Retrouvons les 49 parties de l'Être - On peut diviser l’Être en 7, en 12, en 24, en 49, en 148…

Hors ligne Pascal
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Je crois que l'Être se synthétise en ces 49 parties.

1) Les 24 Vieillards / Émanations du Grand Invisible (24)

On les pose comme 24 émanations autonomes et autoconscientes “en nous, ici et maintenant”, en correspondance zodiacale.
Groupe 1 = 24 : Vieillards / Émanations / Arcanes Majeurs ou Mystères fondamentaux (22) + Pistis-Sophia + son Pair (inclus dans les 24).

2) Les 12 Apôtres / Puissances / Sauveurs (12)

On les définit comme 12 sauveurs zodiacaux, liés aux constellations et à des fonctions rédemptrices “en chaque homme”.
Groupe 2 = 12 : Apôtres / Puissances / Sauveurs.

3) Les 10 Séphiroths de l’Arbre de Vie (10)

4) Les 3 Forces Primaires (3)
Sainte-Affirmation, Sainte-Négation, Sainte-Conciliation.

Total
24 (Vieillards)
12 (Apôtres)
10 (Séphiroths)
3 (Forces primaires)
= 49 parties

24 : structure cosmique (zodiaque = rythme, cyclicité, loi)

12 : structure soteriologique (sauveurs = orientation, sens, guidage)

10 : structure cartographique (séphiroths = niveaux/sphères de l’être)

3 : structure métaphysique (triade = moteur, dynamique de tout le reste)
Hors ligne Jean Morin
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Je ne dis pas que tu as complètement tort, mais en relisant les messages précédents, je vois qu’un point essentiel n’a pas été formulé clairement. Or, c’est justement ce point qui peut soulager ce besoin de faire coïncider différents systèmes, ou de chercher lequel est le plus « vrai » dès qu’on remarque que deux représentations ne sont pas parfaitement compatibles.

Je vais l’expliquer avec des termes bouddhistes, mais on retrouve exactement la même idée dans le taoïsme, l’hindouisme, et sans doute dans toutes les traditions spirituelles authentiques. L’idée est la suivante : la réalité ultime est vacuité. Et vacuité signifie indistinction. Autrement dit, au regard de l’ultime, ces 49 niveaux sont illusoires — tout comme n’importe quel autre modèle ou représentation.

En fait, même la distinction entre Absolu et relatif est déjà une saisie, une vue de l’esprit, une forme de dualité. L’Absolu n’est « absolu » qu’en comparaison du relatif, et inversement. Sans cette comparaison, la distinction n’a plus de sens. Comme pour les grandeurs : une chose n’est grande que relativement à une autre. La Terre est immense pour nous, mais minuscule à côté du Soleil.

De la même façon, on peut découper la réalité de mille manières. On peut la diviser en 2 (relatif/Absolu), en 3, en 4, en 5, en 20 000… Dès qu’on découpe, une logique se déploie, et d’autres éléments apparaissent naturellement. Par exemple, si l’on découpe en 4, cela fait émerger quatre qualités présentes partout. En astrologie, on parle des quatre propriétés de l’Éther : froid, chaud, sec, humide, associées aux directions cardinales. En combinant ces qualités deux par deux, on obtient les quatre éléments (Feu = chaud/sec, Air = chaud/humide, Terre = froid/sec, Eau = froid/humide). Mais ce n’est pas la seule manière de structurer le réel : le taoïsme, lui, s’appuie sur 5 propriétés, et pourtant ses méthodes fonctionnent tout aussi bien. Aucune de ces grilles n’est plus vraie que l’autre : ce sont des découpages logiques, utiles, mais fondamentalement arbitraires, appliqués à une réalité qui dépasse toute distinction.

Je prends souvent l’exemple du bouddhisme parce que les différences entre lignées donnent vite mal à la tête à ceux qui n’ont pas intégré cette notion de vacuité. Dans certaines lignées, Vairocana est présenté comme le bouddha primordial dont les autres découlent. Dans d’autres, c’est Samantabhadra, ou encore Amitabha, Vajrasattva, etc. Comment est-ce possible ?

