CONFÉRENCES 296 - ÉTRANGES PHÉNOMÈNES MÉTAPHYSIQUES
Nous allons commencer notre conférence de ce soir; je demande toute votre attention. Avant tout, il est nécessaire de savoir d'où nous venons, où nous allons, quel est le but de notre existence, pourquoi nous naissons, qui nous sommes, etc. Il s'avère manifestement douloureux de vivre dans le monde de manière purement mécanique, sans rien connaître de nous-mêmes, en souffrant, en luttant, en travaillant pour exister et sans savoir pourquoi il faut exister.
Il me semble qu'exister pour exister n'a pas de raison d’être. Cela mérite que nous sachions quelque chose sur nous-mêmes. C’est ainsi seulement, en réalité, que nous trouverons un sens à la vie, c’est ainsi seulement que nous lutterons avec joie pour le pain quotidien.
Qui sommes-nous ? Dans les anciens Mystères grecs, dans le Temple de Delphes, est gravée sur la pierre une inscription qui dit: “Nosce Te Ipsum”: -Homme, connais-toi toi-même- -et tu connaîtras l'Univers et les Dieux-. L'homme est contenu dans la nature et la nature en l’homme, et si nous ne découvrons pas les Lois de la nature à l’intérieur de nous-mêmes, nous ne les découvrirons jamais en dehors de nous-mêmes.
Dans le domaine de la Parapsychologie, il y a beaucoup de matériaux intéressants. Dans le passé, on a fait beaucoup d'expériences psychiques ou parapsychologiques, dans le but d’en savoir plus sur nous-mêmes.
Il me revient en mémoire, à cet instant, le fameux cas d'EUSAPIA PALLADINO, à Naples ; c'était une femme tout-à-fait analphabète, ignorante ; cependant, elle a connu, ou plutôt elle s’est prêtée à beaucoup d'expériences de type métaphysique : en sa présence, une table s'élevait toute seule, violant la Loi de la Gravité ; des êtres étranges apparaissaient et disparaissaient ; des coups très bizarres se déclenchaient ou se faisaient entendre là où elle était. Et cela attira l'attention de beaucoup d'expérimentateurs.
Eusapia Palladino de Naples devint célèbre dans toute l’Europe et des savants de tous les pays de ce vieux continent arrivèrent pour, disaient-ils, “démasquer la fraude”. C'était des personnes sceptiques de ce courant matérialiste du XVIII" siècle, incrédules à cent pour cent, fanatiques du scientisme matérialiste qui est parvenu jusqu’à nos jours.
Ils commencèrent à organiser un laboratoire pour la recherche ou les recherches. Ils firent asseoir Eusapia Palladino sur une chaise fermement fixée au plancher; de chaque côté, il y avait des poteaux d'acier auxquels elle fut naturellement enchaînée ; tout son corps fut entouré de fils électriques, même ses oreilles ; ils ont placé des fils électriques à ses oreilles ; les doigts de ses mains furent entourés de fils très fins afin que n'importe quel mouvement qu’elle aurait voulu faire pour réaliser un truquage fût suffisant pour que, immédiatement, retentisse une sonnette qui la dénoncerait. Avec ça, il n'y avait aucune possibilité de tricher...
Ce cas fut extraordinaire : les pieds, les mains, tout était contrôlé. Avant l'expérience, on fit une analyse minutieuse de son corps physique : On examina son urine, on fit des études exhaustives sur ses poumons, ses bronches, etc., dans le but de connaître son état physique : c'était une femme saine...
En pleine expérience, voici qu'une table qui était devant elle, et autour de laquelle étaient assis les chercheurs matérialistes, incrédules et fanatiques à cent pour cent, s’éleva complètement au-dessus du plancher, violant la Loi de la Gravité.
On prit des photographies qui montrèrent parfaitement la crue réalité de ce fait, sans trucage d'aucune sorte, d'autant plus qu'elle était complètement attachée aux poteaux d'acier et contrôlée par ces incrédules scientifiques athées, ennemis de l'Eternel.
Dans le laboratoire, il y avait aussi des balances très précises ; un instrument de musique placé dans une caisse en acier chargée d'électricité à haute tension, de la farine sur des assiettes,du plâtre dans des assiettes, une mandoline sur le sol, des appareils photographiques très sensibles, du papier phosphorescent, du carton phosphorescent, etc.
