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La quatrième révolution industrielle - Klaus Schwab
Les Brutus, Judas et autres "Illuminatis" sont ils au dehors ou en nous ?
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La quatrième révolution industrielle - Klaus Schwab
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Dès 2017, il annonce la couleur du plan de destructuration de l'être humain, ce qu'il appelle "des êtres humains sur mesure".
Depuis plus de 40 ans, Klaus Schwab joue un rôle central pour penser la globalisation en collaboration avec de nombreux leaders. Visionnaire sur les
tendances de nos sociétés modernes, il partage dans ce livre didactique et riche en exemples concrets, une réflexion unique sur la quatrième et plus
formidable révolution industrielle – celle d’un monde hyperconnecté.
En soulignant les espoirs et les menaces qu’elle induit sur des champs immenses – l’intelligence artificielle, la robotique, l’Internet des objets, les véhicules autonomes, l’impression en 3D, les nanotechnologies, les biotechnologies, le stockage d’énergie, l’informatique quantique... –
l’auteur dessine un nouveau référentiel pour l’homme qui doit ainsi réinventer sa manière de vivre, de travailler, de consommer. Pour Klaus Schwab,
notre responsabilité est colossale et collective. À la croisée des mondes, voici plusieurs axes de réflexion pour penser et façonner notre futur autour
des notions de prospérité et d’humanisme.
Préface
Introduction
1 La Quatrième Révolution Industrielle
Le contexte historique
Un changement profond et systémique
2 Les éléments moteurs
Les mégatendances
Des points de bascule
3 L’impact
L’économie
Les entreprises
Le national et le global
La société
L’individu
Les voies de l’avenir
Remerciements
Annexes : Mutations profondes
1 : Les technologies implantables
2 : Notre présence numérique
3 : La vision, nouvelle interface
4 : Internet comme habit
5 : L’informatique omniprésente
6 : Un superordinateur dans votre poche
7 : Le stockage pour tous
8 : L’Internet des objets
9 : La maison connectée
10 : Des villes intelligentes
11 : Le big data pour l’aide à la prise de décision
12 : Les voitures autonomes
13 : L’intelligence artificielle et la prise de décision
14 : L’intelligence artificielle et le travail administratif
15 : La robotique et les services
16 : Le bitcoin et la blockchain
17 : L’économie de partage
18 : Les gouvernements et la blockchain
19 : L’impression et la fabrication 3D
20 : L’impression 3D et la santé
21 : L’impression 3D et les produits de consommation
22 : Des êtres humains sur mesure
23 : Les neurotechnologies
Notes
Pour aller à l'essentiel voici ce qui nous attend "êtres humains" : 23 mutations. La réalité en cours dépasse la fiction
Annexes :
Mutations profondes
Avec la Quatrième Révolution Industrielle, la connectivité numérique induite par les nouveaux logiciels modifie fondamentalement la société. L’ampleur de l’impact est telle, le changement est si rapide, que sous nos yeux se produit une métamorphose qui ne ressemble en rien aux révolutions industrielles antérieures.
Le « Global Agenda Council on the Future of Software and Society » du World Economic Forum a réalisé une enquête auprès de 800 cadres et responsables d’entreprises. Il s’agissait de mesurer à quelle échéance la diffusion massive de ces technologies de rupture est prévue ; on cherchait également à mieux comprendre les implications de ces mutations pour les individus, les organisations, les pouvoirs publics et la société.
Le rapport présentant les résultats de l’enquête, Deep Shift: Technology Tipping Points and Social Impact, a été publié en septembre 201576. On trouvera ci-dessous une liste comprenant les 21 mutations technologiques identifiées dans le rapport, plus deux autres, avec les points de bascule correspondants et les dates prévisibles d’arrivée sur le marché.
Mutation 1 : Les technologies implantables
Le point de bascule : premier téléphone implantable commercialisé.
D’ici 2025 : 82 % des personnes interrogées s’attendent à ce que ce point de bascule soit atteint.
Les gens sont toujours plus connectés à leurs appareils, et ces appareils sont de plus en plus connectés à leur corps. Non seulement portés, ils sont aussi implantés dans l’organisme, où ils remplissent diverses fonctions : communications, géolocalisation, suivi du comportement et de la santé.
Les pacemakers et les implants cochléaires n’étaient que la première étape ; de nouveaux implants sont lancés en permanence. Ils deviendront capables d’évaluer les paramètres des maladies, permettront à chacun de prendre les mesures nécessaires, enverront les données aux centres de suivi, voire administreront automatiquement les médicaments.
Les tatouages intelligents et autres puces électroniques pourraient aider à identifier et localiser les personnes. Les appareils implantés permettront aussi sans doute de communiquer les pensées normalement exprimées par la parole via un smartphone « intégré » et, potentiellement, les pensées ou émotions non exprimées en lisant les ondes cérébrales ou d’autres signaux.
Impacts positifs
– Diminution des disparitions d’enfants.
– Meilleurs résultats sanitaires.
– Autonomie accrue.
– Meilleure prise de décision.
– Reconnaissance des images et accès aux données personnelles (réseau anonyme sur le modèle du site Yelp77).
Impacts négatifs
– Confidentialité/risque de surveillance.
– Baisse de la sécurité des données.
– Évasion et addiction.
– Distractions accrues (trouble du déficit de l’attention).
Impacts inconnus ou à double tranchant
– Allongement de la durée de vie.
– Changement de nature des relations humaines.
– Modification des interactions et relations humaines.
– Identification en temps réel.
– Mutation culturelle (mémoire éternelle).
La mutation en marche
– Les tatouages numériques sont non seulement cools, mais peuvent aussi avoir d’autres fonctions : ouvrir une voiture, saisir des codes sur un téléphone ou suivre les processus de l’organisme.
Source : Medix, « Top 10 Implantable Wearables Soon To Be In Your Body », Wtvox.com, 27 octobre 2015.
– Selon un article de WT VOX : « La smart dust (poussière intelligente), composée d’une myriade d’ordinateurs équipés d’antennes et bien plus petits qu’un grain de sable, est capable de s’organiser à l’intérieur du corps pour créer des réseaux ad hoc et d’activer un ensemble de processus internes complexes. Imaginez-la attaquer une tumeur naissante, soulager une blessure, voire stocker des informations personnelles critiques, avec un chiffrement puissant, quasi impossible à déchiffrer. Grâce à la smart dust, les médecins pourront agir dans le corps sans l’ouvrir, et des informations chiffrées pourront être stockées en vous jusqu’au moment où vous les débloquerez à partir de votre nanoréseau personnel. »
Source : Medix, « Top 10 Implantable Wearables Soon To Be In Your Body », Wtvox.com, 27 octobre 2015.
– Une pilule intelligente, mise au point par Proteus Biomedical, Technology Pioneer du World Economic Forum, et Novartis, est munie d’un appareil électronique biodégradable qui transmet à votre téléphone des données sur l’interaction entre votre organisme et le médicament.
Source : Rick Mullin, « Odd Couplings », http://cen.acs.org, 13 février 2012.
Mutation 2 : Notre présence numérique
Le point de bascule : 80 % de personnes ont une identité numérique sur Internet.
D’ici 2025 : 84 % des personnes interrogées s’attendent à ce que ce point de bascule soit atteint.
L’identité numérique a évolué rapidement au cours des vingt dernières années. Il y a dix ans seulement, cela signifiait avoir un numéro de téléphone portable, une adresse e-mail et éventuellement un site Web personnel ou une page MySpace.
Aujourd’hui, notre présence numérique se manifeste par nos interactions numériques et laisse sa trace sur une multitude de plateformes et de médias en ligne. Beaucoup de personnes sont présentes sur plusieurs réseaux et possèdent par exemple une page Facebook, un compte Twitter, un profil LinkedIn, un blog Tumblr, un compte Instagram et souvent bien d’autres pages.
Dans notre monde de plus en plus connecté, la vie numérique d’une personne devient inextricablement liée à sa vie physique. À l’avenir, construire et gérer son identité numérique deviendra une pratique aussi courante que parler, agir ou suivre une certaine mode vestimentaire pour afficher sa personnalité. Dans ce monde connecté, à travers son identité numérique, on pourra rechercher et partager des informations, exprimer librement ses idées, trouver et être trouvé, créer et entretenir des liens pratiquement n’importe où dans le monde.
Impacts positifs
– Transparence accrue.
– Interconnexion accrue et plus rapide entre les individus et les groupes.
– Extension de la liberté d’expression.
– Diffusion/échange plus rapide de l’information.
– Utilisation plus efficace des services publics.
Impacts négatifs
– Confidentialité menacée/risque de surveillance.
– Vol d’identité plus fréquent.
– Harcèlement/chantage en ligne.
– Pseudo-consensus au sein des groupes d’intérêt et polarisation accrue.
– Propagation d’informations inexactes (nécessité d’une gestion de la réputation) ; fausses rumeurs78.
– Manque de transparence quand les individus ne sont pas familiers avec les algorithmes de l’information (pour des nouvelles/informations).
Impacts inconnus ou à double tranchant
– Empreintes numériques.
– Publicité mieux ciblée.
– Informations et nouvelles mieux ciblées.
– Profilage individuel.
– Identité permanente (aucun anonymat).
– Facilité pour lancer un mouvement social en ligne (groupes politiques, groupes de pression, de loisirs, groupements terroristes).
La mutation en marche
Si les trois réseaux sociaux les plus populaires étaient des pays, ils compteraient ensemble 1 milliard d’individus de plus que la Chine (figure I).
Figure I – Les utilisateurs actifs de réseaux sociaux comparés aux populations des plus grands pays du monde
Source : « Social media and narcissism », The McCrindle Blog, www.mccrindle.com.au, 22 juin 2015.
Mutation 3 : La vision, nouvelle interface
Point de bascule : 10 % de lunettes de vue connectées à Internet.
D’ici 2025 : 86 % des personnes interrogées s’attendent à ce que basculement ait eu lieu.
Google Glass ne représente que l’une des modalités possibles par laquelle divers objets (lunettes, casques, écouteurs et autres outils de suivi du regard) peuvent devenir « intelligents », faisant de l’œil et de la vision le moyen d’accéder à Internet et aux objets connectés.
En faisant de la vision une voie d’accès directe aux applications Internet et aux données, les expériences d’un individu peuvent être stimulées, modifiées ou complètement enrichies pour lui permettre de s’immerger dans une réalité différente. En outre, avec l’émergence des technologies de suivi du regard, les appareils peuvent apporter des informations par une interface visuelle, et les yeux peuvent devenir une source d’interaction et de réaction à l’information.
Si la vision devient une interface directe et immédiate, capable de donner des instructions, de visualiser et d’interagir, toute une série d’activités (apprentissage, transports, instructions et commentaires pour la production de biens et services, loisirs ou aide aux handicapés) seront modifiées ; chacun pourra ainsi s’impliquer plus pleinement dans le monde.
Impacts positifs
– Information immédiate à l’individu pour lui permettre de prendre des décisions rationnelles pour son travail ou ses activités personnelles et pour se déplacer.
– Amélioration de la capacité d’exécuter des tâches, de produire des biens et de fournir des services avec un guide visuel pour la production, les soins médicaux, la chirurgie et les prestations de service.
– Possibilité pour les handicapés de contrôler leurs interactions et leurs mouvements, de dialoguer avec le monde à travers la parole, un clavier ou des mouvements ainsi que par l’intermédiaire des expériences immersives.
Impacts négatifs
– Déconcentration, diversion de l’attention provoquant des accidents.
– Traumatismes dus à des expériences immersives négatives.
– Addiction et évasion accrues.
Impacts inconnus ou à double tranchant
– Création d’un nouveau segment dans l’industrie du divertissement.
– Augmentation de l’information immédiate.
La mutation en marche
On vend déjà des lunettes (fabriquées par Google ou d’autres marques) qui permettent :
– de manipuler librement un objet 3D, en le façonnant comme de l’argile ;
– de fournir toutes les informations détaillées dont on a besoin quand on voit quelque chose, avec un fonctionnement analogue à celui du cerveau ;
– d’indiquer en surimpression le menu du restaurant devant lequel vous passez ;
– de projeter une photo ou une vidéo sur une simple feuille de papier.
Source : Nels Dzyre, « 10 Forthcoming Augmented Reality & Smart Glasses You Can Buy », www.hongkiat.com.
Mutation 4 : Internet comme habit
Le point de bascule : 10 % de la population porte des vêtements connectés à Internet.
D’ici 2025 : 91 % des personnes interrogées s’attendent à ce que ce point de bascule soit atteint.
La technologie se personnalise de plus à plus. Au départ, les ordinateurs occupaient d’énormes pièces, puis ils étaient posés sur les bureaux, et ensuite sur les genoux des utilisateurs. La technologie est actuellement logée dans les téléphones mobiles, dans la poche des gens, mais bientôt elle sera directement intégrée à leurs vêtements et accessoires.
Lancée en 2015, l’Apple Watch est connectée à Internet et comporte plusieurs des fonctionnalités d’un smartphone. De plus en plus, les vêtements et autres équipements portés sur le corps seront munis de puces intégrées connectant à Internet l’objet et la personne qui le porte.
Impacts positifs
– Meilleur état de santé, d’où une longévité accrue.
– Plus grande autonomie.
– Autogestion de son état de santé.
– Meilleure prise de décision.
– Diminution des disparitions d’enfants.
– Vêtements personnalisés (couture, design).
Impacts négatifs
– Confidentialité menacée/risque de surveillance.
– Évasion et addiction.
– Sécurité des données.
Impacts inconnus ou à double tranchant
– Identification en temps réel.
– Modification des interactions et des rapports personnels.
– Reconnaissance des images et accès aux données personnelles (réseau anonyme sur le modèle de l’application mobile Yelp).
La mutation en marche
Le groupe Gartner, spécialisé en recherches et conseil, évalue à environ 514 millions le nombre de montres intelligentes et autres bracelets connectés qui seront vendus dans un délai de cinq ans.
Source : Steve Ranger, « Wearables, Internet of Things muscle in on smartphone spotlight at MWC », www.zdnet.com, 26 février 2015.
Mimo Baby a lancé un moniteur pour bébé, portable et à croissance rapide, qui communique à votre iPad ou votre smartphone les données sur la respiration, la position, le sommeil, etc. (Cela a fait naître une polémique au sujet de la limite à trouver entre apporter de l’aide, et créer une solution à un problème qui n’existe pas. Dans le cas présent, les partisans affirment que le moniteur aide le bébé à mieux dormir, alors que les détracteurs soulignent que des capteurs ne constituent pas un substitut parental.)
Sources : Mimobaby.com ; Parija Kavilanz, « “Connected” babies = more sleep for you », Money.cnn.com, 17 avril 2015.
Ralph Lauren a lancé une chemise de sport conçue pour fournir des données en temps réel sur une séance d’entraînement en mesurant la production de sueur, le rythme cardiaque, l’intensité du souffle, etc.
Source : www.ralphlauren.com/product/index.jsp
Mutation 5 : L’informatique omniprésente
Le point de bascule : 90 % de la population a un accès régulier à Internet.
D’ici 2025 : 79 % des personnes interrogées s’attendent à ce que ce point de bascule soit atteint.
L’informatique devient plus accessible de jour en jour, et la puissance de calcul est désormais à la portée de tous, par l’intermédiaire d’un ordinateur avec une connexion Internet, un smartphone avec 3G/4G ou les services du cloud.
Aujourd’hui, 43 % de la population mondiale est connectée à Internet79. Durant la seule année 2014, 1,2 milliard de smartphones ont été vendus80. On estime qu’en 2015, les ventes de tablettes ont dépassé les ventes d’ordinateurs personnels, et que l’on a vendu six fois plus de téléphones portables (tous types confondus) que d’ordinateurs81. Étant donné que la vitesse d’adoption d’Internet dépasse celle de tout autre canal de médias, on prévoit que, dans seulement quelques années, les trois quarts de la population du monde auront un accès régulier à Internet.
À l’avenir, l’accès régulier à Internet et à l’information ne sera plus considéré comme un privilège des économies développées, mais comme un droit fondamental, au même titre que l’eau potable. Comme les technologies sans fil nécessitent moins d’infrastructures que d’autres services publics (électricité, routes et eau), elles deviendront très probablement accessibles beaucoup plus rapidement. Par conséquent, n’importe qui, n’importe où dans le monde pourra se connecter et interagir avec l’information à l’autre bout de la planète. La création de contenus et leur diffusion deviendront plus faciles que par le passé.
Impacts positifs
– Participation accrue à la vie économique pour des populations défavorisées vivant dans des régions isolées ou sous-développées (« dernier kilomètre »).
– Accès à l’éducation, aux services de santé et aux services publics.
– Présence.
– Accès aux compétences, plus d’emplois, changement de nature des emplois.
– Augmentation de la taille des marchés/e-commerce.
– Plus d’informations.
– Participation citoyenne accrue.
– Démocratisation/changements politiques.
– « Dernier kilomètre »/pays isolés : transparence et participation accrues, mais aussi augmentation des manipulations et des rumeurs.
Impacts négatifs
– Manipulations et rumeurs accrues.
– Fragmentation politique.
– Chasses gardées (environnements clos, réservés aux utilisateurs authentifiés) empêchant l’accès total dans certains pays/régions.
La mutation en marche
Pour rendre Internet accessible à 4 milliards de futurs utilisateurs, deux conditions principales doivent être réunies : l’accès doit être disponible et il doit être abordable. La course pour fournir l’accès au Web au reste du monde a commencé. Déjà, plus de 85 % de la population mondiale vit à quelques kilomètres d’un relais de téléphone portable qui pourrait fournir le service d’Internet82. Les opérateurs mobiles partout au monde augmentent rapidement l’accès à Internet. Le projet de Facebook, Internet.org, conçu avec les opérateurs de réseaux mobiles, a permis à plus de 1 milliard de personnes dans 17 pays de bénéficier gratuitement d’un accès de base à Internet en 201483. De nombreuses initiatives sont en cours pour connecter à un prix raisonnable même les régions les plus isolées : Internet.org développe des drones ; le projet Loon de Google utilise des ballons et SpaceX investit dans de nouveaux réseaux satellitaires low cost.
Mutation 6 : Un superordinateur dans votre poche
Le point de bascule : 90 % de la population utilise un smartphone.
D’ici 2025 : 81 % des personnes interrogées s’attendent à ce que ce point de bascule soit atteint.
En 2012, l’équipe Inside Search de Google écrivait : « il faut autant de puissance de calcul pour traiter une requête sur Google que celle utilisée à l’époque pour l’ensemble du programme Apollo84 ». Qui plus est, les smartphones et les tablettes modernes contiennent plus de puissance de calcul que la plupart des superordinateurs d’autrefois, qui occupaient une pièce entière.
On prévoit un total de 3,5 milliards d’utilisateurs de smartphones dans le monde d’ici 2019, soit un taux de pénétration de 59 % de la population, contre 50 % en 2017, c’est-à-dire une augmentation significative par rapport au taux de 28 % en 201385. Au Kenya, Safaricom, le principal opérateur de téléphonie mobile, annonce que 67 % des ventes d’appareil en 2014 étaient des smartphones, et la GSMA prévoit que, d’ici 2020, le continent africain comptera plus de 0,5 milliard d’utilisateurs de smartphones86.
Ce changement dans le choix des appareils s’est déjà produit dans plusieurs pays sur différents continents (l’Asie est actuellement en tête) : de plus en plus, les utilisateurs préfèrent leur smartphone à l’ordinateur personnel traditionnel. Comme la technologie va dans le sens d’une miniaturisation des appareils, couplée à une augmentation de la puissance de calcul et à une baisse des prix de l’électronique, la diffusion des smartphones ira en s’accélérant.
Selon Google, les pays listés dans la figure II ont un taux d’utilisation des smartphones supérieur à celui des PC.
Source : www.google.com.sg/publicdata/explore
Figure II – Les pays dans lesquels l’utilisation du smartphone dépasse l’utilisation de l’ordinateur (mars 2015)
Source : www.google.com.sg/publicdata/explore
Figure III – Les pays avec près de 90 % d’utilisation du smartphone chez les adultes (mars 2015)
Source : www.google.com.sg/publicdata/explore
Les pays tels que Singapour, la Corée du Sud et les Émirats arabes unis atteignent presque le point de bascule, avec 90 % d’utilisateurs de smartphones dans la population adulte (figure III).
La société se dirige vers l’adoption d’appareils encore plus rapides qui permettront aux utilisateurs d’effectuer à tout moment des tâches complexes. Il est hautement probable que le nombre d’appareils par personne sera en forte augmentation, non seulement en raison des nouvelles fonctionnalités, mais aussi de la spécialisation des tâches.
Impacts positifs
– Participation accrue à la vie économique des populations défavorisées vivant dans des régions isolées ou sous-développées (« dernier kilomètre »).
– Accès à l’éducation, aux services de santé et aux services administratifs.
– Présence.
– Accès aux compétences, effet positif sur l’emploi, changement de types d’emploi.
– Augmentation de la taille des marchés/e-commerce.
