CONFÉRENCE 312 : LIENS SACRÉS ENTRE L'AMOUR ET LE SEXE
Conférence publique - 1975
Conférence publique - 1975
Je m'adresse à toutes les personnes présentes dans le but de parler un peu de l'amour et du sexe. C'est, bien entendu, un thème très important. Hermès Trismégiste a dit : “Je te donne l'amour, dans lequel est contenu tout le summum de la sagesse”. Lamour se nourrit d'amour. En Orient, le cygne Kalahamsa, volant au-dessus des eaux de la vie, symbolise l'amour.
Pour qu’il y ait de l'amour entre deux êtres, il faut une affinité de pensées, une affinité de sentiments, des préoccupations identiques. Le baiser constitue la consubstantialisation de l'amour dans le réalisme psychophysiologique de notre nature. Incontestablement, l'amour exalte les cœurs humains.
Le cygne représente l'amour. En Europe, il y a une organisation appelée ‘L'Ordre du Cygne” ; on y étudie la science de l'amour, et des éléments de la plus haute culture d'Europe appartiennent à cette organisation. Incontestablement, l'amour, en soi, se nourrit d'amour. Si nous observons un couple de cygnes volant au-dessus des eaux cristallines de la vie, nous verrons l'échange merveilleux de l'amour. Quand l’un des deux meurt, l’autre succombe de tristesse. L'amour est vraiment le summum de la sagesse.
L'acte sexuel, en soi, est la consubstantialisation de l'amour dans le réalisme psychophysiologique de notre nature. Le baiser est la consécration mystique de deux âmes désireuses d’exprimer de manière significative ce qu'elles vivent intérieurement. Quand le couple est vrai-ment amoureux, il y a un état d'exaltation mystique transcendantal ineffable. Un petit mot, un cadeau est suffisant pour éveiller, dans le cœur amoureux, des états d'extases ineffables, impossibles à décrire avec des mots. C’est comme si le cœur semblait alors exploser et communier avec l’harmonie des sphères dans les espaces étoilés.
L'amour circule dans tout ce qui est, dans tout ce qui a été et dans tout ce qui sera. L'amour ressemble au scintillement des étoiles, aux pétales de la fleur. On sent l'amour chanter dans le ruisseau qui coule dans son lit de roches. L'amour en soi, réellement, comme l'a dit Hermès Trismégiste, est le summum de la sagesse.
Quand il aime, l'être humain devient noble, charitable, serviable. Si nous voyons un couple d'amoureux, quand ils s'aiment vraiment, quand ils sont vraiment amoureux, ils entrent en état d’extase, de Samadhi.
Quelle grande force à l'amour ! Un vieillard, par exemple, quand il tombe amoureux, se trouve dans un état d'exaltation mystique ; alors, même sa santé s'améliore nettement. L'amour est une effusion, une émanation énergétique de ce qu'il y a de plus profond dans notre Conscience.
Quand on est amoureux, les radiations qui jaillissent du fond même de la Conscience font travailler intensivement les glandes endocrines de l'organisme humain. Alors, ces micro-laboratoires produisent des hormones en grande quantité qui circulent dans le sang, restaurant la vitalité de l'organisme humain. Un vieillard, dirons-nous, quand il aime, se voit changer. Il s'améliore indéniablement, il est en pleine santé, en pleine vitalité, parce qu'alors ses glandes endocrines produisent plus d'hormones pour sa revitalisation et son rajeunissement.
Indubitablement, le mot “hormone” vient du grec et signifie “désir d’être”, “force d’être”. À l'intérieur de nous, se trouve ce qu'est l'amour ; cela vaut la peine de savoir le respecter. L'amour en soi est sacré. C’est pourquoi, dans l'Antiquité, il y avait toujours une déesse consacrée à l'amour, et un Apollon. En Grèce, Apollon et Diane ont, indéniablement, marqué la grande civilisation des Hellènes. En Égypte, Isis et Osiris ont donné à ce pays très ancien toutes les caractéristiques de sa puissante culture. Ainsi, l'amour brille partout. Il est Eros et Antéros, il est Joseph et Marie, il est Shakti et Shiva. L'amour, en soi, est le summum de toute sagesse. Il n'est pas possible de concevoir vraiment la vie sans l’'enchantement merveilleux de l'amour.
Mais, il faut apprendre à aimer. En ces temps de dégénérescence, on a perdu le respect pour la grandeur de l'amour. Dans les pays asiatiques, par exemple, au lieu d'ériger des monuments aux grands guerriers, aux grands héros, on érige des monuments à la femme, à l'amour, parce que, dans les anciens pays d'Asie, l'amour est encore respecté. Dans l'Antiquité, il y avait à Rome des prêtresses de l'amour; celles-ci cultivaient en secret les Mystères, et l'acte sexuel était pour elles quelque chose de transcendantal, de divin.