En réalité, il n’existe pas de bouddha « plus primordial » qu’un autre. C’est plutôt comme un prisme, ou un kaléidoscope. Dans la vacuité, c’est-à-dire dans la non-dualité, chaque chose contient les autres. Ainsi, si l’on prend un bouddha comme centre, on peut « voir » les autres émaner de lui et se structurer autour de lui. Mais si l’on prend un autre bouddha comme centre, c’est le même phénomène : tout se réorganise autour de ce nouveau point central.

D’une lignée à l’autre, il existe donc des milliers de manières de représenter la réalité : les innombrables mandalas tibétains, ou encore les Kongokai et Taizokai du Shingon, en sont de bons exemples. Chercher à faire coïncider toutes ces représentations est non seulement impossible, mais surtout inutile. Qui pourrait dire que l’une est vraie et les autres fausses ? La vérité, c’est qu’elles sont probablement toutes vraies — mais chacune découpe la réalité à un niveau différent, et fait apparaître, selon l’angle choisi, certaines dimensions plutôt que d’autres.

Ces modèles ne sont pas faits pour être des descriptions absolues : ce sont des outils pédagogiques, des prismes temporaires, dont le but est toujours le même : ramener l’initié à la vacuité.

Je me permets d’ajouter qu’il peut aussi y avoir un vrai danger à vouloir absolument tout cartographier. Car même si toutes les représentations ne sont pas forcément justes, il existe en revanche une infinité de modèles qui peuvent l’être — au moins partiellement.

C’est un peu comme si tu cherchais à résoudre une équation du type X + Y = 15. D’accord, 5 + 5 ne donne pas 15. Mais ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de solution : il y en a au contraire une infinité. 10 + 5, 11 + 4, etc.

Oublier ce détail peut facilement mener à une quête sans fin : on cherche toujours de nouveaux modèles, toujours plus détaillés, toujours plus “fins”. Et comme certains fonctionnent, ça stimule énormément : on a l’impression de comprendre la réalité de mieux en mieux. Mais en réalité, on tombe surtout dans ce que Guénon appelait le « règne de la quantité » — ce réflexe de tout décomposer, quantifier, diviser, comme si on allait finir par tomber sur une unité fondamentale.

C’est un piège typique du mental : il cherche spontanément à diviser. Le mental n’est pas conscient, il est simplement actif. C’est comme une épée : c’est à nous d’apprendre à la remettre au fourreau. Sinon, elle coupe tout ce qui passe à portée. Et le mental, lui, continuera indéfiniment, insatisfait, tant qu’il n’aura pas découpé jusqu’à la dernière fraction possible — sans voir qu’on peut diviser par deux à l’infini, sans jamais atteindre une limite.

Ce n’est qu’un simple rappel. Peut-être que tu en as déjà parfaitement conscience, et que tu as des raisons qui m’échappent de t’investir autant dans ce type de schémas.

Dans tous les cas, ne prends pas ça comme une critique : c’est juste un partage. Si tu as déjà intégré tout ça, tant mieux — je ne prétends pas apprendre quoi que ce soit à qui que ce soit.

Mais il existe aussi un scénario où ce rappel pourra être utile, pour toi, ou même pour quelqu’un d’autre.

Que la Divine Mère nous guide !

Jean Morin
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Hors ligne Geffy
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La meilleure explication des parties de l'être serait celle qui est décrite par le VM Samaël au lien suivant, il y aurait donc plus que 49 parties :

https://gnose-de-samael-aun-weor.fr/sit ... nf_108.php
Hors ligne Pascal
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En ce qui me concerne, c'est 148 soit 1+4+8=13 et 4+9=13.
Ce nombre symbolique de 148 me convient après avoir étudié toutes les oeuvres du VM en français et un livre consacré à ce thème en espagnol.
Mes schémas et recherches me le confirment aussi.
Je ne cherche à convaincre que ma personne à l'aide de l'inspiration.

