L'Epopée de Quetzalcoatl... Le Vin de l'Oubli

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L'Epopée de Quetzalcoatl... Le Vin de l'Oubli

Message le 27 mai 2010, 20:11

MCA02 Ce qu'enseignaient les Nahuas dans leurs Temples secrets

Quetzalcoatl, dieu Toltèque des vents, troisième fils du couple divin Ometecuhtli et Omecihuatl, tous deux seigneurs de la dualité, était représenté avec des vêtements argentés comme des rayons de Sélène, une demi-lune sur la poitrine, et portant le masque sacré ; dans la main gauche, le Chimalli, sur lequel est dessiné le symbole de l'étoile du matin ; dans la main droite, le Macuauhuitl pour la lutte.

Sous une autre forme de représentation, cette divinité apparaît au milieu des nuages comme l'Etoile de l'Aube. Elle porte une seule ceinture à la taille et, sur le dos, un tissu avec deux croisillons égaux.

Dans un de ses hiéroglyphes, elle apparaît avec la tête et les boucles d'oreilles en forme de disques, moustache en forme de disques vers le nez, sur les joues des triples disques au milieu desquels sont dessinées deux croix de Malte.

Quetzalcoatl est le Christ cosmique Nahua qui, en l'an Ce Acatl (895), s'est incarné dans le foyer de Iztacmixcoatl et Chimalma. De nature mystique et austère, il a commencé très jeune à pratiquer le jeûne et la pénitence. A trente ans, il fut nommé Grand Prêtre et monarque de Tollan (Tula, Etat de Hidalgo, au Mexique). D'autres annales Toltèques disent ceci : Banni de sa patrie, il y retourna après de nombreuses années, apportant des pays lointains une civilisation très avancée et une religion monothéiste d'amour pour tous les hommes. Une autre de ces chroniques dit ceci : il arriva à Tollan par Panuco, il venait de la mer sur un navire ; il était blanc et barbu, et portait une tunique bordée de petites croix rouges.

En tant qu'instructeur, les Nahuas le représentaient avec une mitre d'or doublée de peau de tigre et de plumes de Quetzalli, un surplis magnifiquement orné et des boucles d'oreilles en turquoise ; un collier d'or d'où pendent de minuscules et ravissants escargots de mer ; une cape en plumes de Quetzalli représentant des flammes et un Cactli en peau de tigre, avec de longues bandes, qui se croisant montent jusqu'au dessus des mollets, et d'où pendent des petits escargots de mer ; dans la main gauche, des écussons avec une étoile à cinq branches au centre ; dans la droite, un sceptre d'or avec des pierres précieuses.

Il leur apprît à cultiver la terre, à classer les animaux, à tailler les pierres précieuses, leur enseigna également la fonte des métaux, l'orfèvrerie et la céramique.

Puis l'astronomie et l'usage du calendrier. Il interdit la guerre et les sacrifices humains et d'animaux ; étaient sacrifiés le pain, les fleurs et les Copalli. Il interdit l'homicide, le vol, la polygamie et tout mal chez les hommes.

A Tollan il fonda un Temple de Mystères avec quatre grands temples d'idole : le premier était en bois de cèdre avec des décorations vertes ; le second, en cèdre avec des décorations de corail ; le troisième, en cèdre avec des décorations faites d'escargots de mer ; le quatrième, en cèdre décoré de plumes de Quetzalli. Lui et ses disciples y priaient, jeûnaient et pratiquaient la pénitence.

Il leur parlait de Ipalnemohuani (Celui par qui nous vivons), de la création du monde, de la chute de l'homme, du déluge, du Christ et de son Evangile, du baptême, de la circoncision et de la croix (symbole de l'immortalité de la vie et de la rédemption du genre humain), leur recommandant de l'utiliser dans les autels des temples et dans leurs foyers. Il donna un nom aux villages, aux montagnes et aux vallées.

