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Boris Mouravieff
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- Hors ligne Pascal
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Fanny,
Je retiens dans ce texte la femme initiatique ou initiatrice.
C'est cela mais il y a une différence fondamentale en ce qui nous concerne, mon épouse m'a d'abord initié à la psychologie profonde dans la vie quotidienne. J'y suis sensible car je me remets en question.
Sans travail psychologique de fond, la maîtrise sexuelle n'est pas possible.
Comme beaucoup de couples nous avons déjà vécu ensemble.
Dans une existence, elle était une Vestale.
A une autre, j'étais un aristocrate qui a été rejeté parce qu'il a épousé une femme à la peau noire.
Certaines femmes sont de merveilleuses éducatrices tout en douceur, patience, compréhension et fermeté.
Je retiens dans ce texte la femme initiatique ou initiatrice.
C'est cela mais il y a une différence fondamentale en ce qui nous concerne, mon épouse m'a d'abord initié à la psychologie profonde dans la vie quotidienne. J'y suis sensible car je me remets en question.
Sans travail psychologique de fond, la maîtrise sexuelle n'est pas possible.
Comme beaucoup de couples nous avons déjà vécu ensemble.
Dans une existence, elle était une Vestale.
A une autre, j'étais un aristocrate qui a été rejeté parce qu'il a épousé une femme à la peau noire.
Certaines femmes sont de merveilleuses éducatrices tout en douceur, patience, compréhension et fermeté.
- Hors ligne Fanny
- #17
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Magnifique !
J’espère que l’homme que j’attends est prêt à accepter et accueillir mon impulsion. J’ai tant à lui donner.
Oui, seule une catégorie de femmes sont capables d’une telle attitude, car c’est inné.
J’espère que l’homme que j’attends est prêt à accepter et accueillir mon impulsion. J’ai tant à lui donner.
Oui, seule une catégorie de femmes sont capables d’une telle attitude, car c’est inné.
- Hors ligne Gemani
- #18
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Pascal,
Je confirme ce que tu dis puisque c'est mon cas aussi, ce mélange de douceur parce qu'elle est toujours prête à nous rendre service, mais aussi ferme' parce qu'elle ne démords pas de ces principes.
En outre, une femme initiée, ça se mérite on ne l'abandonne pas, on la garde précieusement dusse-t-elle nous faire passer l'épreuve terrible du rejet sexuel (parce qu'elle est manipulée par des forces dont elle confond l'origine avec sa propre volonté) pendant 7 ans comme l'a subi notre Maitre Samael par son épouse prêtresse, la Maitresse Litelantes qui était du signe de la Balance, froideur sexuelle que l Avatar a évoqué lui-même, signe qu'il a déconseillé. Problème des femmes des signe d'air, c'est moi qui le rajoute. La première était du signe de la Balance, la seconde et dernière de la vie, du signe du Verseau. Je ne me risquerai pas à la femme Gémeaux.
Le problème de la femme Verseau, c'est qu'elle peut très bien se passer de nous, elle est autonome, tournée vers les autres, enfin la femme Verseau supérieure. Vous comprenez que lorsqu'elle rencontre un homme Lion à l'opposé de son soleil natal, que ça puisse faire ses étincelles autant dans le sens positif que dans le négatif. Deux signes très complémentaires mais une relation compliquée. Ils peuvent s'apporter énormément mutuellement ayant chacun les qualités qui manquent a l'autre et inversement.
Bien entendu avec vous que je ne suis pas à ce niveau là, je suis dans l'antichambre de l'initiation. Je n'ai encore jamais rencontré mes gardiens du seuil et particulièrement le troisième en rapport avec la volonté qui contrairement au 2 premiers est immémorable selon ce qui m'a été confié.
Le problème, c'est qu'on l'a déçu à de trop grande reprises sans pour autant l'avoir trompée, par exemple par une fragilité déconcertante poussant le prêtre à commettre des tentatives de suicides, l'épouse prêtresse perd confiance et s’éloigne de lui parce qu'il ne se révèle pas à la hauteur et qu'elle a suffisamment de charges à gérer sans devoir en conserver une de plus.
Je confirme ce que tu dis puisque c'est mon cas aussi, ce mélange de douceur parce qu'elle est toujours prête à nous rendre service, mais aussi ferme' parce qu'elle ne démords pas de ces principes.
En outre, une femme initiée, ça se mérite on ne l'abandonne pas, on la garde précieusement dusse-t-elle nous faire passer l'épreuve terrible du rejet sexuel (parce qu'elle est manipulée par des forces dont elle confond l'origine avec sa propre volonté) pendant 7 ans comme l'a subi notre Maitre Samael par son épouse prêtresse, la Maitresse Litelantes qui était du signe de la Balance, froideur sexuelle que l Avatar a évoqué lui-même, signe qu'il a déconseillé. Problème des femmes des signe d'air, c'est moi qui le rajoute. La première était du signe de la Balance, la seconde et dernière de la vie, du signe du Verseau. Je ne me risquerai pas à la femme Gémeaux.
Le problème de la femme Verseau, c'est qu'elle peut très bien se passer de nous, elle est autonome, tournée vers les autres, enfin la femme Verseau supérieure. Vous comprenez que lorsqu'elle rencontre un homme Lion à l'opposé de son soleil natal, que ça puisse faire ses étincelles autant dans le sens positif que dans le négatif. Deux signes très complémentaires mais une relation compliquée. Ils peuvent s'apporter énormément mutuellement ayant chacun les qualités qui manquent a l'autre et inversement.
Bien entendu avec vous que je ne suis pas à ce niveau là, je suis dans l'antichambre de l'initiation. Je n'ai encore jamais rencontré mes gardiens du seuil et particulièrement le troisième en rapport avec la volonté qui contrairement au 2 premiers est immémorable selon ce qui m'a été confié.
Le problème, c'est qu'on l'a déçu à de trop grande reprises sans pour autant l'avoir trompée, par exemple par une fragilité déconcertante poussant le prêtre à commettre des tentatives de suicides, l'épouse prêtresse perd confiance et s’éloigne de lui parce qu'il ne se révèle pas à la hauteur et qu'elle a suffisamment de charges à gérer sans devoir en conserver une de plus.
Modifié en dernier par Gemani le 1 février 2021, 18:40, modifié 2 fois.
- Hors ligne Pascal
- #19
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Jeff, je suis en accord avec ton constat sur l'épouse Verseau
Son intuition et son fond rebelle et même révolutionnaire demandent à son époux une remise en question et une auto-observation permanentes, ce qui renforce le travail psychologique.
Mais attention lorsque les émotions montent jusqu'à un degré incontrôlable...
On essaie de dépasser les influences de son signe...
Son intuition et son fond rebelle et même révolutionnaire demandent à son époux une remise en question et une auto-observation permanentes, ce qui renforce le travail psychologique.
Mais attention lorsque les émotions montent jusqu'à un degré incontrôlable...
On essaie de dépasser les influences de son signe...
- Hors ligne Pascal
- #20
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Message le
3ème et dernier chapitre du premier stromate de Boris Mouravieff.
C'est une remarquable interprétation de la Bible par Boris Mouravieff qui sait comprendre au-delà de la "lettre morte".
Si on remplace le terme "Moi réel" par "Essence", "Réincarnation des non-saints" par "Retour des non-saints", "répétition dans la vie d'expériences déjà vécues" par "Récurrence", il y a des similitudes frappantes avec l'enseignement samaëlien.
On a presque l'impression de lire une conférence sur la Personnalité, l'Essence, l'Individualité (l'Intime) et le film de l'existence, Retour, Récurrence, Karma, Réincarnation.
Chapitre III
L'étudiant doit bien se rendre compte de ce qu'est le « film » et de ce qu'est la réincarnation individuelle
1. Lorsqu'on prie pour un défunt, on célèbre une messe des morts ; quand on prie un saint, on lui adresse des prières comme à un vivant. C'est parce qu'en effet il vit.
2. La mort détruit le corps hylique et le corps psychique (= Personnalité), mais elle n'a pas de pouvoir sur le corps pneumatique (= Individualité).
3. Le corps charnel ainsi que le corps psychique (= animal) nous sont donnés - le premier en plein développement, à l'âge mûr, l'autre - sous-développé, mais comportant en lui la faculté d'un développement permettant sa transmutation en un corps spirituel, pneumatique.
4. Saint Paul parle de cela en utilisant une analogie. Pour lui le corps charnel est en quelque sorte la « terre » dans laquelle est semé - tel un grain - le corps psychique en vue de sa croissance et de son développement. Ainsi il est dit : il est semé corps animal, il ressuscite corps spirituel (I Corinthiens, XV, 44).
Et il enchaîne : S'il y a un corps animal, il y a aussi un corps spirituel (Ibid).
Le corps psychique - la Personnalité - après avoir acquis, par des efforts conscients déterminés la qualité de corps spirituel, se joint à jamais au Moi réel, étincelle du Christ, pour former l'Individualité. Dès lors, il vit. C'est le salut.
5. Tous les saints sont des Individualités, chacun ayant ses traits caractéristiques dus à la formation particulière de leur corps pneumatique, à partir du corps psychique (= Personnalité), grain de saint Paul. Mais ce qui unit tous les saints, c'est l'intelligence du Christ. Saint Paul est formel sur ce point, il dit : Nous avons l'intelligence du Christ ( I Corinthiens II, 16. « Intelligence » ne traduit pas correctement le terme grec. En slavon, on trouve le terme ym qui correspond à celui du grec, également intraduisible. Le terme conscience est plus proche, celui d'esprit prête à confusion). Ainsi cette participation constitue pour ainsi dire le dénominateur commun de tous les saints, chaque saint porte en effet, comme il est dit plus haut, des traits spécifiques. Saint Paul revient à cela plus d'une fois. Dans la même épître, il a recours à cette comparaison : Autre est l'éclat du soleil, autre l'éclat de la lune, et autre l'éclat des étoiles ; même une étoile diffère en éclat d'une autre étoile (I Corinthiens, XV, 41).
Par ailleurs, l'Apôtre dit :
A chacun la manifestation de l'Esprit est donnée pour l'utilité commune. En effet, à l'un est donnée une parole de sagesse ; à un autre, une parole de connaissance, selon le même Esprit ; à un autre la foi, par le même Esprit... Un seul et même Esprit opère toutes les choses, les distribuant à chacun en particulier, comme il veut (I Corinthiens, XII, 7-11).
Et pour conclure :
Vous êtes le corps du Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part (I Corinthiens, XII, 27).
6. De notre côté, voyant les choses d'en bas, - par tradition et par intuition, nous distinguons les nuances chez les saints auxquels nous adressons nos prières. A commencer par les Apôtres. Nous connaissons mieux, parmi eux, d'après les Évangiles et les Actes, Pierre, Jean et Jacques - et nous avons une représentation bien différente de ces trois Thaborites. Et si l'on place l'un à côté de l'autre saint Pierre et saint Paul, ils nous apparaissent sous une image bien différente, ayant d'ailleurs une mission différente : Celui, dit saint Paul, qui a fait de Pierre l'apôtre des circoncis a aussi fait de moi l'apôtre des Gentils (Galates, II, 8).
De plus, dans la conscience des peuples certains saints sont reconnus comme patrons. Par exemple, saint Nicolas, l'un des saints les plus populaires et les plus aimés, est considéré aussi bien en Orient qu'en Occident comme le patron des marins. Saint Pantéleimon, en Orient, comme le grand guérisseur, etc.
7. La question est de savoir si ces saints Êtres ont pour mission d'intervenir dans la vie terrestre en résidant uniquement sur le plan céleste ou bien si, à l'exemple de Notre Seigneur Jésus-Christ - et, bien entendu, sur ses ordres - ils s'incarnent afin de pouvoir agir sur le plan terrestre par des moyens terrestres.
8. Voyons ce que nous pouvons trouver comme indication à ce sujet dans les Ecritures. Croyant profondément à un tel phénomène, c'est dans la crainte de Dieu et l'humilité que nous abordons cette question si importante laissée jusqu'à nos jours dans l'ombre par la littérature chrétienne.
Le point le plus important qu'on y trouve et qui milite, à notre avis, en faveur de la thèse de l'action des saints sur terre est le témoignage de Jésus concernant saint Jean-Baptiste :
Qu'êtes-vous allés voir au désert ?... Qu'êtes-vous donc allés voir ? Un prophète ? Oui, vous dis-je, et plus qu'un prophète. Car c'est celui dont il est écrit : « Voici j'envoie mon ange devant ta face pour préparer ton chemin devant toi » (Matthieu, XI, 9-10 ; Malachie, III, 1 ; d'après le texte grec et slavon).
Et ensuite :
Je vous le dis en vérité, parmi ceux qui sont nés de femmes, il n'en a point paru de plus grand que Jean-Baptiste (Matthieu, XI, 11. Cependant, dit Jésus, le plus petit dans le Royaume des deux est plus grand que lui. Ce passage exige un commentaire. Le plus grand des prophètes, donc certainement homme 7, mais qui n'a pas encore passé le IIIème Seuil au-delà duquel commence le Royaume des Cieux, où le Karma ne joue plus et où les chutes ne sont plus possibles).
Et précisant sa pensée, Jésus conclut :
Et si vous voulez le comprendre (Matthieu, XI, 14 ; accepter dans le texte slavon), c'est lui qui est Elie qui devait venir (Matthieu, XI, 14).
