Retrouvailles de Samael avec son Gourou

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Retrouvailles de Samael avec son Gourou

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Solitaire, je continuais mon chemin dans la nuit du mystère ; l'ouragan hurlait.

Au plus profond de ma conscience, j'avais l'étrange sensation de faire mes adieux à tout et à tous.

Haletant, épuisé, après avoir lutté plusieurs fois contre la tyrannie du prince des puissances de l'air, qui est l'esprit qui règne maintenant sur les fils de l'infidélité, j'entrais dans l'Eglise gnostique.

Un Temple d'un marbre si lumineux, qu'il ressemblait plutôt à du cristal, du fait de sa rare transparence.

La terrasse de cette Eglise transcendée dominait, invaincue, comme une acropole glorieuse, l'entourage solennel d'une pinède sacrée.

De là, le firmament resplendissant et constellé d'étoiles pouvait être contemplé comme autrefois dans les Temples atlantes, ces Temples aujourd'hui enfouis, chantés avec nostalgie par l'extraordinaire poésie de Maeterlink, d'où Asuramaya, l'astronome disciple de Nadara, les premières observations pour découvrir les cycles chronologiques de milliards d'années, il enseigna ensuite ses découvertes à ses chers élèves à la lumière blafarde de la Lune, ainsi que le pratiquent aujourd'hui ses pieux successeurs.

J'entrais lentement en marchant très doucement et dans une attitude déférente dans le lieu saint.

Mais, quelque chose me surprend. Je vois un personnage qui, en traversant mon chemin, me barre la route. Une autre bataille ?. Je me prépare à me défendre, mais le personnage sourit doucement et s'exclame d'une voix paradisiaque :

« Tu ne me reconnais pas ?, mais moi, je te connais bien ! ».

Ah !, je le reconnais enfin, c'est mon Gourou Adolphe, que j'ai toujours appelé par son diminutif Adolfito, par Dieu et Sainte-Marie ; mais qu'étais-je en train de faire ?.

« Maître, pardonne-moi !, je ne t'avais pas reconnu ».

Mon Gourou me conduit en me tenant la main vers l'intérieur de l'Eglise gnostique. Le Mahatma s'assied et m'invite ensuite à m'asseoir à côté de lui : impossible de décliner une si splendide invitation.

Le dialogue qui suivit entre Maître et Disciple fut sans aucun doute extraordinaire.

« Ici, dans l'Eglise gnostique, dit solennellement le Hiérophante, vous pouvez seulement être mariés avec une seule femme, pas avec deux ».

« Toi, dans le passé, tu as donné de vaines espérances à une certaine dame X, qui pour cette raison, et malgré le temps et la distance, continue toujours à t'attendre ».

« Il est clair qu'inconsciemment, tu lui as fait beaucoup de mal, mais elle, en t'attendant, vit en ville dans la misère la plus complète ».

« Cette dame ferait mieux de retourner au sein de sa famille à la campagne et ainsi, de toute évidence, ses problèmes économiques seraient résolus ».

Etonné et perplexe en entendant de telles paroles, j'embrassais mon Gourou, en le remerciant infiniment de ses conseils.

« Maître, lui dis-je, que pourriez-vous me dire sur mon épouse Litelantes ? ».

« Oui, elle te sert pour la Magie sexuelle (Sahaja Maïthuna), avec cette Dame-Adepte vous pouvez travailler dans la Neuvième sphère (le Sexe) ».

« Ô Gourou ; ce que je désire le plus ardemment est l'Eveil de la Kundalini et l'union avec l'Intime. Coûte que coûte ».

« Mais qu'as-tu dit, ô disciple ?, coûte que coûte ? ».

« Oui, Maître, je l'ai dit ».

« Cette nuit, ici, nous avons payé quelqu'un et ensuite nous lui avons confié la tâche de t'aider à éveiller la Kundalini ».

« Tu as passé l'épreuve Diréné » s'exclama le Hiérophante, et en posant sur ma tête un turban d'une blancheur immaculée avec un bouton en or sur le devant, il dit : « Allons vers l'autel ».

Je me levais rapidement et avançais avec mon saint Gourou vers l'Autel sacré.

Je me souviens encore de l'instant solennel où, agenouillé devant l'autel sacré, je dus prêter solennellement serment.

« Coûte que coûte ! » cria mon Maître à voix haute, et cette phrase, en vibrant intensément, se répéta ensuite de sphère en sphère. Je couvris alors mon plexus solaire de la main gauche et j'étendis la main droite sur le Saint-Graal en disant :

« Je le jure ! ».

Terrible serment !.

D'authentiques légendes de Castille, comme celle d'Alphonse VII arrachant des mains des Maures d'Alméria la fameuse écuelle ou Graal, ou mieux, la coupe, taillée dans une énorme émeraude et qui fut utilisée, dit-on, par le Grand Kabire Jésus pour la Dernière cène, cette coupe est terriblement divine.

Jurer devant la sainte Coupe !.

D'anciennes légendes disent que Joseph d'Arimathie recueillit dans cette coupe au pied de la croix sur la colline du Calvaire le sang béni jaillissant de la blessure de l'Adorable.

Une semblable coupe fut auparavant offerte par la reine de Saba à Soliman ou Salomon, le roi solaire, et fut le patrimoine, selon d'autres, des Tuatha de Danann, race djinn de Gaedhil (la Galicie britannique).

On ne sait pas comment cette relique vénérée parvint à l'ermitage de Saint-Jean de la Pena dans les Pyrénées et de là continua sa pérégrination soit à la Salvatierra de Galice, soit à Valence au temps de Jacques le Conquérant, soit à Gênes où les Génois l'auraient reçue en récompense de l'aide apportée à Alphonse VII à Alméria.

Epilogue.

De bon matin, j'écrivis à la noble dame affligée qui m'attendait dans sa ville lointaine.

Je lui conseillais, avec une infinie douceur, de retourner à la terre de ses ancêtres et d'oublier mon insignifiante personne qui ne vaut rien.

passage extrait de https://www.gnose-de-samael-aun-weor.fr/ ... stique.php

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