C'était un instructeur divin et il fut renié et persécuté par ceux-là mêmes à qui il était venu enseigner à aimer et à vivre. Ils le persécutèrent et, dans sa fuite de Tollan, il se réfugia un certain temps à Teotihuacan (lieu d'adoration) ou il laissa un Temple ouvert, sur l'autel duquel les Maîtres se livrèrent à l'autosacrifice et à la solennelle cérémonie du Nouveau Feu.

L'autel de ce Temple était décoré avec des têtes de Serpents émergeant du calice d'une fleur, lesquelles symbolisent Quetzalcoatl tombé dans les abîmes atomiques humains ; les coquillages blancs et les escargots rouges qui les décorent sont l'emblème de l'origine primaire de la divinité.

De Teotihuacan il passa a Cholula ou il vécut vingt ans, mais il dut fuir à nouveau en raison de la guerre. Avec quatre de ses disciples, il se rendit à Coatzacoalcos ; selon les annales, il construisit un radeau sur lequel il prit la mer et disparut. Mais, avant, il annonça que des blancs et barbus comme lui devaient arriver par mer de l'orient et qu'ils s'empareraient de Anahuac.

Nous savons que la prophétie se réalisa, des hommes blancs et barbus vinrent de la mer par l'Est, mais pas pour évangéliser par le biais de la parole, sinon par l'épée : Priez sans cesse pour trouver le Seigneur dans la joie et non dans la douleur.

Dans le Musée d'Anthropologie et d'Histoire de la ville de Mexico, en témoignage des enseignements mystiques de Quetzalcoatl, existe un monolithe du magnifique serpent à plumes de Quetzalli qui laisse sortir une grande langue bifide (symbole de lumière), sur la tête d'un I, emblème du feu, Ignis, et le hiéroglyphe Acatl (roseau) symbolisé par la tête humaine qui parachève l'ensemble du serpent.

Le magnifique serpent à plumes de Quetzalli est l'emblème de l'homme divin Nahua, Quetzalcoatl, qui s'incarna en Adam et tomba en cédant à la tentation du serpent biblique.

Le summum de la beauté est la femme. La nature, la musique, les fleurs, un paysage, un enfant, vont nous émouvoir, mais la femme non seulement nous émeut, mais nous attire, nous inspire, nous provoque. Depuis l'enfance, nous avons la nostalgie de sa tendresse car elle est l'autre moitié de notre être, et vice-versa.

Lorsque nous aimons, pendant l'union sexuelle, nous sommes comme des dieux. Les Tlamatinime (philosophes, initiés) savaient se retirer pendant l'acte sexuel, sans éjaculer le liquide séminal. Alors les hiérarchies solaires et lunaires utilisaient un seul spermatozoïde pour féconder la femme.

Ce furent les anges déchus qui apprirent aux hommes et aux femmes à éjaculer le liquide séminal ; et c'est ainsi que, de leur état paradisiaque, ils tombèrent dans l'animalité où ils se débattent depuis lors. Quetzalcoatl, notre divin copain, élève toi, victorieux, dans leur colonne vertébrale !.

En raison de la violation du sixième commandement de la Loi de Dieu : Tu ne forniqueras pas, en descendant dans les abîmes atomiques de l'homme et de la femme, le magnifique serpent à plumes de Quetzalli se transforma et dut ramper sur le ventre dans la boue car il fut maudit.

Dans nos glandes séminales est enfermé le magnifique serpent à plumes de Quetzalli qui se réveille et se lève seulement suivant l'influence de la magie amoureuse. Il est également l'emblème Nahua du Feu sacré de l'Esprit-Saint qui, en montant par le septuple canal de la moelle épinière, nous convertit en anges.

Dans les patios empierrés des Temples des Mystères Nahuas, les hommes et les femmes restent des mois et des mois à se caresser, et même à s'unir sexuellement, sans jamais parvenir à verser le liquide séminal. C'est de cette façon que les Nahuas réveillaient en eux, le feu universel, le Feu sacré de l'Esprit-Saint, et se transformaient en mages qui faisaient des prodiges comme ceux réalisés par le divin Maître Jésus, le Christ, lors de son passage sur la Terre.

