Qu'est-ce qui vous motive ? Qu'est-ce qui vous fait avancer jour après jour ?

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Hors ligne Gemani
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Qu'est-ce qui vous motive ? Qu'est-ce qui vous fait avancer jour après jour ?

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Qu'est-ce qui vous motive ?
Qu'est-ce qui vous pousse à faire des efforts jour après jour ?

En fait c'est mon gros problème, quand je suis en période dépressive, j'ai plus envie de rien jusqu'à plus envie de vivre, j'ai peur à l'avance de tout effort...

Quand je suis en période maniaque ou enthousiaste, je règle une grande partie des problèmes que j'ai laissé en plan ou s'envenimer en période dépressive et je cherche aussi à faire plaisir à mon entourage, je suis moins égoïste.
Issu d'une civilisation décadente qui est plus admirative des pseudo-miracles de la science que du chemin emprunté par les alchimistes et Maîtres des écoles de régénération, comment puis-je me détourner des fausses valeurs ?
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Est-il possible de soulever le voile d'Isis avec une pure intention quand on est un animal intellectuel ?
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Pourquoi faut-il que la mystique me tente mais pas assez pour que je prenne le ciel d'assaut ?
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Quels egos me faut-il éliminer afin de pouvoir emprunter le chemin de l'intégration de L’Être ?

Hors ligne manuelito
#2
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Déjà je sais qu'à un moment le pendule sera forcément à gauche et qu'ensuite il reviendra à droite. Ceci doit être clair et précis. Ensuite le fait de tomber est l'occasion de voir un type précis d'ego qui ne se manifestent qu'en cette période là.

Ainsi bien qu'étant tombé, on peut s'arranger à tirer un "bon profit" de cette situation. Et bien entendu non identification au bavardage du mental qui dit, "c'est nul, c pathétique...". Ce blabla est un discours aussi creux que lorsqu'il dit que "c'est chouette, quelle avancée, bravo..."

Finalement chaque chute (chaque souci d'ailleurs) aide à travailler et éliminer les défauts du pessimisme, de la colère contre soi-même, du découragement et etc. Il faut avoir un certain courage pour faire ça, car souvent mental dit : "c'est lamentable que tu ne sois pas effondré de ce que tu as fait, ou de ce que tu n'a pas fait, tu es un faux gnostique, tu nourris tes ego, tu te complais dans ta faute et blabla..." C'est tout simplement faux.

Car hors mis certains cas précis (genre remords d'une véritable conscience morale), être pessimiste, broyer du noir, s'identifier à la souffrance engendrée par une chute, nous fait nous décourager, abandonner, baissez les bras, et j'en passe. Et ça c'est un souci. On devrait se relever immédiatement après chaque chute avec une volonté et détermination plus fortes.

Hors ligne syrius70
#3
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C'est une très bonne question ça, à laquelle on ne finit jamais de répondre en fait! ^^

Je vais répéter un peu ce qu'à dit Manuelito mais à ma manière... :p

C'est en effet important de se rappeler qu'il est normal de perdre sa motivation et comme l'a dit Manuelito qu'on est soumis à la loi du pendule et donc qu'aux grands élans d'enthousiasme succèdera ceux de la déprime, de la lassitude, du "à quoi bon?" etc.

En général plus on aime et on recherche l'enthousiasme de nos périodes fastes et plus seront lourdes et profondes nos périodes sombres.
Parce que dans l'une comme dans l'autre on ne travaille pas sur nous: on jouit de chaque situation intérieure, en espérant que ça dure pour l'une et que ça passe pour l'autre. On est très passif dans les deux cas.

