Conférence 293 : l'univers et ses mystères en l'absence du mental

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Conférence 293 : l'univers et ses mystères en l'absence du mental

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CONFÉRENCE N°293 : L'UNIVERS ET SES MYSTÈRES EN L'ABSENCE DU MENTAL

Traduction d'une conférence intitulée "EL UNIVERSO Y SUS MISTERIOS EN AUSENCIA DE LA MENTE" (20/01/1972)

Conférence de troisième chambre - Mexico D.F.


Quand nous nous submergeons dans le monde de l'Esprit pur, bien au-delà du corps, des affects et du mental, nous découvrons clairement que tous les êtres tricérébrés du Cosmos infini se trouvent en pleine harmonie avec toute la création. Il est regrettable que les Terriens, qui sont aussi tricérébrés, ne soient pas en harmonie avec l'Infini.

Ce qui est normal, ou en d'autres termes, supranormal, c'est l'état de béatitude parfaite. Incontestablement, à l'intérieur de la béatitude il existe ce qui s'appelle "Ananda", la félicité. Rappelez-vous, frères, que la sagesse se transforme en amour et que l'amour se transforme en félicité.

La félicité est co-essentielle à l'Esprit Universel de Vie, néanmoins il n'est pas possible d'arriver à la félicité sans être monté par les degrés de l'amour. L'amour, en soi-même, est le summum de la sagesse. Dans le monde du Maha-Paranirvana resplendit la lumière immaculée du Dieu inconnu et sans nom. Dans ces régions ineffables, il y a un sanctuaire qui correspond au Collège du Sphinx. Là, se trouve le Livre de la Nature, le recueil de l'Astre Divin, c'est-à-dire, de la Justice Divine. On est rempli d'extase quand on y étudie les lois cosmiques de l'inaltérable mère Espace. Lesdites lois ont pour fondement l'amour. Comme je vous l'ai dit et je le répète à nouveau, en soi-même, c'est le summum de la sagesse. Donc, ces lois sont le résultat de l'authentique sagesse.

La sagesse, l'amour et le pouvoir se trouvent en équilibre parfait aux quatre coins de l'Infini. Quand on parle face à face avec la Divine mère Kundalini, on peut se rendre à l'évidence par soi-même qu'en elle existe sagesse, amour, pouvoir. Elle exprime, avec une terrible humilité, ces trois facteurs cosmiques.

Il est certain, mes chers frères, que dans ces régions du Maha-Paranirvana, il y a sagesse, il y a amour, il y a pouvoir. Évidemment, lesdites régions sont au-delà du corps, des affects et du mental.

Quand on a fusionné avec sa Monade sacrée, avec sa mère Divine Kundalini, alors, réellement on se trouve dans un état de béatitude et de félicité inconcevable pour le mental, inconnu de l'intellect. Dans cet état d'Ananda, dans cet état de Gnana, il y a la véritable sagesse dans les fonctionnalismes de l'amour, dans cet état de suprême béatitude et en communion avec tout ce qui est, avec tout ce qui a été et avec tout ce qui sera.

Il existe aussi la science pure, très différente, comme on disait dans notre conférence précédente, de toute cette pourriture qui existe en bas, dans le monde physique, et que les pseudoscientifiques appellent erronément "la science pure".

Dans notre précédente conférence, je vous disais que, dans ces régions ineffables, durant l'Extase ou Samadhi, sujet et objet sont un. Ici, parfaitement unis à l'atome et au soleil, à l'aigle et au serpent, à la goutte d'eau et au monde gigantesque qui se perd dans les espaces étoilés, nous ressentons en nous-mêmes, le battement de chaque créature. Alors nous savons ce qu'est la science pure. Comparez cette science ineffable, pure de vérité, avec la pourriture des théories que nous avons ici-bas, dans les laboratoires et dans les universités. Quelle différence !

On suppose à tort que pour savoir, on a besoin du mental. À présent, nous avons pu mettre en évidence que le mental nous fait devenir de véritables taupes myopes. Que peuvent-ils bien être d'autre, les grands fripons de l'intellect, ceux qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez ? Quand le mental nous a-t-il rendus véritablement heureux ? À quelle époque le mental a-t-il réellement connu la connaissance pure, la science pure ? Ce qui est grave, c'est de nous identifier au mental ; il est absurde de croire que nous sommes le mental. Évidemment, le mental n'est rien de plus qu'un instrument pour la manifestation concrète, mais nous ne sommes pas l'instrument. Il est nécessaire que nous apprenions à travailler en l'absence du mental. Il est nécessaire que nous devancions le processus de la pensée. Si quelqu'un nous interroge, il est urgent que notre réponse soit instantanée, spontanée, pure, sortie du plus profond sentiment, émanant des profondeurs de la Conscience. De cette manière, nous devançons le processus de la pensée. Par conséquent, la réponse est sage.