9. Le sens de ce passage est catégorique. Cependant, Jésus a trouvé nécessaire d'y ajouter cette parole qu'on trouve parsemée à travers les Evangiles :
Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende (Ibid., 15).
Cette parole est une clef. Chaque fois qu'elle est prononcée par Jésus, elle indique que ce qui vient d'être dit devrait être travaillé en profondeur - et que ce travail n'était pas - et n'a pas été jusqu'à présent - à la portée de tout le monde, mais seulement de ceux qui avaient et ont des oreilles pour entendre.
10. Essayons d'en faire un commentaire.
Dieu dit par la bouche de son prophète Malachie qu'il envoyait son ange devant Jésus. Et cet ange n'était pas envoyé comme l'Archange Gabriel à Elisabeth, puis à Marie, dans un corps céleste, mais cette fois sous forme charnelle, incarné dans la personne de saint Jean-Baptiste, « né de la femme ». Qui était cet ange ? C'était l'Individualité de celui qu'on avait connu sur la terre comme le prophète Elie. Ce n'était certes pas sa Personnalité, mais bien son Individualité qui, sur ordre de Dieu, s'était incarnée consciemment. La preuve en est que lorsque Marie vint rendre visite à Elisabeth, après la révélation que lui avait faite Gabriel, - Dès qu'Elisabeth entendit la salutation de Marie, son enfant tressaillit dans son sein, et elle fut remplie du Saint-Esprit (Luc I, 44, à relire Luc I, 5 à la fin du chapitre).
C'est donc l'enfant de six mois au sein de sa mère qui tressaillit, à la suite de quoi Élisabeth fut remplie du Saint-Esprit. Donc la conscience de soi de l'Individualité vivante de celui qui avait été autrefois Elie était présente.
11. Passons maintenant à la Transfiguration. Voyant Moïse et Elie s'entretenant avec Jésus dans la splendeur de sa gloire, les disciples lui firent cette question : Pourquoi donc les scribes disent-ils qu'Elie doit venir premièrement ? Il répondit : Il est vrai qu'Elie doit venir et rétablir toutes choses. Mais je vous dis qu'Elie est déjà venu, qu'ils ne l'ont pas reconnu, et qu'ils l'ont traité comme ils ont voulu. Les disciples comprirent alors qu'il leur parlait de Jean-Baptiste (Matthieu, XVII, 10-13. Il est à remarquer que les disciples ont reconnu Elie au Mont Thabor. Ce fait est important, mais son commentaire dépasserait le cadre du présent chapitre. Un autre fait est aussi à retenir. Une fois incarné dans son corps terrestre, Elie-Jean-Baptiste est tombé sous l'action mécanique du Karma. On se souvient qu'Elie fit égorger les prophètes de Bahal et Elie-Jean périt la tête tranchée).
Ainsi le cercle s'est refermé ; l'Ange-Elie s'est incarné prenant comme parents, selon l'indication de l'Archange Gabriel, Zacharie et Elisabeth, agit sur terre en tant que Jean-Baptiste, le Précurseur - selon la parole de Malachie, puis fut exécuté sur l'ordre du roi Hérode-Antipas. Enfin, désincarné, il apparaît, au côté de Jésus et de Moïse sur le Mont Thabor lors de la Transfiguration.
12. Il est important de remarquer que, venu sur la terre comme Jean-Baptiste après sa désincarnation, Elie apparut non pas sous forme de ce dernier, mais sous l'aspect qui lui était propre ayant été vu et reconnu comme tel. Cela prouve que l'Individualité, tout en étant capable d'évolution, demeure en soi permanente. Cette Individualité une fois née apparaît en elle-même, malgré les missions impliquant la réincarnation et dans le cas présent comme Elie, saint prophète de Dieu.
13. On pourrait citer d'autres textes des Écritures, cependant moins catégoriques, relatifs à la réincarnation consciente des saints envoyés sur la terre en mission. Mais ils ne pourraient surpasser en précision le témoignage de Notre Seigneur que nous avons cité.
Cependant, on n'oubliera pas la parole de Jésus adressée aux Juifs :
Vous ne comprenez pas les Ecritures et vous ne connaissez pas la puissance de Dieu (Matthieu, XXII, 29).
La Doctrine exposée dans « Gnôsis » donne des clefs qui permettent de mieux comprendre leur sens. C'est ainsi que les notions de Personnalité sous-développée, de Moi réel, d'Individualité, de IIe et IIIe Seuils nous ont permis de procéder à l'analyse du problème de Elie-Jean-Baptiste du point de vue ésotérique et de le résoudre.
C'est pourquoi nous rappelons une fois de plus le précepte de Notre Seigneur disant : Sondez les Ecritures (Jean V, 39. D'après le texte slavon).
II
1. Nous avons commenté la question de la réincarnation des saints, c'est-à-dire des Individualités. Il est beaucoup moins aisé de présenter un commentaire explicite en ce qui concerne la prétendue réincarnation des « non-saints », - de simples Personnalités humaines.
Cependant, le problème préoccupe les esprits et bien que la question demeure controversée, certains philosophes contemporains ont vu dans la réincarnation de l'âme la seule solution raisonnable en faveur de l'immortalité - rêve éternel du cœur humain.
Essayons donc d'aborder la question sous un angle nouveau.
2. Pour cela, laissons de côté, en bloc, toute la somme d'idées anciennes et modernes, orientales et occidentales comprenant dans la métempsychose, la palingénésie, la transmission des âmes et leur réincarnation, une série de représentations et de croyances.
Ensuite, réaffirmons ici d'une manière catégorique le fait qu'une réincarnation de la Personnalité semblable à celle de l'Individualité n'existe pas. Aucune allusion à ce sujet ne se retrouve dans l'Ancien et le Nouveau Testament. Quant à la Doctrine ésotérique de l'Orthodoxie orientale, elle est sur ce point formelle : la Personnalité jouit d'un don d'Existence et non pas de celui de Vie, - apanage de l'Individualité.
En d'autres termes, la Personnalité est périssable et ne jouit point de l'immortalité. Elle représente en soi, dans le temps, un phénomène unique en son genre, non réitérable.
3. A côté de cela, il est nécessaire d'établir une équivalence entre les termes employés dans l'Évangile et dans les Épîtres, dans la Philocalie et dans notre exposé de la Doctrine dans « Gnôsis ».
Prenons le célèbre texte de l'Évangile relatif à l'âme, son péril et son salut qui nous permettra de poser correctement la question et puis nous aidera à en trouver la réponse juste.
Il s'agit d'établir comparativement le vrai sens que Jésus attribuait dans le texte en question au terme âme. Il dit :
Celui qui voudra sauver son âme la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi, la sauvera (Luc, IX, 24. Dans certaines traductions (Louis Segond, p. ex.) la difficulté d'interprétation de ce texte, a fait remplacer le mot âme par celui de vie. Or, dans les textes grec et slavon ainsi que dans la Vulgate figure bien le terme âme).
Pour le lecteur de « Gnôsis », l'interprétation de ce texte ne présente pas de difficulté.
En effet, dans le premier cas, il s'agit de l'âme = Moi de la Personnalité qui s'affirme, on le sait, par l'orgueil et son dérivé, l'égoïsme - dans toutes ses formes et nuances variées - jusqu'aux plus subtiles et aux plus « humaines ». L'homme jouira avec cela de tous les avantages et plaisirs que lui offre l'Existence. Puis avec la mort il disparaîtra. Dans le deuxième cas, si l'homme sacrifie son âme-Personnalité en subordonnant sans retour sa volonté à celle de son Moi réel - étincelle du Christ - il sauvera son âme du péril par son intime jonction, dans l'identification, avec celui-ci. Alors, par une transfiguration en une Individualité, l'âme humaine en soi périssable jouira de la vie éternelle. C'est le salut.
Cela dit, on voit qu'il n'y a pas le moindre doute que l'âme de l'Évangile n'est autre chose que la Personnalité de la Doctrine de « Gnôsis ».
4. D'ailleurs, l'Évangile qui se préoccupe de l'âme et de son salut et qui y revient à plus de vingt reprises ne lui attribue point la survie. Et l'Apôtre saint Paul l'affirme d'une manière on ne peut plus catégorique disant que notre Seigneur Jésus-Christ... seul possède l'immortalité (I Timothée, VI, 16).
En revanche, la préoccupation d'aider l'homme à sauver son âme du péril est le grand thème de l'Évangile, des Épîtres et de la Philocalie.
Pourtant, à cette âme-Personnalité périssable, Jésus attribue une valeur relative, mais majeure. Il dit en effet :
Que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s'il perdait son âme ? (Matthieu, XVI, 26).
Généralement on n'y pense point. Cependant nous pouvons conclure de ce qui précède et compte tenu de sa faculté d'évolution, que sur le plan de l'Existence l'âme humaine, c'est-à-dire la Personnalité représente la valeur suprême. Cependant, l'âme humaine est périssable et la mort la menace comme l'épée de Damoclès. Cette épée tombera sûrement sur elle un jour.
5. Telle est la situation d'après l'Évangile ; et toutes les Églises chrétiennes l'enseignent d'une manière unanime.
Or, l'esprit humain ne peut pas se résigner à une perte définitive par la mort de son âme-Personnalité, d'où cette masse d'idées, de théories et de croyances, de « consolation », masse que nous avons plus haut laissée de côté.
III
1. Il y a un élément que nous ne pouvons laisser dans l'ombre car il joue, à notre avis, dans la genèse de la croyance en la réincarnation de la Personnalité, un rôle beaucoup plus important que toutes les structures intellectuelles dont nous avons fait mention en parlant de la palingénésie. On trouve la description de ce phénomène dans les romans comme dans la littérature occultiste. Il consiste en ce que, placé devant un fait - souvent sans importance - l'homme sent et constate qu'il avait, déjà, vécu ce fait. Dans cet ordre d'idées, on signale aussi des cas où, venu pour la première fois à un endroit, l'homme non seulement le reconnaît mais encore se trouve en mesure d'en décrire les alentours.
2. Les esprits sceptiques n'ajoutent pas foi à des cas de ce genre. On peut, certes, tout nier. Cela d'ailleurs est plus simple que de chercher à expliquer ce qui est difficilement explicable.
3. Il y a encore un phénomène d'ordre différent - objectivement observable - qui lui, aussi, et à l'instar de ce qui se passe pour l'Individualité, milite en faveur de la Réincarnation de la Personnalité, du moins d'une certaine continuité à travers la mort. Il s'agit des prédispositions innées.
Sur ce point on connaît des cas vraiment extraordinaires. Il suffit de se rappeler Pierre le Grand, Mozart, Ramakrishna, Jacob Boehme et beaucoup d'autres.
Le lecteur sentira que ce phénomène est étroitement lié à celui du Karma agissant, lui aussi, à travers la mort.
Tout semble être particulièrement embrouillé. Le faible esprit humain tend à expliquer les phénomènes de la première catégorie par le jeu de l'imagination fertile ou excitée et de la seconde par celui du hasard. On oublie, certes, que nous couvrons par la notion de « hasard » les faits dont la cause nous est inconnue bien qu'elle existe toujours.
4. Les phénomènes de cette sorte sont trop fréquents pour qu'on puisse les rejeter raisonnablement sans avoir essayé de leur trouver une explication plausible.
5. Une telle explication est donnée dans « Gnôsis », dans la doctrine du film (avant d'aller plus loin, le lecteur est invité à relire, en se servant de l'index, tout ce qui est écrit à ce sujet dans les trois volumes de « Gnôsis »).
Cependant il ressort des travaux des Groupes « Gnôsis », comme de la correspondance et des contacts personnels avec nos lecteurs, que cette doctrine est mal comprise et, à plus forte raison, elle est loin d'être assimilée. Pourtant il est nécessaire de saisir le sens réel du film car cela nous ouvre la possibilité pratique d'exercer sur lui notre influence volontaire directe et indirecte.
6. Cela est de première importance. En effet, notre existence terrestre pour être ésotériquement sensée, doit être conduite d'après le film avec le scénario duquel toute Personnalité est née. Or, au lieu de jouer dans la vie le rôle qui nous est dévolu, nous y appliquons des idées et des mouvements « libres ». Cependant, à chaque décision une voix issue du for intérieur cherche à nous alerter. L'homme l'entend ; mais il ne lui accorde pas l'attention due. Il conflue avec ses idées préconçues et, l'orgueil inscrit sur son visage - ou avec un sourire bête - s'engage toujours davantage dans la Brousse.
Notre « liberté d'action » se trouve ainsi être la cause de notre esclavage.
Et lorsque, dans la deuxième moitié de son existence l'homme commence à se rendre compte de l'ineptie sous l'empire de laquelle il a passé la première, il est généralement trop tard pour essayer de redresser la situation.
Cela est excusable pour les personnes qui n'ont jamais entendu parler de la doctrine du film ; quant aux étudiants de « Gnôsis », il est triste de voir ceux d'entre eux qui travaillent avec assiduité dans d'autres branches de la doctrine glisser sur le film. Ils ne sentent pas que c'est par là qu'ils ont une possibilité réelle d'agir avec des chances de réussite.
IV
1. La Personnalité humaine ne jouit donc pas, comme l'Individualité, de la Vie. Elle disparaît à la fin de son existence limitée entre la naissance et la mort.
