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Hors ligne Pascal
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†† F. A. P. H. P. Q : Si on écrit ces lettres sur un billet que l’on porte dans un linge neuf, on peut enchanter une arme à feu et l’empêcher de tirer.
Illustration Thiers I, 432.

FAUL : Ce mot magique était censé, dans l’Angleterre du Xe siècle, protéger de la morsure des serpents.
Illustration Storms n° 81.

F. C. † : Si un ennemi vous entraîne dans un duel ou un procès, il faut prendre une lame de plomb et écrire ces lettres tandis qu’on aura sous son pied droit cette série de lettres : g. e e o. e. d p a S N i, p o c i p s 9 e t c. c. o u s ai m p r i e pro inimico o. o. o.
Illustration
Illustration Aymar, p. 342.

FEBRIS FUBRIS FABERIS : Début d’une formule de protection contre les fièvres, que l’on devait porter sur soi écrite sur un papier après avoir dérobé un objet dans une église ; elle se poursuit par : « Pars en Calabre, laisse-moi en paix, ainsi je me réjouis en moi-même. » On notera la variation sur le mot latin signifiant « fièvre ».
Illustration Abraham a Sancta Clara, Huy und Pfuy der Welt, Wurtzbourg, 1725, p. 515.

FECANA, CAGETI, DAPHENES GEBARE : Ouverture d’une longue formule guérissant les fièvres :

Fecana, cageti, daphenes gebare, gedaco
Gebali stant, sed non stant phebas, hecas et hedas

Il faut l’écrire sur neuf morceaux de pain de la façon suivante. Chacun des six premiers mots sur un morceau, sur le septième morceau stant... phebas, sur le huitième et hecas, et sur le neuvième hedas, et on mange un morceau de ce pain chaque jour. Des variantes « posologiques » indiquent qu’il faut porter la formule au cou ou qu’il faut que le pain soit beurré.
Illustration Ohrt 2, p. 101.

FENUM — FICATUM — BÆLSEBUB : Pour éborgner un voleur, sur un œil tracé à la craie, on plante une aiguille faite de bois d’église travaillé au nom du diable, puis on récite ces mots quand on frappe trois fois avec le marteau.
Illustration Ohrt II, 101.

FESTELLE FESTELA : Pour guérir les fistules, on en énumère toutes les sortes sous la forme d’une formule allitérée : festelle festela festelle festelle festelli festello festello festella festellum.
Illustration Braekman n° 148.

FETRA : Premier terme de la formule † FETRA / † gra † ma † lum † où l’on reconnaît sans peine le Tetragrammaton, « nom de Dieu en quatre lettres ». On écrit ces lettres et on les attache au malade pour le guérir de la fièvre, ou de la « mauvaise maladie », c’est-à-dire de la syphilis.
Illustration KARIÆ.
Illustration Bang n° 1036 ; Ohrt II, 128.

FF † B † O † 2 † D : Afin de gagner l’amour d’une personne du sexe opposé, on fait un voult, c’est-à-dire une effigie de cire, que l’on plonge dans une eau courante trois dimanches de suite ; on lui donne le nom de la personne convoitée et on y inscrit ces characteres, puis on le jette au feu.
Illustration A. Birlinger, Volksthümliches aus Schwaben, 2 vol., Fribourg-en-Brisgau, 1862, t. 1, p. 462.

F F F : Abréviation de (per filius) fecit, facit, fiat, « (par le fils) Il fait, Il a fait, qu’Il fasse », parfois précédée de Jesus. Elle apparaît dès le XIIe siècle dans une conjuration trévisane et fut utilisée jusqu’au XIXe siècle, en Italie notamment.
Illustration Gianmarco Mondino, « Un’antica orazione salvifica : l’Epistola di Leone III a Carlo Magno », Vallate Alpine 82 (2010), p. 29 et p. 31.

FF LALE : Texte d’une amulette devant empêcher la capture des soldats lors d’une guerre :

FF LALE FF ALILA AYRATA B : B : U : F : ALIAS FFF

Illustration BBE, p. 15.

FILIAX :Illustration EAX.

FILIBUM STRIT MASO FRANKO : Il faut écrire et porter ces mots sur soi pour tirer le bon billet, le « billet blanc », lors du tirage au sort des futurs conscrits, celui qui vous dispensait du service militaire.
Illustration Ohrt II, 101.

FODO, FERMA, FODO, FERME : Accompagnée de characteres essentiellement chrétiens, la formule suivante, qui date du XVIIIe siècle, permettait d’être à l’abri des armes blanches et des pierres :
Illustration
Illustration Hervé, p. 361.