C'est pour cela que le Zen, le Chan, s'avèrent si intéressants. Un moine frappa aux portes d'un monastère bouddhiste. Un maître ouvrit la porte, vit que c'était ce moine, et lui claqua rapidement la porte au nez. Alors, avec vigueur, le moine recommença à frapper et dit :
- Ouvrez-moi !
Le Maître, de l'intérieur, lui dit :
- Qui es-tu ?
- Je suis le "lionceau", s'exclama le moine.
Le Maître ouvrit la porte et lui sauta au cou.
- Parle, lui dit-il, animal, parle ! Ainsi, tu es le "lionceau" ? Parle ! Et il le frappa plusieurs fois.

Le pauvre moine ne sut que répondre, il n'avait pas atteint ce degré. De toute évidence, il n'était rien d'autre qu'un prétentieux. Par conséquent, c'est ce qu'il eut à reconnaître quand il s'éloigna de ce lieu. S'il avait été un légitime "lionceau", il aurait su donner une réponse instantanée. Le Maître lui dit entre autres : "Qui es-tu, où es-tu ? Parle !". Le pauvre homme ne sut que dire. S'il avait été un "lionceau", terme ésotérique qu'utilisent ceux qui ont véritablement été capables de se libérer du mental, c'est-à-dire un Mahatma, un Illuminé, alors tout aurait été différent, la réponse aurait été évidente. Bien sûr, ce moine, tout effrayé, a voulu penser pour donner une réponse de façon absurde, absurde ! Les Christs n'ont pas besoin de penser, et un "lionceau" est cet Initié qui s'est désormais détaché du mental, compris ? Alors, pourquoi est-ce qu'on ne sait pas répondre de façon spontanée et pure ? C'est pareil quand on a demandé à cet autre moine : "Pourquoi le Maître ou Bodhidharma est-il venu de l'Ouest ?". Réponse immédiate : "Le cyprès qui est dans la cour". À la même question un autre moine a répondu : "Les dents de la table ont des cheveux".

Une réponse comme ça n'est pas conforme aux exigences de la logique, compris ? Mais devons-nous nous soumettre aux exigences de la logique ? La réponse de l'Esprit est bien au-delà de la logique formelle. L'Esprit ne se soumet pas à l'embouteillement du mental. Nous sommes trop conditionnés par l'intellect et c'est ce qui est grave, mes chers frères ; c'est pour cela que nous ne sommes pas en harmonie avec l'Infini, c'est pour cela que nous ne jouissons pas de l'état de l'authentique béatitude, c'est pour cela que nous ne sommes pas suffisamment préparés pour expérimenter ce qu'est le réel.

Nous ignorons l'authentique science pure. Peut-il exister la sagesse et la science là où il n'y a pas le mental ? Cette question est absurde pour les fripons de l'intellect. Cependant, l'authentique sagesse est, précisément, au-delà du mental. La science pure n'a rien à voir avec le mental. La connaissance réelle n'est pas dans le mental.

Que cherchons-nous dans la méditation ? Expérimenter ce qu'est la vérité. Cependant, il est urgent de pouvoir nous émanciper des fonctionnalismes de l'intellect. Nous sommes conditionnés. Il est nécessaire de connaître notre conditionnement pour nous libérer de l'intellect. On est émerveillé quand on se trouve en état de Samadhi, bien au-delà du corps, des affects et du mental.

