Pourquoi Apparaissent des Guerres et des Pestes ?

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Pourquoi Apparaissent des Guerres et des Pestes ?

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Car il n'y a pas de doute que, par exemple, lorsque la population est arrivée à son maximum, lorsque nous sommes vraiment sur le point de nous avaler les uns les autres, alors la Nature intervient avec la peste ou la guerre ou avec les deux choses à la fois, c'est évident.

Donc, il est bien certain que de nos jours nous pouvons nous attendre à cela : PESTES ET GUERRES. Pourquoi ? Parce qu'il y a une explosion démographique ; la population humaine ne pourra pas continuer à augmenter indéfiniment sans que la Nature intervienne. Il y a des Lois ! Et la Nature en finit par la peste ou par la guerre et ainsi elle régule la population.

passage extrait de conférence 2 : CONSCIENCE CHAOTIQUE ET CONSCIENCE INTELLIGENTE : https://gnose-de-samael-aun-weor.fr/sit ... conf_2.php
Hors ligne Pascal
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L’HYPOTHESE GAIA
C'est en réalité il y a un demi-siècle, dans les années 1970, qu'un chimiste anglais inconnu, James Lovelock, a formulé cette hypothèse provocante et radicale : la Terre serait une sorte de super-organisme, qu'il a baptisé Gaia, du nom de la déesse grecque de la Terre
. Et c'est bien en comparant notre planète avec les autres que l'idée lui est venue. Lors d'un entretien Lovelock a évoqué son "moment Eurêka" : "En 1965, je travaillais pour la Nasa, qui s'intéressait à l'existence de la vie sur Mars. Je me suis dit que si Mars était une planète morte, alors la composition chimique de son atmosphère, détectable à distance, serait certainement proche de l'équilibre thermodynamique. Pour vérifier la justesse du raisonnement, je me suis interrogé sur l'atmosphère terrestre et j'ai réalisé que celle-ci contient d'importantes quantités d'oxygène et de méthane, un mélange instable qui n'aurait pu se maintenir pendant des centaines de millions d'années sans un système de régulation. Et là, il m'est apparu que ce système c'est la vie. La Terre était donc vivante, tandis que Mars, avec son atmosphère dominée, était morte."

