CONFÉRENCE 309 : CLÉS GNOSTIQUES POUR S'ÉCHAPPER DU SAMSARA
Conférence de Troisième Chambre - Mexico D.F.
Conférence de Troisième Chambre - Mexico D.F.
Nous avons besoin de nous définir pour l’Autoréalisation Intime de l’Être. Toutes les écoles de type pseudo-ésotérique et pseudo-occultiste sont, malheureusement, embouteillées dans le dogme de l'Évolution. Comme je l'ai si souvent répété, nous ne nions pas la Loi de l'Évolution en elle-même, nous la plaçons seulement à sa place, nous la plaçons à sa place particulière.
Évolution et Involution constituent vraiment l'axe mécanique de toute la nature. Tout évolue et involue, monte et descend, s'élève et redescend. La Roue du Samsara tourne sans arrêt, basée sur ces deux lois : Évolution et Involution.
On a beaucoup parlé du mouvement perpétuel. Il fut un temps où les gens passaient leur temps à se creuser les méninges pour inventer un appareil qui aurait le mouvement perpétuel ; on voulait un objet, c'est-à-dire un mécanisme de type très particulier qui tournerait sans cesse, qui ne s'arrêterait jamais, ne nécessitant aucune consommation de carburant, ce qui est manifestement absurde. Le mouvement perpétuel implique, en fait, une consommation de carburant. Ce mouvement ne pourrait pas exister sans cette consommation.
La Terre, par exemple, tourne autour du Soleil, va et vient sans arrêt; il y a un mouvement perpétuel, mais il y a une consommation de carburant. Au fil du temps, la Terre vieillit, et un jour viendra où ce sera un cadavre, une nouvelle Lune. Donc, essayer d'inventer un mécanisme sans dépense de matériaux, sans consommation d'aucune sorte de matériaux, est complètement impossible. Même l'hypothèse selon laquelle une entité mécanique avec un mouvement continu pourrait être inventée est, en soi, une consommation constante de matériaux qui se produirait, rendant son succès très relatif, car les propres matériaux de l'appareil mécanique s'useraient à la longue. Ils seraient les éléments base pour actionner ce mécanisme : les axes, les pignons des roues, ou des axes, etc. s'useraient.
Plaçons cela dans le contexte philosophique, ésotérique où scientifique. La roue du Samsara se base sur le mouvement perpétuel. Les deux facteurs de cette grande roue sont l'Évolution et l'Involution. Anubis monte à droite, évoluant; Typhon descend à gauche, involuant. Mais la roue se paralyserait, deviendrait statique s’il n'y avait pas consommation de matériaux. Quels sont les matériaux qui font tourner la roue ? Évidemment, les Egos, les millions d’Egos qui vivent à la surface de la Terre. Il est clair, il est ostensible qu'on nous assigne à tous cent huit existences et ça, je l'ai répété jusqu'à satiété.
Il est certain et vraiment vrai qu'une fois notre cycle de vies accompli, nous nous précipitons par l'arc descendant involutif de la roue du Samsara. Il est vrai aussi que nous nous désintégrons dans la Huitième Sphère et dans la Neuvième Sphère. C’est évident : nous nous précipitons vers le centre de gravité de notre planète, vers le noyau de stabilité planétaire, vers le centre de la Terre. Dans cette descente, dans cette chute, il y a involution. Nous passons par les états animaux, végétaux et minéraux, puis nous devenons poussière. Nous sommes le matériau qui fait bouger la roue.
Vous voyez, la force de la gravité fait tourner la roue vers le bas, vers le centre de stabilité qui se trouve au cœur de la Terre. Mais quand nous devenons poussière dans le noyau central de la planète où nous vivons, alors, par la Loi de la Lévitation, de simple ascension, nous évoluons à nouveau, nous ressortons à la surface, à la lumière du soleil pour recommencer le voyage et récapituler des états minéraux, végétaux et animaux, jusqu'à reconquérir l’état humain que nous avons jadis perdu.
Le matériau résiduel qui fait bouger la roue, ce sont donc les millions d'Egos qui vivent à la sur-face de la Terre. Avec la force que nous avons, nous nous précipitons, attirés par la Loi de la Gravité, vers le centre de la Terre. Voilà, mes chers frères, l'aspect ésotérique du mouvement continu.
Il ne fait aucun doute que la roue du Samsara est vraiment une roue philosophique, scientifique, réaliste, et nous sommes coincés dans cette roue fatale. Je vous ai déjà dit clairement que la roue doit tourner trois mille fois, et si nous ne parvenons pas, durant ces trois mille cycles, à l'Autoréalisation, alors la Monade divine va rassembler l'Essence, ses principes, ses forces pour s'absorber à jamais dans le sein de l'Esprit Universel de Vie.
Incontestablement, toutes les monades ne désirent pas la maîtrise. Quand une Monade veut la Maîtrise, elle travaille vraiment son Essence de l’intérieur, au plus intime, au plus profond. Une Essence travaillée ainsi est agitée, elle aspire, elle cherche le Chemin, le Sentier du Fil du Ra-soir, elle est inquiète. Mais lorsque la Monade ne travaille pas son Essence, alors celle-ci n'est pas inquiète, la spiritualité ne l'intéresse pas. C'est le cas des personnes indifférentes qui ne ressentent réellement aucune aspiration mystique.
Elles sont des millions les Monades qui, après les trois mille tours de la roue, n’ont pas l’Auto-réalisation. On ne peut pas dire qu'elles aient échoué. Ce qui arrive, c'est que la Maîtrise ne les a pas intéressées. Ce sont des Etincelles virginales, oui, qui ne sont pas devenues des “Flammes”; des créatures innocentes jouissant de la félicité divine dans l'océan de l'Esprit Universel de Vie, mais qui ne possèdent pas la Maîtrise. Ces monades voient les Maîtres, les Bouddhas, les Agnishvattas, les Kumaras de la même façon que les fourmis peuvent nous voir nous. Évidemment, pour ces Monades, les Mahatmas, les Hiérophantes sont quelque chose d'impossible à comprendre, des êtres étranges qu'elles n'arrivent même pas à comprendre. Voilà le secret de l’Abîme : c'est l’un des sept grands secrets indicibles. Réellement, mes chers frères, il est nécessaire d'atteindre l’état hominal, c’est-à-dire, la condition d'homme.
