Traduction d'une conférence intitulée "TRANSFORMACIÓN GNÓSTICA DE LAS IMPRESIONES"
Conférence de Troisième Chambre dictée aux frères de Colombie – Mexico - 1975
Il est certain que la question des impressions mérite d'être analysée de façon claire et précise. La personnalité que nous avons tous acquise reçoit les impressions de la vie, mais ne les transforme pas parce que c'est pratiquement une chose morte. Si les impressions entraient directement dans l'Essence, il est évident qu'elles seraient transformées, parce qu'en fait, elle les déposerait exactement dans les centres correspondants de la machine humaine.
Il est clair que la personnalité, qui est le terme qui s'applique à tout ce que nous acquérons, traduit les impressions de tous les aspects de la vie d'une manière limitée et quasiment stéréotypée, en fonction de sa qualité et ses associations. À cet égard, dans le travail ésotérique, la personnalité est parfois comparée à une secrétaire rustre vivant dans l'appartement d'en face et qui se mêle de tout selon ses propres idées, concepts, idées préconçues, opinions et préjugés. Elle a beaucoup de dictionnaires, d'encyclopédies en tout genre et des ouvrages de référence, et elle est en communication avec les trois centres - c'est-à-dire le mental, l'émotionnel et les centres physiques - en fonction de ses idées limitées. Par conséquent ou en corollaire, il s'avère qu'elle se met, presque toujours, en communication - et c'est ce qui regrettable - avec des centres erronés.
Cela signifie - et il est bon d'être attentif à ce que je suis en train de dire - que les impressions qui arrivent sont envoyées à des endroits erronés, c'est-à-dire à des centres qui ne leur correspondent pas et qui produisent, naturellement, des résultats erronés.
Je vais prendre un exemple pour que vous puissiez mieux me comprendre. Supposons qu'une femme répond à un homme avec beaucoup de considération et de respect. Bien sûr ! Les impressions que l'homme reçoit dans son mental sont traduites par la personnalité et celle-ci les envoie à des centres erronés. Normalement, elle les envoie au centre sexuel. Alors, l'homme finit par croire fermement que la dame en question est amoureuse de lui, et bien sûr, il ne lui faut pas longtemps avant de lui faire des allusions de type amoureux. Indubitablement, si cette dame n'a jamais eu, en fait, ce genre de préoccupations pour l'homme en question, il est clair, à juste titre, qu'elle se sente surprise, n'est-ce pas ?
C'est le résultat d'une grossière traduction des impressions. Voyez combien la personnalité est une mauvaise secrétaire !
La vie d'un homme dépend de cette secrétaire qui cherche mécaniquement l'information dans ses ouvrages de référence sans comprendre du tout ce qu'elle signifie en réalité, et la transmet en conséquence sans se préoccuper de ce qu'il peut se passer, mais sentant seulement qu'elle remplit son devoir. Voilà notre situation intérieure.
Ce qui est important de comprendre dans cette allégorie, c'est que la personnalité humaine, que nous acquérons et que nous devons tous acquérir, commence à prendre notre vie en main, et c'est quelque chose de trop important.
Incontestablement, il est inutile de penser que cela n'arrive qu'à certaines personnes, cela arrive à tout le monde. À toute personne qui se trouve, au moyen de l'auto-observation, en possession d'un nombre réduit de modes de réactions caractéristiques aux multiples impressions de la vie qui arrivent.
Malheureusement, ces réactions mécaniques, hélas, nous gouvernent. Chacun dans la vie est gouverné par sa propre série de réactions aux impressions, c'est-à-dire, à la vie même. Peu importe qu'il se nomme libéral ou conservateur, révolutionnaire ou bolchevique, etc., bon ou mauvais au sens ordinaire.
Il est évident que ces réactions aux impacts du monde extérieur constituent notre propre vie. Nous pouvons affirmer que l'humanité, en ce sens, est complètement mécaniciste.
N'importe qui dans la vie a créé une énorme quantité de réactions qui deviennent ce que l'on appelle "l'expérience" ou les "expériences pratiques" de son existence. Il est clair qu'étant donné que toute action produit ses réactions, des actions d'un certain type produisent des réactions d'un certain type, et on appelle ces réactions "expériences".
Il serait intéressant par exemple - pour mieux connaître nos actions et réactions -, de pouvoir relaxer le mental. Cette question de la relaxation mentale est magnifique. S'allonger sur son lit ou s'asseoir dans un fauteuil confortable, relaxer tous ses muscles patiemment, et ensuite vider le mental de toutes sortes de pensées, désirs, émotions, souvenirs, etc. Quand le mental est tranquille, quand le mental est en silence, on peut mieux se connaître soi-même. C'est pendant ces instants de quiétude et de silence mental que nous arrivons, réellement, à vérifier de façon directe le cru réalisme de toutes les actions et réactions de la vie pratique.
Quand le mental se trouve au repos absolu, nous voyons une multitude d'éléments et sous-éléments, actions et réactions, désirs et passions, etc., comme quelque chose d'étranger à nous, mais qui attend l'instant précis pour pouvoir prendre le contrôle de nous-mêmes, de notre personnalité.