Quel est le sens de cette existence ? Nous l'avons vu («Gnôsis» cf. Index « Station de transmission »), il est double. D'après la Loi Générale, l'existence éphémère de la Personnalité, comme celle de toutes les espèces de la Vie organique sur la Terre, sert les buts cosmiques. Cependant, nous avons vu également qu'il existe une autre loi, opposée à la première, que nous appelons Loi d'exception. Cette Loi s'applique à des cas individuels seulement (« Gnôsis », édition antérieure, tome I, p. 90 à 93, 107, 165, 179, 228 ; édition 1996, tome I, p. 98 à 101, 115, 181, 196-197, 252).
2. Qui crée la Personnalité ? Dieu, sans conteste. Cependant, la création des espèces de toutes sortes de la Vie organique sur la Terre, comporte des procédés différents. Ce qui préoccupe ici c'est la question des Personnalités déjà passablement évoluées mais qui ne sont pas encore parvenues, avant leur mort, à s'identifier avec leur Moi réel respectif pour former une Individualité dotée de la Vie c'est-à-dire de l'immortalité.
3. Dieu, par le truchement de sa cellule que, vu d'en bas, nous appelons notre Moi réel, est le créateur de notre Personnalité comme de notre corps.
Si l'on se réfère aux données de l'anthropologie citées dans Gnôsis (« Gnôsis », édition antérieure, tome 1, p. 145 ; édition 1996, tome I, p. 158), il est facile de voir que le perfectionnement des créatures, notamment de l'espèce humaine, va du bas vers le haut.
L'évolution comporte d'abord une immense période de perfectionnement du corps physique, conçu comme le contenant de la Personnalité avec ses organes psychiques. Vient, ensuite, une longue période de formation du corps psychique - de la Personnalité humaine placée dans son habitacle physique - toujours en voie de perfectionnement, en principe.
4. L'Hylé comme la Psyché ont chacune leur volonté. Cependant la volonté de la Psyché est beaucoup plus variée que celle de l'Hylé et, surtout, elle est particulièrement versatile.
Or, comme nous venons de le dire, l'évolution va du bas vers le haut.
On pense, aujourd'hui, que l'apparition de l'espèce humaine remonte à des centaines de millions d'années, alors que celle de l'homo sapiens recens ne remonte qu'à quelque quatorze mille ans.
C'est depuis lors que l'Hylé parvint dans son développement à mettre à la disposition de la Psyché un cerveau de 1400-1500 cm3 qui permet à celle-ci, en jouissant d'une certaine autonomie, de se développer encore davantage afin de s'approprier des Centres psychiques supérieurs qui permettraient au Moi réel de s'y installer, comme autrefois la Psyché s'était installée dans l'Hylé lorsque le développement de celle-ci était parvenu à mettre à sa disposition pour habitacle le cerveau approprié.
5. Nous ne savons pas la raison pour laquelle Dieu a conçu ces deux évolutions en sens inverse, générale et individuelle, qui s'interpénétrent. Mais nous pouvons logiquement conclure, de cet exposé que si l'évolution de l'espèce, produit de la volonté divine, va, en fait, du bas vers le haut, elle est dirigée du haut vers le bas. Cela ne suscite pas le moindre doute.
6. Ainsi, pouvons-nous imaginer et dire que c'est le Moi réel, cellule de Dieu, qui crée la Personnalité en même temps que le corps né d'un couple humain.
Cette expérience conduite par le Moi réel dans des conditions déterminées, dont une certaine autonomie attribuée à la Personnalité, a pour but la constitution de l'Individualité ce que, vu d'en bas, nous concevons comme le Salut.
7. La volonté du Moi réel est de parvenir à la constitution de l'Individualité. Et si une expérience n'a pas été réussie il continue en faisant une autre, puis une troisième et ainsi de suite jusqu'à la réussite.
V
1. Maintenant nous pouvons aborder la question qui nous préoccupe, et expliquer les deux sortes de phénomènes signalés plus haut.
La Personnalité, disions-nous, est créée chaque fois avec le corps. Mais elle n'est pas un simple produit biologique de la croissance du corps. Ce qui déroute certains savants et philosophes c'est que le Moi du corps est doté, lui aussi, d'une certaine autonomie. Ainsi, dans la vie sexuelle, il impose sa volonté à la Personnalité, qui, surtout si elle est peu évoluée, s'incline. Partant de cela, certains auteurs contemporains affirment que le sexe explique tout. Et leurs grands-pères exprimaient, eux aussi, la même idée, s'accordant sur la formule plus élégante : « Cherchez la femme ». Toutefois nous envisageons, ici, le cas de Personnalités plus évoluées.
2. En préparant les éléments qui constitueront in fine l'Individualité, le Moi réel utilise, naturellement, dans chaque création successive de la Personnalité, ceux qui sont positifs et proviennent des expériences précédentes et cherche à neutraliser ceux qui sont négatifs. C'est pour mener ses essais jusqu'au perfectionnement certain du type recherché. Vu d'en bas, cela arrive lorsque le Fidèle se présente devant le deuxième Seuil.
Au passage de ce Seuil, le Moi réel s'installe dans la Personnalité développée et équilibrée jusqu'à un certain minimum requis et, de ce fait, la nouvelle Individualité est née.
3. A la réflexion cela répond à la fois aux trois questions posées dans le présent chapitre : conscience de la répétition dans la vie d'expériences déjà vécues, celles de prédispositions innées et, subsidiairement, le Karma individuel.
4. Et, comme on le voit, cela ne demande pas que l'on ait recours à la réincarnation de la Personnalité, réincarnation qui n'existe pas.
Par contre, le Moi réel étant l'Opérateur, il conserve la mémoire des expériences faites ; l'homme 4 devenu homme 5, c'est-à-dire Individualité par son identification avec le Moi réel, peut, lui aussi, prendre conscience de toute la série des expériences précédentes.
Tel était, par exemple, le cas de Pythagore.
Mais ce n'est pas - on le comprend bien à présent - le cas des réincarnations à proprement parler.
C'est une remarquable interprétation de la Bible par Boris Mouravieff qui sait comprendre au-delà de la "lettre morte".
Si on remplace le terme "Moi réel" par "Essence", "Réincarnation des non-saints" par "Retour des non-saints", "répétition dans la vie d'expériences déjà vécues" par "Récurrence", il y a des similitudes frappantes avec l'enseignement samaëlien.
On a presque l'impression de lire une conférence sur la Personnalité, l'Essence, l'Individualité (l'Intime) et le film de l'existence, Retour, Récurrence, Karma, Réincarnation.
Chapitre III
L'étudiant doit bien se rendre compte de ce qu'est le « film » et de ce qu'est la réincarnation individuelle
1. Lorsqu'on prie pour un défunt, on célèbre une messe des morts ; quand on prie un saint, on lui adresse des prières comme à un vivant. C'est parce qu'en effet il vit.
2. La mort détruit le corps hylique et le corps psychique (= Personnalité), mais elle n'a pas de pouvoir sur le corps pneumatique (= Individualité).
3. Le corps charnel ainsi que le corps psychique (= animal) nous sont donnés - le premier en plein développement, à l'âge mûr, l'autre - sous-développé, mais comportant en lui la faculté d'un développement permettant sa transmutation en un corps spirituel, pneumatique.
4. Saint Paul parle de cela en utilisant une analogie. Pour lui le corps charnel est en quelque sorte la « terre » dans laquelle est semé - tel un grain - le corps psychique en vue de sa croissance et de son développement. Ainsi il est dit : il est semé corps animal, il ressuscite corps spirituel (I Corinthiens, XV, 44).
Et il enchaîne : S'il y a un corps animal, il y a aussi un corps spirituel (Ibid).
Le corps psychique - la Personnalité - après avoir acquis, par des efforts conscients déterminés la qualité de corps spirituel, se joint à jamais au Moi réel, étincelle du Christ, pour former l'Individualité. Dès lors, il vit. C'est le salut.
5. Tous les saints sont des Individualités, chacun ayant ses traits caractéristiques dus à la formation particulière de leur corps pneumatique, à partir du corps psychique (= Personnalité), grain de saint Paul. Mais ce qui unit tous les saints, c'est l'intelligence du Christ. Saint Paul est formel sur ce point, il dit : Nous avons l'intelligence du Christ ( I Corinthiens II, 16. « Intelligence » ne traduit pas correctement le terme grec. En slavon, on trouve le terme ym qui correspond à celui du grec, également intraduisible. Le terme conscience est plus proche, celui d'esprit prête à confusion). Ainsi cette participation constitue pour ainsi dire le dénominateur commun de tous les saints, chaque saint porte en effet, comme il est dit plus haut, des traits spécifiques. Saint Paul revient à cela plus d'une fois. Dans la même épître, il a recours à cette comparaison : Autre est l'éclat du soleil, autre l'éclat de la lune, et autre l'éclat des étoiles ; même une étoile diffère en éclat d'une autre étoile (I Corinthiens, XV, 41).
Par ailleurs, l'Apôtre dit :
A chacun la manifestation de l'Esprit est donnée pour l'utilité commune. En effet, à l'un est donnée une parole de sagesse ; à un autre, une parole de connaissance, selon le même Esprit ; à un autre la foi, par le même Esprit... Un seul et même Esprit opère toutes les choses, les distribuant à chacun en particulier, comme il veut (I Corinthiens, XII, 7-11).
Et pour conclure :
Vous êtes le corps du Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part (I Corinthiens, XII, 27).
6. De notre côté, voyant les choses d'en bas, - par tradition et par intuition, nous distinguons les nuances chez les saints auxquels nous adressons nos prières. A commencer par les Apôtres. Nous connaissons mieux, parmi eux, d'après les Évangiles et les Actes, Pierre, Jean et Jacques - et nous avons une représentation bien différente de ces trois Thaborites. Et si l'on place l'un à côté de l'autre saint Pierre et saint Paul, ils nous apparaissent sous une image bien différente, ayant d'ailleurs une mission différente : Celui, dit saint Paul, qui a fait de Pierre l'apôtre des circoncis a aussi fait de moi l'apôtre des Gentils (Galates, II, 8).
De plus, dans la conscience des peuples certains saints sont reconnus comme patrons. Par exemple, saint Nicolas, l'un des saints les plus populaires et les plus aimés, est considéré aussi bien en Orient qu'en Occident comme le patron des marins. Saint Pantéleimon, en Orient, comme le grand guérisseur, etc.
7. La question est de savoir si ces saints Êtres ont pour mission d'intervenir dans la vie terrestre en résidant uniquement sur le plan céleste ou bien si, à l'exemple de Notre Seigneur Jésus-Christ - et, bien entendu, sur ses ordres - ils s'incarnent afin de pouvoir agir sur le plan terrestre par des moyens terrestres.
8. Voyons ce que nous pouvons trouver comme indication à ce sujet dans les Ecritures. Croyant profondément à un tel phénomène, c'est dans la crainte de Dieu et l'humilité que nous abordons cette question si importante laissée jusqu'à nos jours dans l'ombre par la littérature chrétienne.
Le point le plus important qu'on y trouve et qui milite, à notre avis, en faveur de la thèse de l'action des saints sur terre est le témoignage de Jésus concernant saint Jean-Baptiste :
Qu'êtes-vous allés voir au désert ?... Qu'êtes-vous donc allés voir ? Un prophète ? Oui, vous dis-je, et plus qu'un prophète. Car c'est celui dont il est écrit : « Voici j'envoie mon ange devant ta face pour préparer ton chemin devant toi » (Matthieu, XI, 9-10 ; Malachie, III, 1 ; d'après le texte grec et slavon).
Et ensuite :
Je vous le dis en vérité, parmi ceux qui sont nés de femmes, il n'en a point paru de plus grand que Jean-Baptiste (Matthieu, XI, 11. Cependant, dit Jésus, le plus petit dans le Royaume des deux est plus grand que lui. Ce passage exige un commentaire. Le plus grand des prophètes, donc certainement homme 7, mais qui n'a pas encore passé le IIIème Seuil au-delà duquel commence le Royaume des Cieux, où le Karma ne joue plus et où les chutes ne sont plus possibles).
Et précisant sa pensée, Jésus conclut :
Et si vous voulez le comprendre (Matthieu, XI, 14 ; accepter dans le texte slavon), c'est lui qui est Elie qui devait venir (Matthieu, XI, 14).
9. Le sens de ce passage est catégorique. Cependant, Jésus a trouvé nécessaire d'y ajouter cette parole qu'on trouve parsemée à travers les Evangiles :
Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende (Ibid., 15).
Cette parole est une clef. Chaque fois qu'elle est prononcée par Jésus, elle indique que ce qui vient d'être dit devrait être travaillé en profondeur - et que ce travail n'était pas - et n'a pas été jusqu'à présent - à la portée de tout le monde, mais seulement de ceux qui avaient et ont des oreilles pour entendre.
10. Essayons d'en faire un commentaire.
Dieu dit par la bouche de son prophète Malachie qu'il envoyait son ange devant Jésus. Et cet ange n'était pas envoyé comme l'Archange Gabriel à Elisabeth, puis à Marie, dans un corps céleste, mais cette fois sous forme charnelle, incarné dans la personne de saint Jean-Baptiste, « né de la femme ». Qui était cet ange ? C'était l'Individualité de celui qu'on avait connu sur la terre comme le prophète Elie. Ce n'était certes pas sa Personnalité, mais bien son Individualité qui, sur ordre de Dieu, s'était incarnée consciemment. La preuve en est que lorsque Marie vint rendre visite à Elisabeth, après la révélation que lui avait faite Gabriel, - Dès qu'Elisabeth entendit la salutation de Marie, son enfant tressaillit dans son sein, et elle fut remplie du Saint-Esprit (Luc I, 44, à relire Luc I, 5 à la fin du chapitre).