L'animal intellectuel, erronément appelé homme, n'en est certainement pas un, il n'a pas atteint le dit état d'homme. Pourquoi ? Quelle en est la raison ? On dit qu'à l'aurore de la vie, il y a eu des erreurs impardonnables. Rappelez-vous, frères, que même les Dieux se trompent.
Initialement, l'instinct mécanique des animaux intellectuels a commencé peu à peu , au fil du temps et des années, à se développer en fonction intellective, mais il y a eu des êtres ineffables, comme l'Archange Sakaki et ses disciples, qui ont eu peur pour l'animal intellectuel. Ces Déités ineffables savaient bien ce qu'est cet animal.
Inutile de vous rappeler que le bipède tricérébré ou tricentré, erronément appelé homme, n'est qu'une machine. Oui, une machine chargée de capter, d'attirer les forces cosmiques pour les transformer à l’intérieur d'elle-même et les retransmettre de façon automatique aux couches intérieures de l'organisme planétaire sur lequel nous vivons. Cette machine n'est pas un homme, c'est un animal, mais pas un homme.
Et le grand Archange Sakaki, voyant que l'instinct commençait à se transformer en intellect, que bientôt ce bipède tricérébré, cet homoncule rationnel se rendrait compte de sa propre condition de machine, eut donc -aussi bien lui que les siens- peur pour l'humanité. Il a eu peur, oui, que tous les millions d'êtres humains tombent dans un état de passivité et d’indifférence semblable à celle des anciens Hindous. Vous savez bien comment furent les millions d'habitants de l'Inde ils ont regardé le monde comme “maya” -illusion-, comme un rêve de Brahma, comme une chose méprisable. Alors, ils n'ont pas travaillé la terre et ils ont laissé se perdre d'énormes régions. Ils ne se sont pas consacrés à l’industrie et nous voyons maintenant les conséquences :des millions d'Hindous meurent de faim. Ils se sont consacrés à la vie spirituelle, méprisant le monde et ils ont oublié leurs devoirs dans le monde physique.
Sakaki -ce grand Elohim divin-, comprenant tout cela, a eu peur pour les bipèdes tricérébrés ou tricentrés. Il s'est dit: “Ils vont très bientôt se rendre compte de leur condition, ils vont regar-der le monde comme “maya”, ils ne vont pas travailler, ils ne vont pas cultiver les terres, ils vont mourir de faim en regardant tout comme une vaine illusion. Il faut que ces Terriens, dit-il, s'établissent fermement sur Terre, mais comment faire ?” Et il se rappela alors, en un instant, l'ab-minable Organe Kundartiguateur. Il créa certaines conditions spécifiques définies et il stimula un certain atome qu'il y avait là, dans le coccyx, pour que cet organe se mette en activité. Objectif fondamental: établir, moyennant les radiations de cet organe, certaines données un peu erronées dans l'intellect, c'est-à-dire faire voir à l'animal intellectuel le monde physique comme une chose utile et nécessaire. En ce sens, il n'avait pas tort. Mais, je dis “pas tort” en ce sens qu'il a fait en sorte que l'intellect non seulement voit le monde tel qu'il est, dans son aspect tridimensionnel, mais qu’il le conçoive comme une entière réalité.
L'Archange Sakaki, créature magnifique, voulait ainsi que l'être humain s’établisse fermement sur Terre, qu’il s'établisse définitivement sur ce monde comme un “bon citoyen” afin de pouvoir réellement s'autoréaliser à fond, intimement, profondément. Ses intentions étaient magnifiques.
Je dis que cela a commencé à se réaliser là-bas à l'époque hyperboréenne, parce que beaucoup de gens pensent qu'à l'époque hyperboréenne, il y avait seulement la lumière qui resplendissait, mais il est également très vrai que là-bas, nous avons vu l'instinct se transformer en raisonne-ment. Je me souviens encore, mes chers frères, d'un certain groupe d’Hyperboréens, de grands hommes, oui, d'environ six, huit, dix, douze mètres de haut, armés jusqu'aux dents, marchant par divers chemins.
Étant donné que je me souviens des vies antérieures, il est facile pour moi de ne pas oublier certaines anecdotes importantes concernant ces guerriers, Car l'instinct commençait déjà à se transformer, en eux, en raisonnement. Il est également vrai que leur raisonnement était complètement descendu vers le bas, vers le monde physique concret. Leur intellect avait donc été mo-difié, de cette manière, précisément à cause de l’abominable Organe Kundartiguateur.
Donc, ce travail vient de l’époque hyperboréenne. I] s'est produit plus tard dans la Lémurie, et personne ne peut ignorer que dans la Lémurie la lumière resplendissait, mais personne ne peut ignorer aussi qu'il y avait les ténébreux de la main gauche, les tantristes noirs : Yahvé et ses partisans, les pervers lémures-atlantes, etc, tous résultant du développement de l’abominable
Organe Kundartiguateur.
Ainsi donc, l’Archange Sakaki a travaillé avec de bonnes intentions. Les conséquences de cet abominable développement ont été un échec.
Vous savez bien ce qu'est l'abominable Organe Kundartiguateur : le Feu Sacré se précipitant du coccyx vers les enfers atomiques de l’homme. Celui qui développe cet organe, cette “queue de Satan” devient terriblement pervers, il se transforme en un authentique et légitime démon. Le résultat de ce travail a été un désastre. Qui sait si ce n'est pas suite à cela qu'ont éclos les traîtres du Sanctuaire de Vulcain. Même des Dieux se sont retrouvés empêtrés dans cette douloureuse affaire. Je me réfère clairement, par exemple à des hommes comme Yahvé et à certains anges qui sont aujourd’hui des démons diaboliques comme Moloch, Bael, etc.
Je ne devrais pas parler de cette façon parce que l’Archange Sakaki est aujourd'hui l’un des quatre Tétrasustentateurs de l'Univers. Il n'a pas voulu la perdition de l'animal intellectuel, il a juste voulu établir un équilibre et rien d'autre.
Beaucoup plus tard, un autre Archange, avec son cortège de sages, a décidé d'éliminer cet organe dans l'animal intellectuel. Mais, il était déjà trop tard et pas tous l’éliminèrent. Les écoles tantriques noires ont continué dans l’Atlantide et même de nos jours. Cependant, ceux qui par-vinrent à éliminer cet organe, échouèrent de toute façon, car les résultats de l’abominable Organe Kundartiguateur restèrent dans la constitution interne de l'animal intellectuel. Ces résultats sont les Mois qui dans leur ensemble constituent l’Ego, le Moi-même, le Soi-même.