Apprendre à transmuter les forces sexuelles de l'animalité humaine en forces divines mentales fait partie des enseignements de ce livre.

L'homme et la femme retourneront à l'Eden unis par le divin usage naturel des sexes. L'amour nous convertit en dieux. Lorsque le magnifique serpent à plumes de Quetzalli monte au milieu de la colonne vertébrale, il se transforme en Quetzalcoatl, l'oiseau merveilleux de toutes les transformations, l'oiseau Minerve dont les terribles secrets ne peuvent être révélés par aucun initié.

Alors, le Feu sacré de l'Esprit-Saint fleurit sur nos lèvres, devenant verbe et, sous l'influence de notre parole, le feu, l'air, l'eau et la terre nous obéissent et nous adorent.

Pratique : couché dans votre lit, en décubitus dorsal, relâchez tous les muscles du corps, depuis la pointe des pieds jusqu'à la tête, et faites le vide dans votre tête pendant une dizaine de minutes. Ensuite, imaginez-vous que par votre glande pinéale, située à l'intérieur du cerveau, jusqu'au milieu de celui-ci, descendant du ciel, entre dans votre corps le Feu sacré de l'Esprit-Saint, vitalisant le chakra merveilleux de cette glande, lequel resplendit, avec ses douze pétales dorés au centre, sur un fond couvert d'une infinité de pétales qui ressemblent aux rayons de lumières multicolores d'un merveilleux lotus, le mettant en mouvement, de gauche à droite, comme des petites flèches enflammées. Cet exercice doit durer une demi-heure et vous devez vous y livrer avant de vous endormir.

Chapitre extrait de Magie Christique Aztèque : https://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr/ ... ecrets.php
Issu d'une civilisation décadente qui est plus admirative des pseudo-miracles de la science que du chemin emprunté par les alchimistes et Maîtres des écoles de régénération, comment puis-je me détourner des fausses valeurs ?
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Est-il possible de soulever le voile d'Isis avec une pure intention quand on est un animal intellectuel ?
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Pourquoi faut-il que la mystique me tente mais pas assez pour que je prenne le ciel d'assaut ?
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Quels egos me faut-il éliminer afin de pouvoir emprunter le chemin de l'intégration de L’Être ?

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Re: L'Epopée de Quetzalcoatl ... le Vin de l'Oubli

Message le 6 octobre 2011, 20:49

Ce fut ainsi, grâce au Mercure de la Philosophie secrète, que le bienheureux Seigneur Quetzalcoatl régénéra l'Or dans son Ame, dans son esprit et dans les Corps Existentiels supérieurs de l'Etre.

Les ténébreux essaient bien inutilement de faire retourner le Saint à son passé de pécheur.

« Il ne m'est en aucune façon possible, à présent, de revenir en arrière, déclare le Seigneur, je dois continuer.

Où iras-tu, Quetzalcoatl ?.

Je vais, leur dit-il, à la Terre de Couleur Rouge, je vais acquérir le savoir.

Et eux lui disent : Que feras-tu donc là-bas ?.

Je vais en réponse à un appel : le Soleil m'appelle.

C'est très bien : abandonne alors la culture Toltèque.

Et le Saint jeta à l'eau ses colliers de gemmes (ses biens matériels, les choses illusoires de ce monde) qui s'enfoncèrent aussitôt. C'est depuis ce temps-là que ce lieu est appelé Eau des Riches Joyaux.

Poursuivant sa route, il arriva un peu plus loin à un endroit nommé Lieu où l'on dort (l'Orcus des Classiques, le Limbus des chrétiens : le sommeil de l'inconscience dans cette vallée de larmes).

Là surgit un Adepte de la Main Gauche qui vient à sa rencontre et lui dit : Où vas-tu ?, et le Saint de répondre :

Je vais à la Terre de Couleur Rouge, je vais acquérir la sagesse.

