Conférence 288 : à la rencontre de la talité

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Conférence 288 : à la rencontre de la talité

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CONFÉRENCE N°288 : À LA RENCONTRE DE LA TALITÉ

Conférence de troisième chambre - Mexico D. F.



Tant qu'on n'a pas expérimenté directement ce qui ne relève pas du temps, ce qui est la vérité, on n'aura pas cette énergie, cette ardeur, cette motivation, cette force continue dont on a besoin pour travailler intensément sur soi-même dans ces temps modernes. Les aspirants sont tièdes, ils ne travaillent pas sur eux-mêmes de façon continue, ardemment. C'est dû précisément au fait concret de n'avoir jamais expérimenté réellement ce qui est au-delà du corps, des affects et du mental, ce qui est la vérité. Il n'est pas possible d'avoir de la motivation continue pour le travail sur soi-même si on n'a pas expérimenté, au préalable, le réel.

Celui qui ressent et souffre au plus profond de son propre Être est le seul à pouvoir expérimenter directement ce qui ne relève pas du temps. C'est celui qui est de ce côté-ci de la rive, ici dans la vallée du Samsara, qui souffre.

Ce qui est de l'autre côté de la rive est ce qui ne relève pas du temps. Cela est Cela et toi tu ne le connais pas. L'Être de l'Être est au-delà du Moi, dans le Jardin de l'Amour, dans ce qui ne relève pas du temps. L'Être de l'Être est très loin du corps, des affects et du mental.

Nous, les frères du Service, souffrons beaucoup pour ces pauvres humanoïdes qui vivent dans cette vallée d'amertumes, nous voulons les emmener de l'autre côté de la rive.

Seul le "corps de transformation", le Nirmanakaya, peut nous préparer à l'expérience continue de ce qui ne relève pas du temps. On reçoit le corps de Nirmanakaya quand on renonce au Nirvana par amour pour l'humanité. Mais, il faut le créer dans la Neuvième Sphère, tu le sais.

C'est seulement les Bodhisattvas de Compassion qui possèdent le corps de Nirmanakaya, ceux qui ont renoncé à la félicité par amour pour l'humanité souffrante. Seul le corps de Nirmanakaya ou "corps de transformation" nous transforme en êtres capables d'expérimenter continuellement le réel.

Beaucoup comprendront ces lignes avec l'intellect, mais sans être conscients de ces enseignements parce qu'ils ne les ont pas expérimentés directement. Ces gens ne savent pas ce qu'est la vérité parce qu'ils ne l'ont pas vue, parce qu'ils ne l'ont pas expérimentée, parce qu'ils n'en sont pas conscients. La vérité est l'inconnue d'instant en instant. La vérité est ce qui est toujours nouveau. La vérité est atemporelle. Ce qu'on ressent dans notre cœur, la douleur qui nous afflige à un moment donné, a ses racines dans le temps.

De l'autre côté de la rive, se trouve toujours ce qui n'a rien à voir avec le temps. La vraie plénitude, l'authentique félicité se trouve sur l'autre rive.

Les familles émergent du temps, se perdent dans le temps. Elles sont toujours subjectives, inconscientes et souffrent beaucoup. Les groupes humains apparaissent et disparaissent dans le temps ; ce sont des morts-vivants. Ces ombres du passé sont des fantômes qui pleurent et qui, à travers la ruelle du présent, se projettent dans le futur ; des ombres d'hier se projetant dans le futur à travers la ruelle du présent. Parmi ces ombres du temps, il y a beaucoup de conflits ; des conflits subjectifs des groupes qui pleurent, tu le sais. Pauvres êtres inconscients qui apparaissent et disparaissent comme des fantômes dans le temps.