Par conséquent, vous voyez un grand échec, en voulant établir un grand équilibre. Voilà la cause, la raison pour laquelle les animaux intellectuels, aujourd’hui, ne sont pas devenus des hommes authentiques, ce ne sont pas des hommes. Tout le monde croit en être un, mais ce n'est pas le cas. Pour être un homme, il faut posséder les corps, astral, mental et causal, et l’animal intellectuel ne les a pas. Alors les animaux intellectuels ne sont pas des hommes, ils y ressemblent mais n’en sont pas. Pour faire une comparaison, nous dirons que le têtard n’est pas une grenouille. Cette comparaison est un peu grotesque, mais vraie : il ne s’est pas encore transformé en grenouille.
Il est nécessaire que nous soyons, réellement, disposés à nous transformer en hommes : la “disponibilité pour l’homme” est nécessaire. Il est nécessaire de former à l’intérieur de nous-mêmes la disponibilité pour l’homme. C'est seulement ainsi qu'il est possible que l’homme naisse en nous.
Il devient indispensable d'éliminer de notre nature les conséquences déplorables de l’abominable Organe Kundartiguateur. Ces conséquences sont les Mois qui personnifient nos défauts de type psychologique. C'est seulement ainsi, mes chers frères, que nous pourrons marcher sur le chemin qui doit nous conduire à l'homme.
Friedrich Nietzsche, dans Ainsi parlait Zarathoustra, nous parle du surhomme, il dit : “L'homme n'est rien d'autre qu'un pont tendu entre l'animal et le surhomme, une dangereuse étape dans le chemin, un dangereux regard en arrière, tout en lui est dangereux.”
Nietzsche s'est trompé. D'où allons-nous sortir les surhommes si nous n'avons pas créé l’homme ? Nietzsche nous parle comme si l’homme existait déjà. Nous devons le créer à l’intérieur de nous-mêmes. Ce n’est pas d’un Surhomme dont nous avons besoin, mais de l’homme. Il est le roi de la Création. Le Surhomme n'existe pas, ce qui existe c’est l'homme. Malheureusement, il n'existe pas encore en nous ; dans chacun de nous, ce qui existe c’est l'animal intellectuel.
Il nous faut créer en nous-mêmes, et à l’intérieur de nous-mêmes, le roi de la Création: l'homme. Pour cela, il devient indispensable d’éliminer les mauvaises conséquences de l'abominable Organe Kundartiguateur que chacun de nous porte à l’intérieur. C’est seulement ainsi, mes chers frères, que nous pourrons avoir la disponibilité pour l’homme; c'est seulement ainsi que nous pourrons créer l’homme à l’intérieur de nous-mêmes.
Nietzsche s'est trompé quand il nous a parlé du surhomme. Il aurait dû nous parler de l'homme, parce que le Surhomme n'existe pas, il n’a pas existé, il n'existera jamais. Ce qu'il y a au-delà de l’homme, c'est l'ange: l’'homme-ange est un homme, l’'homme-archange est un homme. Ce qui compte, c'est donc l’homme ; il est appelé à dominer l'Univers entier. On a dit qu'il est appelé à commander aux anges et aux Dieux, parce que l'homme est le roi.
Si l'Archange Sakaki et son cortège n'avaient pas stimulé l’abominable Organe Kundartiguateur dans ces races naissantes du passé, aujourd’hui, il y aurait une grande quantité d'hommes à la surface de la Terre. Malheureusement, ce qu’il y a, ce sont des paresseux, parce que l'animal intellectuel est un paresseux. Je dis paresseux parce qu'il ne crée pas, il ne travaille pas dans le Grand Œuvre du Père: il consomme tout ce que la nature produit, mais il ne produit rien ; il profite du travail des Dieux, mais il détruit ce travail.
L'heure est venue de comprendre tout cela, frères. Et c'est difficile, car il s'avère que l’intellect de chacun de vous est rempli de données erronées. Si je vous parle comme ça, en vous disant que l’homme n'existe pas, il est possible que vous l’acceptiez au début. Mais, il y a là, dans le subconscient, une racine qui réagit, qui oppose une résistance, qui suppose que oui il existe, et que vous êtes des hommes. Il se forme en vous un dualisme : à savoir, si oui ou non il existe.
Tout d’abord, nous devons arrêter ce dualisme et, comprendre, de manière intégrale, que c'est l'animal intellectuel qui existe, que l'homme n'a pas encore été créé à l’intérieur de nous-mêmes. Certaines données peuvent nous aider à clarifier ce concept. Si l’homme est le roi de la Création, il doit être roi de lui-même. Mais, si nous ne sommes pas rois de nous-mêmes, si nous ne savons pas gouverner nos propres appétits, nos désirs et nos passions, comment allons-nous être rois de la Création ? Maintenant, si nous ne sommes pas rois de la Création, nous pouvons encore moins être rois de l'Univers ou de l’Infini. Si nous ne sommes pas rois de la Création, nous
ne sommes pas des hommes.
Donc, soit nous sommes des rois, soit nous n'en sommes pas. Comment pouvons-nous être des rois si nous ne savons pas gouverner nos propres appétits ? Celui qui ne se gouverne pas lui-même peut-il gouverner l'Univers ? Il est nécessaire de comprendre cela, de l’assimiler, de le comprendre profondément et de créer à l'intérieur de nous la disponibilité pour l'homme.
L'omnimiséricordieux Soleil Absolu fait émaner de lui-même ses radiations ; celles-ci sont vivifiantes, divines à cent pour cent. L'omnimiséricordieux Soleil Absolu, avec ses émanations, peut vivifier la graine sexuelle que nous portons dans nos glandes sexuelles pour que naissent de nous les corps solaires, les Corps Existentiels Supérieurs de l’Etre. Malheureusement, nous nous sommes écartés du chemin, nous nous sommes trop éloignés du Soleil Absolu miséricordieux et par conséquent, ces émanations n'arrivent pratiquement plus à vivifier.
