L'affaire du Papillon de Verre

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L'affaire du Papillon de Verre

Message le 30 septembre 2018, 21:41

Il me vient à la mémoire, en ce moment même, ici dans ce parc de la capitale du Mexique, un souvenir insolite. Il y a pas mal d'années de cela, alors que je me trouvais dans un pays d'Amérique du Sud, parcourant le monde, comme on dit, car à cette époque j'allais toujours d'un côté et de l'autre, il se produisit, une nuit, quelque chose de singulier : je me vis moi-même traversant un jardin, puis j'arrivai à une maison qui se trouvait là, j'entrai, franchis la première pièce et aboutis à un cabinet d'avocat. Là, une dame d'un certain âge, avec les cheveux gris, très sympathique, me reçut ; elle était assise à une table de travail, et elle se leva pour me souhaiter la bienvenue.

Je remarquai tout à coup sur le secrétaire deux papillons de verre. Bon, il n'y a rien d'étrange dans le fait d'apercevoir sur un bureau deux papillons de verre, n'est-ce pas ?. Mais l'intéressant dans tout cela c'est que ces deux papillons étaient vivants, ils bougeaient leurs ailes, leur petite tête, leurs pattes, alors là c'est plus étrange, pas vrai ?.

En effet, c'était vraiment quelque chose d'insolite, d'inouï : que des papillons en verre soient dotés de vie, ce n'est pas normal, ce n'est pas naturel, il y a là de quoi se poser des questions et devenir très attentif à ce qui se passe.

Or, savez-vous ce que j'ai fait ?. Je ne me suis pas identifié avec cette paire de papillons et j'ai réfléchi, me disant à moi-même : comment est-ce possible ?. Se peut-il qu'il y ait dans le monde des papillons avec des ailes de verre, avec un corps de verre, avec des pattes et une tête de verre, et qui respirent et qui aient une vie propre, comme ceux qu'on rencontre dans la nature ?.

Oui, j'ai réfléchi, mes chers frères ; si je m'étais identifié avec les papillons, sans faire aucune espèce d'analyse, sans réfléchir sur ces insolites papillons de verre, ne croyez-vous pas que j'aurais été fasciné, hypnotisé, comme sous un charme, et que je serai tombé dans l'inconscience, sans que je me rende compte du caractère insensé de ce que je voyais ?. Mais j'ai réfléchi, me faisant à moi-même ces observations : c'est inusité, c'est très étrange, non, c'est impossible qu'il y ait ce genre de créatures dans le monde physique, non, non et non, ce n'est pas normal, il y a ici anguille sous roche, il y a quelque chose qui cloche ; cette sorte de phénomènes, que je sache, n'existe pas dans le monde tridimensionnel, c'est possible seulement dans le monde Astral, ça n'arrive qu'en Astral, serait-ce que je suis dans le monde Astral ?.

Je me questionnais moi-même : serait-ce que je suis en train de dormir et que j'ai laissé quelque part mon corps physique ?.

Ce qui arrive ici est trop bizarre ; pour sortir du doute je vais faire un petit saut avec l'intention de flotter dans l'espace, pour voir si je suis bien en Astral, pour savoir ce qui se passe.

Avais-je une autre solution ?, pouvais-je procéder d'une autre manière, pour sortir de l'incertitude où je me trouvais ?. Mais j'hésitais, je ne parvenais pas à me décider à faire un saut, là, devant cette dame ; elle va me croire cinglé, me disais-je à moi-même, que va-t-elle penser d'un type qui entre chez elle et se met à faire des sauts, comme ça, dans son cabinet de travail ?. D'autant plus que tout le reste semblait tout à fait normal : le secrétaire n'avait rien de particulier, et la chaise où la dame se trouvait assise était une de ces chaises pivotantes qu'on voyait partout, il y avait aussi deux chandeliers, un à droite et l'autre à gauche, ils semblaient en or massif. Bien que cela se soit passé il y a très longtemps, j'étais bien jeune à cette époque-là, je me rappelle tout avec une grande exactitude, je me souviens clairement que les chandeliers avaient chacun sept branches. Bref, en toute sincérité, je ne trouvais rien d'étrange, rien qui appelât particulièrement mon attention, dans ce cabinet d'avocat ; tout était normal, si ce n'est ces deux papillons, ceux-ci constituaient la seule chose réellement bizarre. En outre, cette dame n'avait rien d'inusité, elle était, à mon sens, aussi normale que toutes les dames d'âge moyen du monde, elle ne se distinguait par rien de spécial.

