Conférence 324 : Rencontre avec le Savoir Occulte

Hors ligne Pascal
#1
Avatar du membre
Messages : 2668
Enregistré le : 01 septembre 2015

Conférence 324 : Rencontre avec le Savoir Occulte

Message le

CONFÉRENCE N°324 : RENCONTRE AVEC LE SAVOIR OCCULTE

Traduction d’une conférence intitulée "ENCUENTRO CON EL SABER OCULTO" (30/05/1974)

Interview - Mexico D.F.

C'est avec le plus grand plaisir que je vais répondre à l'enregistrement sur cassette que vous m'avez envoyée. Inutile de dire que c'est sûr que je suis arrivé assez tard, j'ai trop tardé. Aujourd'hui, je l'enregistre et j'espère que très prochainement vous l'aurez en votre possession. Il est clair que j'aimerais beaucoup vous entendre tous, chacun des frères.

Je salue en particulier notre frère Pedro Ayala. Il est certain que je regrette que son épouse Beatriz soit si malade. Nous sommes également désolés que sa sublime mère soit également un peu malade. De toute manière, ils seront aidés, elles devront être soignées. Que notre frère se concentre intensivement, quotidiennement à deux heures du matin, sur l'Archange Raphaël et ma personne et nous lui donnerons les aides nécessaires pour les maladies.

J'ai toujours considéré que le cancer est guérissable. Nous savons bien que le serpent à sonnettes a le pouvoir de guérir le cancer. Ici, à Mexico, on le sait très bien. Les gens de Xochimilco ne font pas appel aux docteurs pour se soigner de cette maladie, car ils savent qu'ils ne peuvent pas les guérir, mais oui, ils font appel au serpent à sonnettes : ils enlèvent la tête, ils retirent les sonnettes et ils font sécher la chair de ce serpent au soleil ; ils la mettent dans des capsules - celles qu'on achète en magasin ou en pharmacie - ; ils en donnent une toutes les heures au patient.

Naturellement cette médecine est très jalouse. Lorsque le remède est administré à un cancéreux, il ne doit lui être donné aucun type de remède pharmaceutique, de médecin. Si on donnait des remèdes pharmaceutiques à celui qui est en train d'être soigné avec le serpent, il est évident que se produirait un résultat contraire, c'est-à-dire, le malade ne guérirait pas, le remède de serpent serait inutile.

[...] Il est sûr que notre divin Daïmon, le fameux Daïmon de Socrate, le fameux Lucifer, le Xolotl Nahuatl de l'ancien Mexique, n'est autre que la réflexion du Logos ou du Logoï particulier de chacun d'entre nous dans notre propre psyché intime. Au début, nous devons dire que cette réflexion était dans toute sa pureté primitive originelle, c'est pourquoi on dit que Lucifer était l'Archange, disons, le plus excellent. Mais, quand nous sommes tombés dans la génération animale, alors ce divin Daïmon, ce Lucifer intérieur ou Prométhée, comme l'ont jadis appelé les Grecs, naturellement, est également tombé, il est devenu vraiment noir comme du charbon, il est devenu le fameux Diable.

Les alchimistes disent que nous devons blanchir le laiton et détruire nos théories. Textuellement, les meilleurs alchimistes affirment ceci : "Blanchis le laiton et brûle tes livres" ; c'est une de leurs maximes. Si nous pensons au laiton, au cuivre, nous voyons qu'il est en relation avec Vénus, l'étoile du matin, mais aussi du crépuscule. Indubitablement, ce Vénus-Lucifer a toujours été symbolique ; personne n'ignore que cette planète a toujours symbolisé, précisément, Lucifer, et c'est ainsi qu'on l'appelait autrefois.

Le blanchir - maintenant que nous l'avons transformé en un véritable Diable - est notre devoir. Mais ce n'est possible qu'en éliminant les divers éléments inhumains que nous portons à l'intérieur, c'est-à-dire, en désintégrant l'Ego, le Moi, le Moi-même, le Soi-même.