– Plus d’informations.
– Plus de participation citoyenne.
– Démocratisation/changements politiques.
– « Dernier kilomètre »/pays isolés : transparence et participation accrues, mais aussi augmentation des manipulations et des rumeurs.
Impacts négatifs
– Manipulations et rumeurs accrues.
– Fragmentation politique.
– Chasses gardées (environnements clos, réservés aux utilisateurs authentifiés) empêchant le plein accès dans certains pays/régions.
Impacts inconnus ou à double tranchant
– Disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.
– Absence de séparation entre les sphères privée et professionnelle.
– Permet de se déplacer n’importe où.
– Impact des industries manufacturières sur l’environnement.
La mutation en marche
En 1985, le Cray-2 était l’ordinateur le plus rapide au monde. L’iPhone 4, lancé en juin 2010, a une puissance égale à celle du Cray-2 ; cinq ans après, l’Apple Watch a une vitesse équivalente à celle de deux iPhone 4s87. Avec la baisse du prix unitaire du smartphone sous les 50 dollars, la puissance de calcul qui augmente de façon vertigineuse et la diffusion accélérée sur les marchés émergents, on peut prévoir que, d’ici peu, pratiquement chacun de nous aura un superordinateur dans sa poche.
Source : http://pages.experts-exchange.com/proce ... r-compared
Mutation 7 : Le stockage pour tous
Le point de bascule : 90 % des individus ont accès à un stockage gratuit (financé par la publicité) et illimité.
D’ici 2025 : 91 % des personnes interrogées s’attendent à ce que ce point de bascule soit atteint.
Les capacités de stockage ont énormément évolué ces dernières années ; de plus en plus d’entreprises offrent gratuitement du stockage à leurs usagers. Les utilisateurs produisent des quantités croissantes de contenu, sans jamais devoir se soucier de détruire des fichiers pour libérer de la place. On observe une tendance très nette à la marchandisation des capacités de stockage. L’une des explications est la chute vertigineuse du coût du stockage (divisé environ par 10 tous les cinq ans – figure IV).
Figure IV – Coût du stockage sur disque dur par gigaoctet (1980-2009)
Source : « A history of storage costs », mkomo.com, 8 septembre 200988.
On estime qu’environ 90 % de l’ensemble des données mondiales ont été créés au cours des deux dernières années ; la quantité d’information créée par les entreprises double tous les 14 mois89. Le stockage est déjà devenu une source de profit, avec en tête des entreprises comme Amazon Web Services et Dropbox.
On se dirige vers une marchandisation totale du stockage, avec accès gratuit et illimité pour les utilisateurs. La source principale de revenus pour les entreprises pourrait être la publicité ou la télémétrie.
Impacts positifs
– Bases de données juridiques.
– Recherche et érudition historique.
– Efficacité des opérations commerciales.
– Extension des limites des mémoires personnelles.
Impact négatif
– Confidentialité menacée.
Impacts inconnus ou à double tranchant
– Mémoire éternelle (aucun fichier détruit).
– Création, partage et consommation de contenus accrus.
La mutation en marche
De nombreuses entreprises offrent déjà un stockage gratuit sur le cloud allant de 2 Go à 50 Go.
Mutation 8 : L’Internet des objets
Le point de bascule : 1 000 milliards de capteurs connectés à Internet.
D’ici 2025 : 89 % des personnes interrogées s’attendent à ce que ce point de bascule soit atteint.
Avec l’augmentation croissante de la puissance de calcul et la chute des prix du matériel (comme le prédit la loi de Moore90), il devient économiquement possible de connecter absolument tout à Internet. Les capteurs intelligents sont déjà accessibles à des prix très abordables. Tous les objets seront intelligents et connectés à Internet, permettant des communications plus nombreuses et de nouveaux services axés sur les données et basés sur des capacités d’analyse amplifiées.
Une étude récente explore comment les capteurs peuvent servir à surveiller la santé et le comportement d’un animal91. Elle montre comment, en équipant le bétail avec des capteurs, on obtient des données en temps réel sur sa santé où qu’il se trouve, données transmises par l’intermédiaire d’un réseau de téléphonie mobile.
Les experts suggèrent qu’à l’avenir, tout objet pourrait être connecté à des infrastructures de communications omniprésentes ; des capteurs placés partout aideraient chacun à percevoir son environnement.
Impacts positifs
– Plus grande efficacité dans l’utilisation des ressources.
– Gain de productivité.
– Meilleure qualité de vie.
– Effets sur l’environnement.
– Prestations de services moins coûteuses.
– Transparence accrue autour de l’utilisation et de l’état des ressources.
– Sécurité (par exemple avions, alimentation).
– Efficacité (logistique).
– Demande accrue de stockage et de bande passante.
– Changements du marché du travail et des compétences.
– Création de nouvelles entreprises.
– Même des applications en temps réel seront compatibles avec les réseaux de communication standard.
– Les produits devront être « numériquement connectables » dès la conception.
– Produits accompagnés de services numériques.
– Le jumeau numérique fournit des données précises pour orienter, contrôler et prédire.
– Le jumeau numérique devient un participant actif dans la vie professionnelle, l’information et les processus sociaux.
– Les objets seront capables de percevoir leur environnement dans son ensemble, de réagir et d’agir de façon autonome.
– Production de savoir et de valeur additionnels grâce à des objets « intelligents » connectés.
Impacts négatifs
– Confidentialité.
– Suppression d’emplois faiblement qualifiés.
– Hacking, cybercriminalité (par exemple réseau de service public).
– Complexité accrue et risque de perte de contrôle.
Impacts inconnus ou à double tranchant
– Changement de business model : location/utilisation et non-possession des biens (l’équipement matériel devient un service).
– Business model affecté par la valeur des données.
– Chaque entreprise devient virtuellement un développeur de logiciels.
– Nouvelle activité économique : vente des données.
– Changement de perspective pour les questions de confidentialité.
– Omniprésence des infrastructures concernant les technologies de l’information.
– Automatisation de certaines tâches intellectuelles (par exemple analyses, évaluations, diagnostics).
– Conséquences d’un possible « Pearl Harbor numérique » (hackers ou terroristes numériques paralysant les infrastructures, entraînant des pénuries de nourriture, de carburant et d’électricité pendant des semaines).
– Augmentation du taux d’utilisation (par exemple voitures, machines, outils, équipements, infrastructures).
La mutation en marche
L’informatique embarquée de la Ford GT compte 10 millions de lignes de programme.
Source : Jason Meserve, « IoT is Bringing Lots of Code to Your Car – Hackers Too », www.ca.com, 11 septembre 2015.
Le nouveau modèle de la Golf VW comporte 54 unités de traitement (computer processing units, CPU) ; sur le véhicule, 700 points sont contrôlés par informatique, générant 6 Go de données par véhicule.
Source : « IT-Enabled Products and Services and IoT », Roundtable on Digital Strategies Overview, Center for Digital Strategies at the Tuck School of Business at Dartmouth, 2014.
On prévoit que d’ici 2020, plus de 50 milliards d’appareils seront connectés à Internet. Même la voie lactée, la galaxie où se trouve notre système solaire, ne contient que 200 milliards d’étoiles.
Eaton Corporation installe des capteurs dans certains tuyaux à haute pression qui repèrent le moment où le tuyau va céder, évitant ainsi les risques d’accident et économisant le coût des pannes sur les machines dans lesquelles les tuyaux sont un élément clé.
Source : « The Internet of Things: The Opportunities and Challenges of Interconnectedness », Roundtable on Digital Strategies Overview, Center for Digital Strategies at the Tuck School of Business at Dartmouth, 2014.
Selon BMW, en 2015, 8 % de la totalité des voitures sur toute la planète, soit 84 millions, étaient connectées à Internet d’une façon ou d’une autre. D’ici à 2020, ce chiffre atteindra 22 %, soit 290 millions de véhicules.
Source : Janosh Delcker, « Google vs. the German car engrener », www.politico.eu, 28 octobre 2015.
Certaines compagnies d’assurances comme Aetna cherchent à implanter des capteurs dans les moquettes pour signaler les personnes victimes d’un AVC : les capteurs détecteraient tout changement de démarche et appelleraient un médecin.
Source : « The Internet of Things: The Opportunities and Challenges of Interconnectedness », Roundtable on Digital Strategies Overview, Center for Digital Strategies at the Tuck School of Business at Dartmouth, 2014.
Mutation 9 : La maison connectée
Le point de bascule : plus de 50 % du trafic Internet des particuliers destiné aux appareils et à l’électroménager (et non aux loisirs ou aux communications).
D’ici 2025 : 70 % des personnes interrogées s’attendent à ce que ce point de bascule soit atteint.
Au XXe siècle, la majeure partie de l’énergie domestique était destinée à la consommation individuelle (éclairage). Par la suite, une part croissante de l’énergie est dédiée à des appareils plus complexes, du grille-pain au lave-vaisselle en passant par la télévision et le climatiseur.
Il en va de même pour Internet : la majeure partie de la bande passante est occupée par la consommation personnelle, communication ou loisirs. Les progrès de la domotique permettent aujourd’hui de contrôler l’éclairage, les volets, la ventilation, la climatisation, les systèmes audio, vidéo et de sécurité, les appareils ménagers. Les robots viennent aussi apporter leur aide, par exemple pour passer l’aspirateur.
Impacts positifs
– Efficacité dans l’utilisation des ressources (réduction de la consommation énergétique et du coût).
– Confort.
– Sécurité et contrôle des intrusions.
– Contrôle des accès.
– Colocation.
– Meilleure autonomie à domicile (jeunes, personnes âgées, handicapées).
– Meilleur ciblage de la publicité et impact global sur l’activité.
– Réduction des coûts de santé (réduction des durées d’hospitalisation et du nombre de visites de médecins, contrôle de la prise de médicaments).
– Contrôle (en temps réel) et enregistrement par caméra de surveillance.
– Systèmes d’alarme et appels au secours.
– Contrôle de la maison à distance (par exemple vérifier que le gaz est fermé).
Impacts négatifs
– Confidentialité.
– Surveillance.
– Cybercriminalité, vulnérabilité.
Impacts inconnus ou à double tranchant
– Impact sur la main-d’œuvre.
– Changements concernant le lieu de travail (davantage de télétravail).
– Confidentialité, propriété des données.
La mutation en marche
Un exemple d’utilisation de ce type de développement pour la maison est cité par le site Cnet.com :
« Nest, l’entreprise qui a développé le thermostat et le détecteur de fumée connectés à Internet […] a annoncé [en 2014] le programme “Works with Nest” destiné aux développeurs, avec comme but de rendre les produits d’autres fabricants compatibles avec ses logiciels. Par exemple, grâce à un partenariat avec Mercedes-Benz, votre voiture peut prévenir Nest de monter le chauffage de la maison quand vous arrivez chez vous. […] À long terme […] des plateformes comme celle de Nest permettront à votre domicile de connaître vos besoins, et de tout régler automatiquement. Les appareils eux-mêmes finiront peut-être par se fondre dans la maison, ne jouant plus que le rôle de capteurs et d’outils commandés à partir d’une plateforme unique. »
Source : Richard Nieva, « Rosie or Jarvis: The future of the smart home is still in the air », www.cnet.com, 14 janvier 2015.
Depuis plus de 40 ans, Klaus Schwab joue un rôle central pour penser la globalisation en collaboration avec de nombreux leaders. Visionnaire sur les
tendances de nos sociétés modernes, il partage dans ce livre didactique et riche en exemples concrets, une réflexion unique sur la quatrième et plus
formidable révolution industrielle – celle d’un monde hyperconnecté.
En soulignant les espoirs et les menaces qu’elle induit sur des champs immenses – l’intelligence artificielle, la robotique, l’Internet des objets, les véhicules autonomes, l’impression en 3D, les nanotechnologies, les biotechnologies, le stockage d’énergie, l’informatique quantique... –
l’auteur dessine un nouveau référentiel pour l’homme qui doit ainsi réinventer sa manière de vivre, de travailler, de consommer. Pour Klaus Schwab,
notre responsabilité est colossale et collective. À la croisée des mondes, voici plusieurs axes de réflexion pour penser et façonner notre futur autour
des notions de prospérité et d’humanisme.
Préface
Introduction
1 La Quatrième Révolution Industrielle
Le contexte historique
Un changement profond et systémique
2 Les éléments moteurs
Les mégatendances
Des points de bascule
3 L’impact
L’économie
Les entreprises
Le national et le global
La société
L’individu
Les voies de l’avenir
Remerciements
Annexes : Mutations profondes
1 : Les technologies implantables
2 : Notre présence numérique
3 : La vision, nouvelle interface
4 : Internet comme habit
5 : L’informatique omniprésente
6 : Un superordinateur dans votre poche
7 : Le stockage pour tous
8 : L’Internet des objets
9 : La maison connectée
10 : Des villes intelligentes
11 : Le big data pour l’aide à la prise de décision
12 : Les voitures autonomes
13 : L’intelligence artificielle et la prise de décision
14 : L’intelligence artificielle et le travail administratif
15 : La robotique et les services
16 : Le bitcoin et la blockchain
17 : L’économie de partage
18 : Les gouvernements et la blockchain
19 : L’impression et la fabrication 3D
20 : L’impression 3D et la santé
21 : L’impression 3D et les produits de consommation
22 : Des êtres humains sur mesure
23 : Les neurotechnologies
Notes
Pour aller à l'essentiel voici ce qui nous attend "êtres humains" : 23 mutations. La réalité en cours dépasse la fiction
Annexes :
Mutations profondes
Avec la Quatrième Révolution Industrielle, la connectivité numérique induite par les nouveaux logiciels modifie fondamentalement la société. L’ampleur de l’impact est telle, le changement est si rapide, que sous nos yeux se produit une métamorphose qui ne ressemble en rien aux révolutions industrielles antérieures.
Le « Global Agenda Council on the Future of Software and Society » du World Economic Forum a réalisé une enquête auprès de 800 cadres et responsables d’entreprises. Il s’agissait de mesurer à quelle échéance la diffusion massive de ces technologies de rupture est prévue ; on cherchait également à mieux comprendre les implications de ces mutations pour les individus, les organisations, les pouvoirs publics et la société.
Le rapport présentant les résultats de l’enquête, Deep Shift: Technology Tipping Points and Social Impact, a été publié en septembre 201576. On trouvera ci-dessous une liste comprenant les 21 mutations technologiques identifiées dans le rapport, plus deux autres, avec les points de bascule correspondants et les dates prévisibles d’arrivée sur le marché.
Mutation 1 : Les technologies implantables
Le point de bascule : premier téléphone implantable commercialisé.
D’ici 2025 : 82 % des personnes interrogées s’attendent à ce que ce point de bascule soit atteint.
Les gens sont toujours plus connectés à leurs appareils, et ces appareils sont de plus en plus connectés à leur corps. Non seulement portés, ils sont aussi implantés dans l’organisme, où ils remplissent diverses fonctions : communications, géolocalisation, suivi du comportement et de la santé.
Les pacemakers et les implants cochléaires n’étaient que la première étape ; de nouveaux implants sont lancés en permanence. Ils deviendront capables d’évaluer les paramètres des maladies, permettront à chacun de prendre les mesures nécessaires, enverront les données aux centres de suivi, voire administreront automatiquement les médicaments.
Les tatouages intelligents et autres puces électroniques pourraient aider à identifier et localiser les personnes. Les appareils implantés permettront aussi sans doute de communiquer les pensées normalement exprimées par la parole via un smartphone « intégré » et, potentiellement, les pensées ou émotions non exprimées en lisant les ondes cérébrales ou d’autres signaux.
Impacts positifs
– Diminution des disparitions d’enfants.
– Meilleurs résultats sanitaires.
– Autonomie accrue.
– Meilleure prise de décision.
– Reconnaissance des images et accès aux données personnelles (réseau anonyme sur le modèle du site Yelp77).
Impacts négatifs
– Confidentialité/risque de surveillance.
– Baisse de la sécurité des données.
– Évasion et addiction.
– Distractions accrues (trouble du déficit de l’attention).
Impacts inconnus ou à double tranchant
– Allongement de la durée de vie.
– Changement de nature des relations humaines.
– Modification des interactions et relations humaines.
– Identification en temps réel.
– Mutation culturelle (mémoire éternelle).
La mutation en marche
– Les tatouages numériques sont non seulement cools, mais peuvent aussi avoir d’autres fonctions : ouvrir une voiture, saisir des codes sur un téléphone ou suivre les processus de l’organisme.
Source : Medix, « Top 10 Implantable Wearables Soon To Be In Your Body », Wtvox.com, 27 octobre 2015.
– Selon un article de WT VOX : « La smart dust (poussière intelligente), composée d’une myriade d’ordinateurs équipés d’antennes et bien plus petits qu’un grain de sable, est capable de s’organiser à l’intérieur du corps pour créer des réseaux ad hoc et d’activer un ensemble de processus internes complexes. Imaginez-la attaquer une tumeur naissante, soulager une blessure, voire stocker des informations personnelles critiques, avec un chiffrement puissant, quasi impossible à déchiffrer. Grâce à la smart dust, les médecins pourront agir dans le corps sans l’ouvrir, et des informations chiffrées pourront être stockées en vous jusqu’au moment où vous les débloquerez à partir de votre nanoréseau personnel. »
Source : Medix, « Top 10 Implantable Wearables Soon To Be In Your Body », Wtvox.com, 27 octobre 2015.
– Une pilule intelligente, mise au point par Proteus Biomedical, Technology Pioneer du World Economic Forum, et Novartis, est munie d’un appareil électronique biodégradable qui transmet à votre téléphone des données sur l’interaction entre votre organisme et le médicament.
Source : Rick Mullin, « Odd Couplings », http://cen.acs.org, 13 février 2012.
Mutation 2 : Notre présence numérique
Le point de bascule : 80 % de personnes ont une identité numérique sur Internet.
D’ici 2025 : 84 % des personnes interrogées s’attendent à ce que ce point de bascule soit atteint.
L’identité numérique a évolué rapidement au cours des vingt dernières années. Il y a dix ans seulement, cela signifiait avoir un numéro de téléphone portable, une adresse e-mail et éventuellement un site Web personnel ou une page MySpace.
Aujourd’hui, notre présence numérique se manifeste par nos interactions numériques et laisse sa trace sur une multitude de plateformes et de médias en ligne. Beaucoup de personnes sont présentes sur plusieurs réseaux et possèdent par exemple une page Facebook, un compte Twitter, un profil LinkedIn, un blog Tumblr, un compte Instagram et souvent bien d’autres pages.
Dans notre monde de plus en plus connecté, la vie numérique d’une personne devient inextricablement liée à sa vie physique. À l’avenir, construire et gérer son identité numérique deviendra une pratique aussi courante que parler, agir ou suivre une certaine mode vestimentaire pour afficher sa personnalité. Dans ce monde connecté, à travers son identité numérique, on pourra rechercher et partager des informations, exprimer librement ses idées, trouver et être trouvé, créer et entretenir des liens pratiquement n’importe où dans le monde.
Impacts positifs
– Transparence accrue.
– Interconnexion accrue et plus rapide entre les individus et les groupes.
– Extension de la liberté d’expression.
– Diffusion/échange plus rapide de l’information.
– Utilisation plus efficace des services publics.
Impacts négatifs
– Confidentialité menacée/risque de surveillance.
– Vol d’identité plus fréquent.
– Harcèlement/chantage en ligne.
– Pseudo-consensus au sein des groupes d’intérêt et polarisation accrue.
– Propagation d’informations inexactes (nécessité d’une gestion de la réputation) ; fausses rumeurs78.
– Manque de transparence quand les individus ne sont pas familiers avec les algorithmes de l’information (pour des nouvelles/informations).
Impacts inconnus ou à double tranchant
– Empreintes numériques.
– Publicité mieux ciblée.
– Informations et nouvelles mieux ciblées.
– Profilage individuel.
– Identité permanente (aucun anonymat).
– Facilité pour lancer un mouvement social en ligne (groupes politiques, groupes de pression, de loisirs, groupements terroristes).
La mutation en marche
Si les trois réseaux sociaux les plus populaires étaient des pays, ils compteraient ensemble 1 milliard d’individus de plus que la Chine (figure I).
Figure I – Les utilisateurs actifs de réseaux sociaux comparés aux populations des plus grands pays du monde
Source : « Social media and narcissism », The McCrindle Blog, www.mccrindle.com.au, 22 juin 2015.
Mutation 3 : La vision, nouvelle interface
Point de bascule : 10 % de lunettes de vue connectées à Internet.
D’ici 2025 : 86 % des personnes interrogées s’attendent à ce que basculement ait eu lieu.
Google Glass ne représente que l’une des modalités possibles par laquelle divers objets (lunettes, casques, écouteurs et autres outils de suivi du regard) peuvent devenir « intelligents », faisant de l’œil et de la vision le moyen d’accéder à Internet et aux objets connectés.