Voilà la raison pour laquelle la quiétude et le silence du mental valent la peine. Évidemment, la relaxation de l'intellect est bénéfique au sens le plus complet du terme, car elle nous conduit à l'auto-connaissance individuelle.
Voilà pourquoi toute la vie, c'est-à-dire, la vie extérieure, ce que nous voyons et entendons, consiste pour chaque personne en ses propres réactions aux impressions qui lui arrivent du monde physique et, comme je l'ai dit, c'est une grande erreur de penser que ce que l'on appelle la vie est une chose fixe et solide, la même pour tout le monde.
Il est certain que les multiples impressions qui existent concernant la vie sont infinies. La vie, certainement, ce sont les impressions que nous avons d'elle, et il est clair que nous pouvons si nous le voulons, transformer ces impressions. Mais, comme je l'ai dit, c'est une idée très difficile à comprendre à cause de l'énorme pouvoir hypnotique des sens.
Bien que cela semble incroyable, tous les êtres humains sont dans un état d'hypnose collective. Cette hypnose est produite par l'état résiduel de l'abominable Organe Kundartiguateur qu'a développé l'être humain. Il est clair qu'il donna naissance aux divers agrégats psychiques ou éléments inhumains qui ensemble constituent le Moi-même, le Soi-même. Ces éléments et sous-éléments, à leur tour, conditionnent la Conscience et la maintiennent dans un état d'hypnose. Ainsi, l'hypnose collective existe ; tout le monde est hypnotisé.
Le mental est tellement absorbé dans le monde des cinq sens qu'il n'arrive pas à comprendre comment il pourrait se rendre indépendant d'eux ; il croit fermement que ces derniers lui montrent la réalité. Ainsi, notre vie intérieure, notre véritable vie de pensées et de sentiments, reste confuse à cause de nos conceptions du raisonnement purement intellectives.
Cependant, en même temps, nous savons parfaitement où nous vivons réellement : dans notre monde de pensées et de sentiments, et ça, personne ne le peut nier.
Voilà pourquoi nous devons apprendre à transformer nos propres impressions. Cependant, il est impossible de transformer quoi que ce soit en nous si nous continuons à être fascinés par le monde des cinq sens. Comme je l'ai dit dans ma dernière conférence, le travail nous apprend que si on est négatif, c'est de notre faute. Le point de vue sensoriel est que cette personne-là, du monde extérieur, que l'on voit et entend grâce aux yeux et aux oreilles, est fautive. Cette personne dira à son tour que nous sommes les coupables. Mais, en réalité, la faute se trouve dans les impressions que nous avons sur la personne.
Souvent nous pensons qu'une personne est perverse alors que, dans le fond, cette personne est un doux agneau. Il convient grandement d'apprendre à transformer toutes les impressions que nous avons sur la vie. Il est nécessaire d'apprendre à recevoir avec plaisir les manifestations désagréables de nos semblables.
Si nous réfléchissons scientifiquement au sujet des impressions, et sur la façon de les transformer, nous verrons ceci : les impressions qui arrivent à nous correspondent à l'Hydrogène 48, qui est l'hydrogène qui gouverne le corps physique. Ainsi, toute impression appartient à l'hydrogène 48 et peut être transformée en Hydrogène 24, qui correspond au corps astral, et beaucoup plus tard, en Hydrogène 12, qui correspond au mental, et même en Hydrogène 6, du causal, etc.
Il est clair que la transformation de l'Hydrogène 48 en 24, ou du 24 en 12, ou du 12 en 6, ou du 6 en 3, est possible seulement par moyen d'un agent secret. Je veux me référer à l'Hydrogène Sexuel SI-12. Il est clair que si l'on est chaste, si l'on apprend à transformer le sperme sacré en énergie créatrice, la transformation de cet Hydrogène 48 en 24, et en 12, et en 6, et en 3, etc., sera réalisable.
Maintenant, si nous réfléchissons au corps physique, au corps de chair et d'os, nous devons dire que, tout comme il y a des différences dans ce qui est psychique - des degrés et des degrés, des états et des états - il y en a aussi dans le physique. Que la chair ressemble à une autre chair, cela n'a rien d'étrange, mais il y a des différences entre les diverses chairs. Parce qu'une chose est la chair d'un Maître de Sagesse de la Fraternité Blanche, une autre, celle d'un simple chela ou disciple de la Fraternité Blanche ; une autre est celle d'un homme profane, commun et courant ; et une autre, celle d'un mage noir terriblement pervers. Ainsi, il y a des différences.
Nous pouvons rendre le corps physique plus subtil, plus raffiné si nous parvenons à le nourrir d'hydrogènes supérieurs. Il est clair que si nous transformons l'Hydrogène 48, qui correspond aux impressions, en 24, et en 12, et en 6, et en 3, etc., alors notre corps physique sera nourri d'hydrogènes supérieurs, et par conséquent, acquerra un meilleur état de raffinement spirituel. Il deviendra lui-même un véhicule très approprié pour l'Âme, pour l'Esprit ; donc, un corps très différent de nos semblables : plus réceptif, plus psychique.
C'est, entre autres choses, une des principales raisons pour lesquelles nous devons comprendre la nécessité de transformer les impressions.