Dans le monde occidental, le sens de l'amour a malheureusement dégénéré. Maintenant, on ne veut plus voir le sexe dans sa forme pure et propre. En ces temps de crise mondiale et de banqueroute de tous les principes, l'humanité entière à malheureusement dégénéré. Le sexe, qu'on cultivait autrefois dans les Écoles de Mystères, est à présent impudemment profané, et on le revêt de mots grossiers dans les revues pornographiques. L’acte sexuel, qui a toujours été con-sidéré très sacré, est maintenant perçu de manière abjecte par le mental pervers de l'humanité décadente.
On ne veut plus comprendre le cordon divin du baiser sacré sous les portiques des temples ou dans les jardins fleuris des temps anciens. Maintenant, on embrasse pour embrasser et on pro-fane le sens du baiser. L'humanité à épouvantablement dégénéré, comme nous pouvons le voir dans les banlieues de la ville, dans les zones où les maisons closes abondent, dans les antres ténébreuses où l’on cultive le mal.
Indubitablement, l'humanité actuelle est décadente à cent pour cent. On à perdu le respect pour le sexe. Il me revient, maintenant, en mémoire des temps meilleurs. Au début de ce siècle, à la fin du siècle passé, l'humanité n'avait pas encore autant dégénéré. Quand nos ainés se rendaient aux fleuves d'eau pure pour s’y baigner, s’il y avait une autre famille, ils attendaient qu'elle s'éloigne. Il y avait du respect. Aujourd’hui, l’impudence existe partout, on ne respecte plus personne. La dégénérescence à atteint de façon terrible tous les lieux de
la Terre.
L'amour en soi, en tant que base ou moteur ou fondement de la vie, est terriblement divin. On a dit que l'acte sexuel était la consubstantialisation de l'amour dans le réalisme psychophysiologique de notre nature, et c'est le cas ! Mais en sachant en profiter, il est possible, au moyen de la fonction sexuelle, d'acquérir des pouvoirs extraordinaires sur les mystères de la vie et de la mort. Pensez à quel point le sexe est puissant.
Tout le monde ici provient du sexe, est né par le sexe. Nous sommes les enfants d’un homme et d’une femme. Le sexe n’est donc pas une chose grossière, matérialiste ou répugnante comme le supposent beaucoup d’'ignorants. Non ! Le sexe est terriblement divin et il va au-delà du bien et du mal. Adam et Eve sont sortis du paradis terrestre pour avoir abusé du sexe. Si Adam et Eve n'avaient pas abusé du sexe, ils ne seraient jamais sortis du paradis terrestre. Ainsi, le sexe, en soi, je répète, est terriblement divin.
En Grèce, dans les Mystères d'Éleusis, hommes et femmes dansaient nus sans aucune pensée luxurieuse. Ils profitaient alors du magnétisme des corps pour entrer en état de Manteia ou extase. Personne n'aurait jamais envisagé, dans les Mystères d’'Eleusis, d'avoir quelque pensée morbide.
Au Japon, il y a une trentaine d'années, hommes et femmes se baignaient encore nus sur la plage et il n’y avait en eux aucune pensée de type luxurieux. Ils se baignaient comme des enfants innocents, ils se baignaient avec pureté. Malheureusement, Mac Arthur est arrivé et il a or-donné aux Japonais de s'habiller quand ils étaient à la plage ; il a donc interdit que les gens ail-lent se baigner nus, c'est-à-dire qu’il a mis de la malice là où il n'y en avait pas. Et les Japonais, qui n'avaient jamais pensé avec malice, sont devenus malicieux. Les “gringos” ont mis dans le mental des Japonais des pensées de lascivité. Ainsi, autrefois, les gens ne regardaient pas le corps du sexe opposé avec malice, mais avec pureté, avec chasteté, avec dignité, avec respect.
Évidemment, quand un homme et une femme sont unis sexuellement, ils sont entourés de forces extrêmement puissantes qui viennent créer et recréer à nouveau. Ces forces mystérieuses qui entourent le couple sont les mêmes qui ont donné naissance à l'Univers, les mêmes qui ont créé le système solaire, les mêmes qui ont créé la galaxie où nous vivons, et les mêmes qui ont créé cet Infini d’Einstein qui, comme je l'ai déjà dit dans une conférence, est courbe.