Ce qui est derrière nous, à l'intérieur de l'intérieur, c'est l'Être. Seul l'Être de l'Être peut expérimenter directement la vérité. Le Moi-même est de ce côté-ci de la rive. L'Être est de l'autre côté de la rive. Le Moi-même est ce qui ne vaut rien, ce qui est périssable. L'Être est l'impérissable, ce qui est toujours nouveau. Le Moi-même est le compliqué, l'inconscient et le douloureux. L'Être est le simple, l'heureux et le conscient. Le Moi-même est un nœud qu'il faut dénouer. L'Être est la plénitude parfaite.

Les diverses circonstances douloureuses de la vie ne peuvent jamais exister au-delà du temps. Ressentir ce qu'on doit ressentir, ce que personne ne comprend, ce qu'ignore celui qui ressent, ce qui pour les gens ne vaut pas la peine de ressentir, c'est d'être, en fait, éveillé. Derrière le ressenti que l'on considère si réel, il y a un autre ressenti que les gens ne comprennent pas.

Au-delà de la lumière existe la Lumière de la lumière. Au-delà de l'intelligence existe l'Intelligence de l'intelligence. Au-delà du feu existe le Feu du feu.

Seul le plus haut degré d'intuition "Prajna-Paramita" peut expérimenter directement ce qu'on appelle Sunyata. Chaque Bodhisattva qui possède le corps glorieux du Nirmanakaya a expérimenté directement le Vide Illuminateur, le Sunyata. Bien au-delà du vide illuminateur et de la machinerie de la relativité, existe la Talité ; c'est le tout. Le Vide Illuminateur est l'antichambre de la Talité.

Celui qui expérimente le Vide Illuminateur, s'il ne revient pas terrorisé, entre dans la Talité. Le mystique recule, terrorisé, face au Vide Illuminateur s'il n'est jamais passé par l'annihilation bouddhique.

Dans l'océan de la lumière incréée, le Non-Être est l'Être Réel. On est réellement ce que l'on croit ne pas être. Être quelque chose qu'on croit ne pas être, c'est être réellement. Si toute chose se réduit à l'unité, à quoi se réduit l'unité ? Incontestablement, l'unité se réduit à toute chose. Dire cela avec emphase est facile, le comprendre, c'est un peu plus difficile, mais pas impossible. Le ressentir, l'expérimenter directement, vivre l'expérience, c'est presque impossible.

Ceux qui sont passés une fois par cette expérience mystique savent ce qu'est le Vide Illuminateur. Seuls ceux-là, les quelques-uns, connaissent directement ce qui est au-delà du corps, des affects et du mental, ce qu'est la vérité.

Affirmer intellectuellement que nous sommes l'arbre, l'oiseau qui vole, le poisson, le soleil, les soleils, c'est très facile. S'identifier à l'arbre, à l'oiseau, au poisson, au soleil, aux soleils, pendant l'état d'extase et ensuite se sentir tout cela, c'est très simple et à la portée de tout mystique illuminé, vraiment très simple. Être réellement l'arbre, l'oiseau, le poisson, le soleil, les soleils, c'est presque impossible ; c'est Sunyata, l'expérience du Vide Illuminateur.

Pour une meilleure compréhension de nos lecteurs, nous dirons qu'une chose est de s'identifier à l'arbre et une autre bien différente d'être l'arbre. Dans le Sunyata - expérience directe du Vide Illuminateur -, on est réellement l'arbre, l'oiseau, le poisson, le soleil, les soleils, le monde, les mondes, tout ce qui est, ce qui a été et qui sera.

Quand on a l'Ego, l'Essence retourne dans la bouteille, comme la lampe d’Aladin, à l'intérieur de l'Ego. Alors, on perd le Sunyata, l'expérience mystique du réel. C'est précisément dans le Sunyata que l'on expérimente directement ce qu'est la Vérité. L'Essence, dans le Sunyata, se déplace librement au sein du Vide Illuminateur. La goutte se submerge dans l'océan que personne ne comprend. Ce qui est réellement n'est jamais compris par ceux qui vivent dans le temps. Ce que l'Essence expérimente terrifie d'épouvante l'Ego. Être tout et ne pas être quelqu'un s'avère épouvantable pour ceux qui reculent face à l'annihilation bouddhique. L'authentique félicité de l'Être horrifie l'Ego.