Je ne sais ce qui est le plus difficile: se servir des "bons moments" pour travailler sur soi ou les "mauvais moments".
Mais en général on ne fait qu'être identifié au bavardage intérieur comme l'a dit Manuelito, ce n'est pas évident d'arriver à se mettre sur "pause" et regarder un peu comment on jouit de ce bavardage.
Là on peut constater qu'on n'arrive même pas à ne pas s'identifier à ce bavardage, ou alors de façon ponctuelle.
Il faut partir de nos constats et renoncer à vouloir faire des choses qui dépassent nos possibilités actuelles.
Et commencer à considérer ces constats avec plus de sérieux, c'est à dire ne pas se contenter de les juger comme on fait d'habitude en disant "je sais" et "mais je sais déjà tout ça".
Oui, on sait, tout le monde sait beaucoup de chose, et on aime le montrer d'ailleurs mais c'est un savoir de surface. Parce que ce que l'on sait n'est pas connecté avec le reste. Notre savoir est une somme de choses qui ne se relient pas à l'ensemble des expériences que l'on vit.
On connait Samaël par cœur mais on ne fait que quelques liens avec notre vécu et on se dit: ha je comprends oui, et puis on s'arrête là, satisfait de nous-même.
C'est là un gros problème d'être satisfait de soi, parce qu'ainsi on perd tout élan pour travailler sur soi, pourquoi on travaillerait plus sur soi puisqu'on se sent déjà satisfait de ce résultat de compréhension?

Et on lit qu'on a l'orgueil et on ne fait pas le lien entre cette auto-satisfaction et cet orgueil, et sait qu'on est identifié mais on ne le voit pas, on ne le sent pas; on l'imagine, on le déduit, ce qui nous donne un certain niveau de compréhension mais on n'arrive pas à aller plus loin.

Samaël parle des 49 niveaux du mental, comprendre dans les 49 niveaux du mental mais franchement qui comprend ça?
Perso, concrètement, je ne comprends pas ce que c'est. Mais je peux me rendre compte que je comprends superficiellement les choses parce que quand je lis tout me semble clair: "ha oui, je ne dois pas m'identifier au bavardage intérieur, houlà, génial, c'est très clair, évident", ... et pouf, le paragraphe suivant, c'est reparti dans la rêverie mentale, les élucubrations, les jugements, commentaires... et je me sens penser, réfléchir et même être intelligent...

Bref, ce qui me motive c'est bizarrement quand je me rends compte que je me fais des films, que je me mens à moi-même, que je ne comprends pas, que je me sens vexé, mal à l'aise, que je vois que je me suis trompé sur toute la ligne, etc.
Là, ça me donne un choc et je me rappelle de mon but ultime et de ce que je me suis proposé de faire pour y arriver et je commence plus sérieusement à reconsidérer mes objectifs, voir ce que j'arrive à faire et ce qui est trop difficile. Et comme je veux quand même y arriver, je réfléchi à comment rendre les choses plus simples, plus facile.
Je n'arrive pas à méditer une heure? Ok, je ne vais le faire que 5 minutes, mais ce sera vraiment 5 minutes intensives... je vois que je n'y arrive plus ou que cela est pénible? Pourquoi? Ok, je ne sais pas bien me détendre et le faire à tel moment n'est pas bon...etc. alors je change,j'adapte et j'apprends sur moi-même...

Le truc que j'ai trouvé c'est de considérer tout ce que je constate comme LE résultat de ma pratique. Ainsi j'évite de me plaindre et de rester dans la déception. Ok, je vois que je suis nulle mais qu'est-ce qui s'est passé réellement? Là est la réponse à prendre en compte.

j'arrête de toujours vouloir comparer ce qu'il faudrait faire (souvent des buts très éloignés ou inaccessibles pour moi) avec ce que je fais.

Parce qu'ainsi j'entretiens l'idée que je ne sais rien faire et que je ne fais rien.

C'est faux, on ne fait jamais rien, tout ce que l'on fait peut nous servir à apprendre non? Mais il faut arriver déjà à penser ainsi et ce n'est pas naturel, il faut l'apprendre aussi pour sortir de cette façon qu'on a de mal se juger et de se condamner avant l'heure.

C'est d'ailleurs assez drôle non? Voir comment on se juge avec un tel sérieux, comme si à ce moment là on était vraiment très lucide sur nous... Et puis qu'est-ce que ça change? ça nous fait avancer, prendre des décisions? Ha oui, de GRANDES décisions, qui seront bafoués dans les jours suivants. :p

Je ne sais si vous voyez les choses ainsi, mais c'est à mon avis le lot de tous les "gnostiques" avec cet idéalisme qui les font décoller de terre et pousser des ailes imaginaires au point où, ensuite, il devient très compliqué de redescendre sur terre: on pense à son Intime, à sa monade, à sa mission sur terre, à ses incarnations, etc...
ça peut prendre des années, beaucoup d'épreuves et de souffrance, pour qu'enfin on arrive à redescendre de son petit nuage fait d'espoirs et de certitudes spirituelles et vraiment commencer à travailler là où on se trouve.