En faisant de la vision une voie d’accès directe aux applications Internet et aux données, les expériences d’un individu peuvent être stimulées, modifiées ou complètement enrichies pour lui permettre de s’immerger dans une réalité différente. En outre, avec l’émergence des technologies de suivi du regard, les appareils peuvent apporter des informations par une interface visuelle, et les yeux peuvent devenir une source d’interaction et de réaction à l’information.
Si la vision devient une interface directe et immédiate, capable de donner des instructions, de visualiser et d’interagir, toute une série d’activités (apprentissage, transports, instructions et commentaires pour la production de biens et services, loisirs ou aide aux handicapés) seront modifiées ; chacun pourra ainsi s’impliquer plus pleinement dans le monde.
Impacts positifs
– Information immédiate à l’individu pour lui permettre de prendre des décisions rationnelles pour son travail ou ses activités personnelles et pour se déplacer.
– Amélioration de la capacité d’exécuter des tâches, de produire des biens et de fournir des services avec un guide visuel pour la production, les soins médicaux, la chirurgie et les prestations de service.
– Possibilité pour les handicapés de contrôler leurs interactions et leurs mouvements, de dialoguer avec le monde à travers la parole, un clavier ou des mouvements ainsi que par l’intermédiaire des expériences immersives.
Impacts négatifs
– Déconcentration, diversion de l’attention provoquant des accidents.
– Traumatismes dus à des expériences immersives négatives.
– Addiction et évasion accrues.
Impacts inconnus ou à double tranchant
– Création d’un nouveau segment dans l’industrie du divertissement.
– Augmentation de l’information immédiate.
La mutation en marche
On vend déjà des lunettes (fabriquées par Google ou d’autres marques) qui permettent :
– de manipuler librement un objet 3D, en le façonnant comme de l’argile ;
– de fournir toutes les informations détaillées dont on a besoin quand on voit quelque chose, avec un fonctionnement analogue à celui du cerveau ;
– d’indiquer en surimpression le menu du restaurant devant lequel vous passez ;
– de projeter une photo ou une vidéo sur une simple feuille de papier.
Source : Nels Dzyre, « 10 Forthcoming Augmented Reality & Smart Glasses You Can Buy », www.hongkiat.com.
Mutation 4 : Internet comme habit
Le point de bascule : 10 % de la population porte des vêtements connectés à Internet.
D’ici 2025 : 91 % des personnes interrogées s’attendent à ce que ce point de bascule soit atteint.
La technologie se personnalise de plus à plus. Au départ, les ordinateurs occupaient d’énormes pièces, puis ils étaient posés sur les bureaux, et ensuite sur les genoux des utilisateurs. La technologie est actuellement logée dans les téléphones mobiles, dans la poche des gens, mais bientôt elle sera directement intégrée à leurs vêtements et accessoires.
Lancée en 2015, l’Apple Watch est connectée à Internet et comporte plusieurs des fonctionnalités d’un smartphone. De plus en plus, les vêtements et autres équipements portés sur le corps seront munis de puces intégrées connectant à Internet l’objet et la personne qui le porte.
Impacts positifs
– Meilleur état de santé, d’où une longévité accrue.
– Plus grande autonomie.
– Autogestion de son état de santé.
– Meilleure prise de décision.
– Diminution des disparitions d’enfants.
– Vêtements personnalisés (couture, design).
Impacts négatifs
– Confidentialité menacée/risque de surveillance.
– Évasion et addiction.
– Sécurité des données.
Impacts inconnus ou à double tranchant
– Identification en temps réel.
– Modification des interactions et des rapports personnels.
– Reconnaissance des images et accès aux données personnelles (réseau anonyme sur le modèle de l’application mobile Yelp).
La mutation en marche
Le groupe Gartner, spécialisé en recherches et conseil, évalue à environ 514 millions le nombre de montres intelligentes et autres bracelets connectés qui seront vendus dans un délai de cinq ans.
Source : Steve Ranger, « Wearables, Internet of Things muscle in on smartphone spotlight at MWC », www.zdnet.com, 26 février 2015.
Mimo Baby a lancé un moniteur pour bébé, portable et à croissance rapide, qui communique à votre iPad ou votre smartphone les données sur la respiration, la position, le sommeil, etc. (Cela a fait naître une polémique au sujet de la limite à trouver entre apporter de l’aide, et créer une solution à un problème qui n’existe pas. Dans le cas présent, les partisans affirment que le moniteur aide le bébé à mieux dormir, alors que les détracteurs soulignent que des capteurs ne constituent pas un substitut parental.)
Sources : Mimobaby.com ; Parija Kavilanz, « “Connected” babies = more sleep for you », Money.cnn.com, 17 avril 2015.
Ralph Lauren a lancé une chemise de sport conçue pour fournir des données en temps réel sur une séance d’entraînement en mesurant la production de sueur, le rythme cardiaque, l’intensité du souffle, etc.
Source : www.ralphlauren.com/product/index.jsp
Mutation 5 : L’informatique omniprésente
Le point de bascule : 90 % de la population a un accès régulier à Internet.
D’ici 2025 : 79 % des personnes interrogées s’attendent à ce que ce point de bascule soit atteint.
L’informatique devient plus accessible de jour en jour, et la puissance de calcul est désormais à la portée de tous, par l’intermédiaire d’un ordinateur avec une connexion Internet, un smartphone avec 3G/4G ou les services du cloud.
Aujourd’hui, 43 % de la population mondiale est connectée à Internet79. Durant la seule année 2014, 1,2 milliard de smartphones ont été vendus80. On estime qu’en 2015, les ventes de tablettes ont dépassé les ventes d’ordinateurs personnels, et que l’on a vendu six fois plus de téléphones portables (tous types confondus) que d’ordinateurs81. Étant donné que la vitesse d’adoption d’Internet dépasse celle de tout autre canal de médias, on prévoit que, dans seulement quelques années, les trois quarts de la population du monde auront un accès régulier à Internet.
À l’avenir, l’accès régulier à Internet et à l’information ne sera plus considéré comme un privilège des économies développées, mais comme un droit fondamental, au même titre que l’eau potable. Comme les technologies sans fil nécessitent moins d’infrastructures que d’autres services publics (électricité, routes et eau), elles deviendront très probablement accessibles beaucoup plus rapidement. Par conséquent, n’importe qui, n’importe où dans le monde pourra se connecter et interagir avec l’information à l’autre bout de la planète. La création de contenus et leur diffusion deviendront plus faciles que par le passé.
Impacts positifs
– Participation accrue à la vie économique pour des populations défavorisées vivant dans des régions isolées ou sous-développées (« dernier kilomètre »).
– Accès à l’éducation, aux services de santé et aux services publics.
– Présence.
– Accès aux compétences, plus d’emplois, changement de nature des emplois.
– Augmentation de la taille des marchés/e-commerce.
– Plus d’informations.
– Participation citoyenne accrue.
– Démocratisation/changements politiques.
– « Dernier kilomètre »/pays isolés : transparence et participation accrues, mais aussi augmentation des manipulations et des rumeurs.
Impacts négatifs
– Manipulations et rumeurs accrues.
– Fragmentation politique.
– Chasses gardées (environnements clos, réservés aux utilisateurs authentifiés) empêchant l’accès total dans certains pays/régions.
La mutation en marche
Pour rendre Internet accessible à 4 milliards de futurs utilisateurs, deux conditions principales doivent être réunies : l’accès doit être disponible et il doit être abordable. La course pour fournir l’accès au Web au reste du monde a commencé. Déjà, plus de 85 % de la population mondiale vit à quelques kilomètres d’un relais de téléphone portable qui pourrait fournir le service d’Internet82. Les opérateurs mobiles partout au monde augmentent rapidement l’accès à Internet. Le projet de Facebook, Internet.org, conçu avec les opérateurs de réseaux mobiles, a permis à plus de 1 milliard de personnes dans 17 pays de bénéficier gratuitement d’un accès de base à Internet en 201483. De nombreuses initiatives sont en cours pour connecter à un prix raisonnable même les régions les plus isolées : Internet.org développe des drones ; le projet Loon de Google utilise des ballons et SpaceX investit dans de nouveaux réseaux satellitaires low cost.
Mutation 6 : Un superordinateur dans votre poche
Le point de bascule : 90 % de la population utilise un smartphone.
D’ici 2025 : 81 % des personnes interrogées s’attendent à ce que ce point de bascule soit atteint.
En 2012, l’équipe Inside Search de Google écrivait : « il faut autant de puissance de calcul pour traiter une requête sur Google que celle utilisée à l’époque pour l’ensemble du programme Apollo84 ». Qui plus est, les smartphones et les tablettes modernes contiennent plus de puissance de calcul que la plupart des superordinateurs d’autrefois, qui occupaient une pièce entière.
On prévoit un total de 3,5 milliards d’utilisateurs de smartphones dans le monde d’ici 2019, soit un taux de pénétration de 59 % de la population, contre 50 % en 2017, c’est-à-dire une augmentation significative par rapport au taux de 28 % en 201385. Au Kenya, Safaricom, le principal opérateur de téléphonie mobile, annonce que 67 % des ventes d’appareil en 2014 étaient des smartphones, et la GSMA prévoit que, d’ici 2020, le continent africain comptera plus de 0,5 milliard d’utilisateurs de smartphones86.
Ce changement dans le choix des appareils s’est déjà produit dans plusieurs pays sur différents continents (l’Asie est actuellement en tête) : de plus en plus, les utilisateurs préfèrent leur smartphone à l’ordinateur personnel traditionnel. Comme la technologie va dans le sens d’une miniaturisation des appareils, couplée à une augmentation de la puissance de calcul et à une baisse des prix de l’électronique, la diffusion des smartphones ira en s’accélérant.
Selon Google, les pays listés dans la figure II ont un taux d’utilisation des smartphones supérieur à celui des PC.
Source : www.google.com.sg/publicdata/explore
Figure II – Les pays dans lesquels l’utilisation du smartphone dépasse l’utilisation de l’ordinateur (mars 2015)
Source : www.google.com.sg/publicdata/explore
Figure III – Les pays avec près de 90 % d’utilisation du smartphone chez les adultes (mars 2015)
Source : www.google.com.sg/publicdata/explore
Les pays tels que Singapour, la Corée du Sud et les Émirats arabes unis atteignent presque le point de bascule, avec 90 % d’utilisateurs de smartphones dans la population adulte (figure III).
La société se dirige vers l’adoption d’appareils encore plus rapides qui permettront aux utilisateurs d’effectuer à tout moment des tâches complexes. Il est hautement probable que le nombre d’appareils par personne sera en forte augmentation, non seulement en raison des nouvelles fonctionnalités, mais aussi de la spécialisation des tâches.
Impacts positifs
– Participation accrue à la vie économique des populations défavorisées vivant dans des régions isolées ou sous-développées (« dernier kilomètre »).
– Accès à l’éducation, aux services de santé et aux services administratifs.
– Présence.
– Accès aux compétences, effet positif sur l’emploi, changement de types d’emploi.
– Augmentation de la taille des marchés/e-commerce.
– Plus d’informations.
– Plus de participation citoyenne.
– Démocratisation/changements politiques.
– « Dernier kilomètre »/pays isolés : transparence et participation accrues, mais aussi augmentation des manipulations et des rumeurs.
Impacts négatifs
– Manipulations et rumeurs accrues.
– Fragmentation politique.
– Chasses gardées (environnements clos, réservés aux utilisateurs authentifiés) empêchant le plein accès dans certains pays/régions.
Impacts inconnus ou à double tranchant
– Disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.
– Absence de séparation entre les sphères privée et professionnelle.
– Permet de se déplacer n’importe où.
– Impact des industries manufacturières sur l’environnement.
La mutation en marche
En 1985, le Cray-2 était l’ordinateur le plus rapide au monde. L’iPhone 4, lancé en juin 2010, a une puissance égale à celle du Cray-2 ; cinq ans après, l’Apple Watch a une vitesse équivalente à celle de deux iPhone 4s87. Avec la baisse du prix unitaire du smartphone sous les 50 dollars, la puissance de calcul qui augmente de façon vertigineuse et la diffusion accélérée sur les marchés émergents, on peut prévoir que, d’ici peu, pratiquement chacun de nous aura un superordinateur dans sa poche.
Source : http://pages.experts-exchange.com/proce ... r-compared
Mutation 7 : Le stockage pour tous
Le point de bascule : 90 % des individus ont accès à un stockage gratuit (financé par la publicité) et illimité.
D’ici 2025 : 91 % des personnes interrogées s’attendent à ce que ce point de bascule soit atteint.
Les capacités de stockage ont énormément évolué ces dernières années ; de plus en plus d’entreprises offrent gratuitement du stockage à leurs usagers. Les utilisateurs produisent des quantités croissantes de contenu, sans jamais devoir se soucier de détruire des fichiers pour libérer de la place. On observe une tendance très nette à la marchandisation des capacités de stockage. L’une des explications est la chute vertigineuse du coût du stockage (divisé environ par 10 tous les cinq ans – figure IV).
Figure IV – Coût du stockage sur disque dur par gigaoctet (1980-2009)
Source : « A history of storage costs », mkomo.com, 8 septembre 200988.
On estime qu’environ 90 % de l’ensemble des données mondiales ont été créés au cours des deux dernières années ; la quantité d’information créée par les entreprises double tous les 14 mois89. Le stockage est déjà devenu une source de profit, avec en tête des entreprises comme Amazon Web Services et Dropbox.
On se dirige vers une marchandisation totale du stockage, avec accès gratuit et illimité pour les utilisateurs. La source principale de revenus pour les entreprises pourrait être la publicité ou la télémétrie.
Impacts positifs
– Bases de données juridiques.
– Recherche et érudition historique.
– Efficacité des opérations commerciales.
– Extension des limites des mémoires personnelles.
Impact négatif
– Confidentialité menacée.
Impacts inconnus ou à double tranchant
– Mémoire éternelle (aucun fichier détruit).
– Création, partage et consommation de contenus accrus.
La mutation en marche
De nombreuses entreprises offrent déjà un stockage gratuit sur le cloud allant de 2 Go à 50 Go.
Mutation 8 : L’Internet des objets
Le point de bascule : 1 000 milliards de capteurs connectés à Internet.
D’ici 2025 : 89 % des personnes interrogées s’attendent à ce que ce point de bascule soit atteint.
Avec l’augmentation croissante de la puissance de calcul et la chute des prix du matériel (comme le prédit la loi de Moore90), il devient économiquement possible de connecter absolument tout à Internet. Les capteurs intelligents sont déjà accessibles à des prix très abordables. Tous les objets seront intelligents et connectés à Internet, permettant des communications plus nombreuses et de nouveaux services axés sur les données et basés sur des capacités d’analyse amplifiées.
Une étude récente explore comment les capteurs peuvent servir à surveiller la santé et le comportement d’un animal91. Elle montre comment, en équipant le bétail avec des capteurs, on obtient des données en temps réel sur sa santé où qu’il se trouve, données transmises par l’intermédiaire d’un réseau de téléphonie mobile.
Les experts suggèrent qu’à l’avenir, tout objet pourrait être connecté à des infrastructures de communications omniprésentes ; des capteurs placés partout aideraient chacun à percevoir son environnement.
Impacts positifs
– Plus grande efficacité dans l’utilisation des ressources.
– Gain de productivité.
– Meilleure qualité de vie.
– Effets sur l’environnement.
– Prestations de services moins coûteuses.
– Transparence accrue autour de l’utilisation et de l’état des ressources.
– Sécurité (par exemple avions, alimentation).
– Efficacité (logistique).
– Demande accrue de stockage et de bande passante.
– Changements du marché du travail et des compétences.
– Création de nouvelles entreprises.
– Même des applications en temps réel seront compatibles avec les réseaux de communication standard.
– Les produits devront être « numériquement connectables » dès la conception.
– Produits accompagnés de services numériques.
– Le jumeau numérique fournit des données précises pour orienter, contrôler et prédire.
– Le jumeau numérique devient un participant actif dans la vie professionnelle, l’information et les processus sociaux.
– Les objets seront capables de percevoir leur environnement dans son ensemble, de réagir et d’agir de façon autonome.
– Production de savoir et de valeur additionnels grâce à des objets « intelligents » connectés.
Impacts négatifs
– Confidentialité.
– Suppression d’emplois faiblement qualifiés.
– Hacking, cybercriminalité (par exemple réseau de service public).
– Complexité accrue et risque de perte de contrôle.
Impacts inconnus ou à double tranchant
– Changement de business model : location/utilisation et non-possession des biens (l’équipement matériel devient un service).
– Business model affecté par la valeur des données.
– Chaque entreprise devient virtuellement un développeur de logiciels.
– Nouvelle activité économique : vente des données.
– Changement de perspective pour les questions de confidentialité.
– Omniprésence des infrastructures concernant les technologies de l’information.
– Automatisation de certaines tâches intellectuelles (par exemple analyses, évaluations, diagnostics).
– Conséquences d’un possible « Pearl Harbor numérique » (hackers ou terroristes numériques paralysant les infrastructures, entraînant des pénuries de nourriture, de carburant et d’électricité pendant des semaines).
– Augmentation du taux d’utilisation (par exemple voitures, machines, outils, équipements, infrastructures).
La mutation en marche
L’informatique embarquée de la Ford GT compte 10 millions de lignes de programme.
Source : Jason Meserve, « IoT is Bringing Lots of Code to Your Car – Hackers Too », www.ca.com, 11 septembre 2015.
Le nouveau modèle de la Golf VW comporte 54 unités de traitement (computer processing units, CPU) ; sur le véhicule, 700 points sont contrôlés par informatique, générant 6 Go de données par véhicule.
Source : « IT-Enabled Products and Services and IoT », Roundtable on Digital Strategies Overview, Center for Digital Strategies at the Tuck School of Business at Dartmouth, 2014.
On prévoit que d’ici 2020, plus de 50 milliards d’appareils seront connectés à Internet. Même la voie lactée, la galaxie où se trouve notre système solaire, ne contient que 200 milliards d’étoiles.
Eaton Corporation installe des capteurs dans certains tuyaux à haute pression qui repèrent le moment où le tuyau va céder, évitant ainsi les risques d’accident et économisant le coût des pannes sur les machines dans lesquelles les tuyaux sont un élément clé.
Source : « The Internet of Things: The Opportunities and Challenges of Interconnectedness », Roundtable on Digital Strategies Overview, Center for Digital Strategies at the Tuck School of Business at Dartmouth, 2014.
Selon BMW, en 2015, 8 % de la totalité des voitures sur toute la planète, soit 84 millions, étaient connectées à Internet d’une façon ou d’une autre. D’ici à 2020, ce chiffre atteindra 22 %, soit 290 millions de véhicules.
Source : Janosh Delcker, « Google vs. the German car engrener », www.politico.eu, 28 octobre 2015.
Certaines compagnies d’assurances comme Aetna cherchent à implanter des capteurs dans les moquettes pour signaler les personnes victimes d’un AVC : les capteurs détecteraient tout changement de démarche et appelleraient un médecin.
Source : « The Internet of Things: The Opportunities and Challenges of Interconnectedness », Roundtable on Digital Strategies Overview, Center for Digital Strategies at the Tuck School of Business at Dartmouth, 2014.
Mutation 9 : La maison connectée
Le point de bascule : plus de 50 % du trafic Internet des particuliers destiné aux appareils et à l’électroménager (et non aux loisirs ou aux communications).
D’ici 2025 : 70 % des personnes interrogées s’attendent à ce que ce point de bascule soit atteint.
Au XXe siècle, la majeure partie de l’énergie domestique était destinée à la consommation individuelle (éclairage). Par la suite, une part croissante de l’énergie est dédiée à des appareils plus complexes, du grille-pain au lave-vaisselle en passant par la télévision et le climatiseur.
Il en va de même pour Internet : la majeure partie de la bande passante est occupée par la consommation personnelle, communication ou loisirs. Les progrès de la domotique permettent aujourd’hui de contrôler l’éclairage, les volets, la ventilation, la climatisation, les systèmes audio, vidéo et de sécurité, les appareils ménagers. Les robots viennent aussi apporter leur aide, par exemple pour passer l’aspirateur.
Impacts positifs
– Efficacité dans l’utilisation des ressources (réduction de la consommation énergétique et du coût).
– Confort.
– Sécurité et contrôle des intrusions.
– Contrôle des accès.
– Colocation.
– Meilleure autonomie à domicile (jeunes, personnes âgées, handicapées).
– Meilleur ciblage de la publicité et impact global sur l’activité.
– Réduction des coûts de santé (réduction des durées d’hospitalisation et du nombre de visites de médecins, contrôle de la prise de médicaments).
– Contrôle (en temps réel) et enregistrement par caméra de surveillance.
– Systèmes d’alarme et appels au secours.
– Contrôle de la maison à distance (par exemple vérifier que le gaz est fermé).
Impacts négatifs
– Confidentialité.
– Surveillance.
– Cybercriminalité, vulnérabilité.
Impacts inconnus ou à double tranchant
– Impact sur la main-d’œuvre.
– Changements concernant le lieu de travail (davantage de télétravail).
– Confidentialité, propriété des données.