Indubitablement, quand un couple se trouve dans l’accouplement chimique, il est entouré de forces terriblement divines. Mais quand ce couple renverse le Vase d’Hermès Trismégiste, le trois fois grand Dieu Ibis de Thot, alors ces forces cosmiques qui sont venues créer, se fondent dans les courants universels et ce couple est plongé dans les ténèbres. Mais si le couple ne commettait pas l'erreur de renverser le Vase d'Hermès, c'est-à-dire s’il ne commettait pas l'erreur d'atteindre l’éjaculation de l’Ens Seminis, ces forces cosmiques seraient captées par le couple et, avec ces forces, le couple se transformerait radicalement; et, avec ces forces, il aurait des pouvoirs pour dominer tout l'Univers. Malheureusement, les couples ne savent pas en profiter et, durant l'accouplement chimique, ils perdent malheureusement leurs énergies créatrices.
La clé dont on a besoin pour pouvoir capter les forces cosmiques universelles qui existent dans l'Univers réside dans un art sexuel délicat. Comme l'a déjà enseigné un certain physiologiste, tout ce qu’il faut, c'est de ne jamais éjaculer l’entité du sperme. Ainsi, sur cette voie, tout couple peut retenir les forces cosmiques pour se transformer et développer à l’intérieur de sa nature psychophysiologique des pouvoirs psychiques terriblement divins.
Friedrich Nietzsche dans son œuvre intitulée Ainsi parlait Zarathoustra nous parle du surhomme. Je me souviens de cette phrase de Nietzsche qui dit : “Quand Zarathoustra eut trente ans, il quitta sa maison et le lac de sa maison et s'en fut au bois; il y resta durant dix ans à méditer. Et un matin, regardant le soleil naissant, il dit: Écoute-moi, astre grandiose, cela fait dix ans que tu montes chaque jour à ma caverne. Si toi, mon Aigle et ma Couleuvre n'aviez pas été là, je serais déjà las de moi et de ce lieu.
Puis il descendit vers la ville. Un saint, qui le vit descendre, se dit : N'est-ce pas ce Zarathoustra ? Cela fait dix ans qu'il est monté là et maintenant il descend transformé en enfant.’
- Où vas-tu, Zarathoustra ?
Et Zarathoustra répondit :
- Je vais en ville.
- Et que vas-tu faire en ville, Zarathoustra ?
- Je vais parler à l'humanité. J'aime les êtres humains.
- N'est-ce pas par amour pour l'humanité, dit le saint, que je suis ici, et dans cet endroit ? Je chante des cantiques, et je les chante, et ainsi, je loue Dieu, qui est mon Dieu.
Zarathoustra répondit :
- Je pars avant que je puisse vous prendre quelque chose.
Le saint ajouta :
- Donne une aumône, mais seulement à qui te la demande. Je vais te donner un petit cadeau, dit le saint, et il remit à Zarathoustra un fouet enveloppé dans un linge.
- Pourquoi devrais-je accepter cela ?
Le saint lui dit:
- Si tu vas là où se trouve la femme, n'oublie pas le fouet.”
Cette phrase, apparemment odieuse contre la femme, n'a pas été correctement comprise. Indubitablement, Nietzsche, l’auteur de l'ouvrage intitulé Ainsi parlait Zarathoustra, a voulu dire la chose suivante : si nous allons là où se trouve la femme, nous devons avoir le fouet de la volonté non pas pour la fouetter elle, mais pour nous fouetter nous. Quand nous ne commettons pas l'erreur d’éjaculer l’Ens Seminis, à l’intérieur duquel se trouve l’Ens Virtutis du Feu, nous pouvons nous devenir des surhommes au sens le plus transcendantal du terme.
“Quand Zarathoustra arriva en ville, il s’adressa aux foules en disant :
Je viens vous parler du surhomme. Le Surhomme est quelque chose de terriblement divin. Le Surhomme est au-delà du bien et du mal. L'homme est pour le Surhomme ce que l'animal est pour l’homme : une honte douloureuse, une dérision, un sarcasme et rien de plus. Je viens vous parler du surhomme.”
Voilà les paroles de Nietzsche, qui furent transcendantales, prodigieuses, divines, mais il a oublié “l’homme”.
Indéniablement, il est nécessaire de créer tout d’abord l’homme avant d'atteindre la stature mer-veilleuse et transcendantale du surhomme. En réalité, nous n'avons pas encore atteint l’unité de l’homme. Aujourd’hui, nous sommes tous des animaux intellectuels, des mammifères rationnels, comme disent les professeurs de médecine universitaire. Il nous faut atteindre la stature d'homme, et ce n’est possible que par l'amour et le sexe.