A chacun de trouver ce qu'il sent profondément.
Nous avons tous une manière d'Être différente.
Une auto-gnose intime.
Hors ligne Jean Morin
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Pascal a écrit : 12 février 2026, 19:16 En ce qui me concerne, c'est 148 soit 1+4+8=13 et 4+9=13.
Ce nombre symbolique de 148 me convient après avoir étudié toutes les oeuvres du VM en français et un livre consacré à ce thème en espagnol.
Mes schémas et recherches me le confirment aussi.
Je ne cherche à convaincre que ma personne à l'aide de l'inspiration.

A chacun de trouver ce qu'il sent profondément.
Nous avons tous une manière d'Être différente.
Une auto-gnose intime.
Parfaitement d'accord. Et au cas où, je ne te reprochais pas d'essayer de convaincre qui que ce soit, je faisais juste un rappel parce que je n'avais pas vu de mention sur ce principe de relativité des représentations, et que ça soit pour toi ou des lecteurs, je trouvais l'information digne d'être mentionnée !
Modifié en dernier par Jean Morin le 12 février 2026, 19:27, modifié 1 fois.
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Hors ligne Pascal
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Jean Morin a écrit : 12 février 2026, 11:30
Je ne dis pas que tu as complètement tort, mais en relisant les messages précédents, je vois qu’un point essentiel n’a pas été formulé clairement. Or, c’est justement ce point qui peut soulager ce besoin de faire coïncider différents systèmes, ou de chercher lequel est le plus « vrai » dès qu’on remarque que deux représentations ne sont pas parfaitement compatibles.

Je vais l’expliquer avec des termes bouddhistes, mais on retrouve exactement la même idée dans le taoïsme, l’hindouisme, et sans doute dans toutes les traditions spirituelles authentiques. L’idée est la suivante : la réalité ultime est vacuité. Et vacuité signifie indistinction. Autrement dit, au regard de l’ultime, ces 49 niveaux sont illusoires — tout comme n’importe quel autre modèle ou représentation.

Mais il existe aussi un scénario où ce rappel pourra être utile, pour toi, ou même pour quelqu’un d’autre.

Que la Divine Mère nous guide !

Jean Morin
Jean, un effort pour répondre à ton long message.

Si je devais résumer ce que je cherche à exprimer, ce serait ceci : les modèles ne sont pas la Réalité, ils sont des cartes. Et une carte peut être plus ou moins détaillée, plus ou moins symbolique, plus ou moins opérative mais elle ne sera jamais le territoire.

Lorsque j’évoque 148 parties, ce n’est ni pour affirmer une vérité définitive, ni pour contredire un autre modèle. C’est simplement le fruit d’un long travail d’étude et de méditation sur l’œuvre du VM Samaël Aun Weor, croisé avec mes propres schémas et expériences intérieures. Ce nombre a pris pour moi une cohérence symbolique, vibratoire et opérative. Il me parle. Il s’ordonne. Il fonctionne dans mon propre laboratoire intérieur.

Mais cela ne signifie pas que 49 serait faux. Ni qu’un autre découpage serait erroné.

Psychologiquement, ce que je perçois derrière ces débats, c’est un mécanisme très humain : lorsque deux représentations ne coïncident pas parfaitement, le mental ressent une tension. Il cherche à résoudre la dissonance. Il veut unifier, harmoniser, trancher. C’est un réflexe naturel : l’esprit analytique supporte mal la coexistence de plusieurs grilles valables.

Or, sur le plan initiatique, la multiplicité des modèles n’est pas un problème à résoudre — c’est une pédagogie.

On peut diviser l’Être en 7, en 12, en 24, en 49, en 148… Chaque découpage révèle une architecture cohérente. Dès qu’un axe est posé, tout un ordre s’organise autour de lui. Mais cela ne prouve pas que l’axe soit absolu. Cela prouve seulement que l’esprit humain a la capacité de structurer.

Et plus le mental est fin, plus il raffine. Plus il raffine, plus il subdivise. Et plus il subdivise, plus il a l’impression de pénétrer la réalité.

C’est là que se trouve, à mon sens, le point délicat.