Il nous faut nous rapprocher de plus en plus de l'Omnimiséricordieux, et cela n'est possible qu'en dissolvant l'Ego, en éliminant, à l'intérieur de nous, les mauvaises conséquences de l'abominable Organe Kundartiguateur. Ainsi, en éliminant ces facteurs de discorde, nous nous rapprochons du Soleil Absolu et lui, avec ses émanations, vivifiera la semence pour que germent les corps solaires.
Quand je parle des émanations de l'omnimiséricordieux, omniprésent, omnipénétrant Soleil Absolu, on doit comprendre que ces émanations arrivent sous forme de radiations. Elles se cristal-lisent tout d'abord à travers le Premier Logos et elles passent ensuite par le Deuxième et, enfin, par le Troisième Logos. Ces émanations s'expriment déjà, concrètement, en nous sous la forme de l'Hydrogène Sexuel Si-12. Évidemment, en désintégrant l’Ego et en transmutant l'Hydrogène Sexuel Si-12, nous obtenons la vivification merveilleuse de la semence pour que naissent les Corps Existentiels Supérieurs de l’Etre.
Cela étant compris, mes chers frères, nous devons créer, je répète, la disponibilité pour l'homme. Il est tragique, douloureux, de rester coincés dans cette roue du Samsara, roue qui tourne, comme je vous l'ai déjà dit et je vous le répète à nouveau, avec les matériaux de résidu. Je me réfère avec emphase aux millions de créatures animales intellectuelles qui se précipitent de façon involutive vers l’Abîme. Descendre et monter par la roue tragique est-ce, par hasard, une belle chose ? Mieux vaut une fois pour toute nous disposer à créer l'homme en nous.
Il est évident que les Monades ne veulent pas toutes la Maîtrise. Mais si vous êtes ici, si nous nous sommes réunis dans cette enceinte sacrée, c'est parce que les Monades de chacun de nous veulent la Maîtrise ; c'est parce que les Monades de chacun de vous souhaitent la Maîtrise, sinon, aucun de vous ne serait ici, dans cette enceinte.
Par conséquent, comprendre est indispensable ; comprendre ce que nous sommes réellement, nous rendre compte que nous ne sommes que des bipèdes tricérébrés, des homoncules rationnels. Cela étant compris, nous devons résolument prendre le Sentier du Fil du Rasoir jusqu'à atteindre un jour la Libération Finale.
Bien, mes chers frères, la conférence de ce soir s'arrête ici. Cependant, je suis prêt à répondre aux questions. Celui qui veut demander quelque chose peut le faire, il peut demander.
Disciple. Maître, les Monades qui se réabsorbent dans l’Absolu sans Maîtrise, celles dont vous dites qu’elles voient les êtres autoréalisés de la même façon que les fourmis peuvent nous voir nous, n’ont plus l’Ego, n'est-ce pas ?
Maître. Je vais t'expliquer d'une manière simple pour que tu comprennes. Il est donc clair
que les Monades ou étincelles divines ne veulent pas toutes la Maîtrise, c'est évident. Bien. Ces Monades qui ne sont pas arrivées à acquérir la Maîtrise voient les Dieux saints, les Maîtres, les Mahatmas, les Hiérophantes, les Gurujis, de la même façon que les fourmis qui sont par-là peu-vent nous voir nous, c'est-à-dire :si les fourmis ne nous comprennent pas, si nous sommes trop grands pour elles, il en va de même pour les Monades sans Maîtrise qui ne peuvent pas com-prendre les Maîtres, qui les voient comme quelque chose d’incompréhensible pour elles, c'est ce que je veux affirmer, clarifier, compris ?
D. Oui, mais ces Monades n’ont plus l’Ego ?
M. Eh bien non, elles n'ont pas l’Ego. En réalité, l'Ego a un début, l'Ego a une fin. Il est indiscutable que l'Ego, nous devons le dissoudre avec notre propre volonté, c'est-à-dire de façon intentionnelle, ou la nature va se charger de le dissoudre dans l’Abîme ; mais l’Ego ne peut pas s'immortaliser : soit nous le dissolvons, soit on le dissout pour nous ; de deux choses l’une, ou de deux, une.
D. Alors les Egos ne vont jamais finir ?
M. Bon, ils doivent finir, puisque la nature les dissout si nous ne les dissolvons pas. Les Monades sans Maîtrise, celles qui sont passées par les trois mille cycles d'existence, n’ont plus d’Ego. Elles ne l'ont pas dissous, la nature l’a dissous pour eux. Elles sont libres de l’Ego, mais elles n'ont pas la joie d’avoir dominé l’Ego, de l'avoir vaincu, de l'avoir dissous. La nature s'est chargée de faire ce travail, la nature s'est chargée de le dissoudre au fond de l’Abîme. Elles sont libres, mais ce ne sont pas des Monades-Maîtresses. La nature les a libérées, elles n'ont pas pu se libérer par elles-mêmes, compris ?
Mes chers frères, si quelqu'un veut demander quelque chose.
D. Moi, je voudrais vous demander, Maître, quelles possibilités avaient ces êtres humains de s’autoréaliser à fond quand l’Organe Kundartiguateur n'était pas développé ?
M. Eh bien, mon opinion, simplement, c'est que ces êtres humains instinctifs, primitifs, s'ils n'avaient pas été dominés par l'abominable Organe Kundartiguateur, si l'abominable Organe Kundartiguateur ne s'était pas développé dans leur nature intérieure, ils auraient pu être à pré-sent distincts, différents, ils se seraient probablement transformés en hommes. Malheureuse-ment, cet Organe Kundartiguateur les a transformés en bêtes. Maintenant, les intentions de l’Archange Sakaki n'ont pas été de transformer ces créatures en bêtes, non: c'était pour que l'être humain trouve un point d'équilibre dans la nature, qu'il s'établisse comme citoyen de ce monde afin de profiter du temps et s’autoréaliser. Mais, les conséquences de l'abominable Organe Kundartiguateur ont été terribles : l'animal intellectuel est devenu une bête au lieu d’un homme.
À mon avis, il aurait été préférable de l’instruire, de lui enseigner les mystères de la vie et de la mort, en lui montrant le chemin de l’Autoréalisation ; lui faire voir que la Terre était une école dont il avait besoin. Il est possible qu’à base de sagesse, sans pour autant leur développer l’abominable Organe Kundartiguateur, les Terriens auraient trouvé leur point d'équilibre sans qu'il soit nécessaire de se précipiter sur la voie de la dégénérescence. C'est mon opinion. Quelqu'un a-t-il autre chose à demander?