Très bien, bois ce vin de l'oubli, je suis venu pour te l'apporter.

Non, je ne peux pas, ni même ne veux y goûter.

Tu devras boire, de gré ou de force ; je ne peux non plus te laisser passer, ni ne permets que l'on poursuive son chemin sans qu'on boive. Je dois te faire boire, et même t'enivrer. Bois donc !.

Alors Quetzalcoatl, muni de sa canne (car il était un Bodhisattva tombé), but le vin.

Et une fois qu'il eut bu, il tomba, vaincu, à côté du chemin et commença à ronfler dans son sommeil (durant de nombreuses réincarnations, en passant par d'indicibles amertumes) et l'on pouvait entendre de très loin son ronflement, et finalement (sa conscience s'éveillant de nouveau) il regarda d'un côté et de l'autre, se regarda lui-même et lissa ses cheveux. C'est pour cette raison que le nom de ce site est Lieu où l'on dort.

Il entreprit encore une fois le voyage, parvint à la cime qui est entre le Mont Fumant (qui symbolise le Lingam) et la Femme Blanche (qui symbolise la Yoni) et là, sur lui et sur les compagnons qu'il avait emmenés avec lui, ses bouffons, ses infirmes (ses agrégats psychiques ou éléments inhumains), la neige tomba et, tous congelés, ils restèrent morts ».

« Que la chair quitte les os », s'écriaient les vieux alchimistes médiévaux durant le coït chimique.

Tourments ésotériques des Fraternités de Saint-André du Chardon. La Croix en X est, indubitablement, le symbole merveilleux de la mort de tous ces éléments inhumains qui, ensemble, constituent l'Ego, le Moi.

Supplice allégorique de Saint-André, épouvantables tortures dans la Neuvième Sphère (la région du Sexe), remords, annihilation bouddhique.

Il n'est possible de créer l'Or de l'Esprit ou de le régénérer qu'en annihilant tous ces bouffons, infirmes, agrégats psychiques qui personnifient nos défauts.

Le Saint tantôt chantait, tantôt pleurait ; et il travaillait avec une infinie patience dans la Forge des Cyclopes (la Sexualité).

« Il pleura abondamment et de grands soupirs sortaient de sa poitrine. Il fixa son regard sur la Montagne Nuancée (la Montagne de la Résurrection) et il se mit en route dans cette direction. Il accomplissait partout des prodiges et laissait des signes merveilleux de son passage » (Comme, autrefois, l'avait fait le grand Kabire Jésus en Terre Sainte).

« En arrivant au rivage, il fit une armature de serpents (car il avait réalisé le développement complet des sept degrés de pouvoir du Feu) et, une fois formée (complète), il s'assit sur elle et s'en servit comme navire ».

Ceci nous rappelle Gautama, le Bouddha, assis sur un serpent au pied de l'arbre de la Bodhi, le figuier extraordinaire, symbole magnifique de la puissance sexuelle. Il pleuvait à verse, et l'eau venant à former une flaque, une mare, menaçait de le submerger, mais Gautama, assis sur le serpent, se servit de lui comme navire.

Entre les différents textes, nous pouvons relever des constantes : on nous parle à chaque fois du Serpent Igné de nos pouvoirs magiques, l'aspect féminin du Binah hébraïque, l'Epouse de Shiva, le Troisième Logos, le Saint-Esprit, notre Mère cosmique particulière qui, au moyen de l'élimination des éléments inhumains que nous portons au-dedans, nous sauve des eaux tumultueuses de la vie.

« Le bienheureux Seigneur Quetzalcoatl s'éloigna, il glissa sur les eaux (les eaux spermatiques du premier instant) et personne ne sait comment il parvint à la Terre de Couleur Rouge ».

Le grand Kabire Jésus atteignit aussi, incontestablement, la Terre de Couleur Rouge, lorsqu'on le revêtit de pourpre, en lui mettant en outre sur la tête une couronne d'épines tressée.