C'est donc l'enfant de six mois au sein de sa mère qui tressaillit, à la suite de quoi Élisabeth fut remplie du Saint-Esprit. Donc la conscience de soi de l'Individualité vivante de celui qui avait été autrefois Elie était présente.
11. Passons maintenant à la Transfiguration. Voyant Moïse et Elie s'entretenant avec Jésus dans la splendeur de sa gloire, les disciples lui firent cette question : Pourquoi donc les scribes disent-ils qu'Elie doit venir premièrement ? Il répondit : Il est vrai qu'Elie doit venir et rétablir toutes choses. Mais je vous dis qu'Elie est déjà venu, qu'ils ne l'ont pas reconnu, et qu'ils l'ont traité comme ils ont voulu. Les disciples comprirent alors qu'il leur parlait de Jean-Baptiste (Matthieu, XVII, 10-13. Il est à remarquer que les disciples ont reconnu Elie au Mont Thabor. Ce fait est important, mais son commentaire dépasserait le cadre du présent chapitre. Un autre fait est aussi à retenir. Une fois incarné dans son corps terrestre, Elie-Jean-Baptiste est tombé sous l'action mécanique du Karma. On se souvient qu'Elie fit égorger les prophètes de Bahal et Elie-Jean périt la tête tranchée).
Ainsi le cercle s'est refermé ; l'Ange-Elie s'est incarné prenant comme parents, selon l'indication de l'Archange Gabriel, Zacharie et Elisabeth, agit sur terre en tant que Jean-Baptiste, le Précurseur - selon la parole de Malachie, puis fut exécuté sur l'ordre du roi Hérode-Antipas. Enfin, désincarné, il apparaît, au côté de Jésus et de Moïse sur le Mont Thabor lors de la Transfiguration.
12. Il est important de remarquer que, venu sur la terre comme Jean-Baptiste après sa désincarnation, Elie apparut non pas sous forme de ce dernier, mais sous l'aspect qui lui était propre ayant été vu et reconnu comme tel. Cela prouve que l'Individualité, tout en étant capable d'évolution, demeure en soi permanente. Cette Individualité une fois née apparaît en elle-même, malgré les missions impliquant la réincarnation et dans le cas présent comme Elie, saint prophète de Dieu.
13. On pourrait citer d'autres textes des Écritures, cependant moins catégoriques, relatifs à la réincarnation consciente des saints envoyés sur la terre en mission. Mais ils ne pourraient surpasser en précision le témoignage de Notre Seigneur que nous avons cité.
Cependant, on n'oubliera pas la parole de Jésus adressée aux Juifs :
Vous ne comprenez pas les Ecritures et vous ne connaissez pas la puissance de Dieu (Matthieu, XXII, 29).
La Doctrine exposée dans « Gnôsis » donne des clefs qui permettent de mieux comprendre leur sens. C'est ainsi que les notions de Personnalité sous-développée, de Moi réel, d'Individualité, de IIe et IIIe Seuils nous ont permis de procéder à l'analyse du problème de Elie-Jean-Baptiste du point de vue ésotérique et de le résoudre.
C'est pourquoi nous rappelons une fois de plus le précepte de Notre Seigneur disant : Sondez les Ecritures (Jean V, 39. D'après le texte slavon).
II
1. Nous avons commenté la question de la réincarnation des saints, c'est-à-dire des Individualités. Il est beaucoup moins aisé de présenter un commentaire explicite en ce qui concerne la prétendue réincarnation des « non-saints », - de simples Personnalités humaines.
Cependant, le problème préoccupe les esprits et bien que la question demeure controversée, certains philosophes contemporains ont vu dans la réincarnation de l'âme la seule solution raisonnable en faveur de l'immortalité - rêve éternel du cœur humain.
Essayons donc d'aborder la question sous un angle nouveau.
2. Pour cela, laissons de côté, en bloc, toute la somme d'idées anciennes et modernes, orientales et occidentales comprenant dans la métempsychose, la palingénésie, la transmission des âmes et leur réincarnation, une série de représentations et de croyances.
Ensuite, réaffirmons ici d'une manière catégorique le fait qu'une réincarnation de la Personnalité semblable à celle de l'Individualité n'existe pas. Aucune allusion à ce sujet ne se retrouve dans l'Ancien et le Nouveau Testament. Quant à la Doctrine ésotérique de l'Orthodoxie orientale, elle est sur ce point formelle : la Personnalité jouit d'un don d'Existence et non pas de celui de Vie, - apanage de l'Individualité.
En d'autres termes, la Personnalité est périssable et ne jouit point de l'immortalité. Elle représente en soi, dans le temps, un phénomène unique en son genre, non réitérable.
3. A côté de cela, il est nécessaire d'établir une équivalence entre les termes employés dans l'Évangile et dans les Épîtres, dans la Philocalie et dans notre exposé de la Doctrine dans « Gnôsis ».
Prenons le célèbre texte de l'Évangile relatif à l'âme, son péril et son salut qui nous permettra de poser correctement la question et puis nous aidera à en trouver la réponse juste.
Il s'agit d'établir comparativement le vrai sens que Jésus attribuait dans le texte en question au terme âme. Il dit :
Celui qui voudra sauver son âme la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi, la sauvera (Luc, IX, 24. Dans certaines traductions (Louis Segond, p. ex.) la difficulté d'interprétation de ce texte, a fait remplacer le mot âme par celui de vie. Or, dans les textes grec et slavon ainsi que dans la Vulgate figure bien le terme âme).
Pour le lecteur de « Gnôsis », l'interprétation de ce texte ne présente pas de difficulté.
En effet, dans le premier cas, il s'agit de l'âme = Moi de la Personnalité qui s'affirme, on le sait, par l'orgueil et son dérivé, l'égoïsme - dans toutes ses formes et nuances variées - jusqu'aux plus subtiles et aux plus « humaines ». L'homme jouira avec cela de tous les avantages et plaisirs que lui offre l'Existence. Puis avec la mort il disparaîtra. Dans le deuxième cas, si l'homme sacrifie son âme-Personnalité en subordonnant sans retour sa volonté à celle de son Moi réel - étincelle du Christ - il sauvera son âme du péril par son intime jonction, dans l'identification, avec celui-ci. Alors, par une transfiguration en une Individualité, l'âme humaine en soi périssable jouira de la vie éternelle. C'est le salut.
Cela dit, on voit qu'il n'y a pas le moindre doute que l'âme de l'Évangile n'est autre chose que la Personnalité de la Doctrine de « Gnôsis ».
4. D'ailleurs, l'Évangile qui se préoccupe de l'âme et de son salut et qui y revient à plus de vingt reprises ne lui attribue point la survie. Et l'Apôtre saint Paul l'affirme d'une manière on ne peut plus catégorique disant que notre Seigneur Jésus-Christ... seul possède l'immortalité (I Timothée, VI, 16).
En revanche, la préoccupation d'aider l'homme à sauver son âme du péril est le grand thème de l'Évangile, des Épîtres et de la Philocalie.
Pourtant, à cette âme-Personnalité périssable, Jésus attribue une valeur relative, mais majeure. Il dit en effet :
Que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s'il perdait son âme ? (Matthieu, XVI, 26).
Généralement on n'y pense point. Cependant nous pouvons conclure de ce qui précède et compte tenu de sa faculté d'évolution, que sur le plan de l'Existence l'âme humaine, c'est-à-dire la Personnalité représente la valeur suprême. Cependant, l'âme humaine est périssable et la mort la menace comme l'épée de Damoclès. Cette épée tombera sûrement sur elle un jour.
5. Telle est la situation d'après l'Évangile ; et toutes les Églises chrétiennes l'enseignent d'une manière unanime.
Or, l'esprit humain ne peut pas se résigner à une perte définitive par la mort de son âme-Personnalité, d'où cette masse d'idées, de théories et de croyances, de « consolation », masse que nous avons plus haut laissée de côté.
III
1. Il y a un élément que nous ne pouvons laisser dans l'ombre car il joue, à notre avis, dans la genèse de la croyance en la réincarnation de la Personnalité, un rôle beaucoup plus important que toutes les structures intellectuelles dont nous avons fait mention en parlant de la palingénésie. On trouve la description de ce phénomène dans les romans comme dans la littérature occultiste. Il consiste en ce que, placé devant un fait - souvent sans importance - l'homme sent et constate qu'il avait, déjà, vécu ce fait. Dans cet ordre d'idées, on signale aussi des cas où, venu pour la première fois à un endroit, l'homme non seulement le reconnaît mais encore se trouve en mesure d'en décrire les alentours.
2. Les esprits sceptiques n'ajoutent pas foi à des cas de ce genre. On peut, certes, tout nier. Cela d'ailleurs est plus simple que de chercher à expliquer ce qui est difficilement explicable.
3. Il y a encore un phénomène d'ordre différent - objectivement observable - qui lui, aussi, et à l'instar de ce qui se passe pour l'Individualité, milite en faveur de la Réincarnation de la Personnalité, du moins d'une certaine continuité à travers la mort. Il s'agit des prédispositions innées.
Sur ce point on connaît des cas vraiment extraordinaires. Il suffit de se rappeler Pierre le Grand, Mozart, Ramakrishna, Jacob Boehme et beaucoup d'autres.
Le lecteur sentira que ce phénomène est étroitement lié à celui du Karma agissant, lui aussi, à travers la mort.
Tout semble être particulièrement embrouillé. Le faible esprit humain tend à expliquer les phénomènes de la première catégorie par le jeu de l'imagination fertile ou excitée et de la seconde par celui du hasard. On oublie, certes, que nous couvrons par la notion de « hasard » les faits dont la cause nous est inconnue bien qu'elle existe toujours.
4. Les phénomènes de cette sorte sont trop fréquents pour qu'on puisse les rejeter raisonnablement sans avoir essayé de leur trouver une explication plausible.
5. Une telle explication est donnée dans « Gnôsis », dans la doctrine du film (avant d'aller plus loin, le lecteur est invité à relire, en se servant de l'index, tout ce qui est écrit à ce sujet dans les trois volumes de « Gnôsis »).
Cependant il ressort des travaux des Groupes « Gnôsis », comme de la correspondance et des contacts personnels avec nos lecteurs, que cette doctrine est mal comprise et, à plus forte raison, elle est loin d'être assimilée. Pourtant il est nécessaire de saisir le sens réel du film car cela nous ouvre la possibilité pratique d'exercer sur lui notre influence volontaire directe et indirecte.
6. Cela est de première importance. En effet, notre existence terrestre pour être ésotériquement sensée, doit être conduite d'après le film avec le scénario duquel toute Personnalité est née. Or, au lieu de jouer dans la vie le rôle qui nous est dévolu, nous y appliquons des idées et des mouvements « libres ». Cependant, à chaque décision une voix issue du for intérieur cherche à nous alerter. L'homme l'entend ; mais il ne lui accorde pas l'attention due. Il conflue avec ses idées préconçues et, l'orgueil inscrit sur son visage - ou avec un sourire bête - s'engage toujours davantage dans la Brousse.
Notre « liberté d'action » se trouve ainsi être la cause de notre esclavage.
Et lorsque, dans la deuxième moitié de son existence l'homme commence à se rendre compte de l'ineptie sous l'empire de laquelle il a passé la première, il est généralement trop tard pour essayer de redresser la situation.
Cela est excusable pour les personnes qui n'ont jamais entendu parler de la doctrine du film ; quant aux étudiants de « Gnôsis », il est triste de voir ceux d'entre eux qui travaillent avec assiduité dans d'autres branches de la doctrine glisser sur le film. Ils ne sentent pas que c'est par là qu'ils ont une possibilité réelle d'agir avec des chances de réussite.
IV
1. La Personnalité humaine ne jouit donc pas, comme l'Individualité, de la Vie. Elle disparaît à la fin de son existence limitée entre la naissance et la mort.
Quel est le sens de cette existence ? Nous l'avons vu («Gnôsis» cf. Index « Station de transmission »), il est double. D'après la Loi Générale, l'existence éphémère de la Personnalité, comme celle de toutes les espèces de la Vie organique sur la Terre, sert les buts cosmiques. Cependant, nous avons vu également qu'il existe une autre loi, opposée à la première, que nous appelons Loi d'exception. Cette Loi s'applique à des cas individuels seulement (« Gnôsis », édition antérieure, tome I, p. 90 à 93, 107, 165, 179, 228 ; édition 1996, tome I, p. 98 à 101, 115, 181, 196-197, 252).
2. Qui crée la Personnalité ? Dieu, sans conteste. Cependant, la création des espèces de toutes sortes de la Vie organique sur la Terre, comporte des procédés différents. Ce qui préoccupe ici c'est la question des Personnalités déjà passablement évoluées mais qui ne sont pas encore parvenues, avant leur mort, à s'identifier avec leur Moi réel respectif pour former une Individualité dotée de la Vie c'est-à-dire de l'immortalité.
3. Dieu, par le truchement de sa cellule que, vu d'en bas, nous appelons notre Moi réel, est le créateur de notre Personnalité comme de notre corps.
Si l'on se réfère aux données de l'anthropologie citées dans Gnôsis (« Gnôsis », édition antérieure, tome 1, p. 145 ; édition 1996, tome I, p. 158), il est facile de voir que le perfectionnement des créatures, notamment de l'espèce humaine, va du bas vers le haut.