Il arriva qu'une mandoline qui était au sol fut soulevée par des mains invisibles, et il en sortit des mélodies exquises qui, indiscutablement, surprirent les chercheurs. Des mains apparurent dans le plâtre, des empreintes aussi dans la farine ou le plâtre. L'instrument de musique, enfermé dans une caisse en acier chargée d'électricité à haute tension, résonna délicieusement.
Qui aurait pu, de sa main physique, jouer de l’instrument qui était enfermé hermétiquement dans une caisse chargée d'électricité à haute tension ? Celui qui l'aurait fait physiquement, eh bien, il serait mort, il aurait été électrocuté. Cependant, cet étrange instrument résonna délicieusement ; de belles mélodies les firent tous frémir dans le laboratoire.
Selon les balances très précises, il fut indiqué une certaine quantité de poids; des mains étranges avaient mis des poids sur un plateau de la balance et cela était enregistré, etc.
La plus intéressante de ces expériences fut le cas de BOTAZZI un scientifique qui était présent là-bas : la mère de celui-ci, morte depuis bien des années apparut un beau jour dans le laboratoire, elle avanca au milieu du groupe des scientifiques jusqu'où se trouvait son fils et elle l'embrassa en l'appelant par son nom de famille particulier. Les scientifiques prirent immédiatement des photographies de ce qui arrivait.
Botazzi, qui était l’un des incrédules, ne put s'empêcher d'y croire en embrassant sa mère, morte depuis tant d'années. C'est-à-dire qu'il y eut là une série d'expériences qui démontrèrent, jusqu'à satiété, la réalité du monde invisible.
Il est clair que beaucoup de ces scientifiques athées, ennemis de l'Éternel, y ont cru! Ils ont été remués jusqu’au plus intime de leur Être, ils ont été surpris. Ils ont pu constater, par eux- mêmes, que leur science était très pauvre face au grand réservoir de la Sagesse Universelle…
Beaucoup plus tard dans le temps, il arriva un autre cas extraordinaire qui eut lieu à Hydes-ville, aux États-Unis. Les demoiselles Fox attirèrent universellement l'attention. Dans la maison de ces demoiselles, il se passait des phénomènes très graves : des tables flottaient dans l’atmosphère pour retomber ensuite lourdement. Des pierres lancées par des mains invisibles sortaient par une porte de la maison et entraient par une fenêtre, ou bien sortaient par une fenêtre et entraient par une autre, violant tout principe intelligent parmi ceux que l’on connaît déjà sur le lancer d’une pierre.
Il est clair que dans le cas de Katie King, pas un scientifique ne manqua: un dénommé William Crookes, qui fut précisément celui qui découvrit la matière à l’état radiant, celui quiprésenta au monde la matière radiante dans ses tubes en verre, ce fut cet homme qui se proposa de faire des recherches...
Des scientifiques matérialistes de toutes sortes arrivèrent d'Europe, des Etats-Unis. Comme dans le cas d’Eusapia Palladino, ils se proposaient aussi de venir dans le but de “démasquer la fraude”, comme ils disaient à cette époque...
Dans une pièce spéciale, dans le laboratoire, on plaça le médium Florence Cook, dûment attachée à un lit d'acier, entourée de fils électriques pour s'assurer qu'elle ne ferait aucune fraude. Et, en présence des scientifiques, on vit comment son corps se dématérialisait, alors que Katie King se rendait visible et tangible. C'était une défunte qui entrait alors en scène dans le Monde Physique et qui attira, bien sûr, beaucoup l'attention à cette époque. Katie King était morte jeune, et jeune, elle apparaissait.
Il n’y a pas de doute que par l'intermédiaire de ce médium, elle se condensait pour se rendre visible et tangible. Pour sa matérialisation, elle prenait le matériel du corps de cette demoiselle Florence Cook.
Katie King, la défunte, resta matérialisée ainsi, durant trois ans complets ; elle se laissa soumettre à toutes sortes d'analyses, on prit toutes sortes de photographies. Les scientifiques furent totalement convaincus. Et d’incrédules qu'ils étaient, ils devinrent croyants. Elle resta avec eux trois ans dans le laboratoire.
