Merci pour ce partage Sophia. Je profite donc pour ajouter un ti truc

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Chaque fois qu'on va avoir ce genre de confrontation, où nous pouvons nous mettre en colère, très souvent, nous allons toujours comprendre qu'il s'agit de l'amour propre qui est blessé. Et qu'on se prend très au sérieux et qu'on est très faible, accroché aux considérations extérieures et etc. Ça sera toujours à peu près ça.
Je veux dire que le maître Samaël par exemple, savait déjà tout ça. Il avait l'amour propre blessé. Mais pourquoi malgré ce savoir avait-il encore besoin de se mettre dans de telles situations ? On pourrait se dire "voilà tu as compris que c'est ton amour propre blessé le souci, alors plus besoin d'aller te tester, façon tu vas toujours finir par conclure que c'est ce même amour propre" et etc.
En fait non. Dans cet exemple du maître, comme toujours, il se cache autre chose d'ultra importantissime. Mais il ne le dit pas là. Il le dit pourtant ailleurs en d'autres termes. Quand il dit : l'essence est enfermée dans l'ego. Chaque ego a en son sein une fraction de la conscience ou de l'essence. Voilà ce qui vient enrichir ce récit du maître.
En fait nous ne pouvons pas "gonfler", ou pour être plus proche de la réalité, reconstituer notre Essence ou conscience, si nous n'allons pas voir le diable ou l'ego pour lui soutirer ce qu'il nous a pris. C'est aussi simple que ça.
En d'autres termes, la situation difficile comme celle que relate notre maître donne deux avantages :
- La connaissance de soi. Qui vient par le
travail conscient de l'auto-observation, et la non identification aux mots de l'autre, et à nos maux ressentis à cause de ces mots. Si on s'identifie, on rêve déjà, on n'observe plus correctement...
- L'énergie ou la substance qui va gonfler notre essence, ou de l'hydrogène qu'on va extraire des nombreuses impressions en action. Ici il s'agit de ce qu'on appelle la
souffrance Volontaire ou consciente. C'est le fait de ressentir cet amour propre blessé, de sentir cette douleur, ces tremblements, ce cœur qui veut exploser, cette chaleur, etc..., sans réagir, sans fuir, mais assumer complètement cette souffrance. La déguster avec plaisir, sans laisser une miette. Et aussi, sans justifier, condamner, bavarder, interpréter... Non non ! Juste la sensation du désagréable, sans crainte.
C'est ce qui est exprimé par l'épreuve où on nous place dans les flammes, et on doit rester là sans crainte, jusqu'à la fin. Le maître parle aussi d'un truc pareil, qu'au delà de la souffrance (consciente il faut entendre), il y a l'extase.
Cependant, la douleur humaine, si grande soit-elle, a aussi une limite bien définie, au-delà de laquelle existe la félicité.
Et il parle de quand on brule une personne, notamment lui dans l'une de ses incarnations, et bien au départ il y a cette terrible douleur. Mais bon, que faire quand on est attaché et brulé ? Bah rien ! Il faut accepter, assumer, c'est tout. Alors il dit qu'au delà de cette douleur, il se trouve donc un grand bonheur.
Alors pour dire quoi, si on réussit à ne pas s'identifier, à ne pas objecter, à ne pas bavarder à l'intérieur de soi-même (mais il est mieux de dire rêvasser), et encore si on arrive à ne pas manifester ou exprimer d'émotion négative, et qu'on assume ainsi notre douleur, sans en rater une miette, et bien, on sublime cette douleur. Notre maître parle de
l'immolation de la douleur. C'est ainsi qu'on extrait de l'énergie ou de l'hydrogène. Elle va aider pour notre reconstitution.
C'est pourquoi il est bien, et je n'invente rien, puisque je reprends une fois de plus les idées du maître, d'être dans les situations difficiles. Plus elles le sont, plus elles rapportent. Si seulement nous étions de bons investisseurs, nous pourrions tirer d'énormes profits de tout cela. C'est encore pourquoi, les personnes qui traversent les grosses crises émotionnelles, sont plus proches de l'éveil. Pas parce que c'est cool d'avoir ça, ou même un tant soit peu flatteur. Pas du tout ! Juste que cela peut rapporter gros !
Cependant apprenons à être humble, et à investir dans les affaires qui sont à notre niveau. De peur aussi de se brûler les ailes....
Bref, les ténèbres sont la matière première pour fabriquer la lumière.