Si quelqu'un doit demander quelque chose, qu'il demande ; personne ne doit rester avec des doutes. Bon, comme je ne vois pas d'autres questions, je n'entends pas d’autres questions, alors, nous allons faire notre chaîne ésotérique.
Évolution et Involution constituent vraiment l'axe mécanique de toute la nature. Tout évolue et involue, monte et descend, s'élève et redescend. La Roue du Samsara tourne sans arrêt, basée sur ces deux lois : Évolution et Involution.
On a beaucoup parlé du mouvement perpétuel. Il fut un temps où les gens passaient leur temps à se creuser les méninges pour inventer un appareil qui aurait le mouvement perpétuel ; on voulait un objet, c'est-à-dire un mécanisme de type très particulier qui tournerait sans cesse, qui ne s'arrêterait jamais, ne nécessitant aucune consommation de carburant, ce qui est manifestement absurde. Le mouvement perpétuel implique, en fait, une consommation de carburant. Ce mouvement ne pourrait pas exister sans cette consommation.
La Terre, par exemple, tourne autour du Soleil, va et vient sans arrêt; il y a un mouvement perpétuel, mais il y a une consommation de carburant. Au fil du temps, la Terre vieillit, et un jour viendra où ce sera un cadavre, une nouvelle Lune. Donc, essayer d'inventer un mécanisme sans dépense de matériaux, sans consommation d'aucune sorte de matériaux, est complètement impossible. Même l'hypothèse selon laquelle une entité mécanique avec un mouvement continu pourrait être inventée est, en soi, une consommation constante de matériaux qui se produirait, rendant son succès très relatif, car les propres matériaux de l'appareil mécanique s'useraient à la longue. Ils seraient les éléments base pour actionner ce mécanisme : les axes, les pignons des roues, ou des axes, etc. s'useraient.
Plaçons cela dans le contexte philosophique, ésotérique où scientifique. La roue du Samsara se base sur le mouvement perpétuel. Les deux facteurs de cette grande roue sont l'Évolution et l'Involution. Anubis monte à droite, évoluant; Typhon descend à gauche, involuant. Mais la roue se paralyserait, deviendrait statique s’il n'y avait pas consommation de matériaux. Quels sont les matériaux qui font tourner la roue ? Évidemment, les Egos, les millions d’Egos qui vivent à la surface de la Terre. Il est clair, il est ostensible qu'on nous assigne à tous cent huit existences et ça, je l'ai répété jusqu'à satiété.
Il est certain et vraiment vrai qu'une fois notre cycle de vies accompli, nous nous précipitons par l'arc descendant involutif de la roue du Samsara. Il est vrai aussi que nous nous désintégrons dans la Huitième Sphère et dans la Neuvième Sphère. C’est évident : nous nous précipitons vers le centre de gravité de notre planète, vers le noyau de stabilité planétaire, vers le centre de la Terre. Dans cette descente, dans cette chute, il y a involution. Nous passons par les états animaux, végétaux et minéraux, puis nous devenons poussière. Nous sommes le matériau qui fait bouger la roue.
Vous voyez, la force de la gravité fait tourner la roue vers le bas, vers le centre de stabilité qui se trouve au cœur de la Terre. Mais quand nous devenons poussière dans le noyau central de la planète où nous vivons, alors, par la Loi de la Lévitation, de simple ascension, nous évoluons à nouveau, nous ressortons à la surface, à la lumière du soleil pour recommencer le voyage et récapituler des états minéraux, végétaux et animaux, jusqu'à reconquérir l’état humain que nous avons jadis perdu.
Le matériau résiduel qui fait bouger la roue, ce sont donc les millions d'Egos qui vivent à la sur-face de la Terre. Avec la force que nous avons, nous nous précipitons, attirés par la Loi de la Gravité, vers le centre de la Terre. Voilà, mes chers frères, l'aspect ésotérique du mouvement continu.
Il ne fait aucun doute que la roue du Samsara est vraiment une roue philosophique, scientifique, réaliste, et nous sommes coincés dans cette roue fatale. Je vous ai déjà dit clairement que la roue doit tourner trois mille fois, et si nous ne parvenons pas, durant ces trois mille cycles, à l'Autoréalisation, alors la Monade divine va rassembler l'Essence, ses principes, ses forces pour s'absorber à jamais dans le sein de l'Esprit Universel de Vie.
Incontestablement, toutes les monades ne désirent pas la maîtrise. Quand une Monade veut la Maîtrise, elle travaille vraiment son Essence de l’intérieur, au plus intime, au plus profond. Une Essence travaillée ainsi est agitée, elle aspire, elle cherche le Chemin, le Sentier du Fil du Ra-soir, elle est inquiète. Mais lorsque la Monade ne travaille pas son Essence, alors celle-ci n'est pas inquiète, la spiritualité ne l'intéresse pas. C'est le cas des personnes indifférentes qui ne ressentent réellement aucune aspiration mystique.
Elles sont des millions les Monades qui, après les trois mille tours de la roue, n’ont pas l’Auto-réalisation. On ne peut pas dire qu'elles aient échoué. Ce qui arrive, c'est que la Maîtrise ne les a pas intéressées. Ce sont des Etincelles virginales, oui, qui ne sont pas devenues des “Flammes”; des créatures innocentes jouissant de la félicité divine dans l'océan de l'Esprit Universel de Vie, mais qui ne possèdent pas la Maîtrise. Ces monades voient les Maîtres, les Bouddhas, les Agnishvattas, les Kumaras de la même façon que les fourmis peuvent nous voir nous. Évidemment, pour ces Monades, les Mahatmas, les Hiérophantes sont quelque chose d'impossible à comprendre, des êtres étranges qu'elles n'arrivent même pas à comprendre. Voilà le secret de l’Abîme : c'est l’un des sept grands secrets indicibles. Réellement, mes chers frères, il est nécessaire d'atteindre l’état hominal, c’est-à-dire, la condition d'homme.
L'animal intellectuel, erronément appelé homme, n'en est certainement pas un, il n'a pas atteint le dit état d'homme. Pourquoi ? Quelle en est la raison ? On dit qu'à l'aurore de la vie, il y a eu des erreurs impardonnables. Rappelez-vous, frères, que même les Dieux se trompent.