C'est le chemin évident à suivre. C'est seulement par ce chemin que nous pourrons blanchir le Diable. Quand celui-ci resplendira de nouveau, quand il redeviendra le merveilleux archange qu'il était autrefois, en se mélangeant avec nos Véhicules existentiels supérieurs de l'Être, avec l'âme et l'Esprit que nous portons dans notre intimité, il nous transformera aussi de fait et de droit propre en Archange. Chacun de nous est appelé à devenir un Archange.

Quant au Typhon-Baphomet, nous devons réfléchir un peu. Typhon-Baphomet - n'en soyons pas étonnés - est représenté par la carte 15 du Tarot. Il n'est autre que le propre divin Daïmon de Socrate, le Prométhée enchaîné, le Lucifer, le Xolotl Nahuatl. C'est pour cela qu'on parle clairement, dans notre rituel, du Baphomet. C'est pour cela qu'il est dit : "Je crois en le mystère du Baphomet". Nous avons besoin de transformer Baphomet, le blanchir, le transformer en ce qu'il était avant, Vénus-Lucifer, l'étoile du matin. Il n'est pas superflu de se rappeler ce que dit l'Apocalypse : "À celui qui vaincra, je lui donnerai aussi l'Étoile du Matin". C'est grandiose, n'est-ce pas ?

Ils me demandent des clés spéciales au sujet des soucoupes volantes. Il y a un proverbe très ancien qui dit : "Quand le disciple est prêt, le Maître apparaît". Et c'est certain et totalement vrai.

L'essentiel, selon ma manière de voir et comprendre les choses, c'est de dissoudre l'Ego. Alors, une fois qu'on a dissous le Moi psychologique, les contacts particuliers avec les créatures supérieures de l'Univers se produisent. N'oubliez pas qu'il y a des visiteurs extragalactiques qui ont des pouvoirs extraordinaires. S'ils rencontrent quelqu'un qui est dûment préparé, ils le sortent de son propre lit, avec le corps et tout ; et ils peuvent le transporter dans n'importe quelle région de l'Univers. Actuellement, il y a des gens de la Terre qui vivent sur Ganymède, Vénus, Mars, etc. C'est ce que disent les Saintes Écritures : "Cherchez tout d'abord le Royaume de Dieu et sa justice, et tout le reste vous sera donné de surcroît".

Les frères me demandent aussi que je leur récite les exorcismes. Les exorcismes sont très intéressants. Il semble que je vais devoir les inclure dans un chapitre que je suis en train d'écrire actuellement dans mon oeuvre en préparation "La Doctrine Secrète d'Anahuac", afin que vous puissiez tous les connaître dans leur état primitif originel. J'ai compris qu'en les récitant ici, devant ce micro, et en les enregistrant, en réalité, on ne peut pas faire grand chose, car l'écriture est différente. Il semble que le mieux soit que je vous les envoie par écrit dans le chapitre que je vous ai mentionné, le chapitre qui s'intitule "Les Élémentaux".

D'autre part, parler de cette question des exorcismes, des élémentaux, etc., donc je ne vois pas la nécessité de faire des gestes particuliers. Pour moi, quand on récite un exorcisme - que ce soit celui du feu, que ce soit de l'air, que ce soit de l'eau ou de la terre -, il faut simplement avoir une grande foi, une grande dévotion, volonté et imagination. Je ne vois pas pourquoi on devrait faire des gestes particuliers pour pouvoir réciter un exorcisme. Donc, comme je ne me suis jamais occupé de tels gestes, je ne vois pas non plus le besoin de parler ou d'écrire à ce sujet. Je récite simplement les exorcismes, et c'est tout. Je n'ai jamais fait de gestes, et si parfois il m'est arrivé d'en faire, franchement, je n'en ai pas fait cas. Ce que je mets, c'est de la dévotion, de la volonté, de l'amour. Compris, mes chers frères ? Je pense qu'avec cela vous m'avez compris.

Ils me demandent que je parle sur la mantralisation, la vocalisation, etc. Concernant la mantralisation, il est clair que pour moi autant les hommes que les femmes doivent apprendre à épeler le langage sacré. Chacun des mantras que j'ai enseignés forme une partie d'un grand langage qui est celui du langage universel qui, telle une rivière d'or, court sous l'épaisse forêt du soleil.