Dans le Sunyata, il y a un élément qui transforme radicalement. Quiconque expérimente le Sunyata travaillera intensément sur lui-même sans jamais défaillir.

Dans le Vide Illuminateur, on ressent ce qui ne peut être exprimé avec des mots. Ce qui est ressenti dans l'Être cause de la douleur à l'Ego. L'Être et l'Ego sont incompatibles. Ils sont comme l'eau et l'huile, ils ne peuvent jamais se mélanger.

Dans le Sunyata, la goutte se dilue de plus en plus dans le Grand Océan, elle s'étend terriblement. Où cela nous mènera-t-il ? L'ouragan hurle dans les gorges de la montagne, la mer fouette la plage, la terre tremble dans ses intimités... Tous ces incidents ne sont que fugaces, battements en vain, légères vibrations qui se perdent dans ce qui est au-delà du corps, des affects et du mental.

Dans le Grand Océan, la Conscience se dilue, se propage effroyablement ; elle est fleuve, elle est mer et bien plus que ça. Toute cette profondeur est terriblement divine ; des océans sans rivages... Les Dieux ne sont que des vagues de lumière dans l'Océan profond de ce qui n'a pas de nom.

La Conscience superlative de l'Être s'étend, s'amplifie terriblement et pressent qu'à la fin, elle devra se perdre dans quelque chose d'encore plus profond. Si l'Ego n'existait pas, toute possibilité de terreur serait plus qu'impossible. Malheureusement, l'Ego existe encore et craint l'annihilation bouddhique. C'est précisément le Moi-même qui transmet sa vibration perfide à la Conscience superlative de l'Être.

Alors le mystique s'exclame : "Et moi alors, qu'est-ce que je vais devenir ?". Le mystique craint de cesser d'exister ; il est horrifié, il sait qu'il doit se perdre dans la Talité, le Tout. C'est comme ça qu'on perd le Satori, l'Extase, le Samadhi et qu'on revient à l'intérieur du Moi-même. Bien peu résistent avec succès au Sunyata bouddhique !

En réalité, la Talité est bien au-delà de l'Univers, de la relativité. Incontestablement, la Talité est aussi bien plus au-delà du Vide Illuminateur. La machinerie universelle de la relativité et son contraire, le Vide Illuminateur, ne sont que les opposés de ce qui est, mais pourtant, n'est pas. La Talité est la synthèse de ces contraires, Cela qui existe au-delà de toute existence possible.

Indubitablement, Cela qui existe au-delà de toute existence possible, est réellement ce qui n'est pas en absolu pour le mental. Le Vide Illuminateur n'est que l'antichambre de la sagesse, tu le sais.

Celui qui écrit ces mots a expérimenté le Vide Illuminateur trois fois consécutives. L'Essence, submergée dans le Vide Illuminateur, fait l'expérience de ce que personne ne peut expérimenter. La goutte submergée dans le Grand Océan de la Lumière perçoit ce que les gens ne perçoivent jamais.
Modifié en dernier par Gemani le 27 mai 2023, 23:07, modifié 2 fois.
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Ce qui est réel pour Essence n'intéresse pas les gens. Dans le Vide Illuminateur, l'Essence perçoit et transmet. Ce que l'Essence perçoit arrive à la personnalité humaine. Dans ces moments, les centres émotionnel et moteur s'unissent au centre intellectuel. Les expériences mystiques de l'Essence pendant l'Extase, captées par le centre intellectuel, informent aussi les centres émotionnel et moteur. Cela est dû à l'intégration des trois centres au cours de l'Extase profonde.

Grâce à tous ces processus psychiques, lorsque l'Extase se termine et que l'Essence retourne à l'intérieur du corps, les souvenirs de ce que nous avons vécu en absence du Moi ne sont pas perdus. En réalité, ce que l'Essence éprouve en l'absence du Moi-même est la félicité de ce qui n'est pas et qui pourtant est. Il est grand, le bonheur de la plénitude ; alors nous nous déplaçons au-delà du temps dans ce que personne ne comprend.