Initialement, l'instinct mécanique des animaux intellectuels a commencé peu à peu , au fil du temps et des années, à se développer en fonction intellective, mais il y a eu des êtres ineffables, comme l'Archange Sakaki et ses disciples, qui ont eu peur pour l'animal intellectuel. Ces Déités ineffables savaient bien ce qu'est cet animal.
Inutile de vous rappeler que le bipède tricérébré ou tricentré, erronément appelé homme, n'est qu'une machine. Oui, une machine chargée de capter, d'attirer les forces cosmiques pour les transformer à l’intérieur d'elle-même et les retransmettre de façon automatique aux couches intérieures de l'organisme planétaire sur lequel nous vivons. Cette machine n'est pas un homme, c'est un animal, mais pas un homme.
Et le grand Archange Sakaki, voyant que l'instinct commençait à se transformer en intellect, que bientôt ce bipède tricérébré, cet homoncule rationnel se rendrait compte de sa propre condition de machine, eut donc -aussi bien lui que les siens- peur pour l'humanité. Il a eu peur, oui, que tous les millions d'êtres humains tombent dans un état de passivité et d’indifférence semblable à celle des anciens Hindous. Vous savez bien comment furent les millions d'habitants de l'Inde ils ont regardé le monde comme “maya” -illusion-, comme un rêve de Brahma, comme une chose méprisable. Alors, ils n'ont pas travaillé la terre et ils ont laissé se perdre d'énormes régions. Ils ne se sont pas consacrés à l’industrie et nous voyons maintenant les conséquences :des millions d'Hindous meurent de faim. Ils se sont consacrés à la vie spirituelle, méprisant le monde et ils ont oublié leurs devoirs dans le monde physique.
Sakaki -ce grand Elohim divin-, comprenant tout cela, a eu peur pour les bipèdes tricérébrés ou tricentrés. Il s'est dit: “Ils vont très bientôt se rendre compte de leur condition, ils vont regar-der le monde comme “maya”, ils ne vont pas travailler, ils ne vont pas cultiver les terres, ils vont mourir de faim en regardant tout comme une vaine illusion. Il faut que ces Terriens, dit-il, s'établissent fermement sur Terre, mais comment faire ?” Et il se rappela alors, en un instant, l'ab-minable Organe Kundartiguateur. Il créa certaines conditions spécifiques définies et il stimula un certain atome qu'il y avait là, dans le coccyx, pour que cet organe se mette en activité. Objectif fondamental: établir, moyennant les radiations de cet organe, certaines données un peu erronées dans l'intellect, c'est-à-dire faire voir à l'animal intellectuel le monde physique comme une chose utile et nécessaire. En ce sens, il n'avait pas tort. Mais, je dis “pas tort” en ce sens qu'il a fait en sorte que l'intellect non seulement voit le monde tel qu'il est, dans son aspect tridimensionnel, mais qu’il le conçoive comme une entière réalité.
L'Archange Sakaki, créature magnifique, voulait ainsi que l'être humain s’établisse fermement sur Terre, qu’il s'établisse définitivement sur ce monde comme un “bon citoyen” afin de pouvoir réellement s'autoréaliser à fond, intimement, profondément. Ses intentions étaient magnifiques.
Je dis que cela a commencé à se réaliser là-bas à l'époque hyperboréenne, parce que beaucoup de gens pensent qu'à l'époque hyperboréenne, il y avait seulement la lumière qui resplendissait, mais il est également très vrai que là-bas, nous avons vu l'instinct se transformer en raisonne-ment. Je me souviens encore, mes chers frères, d'un certain groupe d’Hyperboréens, de grands hommes, oui, d'environ six, huit, dix, douze mètres de haut, armés jusqu'aux dents, marchant par divers chemins.
Étant donné que je me souviens des vies antérieures, il est facile pour moi de ne pas oublier certaines anecdotes importantes concernant ces guerriers, Car l'instinct commençait déjà à se transformer, en eux, en raisonnement. Il est également vrai que leur raisonnement était complètement descendu vers le bas, vers le monde physique concret. Leur intellect avait donc été mo-difié, de cette manière, précisément à cause de l’abominable Organe Kundartiguateur.
Donc, ce travail vient de l’époque hyperboréenne. I] s'est produit plus tard dans la Lémurie, et personne ne peut ignorer que dans la Lémurie la lumière resplendissait, mais personne ne peut ignorer aussi qu'il y avait les ténébreux de la main gauche, les tantristes noirs : Yahvé et ses partisans, les pervers lémures-atlantes, etc, tous résultant du développement de l’abominable
Organe Kundartiguateur.
Ainsi donc, l’Archange Sakaki a travaillé avec de bonnes intentions. Les conséquences de cet abominable développement ont été un échec.
Vous savez bien ce qu'est l'abominable Organe Kundartiguateur : le Feu Sacré se précipitant du coccyx vers les enfers atomiques de l’homme. Celui qui développe cet organe, cette “queue de Satan” devient terriblement pervers, il se transforme en un authentique et légitime démon. Le résultat de ce travail a été un désastre. Qui sait si ce n'est pas suite à cela qu'ont éclos les traîtres du Sanctuaire de Vulcain. Même des Dieux se sont retrouvés empêtrés dans cette douloureuse affaire. Je me réfère clairement, par exemple à des hommes comme Yahvé et à certains anges qui sont aujourd’hui des démons diaboliques comme Moloch, Bael, etc.
Je ne devrais pas parler de cette façon parce que l’Archange Sakaki est aujourd'hui l’un des quatre Tétrasustentateurs de l'Univers. Il n'a pas voulu la perdition de l'animal intellectuel, il a juste voulu établir un équilibre et rien d'autre.
Beaucoup plus tard, un autre Archange, avec son cortège de sages, a décidé d'éliminer cet organe dans l'animal intellectuel. Mais, il était déjà trop tard et pas tous l’éliminèrent. Les écoles tantriques noires ont continué dans l’Atlantide et même de nos jours. Cependant, ceux qui par-vinrent à éliminer cet organe, échouèrent de toute façon, car les résultats de l’abominable Organe Kundartiguateur restèrent dans la constitution interne de l'animal intellectuel. Ces résultats sont les Mois qui dans leur ensemble constituent l’Ego, le Moi-même, le Soi-même.