C'est très difficile mais on est tous là pour ça non? Pour s'aider et ne pas laisser son frère continuer à se faire des films.

Hors ligne Scorlion
#4
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Ce qui me motive à continuer le travail sur moi-même c'est l'espoir d'être "un jour" libre et délivré totalement de la peur...
- De parvenir à un état dans lequel, je ne serais plus mythomane avec moi-même (mythomanie que je constate dans mes rêves).

Ceci afin de pouvoir contribuer à l'Unité et à la félicité commune et de s'élever sans cesse, malgré le fait de tomber...
Je ne veux plus confondre attendre et patienter...

Quelqu'un qui a des attentes s'expose tôt ou tard à être déçu.
Quelqu'un qui nourrit des espoirs aura des désillusions.
Je préfère la désillusion à la déception car elle permet de se rapprocher du vrai.

Je pense que nous vivons dans une boîte de Pandore (au niveau extérieur dans cette existence)
étant donné que ce qui fait tourner la société c'est l'affaire du désir de tous et de quelques uns,
la carotte est l'espérance. Cette espérance contient chacun des espoirs personnels.

Ce sont bien mes désirs qui sont un frein à la pratique de la méditation (sans parler de la mauvaise volonté)...
Possible que la nostalgie n'ait pas lieu d'être si l'on considère son propre niveau d'être comme une perpétuelle forêt (ou un jardin) dans laquelle il faudrait sans cesse entretenir le chemin pour laisser passer la lumière.
Comme si un niveau d'être d’antan était un acquis, dans cette vision des choses ?

Peut-être que le seul véritable espoir qui ne serait pas vain serait celui de mourir psychologiquement avant de mourir physiquement...
Ce qui me motive alors, c'est de progresser, de faire mieux que dans mon existence précédente (que j'ignore, "Existences précédentes" qui sont pour moi encore, au stade de la croyance).
Le seul espoir que je puis nourrir se situe alors à cet endroit : l'espace entre le violon et son étui...

Est-ce que mes niveaux d'être, mes états de conscience (non artificiels) sont aussi les fruits de mes existences précédentes ?
Y-a-t-il une continuité ?
La confusion, la fantaisie, le sommeil de la conscience seraient à la fois les ponts et les cours d'eau qui séparent mes différentes existences (sans pour autant se dire qu'il s'agirait de fonctions utilisées comme subterfuges par les différents mois que je constitue : auto-persécution) ?

Qu'il est étonnant de pouvoir se poser des questions...
C'est probablement par identification au temps...

Comment être sincère avec soi-même si l'on pense toujours à l'autre (autre : terme qui dans le fond n'a pas de sens...).
Comment être présent à soi-même si l'on rêve toujours d'un ailleurs... (ailleurs : terme qui dans le fond... :grin: ).
Un jour, demain, hier (termes qui... :lol: ) ...
Le mot central, la notion qui pourrait lier tout ceci serait : projection, ou alors imagination.
J'aimerais aussi pointer du doigts, discerner le doute philosophique du doute morbide...


Ce que j'aime dans ces études (au niveau des textes) de la gnose, c'est la précision, ou alors, la délicate imprécision...
Je reconnais à ce titre, le travail formidable qui a été fait au niveau de la traduction des textes :smile:

Pour finir, je dirais que ce qui me motive à avancer, c'est simplement, d'être meilleur.
Modifié en dernier par Scorlion le 23 février 2020, 07:48, modifié 6 fois.
"L’ordre sans liberté est tyrannie. La liberté sans ordre est anarchie.
La liberté et l’ordre sagement combinés constituent la base de l’Éducation Fondamentale."

Samaël Aun Weor

Hors ligne jerome
#5
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Pour finir, je dirais que ce qui me motive à avancer, c'est simplement, d'être meilleur.

Merci pour cette belle phrase... Amour fraternel!

Hors ligne tmecap
#6
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lol, je tombe sur ce sujet, et ça m'inspire pas.

Même si je ne comprends pas pourquoi il y a besoin d'une motivation?

De toute manière, que tu fasses ou pas c'est pareil, puisque tu continues là ou tu t'es arrêté...

