE ; elle a, pour ainsi dire, des quartiers où vivent des personnes « saines », des
quartiers où vivent des personnes perverses et des quartiers où vivent des personnes « saines » et
perverses et un peu de tout ; des faubourgs plus ou moins malsains et des faubourgs convenables, etc.,
remplis de nombreuses personnes...

Toutes ces personnes qui vivent dans cette Ville Psychologique que nous portons à l'intérieur de nous,
sont nos propres Mois ; ce sont des personnes et des personnes..
.
Et ces personnes, donc, profitent de n'importe quelle opportunité pour se manifester à travers nous. Par
exemple : si on se préoccupe beaucoup du Moi de la vengeance, alors on s'identifie avec lui, on se fond
en lui, on vit en lui et on finit par faire ce qu'il veut : on commet des erreurs très graves qui nous mènent
en prison.

Pour moi, ceci ressemblerait, dans le Monde Physique, par exemple, au cas d'une personne... Dans le
Monde Physique, il y a beaucoup de personnes ; supposons qu'une personne quelconque puisse se fondre
en nous, par un [...] alors, il se trouve qu'on ferait les barbaries que cette personne a dans son Mental,
n'est-ce pas ? Eh bien, c'est quelque chose de semblable.

Ces personnes qui vivent dans notre Ville Psychologique sont donc les Mois. Et si quelqu'un se
préoccupe beaucoup d'un Moi pervers, celui-ci le met en relation avec l'un des habitants des quartiers les
plus pervers de notre Ville Psychologique, et ces derniers le mettent en relation avec d'autres encore plus
pervers qui vivent dans les différentes rues de notre Ville Psychologique ; conclusion : on finit par
commettre des actes de barbarie.

De sorte que la chose la plus grave qui soit, c'est de s'identifier avec ces Mois. Que dirions-nous (ce serait
le comble des combles, n'est-ce pas ?) si un citadin qui se promène dans la rue pouvait se fondre en
nous ? Ce serait horrible, n'est-ce pas ? C'est ce qui arrive avec les Mois : les « citadins » qui vivent dans
notre Ville Psychologique font en sorte de se fondre en nous pour faire des atrocités.

D. Ils s'établissent...

M. Ils s'établissent en nous, nous en eux et eux en nous, et on se retrouve à faire des choses incongrues, et
on dit et on fait des choses incongrues...

Et le truc, si l'on peut dire, qu'ils utilisent pour s'infiltrer en nous et pour se perdre en nous, c'est
précisément l'identification. Le plus grave, c'est de s'identifier avec ces personnes qui vivent dans notre
Ville Psychologique ; le plus grave, c'est cela.

Bien, allons nous coucher. Tout ceci a été enregistré là, sur cette cassette, pour que vous l'écoutiez. (Ici
l'enregistrement est coupé pour être repris peu après dans une autre pièce de la maison).
[...] en apprenant à sacrifier nos propres souffrances...

D. C'est la clé, n'est-ce pas ?

M. C'est clair, provoquer des éveils par milliers ; sacrifier nos propres souffrances.
D. Sacrifier nos propres souffrances...

M. Bien, ceci... et les gens ne sont pas disposés à les sacrifier, ils les aiment trop. Mais si on les sacrifie
on parvient à l'éveil et les éveils suivants se produisent.

D. [...] au travers de la douleur, n'est-ce pas, la douleur psychologique ?

M. Oui, cela produit de la douleur de sacrifier la douleur. Mais le résultat, c'est l'éveil. Bref avec ce
travail, on devient libre. Cela vaut la peine de vivre pour ça, n'est-ce pas ? Parce qu'on a l'opportunité,
précisément, de se sacrifier.

D. Est-ce que cette opportunité est chaque jour en nous, Maître...

M. Et à chaque instant.

D. Et à chaque instant...

M. Je dirais qu'il y a beaucoup de gens qui nous entourent et nous procurent des souffrances. Pourtant,
qui nous procure les souffrances ? [...] la réalité est que ce sont les ego que nous portons en nous qui
nous occasionnent des souffrances. Les causes de la douleur ne sont pas à l'extérieur de nous, mais à
l'intérieur ; voilà la réalité...