JAMES LOVELOCK NOUVEAU GOUROU OU CHARLATAN ?
La vie comme système de régulation de la planète : l'intuition rompt radicalement avec le regard de l'époque, qui séparait strictement biologie et géosciences, subordonnant la première aux secondes. On considérait en effet la physique et la chimie comme les maîtresses du temps long et de la planétologie. "Jusque-là, la Terre (océan, atmosphère, roches) était le décor donné et immuable dans lequel la vie jouait sa pièce, qui consistait à s'adapter le mieux possible", résume Sébastien Dutreuil, auteur d'une thèse sur l'hypothèse Gaia. Les processus biologiques, certes intéressants, étaient perçus comme secondaires. Et ce que Lovelock a compris le premier, explique-t-il, c'est que la vie, durant cette pièce, s'est emparée du décor, l'a transformé et reconstruit, au point qu'acteurs et décor sont devenus indissociables.
James Lovelock peaufinera son idée durant presque dix ans avant de la publier en 1974, avec Lynn Margulis, l'une des plus grandes biologistes du siècle, puis de lui consacrer son premier livre La terre est un être vivant - L'hypothèse Gaïa, en 1979.
Son argument central : la Terre a réussi, 4 milliards d'années durant, à se maintenir dans un état relativement stable et favorable à la vie, qu'il s'agisse de sa température globale ou de la composition chimique de son atmosphère et de ses océans. Et ce, en dépit de toutes sortes de perturbations : volcanisme, bombardements d'astéroïdes, augmentation de 30 % du rayonnement solaire incident…
Or, en s'appuyant sur le livre du physicien Erwin Schrödinger, Qu'est-ce que la vie ? publié 20 ans plus tôt, Lovelock observe qu'utiliser de l'énergie (ici celle du Soleil) pour conserver son milieu intérieur stable dans une configuration éloignée de l'équilibre chimique est une propriété universelle des êtres vivants, nommée "homéostasie".
Tout élève en sciences naturelles a un jour entendu parler de ce phénomène décrit dès 1865 par Claude Bernard dans son Introduction à la médecine expérimentale : l'homéostasie . Il s'agit de la capacité d'un organisme évoluant dans un environnement externe variable à maintenir ses constantes physiologiques internes dans des limites de fluctuations qui ne s'écartent guère de ses normales vitales. Pour le médecin et physiologiste français, voilà ce qui distingue avant tout le vivant du non-vivant : vivre, c'est être traversé par de multiples processus qui maintiennent en équilibre instable. D'où l'hypothèse Gaia.
James Lovelock va encore plus loin. Selon lui, la planète a pour but de se maintenir dans l'état le plus favorable à la vie possible. Une ligne rouge que la majorité des scientifiques ne lui pardonneront jamais d'avoir franchie, même temporairement. Pas plus qu'ils ne lui pardonneront ce nom, Gaia, qui paraît aujourd'hui encore, pour certains spécialistes, si mystique qu'un article l'employant a de très faibles chances d'être publié !
Le succès populaire s'accompagne en effet d'un feu roulant de critiques scientifiques orageuses. Si nombre de géophysiciens sont heurtés par l'hypothèse, considérant qu'elle fait la part trop belle au vivant, les attaques les plus virulentes viennent des biologistes évolutionnistes. Il faut dire qu'ils ferraillent depuis des années pour défendre l'évolution darwinienne contre les créationnistes, puissants dans le monde anglo-saxon. Ils assimilent immédiatement Gaïaà une nouvelle divinité, et soupçonnent Lovelock de vouloir en être le prophète. John Maynard-Smith, sans doute le plus grand évolutionniste britannique de son temps, affirmera ainsi que "Gaïaest une religion maléfique". Et Richard Dawkins, l'immensément populaire auteur du Gène égoïste (1976), pourfend de son côté l'idée d'un "but" du système Terre, qu'il assimile à du charlatanisme.

UN OUTIL DE PENSÉE INCONTOURNABLE
La polémique, qui a généré son lot de croyants illuminés ou d'inquisiteurs fanatiques, durera trente ans. Si Lovelock accuse les biologistes d'avoir une conception étroite, voire religieuse du darwinisme, il fera machine arrière sur beaucoup de points, dont la notion de "but", qu'il réduit au rang de métaphore. Il se refusera pourtant à abandonner le nom de Gaïaet l'idée d'une Terre vivante - même s'il a cessé de parler "d'organisme".
Cette obstination lui vaudra une véritable excommunication de la part de ses coreligionnaires -excepté quelques disciples influents et discrets. Son nom et ses articles sont très peu cités, alors qu'il a publié une trentaine de fois dans la prestigieuse revue Nature, qu'il est membre de l'Académie des sciences britannique et qu'il a remporté nombre de prix pour l'ensemble de sa carrière, dont le célèbre Blue Planet Prize, sorte de Nobel de l'écologie !
Une excommunication d'autant plus étonnante que les principales idées dont James Lovelock fut le pionnier ont désormais scientifiquement triomphé. Toute l'histoire des géosciences des trente dernières années est en effet celle d'une prise en compte croissante du rôle du vivant comme copilote du système Terre, et de l'importance des multiples interactions et rétroactions qui constituent ce système.
Certes, cette notion de Terre vivante continue de faire sourire ou d'agacer, particulièrement en France - le monde anglo-saxon la regarde avec plus de bienveillance - et la personnalité de Lovelock reste clivante. L'hypothèse a pourtant imposé ses thématiques : la planète comme système complexe non linéaire ; l'importance du vivant et de ses rétroactions environnementales ; le rôle des processus homéostatiques (on préfère aujourd'hui parler de résiliences) et des points de rupture. Au point de former aujourd'hui le meilleur cadre de pensée face à la diversité des crises écologiques (réchauffement climatique, pertes de biodiversité, pollutions…).
Prenons le climat. Dans les derniers rapports du Giec, synthèse de la science climatique la plus avancée, tout l'enjeu des nouveaux modèles est d'incorporer les processus du vivant (microbes, plancton…) dans des modèles qui ne tenaient compte au départ que des aspects géologiques (océans, atmosphère, glaces…). Autrement dit, de faire de ces modèles "une véritable représentation de Gaia", comme le résume Andrew Watson, professeur à l'université d'Exeter, qui a côtoyé Lovelock. Surtout, alors que le Giec a longtemps mis l'accent sur les projections - des courbes montrant des réchauffements de plus en plus importants, jusqu'à 6 ou 8 °C en fonction des scénarios d'émissions -, les points de bascule se sont imposés comme le thème principal. Des seuils de température, chaque année moins élevés, au-delà desquels le système Terre risque de changer d'état.
"L'adoption de 2 °C de réchauffement comme 'seuil de danger' au moment de l'accord de Paris est non seulement tout à fait dans l'esprit de l'hypothèse Gaia, puisque c'est l'idée du risque de rupture, mais elle est même directement reliée à la personne de Lovelock, note Sébastien Dutreuil. Elle a en effet été introduite par quelqu'un qui a été proche de lui, le climatologue allemand Hans Joachim Scheinhuber, influent fondateur de l'Institut du climat de Potsdam, conseiller climat du gouvernement allemand et du pape."