Par conséquent, vous voyez un grand échec, en voulant établir un grand équilibre. Voilà la cause, la raison pour laquelle les animaux intellectuels, aujourd’hui, ne sont pas devenus des hommes authentiques, ce ne sont pas des hommes. Tout le monde croit en être un, mais ce n'est pas le cas. Pour être un homme, il faut posséder les corps, astral, mental et causal, et l’animal intellectuel ne les a pas. Alors les animaux intellectuels ne sont pas des hommes, ils y ressemblent mais n’en sont pas. Pour faire une comparaison, nous dirons que le têtard n’est pas une grenouille. Cette comparaison est un peu grotesque, mais vraie : il ne s’est pas encore transformé en grenouille.
Il est nécessaire que nous soyons, réellement, disposés à nous transformer en hommes : la “disponibilité pour l’homme” est nécessaire. Il est nécessaire de former à l’intérieur de nous-mêmes la disponibilité pour l’homme. C'est seulement ainsi qu'il est possible que l’homme naisse en nous.
Il devient indispensable d'éliminer de notre nature les conséquences déplorables de l’abominable Organe Kundartiguateur. Ces conséquences sont les Mois qui personnifient nos défauts de type psychologique. C'est seulement ainsi, mes chers frères, que nous pourrons marcher sur le chemin qui doit nous conduire à l'homme.
Friedrich Nietzsche, dans Ainsi parlait Zarathoustra, nous parle du surhomme, il dit : “L'homme n'est rien d'autre qu'un pont tendu entre l'animal et le surhomme, une dangereuse étape dans le chemin, un dangereux regard en arrière, tout en lui est dangereux.”
Nietzsche s'est trompé. D'où allons-nous sortir les surhommes si nous n'avons pas créé l’homme ? Nietzsche nous parle comme si l’homme existait déjà. Nous devons le créer à l’intérieur de nous-mêmes. Ce n’est pas d’un Surhomme dont nous avons besoin, mais de l’homme. Il est le roi de la Création. Le Surhomme n'existe pas, ce qui existe c’est l'homme. Malheureusement, il n'existe pas encore en nous ; dans chacun de nous, ce qui existe c’est l'animal intellectuel.
Il nous faut créer en nous-mêmes, et à l’intérieur de nous-mêmes, le roi de la Création: l'homme. Pour cela, il devient indispensable d’éliminer les mauvaises conséquences de l'abominable Organe Kundartiguateur que chacun de nous porte à l’intérieur. C’est seulement ainsi, mes chers frères, que nous pourrons avoir la disponibilité pour l’homme; c'est seulement ainsi que nous pourrons créer l’homme à l’intérieur de nous-mêmes.
Nietzsche s'est trompé quand il nous a parlé du surhomme. Il aurait dû nous parler de l'homme, parce que le Surhomme n'existe pas, il n’a pas existé, il n'existera jamais. Ce qu'il y a au-delà de l’homme, c'est l'ange: l’'homme-ange est un homme, l’'homme-archange est un homme. Ce qui compte, c'est donc l’homme ; il est appelé à dominer l'Univers entier. On a dit qu'il est appelé à commander aux anges et aux Dieux, parce que l'homme est le roi.
Si l'Archange Sakaki et son cortège n'avaient pas stimulé l’abominable Organe Kundartiguateur dans ces races naissantes du passé, aujourd’hui, il y aurait une grande quantité d'hommes à la surface de la Terre. Malheureusement, ce qu’il y a, ce sont des paresseux, parce que l'animal intellectuel est un paresseux. Je dis paresseux parce qu'il ne crée pas, il ne travaille pas dans le Grand Œuvre du Père: il consomme tout ce que la nature produit, mais il ne produit rien ; il profite du travail des Dieux, mais il détruit ce travail.
L'heure est venue de comprendre tout cela, frères. Et c'est difficile, car il s'avère que l’intellect de chacun de vous est rempli de données erronées. Si je vous parle comme ça, en vous disant que l’homme n'existe pas, il est possible que vous l’acceptiez au début. Mais, il y a là, dans le subconscient, une racine qui réagit, qui oppose une résistance, qui suppose que oui il existe, et que vous êtes des hommes. Il se forme en vous un dualisme : à savoir, si oui ou non il existe.
Tout d’abord, nous devons arrêter ce dualisme et, comprendre, de manière intégrale, que c'est l'animal intellectuel qui existe, que l'homme n'a pas encore été créé à l’intérieur de nous-mêmes. Certaines données peuvent nous aider à clarifier ce concept. Si l’homme est le roi de la Création, il doit être roi de lui-même. Mais, si nous ne sommes pas rois de nous-mêmes, si nous ne savons pas gouverner nos propres appétits, nos désirs et nos passions, comment allons-nous être rois de la Création ? Maintenant, si nous ne sommes pas rois de la Création, nous pouvons encore moins être rois de l'Univers ou de l’Infini. Si nous ne sommes pas rois de la Création, nous
ne sommes pas des hommes.
Donc, soit nous sommes des rois, soit nous n'en sommes pas. Comment pouvons-nous être des rois si nous ne savons pas gouverner nos propres appétits ? Celui qui ne se gouverne pas lui-même peut-il gouverner l'Univers ? Il est nécessaire de comprendre cela, de l’assimiler, de le comprendre profondément et de créer à l'intérieur de nous la disponibilité pour l'homme.
L'omnimiséricordieux Soleil Absolu fait émaner de lui-même ses radiations ; celles-ci sont vivifiantes, divines à cent pour cent. L'omnimiséricordieux Soleil Absolu, avec ses émanations, peut vivifier la graine sexuelle que nous portons dans nos glandes sexuelles pour que naissent de nous les corps solaires, les Corps Existentiels Supérieurs de l’Etre. Malheureusement, nous nous sommes écartés du chemin, nous nous sommes trop éloignés du Soleil Absolu miséricordieux et par conséquent, ces émanations n'arrivent pratiquement plus à vivifier.
Il nous faut nous rapprocher de plus en plus de l'Omnimiséricordieux, et cela n'est possible qu'en dissolvant l'Ego, en éliminant, à l'intérieur de nous, les mauvaises conséquences de l'abominable Organe Kundartiguateur. Ainsi, en éliminant ces facteurs de discorde, nous nous rapprochons du Soleil Absolu et lui, avec ses émanations, vivifiera la semence pour que germent les corps solaires.