La mutation en marche
Un exemple d’utilisation de ce type de développement pour la maison est cité par le site Cnet.com :
« Nest, l’entreprise qui a développé le thermostat et le détecteur de fumée connectés à Internet […] a annoncé [en 2014] le programme “Works with Nest” destiné aux développeurs, avec comme but de rendre les produits d’autres fabricants compatibles avec ses logiciels. Par exemple, grâce à un partenariat avec Mercedes-Benz, votre voiture peut prévenir Nest de monter le chauffage de la maison quand vous arrivez chez vous. […] À long terme […] des plateformes comme celle de Nest permettront à votre domicile de connaître vos besoins, et de tout régler automatiquement. Les appareils eux-mêmes finiront peut-être par se fondre dans la maison, ne jouant plus que le rôle de capteurs et d’outils commandés à partir d’une plateforme unique. »
Source : Richard Nieva, « Rosie or Jarvis: The future of the smart home is still in the air », www.cnet.com, 14 janvier 2015.
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Mutation 10 : Des villes intelligentes
Le point de bascule : première ville de plus de 50 000 habitants sans feux tricolores.
D’ici 2025 : 64 % des personnes interrogées s’attendent à ce que ce point de bascule soit atteint.
Dans de nombreuses villes, les réseaux, services et routes seront connectés à Internet. Ces villes « intelligentes » géreront ainsi leurs flux énergétiques et matériels, leur logistique et leur trafic routier. Des villes à la pointe, comme Singapour et Barcelone, ont déjà commencé à mettre en œuvre de nombreux services utilisant les données, notamment des solutions intelligentes pour le parking, la collecte des ordures et l’éclairage public. Les villes intelligentes étendent en permanence leur réseau de capteurs et élaborent des plateformes de données qui serviront à connecter les différents projets et à ajouter d’autres services fondés sur l’analyse des données et les modèles de prévision.
Impacts positifs
– Utilisation plus efficace des ressources.
– Gain de productivité.
– Densité accrue.
– Meilleure qualité de vie.
– Effets sur l’environnement.
– Meilleur accès aux ressources pour l’ensemble de la population.
– Diminution des coûts des services.
– Plus grande transparence dans l’utilisation et l’état des ressources.
– Diminution de la criminalité.
– Mobilité accrue.
– Production et consommation décentralisées d’énergie verte.
– Décentralisation de la production des biens.
– Meilleure résilience (aux impacts du changement climatique).
– Réduction de la pollution (air, bruit).
– Meilleur accès à l’éducation.
– Accès aux marchés plus rapide.
– Plus d’emplois.
– Bureaucratie informatisée plus « intelligente ».
Impacts négatifs
– Surveillance, confidentialité.
– Risque de panne générale si le système énergétique fait défaut.
– Vulnérabilité accrue aux cyberattaques.
Impacts inconnus ou à double tranchant
– Impact sur la culture locale de la ville.
– Changement de l’identité propre à la ville.
La mutation en marche
Selon un article publié dans The Future Internet :
« La ville de Santander, dans le nord de l’Espagne, compte 20 000 capteurs qui relient les immeubles, les infrastructures, les transports, les réseaux et les services. La cité offre un espace d’expérimentation et de validation de fonctionnalités telles que les protocoles d’interaction et de gestion, les technologies de gestion des appareils, ainsi que des services généraux comme la découverte, la gestion des identités et la sécurité. »
Source : H. Schaffers, N. Komninos, M. Pallot, B. Trousse, M. Nilsson et A. Oliveira, « Smart Cities and the Future Internet: Towards Cooperation Frameworks for Open Innovation », in J. Domingue et al. (eds), The Future Internet, LNCS 6656, 2011, p. 431-446.
Mutation 11 : Le big data pour l’aide à la prise de décision
Le point de bascule : le premier gouvernement à remplacer le recensement de la population par des sources de big data.
D’ici 2025 : 83 % des personnes interrogées s’attendent à ce que ce point de bascule soit atteint.
Les données sur les collectivités locales n’ont jamais été aussi abondantes. La capacité de comprendre et de gérer ces données s’améliore sans cesse. Il est possible que les pouvoirs publics commencent à revoir leur mode de collecte des données et se tournent vers les technologies du big data pour automatiser leurs programmes actuels et proposer des moyens innovants de servir les citoyens et les consommateurs.
L’utilisation du big data rendra le système de prise de décision plus performant et plus rapide dans toutes sortes de secteurs et d’applications. L’automatisation de l’aide à la décision peut réduire la complexité pour les citoyens et permettre aux entreprises et au secteur public de fournir des services en temps réel et de l’aide pour une série d’activités allant des interactions avec les consommateurs aux systèmes automatisés de déclaration et de paiement de l’impôt.
L’utilisation du big data au service des systèmes d’aide à la décision soulève autant de risques qu’elle crée d’opportunités. Il sera essentiel de réussir à instaurer la confiance dans les données et les algorithmes utilisés. Les préoccupations des citoyens concernant la confidentialité, leur désir de mettre les entreprises et les structures juridiques en position de justifier leurs actions, tout cela doit être repensé et des directives claires doivent être énoncées afin d’éviter le profilage et les effets pervers. En remplaçant par le big data certaines opérations aujourd’hui effectuées manuellement, on risque de supprimer certains emplois devenus obsolètes, mais aussi d’en créer de nouveaux ainsi que des opportunités qui n’existent pas actuellement sur le marché.
Impacts positifs
– Meilleures décisions, plus rapides.
– Plus de décisions prises en temps réel.
– Open data (données ouvertement accessibles) en faveur de l’innovation.
– Création d’emplois dans les professions juridiques.
– Complexité réduite et efficacité accrue pour les citoyens.
– Réduction des coûts.
– Nouvelles catégories d’emplois.
Impacts négatifs
– Suppressions d’emplois.
– Problèmes de confidentialité.
– Responsabilité, justification (qui détient l’algorithme ?).
– Confiance (comment faire confiance aux données ?)
– Luttes pour les algorithmes
Impacts inconnus ou à double tranchant
– Profilage.
– Changements des structures réglementaires, commerciales et juridiques.
La mutation en marche
Le volume mondial des données d’entreprises double tous les 14 mois.
Source : Vincent Granville, « A Comprehensive List of Big Data Statistics », www.bigdatanews.com, 21 octobre 2014.
« De l’Iowa à l’Inde, les agriculteurs utilisent des données fournies par les semences, des satellites, des capteurs, et des tracteurs pour prendre de meilleures décisions concernant les plantes à cultiver, la manière d’assurer une traçabilité garantissant la fraîcheur des produits du champ à l’assiette, et la manière de s’adapter au changement climatique. »
Source : « What’s the Big Deal with Data », BSA | Software Alliance, http://data.bsa.org
« Pour mieux informer les clients des restaurants sur l’hygiène des établissements, la ville de San Francisco a piloté avec succès, en collaboration avec Yelp, une opération qui vise à publier les données d’inspection sanitaire des restaurants sur la page Yelp qui leur est consacrée. Ainsi, sur la page du restaurant Tacos El Primo, on peut lire que la note d’hygiène est de 98 sur 100. Les évaluations de Yelp ont un certain poids. Ce dispositif de collaboration sert de porte-parole à la ville pour sensibiliser ses habitants aux risques alimentaires, mais il peut également permettre de dénoncer les restaurants indélicats pour les inciter à mieux se conformer aux règles d’hygiène. »
Source : Tanvi Misra, « 3 Cities Using Open Data in Creative Ways to Solve Problems », www.citylab.com, 22 avril 2015.
Mutation 12 : Les voitures autonomes
Le point de bascule : le nombre de voitures sans conducteurs atteint 10 % du total des voitures en circulation aux États-Unis.
D’ici 2025 : 79 % des personnes interrogées s’attendent à ce que ce point de bascule soit atteint.
Des voitures autonomes sont actuellement à l’essai chez Audi, chez Google, et dans plusieurs autres entreprises qui redoublent d’efforts pour mettre au point de nouvelles solutions. En principe, ces véhicules pourraient être plus efficaces et plus sûrs que des voitures conduites par un humain. En outre, ils pourraient réduire les embouteillages, la pollution et bouleverser les modèles de transport et de logistique existants.
Impacts positifs
– Amélioration de la sécurité.
– Libère du temps pour se consacrer au travail ou à la consommation de contenus audiovisuels.
– Effets sur l’environnement.
– Réduction du stress et de l’agressivité au volant.
– Amélioration de la mobilité, entre autres pour les personnes âgées et les handicapés.
– Adoption des véhicules électriques.
Impacts négatifs
– Suppression d’emplois (chauffeurs de taxis et de camions, industrie automobile).
– Bouleversement des systèmes d’assurances et d’assistance automobiles (payer plus pour conduire soi-même).
– Diminution des revenus provenant des amendes.
– Diminution du nombre de propriétaires de voitures.
– Structures juridiques de la circulation routière.
– Lobbying contre l’automatisation (conducteurs interdits sur les autoroutes).
– Hacking/cyber-attaques.
La mutation en marche
En octobre 2015, Tesla, grâce à une mise à jour de logiciel, a rendu semi-autonomes les voitures vendues aux États-Unis par la compagnie au cours de l’année précédente.
Source : Molly McHugh, « Tesla’s Cars Now Drive Themselves, Kinda », www.wired.com, 14 octobre 2015.
Google prévoit de lancer des voitures autonomes sur le marché en 2020.
Source : Thomas Halleck, « Google Inc. Says Self-Driving Car Will Be Ready By 2020 », International Business Times, www.ibtimes.com, 14 janvier 2015.
Durant l’été 2015, deux hackers ont montré qu’ils pouvaient pirater une voiture autonome, contrôler les fonctionnalités du tableau de bord, direction, freinage, etc. à partir du système de divertissement du véhicule.
Source : Andy Greenberg, « Hackers Remotely Kill a Jeep on the Highway – With Me in It », www.wired.com, 21 juillet 2015.
Aux États-Unis, le Nevada est le premier État à autoriser la voiture autonome en 2012.
Source : Alex Knapp, « Nevada Passes Law Authorizing Driverless Cars », Forbes, www.forbes.com, 22 juin 2011.
Mutation 13 : L’intelligence artificielle et la prise de décision
Point de bascule : première intelligence artificielle (IA) au conseil d’administration d’une entreprise.
D’ici 2025 : 45 % des personnes interrogées s’attendent à ce que ce point de bascule soit atteint.
L’IA ne sert pas seulement à conduire des voitures, elle permettra aussi à l’avenir d’automatiser les processus complexes de décisions, de tirer un enseignement des situations précédentes, afin de faciliter et d’accélérer la prise de décision pour parvenir plus rapidement à des conclusions concrètes basées sur des données et sur les expériences antérieures.
Impacts positifs
– Décisions rationnelles, fondées sur des données ; plus impartial.
– Suppression de l’« exubérance irrationnelle ».
– Réorganisation des bureaucraties périmées.
– Économie d’emplois et innovation.
– Indépendance énergétique.
– Avancées dans le domaine médical, éradication des maladies.
Impacts négatifs
– Responsabilité (droits légaux et fiduciaires).
– Suppression d’emplois.
– Hacking/cybercriminalité.
– Responsabilité et imputabilité, gouvernance.
– Tendance à devenir incompréhensible.
– Inégalité accrue.
– « Être piégé par l’algorithme ».
– Menace existentielle pour l’humanité.
La mutation en marche
Un réseau sémantique, ConceptNet 4, a récemment mieux réussi un test de QI que la plupart des enfants de 4 ans. Il y a trois ans, il pouvait à peine rivaliser avec un enfant de 1 an. La version suivante, qui vient juste d’être terminée, est censée rivaliser avec un enfant de 5 à 6 ans.
Source : « Verbal IQ of a Four-Year Old Achieved by an AI System », http://citeseerx.ist.psu.edu/viewdoc/do ... 1&type=pdf
Si la loi de Moore se poursuit au même rythme que durant les 30 dernières années, les processeurs atteindront le même niveau de puissance de traitement que le cerveau humain en 2025. Deep Knowledge Ventures, un fonds de capital-risque basé à Hong Kong qui investit dans les sciences de la vie, la recherche sur le cancer, les maladies liées à l’âge et la médecine dégénérative, a désigné comme membre de son conseil d’administration un algorithme d’intelligence artificielle appelé VITAL (Validating Investment Tool for Advancing Life Sciences, instrument de validation pour l’avancement des sciences de la vie).
Source : « Algorithm appointed board director », BBC, www.bbc.com, 16 mai 2014.
Mutation 14 : L’intelligence artificielle et le travail administratif
Le point de bascule : 30 % des audits d’entreprise réalisés avec un système d’IA.
D’ici 2025 : 75 % des personnes interrogées s’attendent à ce que ce point de bascule soit atteint.
Figure V – Distribution des emplois* aux États-Unis en fonction de la probabilité d’automatisation
Source : C.B. Frey et M.A. Osborne, « The Future of Employment: How Susceptible Are Jobs to Computerisation? », septembre 2013.
* Sur la base de la distribution des emplois en 2010.
L’IA est capable d’associer les motifs correspondants et d’automatiser les processus, ce qui convient à de nombreuses fonctions dans les grandes organisations. On peut envisager à l’avenir un environnement dans lequel beaucoup de tâches exécutées aujourd’hui par des employés seront effectuées par l’IA.
Une étude de l’Oxford Martin School92 a étudié quels emplois étaient les plus susceptibles d’être remplacés par l’IA et la robotisation ; ces résultats donnent à réfléchir. Le modèle prédit qu’il est très probable que 47 % des emplois des États-Unis en 2010 seront automatisés d’ici dix à vingt ans (figure V).
Impacts positifs
– Réductions des coûts.
– Gains d’efficacité.
– Libération de l’innovation, opportunités pour les petites entreprises, les start-up (abaissement des barrières à l’entrée, « logiciel en tant que service [SaaS] » dans tous les domaines).
Impacts négatifs
– Suppression d’emplois.
– Justification et responsabilité.
– Changement des risques liés au cadre juridique et aux obligations de divulgation financière.
– Automatisation des emplois (voir l’étude Oxford Martin).
La mutation en marche
Les progrès de l’automatisation sont ainsi décrits dans Fortune :
« Le logiciel Watson d’IBM, célèbre pour ses prouesses dans le jeu télévisé Jeopardy!, a montré qu’il était capable d’établir un diagnostic beaucoup plus précis pour le cancer du poumon que les humains, 90 % contre 50 % pour certains tests. Pour quelle raison ? Les données. Se tenir au courant des plus récentes informations médicales pourrait prendre aux médecins 160 heures par semaine. Les docteurs ne peuvent évidemment pas absorber la totalité des idées nouvelles ou des résultats cliniques qui leur permettraient d’établir un diagnostic à la pointe de la connaissance. Les chirurgiens s’appuient déjà sur des systèmes automatisés pour les procédures faiblement invasives. »
Source : Erik Sherman, « 5 white-collar jobs robots already have taken » Fortune.com, 25 février 2015.
Mutation 15 : La robotique et les services
Le point de bascule : le premier pharmacien robotisé aux États-Unis.
D’ici 2025 : 86 % des personnes interrogées s’attendent à ce que ce point de bascule soit atteint.
La robotique commence à pénétrer de nombreux emplois, des industries manufacturières à l’agriculture et du commerce de détail aux services. Selon la Fédération Internationale de Robotique, il existe maintenant 1,1 million de robots au travail, et les machines accomplissent 80 % du travail de fabrication d’une voiture93. Les robots rationalisent les chaînes logistiques pour une production plus efficace et plus prévisible.
Impacts positifs
– Chaîne d’approvisionnement et logistique, éliminations.
– Plus de temps de loisirs.
– Meilleurs résultats des traitements (le big data sert à la recherche-développement dans l’industrie pharmaceutique).
– Application précoce aux distributeurs automatiques de billets (banque).
– Meilleur accès aux matériaux.
– Relocalisation de la production (les ouvriers des pays étrangers sont remplacés dans le pays d’origine par des robots).
Impacts négatifs
– Suppression d’emplois.
– Imputabilité et responsabilité.
– Évolution des normes sociales quotidiennes, fin de la distinction entre services de 9 heures à 17 heures et services 24 heures sur 24.
– Hacking et cyber-risque.
La mutation en marche
Un article du Fiscal Times consultable sur CNBC.com affirme :
« Rethink Robotics a lancé Baxter [à l’automne 2012] et a reçu un accueil extrêmement positif de la part de l’industrie manufacturière : son carnet de commande est plein jusqu’en avril […]
[En avril] Rethink lance une plateforme logicielle qui permet à Baxter d’accomplir une série de tâches plus complexes – par exemple, soulever une pièce, la placer en face d’un poste de contrôle et recevoir un signal pour la placer sur la pile des « bonnes » ou des « mauvaises » pièces. L’entreprise a également lancé un kit de développement logiciel qui permettra à un tiers, par exemple un chercheur en robotique, de créer des applications pour Baxter. »
Source : Blaire Briody, « The Robot Reality: Service Jobs Are Next to Go », The Fiscal Times, www.cnbc.com, 26 mars 2013.
Mutation 16 : Le bitcoin et la blockchain
Le point de bascule : 10 % du PIB mondial stocké sur une technologie de blockchain.
D’ici 2025 : 58 % des personnes interrogées s’attendent à ce que ce point de bascule soit atteint.
Le bitcoin et les monnaies numériques reposent sur l’idée d’un mécanisme de confiance nommé la « blockchain », une façon de garder une trace des transactions fiables. Actuellement, la valeur totale des bitcoins dans la blockchain approche les 20 milliards de dollars, soit approximativement 0,025 % du PIB mondial d’environ 80 000 milliards de dollars.
Impacts positifs
– Meilleure intégration financière sur les marchés émergents quand les services financiers de la blockchain atteignent une masse critique.
– Désintermédiation des institutions financières, de nouveaux services et des échanges de valeur se créant directement sur la blockchain.
– Explosion des actifs négociables, toutes sortes d’échanges de valeurs pouvant être hébergés sur la blockchain.
– Amélioration des registres de propriété dans les marchés émergents, capacité de tout transformer en un actif négociable.
– Contrats et services juridiques de plus en plus codés et associés à la blockchain, pouvant être utilisés comme séquestres sécurisés, ou programmés pour être des « contrats intelligents ».
– Amélioration de la transparence, la blockchain étant essentiellement un registre global enregistrant toutes les transactions.
La mutation en marche
Smartcontract.com propose des contrats programmables qui effectuent les paiements entre deux parties après vérification de certains critères, sans qu’aucun intermédiaire n’intervienne. Ces contrats sont sécurisés par la blockchain, dotés du « statut d’auto-exécution », ce qui élimine le risque d’avoir recours à un tiers pour les faire exécuter.
Mutation 17 : L’économie de partage
Le point de bascule : au niveau mondial, une majorité de trajets/voyages en covoiturage plutôt qu’en voitures privées.
D’ici 2025 : 67 % des personnes interrogées s’attendent à ce que ce point de bascule soit atteint.
Ce phénomène est généralement défini comme la capacité d’une entité (individu ou organisation), due largement aux progrès technologiques, d’utiliser en commun un bien ou un actif matériel ou de fournir/partager un service avec une efficacité inimaginable précédemment. Ce partage des biens et des services est rendu possible grâce à l’existence de marchés numériques, d’applications mobiles, de services de géolocalisation et de plateformes numériques. Tous ces éléments ont rendu possible une baisse des coûts de transaction et de friction telle qu’elle constitue un gain pour tous les acteurs, fragmenté en une multitude de petits éléments incrémentaux.
Le secteur des transports offre plusieurs exemples connus d’économie de partage. Zipcar offre un moyen de partager un véhicule pour une courte période et à un prix plus avantageux que les loueurs de voitures traditionnels. RelayRides offre une plateforme qui permet de localiser et d’emprunter le véhicule personnel de quelqu’un pour une durée limitée. Uber et Lyft proposent des services individuels semblables à ceux d’un taxi, mais avec une plus grande efficacité, rassemblés en un seul service, avec des applications de géolocalisation et accessibles sur smartphones. En plus, ils sont disponibles de façon quasi instantanée.
Les caractéristiques de l’économie de partage sont multiples : support technologique, préférence donnée à l’usage et non à la propriété des objets, pair à pair, partage des biens personnels (et non professionnels), facilité d’accès, interaction sociale accrue, consommation collective et retour sur information partagé (d’où une confiance accrue). Tous ces éléments ne sont pas présents simultanément dans chaque transaction de l’« économie de partage ».
Impacts positifs
– Facilitation d’accès aux outils et autres ressources matérielles utiles.
– Protection de l’environnement (moins d’objets à produire et moindre quantité de biens nécessaires).
– Augmentation des services à la personne.
– Plus grande capacité à vivre sur sa trésorerie (moins besoin d’épargner pour acheter des biens de consommation).
– Meilleure utilisation des biens.
– Les abus de confiance à long terme sont rendus plus difficiles du fait du retour sur information, public et direct.
– Création de circuits économiques secondaires (chauffeurs Uber livrant des marchandises ou de la nourriture).