[...] J'entends aussi que notre frère Alfonso Acero me pose des questions sur le Cours zodiacal. Bien, je ne nie pas que le Cours zodiacal du docteur Krumm Heller inclue les mêmes exercices zodiacaux que j'ai donnés et que doit donner tout ésotérisme du futur, car ces exercices ne sont ni du docteur Krumm Heller ni les miens. Ces exercices sont de l'Église Gnostique et ils sont connus depuis les temps anciens.

Celui qui écrit un cours zodiacal, donc, bénéfique, utile à l'humanité, doit enseigner les exercices de chaque mois, qui ne sont la propriété particulière de personne. En tout cas, dans le Cours mentionné, nous avons donné des enseignements que le docteur Krumm Heller ne donne pas.

Nous avons enseigné comment on travaille avec le scintillement des étoiles, de quelle manière on peut utiliser ce scintillement pour servir l'humanité, etc. Il serait intéressant que continuent de paraître des nouvelles et de nouvelles éditions sur le Cours zodiacal. Ce que j'aimerais dire à nouveau avec emphase est qu'il y a, dans ce Cours, des enseignements que le docteur Krumm Heller n'a jamais donnés. C'est donc tout, mes chers frères. [...]

Nous allons discuter un peu avec toi, mon cher Fernando. Nous allons échanger des idées. J'aimerais t'écouter et te faire comprendre les enseignements. Éviter les chutes. Bien, voilà ce que je vais te dire : il est certain que personne ne naît érudit. Celui qui veut apprendre à nager doit d'abord "boire beaucoup de tasses". C'est également le cas de celui qui commence dans ces pratiques de la Neuvième Sphère. Cependant, un jour tu arriveras à être un athlète complet du sexe. [...]

Le chemin ésotérique n'est pas si facile, tu le sais ; pour cela on l'appelle le Sentier du Fil du Rasoir. Mais avec patience, on progresse jusqu'à toucher le but. Il n'est pas possible de faire cette progression ainsi, de manière intempestive, dirons-nous ; cela requiert d'être méthodique dans cette progression. Il convient que tu réfléchisses toujours, que tu réfléchisses profondément sur le corps de doctrine, sur les enseignements que nous t'avons donnés, que tu médites profondément sur tout cela. Avant tout, il s'agit de la vie elle-même. Tu es, sans aucun doute, très compréhensif et tu pourras comprendre tout ce que nous t'avons dit.

Bien, dans tout cas, mes chers frères, il faut travailler sur soi aujourd'hui même. Je veux dire que chaque jour est un résumé de notre propre vie. Il est certain que notre vie est ce qui reste dans la mort. En d'autres termes, je dirais qu'une personne est sa vie, et c'est la signification de ce qui est dit dans les Écritures concernant le livre de notre vie, ou le livre de la vie, qui s'ouvre dans la mort.

Un homme est sa vie, et cela vous devez le comprendre. Un jour dans notre vie est une petite réplique de notre vie entière. Il est clair que si un homme ne travaille pas un jour de sa vie - je me réfère au travail ésotérique, au travail sur soi-même -, évidemment, il ne pourra pas changer sa vie. Et s'il dit vouloir travailler sa vie et la changer, mais qu'il ne travaille pas un jour de sa vie, le travail sur soi reste purement utopique, mes chers frères. Dans ce cas, l'individu se distrait en pensant qu'il va travailler sur sa vie mais, en réalité, il ne commence pas à travailler, même pas un seul jour de sa vie. Et je veux que vous réfléchissiez à tout cela, que vous le compreniez.

Notre vie est divisée en jours et en années. Si un homme ne travaille pas un jour de sa vie - je me réfère, je répète une autre fois, au travail ésotérique -, en s'observant soi-même, en appliquant des idées de ce travail dans lequel nous tous les gnostiques sommes engagés, alors il échoue, c'est évident. Ne pas remettre au lendemain ce que nous pouvons faire aujourd'hui même. Si un homme dit : "Je commencerai à travailler sur moi-même demain", il est évident qu'il ne travaillera jamais sur lui-même, parce qu'il y aura toujours un lendemain, et le jour viendra où il l'oubliera ; c'est clair.