Et les soldats se mirent à le saluer en se moquant de lui et lui disant : « Salut, roi des Juifs ! ». « Et ils lui frappaient la tête avec un roseau, et ils crachaient sur lui, et ployant le genou devant lui, ils lui faisaient des révérences ».

C'est effectivement dans le creuset sexuel, érotique, que la matière première du Grand-OEuvre, comme le Christ, souffre sa passion ; c'est dans le creuset de la Neuvième Sphère qu'elle meurt pour ressusciter ensuite, purifiée, spiritualisée, transformée.

En Chaldée, les Ziggourats, qui furent généralement des tours à trois étages, et à la catégorie desquelles appartenait la fameuse « Tour de Babel », étaient peintes de trois couleurs : noire, blanche et rouge pourpre.

Pour donner une idée de l'extraordinaire extension que prend le symbolisme des couleurs du Grand-OEuvre dans la philosophie hermétique, observons, dit Fulcanelli (dans Le Mystère des Cathédrales) « que la Vierge est toujours représentée drapée de bleu (correspondant au noir), Dieu de blanc et le Christ de rouge ».

Dans les temples sacrés de la vieille Egypte des Pharaons, lorsque le récipiendaire était sur le point de passer les épreuves de l'Initiation, un Maître s'approchait de lui et lui glissait à l'oreille cette phrase mystérieuse : « Souviens-toi qu'Osiris est un Dieu noir ! ».

C'est évidemment la couleur spécifique des ténèbres et des « Ombres cimmériennes », celle du Diable, à qui l'on offrait des roses noires, et aussi celle du Chaos primitif, où tous les éléments et les germes de la vie sont mélangés et confondus totalement, c'est le symbole de l'élément terre, de la nuit et de la mort radicale de tous ces agrégats psychiques qui, ensemble, constituent le Moi-même.

Indubitablement, de même que, dans la Genèse hébraïque, le jour succède à la nuit, ainsi la lumière succède à l'obscurité.

Bienheureux ceux qui ont été régénérés et lavés par le Sang de l'Agneau (le Feu Sexuel), ils seront toujours vêtus de robes blanches. Sur la terre sacrée des Pharaons, Ptah, le Régénérateur, portait toujours une tunique de lin blanc, pour indiquer la renaissance des purs, de ceux qui sont morts en eux-mêmes.

Pour l'application systématique de notre point de vue en relation avec les couleurs de la Materia prima du Grand-OEuvre, il est intéressant de faire remarquer à nos étudiants gnostiques qu'avant d'arriver à la Terre de Couleur Rouge, Quetzalcoatl, le Christ mexicain, a pu porter de plein droit la tunique jaune.

La couleur blanche succède à la noire, la jaune à la blanche et la pourpre des Rois sacrés des dynasties solaires succède toujours à la jaune.

Lorsque le Bienheureux arriva à la Terre de Couleur Rouge, il ceignit ses reins de la pourpre des Rois divins et ressuscita d'entre les morts.

On rapporte qu'il se vit alors dans les eaux comme en un miroir (le Miroir de l'Alchimie). Son visage était beau à nouveau (retour au Paradis perdu), il se para des plus beaux vêtements et, ayant allumé un bûcher, il s'y jeta (le Feu Sexuel consuma totalement son Moi psychologique, et il n'en resta même pas les cendres), et les oiseaux au riche plumage (les oiseaux de l'Esprit) vinrent le voir pendant qu'il brûlait : le rouge-gorge, l'Oiseau de Couleur Turquoise, l'Oiseau Tournesol, l'Oiseau Rouge et Bleu, l'Oiseau Jaune Doré et mille oiseaux plus précieux encore.