Quand je parle des émanations de l'omnimiséricordieux, omniprésent, omnipénétrant Soleil Absolu, on doit comprendre que ces émanations arrivent sous forme de radiations. Elles se cristal-lisent tout d'abord à travers le Premier Logos et elles passent ensuite par le Deuxième et, enfin, par le Troisième Logos. Ces émanations s'expriment déjà, concrètement, en nous sous la forme de l'Hydrogène Sexuel Si-12. Évidemment, en désintégrant l’Ego et en transmutant l'Hydrogène Sexuel Si-12, nous obtenons la vivification merveilleuse de la semence pour que naissent les Corps Existentiels Supérieurs de l’Etre.
Cela étant compris, mes chers frères, nous devons créer, je répète, la disponibilité pour l'homme. Il est tragique, douloureux, de rester coincés dans cette roue du Samsara, roue qui tourne, comme je vous l'ai déjà dit et je vous le répète à nouveau, avec les matériaux de résidu. Je me réfère avec emphase aux millions de créatures animales intellectuelles qui se précipitent de façon involutive vers l’Abîme. Descendre et monter par la roue tragique est-ce, par hasard, une belle chose ? Mieux vaut une fois pour toute nous disposer à créer l'homme en nous.
Il est évident que les Monades ne veulent pas toutes la Maîtrise. Mais si vous êtes ici, si nous nous sommes réunis dans cette enceinte sacrée, c'est parce que les Monades de chacun de nous veulent la Maîtrise ; c'est parce que les Monades de chacun de vous souhaitent la Maîtrise, sinon, aucun de vous ne serait ici, dans cette enceinte.
Par conséquent, comprendre est indispensable ; comprendre ce que nous sommes réellement, nous rendre compte que nous ne sommes que des bipèdes tricérébrés, des homoncules rationnels. Cela étant compris, nous devons résolument prendre le Sentier du Fil du Rasoir jusqu'à atteindre un jour la Libération Finale.
Bien, mes chers frères, la conférence de ce soir s'arrête ici. Cependant, je suis prêt à répondre aux questions. Celui qui veut demander quelque chose peut le faire, il peut demander.
Disciple. Maître, les Monades qui se réabsorbent dans l’Absolu sans Maîtrise, celles dont vous dites qu’elles voient les êtres autoréalisés de la même façon que les fourmis peuvent nous voir nous, n’ont plus l’Ego, n'est-ce pas ?
Maître. Je vais t'expliquer d'une manière simple pour que tu comprennes. Il est donc clair
que les Monades ou étincelles divines ne veulent pas toutes la Maîtrise, c'est évident. Bien. Ces Monades qui ne sont pas arrivées à acquérir la Maîtrise voient les Dieux saints, les Maîtres, les Mahatmas, les Hiérophantes, les Gurujis, de la même façon que les fourmis qui sont par-là peu-vent nous voir nous, c'est-à-dire :si les fourmis ne nous comprennent pas, si nous sommes trop grands pour elles, il en va de même pour les Monades sans Maîtrise qui ne peuvent pas com-prendre les Maîtres, qui les voient comme quelque chose d’incompréhensible pour elles, c'est ce que je veux affirmer, clarifier, compris ?
D. Oui, mais ces Monades n’ont plus l’Ego ?
M. Eh bien non, elles n'ont pas l’Ego. En réalité, l'Ego a un début, l'Ego a une fin. Il est indiscutable que l'Ego, nous devons le dissoudre avec notre propre volonté, c'est-à-dire de façon intentionnelle, ou la nature va se charger de le dissoudre dans l’Abîme ; mais l’Ego ne peut pas s'immortaliser : soit nous le dissolvons, soit on le dissout pour nous ; de deux choses l’une, ou de deux, une.
D. Alors les Egos ne vont jamais finir ?
M. Bon, ils doivent finir, puisque la nature les dissout si nous ne les dissolvons pas. Les Monades sans Maîtrise, celles qui sont passées par les trois mille cycles d'existence, n’ont plus d’Ego. Elles ne l'ont pas dissous, la nature l’a dissous pour eux. Elles sont libres de l’Ego, mais elles n'ont pas la joie d’avoir dominé l’Ego, de l'avoir vaincu, de l'avoir dissous. La nature s'est chargée de faire ce travail, la nature s'est chargée de le dissoudre au fond de l’Abîme. Elles sont libres, mais ce ne sont pas des Monades-Maîtresses. La nature les a libérées, elles n'ont pas pu se libérer par elles-mêmes, compris ?
Mes chers frères, si quelqu'un veut demander quelque chose.
D. Moi, je voudrais vous demander, Maître, quelles possibilités avaient ces êtres humains de s’autoréaliser à fond quand l’Organe Kundartiguateur n'était pas développé ?
M. Eh bien, mon opinion, simplement, c'est que ces êtres humains instinctifs, primitifs, s'ils n'avaient pas été dominés par l'abominable Organe Kundartiguateur, si l'abominable Organe Kundartiguateur ne s'était pas développé dans leur nature intérieure, ils auraient pu être à pré-sent distincts, différents, ils se seraient probablement transformés en hommes. Malheureuse-ment, cet Organe Kundartiguateur les a transformés en bêtes. Maintenant, les intentions de l’Archange Sakaki n'ont pas été de transformer ces créatures en bêtes, non: c'était pour que l'être humain trouve un point d'équilibre dans la nature, qu'il s'établisse comme citoyen de ce monde afin de profiter du temps et s’autoréaliser. Mais, les conséquences de l'abominable Organe Kundartiguateur ont été terribles : l'animal intellectuel est devenu une bête au lieu d’un homme.
À mon avis, il aurait été préférable de l’instruire, de lui enseigner les mystères de la vie et de la mort, en lui montrant le chemin de l’Autoréalisation ; lui faire voir que la Terre était une école dont il avait besoin. Il est possible qu’à base de sagesse, sans pour autant leur développer l’abominable Organe Kundartiguateur, les Terriens auraient trouvé leur point d'équilibre sans qu'il soit nécessaire de se précipiter sur la voie de la dégénérescence. C'est mon opinion. Quelqu'un a-t-il autre chose à demander?
Si quelqu'un doit demander quelque chose, qu'il demande ; personne ne doit rester avec des doutes. Bon, comme je ne vois pas d'autres questions, je n'entends pas d’autres questions, alors, nous allons faire notre chaîne ésotérique.