On appelle cela quelquefois dans nos thèmes, la "maladie du lendemain". Alors si un homme dit toujours "demain", c'est-à-dire, le lendemain, il ne changera jamais. Afin de travailler sur soi, il faut circonscrire le champ de travail, ne pas penser paresseusement à travailler dans un futur et dans une opportunité extraordinaire, mais plutôt travailler aujourd'hui même ; ça, c'est ce qui est important.

Quant à ce jour, avez-vous commencé à l'observer, ce jour ordinaire toujours récurrent, miniature de l'année et de notre vie entière ? Vous tous connaissez-vous cette phrase : "À chaque jour suffit sa peine". Ce sont les paroles du Divin Rabbi de Galilée. Mais avez-vous seulement pensé à ce qu'elle signifie ? Avez-vous déjà considéré le contexte dans lequel le Christ a fait cette observation ? Par exemple, que veut-il dire quand il dit "suffit" ? Suffit pour quoi ? "Suffit" pour travailler la peine d'aujourd'hui ?

L'homme qui commence à travailler, même un peu chaque jour, sur ses contrariétés et ses peines, commence alors à travailler de façon pratique sur lui-même. Mais, il faut qu'il connaisse sa journée et qu'il se connaisse en relation avec sa journée. La journée que vit toute personne est ordinaire sauf événements inhabituels. Nous devons nous observer à chaque moment, à chaque instant, mieux nous connaître. Plus nous nous auto-connaîtrons, plus nous comprendrons vraiment ce qu'est le travail ésotérique.

Nous devons travailler sur notre propre vie quotidienne. Quand nous ferons cela, nous comprendrons ce que signifie l'étrange phrase : "Donne-nous notre pain de chaque jour" dans la prière du Seigneur, car les paroles "notre pain de chaque jour" signifient ici le pain suprasubstantiel ou le pain d'en Haut. Les idées de ce travail nous donnent le pain pour la vie dans le double sens d'idées et forces pour faire face aux contrariétés de la vie mécanique quotidienne ; elles nous offrent le pain suprasubstantiel, elles nous indiquent la nouvelle vie qui commence en nous-mêmes, parce que, dans le travail, tout le monde cherche à être une nouvelle personne. Nous devons donc comprendre la nécessité de travailler sur notre propre vie pour la changer.

Il convient de rappeler qu'en mourant nous emportons notre propre vie, et que dans le monde astral nous la revivons de manière rétrospective. Il est aussi certain et totalement vrai qu'en revenant, en se réincorporant dans un nouvel organisme humain, nous rapportons notre propre vie et nous la déposons sur le tapis du monde physique. Par conséquent, si nous ne travaillons pas sur notre propre vie, il est clair que quand nous revenons, après la mort, nous devrons ramener cette vie que nous avions avec toutes ses amertumes.

Si nous considérons la vie comme un film, il est clair que tout homme en mourant emporte son film. Il est aussi certain qu'en revenant, il le rapporte et le projette une nouvelle fois sur le tapis de l'existence. Si nous ne modifions pas notre propre vie ici et maintenant, si nous ne travaillons pas sur elle d'instant en instant, de moment en moment, nous devrons la ramener encore et encore ici, dans le monde, pour la revivre sans cesse de manière douloureuse et, à la fin, un jour viendra où le cycle des existences prendra fin. Alors, nous devrons nous submerger avec notre propre vie à l'intérieur des entrailles de la Terre, dans le fameux Tartare dont les Grecs ont parlé, dans les Mondes infernaux ; et cela est vraiment douloureux, n'est-ce pas ?

Un homme peut emporter sa vie et la ramener cent huit fois. Rappelons-nous les cent huit perles du collier du Bouddha. Mais, le moment viendra où les Seigneurs de la Loi n'admettront plus notre film, il faudra descendre avec notre film aux Mondes infernaux. Cela n'a rien d'agréable.