L'évolution comporte d'abord une immense période de perfectionnement du corps physique, conçu comme le contenant de la Personnalité avec ses organes psychiques. Vient, ensuite, une longue période de formation du corps psychique - de la Personnalité humaine placée dans son habitacle physique - toujours en voie de perfectionnement, en principe.
4. L'Hylé comme la Psyché ont chacune leur volonté. Cependant la volonté de la Psyché est beaucoup plus variée que celle de l'Hylé et, surtout, elle est particulièrement versatile.
Or, comme nous venons de le dire, l'évolution va du bas vers le haut.
On pense, aujourd'hui, que l'apparition de l'espèce humaine remonte à des centaines de millions d'années, alors que celle de l'homo sapiens recens ne remonte qu'à quelque quatorze mille ans.
C'est depuis lors que l'Hylé parvint dans son développement à mettre à la disposition de la Psyché un cerveau de 1400-1500 cm3 qui permet à celle-ci, en jouissant d'une certaine autonomie, de se développer encore davantage afin de s'approprier des Centres psychiques supérieurs qui permettraient au Moi réel de s'y installer, comme autrefois la Psyché s'était installée dans l'Hylé lorsque le développement de celle-ci était parvenu à mettre à sa disposition pour habitacle le cerveau approprié.
5. Nous ne savons pas la raison pour laquelle Dieu a conçu ces deux évolutions en sens inverse, générale et individuelle, qui s'interpénétrent. Mais nous pouvons logiquement conclure, de cet exposé que si l'évolution de l'espèce, produit de la volonté divine, va, en fait, du bas vers le haut, elle est dirigée du haut vers le bas. Cela ne suscite pas le moindre doute.
6. Ainsi, pouvons-nous imaginer et dire que c'est le Moi réel, cellule de Dieu, qui crée la Personnalité en même temps que le corps né d'un couple humain.
Cette expérience conduite par le Moi réel dans des conditions déterminées, dont une certaine autonomie attribuée à la Personnalité, a pour but la constitution de l'Individualité ce que, vu d'en bas, nous concevons comme le Salut.
7. La volonté du Moi réel est de parvenir à la constitution de l'Individualité. Et si une expérience n'a pas été réussie il continue en faisant une autre, puis une troisième et ainsi de suite jusqu'à la réussite.
V
1. Maintenant nous pouvons aborder la question qui nous préoccupe, et expliquer les deux sortes de phénomènes signalés plus haut.
La Personnalité, disions-nous, est créée chaque fois avec le corps. Mais elle n'est pas un simple produit biologique de la croissance du corps. Ce qui déroute certains savants et philosophes c'est que le Moi du corps est doté, lui aussi, d'une certaine autonomie. Ainsi, dans la vie sexuelle, il impose sa volonté à la Personnalité, qui, surtout si elle est peu évoluée, s'incline. Partant de cela, certains auteurs contemporains affirment que le sexe explique tout. Et leurs grands-pères exprimaient, eux aussi, la même idée, s'accordant sur la formule plus élégante : « Cherchez la femme ». Toutefois nous envisageons, ici, le cas de Personnalités plus évoluées.
2. En préparant les éléments qui constitueront in fine l'Individualité, le Moi réel utilise, naturellement, dans chaque création successive de la Personnalité, ceux qui sont positifs et proviennent des expériences précédentes et cherche à neutraliser ceux qui sont négatifs. C'est pour mener ses essais jusqu'au perfectionnement certain du type recherché. Vu d'en bas, cela arrive lorsque le Fidèle se présente devant le deuxième Seuil.
Au passage de ce Seuil, le Moi réel s'installe dans la Personnalité développée et équilibrée jusqu'à un certain minimum requis et, de ce fait, la nouvelle Individualité est née.
3. A la réflexion cela répond à la fois aux trois questions posées dans le présent chapitre : conscience de la répétition dans la vie d'expériences déjà vécues, celles de prédispositions innées et, subsidiairement, le Karma individuel.
4. Et, comme on le voit, cela ne demande pas que l'on ait recours à la réincarnation de la Personnalité, réincarnation qui n'existe pas.
Par contre, le Moi réel étant l'Opérateur, il conserve la mémoire des expériences faites ; l'homme 4 devenu homme 5, c'est-à-dire Individualité par son identification avec le Moi réel, peut, lui aussi, prendre conscience de toute la série des expériences précédentes.
Tel était, par exemple, le cas de Pythagore.
Mais ce n'est pas - on le comprend bien à présent - le cas des réincarnations à proprement parler.
- Hors ligne Fanny
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Message le
Merci profondément Pascal pour ce travail précieux accompli !!
Je m’imprimerai ce troisième chapitre pour le lire plus facilement sur papier.
À bientôt !
Je m’imprimerai ce troisième chapitre pour le lire plus facilement sur papier.
À bientôt !
- Hors ligne Pascal
- #22
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Message le
Fanny et tous,
une dernière perle de Mouravieff intitulée "du pain quotidien"
il montre que la bible a été altérée entre 1540 et 1616, par exemple le terme "pain supersubstantiel" a été remplacé par "pain quotidien"
La Vulgate était fidèle, la bible de la Rochelle altérée en 1616.
la spiritualité est ainsi remplacée par la matérialité !
Dans la messe gnostique nous l'appelons le pain suprasubstantiel
Nous retournons à l'Esprit.
Si vous voulez d'autres approfondissements, le livre de poche est en fin de message.
Du « Pain quotidien » par Boris Mouravieff
Dans les langues modernes, la prière de Jésus est rédigée dans les termes suivants :
9. Notre père qui es aux cieux ! Que ton nom soit sanctifié ;
10. Que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel ;
11. Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien ;
12. Pardonne-nous nos offenses comme nous aussi pardonnons à ceux qui nous ont offensés ;
13. Ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin,
Car c'est à toi qu'appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire.
Amen ! (Matthieu, VI, 9-13. Le Nouveau Testament, traduction de Louis Second. Nouvelle édition revue, imprimée en Grande-Bretagne, à l'imprimerie universitaire d'Oxford, Paris, 1932, p. 12).
On le voit, cette prière est en cinq versets, chacun ayant un objectif distinct et bien déterminé.
Soumettons ce texte à une analyse critique. Et, pour cela, rappelons-nous la règle générale applicable à toute interprétation des textes : celle de l'interprétation par le contexte.
Déjà saint Augustin exigeait que les passages de l'évangile soient commentés à la lumière du contexte et protestait hautement contre la mauvaise foi de certains commentateurs qui, dit-il, choisissent quelques passages détachés des Ecritures, au moyen desquels ils puissent tromper les ignorants, ne liant point les unes aux autres les propositions qui précèdent et celles qui suivent, par lesquelles la volonté et la pensée de l'auteur peuvent être comprises (Bene Augustinus contra Adimantum : Particulas quasdam de scripturis eligunt, quibus decipiant imperitos non connectentes quae supra et infra scripta sunt, ex quibus voluntas et intentio scriptoris possit intelligi... c4 (c. 14)).
Aussi, sommes-nous tenus de placer la prière de Jésus, tout entière, dans le cadre des idées de son auteur. Ce cadre est donné dans les cinq versets précédents, ainsi conçus :
5. Lorsque vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites qui aiment à prier debout dans des synagogues et aux coins des rues, pour être vus des hommes. Je vous le dis, en vérité, ils reçoivent (déjà) leur récompense ;
6. Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là, dans le lieu secret ; et ton Père qui voit dans le secret, te le rendra (d'une manière évidente) ;
7. En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens qui s'imaginent qu'à force de paroles, ils seront exaucés ;
8. Ne leur ressemblez pas ; car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous ne le lui demandiez ;
9. Voici donc, comment vous devez prier (Matthieu, Ibid., p.12. C'est nous qui soulignons. B.M.) :
Suit le texte de la prière. Celle-ci est, à son tour, suivie de vingt et un versets de commentaires qui répètent les recommandations données aux versets 5-9, et mettent l'accent sur certaines d'entre elles. Ainsi, par exemple, le verset huitième se retrouve expliqué et largement commenté aux versets 31-34, dans les termes suivants :
31. Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas : Que mangerons-nous, que boirons-nous ? De quoi serons-nous vêtus ?
32. Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin ;
33. Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus ;
34. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain ; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine (Ibid. C'est nous qui soulignons. B.M.).
Il apparaît avec évidence que le Christ s'efforçait de détourner les yeux des humains de leurs « besoins », qui les absorbaient, vers le plan supérieur, vers la seule chose qui est nécessaire (Luc X,42).
Ceci dit, revenons au texte même de la prière. Son examen démontre que quatre des cinq versets dont elle est composée sont affectés aux choses divines, y compris la demande de ne pas être induit en tentation, mais d'être délivré du Malin (v. 13). De sorte que la prière, et tout le chapitre VI de l'évangile selon Matthieu, s'avèrent harmonieusement consacrés au principe de la primauté de la vie nouménale sur la vie phénoménale, incitant l'homme à concentrer ses efforts pour l'atteindre, promettant que, - s'il en est ainsi - le reste, c'est-à-dire le niveau de vie, sera donné par-dessus.
Un seul verset parmi les cinq de la prière est en dissonance avec les quatre autres, comme avec les trente- trois versets constituant le reste du chapitre VI. C'est le verset onzième, ainsi conçu :
11. Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien (C'est nous qui soulignons. B.M. Disons en passant que dans les commentaires ésotériques de ce verset, le terme aujourd'hui se rapporte à toute la vie de celui qui prie).
Or, par deux fois, Jésus affirme qu'une telle prière est une prière de païens (versets 7, 32). Nous nous trouvons donc ici en présence d'une contradiction interne flagrante.
Le texte russe, qui est dérivé du slavon, ne contient pas la contradiction signalée. Il ne parle point du pain quotidien, mais du pain supersubstantiel ; autrement dit du « pain céleste », du « pain vivant » dont Jésus parle ailleurs. Alors l'harmonie de la prière, comme de tout le chapitre VI, consacré à l'idée de régénération, se trouve rétablie, ou, plutôt, retrouvée. Le verset onzième, dans la rédaction russe, cadre si bien avec l'ensemble de la prière, ainsi qu'avec le sens général du chapitre, que cela ne laisse pas le moindre doute quant à son authenticité. En revanche, le terme de pain quotidien a une signification nettement opposée au sens précis du contexte.
Le texte slave de l'évangile fut établi au IXème siècle par Constantin le Philosophe, plus connu sous le nom de saint Cyrille, et par son frère, saint Méthode, savants grecs, natifs de Salonique, sachant la langue slave à la perfection. Et il n'est pas douteux qu'à l'époque, si riche en exégèses sacrées, l'esprit primitif des textes en question ait été traduit selon le sens originel. Les langues slaves modernes, notamment le russe, demeurent très proches du vieux slavon qui d'ailleurs est toujours en usage dans les offices religieux orthodoxes. Et, on l'a déjà vu, le terme slavon, qui passa dans le russe sans modifications, correspond exactement à celui de pain supersubstantiel et non de pain quotidien.
Si à présent on remonte au texte grec, à partir duquel saint Cyrille et saint Méthode établirent le texte slavon, on y trouve le terme êKiovaiov, c'est-à- dire supersubstantiel.
Ainsi, l'Orient prie non pas pour le substantiel, mais pour l'essentiel. Et il ne faut pas croire que cette distinction si importante soit l'apanage de théologiens ou de philosophes avertis. En répétant les paroles du Pater noster, l'homme de la rue, dans le monde orthodoxe, prie non pas pour la nourriture substantielle, mais pour le pain descendant du ciel (Jean, VI, 32, 33, 34, 35. Et encore : Travaillez non pas pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui subsiste pour la vie éternelle, Ibid., VI, 27. Aussi : Je suis le pain de la vie, Ibid., VI, 35, 48, 51, etc.).
Tel est un des exemples frappants du divorce qui existe entre l'Occident et l'Orient chrétiens. Comme on l'a vu, il ne s'agit pas ici de questions d'ordre dogmatique ou disciplinaire; il s'agit de l'esprit de la croyance et de l'objet des aspirations.
Reste à savoir, comment la notion de pain quotidien a pu se substituer, en Occident, à celle de pain supersubstantiel ? Comment une telle métamorphose a-t-elle pu se produire ? - Ceci est, évidemment, à mettre au rang des plus grandes énigmes de l'histoire moderne et contemporaine ; et c'est l'une des plus grandes faillites spirituelles connues dans l'histoire de la civilisation occidentale. La question est grave ; sa portée est évidente.
Si l'on ouvre la Vulgate, on y trouve cependant le texte correct : Panem nostrum supersubstantialem da nobis hodie (Novum Testamentum, Vulgatae Editionis. Ex Vaticanis Editionibus Earumque correctorio. P. Michael Hetzenauer O.C. Prov. Tirol. sept. Approbatus lector S. Theologiae et Guardianus. Cum Approbatione Ecclesiastica Omnipote, Libraria Academica Wagneriana, MDCCCIC, Secundum Matthaem, Caput VI, 11). Dans les premières traductions de l'évangile dans des langues modernes, on trouve encore la même expression primitive. Par exemple, dans une édition faite à Lyon, par Nicolas Petit, en 1540, le même verset se trouve traduit correctement : Donne-nous aujourd’huy nostrepain supersubstantiel (La Première Partie du Nouveau Testament, en françay, nouvellement revue & corrigé, Nicolas Petit, Lyon, 1540, p. 7 traduit par Le Fèvre). Ouvrons, maintenant, un autre évangile, daté du siècle suivant, exactement de 1616, paru à La Rochelle. Là nous trouvons déjà la formule modifiée, ainsi conçue: Donne-nous aujourd'huy nostre pain quotidien (La Bible qui est Toute la Saincte Ecriture du Vieil et Nouveau Testament. À La Rochelle, de l'Imprimerie de M. H. Hauttin, par Corneil Hertzmann, 1616).