Au bout de trois ans, en présence de tous, elle se dématérialisa après avoir pris congé ; elle déclara qu'elle était venue accomplir une mission qui était celle de démontrer qu’il y a quelque chose au-delà du sépulcre, qu’il y a quelque chose qui a une réalité au-delà de la tombe. Et, bien sûr, en les embrassant tous, elle se dématérialisa lentement devant les plaques photographiques...
Cependant, pour qu'ils soient encore plus convaincus encore de n'avoir été victimes d’aucune hallucination, elle leur laissa une boucle de ses propres cheveux matérialisée, boucle qui est encore conservée. Ainsi, les faits sont les faits et, devant les faits, nous devons nous incliner.…
Eux, les chercheurs, retournèrent dans leurs pays d'origine, parfaitement convaincus: ils n'étaient plus les sceptiques qui étaient venus; ils crurent à partir de rigoureuses vérifications.
Et, en réalité, mes chers amis, nous vivons tous en relation avec un monde invisible. Si les gens ne se rendent pas compte de ce qui se passe au-delà de la mort, c'est précisément parce qu'ils ont la Conscience endormie: s'ils l'avaient éveillée, tout serait différent.
Nous sommes directement en relation avec beaucoup de ceux qui sont passés dans l’Au-delà et, cependant, il est triste de le dire, les êtres humains ne se rendent pas compte de ce type de sujets spirituels.
Plus encore, je vous le dis, il existe des phénomènes psychiques terribles : il y a peu de temps, j'ai été en contact avec un grand gnostique venu de l'Himalaya. Il était parti là-bas dans le but d'apprendre le Kung fu, il n'y a pas de doute qu’il l'apprit.…
À Berlin, en Allemagne, il est entré dans une école de Parapsychologie, mais il lui est arrivé un fait qui fut vraiment extraordinaire : il avait un ami étudiant avec lequel il se trouvait en Allemagne et, un jour parmi tant d'autres, comme il était jeune et célibataire, il vécut une péripétie assez sensationnelle….
Tous deux virent des jeunes filles de Berlin, des Allemandes, ils en tombèrent amoureux et se fiancèrent avec elles, elles se montrèrent très disponibles. Ils sortaient tous les jours avec elles pour prendre un café, pour se promener dans les différents quartiers de Berlin, etc. Elles vivaient seules dans une jolie résidence et ne virent aucun inconvénient à les inviter chez elles.
Là, tous les quatre jouèrent un peu avec un petit train électrique très beau: ils le faisaient avancer, et, bien sûr, tout cela était beau pour eux. La vie se déroulait ainsi, aimablement, et rien ne pouvait laisser supposer que quelque chose d'étrange allait devoir se produire.
Ces deux dames avaient un tempérament très aimable ; leurs cheveux étaient blonds comme ceux de toutes les Allemandes de race blanche, leur peau rosée ; elles aimaient se vêtir joliment. Ainsi, leurs relations étaient belles, les deux couples s'aimaient et chacun de ces jeunes -étudiants de l’Université de Parapsychologie- aimait sa fiancée, et il n'y avait rien d’étrange pour le moment...
L'étrange vint plus tard et, pour comble, au bout de trois ans. Ils s'aperçurent un jour que ces dames devenaient très pâles, leur couleur rosée palissait lentement. Ils les voyaient aussi très méditatives, et, finalement, l’une d'elles ne vit aucun inconvénient à dire aux jeunes gens:
- Cette Semaine, nous ne pourrons pas vous voir, nous nous verrons samedi.
La journée du lundi commençait, ils dirent:
- Bien, si c'est ainsi, nous nous verrons samedi...
- Oui, vous pouvez venir samedi comme d'habitude, pour que nous sortions faire un tour et que nous soyons tous contents.
- Très bien, dirent-ils.
Et le samedi, précisément, ils se présentèrent comme d'habitude, mais la maison était hermétiquement fermée. Lassés de tirer inutilement la sonnette, ils tapèrent aux fenêtres, à la porte, personne ne sortit ; le temps passa, personne n'ouvrait. Finalement, un peu impatients, ils frappèrent à la porte voisine pour essayer d'avoir des informations au sujet de ces dames. La chose était très bizarre…