Pur sentiment, mais illuminé par quelque chose que la raison subjective ignore. Sentiment qui n'est pas sentiment, mais qui est bien sentiment. Sentiment terriblement profond dans ce que personne ne comprend. Sentiment du sentiment, devenu faits concrets, mais inconnu du raisonnement purement subjectif.

Lumière dans la lumière, intelligence bien plus au-delà de toute intelligence possible. Question de questions que seuls les Dharmakayas peuvent comprendre.

Bienheureux ceux qui possèdent le corps glorieux des Dharmakayas. Ces êtres parfaits se meuvent exactement au-delà du bien et du mal. Bienheureuses ces créatures qui, vêtues du "corps-essence" de l'Être, demeurent dans la zone géométrique qui existe entre l'univers de la relativité et le Vide Illuminateur.

Il est écrit dans le Livre de la Vie que les Dharmakayas de la Grande Loi doivent passer préalablement par l'état de Sambhogakaya. Ceux qui évoluent dans toutes les régions de l'Univers, avant leur Libération finale, sont bienheureux avec le "corps de jouissance", le merveilleux véhicule de Sambhogakaya. Indubitablement, avant de recevoir le Portail de l'Univers, nous devons régler nos comptes avec la trésorerie un peu au-delà de l'Aeon 13, tu le sais.

Les Dharmakayas, avec le "corps d'essence" ou le "corps de la loi", après avoir soldé les comptes avec la trésorerie, s'immergent dans le Vide Illuminateur et ensuite, entrent dans la Talité.

L'ascète gnostique s'allonge en décubitus dorsal, sur le dos, la tête tournée vers l'Est. Vous pouvez vous allonger sur votre lit, ou sur la terre parfumée, ou où vous voulez. Il est délicieux de s'allonger pour méditer dans les champs fleuris ou dans le charmant bruissement des forêts de pins ancestrales où chantent les oiseaux. L'ascète gnostique peut aussi s'étendre sur les rochers des montagnes ou sur les falaises du vent orageux. Les roches amies réconfortent les ascètes gnostiques.

Placez votre corps, soit sous la forme d'une belle étoile à cinq pointes, soit en position de l'homme mort ; choisissez la forme. Le pentalphe s'avère profondément ésotérique ; il peut nous défendre contre les attaques des ténébreux. La position de l'homme mort est profondément significative : "La mort est la couronne de tous", tu le sais. Vous devez alors ressembler à un cadavre : talons joints et pointes des pieds en éventail ; bras de cadavre le long du corps.

Respirez maintenant comme respirent les nouveau-nés. Observez les petits, prêtez attention à leur façon de respirer, imitez-les pendant la méditation. Que les nouveau-nés sont beaux ! Il est certain que leur respiration est celle de l'âme du monde. L'odeur des nouveau-nés est sylvestre, elle sent la forêt, la montagne, elle a ce je ne sais quoi. Dans ces créatures innocentes, seule l'Essence pure et ineffable se manifeste. Cela nous explique maintenant la raison fondamentale du pourquoi les nouveau-nés sont auto-conscients. Cependant, les personnes âgées, avec beaucoup d'autosuffisance, croient que le nouveau-né est inconscient.

Observez les nourrissons ; leurs petits corps, détendus dans le berceau, ont un aspect ineffable. Imitez les enfants nouveau-nés, détendez votre corps comme le font les enfants. Qu'aucun muscle ne soit en tension, les jambes et les bras des petits nouveau-nés ressemblent à de la soie. Les nouveau-nés dorment délicieusement dans leurs berceaux, heureux et sans problème d'aucune sorte. Imitez les enfants innocents pendant la méditation intérieure profonde. Reconquérez l'enfance dans l'esprit et dans le cœur. Vivez d'instant en instant, de moment en moment, sans le poids douloureux du passé, sans se soucier de l'avenir.