Mais les papillons ne cessaient pas de m'intriguer, que des papillons de verre soient dotés d'une vie propre, voilà quelque chose de très insolite. Bon, quoiqu'il en soit, déterminé à résoudre la question, je décidai de sortir de cette pièce pour pouvoir faire mon petit saut. Mais il me fallait d'abord donner une excuse à la dame : je lui demandai la permission de sortir, je lui dis que j'avais besoin de sortir un moment, peut être penserait-elle que je voulais aller aux toilettes ou n'importe quoi d'autre, le fait est qu'elle m'accorda la permission et que je sortis.

Aussitôt dehors, dans le couloir, après m'être assuré que personne ne m'observait, je fis un grand saut avec l'intention de flotter dans l'espace et, vous devinez ce qui est arrivé, n'est-ce pas ?. je restai dans les airs, flottant dans l'atmosphère ambiante.

Il est impossible de vous décrire la sensation délicieuse que je ressentis, mes frères, oui, délicieuse. Je me dis alors : je suis en corps Astral, là il n'y a plus le moindre doute. Je me rappelai que j'avais laissé mon corps physique endormi dans mon lit, quelques heures plus tôt, et qu'en me déplaçant dans l'Astral j'étais arrivé ici, à ce cabinet de travail. Je rentrai dans ce cabinet, me rassis devant la dame et lui adressai la parole avec beaucoup de respect, lui disant : voyez, madame, nous sommes en corps Astral. La dame me regarda à peine, avec des yeux de somnambule, interrogative, elle ne saisissait pas, elle ne comprenait pas. Cependant, je voulus préciser un peu plus et je lui dis : madame, rappelez-vous que vous êtes allée vous coucher il y a quelques heures, ne vous étonnez pas de ce que je vous dis là, il n'y a rien d'étrange à cela, votre corps physique est endormi dans votre lit et vous êtes ici, en Astral, en train de converser avec moi.

Mais cette dame ne comprit absolument pas, elle était profondément endormie, elle avait la conscience endormie. Voyant que tout effort était inutile, comprenant que, même avec des coups de canon, cette pauvre dame qui ne s'était jamais consacrée à ce travail de l'éveil de la conscience ne s'éveillerait pas, je décidai de m'en aller ; je lui demandai de m'excuser et je partis.

Une fois sorti, je traversai l'espace et me dirigeai vers San Francisco, en Californie. J'avais besoin, à cette époque, de faire une investigation en relation avec une certaine école de pseudo-occultistes ou pseudo-ésotéristes qui se trouvait dans cette ville. Alors donc, je m'en allai et soudain j'aperçus, le long d'une route, un pauvre type qui s'était désincarné il y avait longtemps. Durant sa vie le malheureux avait été porteur de fardeaux ; je m'approchai de lui et je lui dis : mon ami, tu t'es désincarné il y a longtemps, maintenant tu es mort, alors qu'est ce que tu fais là, pourquoi transportes-tu cette charge si lourde ?. Je travaille, me répondit-il. Mon ami, tu étais porteur lorsque tu vivais, mais à présent tu n'existes plus dans le monde, tu t'es désincarné, ton corps est réduit en poussière dans le cimetière, ce lourd fardeau que tu portes sur tes épaules n'est rien d'autre qu'une forme mentale, tu comprends ?.

Mais c'est comme si j'avais parlé en chinois à ce pauvre homme ; il ne comprenait pas un iota de ce que je disais. Il me regardait avec des yeux de somnambule. Je décidai alors de flotter autour de lui, dans l'atmosphère environnante, dans le but de lui faire éveiller sa conscience, je voulais qu'il se rende compte que quelque chose d'étrange se passait, car comment serait-il possible qu'un homme flotte autour de lui sans qu'il trouve cela insolite ?.

Mais tout fut parfaitement inutile, cet homme me regardait avec des yeux d'ivrogne. Bon, il n'y a rien à faire, me dis-je. Aussi je poursuivis mon chemin en direction des terres californiennes, je devais effectuer une certaine recherche, je fis ce que j'avais à faire, j'investiguai sur ce qu'il me fallait investiguer, puis je revins à mon corps physique.

Joli voyage, n'est-ce pas ?. Mais que serait-il arrivé si je m'étais laissé fasciner en contemplant la paire de papillons de verre, si je ne les avais pas observés attentivement et si je n'avais pas réfléchi sur eux, sur ce que je voyais à ce moment-là ?. Je serais resté là toute la nuit, ébahi, à regarder ces deux papillons, et je n'aurais pas éveillé ma conscience.

Bon, pour faire suite à ces phénomènes curieux, je voudrai vous raconter une chose qui s'est passée plusieurs années après, trente ans peut-être, lors d'un voyage que je dus faire à Taxco, dans la province de Guerrero. Taxco est une petite ville très jolie située sur une pente et construite dans le style colonial, ses rues sont pavées comme à l'époque de la Colonie ; cette ville est très riche, car on exploite dans ses parages plusieurs mines d'argent ; et on y vend de très beaux objets et bijoux en argent.