Impacts négatifs
– Moins de résilience après une perte d’emploi (du fait d’une plus petite épargne).
– Le travail sera plus organisé sur une base contractuelle ou à la pièce (à l’inverse des contrats de longue durée, plus stables).
– Capacité réduite pour mesurer l’économie « grise », plus ou moins informelle.
– Plus d’occasions pour des abus de confiance de courte durée.
– Moins de capital disponible pour l’investissement.
Impacts inconnus ou à double tranchant
– Changement de propriété des biens immobiliers et mobiliers.
– Plus de modèles d’abonnement.
– Moins d’épargne.
– Le sens de ce qu’est la richesse ou « être aisé » est moins clair.
– Ce qu’est un « emploi » n’est pas clair.
– Difficulté pour mesurer cette économie « grise ».
– Nécessité d’adapter un système fiscal et réglementaire fondé sur la propriété et les ventes à un modèle qui repose sur l’utilisation de biens et services.
La mutation en marche
Dans ce contexte, la notion de propriété prend un sens particulier, comme on peut le voir dans les questions suivantes :
– Le plus grand commerce de détail qui ne possède aucun magasin ? (Amazon)
– Le principal fournisseur de chambres à coucher qui ne possède aucun hôtel ? (Airbnb)
– La plus grande entreprise de transport qui ne possède aucune voiture ? (Uber)
Mutation 18 : Les gouvernements et la blockchain
Le point de bascule : premier gouvernement à collecter les impôts via une blockchain.
D’ici 2025 : 73 % des personnes interrogées s’attendent à ce que ce point de bascule soit atteint.
La blockchain est source d’opportunités et de défis pour les États. D’un côté, elle n’est ni régulée ni supervisée par une banque centrale, ce qui implique un contrôle réduit sur la politique monétaire. D’un autre côté, elle ouvre de nouvelles possibilités pour intégrer à la blockchain elle-même de nouveaux mécanismes fiscaux (par exemple, une faible taxe sur les transactions).
Impacts inconnus ou à double tranchant
– Sur les banques centrales et la politique monétaire.
– Corruption.
– Imposition en temps réel.
– Rôle du gouvernement.
La mutation en marche
En 2015, la première nation virtuelle, BitNation, a été créée en utilisant la blockchain comme technologie de base pour fabriquer les cartes d’identité de ses citoyens. À la même date, l’Estonie devint le premier pays réel à utiliser la technologie de la blockchain.
Sources : https://bitnation.co ; « Estonian National ID Cards Embrace Electronic Payment Capabilities », PYMNTS.com, 14 octobre 2014.
Mutation 19 : L’impression et la fabrication 3D
Le point de bascule : production de la première voiture en impression 3D.
D’ici 2025 : 84 % des personnes interrogées s’attendent à ce que ce point de bascule soit atteint.
L’impression 3D, ou fabrication additive, consiste à créer un objet matériel en superposant des couches à partir d’un plan en 3D, comme si l’on reconstituait un pain tranche par tranche. L’impression 3D permet de créer des objets d’une grande complexité sans équipement de pointe94. De nombreux types de matériaux peuvent être utilisés dans l’impression 3D : plastique, aluminium, acier inoxydable, céramique ou même de nouveaux matériaux ; l’imprimante sera capable d’exécuter ce dont la réalisation nécessitait auparavant une chaîne de fabrication entière. Ce système a déjà été utilisé dans divers domaines, de la fabrication d’éoliennes à celle de jouets.
Figure VI – Le cycle de la hype pour l’impression 3D
Source : Gartner, juillet 2014.
Avec le temps, les imprimantes 3D, devenant plus rapides, moins encombrantes et moins coûteuses, sont amenées à se multiplier. Gartner a élaboré un schéma, le « cycle de la hype » qui représente les différents stades de développement des imprimantes 3D, de leurs fonctionnalités et de leur impact sur le marché. La courbe indique la plupart des domaines d’utilisation de la technologie au moment où elle accède à la « pente de l’illumination95 ».
Impacts positifs
– Développement du produit accéléré.
– Diminution de la durée du cycle conception-fabrication.
– Facilité pour réaliser des pièces complexes (impossibles ou difficiles à réaliser auparavant).
– Demande accrue pour des concepteurs de produits.
– Utilisation de l’impression 3D par les institutions de formation pour accélérer l’apprentissage et la compréhension.
– Démocratisation de la capacité de création/production (limitées toutes deux uniquement par la conception).
– Fabrication traditionnelle de masse pour répondre au défi en trouvant des moyens de réduire les coûts et la taille des lots les plus petits.
– Multiplication des « plans » en open source pour imprimer toutes sortes d’objets.
– Naissance d’une nouvelle industrie fournissant les matériaux d’impression.
– Multiplication des perspectives entrepreneuriales dans le domaine96.
– Bienfaits pour l’environnement du fait de la réduction des besoins de transport.
Impacts négatifs
– Augmentation des volumes de déchets et fardeau supplémentaire pour l’environnement.
– Procédé de production des pièces par couches anisotropes, c’est-à-dire que leur solidité n’est pas la même dans toutes les directions, ce qui risque de limiter leur fonctionnalité.
– Suppression d’emplois dans une industrie en crise.
– Primauté de la propriété intellectuelle comme source de valeur dans la productivité.
– Piraterie.
– Marques et qualité des produits.
Impact inconnu ou à double tranchant
– Risque que toute innovation puisse être immédiatement copiée.
La mutation en marche
Le magazine Fortune a fait un reportage sur un exemple d’impression 3D pour la fabrication :
« Le réacteur Leap conçu par General Electric est non seulement l’une des meilleures ventes de l’entreprise, mais il s’apprête à incorporer un injecteur de carburant produit entièrement par fabrication additive. Le procédé, connu du grand public sous le nom d’impression 3D, consiste à accumuler des couches de matière (dans ce cas des alliages métalliques) en fonction de plans numériques précis. GE achève en ce moment la phase de test des nouveaux réacteurs Leap, mais les pièces produites par fabrication additive ont déjà fait la preuve de leur utilité dans d’autres modèles. »
Source : Andrew Zaleski, « GE’s first 3D-printed parts take flight », Fortune.com, 12 mai 2015.
Mutation 20 : L’impression 3D et la santé
Le point de bascule : première greffe d’un foie imprimé en 3D.
D’ici 2025 : 76 % des personnes interrogées s’attendent à ce que ce point de bascule soit atteint.
À l’avenir, les imprimantes 3D pourront peut-être produire non seulement des objets, mais aussi des organes humains, selon un procédé appelé bio-impression. De manière très similaire à ce qui se fait pour les objets, un organe est imprimé couche par couche à partir d’un modèle numérique en 3D97. Le matériau utilisé pour imprimer un organe serait bien entendu différent de celui que l’on utilise pour imprimer un vélo, et des tests pourraient être réalisés pour voir quels types de matériaux conviennent le mieux, par exemple la poudre de titane pour faire des os. L’impression 3D a un immense potentiel pour répondre aux besoins de conception sur mesure ; or rien n’est plus « sur mesure » qu’un organisme humain.
Impacts positifs
– Faire face à la pénurie de dons d’organes (aux États-Unis, en moyenne 21 personnes meurent chaque année en attente d’une greffe qui n’a pas pu être réalisée faute d’organes)98.
– Impression de prothèses : remplacement de membres/parties du corps.
– Hôpitaux imprimant la pièce requise pour chaque patient nécessitant une intervention chirurgicale (par exemple attelles, plâtres, implants, vis).
– Médecine personnalisée : la croissance de l’impression 3D est la plus rapide dans les domaines où chaque personne a besoin d’une version légèrement différente d’une partie du corps (par exemple, une couronne dentaire).
– Impression de composants d’un équipement médical difficiles à trouver ou coûteux, par exemple des transducteurs.99
– Impression par exemple d’implants dentaires, de pacemakers et de tiges pour la réparation de fractures osseuses dans un hôpital local au lieu de les faire venir, ce qui réduit le coût des opérations.
– Bouleversement radical des essais sur les médicaments, qui pourront être réalisés sur des « modèles » humains réels, car on pourra imprimer entièrement des organes.
– Possibilité d’imprimer de la nourriture, ce qui améliorera la sécurité alimentaire.
Impacts négatifs
– Production non contrôlée ou non réglementée de parties du corps, d’équipements médicaux ou de nourriture.
– Augmentation des volumes de déchets et fardeau supplémentaire pour l’environnement.
– Débats éthiques fondamentaux liés à la possibilité d’imprimer des parties du corps, voire des corps entiers : qui contrôlera la capacité de les produire ? Qui garantira la qualité des organes produits ?
– Incitations au laisser-aller : si tout peut être remplacé, pourquoi avoir un mode de vie sain ?
– Impact sur l’agriculture du fait de l’impression d’aliments.
La mutation en marche
La première utilisation d’un implant spinal imprimé en 3D a été relatée par le magazine Popular Science :
« [En 2014], des médecins du Peking University Third Hospital sont parvenus à implanter la toute première section d’une vertèbre imprimée en 3D chez [un] jeune patient afin de remplacer une vertèbre cervicale cancéreuse. La vertèbre de rechange a été modelée à partir de la vertèbre réelle du garçon, ce qui a facilité leur fusion. »
Source : Loren Grush, « Boy Given a 3-D Printed Spine Implant », Popular Science, www.popsci.com, 26 août 2014.
Mutation 21 : L’impression 3D et les produits de consommation
Le point de bascule : 5 % des produits de consommation imprimés en 3D.
D’ici 2025 : 81 % des personnes interrogées s’attendent à ce que ce point de bascule soit atteint.
Figure VII – L’utilisation de l’impression 3D dans divers domaines (% des personnes interrogées*)
* Les pourcentages portent sur les personnes interrogées lors de l’enquête de Sculpteo.
Source : « Sculpteo, The State of 3D Printing » (enquête auprès de 1 000 personnes), publié dans J. Hedstrom, « The State of 3D Printing… », Quora100.
Puisque n’importe qui peut fabriquer des pièces avec une imprimante 3D, il devient possible de fabriquer localement et sur demande les produits de consommation ordinaires, au lieu de les acheter en magasin. L’imprimante finira par devenir un équipement courant au bureau, voire à domicile. Ceci permettra de réduire encore le coût d’accès aux biens de consommation et permettra la diffusion des objets imprimés en 3D. Les domaines d’utilisation actuels de l’impression 3D (figure VII) indiquent plusieurs secteurs liés au développement et à la production de biens de consommation (preuve de concept, prototype et production).
Impacts positifs
– Davantage de produits personnalisés et de fabrication personnelle.
– Possibilité de créer des produits de niche et de les commercialiser.
– La croissance de l’impression 3D est la plus rapide dans les domaines où chaque client a des besoins légèrement différents pour un même produit, par exemple un pied d’une forme particulière ayant besoin d’une chaussure spécifique.
– Réduction des coûts de logistique, potentiellement d’énormes économies d’énergie101.
– Contribution à l’activité locale ; fabrication sur place de biens, en tirant parti de l’élimination des coûts de logistique (économie circulaire).
Impacts négatifs
– Chaîne d’approvisionnement et de logistique globale et régionale : réduction de la demande donnant lieu à des suppressions d’emplois.
– Contrôle des armes à feu : capacité d’imprimer des objets potentiellement dangereux, comme des armes à feu.
– Augmentation des volumes de déchets et fardeau supplémentaire pour l’environnement.
– Remise en cause fondamentale des contrôles sur la production, des réglementations protégeant le consommateur, des barrières commerciales, des brevets, taxes et autres restrictions gouvernementales ; difficulté de s’adapter.
La mutation en marche
En 2014, près de 133 000 imprimantes 3D ont été livrées dans le monde entier, une hausse de 68 % par rapport à 2013. La majorité des imprimantes, vendues pour moins de 10 000 dollars, conviennent pour des applications allant des laboratoires et des écoles à de petites entreprises de fabrication. En conséquence, le secteur des fournitures et services 3D a fortement crû, atteignant 3,3 milliards de dollars102.
Mutation 22 : Des êtres humains sur mesure
Le point de bascule : naissance du premier être humain dont le génome a été directement et délibérément modifié.
Depuis le début du siècle, le coût du séquençage entier d’un génome humain a été divisé pratiquement par 6. Le Human Genome Project a dépensé 2,7 milliards de dollars pour produire le premier décryptage d’un génome entier en 2003. En 2009, le coût par génome n’était plus que de 100 000 dollars et, aujourd’hui, les chercheurs peuvent débourser seulement 1 000 dollars auprès d’un laboratoire spécialisé pour séquencer un génome humain. Une tendance similaire a vu le jour plus récemment dans le domaine de la modification du génome avec la mise au point de la méthode CRISPR/Cas9, adoptée très rapidement du fait de son efficacité supérieure et de son coût moindre que les techniques précédentes.
La véritable révolution n’est donc pas que des scientifiques spécialisés soient tout à coup en mesure de modifier les gènes des plantes et des animaux, mais plutôt la facilité accrue offerte par les nouvelles technologies de séquençage et de modification, ce qui augmente fortement le nombre de chercheurs à même de mener des expériences.
Impacts positifs
– Rendements agricoles améliorés grâce à des variétés et des traitements plus robustes, plus efficaces et plus productifs.
– Traitements médicaux plus efficaces grâce à la médecine personnalisée.
– Diagnostics médicaux plus rapides, plus précis et moins invasifs.
– Meilleure compréhension de l’impact des activités humaines sur la nature.
– Diminution des maladies génétiques et de la souffrance qu’elles provoquent.
Impacts négatifs
– Risque d’interaction entre les plantes/animaux génétiquement modifiée et la santé humaine/l’environnement.
– Augmentation des inégalités dues au coût élevé des traitements.
– Réactions de rejet social des technologies de modification génétique.
– Utilisation à mauvais escient des données génétiques par les gouvernements ou les entreprises.
– Désaccords internationaux quant à l’usage éthique des technologies de modification génétique.
Impacts inconnus ou à double tranchant
– Longévité accrue.
– Dilemmes éthiques concernant la nature de l’humanité.
– Basculements culturels.
La mutation en marche
En mars 2015, des scientifiques réputés publiaient un article dans Nature appelant à un moratoire sur la modification des embryons humains, soulignant « de graves inquiétudes concernant les implications de ces recherches en matière d’éthique et de sécurité ».
À peine un mois plus tard, en avril 2015, des chercheurs sous la direction de Junjiu Huang rattachés de l’Université Sun Yat-sen à Canton (Guangzhou) ont publié le premier article scientifique au monde sur la modification de l’ADN d’embryons humains.
Sources : Edward Lanphier, Fyodor Urnov, Sarah Ehlen Haecker, Michael Werner, Joanna Smolenski, « Don’t edit the human germ line », Nature, www.nature.com, 12 mars 2015 ; Adam Pasick, Akshat Rathi, « Chinese researchers have genetically modified a human embryo – and many scientists think they’ve gone too far », Quartz, Qz.com, 23 avril 2015.
Mutation 23 : Les neurotechnologies
Le point de bascule : le premier humain à qui une mémoire artificielle est implantée dans le cerveau.
Tous les domaines de notre vie personnelle et professionnelle peuvent tirer parti d’une meilleure compréhension du fonctionnement de notre cerveau – sur le plan individuel comme sur le plan collectif. Élément révélateur, au cours des dernières années, deux des programmes de recherche ayant reçu les financements les plus importants au monde portent sur les sciences du cerveau : le Human Brain Project (projet à 1 milliard d’euros sur dix ans financé par la Commission européenne) et l’initiative Brain Research Through Advancing Innovative Neurotechnologies (BRAIN) lancée par le président Obama. S’il est vrai que ces programmes sont principalement centrés sur la recherche scientifique et médicale, on assiste également à la croissance rapide (et à l’influence grandissante) des neurotechnologies dans les aspects non médicaux de notre vie. Ces technologies consistent à surveiller l’activité cérébrale et à observer la manière dont le cerveau change et/ou interagit avec le monde.
Par exemple, en 2015, la portabilité et l’accessibilité des systèmes d’enregistrement ou d’estimation de l’activité cérébrale (coûtant moins cher qu’une console de jeu) offrent déjà des possibilités inouïes d’interfaçage entre un individu et une machine – marquant ce qui va devenir non seulement une « neuro-révolution », mais aussi une révolution sociale complète105.
Impacts positifs
– Les personnes handicapées peuvent maintenant commander une prothèse de membre ou un fauteuil roulant « par la pensée ».
– Le neurofeedback, qui permet de surveiller en temps réel l’activité cérébrale, ouvre d’innombrables possibilités pour aider à lutter contre les addictions, réguler le comportement alimentaire et améliorer les performances, que ce soit dans le sport ou à l’école.
– La possibilité de collecter, traiter, stocker et comparer d’immenses volumes de données liées à l’activité cérébrale nous permettra d’améliorer le diagnostic et l’efficacité des traitements des troubles du cerveau et des problèmes de santé mentale.
– La justice sera à même de traiter au cas par cas les affaires criminelles et d’évaluer les questions de responsabilité de manière bien plus précise que ce n’est actuellement le cas.
– La prochaine génération d’ordinateurs, conçue à l’aide des résultats des sciences du cerveau, sera peut-être à même de raisonner, prédire et réagir tout comme le cortex humain (zone du cerveau connue comme étant le siège de l’intelligence).
Impacts négatifs
– Discrimination en fonction du cerveau : les individus ne se résument pas à leur cerveau et l’on risque de prendre des décisions sans tenir compte du contexte, uniquement sur la base de données sur le cerveau, dans différents domaines tels que la justice, les ressources humaines, le comportement des consommateurs ou l’éducation106.
– Risque que les pensées/rêves/désirs puissent être décryptés et que toute intimité disparaisse.
– Risque que la créativité ou la « touche humaine » ne disparaisse lentement mais sûrement, peur véhiculée principalement par une exagération de la puissance des sciences du cerveau.
– Les limites entre l’homme et la machine deviennent floues.
Impacts inconnus ou à double tranchant
– Modification culturelle et sociétale.
– Désincarnation de la communication.
– Amélioration des performances.
– L’augmentation des facultés cognitives humaines déclenchera l’apparition de nouveaux comportements.
La mutation en marche
– Les algorithmes de calcul cortical ont déjà montré leur capacité à résoudre des CAPTCHA modernes (tests communément utilisés pour distinguer les humains des machines).
– L’industrie automobile a mis au point des systèmes capables de surveiller l’attention et la vigilance afin d’arrêter une voiture lorsque le conducteur s’endort au volant.
– En Chine, un programme informatique intelligent a obtenu un meilleur score que la plupart des adultes à un test de QI.
– Watson, le superordinateur d’IBM, après avoir épluché des millions de dossiers médicaux et de bases de données, a commencé à aider les médecins à choisir les bonnes options thérapeutiques pour les patients ayant des besoins complexes.
– Des capteurs d’images « neuromorphiques », c’est-à-dire inspirés du mode de communication entre l’œil et le cerveau, trouveront toutes sortes d’usages, de l’utilisation des batteries à la robotique.
– Les neuroprothèses permettent aux personnes handicapées de contrôler des membres artificiels ou un exosquelette. Certains aveugles seront capables de (re)voir.
– Le programme Restoring Active Memory (RAM) mené par la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA, agence américaine pour les projets de recherche avancée de défense) est un précurseur des travaux de restauration et d’amélioration de la mémoire.
– Des neuroscientifiques du MIT ont démontré que des symptômes de dépression chez la souris pouvaient être soignés par la réactivation artificielle de souvenirs heureux.
Sources : Murali Doraiswamy, « 5 brain technologies that will shape our future », World Economic Forum Agenda, www.weforum.org, 19 août 2015.
Alvaro Fernandez, « 10 neurotechnologies about to transform brain enhancement and brain health », SharpBrains.com, 10 novembre 2015.
Le point de bascule : première ville de plus de 50 000 habitants sans feux tricolores.
D’ici 2025 : 64 % des personnes interrogées s’attendent à ce que ce point de bascule soit atteint.
Dans de nombreuses villes, les réseaux, services et routes seront connectés à Internet. Ces villes « intelligentes » géreront ainsi leurs flux énergétiques et matériels, leur logistique et leur trafic routier. Des villes à la pointe, comme Singapour et Barcelone, ont déjà commencé à mettre en œuvre de nombreux services utilisant les données, notamment des solutions intelligentes pour le parking, la collecte des ordures et l’éclairage public. Les villes intelligentes étendent en permanence leur réseau de capteurs et élaborent des plateformes de données qui serviront à connecter les différents projets et à ajouter d’autres services fondés sur l’analyse des données et les modèles de prévision.
Impacts positifs
– Utilisation plus efficace des ressources.
– Gain de productivité.
– Densité accrue.
– Meilleure qualité de vie.
– Effets sur l’environnement.
– Meilleur accès aux ressources pour l’ensemble de la population.
– Diminution des coûts des services.
– Plus grande transparence dans l’utilisation et l’état des ressources.
– Diminution de la criminalité.
– Mobilité accrue.
– Production et consommation décentralisées d’énergie verte.
– Décentralisation de la production des biens.