Il existe une forme de jouissance subtile dans la cartographie métaphysique : découvrir de nouvelles correspondances, aligner des systèmes, faire coïncider des nombres, trouver des symétries. Cela stimule profondément l’intellect supérieur. Mais si l’on n’y prend garde, cela peut devenir une quête sans fin.

Non parce que c’est faux mais parce que c’est potentiellement infini.

Si je prends l’exemple du bouddhisme, selon les écoles, le bouddha primordial change : Vairocana, Samantabhadra, Amitabha, Vajrasattva… Pourtant chaque système fonctionne parfaitement dans sa propre cohérence. Pourquoi ? Parce que chaque mandala est un centre choisi. On peut toujours réorganiser le tout autour d’un autre point.

Ce phénomène est universel.

La question n’est donc pas : « Quel modèle est le plus vrai ? »
La question est : « Est-ce que ce modèle me rapproche du silence intérieur ? »

Pour ma part, 148 m’aide. Il structure mon étude. Il m’ordonne intérieurement. Mais je ne ressens aucun besoin qu’il soit adopté par quiconque. Ce serait contradictoire avec l’idée même d’auto-gnose.

Car au fond, chaque Être a sa manière d’organiser l’inexprimable. Certains auront besoin d’un schéma très détaillé. D’autres d’une structure plus synthétique. D’autres encore abandonneront toute cartographie.

Le danger ne réside pas dans le nombre choisi. Il réside dans l’identification au modèle.

Le mental est un outil magnifique, mais il aime découper. Il peut diviser indéfiniment. Et l’on peut passer toute une vie à raffiner des structures sans jamais entrer dans le silence qui les dépasse.

Ce n’est pas une critique. C’est un rappel que je m’adresse d’abord à moi-même.

Si les états multiples de l'Être fonctionnent pour toi, tant mieux. Si 148 fonctionne pour moi, je l’explore. L’essentiel est que cela nous mène vers plus de conscience, plus d’humilité, plus d’expérience directe.

Le reste n’est que géométrie sacrée mouvante.

Que la Divine Mère éclaire nos travaux intérieurs.
Hors ligne Jean Morin
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Ah, tiens, on a posté nos messages en même temps haha. Du coup j'ai pas pu répondre dans mon post précédent.
Pascal a écrit : 12 février 2026, 19:27Jean, un effort pour répondre à ton long message.
J'apprécie l'effort, mais il ne fallait pas ! On dit la même chose. Comme je le disais dans mon message, je supposais que tu le savais déjà, je le précisais juste, surtout pour d'éventuels lecteurs qui pourraient ne pas comprendre la démarche en voyant juste les apparences extérieures : celles de vouloir cartographier, de débattre sur quel modèle est le plus cohérent, car le premier venu ne peut pas deviner dans quelle posture tu te tiens !
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Hors ligne jerome
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Si, l'effort n'était pas vain :grin: Vous avez dit des choses essentielles. Merci pour cette discussion qui met les points sur les "i", j'adhère complètement et cela me procure toujours des transports ineffables lorsque je lis des choses si inspirantes, qui touchent à la nature de l'Être.


Cela me donne présentement l'élan de vous partager ce merveilleux Texte que vous connaissez sûrement : c'est le début du Tao Te King (dans l'une de ses nombreuses traductions, la 1ère trouvée).

Le tao* qui peut être exprimé *La voie
n’est pas le Tao éternel.
Le nom qui peut être nommé
n’est pas le Nom éternel.

L’indicible* est l’éternellement réel. *L’être sans nom
Nommer est l’origine
de toutes choses particulières.

On pourrait dire de même avec la Gnose : La Gnose que l'on peut expliquer ou nommer n'est pas la Gnose Elle-même. Le plan n'est pas le territoire. Tout ce qui n'est pas Zéro ou Un est Duel entre deux pôles, le Deux engendre le Trois, etc.


Et ainsi nous sont donnés à contempler les Mystères de la manifestation, et à nous en délecter. Gloire à Lui, Lui, Lui !


Salutations fraternelles, dans l'Amour.
"En dépit du profond orgueil qui m'habite, et avec tout l'amour que je puis manifester en cet instant."

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