CONFÉRENCE N°279 : LA GRANDEUR DE LA CHARITÉ UNIVERSELLE
Congrès international d'Anthropologie Gnostique - Guadalajara, Jalisco, Mexique - Du 27 octobre au 4 novembre 1976.
Congrès international d'Anthropologie Gnostique - Guadalajara, Jalisco, Mexique - Du 27 octobre au 4 novembre 1976.
Tout ce qu'a lu notre cher frère J.V.R., Directeur général de tout le Mouvement Gnostique américain et Évêque de notre Sainte Église Gnostique, car il a été consacré en tant que tel, nous amène à insister sur le thème de l'Institut de la Charité Universelle. C'est avec une profonde douleur que je me rends compte que malgré le fait d'avoir approuvé cette idée au dernier congrès de la République sœur du Salvador, les nations de toute l'Amérique n'ont toutefois pas créé l'Institut, et cela signifie, en fait, un manque d'amour pour l'humanité.
Nous devons parler avec amour, avec charité universelle. Tous les frères doivent comprendre la nécessité de savoir aimer. Nous devons comprendre que nous devons servir toute l'humanité souffrante, sans distinction de race, de sexe, de croyance, de caste, ou de couleur. Tous les frères, dès maintenant, dans leurs pays d'origine respectifs, doivent se réunir en assemblées nationales, dûment constituées, pour créer l'Institut de la Charité Universelle. Où est donc notre amour si nous ne savons pas faire de la charité ? Nous prêchons, mais nous ne pratiquons pas, c'est regrettable.
Par conséquent, mes chers frères, il devient nécessaire de créer l'Institut de la Charité Universelle au niveau international ; de reconvoquer des assemblées nationales dans chaque pays pour créer l'Institut International de la Charité Universelle. Il doit y régner la spontanéité, le naturel, la compréhension. Il existe une tendance très marquée de l'Ego à faire des projets et des projets et encore plus de projets. Je reçois des milliers de projets qui, sans plus attendre, finissent à la poubelle. Je ne veux pas de projets, je veux des faits et rien d'autre que des faits.
Il y en a qui font des calculs financiers extraordinaires, des jongleries du mental pour créer l'Institut de la Charité Universelle, comme si un tel Institut était une question de calculs, ou comme si le cœur était soumis à des calculs. En fait, ce dont on a besoin, c'est du cœur ; en ayant du cœur, les calculs sont inutiles.
Il manque, en fait, un François d'Assise ou un saint comme celui du Pérou, Martin de Porres qui se sont vraiment distingués de par leur charité. Ces saints ne faisaient pas de projets financiers pour faire la charité ; elle sortait de leur cœur de manière spontanée et pure. Il nous semble encore voir ce saint, Martin de Porres, avec sa canne faisant du porte-à-porte pour recueillir du pain et des vêtements pour les apporter aux démunis. Il nous semble voir encore le bon François, notre frère François d'Assise, faisant du porte-à-porte pour demander la charité.
Mais ceux qui ont créé l'Institut à certains endroits ne font pas cela, on a l'impression que cela leur fait de la peine, on a l'impression que l'amour-propre va jusqu'à dans leur moelle osseuse, on a l'impression que leur orgueil est insupportable, et ils échouent.
Par conséquent, ce n'est pas de projet dont on a besoin pour créer l'Institut de la Charité Universelle. En réalité, ce dont on a besoin, c'est de ce qu'on appelle l'amour. S'il n'y a pas d'argent, alors nous faisons du porte-à-porte pour demander l'aumône pour donner l'aumône.
C'est ainsi que nous pourrons créer au niveau international et mondial l'Institut de la Charité Universelle. Frères, parlons avec des faits concrets, clairs et définitifs. Plus de théories, plus de projets, allons droit au but, aux faits. C'est tout. [...]
Le Mouvement Gnostique péruvien, pour qui je demande des applaudissements [Applaudissements].