Relaxez le mental. Videz-le de toutes sortes de pensées, désirs, passions, etc. N'acceptez aucune pensée dans votre mental.

Avant que la flamme d'or puisse brûler d'une lumière sereine, il faut prendre soin de mettre la lampe à l'abri de tout vent. Les pensées terrestres doivent tomber mortes aux portes du temple. Le mental doit être tranquille à l'intérieur, à l'extérieur et au centre. Ainsi, en méditation profonde et avec le mental détendu, vous expérimenterez le réel.

Abandonnez-vous à votre Dieu intérieur profond, oubliez complètement la mondanité. Gardez vos paupières fermées pendant la méditation. Que votre véhicule physique s'assoupisse délicieusement. La méditation sans sommeil détruit le cerveau et endommage le mental. La méditation profonde, dûment combinée au sommeil, mène à l'Extase, au Samadhi. Combinez le sommeil à la méditation dans des proportions harmonieuses. N'oubliez jamais la Loi de la Balance. Vous avez vraiment besoin de cinquante pour cent de sommeil et de cinquante pour cent de méditation. Pratiquez la méditation lorsque vous vous sentez prédisposé au sommeil normal.

Le boulanger qui veut faire du pain doit savoir combiner les différentes quantités d'eau et de farine. Si le boulanger met plus d'eau que de farine, il n'obtiendra pas de pain. Si le boulanger met beaucoup de farine et peu d'eau, il n'obtiendra pas de pain non plus. Il en va de même pour le processus de la méditation. Si nous mettons plus de sommeil que de méditation, nous tombons dans l'inconscience. Si nous mettons plus de méditation que de sommeil, nous endommageons le mental et le cerveau. Toutefois, si nous savons combiner harmonieusement sommeil et méditation, nous obtiendrons ce qu'on appelle le Samadhi, l'Extase.

Ceux qui prétendent méditer en éliminant radicalement le sommeil ressemblent à celui qui tente de faire démarrer une voiture en appuyant violemment sur les freins.

Un autre exemple vous permettra de mieux clarifier tout cela. Imaginez un instant un cavalier sur son cheval. Si le cavalier veut faire avancer le cheval, il devra lâcher du lest. Mais si, au lieu de cela, il tire sur les rênes et blesse la bête avec les éperons, alors il fera quelque chose d'absurde : le pauvre animal va s'agiter, se cabrer, il va gémir et sans doute désarçonner violemment le cavalier. Il risque d'arriver exactement la même chose au dévot qui tente de méditer en éliminant le sommeil.

La relaxation du mental doit être parfaite. Toute idée, tout désir, toute pensée, etc., qui traverse le mental à un moment donné, produit des tensions et cela n'est pas de la détente. La relaxation parfaite du mental exclut les désirs, les idées, les pensées, les souvenirs, les passions, etc. Vider le mental, le transformer en un puits sans fond, profond est réellement le détendre.

Le mental superficiel est semblable à une flaque d'eau sur le chemin : lorsque ses eaux s'évaporent sous les rayons solaires, il ne reste plus que de la boue et de la pourriture. Le mental profond, détendu est merveilleux ; c'est comme un lac insondable où vivent d'innombrables poissons et où il y a la vie en abondance.

Lorsque quelqu'un jette une pierre dans un lac paisible et serein, il y a des vagues scintillantes qui vont du centre vers la périphérie. C'est la réaction de l'eau à l'impact du monde extérieur. De même, nous dirons que le mental détendu est comme un lac paisible et serein où se reflète le panorama de l'Univers. Les impacts provenant du monde extérieur, en tombant dans le lac du mental, produisent des ondes qui vont du centre vers la périphérie. Ces ondes agitent le mental des anachorètes et les conduisent à l'échec. Le mental doit être contrôlé à partir du centre afin qu'il ne réagisse en aucun cas aux impacts du monde extérieur.

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