JAMES LOVELOCK LE NOUVEAU GALILÉE ?
Au-delà du climat, de nombreux spécialistes des sols, des glaces, des océans, de la biosphère, voire des exoplanètes, en témoignent : les idées de Lovelock n'ont rien d'absurde à leurs yeux, même s'ils ne les partagent pas toutes. Le philosophe des sciences Bruno Latour, auteur d'une série de conférences dont est tiré son livre Face à Gaia, souligne l'ampleur de ce changement de paradigme : "Gaïa est une révolution dans l'histoire des sciences du même ordre que la révolution galiléenne - ce sont deux bouleversements dans notre conception de la manière dont la Terre tourne, si j'ose dire - dans un cas dans l'espace, et dans l'autre géochimiquement. Il y a du reste de nombreux parallèles intéressants à faire entre Lovelock et Galilée, avec évidemment cette différence que tout le monde sait que le second a eu raison… alors que presque personne ne le sait pour Lovelock."
Le philosophe, prix Holberg 2013, sorte de Nobel des sciences humaines, déplore que le sujet ne retienne pas plus l'attention. "C'est extraordinaire à quel point Gaïa est passée inaperçue parmi les philosophes des sciences, qui refusent de s'y intéresser, alors que c'est un objet ontologiquement nouveau, qui bouleverse la biologie, les géosciences, avec des conséquences importantes sur notre rapport à l'environnement, et même le droit et la politique… Je dis souvent que Gaïa est un diamant qui a été découvert mais pas encore taillé - le travail intellectuel scientifique, philosophique, juridique, théologique… pour absorber Gaïa n'a tout simplement pas été fait. Mais c'est un objet dont nous ne connaissons pas d'équivalent, avec des propriétés et une complexité inédites - pas étonnant qu'il soit difficile à penser."
À l'heure de l'anthropocène, et puisque l'humanité fait partie de Gaia, Bruno Latour estime même qu'on peut désormais parler d'une planète consciente d'elle-même : une "Gaïa 2.0". Car si la Gaïa des origines "a opéré pendant toute son histoire sans anticipation ni projet", nous avons aujourd'hui suffisamment d'instruments, de connaissances et de leviers d'action pour que notre planète s'auto-régule par l'intermédiaire des humains dont elle a permis l'apparition… AUTO-GNOSE
Dans le droit fil de Claude Bernard, c'est à ce délicat exercice de "physiologie planétaire" que se sont aujourd'hui attelées les géosciences, à travers une modélisation de la stabilité de Gaïa comme un ensemble de relations entrelacées entre 9 sous-systèmes eux-mêmes complexes. Histoire d'aider les 10 milliards d'organismes industrieux et avides que nous sommes à comprendre la nature singulière et les limites du corps astral que nous habitons.
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Sujet remonté par Gemani le 2 janvier 2026, 18:48.

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