Il me fallait me rendre à cet endroit parce qu'il y avait là quelqu'un pour qui j'avais confectionné quelques remèdes, car il voulait que je l'aide à guérir, c'était un pauvre individu très malade.

J'arrivai donc chez lui, je traversai le jardin d'une belle demeure et entrai dans le salon. Je reconnus immédiatement la pièce ; il y avait là une dame, je la regardai et la reconnus également, c'était la même que j'avais vu dans l'Astral, plusieurs années auparavant, assise à la table de travail, sauf que cette fois-ci elle n'était pas dans le bureau mais dans le salon. Elle m'invita à passer devant et je pénétrai dans le fameux bureau de l'avocat, où je m'étais rendu il y avait très longtemps. Mais au lieu de la dame, c'est son mari que je rencontrai dans le cabinet, un homme possédant une excellente éducation et qui pratiquait la profession d'avocat sans en avoir le titre officiel, il était donc ce qu'on appelle à certains endroits un avocaillon.

Bref, c'est lui qui se trouvait assis là dans ce cabinet ; à mon arrivée il se leva pour me souhaiter la bienvenue, puis il me fit asseoir en face de sa table de travail.

Je reconnus immédiatement le cabinet de l'avocat, de même que j'avais reconnu la dame, et comme cet homme s'intéressait à ces études de type spirituel, comme il aimait tout ce qui était en rapport avec l'ésotérisme, nous conversâmes, nous dialoguâmes un moment sur ces questions. Je le surpris un peu lorsque je lui dis : monsieur, je suis venu ici il y a quelque temps, j'étais en corps Astral, en dehors de mon corps physique, et vous n'êtes pas sans savoir qu'en Astral on peut se déplacer dans les airs et aller d'un endroit à un autre.

Le Monsieur connaissait un peu ces choses, pour en avoir entendu parler, cela ne lui parut donc pas trop extravagant.

J'ajoutai : il y avait sur ce bureau deux papillons de verre, que se passe-t-il ?, où sont rendus les papillons ?. Il me répondit aussitôt : les papillons sont ici, ici-même, voyez. Il enleva quelques journaux et revues qui se trouvaient sur le secrétaire et je vis les deux magnifiques papillons de verre.

Il était évidemment assez surpris que je connaisse l'existence de ces papillons. Puis je lui dis : il manque encore quelque chose, je vois un chandelier à sept branches, mais il y en avait deux, où se trouve l'autre, qu'est il devenu ?. L'autre est là, regardez, me répondit l'avocat. Il écarta une pile de papiers, journaux et dossiers, et sortit l'autre chandelier : il apparut pour confirmer davantage mon affirmation. L'homme était visiblement de plus en plus étonné.

Alors je lui dis : savez-vous que je connais aussi votre femme, mais quand je suis venu en Astral c'est elle qui était assise derrière le secrétaire. Le monsieur était stupéfait.

A l'heure du repas, nous nous assîmes tous les trois autour d'une table ronde et alors il se produisit quelque chose de vraiment inusité ; la dame me dit, en présence de son mari : je vous ai rencontré, il y a longtemps de cela, je ne sais pas exactement où je vous ai vu, mais je suis certaine que je vous ai déjà vu quelque part, vous n'êtes pas une personne inconnue pour moi.

Je donnai aussitôt un petit coup de coude au monsieur en lui disant : vous voyez ?, vous êtes convaincu de mes paroles maintenant ?. La stupéfaction de cet homme était à son comble. Malheureusement, et cela est très grave, mes chers frères, l'homme était tellement accroché, avalé par sa secte de type, disons, romaniste, qu'il n'est pas entré sur le chemin à cause de cela, pour la question du sectarisme. Sinon il serait venu à la voie, j'en suis persuadé, parce que je lui ai donné des preuves extraordinaires, des preuves qui furent pour lui frappantes et décisives, il en est resté abasourdi pour toujours, n'est-ce pas ?. Mais sa religion l'empoignait, l'obnubilait, et il était entortillé dans tous ces dogmes religieux, dévoré par toutes ces croyances.

J'ai tenu à vous relater cet événement très significatif qui s'est passé il y a déjà plusieurs années.

http://gnosis.gnose.samael.free.fr/text/TR07.html


Sujet remonté par Gemani le 30 septembre 2018, 21:41.
Issu d'une civilisation décadente qui est plus admirative des pseudo-miracles de la science que du chemin emprunté par les alchimistes et Maîtres des écoles de régénération, comment puis-je me détourner des fausses valeurs ?
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Est-il possible de soulever le voile d'Isis avec une pure intention quand on est un animal intellectuel ?
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Pourquoi faut-il que la mystique me tente mais pas assez pour que je prenne le ciel d'assaut ?
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Quels egos me faut-il éliminer afin de pouvoir emprunter le chemin de l'intégration de L’Être ?

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