Le Juge arbitre, l'Hospitalier, le Solitaire

Hors ligne Pascal
#1
Avatar du membre
Messages : 2674
Enregistré le : 01 septembre 2015

Re: Le Juge arbitre, l'Hospitalier, le Solitaire

Message le

Merci Marie, La Fontaine se cherchait lui-même ?

3ème facteur dégradé (donnant <--> donnant)
Le premier saint, en devenant juge sans rémunération, illustre un haut degré d'autonomie et de compétence, mais aussi une possible négligence des besoins relationnels, car il est confronté à l'ingratitude et aux critiques. Son service désintéressé aux autres, bien que noble, ne mène pas au contentement attendu, peut-être parce qu'il manque une reconnaissance qui validerait socialement ses contributions.

Idem
3ème facteur dégradé (donnant <--> donnant)
Le deuxième saint, travaillant dans un hôpital, se dévoue à des actes de charité qui répondent au besoin de relation. Néanmoins, il rencontre des difficultés similaires d'appréciation, ce qui pourrait évoquer une dissonance entre ses attentes personnelles de gratitude et la réalité du service altruiste. Il illustre que même les actes de bienfaisance ne garantissent pas la satisfaction personnelle lorsque les réponses extérieures sont négatives.

1er facteur (voie du yogi)
Le troisième saint, qui choisit la solitude, souligne l'importance de la connaissance de soi, ce qui peut être vu comme un chemin vers l'autonomie. La psychologie jungienne pourrait y voir la démarche d'individuation, où la personne doit se retirer de la société pour mieux se comprendre et intégrer les différentes parties de sa psyché.

Le 2ème facteur manque cruellement.

Espérons qu'il a trouvé sa Voie/Voix intérieure.
Hors ligne Pascal
#2
Avatar du membre
Messages : 2674
Enregistré le : 01 septembre 2015

Message le

determinee a écrit : 3 novembre 2023, 21:51 J'ai cependant une interrogation, est ce que le sollipsisme peut advenir dans le sentier de l'auto rappel et auto transformation ?

Frat,
Le facteur n°2 est l'alchimie sexuelle, la transmutation, l'Arcane AZF.

Le solipsisme est une doctrine philosophique selon laquelle seul l'esprit du sujet est sûr d'exister. Tout ce qui est extérieur à l'esprit individuel est considéré comme incertain et ne peut être connu. Cela signifie que la réalité objective, soit l'existence d'un monde en dehors de l'esprit individuel, est niée ou mise en doute par le solipsisme.

Pour un solipsiste, la "réalité" est une construction ou une manifestation du mental. Cette perspective est essentiellement mentale et non consciente car elle ne reconnaît pas une existence indépendante de la conscience individuelle. En d'autres termes, pour le solipsisme, les arbres qui tombent dans une forêt ne font pas de bruit si personne n'est là pour les entendre, parce que le bruit est une expérience de la conscience.

Cela contraste avec les concepts de la gnose, qui se concentre sur la connaissance spirituelle acquise par expérience directe, souvent décrite comme une connaissance intime et personnelle de la vérité spirituelle. La gnose est vécue dans les faits et non simplement dans les pensées ou les idées. Elle implique souvent un processus de révélation ou de prise de conscience qui transcende la réalité matérielle et mentale.

Ainsi, tandis que le solipsisme se replie sur le mental et ses perceptions subjectives, la gnose souligne l'importance des actions, de l'expérience et de la réalité objective. La gnose transcende les limites de la pensée philosophique rationnelle pour atteindre une compréhension plus profonde à l'aide de la "pensée" du coeur, de l'intelligence émotionnelle, ce qui est en contradiction avec la vision solipsiste qui ne reconnaît rien au-delà de la pensée intellectuelle elle-même.

Le solipsisme peut mener à l'athéisme si une personne conclut que l'absence de preuves empiriques de Dieu dans son expérience personnelle signifie que Dieu n'existe pas. Cependant, cela ne tient pas compte de la foi ou de la connaissance mystique qui sont centrales dans le gnosticisme.

Le gnosticisme peut être vu comme opposé au solipsisme en ce sens qu'il affirme l'existence d'une vérité ou d'une réalité au-delà de la connaissance sensorielle ou rationnelle individuelle. Cependant, il y a une similarité dans le sens où le gnosticisme valorise la connaissance intérieure, bien que cette connaissance soit d'une nature spirituelle plutôt que mentale.

Donc, je réponds oui à ta question, le solipsisme mental peut être une étape dans le cheminement intérieur vers le gnosticisme conscient.

PS : Le terme "solipsisme" vient du latin "solus," qui signifie "seul," et "ipse," qui signifie "soi-même." Le concept a été introduit dans la philosophie occidentale comme un terme technique par le philosophe Gassendi pour critiquer la position de Descartes "Cogito, ergo sum" (Je pense, donc je suis).
Modifié en dernier par Pascal le 4 novembre 2023, 01:30, modifié 4 fois.

Retourner vers « Sujets Libres »