« Lorsque le bûcher cessa de flamber (le Grand-OEuvre étant consommé), son coeur s'éleva et au ciel il arriva. Là, il se changea en étoile, et cette étoile est l'astre de l'aube et du crépuscule. Auparavant il était descendu au royaume des morts et, après y être demeuré sept jours, il monta au ciel transformé en astre ».

L'Initiateur nous présente toujours d'une main le Miroir de l'Alchimie, tandis qu'il tient dans l'autre la Corne d'Amalthée ; à ses côtés nous voyons l'Arbre de la Vie étudié par les kabbalistes hébreux ; le miroir symbolise toujours le début de l'oeuvre ; l'Arbre de la Vie en indique la fin, et la Corne d'abondance, le résultat.

Quetzalcoatl a transformé le Diable, la pierre brute, matérielle et grossière, en Lucifer, la pierre angulaire du Grand-OEuvre, l'Archange de lumière, l'Etoile de l'Aurore.

Le Diable, la réflexion de notre Logoï intérieur, était la créature la plus parfaite avant que nous ne tombions dans la génération animale. « Blanchis le laiton et brûle tes livres », nous répètent tous les Maîtres de l'Art hermétique.

Le Bienheureux, en passant par les tortures des Frères de la Fraternité du Chardon, a blanchi le Diable, l'a ramené à son état resplendissant et originel.

Celui qui meurt en lui-même, ici et maintenant, libère Prométhée enchaîné qui, en retour, le paie en le faisant croître, car il est un colosse ayant pouvoir sur les cieux, sur la terre et sur les enfers.

Lucifer-Prométhée intégré radicalement avec toutes les parties de notre Etre, fait de nous quelque chose d'autre, de différent, une créature exotique, un Archange, une puissance terriblement divine.

Il n'est pas superflu de rappeler dans ce traité que lorsque les saintes femmes entrèrent dans le tombeau du Sauveur du monde, elles virent, au lieu de l'homme qu'elles avaient connu, un Ange vêtu d'une longue robe blanche et elles furent saisies d'effroi.

Il est écrit : « A celui qui vaincra et gardera mes oeuvres jusqu'à la fin, je donnerai autorité sur les nations.

Et il les mènera avec une verge de fer, et elles seront fracassées comme des vases d'argile ; ainsi moi-même j'ai reçu ce pouvoir de mon Père. Et je lui donnerai l'Etoile du Matin » (Apocalypse, II, 26-28).

Henri Khunrath, dans son « Amphitheatrum Sapientiae Aeternae », « l'Amphithéâtre de l'Eternelle Sapience », écrit : « Finalement, lorsque l'oeuvre est passée de la couleur cendrée au blanc pur et ensuite au jaune, tu verras la Pierre Philosophale (l'Archange mentionné ci-dessus) ; notre Roi (le Troisième Logos), qui sort de son sépulcre vitreux, se lève de sa couche et vient sur notre scène mondaine avec son corps glorifié, c'est-à-dire régénéré et plus-que-parfait ».

Disons, pour préciser, que le terme « Pierre Philosophale » signifie, selon la langue sacrée, « Pierre qui porte le signe du Soleil ». Or, ce signe solaire est caractérisé par la couleur rouge, laquelle peut varier en intensité.

Un vieil alchimiste dit : « Ce que nous poursuivons, avec tous les philosophes, ce n'est pas l'union d'un corps et d'un esprit métalliques, mais plutôt la condensation, l'agglomération de cet esprit dans une enveloppe cohérente, tenace et réfractaire, capable de l'enrober, d'en imprégner toutes les parties et de lui assurer une protection efficace.

C'est cette âme, esprit ou feu rassemblé (dûment mélangé avec Vénus-Lucifer), concentré et coagulé dans la plus pure, la plus résistante et la plus parfaite des matières terrestres, que nous appelons notre Pierre.

Et nous pouvons certifier que toute entreprise qui n'a pas cet esprit pour guide et cette matière pour base ne conduira jamais au but proposé » (Fulcanelli, Les Demeures Philosophales).

passage extrait de https://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr/ ... -Andre.php
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