FONSIllustration ALPHA & OMEGAIllustration : Une tradition affirme que Joseph d’Arimathie aurait trouvé un bref sur les blessures portées au flanc de Jésus lorsqu’on descendit le Sauveur de la croix. « Qui portera cet écrit ne périra pas de malemort et sera délivré de tous les dangers. »

FonsIllustration alpha & omegaIllustration figaIllustration figalisIllustration SabbaothIllustration EmmanuelIllustration AdonaiIllustration oIllustration NerayIllustration ElayIllustration IhrIllustration RentoneIllustration NegerIllustration SaheIllustration PangetonIllustration CommenIllustration aIllustration gIllustration lIllustration aIllustration MattheusIllustration MarcusIllustration LucasIllustration IohannesIllustration IllustrationIllustration titulus triumphalisIllustration Iesus Nazarenus rex IudeorumIllustration ecce dominicæ crucis signumIllustration fugite partes aduersæ, vicit leo de tribu Iuæ, radix, Dauid, aleluijah, Kyrie eleeson, Christe eleeson, pater noster, aue Maria, & ne nos, & veniat super nos salutare tuum : Oremus, &

Illustration Reginald Scot, Discoverie of witchcraft, Londres, 1584, XII, 9.

FOR FROE NOBALUTZ EST : On écrit ces mots sur du fromage que l’on donne à manger à qui est soupçonné de vol ; s’il est coupable, il le recrachera car il ne pourra l’avaler.
Illustration Bang n° 1145.

FORMULE CHRÉTIENNE : Les charmes du Moyen Âge font largement appel aux Saintes Écritures, dont ils détachent des phrases qui se transforment en formules. Ces dernières sont utilisées parfois seules et / ou mêlées à des éléments païens ; parfois nous en avons plusieurs.
Illustration AGLA ; ANANIZEPTA ; ABRAHAM ; ARCUM ; CHRISTUS ; CINQ PLAIES ; CONSUMATUM ; CRUX ; DEUS ; DISMAS ; DMVODM ; IESUS / JHESUS ; ECCE CRUCEM / CRUCIS ; EFFATA ; EGO SUM ; ELEYSON, ELI LAMMA ; ÉVANGILE ; GASPAR ; HELY ; IBI CECIDERUNT ; INRI ; IOB / JOB ; MEMENTO ; MISERERE ; OMNIS SPIRITUS ; ON ; OS ; PAX ; PSAUME ; SAINTE CROIX ; SANGUET ; TETRAGRAMMATON ; TROIS ROIS ; VERBUM ; VINCIT ; VRSVSMV ; SDIABIZ.

FORMULE RÉDUCTRICE : Pour faire reculer et guérir un mal, on prend un mot, la plupart du temps un palindrome, long de préférence, et on en retranche une lettre chaque jour jusqu’à le réduire à l’initiale. La page suivante reproduit ce que l’on voit, par exemple, sur une tablette du Ve siècle contenant un charme destiné à calmer la colère. Il s’agit d’un palindrome en grappe avec, à droite, douze noms magiques.
Le terme cabalistique Abracadabra est un autre exemple, parmi les plus anciens. Déjà connu au IIe siècle avant notre ère, il apparaît sur une amulette sous la forme a ba ga da, en caractères grecs. Dans les pays scandinaves, Abracadabra est utilisé en 1790 contre la fièvre froide ainsi que ALMgata, sinon Catanomare (en 1789).
Vers 1777-1780, Katalibus, Kalamaris, Cattatibusantrakus et Ratalibus, en 1815 TANVERKKU et, vers 1850, Horiandus, servent pour les maux de dents. Vers 1830, Aur(a)tabul (Auratabuk) permet de lier un voleur.
Illustration
Illustration Bang n° 1043-1054.

FRATTER. MATTER. ECRIGER : Pour se faire aimer d’une femme, on doit écrire ces mots et lui prendre la main ; elle vous aimera. On reconnaît les mots « frère, mère ».
Illustration Bang n° 1129.

FULGER ARDIOS FILGOR : Au XIXe siècle, on utilisait la formule suivante à Malines (Belgique) pour que le beurre se fasse bien à partir du lait : Fulger Ardios Filgor Semisser fulger Maritudinem Einden.
Illustration JvH n° 1027.

FUTUS, EIORTUS : Pour préserver ses cochons de la mort, on écrit ce qui suit sur autant de billets qu’on a de porcs et on les dépose dans leur pâté : Futus, Eiortus ful, kout, Erfratus.
Illustration Bang n° 1148.

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