(Ils arrêtent de nouveau l'enregistrement qu'ils étaient en train de faire avec le Maître pour continuer
ensuite, semble-t-il, à cause du bruit ambiant).

[...] L'Anklad Sacré, c'est-à-dire qu'il a fait le Grand-Oeuvre. Cependant, de là, au sein de l'Éternel Père
Cosmique Commun (qui est l'Absolu, l'Omnimiséricordieux), on doit passer par trois degrés de plus pour
un perfectionnement de la Raison Objective. Ce qui signifie que l'on doit devenir totalement conscient de
toutes les Grandes Vérités Transcendantales de l'Être.

Ainsi, le Raisonnement Objectif de celui qui s'immerge là, au sein de l'Éternel Père Cosmique Commun, a
atteint la Perfection absolue. Il s'est rendu totalement conscient de la Divinité et il peut la « verbaliser »
totalement.

Il a une capacité d'Omniscience unique. Parce qu'une chose est la Vérité dans l'abstrait et autre chose est
la Vérité parfaite [...] et même « verbalisée » à travers la Raison Objective. Voilà la différence.
Il y a une différence similaire, pourrait-on dire (par exemple, un parallèle exact pour être plus clair), entre
l'or brut et un bijou précieux... Une chose est la Vérité dans l'abstrait et autre chose est la Vérité exprimée
de manière objective à travers la Raison Objective perfectionnée...

D. Le Joyau est poli...

M. C'est clair ; il faut savoir cela, puis le comprendre. Il est évident que les Tridents indiquent le niveau
de perfectionnement de la Raison Objective.

En tout cas, donc, la base du perfectionnement de laRaison Objective repose sur le fait qu'on soit plus ou
moins « mort ».

Maintenant, seul le Lucifer avec ses Tridents peutnous indiquer avec exactitude le Chemin. Pourquoi ?
Parce que, simplement (c'est une grande Vérité), c'est lui qui donne l'impulsion et le matériau pour le
Grand-Oeuvre.

Le Christus-Lucifer descend jusque dans nos propres Enfers Atomiques pour nous servir d'échelle pour
monter ; voilà la grandeur du Christus-Lucifer.

Le Christus-Lucifer est rebelle et il est clair que les piétistes, les bigots, les idiots, ont peur des
déterminations du Christus-Lucifer Nahua pour sa Révolution et sa Sagesse [...] Lucifer, le Seigneur
Lucifer est intéressant. En tout cas, c'est le plus grand des mortels...

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La Révolution de la Dialectique


La Cathexis


L’énergie psychique, ou cathexis, procédant comme force exécutive est formidable.

Les réserves d’intelligence sont les diverses parties de l’Être et se nomment cathexis liée ou énergie psychique à l’état potentiel et statique.

La cathexis liée nous oriente dans le travail relatif à la désintégration de l’Ego et à la libération mentale.

La cathexis liée, contenue dans le mental, nous guide dans le travail relatif à la psychologie révolutionnaire et à la révolution intégrale.

Les valeurs de l’Être constituent la cathexis liée.

Seule la cathexis liée peut libérer le mental au moyen de la désintégration des éléments psychiques indésirables qui ont été sélectionnés au moyen de l’analyse structurale et transactionnelle.

La cathexis liée est différente de la cathexis isolée, puisque celle-ci est l’énergie psychique qu’utilise l’Ego pour dominer le mental et le corps pour sa manifestation.

Il faut permettre que la cathexis liée, qui est l’énergie psychique dynamique, soit celle qui dirige notre existence.

Il faut travailler psychologiquement pour que la cathexis liée entre en activité et domine, gouverne, la cathexis libre, qui est l’énergie du corps et qui malheureusement a toujours été dominée par la cathexis isolée, qui est l’Ego.

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