Père Gabriele Amorth, l'exorciste officiel du Vatican

Le Notre Père, conjurations de Salomon..
Hors ligne Pascal
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Père Gabriele Amorth, l'exorciste officiel du Vatican

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Il y a plusieurs livres consacrés à ce grand prêtre exorciste.

Dans Wikipédia il est écrit :
En 1998, un nouveau rituel d'exorcisme est officiellement promulgué par la Congrégation pour le culte divin, après sa validation par le pape Jean-Paul II.
Pour le père Amorth, « ce Rituel tant attendu s'est transformé en farce. [...] Le maléfice est le mal que l’on cause à une personne en recourant au diable. [...] Le Rituel romain expliquait comment il fallait l’affronter. Le nouveau Rituel, au contraire, déclare catégoriquement qu’il est absolument interdit de faire des exorcismes dans ces cas-là. Absurde ! Les maléfices sont de loin les causes les plus fréquentes des possessions et des maux procurés par le démon : au moins 90 % des cas.

À propos de Satan, le père Amorth affirme : « Il a une stratégie monotone. Je le lui ai dit et il le reconnaît... Il fait croire que l'enfer n'existe pas, que le péché n'existe pas et qu'il n'est qu'une expérience de plus à faire. Concupiscence, succès et pouvoir sont les trois grandes passions sur lesquelles s'appuie Satan ». Pour lui, le plus grand succès du diable est de « réussir à faire croire qu'il n'existe pas », y compris « à l'intérieur de l'Église »

Au cours d'un entretien avec Sławomir Sznurkowski, il décrit les trois grandes lois du satanisme : « Fais ce que tu veux ; n'obéis à personne ; sois ton propre Dieu », qui, selon lui, expliquent la recrudescence actuelle des cas de possessions.

Son expérience lui permet, entre autres, de distinguer « deux catégories de possédés » : les personnes possédées à la suite de leurs propres erreurs et les autres, attaquées en raison de leur amour pour Dieu. Don Amorth précise, par ailleurs, qu'« on peut être soumis aux attaques du démon dans quatre cas : parce que cela constitue un bien pour la personne et c'est le cas de beaucoup de saints ; en raison de la persistance irréversible dans le péché ; parce que l'on est victime d'un maléfice lancé à travers le démon ; ou lorsqu'on se livre à des pratiques d'occultisme ».
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MOI,
LE DERNIER
EXORCISTE

PÈRE GABRIELE AMORTH
ET PAOLO RODARI


Le père Gabriele Amorth est l’exorciste officiel du Vatican, l’homme qui a réalisé pas moins de 160 000 exorcismes depuis le début de sa carrière… Dans ce témoignage fascinant, le père Amorth nous fait pénétrer dans les coulisses de son sacerdoce secret et tabou. Il revient sur certaines affaires, scandales, disparitions et assassinats qui ont éclaboussé l’Eglise ces dernières années, en révélant le rôle du Mal. Mais le récit du père Amorth est aussi une dénonciation d’un système où le clergé ne croit plus au démon et où les jeunes prêtres n’ont plus envie d’apprendre le rituel de la délivrance des âmes.
Le dernier exorciste aura-t-il un successeur ? Est-il possible d’abandonner ainsi le champ de bataille aux ténèbres ? Le témoignage unique de l’exorciste officiel du Vatican.