Croire qu'on a le choix est toujours agréable !^^

Comme le cochon à l'abattoir, il a toujours la motivation d'avancer, et s'il n'avance pas celui de derrière le pousse, et s'il n'avance pas il reçoit un coup de pied, et s'il n'avance pas, le tapis le fait pour lui...

Qu'est ce qui nous bloque?

Un ego qui ne veut pas mourir? Un plaisir, un désir qui reste par ci par là?
Une folle course à l'existence? Un flot continue de données?

Peu importe ce que tu fais, peu importe qui tu es, peu importe ce à quoi, peu importe...

Alors à quoi ça sert de faire?

Quelle différence il y a entre le moi, l'autre, ou l'un? Certainement je serai meilleur que l'autre, et aurai un meilleur château que mon voisin. Peu importe car j'aurai certainement raison face à mon voisin.

Et si je pense le contraire alors je deviens un déchet en qui je ne peux plus avoir confiance.

Alors dis-moi qu'est ce que tu fais? Tu deviens un homme ou tu restes animal?

Pour y arriver il faut se vider, et pour se vider il faut se remplir... Et pour se remplir on a besoin des ego. Mais il ne faut surtout pas y toucher.

Si tu continues il faut que tu abandonnes, et si tu reste tu t'enlises.

Il ne faut pas parler de ça, mais il est le seul sujet. Il ne faut pas comprendre, mais s'excuser.

Ou est ce que vous allez chercher tout ça, alors que tout est à l'intérieur. Pourquoi chercher à l'extérieur ce qui est à l'intérieur?

Avancer chaque jour, vers quoi? Tout ne tient qu'en un mot: vie.

Si tu veux vivre tu dois:
si tu veux vivre tu dois:
si tu veux vivre tu dois:

motivation, effort, action, travail, mouvement, respiration!

Avoir envie de vivre, mais pourquoi? Pour se motiver?
Avoir une envie n'est plus vrai.

Vivre pourquoi? On est là c'est tout.^^
A toi de choisir si tu veux vivre en enfer, ou ailleurs... :bow:

Hors ligne Paul
#7
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Bonjour Antoine,

Oui.

Mais attention à ne pas confondre envie et volonté.

Dans les 3 facteurs, il nous faut de la Volonté. Une certaine tension dans le travail.

Car bien que l'éveil nécessite ce que tu veux souligner, il nécessite aussi une Volonté de diriger le travail volontairement. Pour accélérer le processus et le mener de front. Nous n'attendons pas que le Karma nous donne du travail.

La Voie que tu indique est plutôt la Voie en Spirale. Il n'est plus trop temps pour cette Voie.

Mais bravo pour ta compréhension.

Hors ligne tmecap
#8
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ok, je n'avais pas vu qu'il y avait le travail... désolé...

J'ai un peu de mal avec la volonté, car quand je commence je ne lache pas tant que je n'ai pas fini... ou que je me suis rendu compte de mon erreur^^

Il y a toujours des réserves pour celui qui veut...

je lis et relis pour voir, je suppose que le début est plus sur le désir, et que vers le milieu je passe sur la volonté... Pour renier l'envie definitivement sur le fin...

désolé pour la dernière phrase je me suis perdu^^ j'aurai pas dû la mettre, je ne sais pas? Ou la tourner d'une autre façon... Mais je ne vois pas.

Je trouvais qu'il manquait une chute, mais normal je suis tombé au début.^^

Hors ligne Paul
#9
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Ta vision est bonne, c'est ainsi qu'il faut progresser, au service de l’Être.

Mais cette vision doit être envisager en "se mettant à disposition". C'est-à-dire rechercher le moindre défaut psychologique à comprendre et dissoudre.

C'est un travail d'équilibriste entre ce que tu dis, et observer passivement sa structure mentale pour éliminer ses défauts.

En général, on imagine le travail de dissolution par une action de raisonnement intellectuel, mais c'est pas si simple. Car ainsi on tombe dans la bataille des opposés, la dualité etc...

Il s'agit de faire ce travail tout en restant dans l'état que tu mentionnes.

On peut avoir besoin d'une petite compréhension intellectuelle au départ du défaut, mais ensuite, c'est un travail de renoncement dans l'instant, tout en observant les parties de nous qui refusent d'être dans cet instant.

Vivre, mais en Conscience.
Modifié en dernier par Paul le 4 avril 2020, 23:23, modifié 1 fois.

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