Si nous observons attentivement notre vie, nous verrons qu'elle n'est pas très belle ; elle est remplie de nombreuses amertumes, de terribles difficultés. Il n'est pas agréable que cette vie doive être emportée et qu'elle doive être rapportée de nouveau. Il vaudrait mieux travailler sur elle, ici et maintenant. Si nous travaillons sur notre propre vie en ces moments, si nous profitons d'aujourd'hui, si nous accomplissons cette phrase du Divin Rabbi de Galilée qui dit : "À chaque jour suffit sa peine", si nous profitons du jour, nous avancerons, nous mourrons d'instant en instant, de moment en moment.

Tout le drame de l'existence nous le portons à l'intérieur : c'est l'Ego, c'est le Moi, c'est le Moi-même, c'est le Soi-même. Rappelons-nous que l'Ego est composé d'innombrables éléments de toutes sortes. Dans l'Ego, il y a des éléments de la colère, de la convoitise, de l'envie, de l'orgueil, de la paresse, de la luxure, de l'adultère, des préoccupations, etc. Chacun de ces Mois, chacun de ces éléments constitutifs du Moi-même, du Soi-même, provoque les circonstances difficiles dans lesquelles nous nous mouvons quotidiennement. Il est clair que ces circonstances si difficiles vont continuer à exister tant que nous n'aurons pas éliminé le ressort qui les produit. Pour chaque circonstance il y a un ou plusieurs ressorts, c'est-à-dire, un ou plusieurs éléments inhumains, et tout cet ensemble d'éléments est ce qui forme le Moi-même.

Ainsi donc, mes chers frères, modifier la vie, la changer aujourd'hui est indispensable si nous voulons la libération. Il ne sert à rien d'ajourner l'erreur, nous ne gagnons rien à différer pour une future existence ou pour les dix ou vingt existences suivantes toutes nos amertumes et désagréments. Nous devons en finir avec toutes ces douleurs aujourd'hui même.

Mais nous ne pouvons réellement en finir avec ces amertumes, si nous n'en finissons pas avec la cause qui les produit. Dans notre psyché, il y a beaucoup de causes, beaucoup de ressorts qui produisent les diverses amertumes que nous connaissons. La colère, par exemple, a l'habitude de provoquer des affaires de police, des assassinats, de la violence ; la convoitise crée des préoccupations et des ennemis ; l'envie ronge le cœur et les viscères, rend la vie comme le fiel ; la luxure nous génère combien de problèmes, tu le sais.

Alors, si nous voulons changer notre vie, la vie que nous menons aujourd'hui même, nous devons aujourd'hui même travailler sur nous-mêmes, éliminer ces éléments qui produisent les mauvaises circonstances, qui génèrent ces séquences désastreuses ou mauvaises circonstances. Si aujourd'hui, nous en finissons avec les éléments qui sont à l'origine des circonstances défavorables, notre vie changera et sera de moins en moins défavorable, de moins en moins douloureuse, plus belle, plus jolie, car un homme est ce qu'est sa vie. Si la vie d'un homme change, alors l'homme change. Alors, il est nécessaire de changer. C'est ce qui importe, c'est ce que les gens ne veulent pas comprendre.

Observons très clairement, par exemple, les différentes circonstances sociales, observons le monde ; il ne fait aucun doute que le niveau d'Être est définitif. Le niveau d'Être des gens qui ont été à l'origine de la Première Guerre mondiale est l'Abîme. Ce même niveau d'Être a attiré, a créé des circonstances aussi horribles que la Première, et même pires, comme celles de la Deuxième Guerre mondiale, et comme les gens ne se sont pas décidés à changer leur niveau d'Être, comme tous continuent avec leur même niveau d'Être, il est évident que bientôt va arriver la Troisième Guerre mondiale, et elle sera encore pire.

Lorsque nous voulons changer les circonstances de la vie, nous devons commencer par changer notre propre niveau d'Être. Nous ne pourrons pas changer le niveau d'Être, nous élever plus, si nous ne mourons pas en nous-mêmes, c'est-à-dire, si nous n'en finissons pas avec les défauts psychologiques que nous possédons.