– Meilleure résilience (aux impacts du changement climatique).
– Réduction de la pollution (air, bruit).
– Meilleur accès à l’éducation.
– Accès aux marchés plus rapide.
– Plus d’emplois.
– Bureaucratie informatisée plus « intelligente ».
Impacts négatifs
– Surveillance, confidentialité.
– Risque de panne générale si le système énergétique fait défaut.
– Vulnérabilité accrue aux cyberattaques.
Impacts inconnus ou à double tranchant
– Impact sur la culture locale de la ville.
– Changement de l’identité propre à la ville.
La mutation en marche
Selon un article publié dans The Future Internet :
« La ville de Santander, dans le nord de l’Espagne, compte 20 000 capteurs qui relient les immeubles, les infrastructures, les transports, les réseaux et les services. La cité offre un espace d’expérimentation et de validation de fonctionnalités telles que les protocoles d’interaction et de gestion, les technologies de gestion des appareils, ainsi que des services généraux comme la découverte, la gestion des identités et la sécurité. »
Source : H. Schaffers, N. Komninos, M. Pallot, B. Trousse, M. Nilsson et A. Oliveira, « Smart Cities and the Future Internet: Towards Cooperation Frameworks for Open Innovation », in J. Domingue et al. (eds), The Future Internet, LNCS 6656, 2011, p. 431-446.
Mutation 11 : Le big data pour l’aide à la prise de décision
Le point de bascule : le premier gouvernement à remplacer le recensement de la population par des sources de big data.
D’ici 2025 : 83 % des personnes interrogées s’attendent à ce que ce point de bascule soit atteint.
Les données sur les collectivités locales n’ont jamais été aussi abondantes. La capacité de comprendre et de gérer ces données s’améliore sans cesse. Il est possible que les pouvoirs publics commencent à revoir leur mode de collecte des données et se tournent vers les technologies du big data pour automatiser leurs programmes actuels et proposer des moyens innovants de servir les citoyens et les consommateurs.
L’utilisation du big data rendra le système de prise de décision plus performant et plus rapide dans toutes sortes de secteurs et d’applications. L’automatisation de l’aide à la décision peut réduire la complexité pour les citoyens et permettre aux entreprises et au secteur public de fournir des services en temps réel et de l’aide pour une série d’activités allant des interactions avec les consommateurs aux systèmes automatisés de déclaration et de paiement de l’impôt.
L’utilisation du big data au service des systèmes d’aide à la décision soulève autant de risques qu’elle crée d’opportunités. Il sera essentiel de réussir à instaurer la confiance dans les données et les algorithmes utilisés. Les préoccupations des citoyens concernant la confidentialité, leur désir de mettre les entreprises et les structures juridiques en position de justifier leurs actions, tout cela doit être repensé et des directives claires doivent être énoncées afin d’éviter le profilage et les effets pervers. En remplaçant par le big data certaines opérations aujourd’hui effectuées manuellement, on risque de supprimer certains emplois devenus obsolètes, mais aussi d’en créer de nouveaux ainsi que des opportunités qui n’existent pas actuellement sur le marché.
Impacts positifs
– Meilleures décisions, plus rapides.
– Plus de décisions prises en temps réel.
– Open data (données ouvertement accessibles) en faveur de l’innovation.
– Création d’emplois dans les professions juridiques.
– Complexité réduite et efficacité accrue pour les citoyens.
– Réduction des coûts.
– Nouvelles catégories d’emplois.
Impacts négatifs
– Suppressions d’emplois.
– Problèmes de confidentialité.
– Responsabilité, justification (qui détient l’algorithme ?).
– Confiance (comment faire confiance aux données ?)
– Luttes pour les algorithmes
Impacts inconnus ou à double tranchant
– Profilage.
– Changements des structures réglementaires, commerciales et juridiques.
La mutation en marche
Le volume mondial des données d’entreprises double tous les 14 mois.
Source : Vincent Granville, « A Comprehensive List of Big Data Statistics », www.bigdatanews.com, 21 octobre 2014.
« De l’Iowa à l’Inde, les agriculteurs utilisent des données fournies par les semences, des satellites, des capteurs, et des tracteurs pour prendre de meilleures décisions concernant les plantes à cultiver, la manière d’assurer une traçabilité garantissant la fraîcheur des produits du champ à l’assiette, et la manière de s’adapter au changement climatique. »
Source : « What’s the Big Deal with Data », BSA | Software Alliance, http://data.bsa.org
« Pour mieux informer les clients des restaurants sur l’hygiène des établissements, la ville de San Francisco a piloté avec succès, en collaboration avec Yelp, une opération qui vise à publier les données d’inspection sanitaire des restaurants sur la page Yelp qui leur est consacrée. Ainsi, sur la page du restaurant Tacos El Primo, on peut lire que la note d’hygiène est de 98 sur 100. Les évaluations de Yelp ont un certain poids. Ce dispositif de collaboration sert de porte-parole à la ville pour sensibiliser ses habitants aux risques alimentaires, mais il peut également permettre de dénoncer les restaurants indélicats pour les inciter à mieux se conformer aux règles d’hygiène. »
Source : Tanvi Misra, « 3 Cities Using Open Data in Creative Ways to Solve Problems », www.citylab.com, 22 avril 2015.
Mutation 12 : Les voitures autonomes
Le point de bascule : le nombre de voitures sans conducteurs atteint 10 % du total des voitures en circulation aux États-Unis.
D’ici 2025 : 79 % des personnes interrogées s’attendent à ce que ce point de bascule soit atteint.
Des voitures autonomes sont actuellement à l’essai chez Audi, chez Google, et dans plusieurs autres entreprises qui redoublent d’efforts pour mettre au point de nouvelles solutions. En principe, ces véhicules pourraient être plus efficaces et plus sûrs que des voitures conduites par un humain. En outre, ils pourraient réduire les embouteillages, la pollution et bouleverser les modèles de transport et de logistique existants.
Impacts positifs
– Amélioration de la sécurité.
– Libère du temps pour se consacrer au travail ou à la consommation de contenus audiovisuels.
– Effets sur l’environnement.
– Réduction du stress et de l’agressivité au volant.
– Amélioration de la mobilité, entre autres pour les personnes âgées et les handicapés.
– Adoption des véhicules électriques.
Impacts négatifs
– Suppression d’emplois (chauffeurs de taxis et de camions, industrie automobile).
– Bouleversement des systèmes d’assurances et d’assistance automobiles (payer plus pour conduire soi-même).
– Diminution des revenus provenant des amendes.
– Diminution du nombre de propriétaires de voitures.
– Structures juridiques de la circulation routière.
– Lobbying contre l’automatisation (conducteurs interdits sur les autoroutes).
– Hacking/cyber-attaques.
La mutation en marche
En octobre 2015, Tesla, grâce à une mise à jour de logiciel, a rendu semi-autonomes les voitures vendues aux États-Unis par la compagnie au cours de l’année précédente.
Source : Molly McHugh, « Tesla’s Cars Now Drive Themselves, Kinda », www.wired.com, 14 octobre 2015.
Google prévoit de lancer des voitures autonomes sur le marché en 2020.
Source : Thomas Halleck, « Google Inc. Says Self-Driving Car Will Be Ready By 2020 », International Business Times, www.ibtimes.com, 14 janvier 2015.
Durant l’été 2015, deux hackers ont montré qu’ils pouvaient pirater une voiture autonome, contrôler les fonctionnalités du tableau de bord, direction, freinage, etc. à partir du système de divertissement du véhicule.
Source : Andy Greenberg, « Hackers Remotely Kill a Jeep on the Highway – With Me in It », www.wired.com, 21 juillet 2015.
Aux États-Unis, le Nevada est le premier État à autoriser la voiture autonome en 2012.
Source : Alex Knapp, « Nevada Passes Law Authorizing Driverless Cars », Forbes, www.forbes.com, 22 juin 2011.
Mutation 13 : L’intelligence artificielle et la prise de décision
Point de bascule : première intelligence artificielle (IA) au conseil d’administration d’une entreprise.
D’ici 2025 : 45 % des personnes interrogées s’attendent à ce que ce point de bascule soit atteint.
L’IA ne sert pas seulement à conduire des voitures, elle permettra aussi à l’avenir d’automatiser les processus complexes de décisions, de tirer un enseignement des situations précédentes, afin de faciliter et d’accélérer la prise de décision pour parvenir plus rapidement à des conclusions concrètes basées sur des données et sur les expériences antérieures.
Impacts positifs
– Décisions rationnelles, fondées sur des données ; plus impartial.
– Suppression de l’« exubérance irrationnelle ».
– Réorganisation des bureaucraties périmées.
– Économie d’emplois et innovation.
– Indépendance énergétique.
– Avancées dans le domaine médical, éradication des maladies.
Impacts négatifs
– Responsabilité (droits légaux et fiduciaires).
– Suppression d’emplois.
– Hacking/cybercriminalité.
– Responsabilité et imputabilité, gouvernance.
– Tendance à devenir incompréhensible.
– Inégalité accrue.
– « Être piégé par l’algorithme ».
– Menace existentielle pour l’humanité.
La mutation en marche
Un réseau sémantique, ConceptNet 4, a récemment mieux réussi un test de QI que la plupart des enfants de 4 ans. Il y a trois ans, il pouvait à peine rivaliser avec un enfant de 1 an. La version suivante, qui vient juste d’être terminée, est censée rivaliser avec un enfant de 5 à 6 ans.
Source : « Verbal IQ of a Four-Year Old Achieved by an AI System », http://citeseerx.ist.psu.edu/viewdoc/do ... 1&type=pdf
Si la loi de Moore se poursuit au même rythme que durant les 30 dernières années, les processeurs atteindront le même niveau de puissance de traitement que le cerveau humain en 2025. Deep Knowledge Ventures, un fonds de capital-risque basé à Hong Kong qui investit dans les sciences de la vie, la recherche sur le cancer, les maladies liées à l’âge et la médecine dégénérative, a désigné comme membre de son conseil d’administration un algorithme d’intelligence artificielle appelé VITAL (Validating Investment Tool for Advancing Life Sciences, instrument de validation pour l’avancement des sciences de la vie).
Source : « Algorithm appointed board director », BBC, www.bbc.com, 16 mai 2014.
Mutation 14 : L’intelligence artificielle et le travail administratif
Le point de bascule : 30 % des audits d’entreprise réalisés avec un système d’IA.
D’ici 2025 : 75 % des personnes interrogées s’attendent à ce que ce point de bascule soit atteint.
Figure V – Distribution des emplois* aux États-Unis en fonction de la probabilité d’automatisation
Source : C.B. Frey et M.A. Osborne, « The Future of Employment: How Susceptible Are Jobs to Computerisation? », septembre 2013.
* Sur la base de la distribution des emplois en 2010.
L’IA est capable d’associer les motifs correspondants et d’automatiser les processus, ce qui convient à de nombreuses fonctions dans les grandes organisations. On peut envisager à l’avenir un environnement dans lequel beaucoup de tâches exécutées aujourd’hui par des employés seront effectuées par l’IA.
Une étude de l’Oxford Martin School92 a étudié quels emplois étaient les plus susceptibles d’être remplacés par l’IA et la robotisation ; ces résultats donnent à réfléchir. Le modèle prédit qu’il est très probable que 47 % des emplois des États-Unis en 2010 seront automatisés d’ici dix à vingt ans (figure V).
Impacts positifs
– Réductions des coûts.
– Gains d’efficacité.
– Libération de l’innovation, opportunités pour les petites entreprises, les start-up (abaissement des barrières à l’entrée, « logiciel en tant que service [SaaS] » dans tous les domaines).
Impacts négatifs
– Suppression d’emplois.
– Justification et responsabilité.
– Changement des risques liés au cadre juridique et aux obligations de divulgation financière.
– Automatisation des emplois (voir l’étude Oxford Martin).
La mutation en marche
Les progrès de l’automatisation sont ainsi décrits dans Fortune :
« Le logiciel Watson d’IBM, célèbre pour ses prouesses dans le jeu télévisé Jeopardy!, a montré qu’il était capable d’établir un diagnostic beaucoup plus précis pour le cancer du poumon que les humains, 90 % contre 50 % pour certains tests. Pour quelle raison ? Les données. Se tenir au courant des plus récentes informations médicales pourrait prendre aux médecins 160 heures par semaine. Les docteurs ne peuvent évidemment pas absorber la totalité des idées nouvelles ou des résultats cliniques qui leur permettraient d’établir un diagnostic à la pointe de la connaissance. Les chirurgiens s’appuient déjà sur des systèmes automatisés pour les procédures faiblement invasives. »
Source : Erik Sherman, « 5 white-collar jobs robots already have taken » Fortune.com, 25 février 2015.
Mutation 15 : La robotique et les services
Le point de bascule : le premier pharmacien robotisé aux États-Unis.
D’ici 2025 : 86 % des personnes interrogées s’attendent à ce que ce point de bascule soit atteint.
La robotique commence à pénétrer de nombreux emplois, des industries manufacturières à l’agriculture et du commerce de détail aux services. Selon la Fédération Internationale de Robotique, il existe maintenant 1,1 million de robots au travail, et les machines accomplissent 80 % du travail de fabrication d’une voiture93. Les robots rationalisent les chaînes logistiques pour une production plus efficace et plus prévisible.
Impacts positifs
– Chaîne d’approvisionnement et logistique, éliminations.
– Plus de temps de loisirs.
– Meilleurs résultats des traitements (le big data sert à la recherche-développement dans l’industrie pharmaceutique).
– Application précoce aux distributeurs automatiques de billets (banque).
– Meilleur accès aux matériaux.
– Relocalisation de la production (les ouvriers des pays étrangers sont remplacés dans le pays d’origine par des robots).
Impacts négatifs
– Suppression d’emplois.
– Imputabilité et responsabilité.
– Évolution des normes sociales quotidiennes, fin de la distinction entre services de 9 heures à 17 heures et services 24 heures sur 24.
– Hacking et cyber-risque.
La mutation en marche
Un article du Fiscal Times consultable sur CNBC.com affirme :
« Rethink Robotics a lancé Baxter [à l’automne 2012] et a reçu un accueil extrêmement positif de la part de l’industrie manufacturière : son carnet de commande est plein jusqu’en avril […]
[En avril] Rethink lance une plateforme logicielle qui permet à Baxter d’accomplir une série de tâches plus complexes – par exemple, soulever une pièce, la placer en face d’un poste de contrôle et recevoir un signal pour la placer sur la pile des « bonnes » ou des « mauvaises » pièces. L’entreprise a également lancé un kit de développement logiciel qui permettra à un tiers, par exemple un chercheur en robotique, de créer des applications pour Baxter. »
Source : Blaire Briody, « The Robot Reality: Service Jobs Are Next to Go », The Fiscal Times, www.cnbc.com, 26 mars 2013.
Mutation 16 : Le bitcoin et la blockchain
Le point de bascule : 10 % du PIB mondial stocké sur une technologie de blockchain.
D’ici 2025 : 58 % des personnes interrogées s’attendent à ce que ce point de bascule soit atteint.
Le bitcoin et les monnaies numériques reposent sur l’idée d’un mécanisme de confiance nommé la « blockchain », une façon de garder une trace des transactions fiables. Actuellement, la valeur totale des bitcoins dans la blockchain approche les 20 milliards de dollars, soit approximativement 0,025 % du PIB mondial d’environ 80 000 milliards de dollars.
Impacts positifs
– Meilleure intégration financière sur les marchés émergents quand les services financiers de la blockchain atteignent une masse critique.
– Désintermédiation des institutions financières, de nouveaux services et des échanges de valeur se créant directement sur la blockchain.
– Explosion des actifs négociables, toutes sortes d’échanges de valeurs pouvant être hébergés sur la blockchain.
– Amélioration des registres de propriété dans les marchés émergents, capacité de tout transformer en un actif négociable.
– Contrats et services juridiques de plus en plus codés et associés à la blockchain, pouvant être utilisés comme séquestres sécurisés, ou programmés pour être des « contrats intelligents ».
– Amélioration de la transparence, la blockchain étant essentiellement un registre global enregistrant toutes les transactions.
La mutation en marche
Smartcontract.com propose des contrats programmables qui effectuent les paiements entre deux parties après vérification de certains critères, sans qu’aucun intermédiaire n’intervienne. Ces contrats sont sécurisés par la blockchain, dotés du « statut d’auto-exécution », ce qui élimine le risque d’avoir recours à un tiers pour les faire exécuter.
Mutation 17 : L’économie de partage
Le point de bascule : au niveau mondial, une majorité de trajets/voyages en covoiturage plutôt qu’en voitures privées.
D’ici 2025 : 67 % des personnes interrogées s’attendent à ce que ce point de bascule soit atteint.
Ce phénomène est généralement défini comme la capacité d’une entité (individu ou organisation), due largement aux progrès technologiques, d’utiliser en commun un bien ou un actif matériel ou de fournir/partager un service avec une efficacité inimaginable précédemment. Ce partage des biens et des services est rendu possible grâce à l’existence de marchés numériques, d’applications mobiles, de services de géolocalisation et de plateformes numériques. Tous ces éléments ont rendu possible une baisse des coûts de transaction et de friction telle qu’elle constitue un gain pour tous les acteurs, fragmenté en une multitude de petits éléments incrémentaux.
Le secteur des transports offre plusieurs exemples connus d’économie de partage. Zipcar offre un moyen de partager un véhicule pour une courte période et à un prix plus avantageux que les loueurs de voitures traditionnels. RelayRides offre une plateforme qui permet de localiser et d’emprunter le véhicule personnel de quelqu’un pour une durée limitée. Uber et Lyft proposent des services individuels semblables à ceux d’un taxi, mais avec une plus grande efficacité, rassemblés en un seul service, avec des applications de géolocalisation et accessibles sur smartphones. En plus, ils sont disponibles de façon quasi instantanée.
Les caractéristiques de l’économie de partage sont multiples : support technologique, préférence donnée à l’usage et non à la propriété des objets, pair à pair, partage des biens personnels (et non professionnels), facilité d’accès, interaction sociale accrue, consommation collective et retour sur information partagé (d’où une confiance accrue). Tous ces éléments ne sont pas présents simultanément dans chaque transaction de l’« économie de partage ».
Impacts positifs
– Facilitation d’accès aux outils et autres ressources matérielles utiles.
– Protection de l’environnement (moins d’objets à produire et moindre quantité de biens nécessaires).
– Augmentation des services à la personne.
– Plus grande capacité à vivre sur sa trésorerie (moins besoin d’épargner pour acheter des biens de consommation).
– Meilleure utilisation des biens.
– Les abus de confiance à long terme sont rendus plus difficiles du fait du retour sur information, public et direct.
– Création de circuits économiques secondaires (chauffeurs Uber livrant des marchandises ou de la nourriture).
Impacts négatifs
– Moins de résilience après une perte d’emploi (du fait d’une plus petite épargne).
– Le travail sera plus organisé sur une base contractuelle ou à la pièce (à l’inverse des contrats de longue durée, plus stables).
– Capacité réduite pour mesurer l’économie « grise », plus ou moins informelle.
– Plus d’occasions pour des abus de confiance de courte durée.
– Moins de capital disponible pour l’investissement.
Impacts inconnus ou à double tranchant
– Changement de propriété des biens immobiliers et mobiliers.
– Plus de modèles d’abonnement.
– Moins d’épargne.
– Le sens de ce qu’est la richesse ou « être aisé » est moins clair.
– Ce qu’est un « emploi » n’est pas clair.
– Difficulté pour mesurer cette économie « grise ».
– Nécessité d’adapter un système fiscal et réglementaire fondé sur la propriété et les ventes à un modèle qui repose sur l’utilisation de biens et services.
La mutation en marche
Dans ce contexte, la notion de propriété prend un sens particulier, comme on peut le voir dans les questions suivantes :
– Le plus grand commerce de détail qui ne possède aucun magasin ? (Amazon)
– Le principal fournisseur de chambres à coucher qui ne possède aucun hôtel ? (Airbnb)
– La plus grande entreprise de transport qui ne possède aucune voiture ? (Uber)
Mutation 18 : Les gouvernements et la blockchain
Le point de bascule : premier gouvernement à collecter les impôts via une blockchain.
D’ici 2025 : 73 % des personnes interrogées s’attendent à ce que ce point de bascule soit atteint.
La blockchain est source d’opportunités et de défis pour les États. D’un côté, elle n’est ni régulée ni supervisée par une banque centrale, ce qui implique un contrôle réduit sur la politique monétaire. D’un autre côté, elle ouvre de nouvelles possibilités pour intégrer à la blockchain elle-même de nouveaux mécanismes fiscaux (par exemple, une faible taxe sur les transactions).
Impacts inconnus ou à double tranchant
– Sur les banques centrales et la politique monétaire.
– Corruption.
– Imposition en temps réel.
– Rôle du gouvernement.
La mutation en marche
En 2015, la première nation virtuelle, BitNation, a été créée en utilisant la blockchain comme technologie de base pour fabriquer les cartes d’identité de ses citoyens. À la même date, l’Estonie devint le premier pays réel à utiliser la technologie de la blockchain.