RÉVEILLONS-NOUS AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD


Je dois demander aux lecteurs de bien vouloir m’excuser si, après avoir écrit tant de livres sur Satan et les exorcismes, j’ai la prétention de me présenter à nouveau à eux, mais je dois préciser qu’il ne s’agit pas de me répéter, mais de compléter ce que j’ai déjà écrit.
Je tiens d’abord à remercier mon ami, le journaliste Paolo Rodari, qui, avec patience et fidélité, a organisé mes réflexions et mes souvenirs, et m’a aidé à les coucher sur le papier.
Je tiens surtout à apporter une précision à propos du titre. Le Dernier Exorciste est un titre délibérément provocateur : il est évident que je ne suis pas le dernier exorciste de ce monde. Il y en a d’autres, des jeunes aussi, et, après moi, il y en aura d’autres, mais nous sommes si peu nombreux dans le monde que chacun de nous, dans son combat quotidien, a inévitablement l’impression d’être le dernier, le dernier exorciste appelé à lutter contre le grand adversaire, le prince de ce monde, bref, Satan.
Aujourd’hui encore, l’Église ne contribue guère à former une nouvelle génération d’exorcistes, et les évêques ne font pas grand-chose. C’est là mon inquiétude, et c’est pour cette raison que j’ai accepté que le livre soit publié sous ce titre.
J’espère ainsi que tous les autres exorcistes, à commencer par mes amis de l’Association internationale des exorcistes, dont je suis le président honoraire, n’en seront pas offensés et comprendront la raison de cette provocation. Je ne me sens pas supérieur à eux ; je suis, comme eux, un humble serviteur du royaume du bien, un combattant du Christ contre le royaume du mal.
Mon propos s’appuie sur l’Évangile, saint Paul et la Vierge Marie.
Commençons par l’Évangile. Par trois fois, Jésus nomme Satan « le prince de ce monde ». Saint Jean précise que le monde entier « est sous la puissance du malin » et affirme que Jésus est venu au monde pour détruire les œuvres de Satan. Satan est l’adversaire inlassable de Dieu.
Saint Paul va jusqu’à appeler Satan « le dieu de ce monde » et affirme que notre lutte quotidienne n’est pas tournée vers un être de chair et de sang, mais contre Satan et ses anges qui nous entourent en toutes occasions.
Aujourd’hui, dans nos églises, on évoque rarement Satan et autres, au point que même le clergé ne croit pas à son existence. Dans cet ouvrage, j’ai cependant relaté une série d’exorcismes pour faire comprendre, à travers ces cas extrêmes, que Satan existe bel et bien.
Certes, il n’est pas visible, puisqu’il est pur esprit, mais il n’en est pas moins extrêmement actif et contre tous. Il suffit d’assister aux exorcismes ou d’en lire les témoignages, notamment lors des dialogues entre l’exorciste et le démon, pour en avoir la preuve irréfutable.
Enfin, je m’appuie sur la très Sainte Vierge. Trente années se sont écoulées depuis les apparitions de Medjugorje, cette stupéfiante catéchèse sur la foi que la Vierge adresse au monde entier.
Dans la ligne droite des messages de Fatima, c’est une prophétie formidable, comme l’histoire de l’humanité n’en a jamais connu.
Justement, la Madone parle continuellement de Satan libéré de ses chaînes ; elle veut arracher les hommes aux griffes de Satan pour les confier de nouveau à Dieu. Nous vivons une époque terrible, à laquelle semble avoir triomphé l’athéisme, c’est-à-dire le démon.
Nous voyons la dislocation de la famille, le divorce, l’avortement, la débâcle de la jeunesse ; mais aussi le triomphe de l’égoïsme, de la recherche du plaisir, l’avènement de tous les vices.
Nous sommes à une époque où l’on combat la présence même des crucifix, ce qui revient à vouloir refuser de croire au Jésus Sauveur qui a vaincu Satan.
Que propose donc la Vierge ? Elle évoque inlassablement les plans de Dieu et les plans de Satan. Dieu veut l’amour, la paix, le salut éternel ; Satan veut la destruction du monde. Notre-Dame est en train de recruter une armée sur toute la planète.
Avec la force de la conversion, du rosaire, du jeûne, cette armée vaincra l’armée de Satan, qui veut la guerre, la destruction, la damnation éternelle et cherche notamment à parvenir à ses desseins par le biais de la possession.
Si l’on ne met pas Dieu à la première place, la famille, la société, l’entente entre les nations ne seront plus que ruines, mais, par-dessus tout, le projet de Dieu qui a créé l’homme pour la félicité éternelle n’aura plus cours. Si l’on ne croit pas à la vie éternelle, on ne peut pas comprendre quoi que ce soit à la manière dont se déroule notre vie sur la terre.
Mon propos est d’aider le lecteur à réfléchir à sa propre existence, qu’elle retrouve son harmonie avec le dessein de Dieu qui lui en a fait don.
Réveillons-nous avant qu’il ne soit trop tard.
Gabriele Amorth

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