Combien de fois ai-je assisté à de grandes réunions de l’Église Transcendée ! Elle est réellement située dans le soleil Sirius. Nous savons bien qu'autour du soleil central Sirius gravite toute cette galaxie dans laquelle nous vivons, toute cette grande ville cosmique formée de millions et de millions et de millions de mondes et de soleils. Sirius est un monde gigantesque, énorme, des mers profondes. Les habitants appartiennent à la septième race, ils sont tout petits. Ils n'ont pas d'énormes édifices comme nous, ni aussi le mauvais goût de vivre entassé dans les villes, ils ne construisent pas de métropoles. Ils vivent dans les campagnes librement, dans la forêt, dans les montagnes plus profondes ou au bord d'immenses mers. Vivre tous entassés dans une grande ville, ce n'est pas intelligent. Ils n'ont pas le problème du smog comme nous, ils respirent le prana de la vie. Ils ont leurs petites maisons, pas d'énormes et augustes palaces, seigneuriaux, sinon de petites demeures où ils vivent heureux. Tout comme le Mahatma Gandhi, ils tissent eux-mêmes leurs tuniques avec des quenouilles faites maison. Ils ne portent pas de sandales en cuir, mais en métal ou en fibres très fines. Ils ont tous leurs douze facultés complètement ouvertes. Si on leur rend visite en corps astral, on est visible et tangible pour eux. Ils sont au diapason avec l'Infini, ils sont bien au-delà du bien et du mal.

Une fois, en m'approchant à une certaine distance de ce temple des merveilles - l'Église Transcendée -, je vis soudain un arbre merveilleux, et en pénétrant dans l'arbre, il y avait une dame ineffable : c'était l'élémental de l'arbre. Je me suis approché, je me suis rapproché de cette dame végétale, et j'ai conversé avec elle. Sa voix était aussi délicieuse que les notes de musique d'un piano. Quelles mélodies ineffables ! Que de poésie dans ses phrases ! Elle m'indiqua le temple. Pour y aller, je me dirigeai sur un chemin serpentin, je m'approchai de ce sanctuaire aux énormes roses, je dirais même gigantesques, parfumées et délicieuses, et quand j'entrai dans la précieuse enceinte, je me sentis véritablement ému au plus profond de mon cœur. Le sol avec ses dalles blanches et noires représentait, pour ainsi dire, la lutte entre l'esprit et la matière. Ils ont deux autels : il y a là le binaire, comme pour nous indiquer les pôles masculin et féminin de la grande vie. Il y a, là-bas, assis, les disciples du Dieu Sirius avec leurs tuniques blanches ornées de colombes argentées, et sur leur front, sur la capuche brodée, le Saint Graal.

Évidemment, là-bas, dans ce Saint Graal, il y a la suprême boisson de l'immortalité, le nectar des Dieux. "Ici il fait très frais", dit un Adepte, et on ressent vraiment une fraîcheur impossible à décrire avec des mots. Les jours les plus sacrés pour eux correspondent à notre Vendredi Saint, à notre Jeudi Saint, en fait, la semaine où se célèbrent la Vie, la Passion et la Mort du Christ. Ces Mahatmas possèdent la sagesse qu'on n'expérimente jamais avec le mental, bien au-delà de l'entendement, la science qui n'est aucunement liée au corps mental. Beaucoup d'entre eux, maintenant, n'utilisent même plus le corps mental, certains d'entre eux ne possèdent désormais plus le corps mental.

Ainsi, mes chers frères, nous rendre indépendants du mental est vital, mais ce n'est possible qu'au moyen de la méditation.

Dans le Nirvana, par exemple, on vit dans une félicité inconcevable. Nous pourrions dire que le Nirvana a sept tonalités vibratoires. Il est intéressant que, dans ces augustes régions nirvaniques, on n'utilise pas le mental. Quand quelqu'un entre, par exemple, dans la suprême cathédrale de la première tonalité nirvanique, il se demande : "Où suis-je ?" On lui répond : "Vous êtes dans la première salle du Nirvana" ; et si vous entrez dans la quatrième tonalité vibratoire et posez la même question, on vous répond : "Vous êtes dans la quatrième salle du Nirvana".

Et l'état de félicité qu'il y a dans le Nirvana n'a rien à voir avec le mental, parce que le mental ne donne pas la félicité. Là-bas, nous rencontrons les Bouddhas de Contemplation en paix, heureux, joyeux. Ceux qui se développent là, dans les tonalités vibratoires supérieures du Nirvana utilisent "le manteau de diamant" qui tombe jusqu'aux pieds. Utiliser réellement "le manteau de diamant" est, assurément, un grand honneur. Rares sont ceux qui arrivent à avoir une telle chance. Évidemment, ceux qui ont emprunté le sentier en spirale nirvanique prennent rarement un corps.