Évidemment, cette formule répondait mieux à l'esprit positiviste naissant à cette époque dans l'Europe moderne. Sorti du cadre étroit de la Civita Maximas et gagnant le large des mers, l'Européen allait alors au-delà des Océans à la recherche non pas, certes, du pain supersubstantiel, mais bien du pain quotidien, plus tangible et qui lui semblait plus réel. Depuis lors, cette formule s'est tellement enracinée dans les esprits qu'on ne veut même pas croire qu'en répétant depuis son enfance les paroles sacrées du Pater noster, on prie pour quelque chose qui est au fond diamétralement opposé à ce qu'enseignait Jésus.
Revue « RENCONTRE ORIENT-OCCIDENT », mars-avril 1956
une dernière perle de Mouravieff intitulée "du pain quotidien"
il montre que la bible a été altérée entre 1540 et 1616, par exemple le terme "pain supersubstantiel" a été remplacé par "pain quotidien"
La Vulgate était fidèle, la bible de la Rochelle altérée en 1616.
la spiritualité est ainsi remplacée par la matérialité !
Dans la messe gnostique nous l'appelons le pain suprasubstantiel
Nous retournons à l'Esprit.
Si vous voulez d'autres approfondissements, le livre de poche est en fin de message.
Du « Pain quotidien » par Boris Mouravieff
Dans les langues modernes, la prière de Jésus est rédigée dans les termes suivants :
9. Notre père qui es aux cieux ! Que ton nom soit sanctifié ;
10. Que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel ;
11. Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien ;
12. Pardonne-nous nos offenses comme nous aussi pardonnons à ceux qui nous ont offensés ;
13. Ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin,
Car c'est à toi qu'appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire.
Amen ! (Matthieu, VI, 9-13. Le Nouveau Testament, traduction de Louis Second. Nouvelle édition revue, imprimée en Grande-Bretagne, à l'imprimerie universitaire d'Oxford, Paris, 1932, p. 12).
On le voit, cette prière est en cinq versets, chacun ayant un objectif distinct et bien déterminé.
Soumettons ce texte à une analyse critique. Et, pour cela, rappelons-nous la règle générale applicable à toute interprétation des textes : celle de l'interprétation par le contexte.
Déjà saint Augustin exigeait que les passages de l'évangile soient commentés à la lumière du contexte et protestait hautement contre la mauvaise foi de certains commentateurs qui, dit-il, choisissent quelques passages détachés des Ecritures, au moyen desquels ils puissent tromper les ignorants, ne liant point les unes aux autres les propositions qui précèdent et celles qui suivent, par lesquelles la volonté et la pensée de l'auteur peuvent être comprises (Bene Augustinus contra Adimantum : Particulas quasdam de scripturis eligunt, quibus decipiant imperitos non connectentes quae supra et infra scripta sunt, ex quibus voluntas et intentio scriptoris possit intelligi... c4 (c. 14)).
Aussi, sommes-nous tenus de placer la prière de Jésus, tout entière, dans le cadre des idées de son auteur. Ce cadre est donné dans les cinq versets précédents, ainsi conçus :
5. Lorsque vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites qui aiment à prier debout dans des synagogues et aux coins des rues, pour être vus des hommes. Je vous le dis, en vérité, ils reçoivent (déjà) leur récompense ;
6. Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là, dans le lieu secret ; et ton Père qui voit dans le secret, te le rendra (d'une manière évidente) ;
7. En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens qui s'imaginent qu'à force de paroles, ils seront exaucés ;
8. Ne leur ressemblez pas ; car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous ne le lui demandiez ;
9. Voici donc, comment vous devez prier (Matthieu, Ibid., p.12. C'est nous qui soulignons. B.M.) :
Suit le texte de la prière. Celle-ci est, à son tour, suivie de vingt et un versets de commentaires qui répètent les recommandations données aux versets 5-9, et mettent l'accent sur certaines d'entre elles. Ainsi, par exemple, le verset huitième se retrouve expliqué et largement commenté aux versets 31-34, dans les termes suivants :
31. Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas : Que mangerons-nous, que boirons-nous ? De quoi serons-nous vêtus ?
32. Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin ;
33. Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus ;
34. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain ; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine (Ibid. C'est nous qui soulignons. B.M.).
Il apparaît avec évidence que le Christ s'efforçait de détourner les yeux des humains de leurs « besoins », qui les absorbaient, vers le plan supérieur, vers la seule chose qui est nécessaire (Luc X,42).
Ceci dit, revenons au texte même de la prière. Son examen démontre que quatre des cinq versets dont elle est composée sont affectés aux choses divines, y compris la demande de ne pas être induit en tentation, mais d'être délivré du Malin (v. 13). De sorte que la prière, et tout le chapitre VI de l'évangile selon Matthieu, s'avèrent harmonieusement consacrés au principe de la primauté de la vie nouménale sur la vie phénoménale, incitant l'homme à concentrer ses efforts pour l'atteindre, promettant que, - s'il en est ainsi - le reste, c'est-à-dire le niveau de vie, sera donné par-dessus.
Un seul verset parmi les cinq de la prière est en dissonance avec les quatre autres, comme avec les trente- trois versets constituant le reste du chapitre VI. C'est le verset onzième, ainsi conçu :
11. Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien (C'est nous qui soulignons. B.M. Disons en passant que dans les commentaires ésotériques de ce verset, le terme aujourd'hui se rapporte à toute la vie de celui qui prie).
Or, par deux fois, Jésus affirme qu'une telle prière est une prière de païens (versets 7, 32). Nous nous trouvons donc ici en présence d'une contradiction interne flagrante.
Le texte russe, qui est dérivé du slavon, ne contient pas la contradiction signalée. Il ne parle point du pain quotidien, mais du pain supersubstantiel ; autrement dit du « pain céleste », du « pain vivant » dont Jésus parle ailleurs. Alors l'harmonie de la prière, comme de tout le chapitre VI, consacré à l'idée de régénération, se trouve rétablie, ou, plutôt, retrouvée. Le verset onzième, dans la rédaction russe, cadre si bien avec l'ensemble de la prière, ainsi qu'avec le sens général du chapitre, que cela ne laisse pas le moindre doute quant à son authenticité. En revanche, le terme de pain quotidien a une signification nettement opposée au sens précis du contexte.
Le texte slave de l'évangile fut établi au IXème siècle par Constantin le Philosophe, plus connu sous le nom de saint Cyrille, et par son frère, saint Méthode, savants grecs, natifs de Salonique, sachant la langue slave à la perfection. Et il n'est pas douteux qu'à l'époque, si riche en exégèses sacrées, l'esprit primitif des textes en question ait été traduit selon le sens originel. Les langues slaves modernes, notamment le russe, demeurent très proches du vieux slavon qui d'ailleurs est toujours en usage dans les offices religieux orthodoxes. Et, on l'a déjà vu, le terme slavon, qui passa dans le russe sans modifications, correspond exactement à celui de pain supersubstantiel et non de pain quotidien.
Si à présent on remonte au texte grec, à partir duquel saint Cyrille et saint Méthode établirent le texte slavon, on y trouve le terme êKiovaiov, c'est-à- dire supersubstantiel.
Ainsi, l'Orient prie non pas pour le substantiel, mais pour l'essentiel. Et il ne faut pas croire que cette distinction si importante soit l'apanage de théologiens ou de philosophes avertis. En répétant les paroles du Pater noster, l'homme de la rue, dans le monde orthodoxe, prie non pas pour la nourriture substantielle, mais pour le pain descendant du ciel (Jean, VI, 32, 33, 34, 35. Et encore : Travaillez non pas pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui subsiste pour la vie éternelle, Ibid., VI, 27. Aussi : Je suis le pain de la vie, Ibid., VI, 35, 48, 51, etc.).
Tel est un des exemples frappants du divorce qui existe entre l'Occident et l'Orient chrétiens. Comme on l'a vu, il ne s'agit pas ici de questions d'ordre dogmatique ou disciplinaire; il s'agit de l'esprit de la croyance et de l'objet des aspirations.
Reste à savoir, comment la notion de pain quotidien a pu se substituer, en Occident, à celle de pain supersubstantiel ? Comment une telle métamorphose a-t-elle pu se produire ? - Ceci est, évidemment, à mettre au rang des plus grandes énigmes de l'histoire moderne et contemporaine ; et c'est l'une des plus grandes faillites spirituelles connues dans l'histoire de la civilisation occidentale. La question est grave ; sa portée est évidente.
Si l'on ouvre la Vulgate, on y trouve cependant le texte correct : Panem nostrum supersubstantialem da nobis hodie (Novum Testamentum, Vulgatae Editionis. Ex Vaticanis Editionibus Earumque correctorio. P. Michael Hetzenauer O.C. Prov. Tirol. sept. Approbatus lector S. Theologiae et Guardianus. Cum Approbatione Ecclesiastica Omnipote, Libraria Academica Wagneriana, MDCCCIC, Secundum Matthaem, Caput VI, 11). Dans les premières traductions de l'évangile dans des langues modernes, on trouve encore la même expression primitive. Par exemple, dans une édition faite à Lyon, par Nicolas Petit, en 1540, le même verset se trouve traduit correctement : Donne-nous aujourd’huy nostrepain supersubstantiel (La Première Partie du Nouveau Testament, en françay, nouvellement revue & corrigé, Nicolas Petit, Lyon, 1540, p. 7 traduit par Le Fèvre). Ouvrons, maintenant, un autre évangile, daté du siècle suivant, exactement de 1616, paru à La Rochelle. Là nous trouvons déjà la formule modifiée, ainsi conçue: Donne-nous aujourd'huy nostre pain quotidien (La Bible qui est Toute la Saincte Ecriture du Vieil et Nouveau Testament. À La Rochelle, de l'Imprimerie de M. H. Hauttin, par Corneil Hertzmann, 1616).
Évidemment, cette formule répondait mieux à l'esprit positiviste naissant à cette époque dans l'Europe moderne. Sorti du cadre étroit de la Civita Maximas et gagnant le large des mers, l'Européen allait alors au-delà des Océans à la recherche non pas, certes, du pain supersubstantiel, mais bien du pain quotidien, plus tangible et qui lui semblait plus réel. Depuis lors, cette formule s'est tellement enracinée dans les esprits qu'on ne veut même pas croire qu'en répétant depuis son enfance les paroles sacrées du Pater noster, on prie pour quelque chose qui est au fond diamétralement opposé à ce qu'enseignait Jésus.
Revue « RENCONTRE ORIENT-OCCIDENT », mars-avril 1956
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Message le
Merci Pascal. Ce dernier message, je le trouve vraiment passionnant. Cela met en exergue les altérations volontaires de la parole sacrée.
Soit la Papauté est aux mains de la Loge Noire comme beaucoup le pense, selon d'autre sources, elles seraient aux ordres des reptiliens.
Voir une célèbre photo d'une salle de conférence ou de messe qui vue d'une certaine manière fait penser aux yeux et au visage d'un reptilien pour une personne avertie.
Je trouve grave qu'ils ait remplacé le pain substantiel par le pain quotidien. Ca enleve tous le sens. De la verticale, on tombe à l'horizontal. On tombe au ras des pâquerettes. Samael nousxavait informé de cela, me semble-t-il !
D'autre part le dernier verset du Notre Pere qui comprend pour des siècles et des siècles et que je n'ai jamais encore rajouté dans mes prieres, me semble avoir été un rajout du siècle dernier lors du Concile Vatican 2 des canons de l'exégèse chrétienne sauf confusion de ma part qui est bien possible.
Apres le débat entre les différences entre les églises chrétiennes occidentales et orthodoxes est passionnant comme avec le protestantisme. Je m'étais intéressé à la biographie de Luther, être torturé par lui-même... puid il y a Calvin également.
Je rappellerai aussi que le plus important cest de prier consciemment et ce n'est pas si évident que ça, il y a 4 états de conscience et les deux premiers sont improductifs... faudrait que je retrouve cette célèbre citation de Samael qu'il a fait régulièrement.
Enfin, n'oublions pas qu'une vraie prière du Notre Pere ne se fait pas en 5 minutes. Selon Samael, elle doit durer au moins une heure et nécessite de méditer sur chaque verset profondément. Et en plus à genoux jusqu'à en avoir mal. Je ne sais pas si on a le droit de les faire reposer sur un petit coussin....
Pensons par exemple au coussin de meditation pour les yogis et bouddhistes zen qui prennent la posture du lotus pour une posture allant de soi pour s'asseoir.
Soit la Papauté est aux mains de la Loge Noire comme beaucoup le pense, selon d'autre sources, elles seraient aux ordres des reptiliens.
Voir une célèbre photo d'une salle de conférence ou de messe qui vue d'une certaine manière fait penser aux yeux et au visage d'un reptilien pour une personne avertie.
Je trouve grave qu'ils ait remplacé le pain substantiel par le pain quotidien. Ca enleve tous le sens. De la verticale, on tombe à l'horizontal. On tombe au ras des pâquerettes. Samael nousxavait informé de cela, me semble-t-il !