Quand on en finit avec les défauts que l'on possède, le niveau d'Être s'améliore, et en s'améliorant, les circonstances de l'existence changent. Parce que l'extérieur n'est autre qu'une projection de l'intérieur, c'est évident. Si l'intérieur est mauvais, l'extérieur sera horrible ; si l'intérieur est noble et digne, l'extérieur sera magnifique.

Par conséquent, travailler sur notre propre vie est indispensable. Mais en regardant notre vie, en pensant à sa propre vie, en l'analysant, on découvre qu'elle se fonde sur des facteurs décisifs. Nous allons détailler des cas, mes chers frères.

Supposons qu'un insulteur nous blesse avec la parole. Si nous sommes des personnes irascibles, alors nous lui répondrons de la même manière, les choses vont empirer, nous allons en venir aux mains ; parfois même, nous pouvons aller jusqu'au crime, à l'assassinat, etc. Les conséquences nous les connaissons déjà : prison, codes, avocats, etc. Mais si un homme, par exemple, a mis un terme au défaut de la colère, en écoutant l'insulteur, au lieu de répondre de la même manière, il va le bénir. Comme résultat ou conséquence complètement logique, il n'y aura pas de prison, il n'y aura pas de sang, il n'y aura pas de blessures ; il pourra passer pour un idiot devant les autres, mais il aura gagné à coup sûr parce qu'il se sera débarrassé des problèmes. Alors nous voyons, donc, comment les circonstances externes dépendent du niveau d'Être.

Nous allons dépeindre un autre cas. Imaginons un instant un avare qui désire obtenir de l'argent à tout prix. La convoitise peut le conduire à commettre des erreurs gravissimes, elles peuvent l'amener à l'échec, au discrédit, etc. Si un homme n'est pas cupide, ces circonstances défavorables n'existeront pas en lui ; c'est ostensible.

Ainsi, si nous voulons changer notre propre existence, notre propre vie, nous devons éliminer ces ressorts, ces causes qui produisent les erreurs. Ces causes sont dans l'Ego. Éliminons les défauts psychologiques que nous avons et les circonstances du monde physique, au lieu d'être pires seront meilleures. Mais si nous n'éliminons pas nos défauts, les conséquences apparaîtront inévitablement et nous, nous nous gâcherons la vie misérablement.

Il s'agit donc de changer, et cela, il n'est pas question de le reporter dans une future existence ou dans mille existences. Non ! Si nous voulons changer notre propre vie, nous devons le faire aujourd'hui même. Je ne vois pas la nécessité de reporter l'erreur. Je vois la nécessité, au mieux, d'élever le niveau d'Être, et cela est possible en changeant intimement, en éliminant les divers défauts que nous possédons. Quand nous les éradiquons de notre psyché, il y a un changement, un changement total, pas seulement sur les causes, mais sur les effets ; les circonstances désagréables qui pourraient se présenter, cessent de se présenter ; les conditions qui auraient été défavorables peuvent devenir favorables et, en général, toute la vie subit une transformation totale. Ainsi, cela devient une magnifique entreprise que de changer en soi-même, car en le faisant, cela change toute la vie.

L'essentiel est de travailler, mais aujourd'hui même, sur notre propre vie, et ne pas remettre au lendemain ce qu'on peut faire aujourd'hui. Cela nécessite de s'y consacrer, de s'y consacrer véritablement. Si on ne se consacre pas sérieusement au travail, on va mal. S'il y a quelque chose qu'on doit prendre au sérieux, c'est, précisément, sa propre vie. On doit faire de notre vie un chef-d'œuvre. Je ne vois pas pourquoi vous ne pourriez pas faire un chef-d'œuvre de votre propre vie. Il est clair que si vous en décidez ainsi, vous y arriverez, mes chers frères. Il est nécessaire que vous observiez quotidiennement votre propre vie. Si une circonstance quelconque vous a provoqué de la colère, cette circonstance doit être analysée, et le facteur colère doit être alors compris. Si vous l'avez compris profondément, procédez à l'élimination de ce facteur. Une toute autre circonstance a provoqué en vous de la luxure. Étudiez la circonstance et éliminez la luxure, et ainsi de suite avec chaque défaut, mes chers frères, mais nous avons besoin de devenir sérieux, très sérieux.