Sources : https://bitnation.co ; « Estonian National ID Cards Embrace Electronic Payment Capabilities », PYMNTS.com, 14 octobre 2014.
Mutation 19 : L’impression et la fabrication 3D
Le point de bascule : production de la première voiture en impression 3D.
D’ici 2025 : 84 % des personnes interrogées s’attendent à ce que ce point de bascule soit atteint.
L’impression 3D, ou fabrication additive, consiste à créer un objet matériel en superposant des couches à partir d’un plan en 3D, comme si l’on reconstituait un pain tranche par tranche. L’impression 3D permet de créer des objets d’une grande complexité sans équipement de pointe94. De nombreux types de matériaux peuvent être utilisés dans l’impression 3D : plastique, aluminium, acier inoxydable, céramique ou même de nouveaux matériaux ; l’imprimante sera capable d’exécuter ce dont la réalisation nécessitait auparavant une chaîne de fabrication entière. Ce système a déjà été utilisé dans divers domaines, de la fabrication d’éoliennes à celle de jouets.
Figure VI – Le cycle de la hype pour l’impression 3D
Source : Gartner, juillet 2014.
Avec le temps, les imprimantes 3D, devenant plus rapides, moins encombrantes et moins coûteuses, sont amenées à se multiplier. Gartner a élaboré un schéma, le « cycle de la hype » qui représente les différents stades de développement des imprimantes 3D, de leurs fonctionnalités et de leur impact sur le marché. La courbe indique la plupart des domaines d’utilisation de la technologie au moment où elle accède à la « pente de l’illumination95 ».
Impacts positifs
– Développement du produit accéléré.
– Diminution de la durée du cycle conception-fabrication.
– Facilité pour réaliser des pièces complexes (impossibles ou difficiles à réaliser auparavant).
– Demande accrue pour des concepteurs de produits.
– Utilisation de l’impression 3D par les institutions de formation pour accélérer l’apprentissage et la compréhension.
– Démocratisation de la capacité de création/production (limitées toutes deux uniquement par la conception).
– Fabrication traditionnelle de masse pour répondre au défi en trouvant des moyens de réduire les coûts et la taille des lots les plus petits.
– Multiplication des « plans » en open source pour imprimer toutes sortes d’objets.
– Naissance d’une nouvelle industrie fournissant les matériaux d’impression.
– Multiplication des perspectives entrepreneuriales dans le domaine96.
– Bienfaits pour l’environnement du fait de la réduction des besoins de transport.
Impacts négatifs
– Augmentation des volumes de déchets et fardeau supplémentaire pour l’environnement.
– Procédé de production des pièces par couches anisotropes, c’est-à-dire que leur solidité n’est pas la même dans toutes les directions, ce qui risque de limiter leur fonctionnalité.
– Suppression d’emplois dans une industrie en crise.
– Primauté de la propriété intellectuelle comme source de valeur dans la productivité.
– Piraterie.
– Marques et qualité des produits.
Impact inconnu ou à double tranchant
– Risque que toute innovation puisse être immédiatement copiée.
La mutation en marche
Le magazine Fortune a fait un reportage sur un exemple d’impression 3D pour la fabrication :
« Le réacteur Leap conçu par General Electric est non seulement l’une des meilleures ventes de l’entreprise, mais il s’apprête à incorporer un injecteur de carburant produit entièrement par fabrication additive. Le procédé, connu du grand public sous le nom d’impression 3D, consiste à accumuler des couches de matière (dans ce cas des alliages métalliques) en fonction de plans numériques précis. GE achève en ce moment la phase de test des nouveaux réacteurs Leap, mais les pièces produites par fabrication additive ont déjà fait la preuve de leur utilité dans d’autres modèles. »
Source : Andrew Zaleski, « GE’s first 3D-printed parts take flight », Fortune.com, 12 mai 2015.
Mutation 20 : L’impression 3D et la santé
Le point de bascule : première greffe d’un foie imprimé en 3D.
D’ici 2025 : 76 % des personnes interrogées s’attendent à ce que ce point de bascule soit atteint.
À l’avenir, les imprimantes 3D pourront peut-être produire non seulement des objets, mais aussi des organes humains, selon un procédé appelé bio-impression. De manière très similaire à ce qui se fait pour les objets, un organe est imprimé couche par couche à partir d’un modèle numérique en 3D97. Le matériau utilisé pour imprimer un organe serait bien entendu différent de celui que l’on utilise pour imprimer un vélo, et des tests pourraient être réalisés pour voir quels types de matériaux conviennent le mieux, par exemple la poudre de titane pour faire des os. L’impression 3D a un immense potentiel pour répondre aux besoins de conception sur mesure ; or rien n’est plus « sur mesure » qu’un organisme humain.
Impacts positifs
– Faire face à la pénurie de dons d’organes (aux États-Unis, en moyenne 21 personnes meurent chaque année en attente d’une greffe qui n’a pas pu être réalisée faute d’organes)98.
– Impression de prothèses : remplacement de membres/parties du corps.
– Hôpitaux imprimant la pièce requise pour chaque patient nécessitant une intervention chirurgicale (par exemple attelles, plâtres, implants, vis).
– Médecine personnalisée : la croissance de l’impression 3D est la plus rapide dans les domaines où chaque personne a besoin d’une version légèrement différente d’une partie du corps (par exemple, une couronne dentaire).
– Impression de composants d’un équipement médical difficiles à trouver ou coûteux, par exemple des transducteurs.99
– Impression par exemple d’implants dentaires, de pacemakers et de tiges pour la réparation de fractures osseuses dans un hôpital local au lieu de les faire venir, ce qui réduit le coût des opérations.
– Bouleversement radical des essais sur les médicaments, qui pourront être réalisés sur des « modèles » humains réels, car on pourra imprimer entièrement des organes.
– Possibilité d’imprimer de la nourriture, ce qui améliorera la sécurité alimentaire.
Impacts négatifs
– Production non contrôlée ou non réglementée de parties du corps, d’équipements médicaux ou de nourriture.
– Augmentation des volumes de déchets et fardeau supplémentaire pour l’environnement.
– Débats éthiques fondamentaux liés à la possibilité d’imprimer des parties du corps, voire des corps entiers : qui contrôlera la capacité de les produire ? Qui garantira la qualité des organes produits ?
– Incitations au laisser-aller : si tout peut être remplacé, pourquoi avoir un mode de vie sain ?
– Impact sur l’agriculture du fait de l’impression d’aliments.
La mutation en marche
La première utilisation d’un implant spinal imprimé en 3D a été relatée par le magazine Popular Science :
« [En 2014], des médecins du Peking University Third Hospital sont parvenus à implanter la toute première section d’une vertèbre imprimée en 3D chez [un] jeune patient afin de remplacer une vertèbre cervicale cancéreuse. La vertèbre de rechange a été modelée à partir de la vertèbre réelle du garçon, ce qui a facilité leur fusion. »
Source : Loren Grush, « Boy Given a 3-D Printed Spine Implant », Popular Science, www.popsci.com, 26 août 2014.
Mutation 21 : L’impression 3D et les produits de consommation
Le point de bascule : 5 % des produits de consommation imprimés en 3D.
D’ici 2025 : 81 % des personnes interrogées s’attendent à ce que ce point de bascule soit atteint.
Figure VII – L’utilisation de l’impression 3D dans divers domaines (% des personnes interrogées*)
* Les pourcentages portent sur les personnes interrogées lors de l’enquête de Sculpteo.
Source : « Sculpteo, The State of 3D Printing » (enquête auprès de 1 000 personnes), publié dans J. Hedstrom, « The State of 3D Printing… », Quora100.
Puisque n’importe qui peut fabriquer des pièces avec une imprimante 3D, il devient possible de fabriquer localement et sur demande les produits de consommation ordinaires, au lieu de les acheter en magasin. L’imprimante finira par devenir un équipement courant au bureau, voire à domicile. Ceci permettra de réduire encore le coût d’accès aux biens de consommation et permettra la diffusion des objets imprimés en 3D. Les domaines d’utilisation actuels de l’impression 3D (figure VII) indiquent plusieurs secteurs liés au développement et à la production de biens de consommation (preuve de concept, prototype et production).
Impacts positifs
– Davantage de produits personnalisés et de fabrication personnelle.
– Possibilité de créer des produits de niche et de les commercialiser.
– La croissance de l’impression 3D est la plus rapide dans les domaines où chaque client a des besoins légèrement différents pour un même produit, par exemple un pied d’une forme particulière ayant besoin d’une chaussure spécifique.
– Réduction des coûts de logistique, potentiellement d’énormes économies d’énergie101.
– Contribution à l’activité locale ; fabrication sur place de biens, en tirant parti de l’élimination des coûts de logistique (économie circulaire).
Impacts négatifs
– Chaîne d’approvisionnement et de logistique globale et régionale : réduction de la demande donnant lieu à des suppressions d’emplois.
– Contrôle des armes à feu : capacité d’imprimer des objets potentiellement dangereux, comme des armes à feu.
– Augmentation des volumes de déchets et fardeau supplémentaire pour l’environnement.
– Remise en cause fondamentale des contrôles sur la production, des réglementations protégeant le consommateur, des barrières commerciales, des brevets, taxes et autres restrictions gouvernementales ; difficulté de s’adapter.
La mutation en marche
En 2014, près de 133 000 imprimantes 3D ont été livrées dans le monde entier, une hausse de 68 % par rapport à 2013. La majorité des imprimantes, vendues pour moins de 10 000 dollars, conviennent pour des applications allant des laboratoires et des écoles à de petites entreprises de fabrication. En conséquence, le secteur des fournitures et services 3D a fortement crû, atteignant 3,3 milliards de dollars102.
Mutation 22 : Des êtres humains sur mesure
Le point de bascule : naissance du premier être humain dont le génome a été directement et délibérément modifié.
Depuis le début du siècle, le coût du séquençage entier d’un génome humain a été divisé pratiquement par 6. Le Human Genome Project a dépensé 2,7 milliards de dollars pour produire le premier décryptage d’un génome entier en 2003. En 2009, le coût par génome n’était plus que de 100 000 dollars et, aujourd’hui, les chercheurs peuvent débourser seulement 1 000 dollars auprès d’un laboratoire spécialisé pour séquencer un génome humain. Une tendance similaire a vu le jour plus récemment dans le domaine de la modification du génome avec la mise au point de la méthode CRISPR/Cas9, adoptée très rapidement du fait de son efficacité supérieure et de son coût moindre que les techniques précédentes.
La véritable révolution n’est donc pas que des scientifiques spécialisés soient tout à coup en mesure de modifier les gènes des plantes et des animaux, mais plutôt la facilité accrue offerte par les nouvelles technologies de séquençage et de modification, ce qui augmente fortement le nombre de chercheurs à même de mener des expériences.
Impacts positifs
– Rendements agricoles améliorés grâce à des variétés et des traitements plus robustes, plus efficaces et plus productifs.
– Traitements médicaux plus efficaces grâce à la médecine personnalisée.
– Diagnostics médicaux plus rapides, plus précis et moins invasifs.
– Meilleure compréhension de l’impact des activités humaines sur la nature.
– Diminution des maladies génétiques et de la souffrance qu’elles provoquent.
Impacts négatifs
– Risque d’interaction entre les plantes/animaux génétiquement modifiée et la santé humaine/l’environnement.
– Augmentation des inégalités dues au coût élevé des traitements.
– Réactions de rejet social des technologies de modification génétique.
– Utilisation à mauvais escient des données génétiques par les gouvernements ou les entreprises.
– Désaccords internationaux quant à l’usage éthique des technologies de modification génétique.
Impacts inconnus ou à double tranchant
– Longévité accrue.
– Dilemmes éthiques concernant la nature de l’humanité.
– Basculements culturels.
La mutation en marche
En mars 2015, des scientifiques réputés publiaient un article dans Nature appelant à un moratoire sur la modification des embryons humains, soulignant « de graves inquiétudes concernant les implications de ces recherches en matière d’éthique et de sécurité ».
À peine un mois plus tard, en avril 2015, des chercheurs sous la direction de Junjiu Huang rattachés de l’Université Sun Yat-sen à Canton (Guangzhou) ont publié le premier article scientifique au monde sur la modification de l’ADN d’embryons humains.
Sources : Edward Lanphier, Fyodor Urnov, Sarah Ehlen Haecker, Michael Werner, Joanna Smolenski, « Don’t edit the human germ line », Nature, www.nature.com, 12 mars 2015 ; Adam Pasick, Akshat Rathi, « Chinese researchers have genetically modified a human embryo – and many scientists think they’ve gone too far », Quartz, Qz.com, 23 avril 2015.
Mutation 23 : Les neurotechnologies
Le point de bascule : le premier humain à qui une mémoire artificielle est implantée dans le cerveau.
Tous les domaines de notre vie personnelle et professionnelle peuvent tirer parti d’une meilleure compréhension du fonctionnement de notre cerveau – sur le plan individuel comme sur le plan collectif. Élément révélateur, au cours des dernières années, deux des programmes de recherche ayant reçu les financements les plus importants au monde portent sur les sciences du cerveau : le Human Brain Project (projet à 1 milliard d’euros sur dix ans financé par la Commission européenne) et l’initiative Brain Research Through Advancing Innovative Neurotechnologies (BRAIN) lancée par le président Obama. S’il est vrai que ces programmes sont principalement centrés sur la recherche scientifique et médicale, on assiste également à la croissance rapide (et à l’influence grandissante) des neurotechnologies dans les aspects non médicaux de notre vie. Ces technologies consistent à surveiller l’activité cérébrale et à observer la manière dont le cerveau change et/ou interagit avec le monde.
Par exemple, en 2015, la portabilité et l’accessibilité des systèmes d’enregistrement ou d’estimation de l’activité cérébrale (coûtant moins cher qu’une console de jeu) offrent déjà des possibilités inouïes d’interfaçage entre un individu et une machine – marquant ce qui va devenir non seulement une « neuro-révolution », mais aussi une révolution sociale complète105.
Impacts positifs
– Les personnes handicapées peuvent maintenant commander une prothèse de membre ou un fauteuil roulant « par la pensée ».
– Le neurofeedback, qui permet de surveiller en temps réel l’activité cérébrale, ouvre d’innombrables possibilités pour aider à lutter contre les addictions, réguler le comportement alimentaire et améliorer les performances, que ce soit dans le sport ou à l’école.
– La possibilité de collecter, traiter, stocker et comparer d’immenses volumes de données liées à l’activité cérébrale nous permettra d’améliorer le diagnostic et l’efficacité des traitements des troubles du cerveau et des problèmes de santé mentale.
– La justice sera à même de traiter au cas par cas les affaires criminelles et d’évaluer les questions de responsabilité de manière bien plus précise que ce n’est actuellement le cas.
– La prochaine génération d’ordinateurs, conçue à l’aide des résultats des sciences du cerveau, sera peut-être à même de raisonner, prédire et réagir tout comme le cortex humain (zone du cerveau connue comme étant le siège de l’intelligence).
Impacts négatifs
– Discrimination en fonction du cerveau : les individus ne se résument pas à leur cerveau et l’on risque de prendre des décisions sans tenir compte du contexte, uniquement sur la base de données sur le cerveau, dans différents domaines tels que la justice, les ressources humaines, le comportement des consommateurs ou l’éducation106.
– Risque que les pensées/rêves/désirs puissent être décryptés et que toute intimité disparaisse.
– Risque que la créativité ou la « touche humaine » ne disparaisse lentement mais sûrement, peur véhiculée principalement par une exagération de la puissance des sciences du cerveau.
– Les limites entre l’homme et la machine deviennent floues.
Impacts inconnus ou à double tranchant
– Modification culturelle et sociétale.
– Désincarnation de la communication.
– Amélioration des performances.
– L’augmentation des facultés cognitives humaines déclenchera l’apparition de nouveaux comportements.
La mutation en marche
– Les algorithmes de calcul cortical ont déjà montré leur capacité à résoudre des CAPTCHA modernes (tests communément utilisés pour distinguer les humains des machines).
– L’industrie automobile a mis au point des systèmes capables de surveiller l’attention et la vigilance afin d’arrêter une voiture lorsque le conducteur s’endort au volant.
– En Chine, un programme informatique intelligent a obtenu un meilleur score que la plupart des adultes à un test de QI.
– Watson, le superordinateur d’IBM, après avoir épluché des millions de dossiers médicaux et de bases de données, a commencé à aider les médecins à choisir les bonnes options thérapeutiques pour les patients ayant des besoins complexes.
– Des capteurs d’images « neuromorphiques », c’est-à-dire inspirés du mode de communication entre l’œil et le cerveau, trouveront toutes sortes d’usages, de l’utilisation des batteries à la robotique.
– Les neuroprothèses permettent aux personnes handicapées de contrôler des membres artificiels ou un exosquelette. Certains aveugles seront capables de (re)voir.
– Le programme Restoring Active Memory (RAM) mené par la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA, agence américaine pour les projets de recherche avancée de défense) est un précurseur des travaux de restauration et d’amélioration de la mémoire.
– Des neuroscientifiques du MIT ont démontré que des symptômes de dépression chez la souris pouvaient être soignés par la réactivation artificielle de souvenirs heureux.
Sources : Murali Doraiswamy, « 5 brain technologies that will shape our future », World Economic Forum Agenda, www.weforum.org, 19 août 2015.
Alvaro Fernandez, « 10 neurotechnologies about to transform brain enhancement and brain health », SharpBrains.com, 10 novembre 2015.
- Hors ligne Pascal
- #3
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Message le
Jeff, tu remarqueras que ce plan machiavélique ne mentionne pas les cryptomonnaies.
Les cryptomonnaies relèvent du "monde libre" contre le "monde figé du lobby bancaire et étatique".
Le monde sera constitué "des élites et du peuple" avec des écarts énormes dus à l'ignorance.
Je constate quotidiennement les ravages de la dématérialisation des procédures administratives.
L'intelligence artificielle commence seulement à infiltrer les rouages administratifs.
Les cryptomonnaies sont créées par de jeunes surdoués indépendants et n'ont rien à voir avec le monde sclérosé actuel.
Je ne comprends pas grand chose aux crypto, mon fils me sensibilise à cette révolution silencieuse qui contrebalance le nouvel ordre mondial.
Davos essaie d'écraser ce qui se construit en silence.
Elon Musk, qui vient d'annoncer publiquement être atteint du syndrome d'Asperger, est une rare personnalité publique soutenant les cryptomonnaies. Mais il vient de dévoiler également son double jeu...
Deux mondes invisibles matériels s'affrontent "celui des puissants économiques" et "celui des surdoués/hackers".
Les cryptomonnaies relèvent du "monde libre" contre le "monde figé du lobby bancaire et étatique".
Le monde sera constitué "des élites et du peuple" avec des écarts énormes dus à l'ignorance.
Je constate quotidiennement les ravages de la dématérialisation des procédures administratives.
L'intelligence artificielle commence seulement à infiltrer les rouages administratifs.
Les cryptomonnaies sont créées par de jeunes surdoués indépendants et n'ont rien à voir avec le monde sclérosé actuel.
Je ne comprends pas grand chose aux crypto, mon fils me sensibilise à cette révolution silencieuse qui contrebalance le nouvel ordre mondial.
Davos essaie d'écraser ce qui se construit en silence.
Elon Musk, qui vient d'annoncer publiquement être atteint du syndrome d'Asperger, est une rare personnalité publique soutenant les cryptomonnaies. Mais il vient de dévoiler également son double jeu...
Deux mondes invisibles matériels s'affrontent "celui des puissants économiques" et "celui des surdoués/hackers".
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- Hors ligne Gemani
- #4
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- Admin fantôme, gardien des clefs hors gnose
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Message le
Pascal,
je t'avoue que moi aussi, je ne connais rien aux cryptomonnaies, si ce n'est qu'elles permettent d'acheter des biens.
C'est bizarre comme elles sont apparus. J'avoue que je n'ai pas confiance.
Si j'avais le courage, je m’achèterai des pièces d'or.
J'avoue que j'aimerais bien embêter les banques
On nous conseille de retirer notre argent des banques avant que le système implose et que celle-ci se renflouent en se servant sur nos comptes et donc en nous ruinant.
Ce qui m'a marqué entre autre dans les messages précédents, c'est la prépondérance que va prendre les imprimantes 3D qui vont bouleverser la fabrication des pièces de toutes sortes. Combien de manufactures vont devoir déposer le bilan...
Le transhumanisme aussi, cette volonté qu'ils ont de se rendre plus puissants comme des Steve Austin, même presque immortel imaginant pouvoir transférer les données d'un cerveau à une mémoire... je n'ai pas regardé s'ils avaient évoqué ça ici. Ils veulent rendre le corps physique immortel.
La prépondérance de l'identité numérique sur l'identité citoyenne.