D'autre part le dernier verset du Notre Pere qui comprend pour des siècles et des siècles et que je n'ai jamais encore rajouté dans mes prieres, me semble avoir été un rajout du siècle dernier lors du Concile Vatican 2 des canons de l'exégèse chrétienne sauf confusion de ma part qui est bien possible.
Apres le débat entre les différences entre les églises chrétiennes occidentales et orthodoxes est passionnant comme avec le protestantisme. Je m'étais intéressé à la biographie de Luther, être torturé par lui-même... puid il y a Calvin également.
Je rappellerai aussi que le plus important cest de prier consciemment et ce n'est pas si évident que ça, il y a 4 états de conscience et les deux premiers sont improductifs... faudrait que je retrouve cette célèbre citation de Samael qu'il a fait régulièrement.
Enfin, n'oublions pas qu'une vraie prière du Notre Pere ne se fait pas en 5 minutes. Selon Samael, elle doit durer au moins une heure et nécessite de méditer sur chaque verset profondément. Et en plus à genoux jusqu'à en avoir mal. Je ne sais pas si on a le droit de les faire reposer sur un petit coussin....
Pensons par exemple au coussin de meditation pour les yogis et bouddhistes zen qui prennent la posture du lotus pour une posture allant de soi pour s'asseoir.
Modifié en dernier par Gemani le 4 février 2021, 18:46, modifié 4 fois.
- Hors ligne jerome
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Merci beaucoup Pascal pour tout ce travail. Il est toujours motivant de se voir confirmer par ailleurs nos façons de voir...
Tu as vu JF ?
ou qu'on n'ait pas "d'oreilles pour entendre".
Vive le Christ en nos coeurs !
Tu as vu JF ?
C'est hallucinant, ça fait 4 ou 5 fois en qqs semaines que cette histoire revient sur le tapis ! Il faudrait vraiment qu'on soit sourds pour ne pas entendreVous êtes le corps du Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part
Vive le Christ en nos coeurs !
"Avec toutes mes excuses pour le profond orgueil qui m'habite, et avec tout l'amour que je puis manifester en cet instant. Vive le Christ ! "
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Message le
Chers tous,
Hier soir je me suis replongée un peu dans Gnôsis de Mouravieff, notamment dans le tome III "cycle ésotérique" au chapitre XVIII "La Prière de Jésus examinée à la lumière de son
contexte. Notre pain super substantiel. Architecture du Pater Noster. Le chemin que peut parcourir le
Fidèle au moyen de la Prière de Jésus. Exposé du premier sens hiéroglyphique de cette Prière."
Je crois qu'il serait plus que utile pour ceux qui ont déjà lus les Gnôsis de nous replonger dedans car ce sont vraiment des trésors !
Je vais continuer à m'y replonger pour relire ce qu'il dit sur le "film".
Bien à vous tous !
A bientôt !
Hier soir je me suis replongée un peu dans Gnôsis de Mouravieff, notamment dans le tome III "cycle ésotérique" au chapitre XVIII "La Prière de Jésus examinée à la lumière de son
contexte. Notre pain super substantiel. Architecture du Pater Noster. Le chemin que peut parcourir le
Fidèle au moyen de la Prière de Jésus. Exposé du premier sens hiéroglyphique de cette Prière."
Je crois qu'il serait plus que utile pour ceux qui ont déjà lus les Gnôsis de nous replonger dedans car ce sont vraiment des trésors !
Je vais continuer à m'y replonger pour relire ce qu'il dit sur le "film".
Bien à vous tous !
A bientôt !
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- Hors ligne Paulin
- #26
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- recrue du 2e Cercle
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Message le
@Pascal a propos du changement Panem nostrum supersubstantialem au lieu du Panem nostrum quotidianum . Bizarrement j'utilisait toujours Panem nostrum supersubstantialem , même en imitant le mesure et le ton utilisé par Patrick Lenck il disait toujours quotidianum je n'arrivait pas a memorisé alors j'utilisait supersubstantialem .

merci pour cette lumière par le biais de MOURAVIEFF .
Et je me rappelle OMA dans son livre le veritable enseignement du Christ avait dit que le terme « Ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du mal… » Vous allez certainement être choqués si je vous dis que je ne suis pas sûr que les
paroles prononcées par Jésus ont été vraiment : ne nous induis pas en
tentation. Je vous expliquerai tout à l’heure pourquoi.
Quand une tentation se présente, dites-vous : « Évidemment, c’est
attirant, c’est alléchant, mais ce n’est pas pour moi. Moi, je veux devenir un
sage, un fils de Dieu, je ne me laisserai pas entraîner, je vaincrai cette
tentation, je serai plus fort. » Et il ne faut pas considérer les tentations
comme des inconvénients, des obstacles sur votre chemin, mais au contraire
les prendre comme des stimulants, car elles vous servent à vous renforcer.
Un sage, un Initié n’évite pas les tentations, il les crée même exprès pour
apprendre à se dominer. Celui qui fuit les tentations finit tôt ou tard par
succomber. Ce n’est pas en fuyant qu’on résout les problèmes.
C’est pourquoi je vous disais que je ne suis pas sûr que Jésus ait
vraiment dit : « Ne nous induis pas en tentation », car il faut être tenté pour
connaître ses véritables possibilités et se renforcer. La tentation est comme
un problème à résoudre, un examen à passer : vous montrez de quoi vous êtes capable. Il ne faut pas demander au Seigneur de nous épargner les tentations, mais seulement de nous aider à ne pas succomber. Le mal existe, les forces mauvaises existent, et il est inutile de supplier le Seigneur de les
anéantir, Il ne les anéantira pas. Il est seulement dit dans l’Apocalypse qu’à la fin des temps le Diable sera jeté dans un étang de feu et de soufre.Mais d’ici-là nous serons sans cesse confrontés au mal, et il vaut donc mieux
apprendre comment le considérer et agir avec lui.
Alors d'apres du Maitre j'avais pourquoi il y avait deux versions certaines personnes disait ne nous laisse pas succomber en tentation , mais délivre nous du mal .
Ce qui rentrait en accord avec ces versets Jacques, 1:12 - Heureux l`homme qui supporte patiemment la tentation; car, après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que le Seigneur a promise à ceux qui l`aiment.
Que personne, lorsqu'il est tenté, ne dise: «C'est Dieu qui me tente», car Dieu ne peut pas être tenté par le mal et il ne tente lui-même personne. Jacques, 1:14 - Mais chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise.
JACQUES 1:12 à 14
Cette Chapitre très bonne chapitre sur la tentation
Et je me rappelle OMA dans son livre le veritable enseignement du Christ avait dit que le terme « Ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du mal… » Vous allez certainement être choqués si je vous dis que je ne suis pas sûr que les
paroles prononcées par Jésus ont été vraiment : ne nous induis pas en
tentation. Je vous expliquerai tout à l’heure pourquoi.
Quand une tentation se présente, dites-vous : « Évidemment, c’est
attirant, c’est alléchant, mais ce n’est pas pour moi. Moi, je veux devenir un
sage, un fils de Dieu, je ne me laisserai pas entraîner, je vaincrai cette
tentation, je serai plus fort. » Et il ne faut pas considérer les tentations
comme des inconvénients, des obstacles sur votre chemin, mais au contraire
les prendre comme des stimulants, car elles vous servent à vous renforcer.
Un sage, un Initié n’évite pas les tentations, il les crée même exprès pour
apprendre à se dominer. Celui qui fuit les tentations finit tôt ou tard par
succomber. Ce n’est pas en fuyant qu’on résout les problèmes.
C’est pourquoi je vous disais que je ne suis pas sûr que Jésus ait
vraiment dit : « Ne nous induis pas en tentation », car il faut être tenté pour
connaître ses véritables possibilités et se renforcer. La tentation est comme
un problème à résoudre, un examen à passer : vous montrez de quoi vous êtes capable. Il ne faut pas demander au Seigneur de nous épargner les tentations, mais seulement de nous aider à ne pas succomber. Le mal existe, les forces mauvaises existent, et il est inutile de supplier le Seigneur de les
anéantir, Il ne les anéantira pas. Il est seulement dit dans l’Apocalypse qu’à la fin des temps le Diable sera jeté dans un étang de feu et de soufre.Mais d’ici-là nous serons sans cesse confrontés au mal, et il vaut donc mieux
apprendre comment le considérer et agir avec lui.
Alors d'apres du Maitre j'avais pourquoi il y avait deux versions certaines personnes disait ne nous laisse pas succomber en tentation , mais délivre nous du mal .
Ce qui rentrait en accord avec ces versets Jacques, 1:12 - Heureux l`homme qui supporte patiemment la tentation; car, après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que le Seigneur a promise à ceux qui l`aiment.
Que personne, lorsqu'il est tenté, ne dise: «C'est Dieu qui me tente», car Dieu ne peut pas être tenté par le mal et il ne tente lui-même personne. Jacques, 1:14 - Mais chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise.
JACQUES 1:12 à 14
Cette Chapitre très bonne chapitre sur la tentation
- Hors ligne jerome
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Message le
TOUT-À-FAIT D'ACCORD. Merci pour cette précision de 1ère importance Paulin (et aussi pour la photo
). Samaël Aun Weor dit à ce sujet que notre Lucifer intérieur est notre super-entraîneur, sans qui aucun progrès ne serait possible.
Après il faudrait voir le texte original en grec, mais comme je n'en dispose pas et que de toute façon je ne sais pas lire le grec... Mais une fois je discutais de ce point précis avec un cousin prof qui enseigne le grec, et il était d'accord avec la même traduction.
Merci aussi Fanny pour le partage. Fraternellement !
Après il faudrait voir le texte original en grec, mais comme je n'en dispose pas et que de toute façon je ne sais pas lire le grec... Mais une fois je discutais de ce point précis avec un cousin prof qui enseigne le grec, et il était d'accord avec la même traduction.
Merci aussi Fanny pour le partage. Fraternellement !
"Avec toutes mes excuses pour le profond orgueil qui m'habite, et avec tout l'amour que je puis manifester en cet instant. Vive le Christ ! "
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@Gemani la suite est lié aux sephiroth de même pour toute la prière .
Pater noster, qui es in caelis,sanctificetur nomen Tuum ;adveniat regnum Tuum ;fiat voluntas tua sicut in caelo et in terra.
Panem nostrum supersubstantialem da nobis hodie,et dimitte nobis debita nostra,sicut et nos dimittimus debitoribus nostris,et ne nos inducas in tentationem sed libera nos a malo.
Quia Est Regnum(Royaume ) TUUM,Potentia(Puissance), Gloria(La gloire) in saecola saecolorum
REGNUM= MALKOUTH
POTENTIA=PUISSANCE SEXUELLE, IESOD
GLOIRE = HOD
De même dans les invocations de Salomon
Alors la prière du Pater Noster est de même
Le V.M.Samael dans le chapitre 36 du livre Tarot et Kabbale disait
Lorsque Jésus fonda l’École gnostique, il rompit le pain et dit à tous : « Prenez et mangez, car ceci est mon corps » ; il distribua le vin et dit : « Prenez et buvez, car ceci est mon sang ». « Celui qui mange mon corps et boit mon sang demeure en moi, et moi en lui ». Pendant le rituel gnostique, nous communiquons avec le monde du Logos solaire, avec le Ra égyptien, avec le Toum ; ce dernier mot est très important, ses trois aspects représentent les trois forces primaires : T le Père, Ou le Fils, M l’Esprit-Saint. TUUM TTTTT OOOUUUUU MMM
C’est un mantra puissant qui attire à nous les forces du Logos ; au moment de la consécration du pain et du vin, les atomes christiques descendent et se transforment de fait en chair et en sang du Christ. Ceci se produit par le biais d’un canal qui s’ouvre et communique directement avec le Logos, par le mantra. En pleine extase, la transsubstantiation fait descendre des atomes christiques d’un très haut voltage, qui nous donnent de la lumière au milieu des ténèbres. Ces atomes christiques nous aident dans la lutte contre les démons de Seth. C’est ainsi que nous faisons de la lumière dans les ténèbres, car nous ne sommes que ténèbres profondes. Il est écrit que « la lumière naît des ténèbres ».
Et le mantra TUM se trouve dans le mantra AUM Chiva Tum E pour eveiller la clairvoyance .
Pater noster, qui es in caelis,sanctificetur nomen Tuum ;adveniat regnum Tuum ;fiat voluntas tua sicut in caelo et in terra.
Panem nostrum supersubstantialem da nobis hodie,et dimitte nobis debita nostra,sicut et nos dimittimus debitoribus nostris,et ne nos inducas in tentationem sed libera nos a malo.