Il faut que nous comprenions que la vie en nous est très importante. Nous devons comprendre que si notre vie ne change pas, alors rien ne change ; et ramener notre vie pour l'apporter à nouveau, aussi laide soit-elle, il me semble que ça n'en vaut pas la peine. Mieux vaut la changer. C'est comme ça que je le conçois, et c'est comme ça que je l'ai compris et je crois que vous aussi vous allez le comprendre de la même manière.

La prière du Notre Père dit : "Donnez-nous aujourd'hui notre pain de chaque jour", mais il ne se réfère pas à la question matérielle, grossière, au quignon de pain qu'on mange au petit-déjeuner, non. Ayons plus d'entendement. Les Évangiles sont symboliques. On parle de ce pain suprasubstantiel, de ce pain qui descend d'en Haut, de ce pain de la sagesse. Ce pain, véritablement, on le mange quand on étudie sa propre vie, quand on l'observe, quand on désintègre les erreurs qu'on a dans sa propre existence et les causes qui les produisent. Alors, comme conséquence inévitable, résulte le pain de la sagesse, ce pain qu'on doit savourer avec plaisir.

Par conséquent, chers frères, la Gnose est complètement pratique à cent pour cent. [...] Reporter l'erreur dans une future existence ou dans un futur Mahamanvantara, me semble incorrect. Si vous étudiez votre vie aujourd'hui, si chaque page du livre de votre vie vous l'étudiez d'instant en instant et si vous vous décidez de la changer maintenant même, vous ferez alors quelque chose d'extraordinaire, mes chers frères. Et enfin, quand vous arriverez à faire de votre vie un chef-d'œuvre, vous serez libérés, c'est évident.

Bien à présent, ici s'achève cette conférence. Vous pouvez la diffuser à tous les frères de notre Mouvement gnostique dans la capitale de Bogota. Dites-leur que j'écris une œuvre très importante intitulée La Doctrine Secrète d'Anahuac. Il y aura, entre autres, la science des Élémentaux de la nature, et je répète que je vous enverrai aussi les exorcismes du feu, de l'air, de l'eau et de la terre dûment transcrits dans le chapitre intitulé : "Les Élémentaux". [...]

Ainsi, recevez ma sincère accolade à travers l'aura de l'Univers.

Samael Aun Weor.
Hors ligne tmecap
#2
Messages : 1229
Enregistré le : 15 février 2019
Localisation : aude
Sexe :
Zodiaque :

Message le

blanchir le laiton
ce qui est étrange, c'est que tu nous utilisons le cuivre noir, et nous le mettons avec un morceau de zinc, nous obtenons un liquide blanchâtre qui est nommé ganz, et qui permet de nettoyer l'eau au point de la rendre potable juste en se faisant éclairer par cette substance.

de plus plus elle connait de monde et plus elle est efficace.

C'est pour une piscine par exemple, une intelligence organique qui se rappellera de tous ceux qui se sont baignés dans cette piscine.

Pourtant ce liquide est parti du cuivre noir.
C'est seulement par ce chemin que nous pourrons blanchir le Diable. Quand celui-ci resplendira de nouveau, quand il redeviendra le merveilleux archange qu'il était autrefois, en se mélangeant avec nos Véhicules existentiels supérieurs de l'Être, avec l'âme et l'Esprit que nous portons dans notre intimité, il nous transformera aussi de fait et de droit propre en Archange.
Nous avons besoin de transformer Baphomet, le blanchir, le transformer en ce qu'il était avant, Vénus-Lucifer, l'étoile du matin.
Est ce nous devons retrouver le cuivre originel pour que l'électricité puisse repasser? , ou est ce que nous obtenons avec le cuivre noir est juste?

Retourner vers « Conférences du Cinquième Évangile »