Les villes intelligentes m'effraient, j'imagine que des circulations d'objets de transports connectés. de la robotique. Un robot qui ouvre la porte , ramasse la personne décédée et l'emmène au cimetière ou funérarium. Une humanité complétement déshumanisé. cette intelligence artificielle qui gèrera notre vie et les échanges inter-urbains à notre place. C'est à elle qui faudra faire nos démarches, on ne pourra plus communiquer avec des personne humaines de la fonction publique ou des administrations d'état...
Moi qui ait adora la science-fiction, je n'ai pas envie de ce monde-là!
je t'avoue que moi aussi, je ne connais rien aux cryptomonnaies, si ce n'est qu'elles permettent d'acheter des biens.
C'est bizarre comme elles sont apparus. J'avoue que je n'ai pas confiance.
Si j'avais le courage, je m’achèterai des pièces d'or.
J'avoue que j'aimerais bien embêter les banques
On nous conseille de retirer notre argent des banques avant que le système implose et que celle-ci se renflouent en se servant sur nos comptes et donc en nous ruinant.
Ce qui m'a marqué entre autre dans les messages précédents, c'est la prépondérance que va prendre les imprimantes 3D qui vont bouleverser la fabrication des pièces de toutes sortes. Combien de manufactures vont devoir déposer le bilan...
Le transhumanisme aussi, cette volonté qu'ils ont de se rendre plus puissants comme des Steve Austin, même presque immortel imaginant pouvoir transférer les données d'un cerveau à une mémoire... je n'ai pas regardé s'ils avaient évoqué ça ici. Ils veulent rendre le corps physique immortel.
La prépondérance de l'identité numérique sur l'identité citoyenne.
Les villes intelligentes m'effraient, j'imagine que des circulations d'objets de transports connectés. de la robotique. Un robot qui ouvre la porte , ramasse la personne décédée et l'emmène au cimetière ou funérarium. Une humanité complétement déshumanisé. cette intelligence artificielle qui gèrera notre vie et les échanges inter-urbains à notre place. C'est à elle qui faudra faire nos démarches, on ne pourra plus communiquer avec des personne humaines de la fonction publique ou des administrations d'état...
Moi qui ait adora la science-fiction, je n'ai pas envie de ce monde-là!
- Hors ligne Paulin
- #5
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- recrue du 2e Cercle
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Par exemple le nom du créateur impossible a trouver de Bitcoin est un nom composé de grandes entreprise .
Ils créent leurs propres oppositions
Reflechissez et observez a propos de la chute de Wall street (Où est passé l'argent ? peut être sur Mars
Spéculation économique
Manipulation de l'information
Selection de nouveau riche (stimulus pour nourrir les autres voulant devenir riche ex technique utilisé dans les paris sportifs)
Pour les cryptos les termes Miner (Attaquer sourdement quelque chose, un groupe, le détruire progressivement, saper ses bases ) , Blockchain (comme un fil d'araigné) sont associés .
La valeur est fictive( si 1 bitcoin vaut 4millions de gourdes pourquoi avec 1 bitcoin je ne peut pas avoir les 4 millions en papier
Les cryptos sont justes les monnaies de la bourse , le marché renferme des régulateurs
Nous ne savons pas . Le marché boursier a comme habitude de drainer l'argent des non riches pour enrichir les autres avares , effondrement des PME .(sauf le cas inattendu de Gamestop)
Pas de monnaie physique moins de libérté financière il est necessaire d'être toujours connecter pour échanger et de surveiller la valeur de la monnaie utilisée .
La thésaurisation devient difficile pour les moins possédants ,l'implosion est beaucoup plus facile .
Nous comme initié nous n'avons pas besoin de beaucoup de chose juste les necessaires , mais est ce toujours le cas pour nos enfants ?
Mais les projections du mental paraient toujours plus dur que la réalité , nous sourons comment vivre grace à Notre Père Divin .
Aimer Notre Dieu par dessus tout est le plus important .
- Hors ligne Pascal
- #6
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Message le
Justement nos enfants doivent s'adapter au futur monde virtuel dominateur.Paulin a écrit : 18 mai 2021, 06:09 Nous comme initié nous n'avons pas besoin de beaucoup de chose juste les necessaires , mais est ce toujours le cas pour nos enfants ?
Mais les projections du mental paraient toujours plus dur que la réalité , nous sourons comment vivre grace à Notre Père Divin .
Aimer Notre Dieu par dessus tout est le plus important .
Pour nous, l'ignorance nous aurait fait rater la voie gnostique.
Pour eux, l'ignorance les tuera.
Le monde mental ou plutôt intellectuel est plus dur que la réalité.
On le constate déjà aujourd'hui.
De nombreux usagers des services publics tombent dans l'isolement, la tristesse, la dépression et la misère parce qu'ils ne savent pas utiliser l'ordinateur.
L'équilibre entre le Savoir et l'Être sera encore plus difficile à atteindre pour nos enfants.
- Hors ligne Gemani
- #7
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Oui mon père par exemple, a 79 ans a beaucoup de problème. Je lui explique les choses quand je suis avec lui comme lancer le logiciel, la subtilité pour alterner entre les majuscules et les minuscules mais ensuite je suis parti et que je suis à 800 km de chez lui, il a beaucoup de mal. Faudrait que je lui fasse des fiches en plus de lui mettre les identifiants et mots de passe.
Il jouait a la belote avec ses amis qui lui rendaient visite et depuis je confinement, il ne les vois plus guère, a ja pétanque encore. Et donc je lui ai offert mon ancien Dell de 2010, je m'en suis racheté un tactile la même marque parce que j'ai une confiance absolue dans cette marque voyantcqu'onze ans après, il était toujours vaillant mais j'avais peur qu'il flanchent que je perde toutes mes donnes,système d'exploitation et cie. Alors j'ai acheté un neuf.
Et ça n'a pas manqué d'arriver, trois mois apres que j'ai donné mon ordi a mon père, l ordi a planté au niveau du soft. Heureusement, il aidant son réseau un ami qui maîtrise l'électronique et l'informatique et qui lui a tout remis d'aplomb.
Maintenant il a la fois une tour avec un système d'exploitation en windows 7 qui est reliée à l'écran de sa télévision et le portable de Dell en Windows 10...
Mais il est incapable de commander quelque chose pour internet, il ne sait qu'écouter de la musiquevou mettre des DVD et encore il a fallu lui mettre la lecture en automatique à l'insertion du disque. Sinon ils souvenait plusxde labprocedure que je lui fait plusieurs fois répéter pour lancer le logiciel et naviguer entre les menus.
C'est terrible, il pourrait se payer des initiations à internet, mais je suis tout disposé à lui expliquer les choses. J'aurais dû le faire bien plus tôt, il y a 20 ans pour que le décalage avait la technologie soit compensé.
Il jouait a la belote avec ses amis qui lui rendaient visite et depuis je confinement, il ne les vois plus guère, a ja pétanque encore. Et donc je lui ai offert mon ancien Dell de 2010, je m'en suis racheté un tactile la même marque parce que j'ai une confiance absolue dans cette marque voyantcqu'onze ans après, il était toujours vaillant mais j'avais peur qu'il flanchent que je perde toutes mes donnes,système d'exploitation et cie. Alors j'ai acheté un neuf.
Et ça n'a pas manqué d'arriver, trois mois apres que j'ai donné mon ordi a mon père, l ordi a planté au niveau du soft. Heureusement, il aidant son réseau un ami qui maîtrise l'électronique et l'informatique et qui lui a tout remis d'aplomb.
Maintenant il a la fois une tour avec un système d'exploitation en windows 7 qui est reliée à l'écran de sa télévision et le portable de Dell en Windows 10...
Mais il est incapable de commander quelque chose pour internet, il ne sait qu'écouter de la musiquevou mettre des DVD et encore il a fallu lui mettre la lecture en automatique à l'insertion du disque. Sinon ils souvenait plusxde labprocedure que je lui fait plusieurs fois répéter pour lancer le logiciel et naviguer entre les menus.
C'est terrible, il pourrait se payer des initiations à internet, mais je suis tout disposé à lui expliquer les choses. J'aurais dû le faire bien plus tôt, il y a 20 ans pour que le décalage avait la technologie soit compensé.
- Hors ligne Paulin
- #8
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- recrue du 2e Cercle
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J'espère la chute du bitcoin vous avez été temoin @Gemani @Petithommelibre
- Hors ligne Gemani
- #9
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Paulin,
Ni moi, ni Pascal ne sommes informés que tu as posté ce message sur le forum lorsque tu rajoutes @ devant le pseudo.
Le forum ne fonctionne pas comme Twitter, Facebook ou Chess.com.
Que te dire sur la chute du bitcoin !
Il n'est pas adossé à l'or ou à une monnaie quelconque.
Je comprends pas comme les gens peuvent avoir confiance en ce genre de monnaie.
Je crains que tous ceux qui ont investi dans cela subissent une énorme déconvenue.
Ni moi, ni Pascal ne sommes informés que tu as posté ce message sur le forum lorsque tu rajoutes @ devant le pseudo.
Le forum ne fonctionne pas comme Twitter, Facebook ou Chess.com.
Que te dire sur la chute du bitcoin !
Il n'est pas adossé à l'or ou à une monnaie quelconque.
Je comprends pas comme les gens peuvent avoir confiance en ce genre de monnaie.
Je crains que tous ceux qui ont investi dans cela subissent une énorme déconvenue.
- Hors ligne Pascal
- #10
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Cette chute est stratégique comme tant d'autres à venir Paulin.
Mon fils qui est trader pourrait t'en dire plus.
Le bitcoin se développe dans le darknet, il n'a pas acquis toute sa puissance et il est en concurrence avec d'autres cryptomonnaies.
Tu espères mais je suis convaincu que sa chute ne viendra pas.
Tu es du même avis que les plus riches de ce monde qui veulent l'éradiquer.
Ma personne est plutôt pour les rebelles...
La cryptomonnaie est intégrée dans l'économie maintenant.
Mon fils qui est trader pourrait t'en dire plus.
Le bitcoin se développe dans le darknet, il n'a pas acquis toute sa puissance et il est en concurrence avec d'autres cryptomonnaies.
Tu espères mais je suis convaincu que sa chute ne viendra pas.
Tu es du même avis que les plus riches de ce monde qui veulent l'éradiquer.
Ma personne est plutôt pour les rebelles...
La cryptomonnaie est intégrée dans l'économie maintenant.
- Hors ligne Paulin
- #11
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Merci Gemani j'aimerais savoir alors comment faire .
- Hors ligne Gemani
- #12
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Cher Paulin,
Tu devrais peut-être plutôt demander à Pascal puisque son fils est trader.
Moi, je trouve que c'est pas facile de savoir quoi faire quand on a des cryptomonnaies, si on doit en vendre ou en acheter et à quel moment bien sûr
Mais relativement, cela me serait aussi compliqué que d'acheter des actions.
Ma conseillère bancaire souhaitait que j'investisse la-dedans, mais moi ça ne m'intéressait pas (elle doit toucher des primes pour chaque personne qu'elle convainc), je préfére laisser mes économies sur mon livret A même si la somme ne me rapporte rien, il n'y a pas de risque de perte sauf si comme disent les complotistes, les banques viennent à puiser sur nos comptes pour se renflouer. Il y en a qui retirent l'argent de leur compte et cachent les billets dans leur matelas.
J'avais lu un livre de Kryéon avant 2000, assez new age qui promettait qu'un jour toutes les actions descendraient à une valeur de zéro.
Ceux qui ont subi de plein fouet la chute je crois de 40 % du bitcoin récemment et qui en avaient beaucoup doivent être dégoûtés. Je ne sais pas si c'est remonté depuis, je ne suis pas les cours.
Mais curieusement, tu as dû voir l'info suivante :
Je pense que c'est qu'un début et que d'autres pays vont faire pareil, un pied de nez aux puissant de la planète qui souhaite l'effondrement des cryptomonnaies car elles échappent peut-être au projet d'exploitation de l'homme par l'homme.
Tu devrais peut-être plutôt demander à Pascal puisque son fils est trader.
Moi, je trouve que c'est pas facile de savoir quoi faire quand on a des cryptomonnaies, si on doit en vendre ou en acheter et à quel moment bien sûr
Mais relativement, cela me serait aussi compliqué que d'acheter des actions.
Ma conseillère bancaire souhaitait que j'investisse la-dedans, mais moi ça ne m'intéressait pas (elle doit toucher des primes pour chaque personne qu'elle convainc), je préfére laisser mes économies sur mon livret A même si la somme ne me rapporte rien, il n'y a pas de risque de perte sauf si comme disent les complotistes, les banques viennent à puiser sur nos comptes pour se renflouer. Il y en a qui retirent l'argent de leur compte et cachent les billets dans leur matelas.
J'avais lu un livre de Kryéon avant 2000, assez new age qui promettait qu'un jour toutes les actions descendraient à une valeur de zéro.
Ceux qui ont subi de plein fouet la chute je crois de 40 % du bitcoin récemment et qui en avaient beaucoup doivent être dégoûtés. Je ne sais pas si c'est remonté depuis, je ne suis pas les cours.
Mais curieusement, tu as dû voir l'info suivante :
extrait de https://journalducoin.com/actualites/hi ... -salvador/Bitcoin, enfin adoubé – Malgré la morosité du cours des actifs numériques, leur adoption avance à grands pas. Cette semaine le Panama, le Paraguay, l’Argentine et le Brésil ont tous fait part de leur souhait d’intégrer les cryptomonnaies à l'économie de leurs pays. Ces déclarations font suite à l’annonce fracassante de Nayib Bukele, Président du Salvador, qui entend faire de Bitcoin une monnaie légale dans son pays.
L’Assemblée législative du Salvador a approuvé ,dans la nuit du 8 juin, la loi sur le bitcoin présenté par le président du pays. Avec 62 voix sur 84, la nouvelle législation a été approuvée avec une majorité écrasante, même si cela n'étonnera que peu, puisque le Congrès est très majoritairement contrôlé par le parti du président. La loi doit maintenant être ratifiée par Nayib Bukele.
Parmi les articles de la loi dite « Bitcoin », on retrouve la possibilité d’utiliser Bitcoin pour payer ses impôts, l’exemption d’impôt sur les plus-values en BTC et l’utilisation du dollar US comme « monnaie de référence » pour la détermination des prix. En outre, le projet de loi prévoit que « tout agent économique doit accepter le bitcoin comme paiement lorsqu’il lui est proposé par celui qui acquiert un bien ou un service. »
Bitcoin
La nouvelle loi dispose également que les prix pourront être exprimés en bitcoin, et que cette cryptomonnaie doit être acceptée sur tout le territoire national, avec des exceptions pour les zones reculées où les infrastructures techniques nécessaires ne sont pas encore accessibles, mais aussi pour les citoyens qui n'auraient pas accès aux moyens nécessaires pour effectuer ces transactions électroniques.
La loi entrera en vigueur 90 jours après sa promulgation par le président Nayib Bukele. Toutefois, l’intégralité des entreprises évoluant au Salvador vont devoir s’adapter et mettre en place des dispositifs techniques permettant d’accepter ce nouveau moyen de paiement. Avec ce vote, le Salvador entre par la grande porte dans l'histoire de l’économie et marquera irrémédiablement celle de Bitcoin.
Je pense que c'est qu'un début et que d'autres pays vont faire pareil, un pied de nez aux puissant de la planète qui souhaite l'effondrement des cryptomonnaies car elles échappent peut-être au projet d'exploitation de l'homme par l'homme.
Modifié en dernier par Gemani le 11 juin 2021, 06:56, modifié 1 fois.
- Hors ligne Pascal
- #13
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Message le
Je ne lui demanderai pas car ce forum est consacré à des valeurs spirituelles et pas économiques.Gemani a écrit : 11 juin 2021, 06:50 Tu devrais peut-être plutôt demander à Pascal puisque son fils est trader.
Il a 21 ans et travaille énormément pour progresser seul et avec quelques connaisseurs à distance.
Les qualités d'un trader sont bien sûr intellectuelles (graphiques, tendances, courbes, chandeliers japonais...) mais surtout psychologiques nous explique-t-il.
Un génie sera au même niveau qu'une personne normale.
C'est l'intelligence émotionnelle qui compte le plus en trading et il faut se détacher, prendre du recul, observer en permanence les cours d'un marché pour ne pas commettre d'erreurs d'achat et de revente.
Il faut intégrer le marché et tellement bien le connaître que l'on ressent ensuite les évolutions de ce marché.
Il nous expliquait hier qu'il est en relation avec un ancien trader bancaire qui a 10 ans d'expérience et qui est maintenant à son compte.
Au début d'un métier dans les banques le trader doit observer 10 heures par jour pendant 2 ans le marché avec lequel il va travailler pour qu'on lui fasse confiance avant de manipuler des sommes d'argent énormes.
Le trader doit acquérir l'intuition du marché boursier sur lequel il travaille.
Le trading est étonnamment psychologique et mon fils suit une voie parallèle à la gnose pour le moment.
Il connaît et pratique la transmutation sexuelle.
Voilà ce que je peux vous dire, je n'en dirai pas plus et clôt ma participation sur ce sujet.
- Hors ligne Paulin
- #14
-
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non Gemani a propos de comment faire pour alerter la personne voulue dans les messages .
Le sujet de la cryptomonnaie je ne vais plus rien dire .
Le sujet de la cryptomonnaie je ne vais plus rien dire .
- Hors ligne Gemani
- #15
-
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il n'y a pas moyen de l'avertir à ma connaissance par un symbole ou quoi que ce soit...
Si tu veux vraiment qu'il fasse attention au message que tu as posté, il te reste plus qu'à lui envoyer un message privé...
Si tu veux vraiment qu'il fasse attention au message que tu as posté, il te reste plus qu'à lui envoyer un message privé...
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- 4.1 Les notions fondamentales de la gnose (2e Cercle : mésotérique)
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- ↳ Eveil de la conscience, auto-observation psychologique, méditation active
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- ↳ Jésus Christ, sa vie revisitée
- ↳ Nos grands frères des espèces tribales
- ↳ Groupements sataniques, magiciens noirs, démons et sorcières
- ↳ Médiums de qualité et contacts avec les esprits
- ↳ Activités et lieux ténébreux
- ↳ Règne animal
- ↳ Types planétaires d'êtres humains
- ↳ Types planétaires des membres du forum
- ↳ Les fronts problématiques des célébrités
- 4.2 Devenir Initié (2e Cercle : mésotérique)
- ↳ Initiations, voies, embûches et présentation des 3 facteurs
- ↳ Chemin initiatique
- ↳ Voies possibles
- ↳ Embûches sur le chemin de l'autoréalisation de l'Être
- ↳ Vision d'ensemble sur les 3 facteurs
- ↳ Premier facteur de la révolution de conscience : mourir
- ↳ Présentation générale des égos
- ↳ Egos mis en lumière
- ↳ Identification de nos ego et confession publique
- ↳ Identification des ego de Marie, conte inspiré et carnet de route
- ↳ Les 5 cylindres de la machine humaine
- ↳ Manifestation et gestion des égos dans le rapport à l'autre
- ↳ Effigies et impressions
- ↳ Méditation passive
- ↳ Facteur n°1 : Mourir
- ↳ Eliminer le Vice pour gagner la vertu
- ↳ Deuxième facteur de la révolution de conscience : naître
- ↳ Facteur n°2 : naître ou fabriquer les corps existentiels de l'Être
- ↳ Alchimie dévoilée (Mercure, sel et soufre)
- ↳ Fondamentaux du tantrisme blanc
- ↳ Monographies et dessins extraits des livres d'alchimie
- ↳ Sujets de synthèse sur le tantrisme blanc
- ↳ Points secondaires du tantrisme blanc
- ↳ Tantrisme noir ou gris et pratiques nuisibles
- ↳ Troisième facteur de la révolution de conscience : sacrifice pour l'humanité
- ↳ Facteur n°3 : sacrifice pour l'humanité
- ↳ Gnostiques de coeur, diffusez la gnose
- 5.1 Les pratiques gnostiques (2e Cercle : mésotérique)
- ↳ Discussions générales
- ↳ Adoration
- ↳ Astrologie ésotérique
- ↳ Astrologie noire
- ↳ Concentration
- ↳ Exercices d'introduction
- ↳ Formules magiques
- ↳ Grimoires
- ↳ Mantras et vocalisation
- ↳ Méditation
- ↳ Numérologie ésotérique
- ↳ Premiers ressentis
- ↳ Prières, conjurations et exorcisme
- ↳ Rêves
- ↳ Rites enseignés, exercices de lamaserie
- ↳ Runes
- ↳ Talismans et amulettes
- ↳ Tarot : les arcanes majeurs
- ↳ Tarot : les arcanes mineurs
- ↳ Tarots ou oracles, et leur apparition au cours des âges
- ↳ Visions
- ↳ Visualisations
- ↳ Voyager dans l'astral
- ↳ Expériences stimulantes de voyages astraux
- ↳ Voyager en jinas
- ↳ Autres techniques ou pratiques
- 5.2 Autres guides spirituels et pratiques ésotériques (2e Cercle : mésotérique)
- 6. Partage entre les membres avancés (3e Cercle : ésotérique)
- 7. Forum d'approfondissement (3e Cercle : ésotérique)