Quia Est Regnum(Royaume ) TUUM,Potentia(Puissance), Gloria(La gloire) in saecola saecolorum
REGNUM= MALKOUTH
POTENTIA=PUISSANCE SEXUELLE, IESOD
GLOIRE = HOD
De même dans les invocations de Salomon
Alors la prière du Pater Noster est de même
Le V.M.Samael dans le chapitre 36 du livre Tarot et Kabbale disait
Lorsque Jésus fonda l’École gnostique, il rompit le pain et dit à tous : « Prenez et mangez, car ceci est mon corps » ; il distribua le vin et dit : « Prenez et buvez, car ceci est mon sang ». « Celui qui mange mon corps et boit mon sang demeure en moi, et moi en lui ». Pendant le rituel gnostique, nous communiquons avec le monde du Logos solaire, avec le Ra égyptien, avec le Toum ; ce dernier mot est très important, ses trois aspects représentent les trois forces primaires : T le Père, Ou le Fils, M l’Esprit-Saint. TUUM TTTTT OOOUUUUU MMM
C’est un mantra puissant qui attire à nous les forces du Logos ; au moment de la consécration du pain et du vin, les atomes christiques descendent et se transforment de fait en chair et en sang du Christ. Ceci se produit par le biais d’un canal qui s’ouvre et communique directement avec le Logos, par le mantra. En pleine extase, la transsubstantiation fait descendre des atomes christiques d’un très haut voltage, qui nous donnent de la lumière au milieu des ténèbres. Ces atomes christiques nous aident dans la lutte contre les démons de Seth. C’est ainsi que nous faisons de la lumière dans les ténèbres, car nous ne sommes que ténèbres profondes. Il est écrit que « la lumière naît des ténèbres ».
Et le mantra TUM se trouve dans le mantra AUM Chiva Tum E pour eveiller la clairvoyance .
- Hors ligne Gemani
- #29
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Merci Paulin pour ces rappels toujours nécessaires et d'avoir fait les recherches en ce sens pour le ramener à notre mémoire.
Vraiment passionnant.
Malheureusement l'exotérisme cache toutes les merveilles de l’ésotérisme.
Peut-être s'il était plus répandu dans l'enseignement sans faire de prosélytisme, les gens ne seraient pas si critiques envers les religions qui sont des perles enfilées sur le chemin de la divinité... oh je me souviens plus de la citation exacte de Samaël.
Vraiment passionnant.
Malheureusement l'exotérisme cache toutes les merveilles de l’ésotérisme.
Peut-être s'il était plus répandu dans l'enseignement sans faire de prosélytisme, les gens ne seraient pas si critiques envers les religions qui sont des perles enfilées sur le chemin de la divinité... oh je me souviens plus de la citation exacte de Samaël.
Modifié en dernier par Gemani le 6 février 2021, 06:39, modifié 1 fois.
- Hors ligne Pascal
- #30
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Bonjour Paulin, je fais une apparition rapide pour te souhaiter la bienvenue et content de découvrir ton visage sympathique de la couleur que j'aime bien
Comme quoi pour le pain tu ne sentais pas et tu as bien fait.
Je me suis fabriqué mon "Notre Père" en 12 phrases comme 12 séphiroths
1 Notre Père, qui es aux Cieux (Kether),
2 que ton Verbe soit sanctifié par le Christ (Chokmah),
3 que ton règne vienne par le Don du Saint-Esprit (Binah Mère Divine),
4 que ta Volonté soit faite par l’Intime (Chesed),
5 sur la terre comme au ciel, par l’intercession de la compréhension créatrice (Geburah Pistis Sophia).
6 Donne-nous aujourd’hui le pain spirituel pour notre âme humaine (Tiphereth le Fils de l’Homme).
7 Pardonne-nous nos offenses intellectuelles (Netzah inversé),
8 comme nous pardonnons par l’émotion du cœur, la compassion, à ceux qui nous ont offensés (Hod).
9 Ne nous laisse pas succomber à la tentation sexuelle fornicatrice (Jesod inversé),
10 Et délivre-nous de toute souffrance physique et psychologique (Malkuth).
Doxologie :
11 Car c’est à toi qu’appartiennent le Règne de l’Esprit-Saint, la Puissance du Fils et la Gloire de l’Absolu, pour l’éternité mentale.
12 Amen-Noûs la Sainte Affirmation, Amen-Noûs la Sainte Négation, Amen-Noûs la Sainte Conciliation.
Et j'apprécie le Notre Père araméen
« Abwoon d’bashmaya »
Ô Toi le Souffle, la Lumière de Tout
(à noter que Abwoon n’est ni mâle ni femelle, tout comme le Aum des Hindous)
« Netqaddash shmakh »
Permet à ton Verbe d’atteindre mon temple intérieur
«Tete malkootakh »
Partout tes principes souverains s’établissent
« Nevwe zviyanuckh ayekana d’bashmaya aph b’arah’ »
Ta volonté s’établit en toute Lumière et sous toutes les formes
« Havlan lahma d’sunqanan yaomana »
Accorde-nous de quoi nous nourrir, en pain et en discernement
(à noter que yaomana signifie à la fois pain et discernement)
« Washbwoqlan khawine wakhtahine aykana daph shinnan shbvoqan l’ayabayin »
Délie-nous des erreurs et de leurs conséquences, comme nous le permettons à nos semblables
« Wela tahlan l’nesyuna »
Ne nous laisse pas pénétrer par les choses triviales
(à noter que tahlan en araméen signifie à la fois pénétrer et combattre, sans connotation de quelque chose qui vienne de l’extérieur)
« Ela patsan min bisha »
Et préserve-nous de nos actes immatures
(à noter que bisha signifie à la fois : erreur, immaturité et mal, mais dans le sens « action inappropriée »)
« Metul dilakhie malkuta wahayla watehbuhta l’ahlam almin, Ameyn »
A Toi appartient l’esprit souverain, la Vie, le Verbe qui glorifie tout et se perpétue à jamais.
(à noter que ameyn signifie : scellé, en confiance et en vérité).
A méditer...
Comme quoi pour le pain tu ne sentais pas et tu as bien fait.
Je me suis fabriqué mon "Notre Père" en 12 phrases comme 12 séphiroths
1 Notre Père, qui es aux Cieux (Kether),
2 que ton Verbe soit sanctifié par le Christ (Chokmah),
3 que ton règne vienne par le Don du Saint-Esprit (Binah Mère Divine),
4 que ta Volonté soit faite par l’Intime (Chesed),
5 sur la terre comme au ciel, par l’intercession de la compréhension créatrice (Geburah Pistis Sophia).
6 Donne-nous aujourd’hui le pain spirituel pour notre âme humaine (Tiphereth le Fils de l’Homme).
7 Pardonne-nous nos offenses intellectuelles (Netzah inversé),
8 comme nous pardonnons par l’émotion du cœur, la compassion, à ceux qui nous ont offensés (Hod).
9 Ne nous laisse pas succomber à la tentation sexuelle fornicatrice (Jesod inversé),
10 Et délivre-nous de toute souffrance physique et psychologique (Malkuth).
Doxologie :
11 Car c’est à toi qu’appartiennent le Règne de l’Esprit-Saint, la Puissance du Fils et la Gloire de l’Absolu, pour l’éternité mentale.
12 Amen-Noûs la Sainte Affirmation, Amen-Noûs la Sainte Négation, Amen-Noûs la Sainte Conciliation.
Et j'apprécie le Notre Père araméen
« Abwoon d’bashmaya »
Ô Toi le Souffle, la Lumière de Tout
(à noter que Abwoon n’est ni mâle ni femelle, tout comme le Aum des Hindous)
« Netqaddash shmakh »
Permet à ton Verbe d’atteindre mon temple intérieur
«Tete malkootakh »
Partout tes principes souverains s’établissent
« Nevwe zviyanuckh ayekana d’bashmaya aph b’arah’ »
Ta volonté s’établit en toute Lumière et sous toutes les formes
« Havlan lahma d’sunqanan yaomana »
Accorde-nous de quoi nous nourrir, en pain et en discernement
(à noter que yaomana signifie à la fois pain et discernement)
« Washbwoqlan khawine wakhtahine aykana daph shinnan shbvoqan l’ayabayin »
Délie-nous des erreurs et de leurs conséquences, comme nous le permettons à nos semblables
« Wela tahlan l’nesyuna »
Ne nous laisse pas pénétrer par les choses triviales
(à noter que tahlan en araméen signifie à la fois pénétrer et combattre, sans connotation de quelque chose qui vienne de l’extérieur)
« Ela patsan min bisha »
Et préserve-nous de nos actes immatures
(à noter que bisha signifie à la fois : erreur, immaturité et mal, mais dans le sens « action inappropriée »)
« Metul dilakhie malkuta wahayla watehbuhta l’ahlam almin, Ameyn »
A Toi appartient l’esprit souverain, la Vie, le Verbe qui glorifie tout et se perpétue à jamais.
(à noter que ameyn signifie : scellé, en confiance et en vérité).
A méditer...
Modifié en dernier par Gemani le 6 février 2021, 11:37, modifié 2 fois.
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- ↳ rock, pop, folk, country
- ↳ Rock, RnB, soul, funk
- ↳ Metal symphonique, metal death mélodique et metal alternatif
- ↳ Metal plus rude, hard rock et doc
- ↳ Stars faisant le signe d'allégeance à la loge noire - Musique sataniques et illuminatis
- 4.1 Les notions fondamentales de la gnose (2e Cercle : mésotérique)
- ↳ Préambule à la révolution de conscience
- ↳ La conscience
- ↳ Eveil de la conscience, auto-observation psychologique, méditation active
- ↳ Niveau d'Être - types d'humains
- ↳ Plans de notre "micro-cosmos" ou parties de notre Être
- ↳ La triade divine
- ↳ Notre Père Divin
- ↳ Notre Christ Intime
- ↳ Les 12 apôtres ou puissances de notre Être
- ↳ Notre Divine Mère Kundalini
- ↳ Notre Intime
- ↳ L'âme
- ↳ Notre Lucifer
- ↳ La Bouddhi
- ↳ Le Manas
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- ↳ L'Eden
- ↳ Séphiroth
- ↳ Ce qui ne survit pas à la mort
- ↳ Rapport microcosme au macrocosme
- ↳ Intégration, cristallisation et autres sujets
- ↳ Enfer, Abîme et sphères submergées
- ↳ Autres parties méconnues de notre Être
- ↳ Cartographie de l'Être
- ↳ Sujets majeurs de l'ésotérisme
- ↳ Amour
- ↳ Apparitions mariales
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- ↳ Concepts et interprétations
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- ↳ Karma, réincarnation et vies antérieures
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- ↳ Pistis-Sophia
- ↳ Prophéties
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- ↳ Les êtres qu'il est possible de croiser sur le chemin initiatique
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- ↳ Jésus Christ, sa vie revisitée
- ↳ Nos grands frères des espèces tribales
- ↳ Groupements sataniques, magiciens noirs, démons et sorcières
- ↳ Médiums de qualité et contacts avec les esprits
- ↳ Activités et lieux ténébreux
- ↳ Règne animal
- ↳ Types planétaires d'êtres humains
- ↳ Types planétaires des membres du forum
- ↳ Les fronts problématiques des célébrités
- 4.2 Devenir Initié (2e Cercle : mésotérique)
- ↳ Initiations, voies, embûches et présentation des 3 facteurs
- ↳ Chemin initiatique
- ↳ Voies possibles
- ↳ Embûches sur le chemin de l'autoréalisation de l'Être
- ↳ Vision d'ensemble sur les 3 facteurs
- ↳ Premier facteur de la révolution de conscience : mourir
- ↳ Présentation générale des égos
- ↳ Egos mis en lumière
- ↳ Identification de nos ego et confession publique
- ↳ Identification des ego de Marie, conte inspiré et carnet de route
- ↳ Les 5 cylindres de la machine humaine
- ↳ Manifestation et gestion des égos dans le rapport à l'autre
- ↳ Effigies et impressions
- ↳ Méditation passive
- ↳ Facteur n°1 : Mourir
- ↳ Eliminer le Vice pour gagner la vertu
- ↳ Deuxième facteur de la révolution de conscience : naître
- ↳ Facteur n°2 : naître ou fabriquer les corps existentiels de l'Être
- ↳ Alchimie dévoilée (Mercure, sel et soufre)
- ↳ Fondamentaux du tantrisme blanc
- ↳ Monographies et dessins extraits des livres d'alchimie
- ↳ Sujets de synthèse sur le tantrisme blanc
- ↳ Points secondaires du tantrisme blanc
- ↳ Tantrisme noir ou gris et pratiques nuisibles
- ↳ Troisième facteur de la révolution de conscience : sacrifice pour l'humanité
- ↳ Facteur n°3 : sacrifice pour l'humanité
- ↳ Gnostiques de coeur, diffusez la gnose
- 5.1 Les pratiques gnostiques (2e Cercle : mésotérique)
- ↳ Accompagnement personnalisé
- ↳ Adoration
- ↳ Astrologie ésotérique
- ↳ Astrologie noire
- ↳ Concentration
- ↳ Exercices d'introduction
- ↳ Formules magiques
- ↳ Grimoires
- ↳ Mantras et vocalisation
- ↳ Méditation
- ↳ Numérologie ésotérique
- ↳ Premiers ressentis
- ↳ Prières, conjurations et exorcisme
- ↳ Rêves
- ↳ Rites enseignés, exercices de lamaserie
- ↳ Runes
- ↳ Talismans et amulettes
- ↳ Tarot : les arcanes majeurs
- ↳ Tarot : les arcanes mineurs
- ↳ Tarots ou oracles, et leur apparition au cours des âges
- ↳ Visions
- ↳ Visualisations
- ↳ Voyager dans l'astral
- ↳ Expériences stimulantes de voyages astraux
- ↳ Voyager en jinas
- ↳ Discussions générales
- ↳ Autres techniques ou pratiques
- 5.2 Autres guides spirituels et pratiques ésotériques (2e Cercle : mésotérique)
- 6. Partage entre les membres avancés (3e Cercle : ésotérique)
- 7. Forum d'approfondissement (3e Cercle : ésotérique)