Nous connaissons le cas d'un de ces nirvanis qui a pris un corps, l'un de ceux qui suivent le sentier en spirale. Bien sûr, ils l'envoyèrent là-bas, sur Sirius sans être, évidemment, passé auparavant par différentes batailles dans d'autres domaines. Bien sûr, il eut la chance d'être reçu dans les Mystères des Druses syriens. Bien sûr, il dut passer par de terribles épreuves, par des ordalies impossibles. Les différents jeux de guerre n'étaient rien pour lui comparés à de telles épreuves. Que de peines, que de faim, que de misères, il a dû passer ! Quand souvent, épuisé par la faim, sur le point de s'évanouir pour ne pas avoir mangé, il se voyait alors entouré, bien sûr, de mets impossibles à décrire avec des mots. Cependant, il ne succombait pas à la tentation, et il avait la force suffisante de la volonté pour ne pas les manger. Il fut aussi tenté sexuellement : des femmes d'une exquise beauté voulurent le faire tomber dans la tentation, mais lui n'échoua pas. Souvenons-nous du type de femme dénudée, il est évident que pour l'homme, elle se révèle délicieusement dangereuse. Cependant, cet homme ne tomba pas. Et, en récompense pour sa volonté, il reçut, évidemment, l'Initiation qui lui conféra certains pouvoirs.

Dans un miroir, l'Ancien du temple lui montra son destin. Plus tard, cet homme étudia en Inde et au Tibet oriental. Quand il revint sur la terre hispanique, c'était un homme différent. Il n'y a pas de doute qu'il s'agissait d'un Bodhisattva, un de ceux qui suivent le sentier en spirale nirvanique, qui prennent un corps, et qui parviennent même à oublier un instant leur travail ou ce qu'ils sont. Mais après, ils s'éveillent dans l'Initiation, ils accomplissent des efforts dans le monde, ils travaillent en faveur de l'humanité et se submergent dans le Nirvana encore une fois pendant des éternités, des éternités, des éternités...

Qu'il est différent le chemin de ceux qui suivent la Voix Directe ! En principe, il est moins joyeux, plus amer que le fiel dans le fond, mais les triomphes sont toujours plus grands, immensément supérieurs à ceux qui suivent le sentier en spirale. Évidemment, ceux qui vivent dans le Nirvana sont bien au-delà du mental, et quand ils prennent un mental, quand ils s'introduisent dans un mental, quand ils se réincorporent dans une personnalité humaine, ils font des efforts en faveur de l'humanité, ils font un pas en avant, et se submergent une nouvelle fois dans l'Infini après avoir laissé le mental.

Par conséquent, le mental n'est qu'un instrument, un véhicule de manifestation, mais ce n'est pas tout ; ce qui est grave, c'est de nous identifier au mental. Nous devons apprendre à regarder le mental comme quelque chose qui n'est pas notre Être. Les gens sont identifiés au mental, ils croient être le mental, ils ont la sensation d'être le mental, ils pensent : "Je suis le mental". Nous, mes frères, nous devons être différents ; nous ne devons pas penser comme ça ; nous devons uniquement comprendre que nous ne sommes pas le mental.

Nous devons apprendre à traiter le mental comme un individu étranger. Nous devons le gronder, nous devons le rappeler à l'ordre, nous devons le récriminer, nous devons l'obliger à nous obéir. De même qu'un dompteur dresse les fauves, nous devons dompter le mental. Quand nous désirons le calme et le silence et qu'il nous dérange avec ses cris et ses querelles, nous devons le rappeler à l'ordre et lui dire : "Mental, qu'est-ce que tu veux ? Parle-moi ! Pourquoi est-ce que tu ne m'obéis pas ?" Comme je vous le disais l'autre jour, il répondra par une représentation. Alors, nous devrons contredire ses représentations et lui dire : "Tu te trompes. Ce que tu es en train de penser est faux pour telle ou telle raison. Maintenant que je t'ai expliqué ce que tu veux savoir, il est mieux que tu te taises". Et s'il continue à réagir, recommençons à le gronder, recommençons à le récriminer, et à la fin, il devra obéir. Traitons-le comme un étranger, ne nous identifions pas à lui. Nous ne sommes pas le mental.

Bien, chers frères, ici s'achève cette conférence. Cependant, je vais répondre à ce que vous voudrez bien me demander. Est-ce qu'il y a des questions en relation avec le thème ?

Bon, je vois qu'il n'y a pas de questions, alors nous allons commencer la méditation.
Modifié en dernier par Gemani le 10 juin 2023, 08:03, modifié 1 fois.

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