Lorsque nous réfrénons l'impulsions animale, le sperme sacré -l'Exioehary- se transforme en énergie créatrice qui s'élève, qui monte jusqu'au cerveau; c'est ainsi que le cerveau se dynamise, c'est ainsi que le cerveau se séminise, et aussi, c'est ainsi que le semen se cérébralise.
Pour qu’il y ait de l'amour entre deux êtres, il faut une affinité de pensées, une affinité de sentiments, des préoccupations identiques. Le baiser constitue la consubstantialisation de l'amour dans le réalisme psychophysiologique de notre nature. Incontestablement, l'amour exalte les cœurs humains.
Le cygne représente l'amour. En Europe, il y a une organisation appelée ‘L'Ordre du Cygne” ; on y étudie la science de l'amour, et des éléments de la plus haute culture d'Europe appartiennent à cette organisation. Incontestablement, l'amour, en soi, se nourrit d'amour. Si nous observons un couple de cygnes volant au-dessus des eaux cristallines de la vie, nous verrons l'échange merveilleux de l'amour. Quand l’un des deux meurt, l’autre succombe de tristesse. L'amour est vraiment le summum de la sagesse.
L'acte sexuel, en soi, est la consubstantialisation de l'amour dans le réalisme psychophysiologique de notre nature. Le baiser est la consécration mystique de deux âmes désireuses d’exprimer de manière significative ce qu'elles vivent intérieurement. Quand le couple est vrai-ment amoureux, il y a un état d'exaltation mystique transcendantal ineffable. Un petit mot, un cadeau est suffisant pour éveiller, dans le cœur amoureux, des états d'extases ineffables, impossibles à décrire avec des mots. C’est comme si le cœur semblait alors exploser et communier avec l’harmonie des sphères dans les espaces étoilés.
L'amour circule dans tout ce qui est, dans tout ce qui a été et dans tout ce qui sera. L'amour ressemble au scintillement des étoiles, aux pétales de la fleur. On sent l'amour chanter dans le ruisseau qui coule dans son lit de roches. L'amour en soi, réellement, comme l'a dit Hermès Trismégiste, est le summum de la sagesse.
Quand il aime, l'être humain devient noble, charitable, serviable. Si nous voyons un couple d'amoureux, quand ils s'aiment vraiment, quand ils sont vraiment amoureux, ils entrent en état d’extase, de Samadhi.
Quelle grande force à l'amour ! Un vieillard, par exemple, quand il tombe amoureux, se trouve dans un état d'exaltation mystique ; alors, même sa santé s'améliore nettement. L'amour est une effusion, une émanation énergétique de ce qu'il y a de plus profond dans notre Conscience.
Quand on est amoureux, les radiations qui jaillissent du fond même de la Conscience font travailler intensivement les glandes endocrines de l'organisme humain. Alors, ces micro-laboratoires produisent des hormones en grande quantité qui circulent dans le sang, restaurant la vitalité de l'organisme humain. Un vieillard, dirons-nous, quand il aime, se voit changer. Il s'améliore indéniablement, il est en pleine santé, en pleine vitalité, parce qu'alors ses glandes endocrines produisent plus d'hormones pour sa revitalisation et son rajeunissement.
Indubitablement, le mot “hormone” vient du grec et signifie “désir d’être”, “force d’être”. À l'intérieur de nous, se trouve ce qu'est l'amour ; cela vaut la peine de savoir le respecter. L'amour en soi est sacré. C’est pourquoi, dans l'Antiquité, il y avait toujours une déesse consacrée à l'amour, et un Apollon. En Grèce, Apollon et Diane ont, indéniablement, marqué la grande civilisation des Hellènes. En Égypte, Isis et Osiris ont donné à ce pays très ancien toutes les caractéristiques de sa puissante culture. Ainsi, l'amour brille partout. Il est Eros et Antéros, il est Joseph et Marie, il est Shakti et Shiva. L'amour, en soi, est le summum de toute sagesse. Il n'est pas possible de concevoir vraiment la vie sans l’'enchantement merveilleux de l'amour.
Mais, il faut apprendre à aimer. En ces temps de dégénérescence, on a perdu le respect pour la grandeur de l'amour. Dans les pays asiatiques, par exemple, au lieu d'ériger des monuments aux grands guerriers, aux grands héros, on érige des monuments à la femme, à l'amour, parce que, dans les anciens pays d'Asie, l'amour est encore respecté. Dans l'Antiquité, il y avait à Rome des prêtresses de l'amour; celles-ci cultivaient en secret les Mystères, et l'acte sexuel était pour elles quelque chose de transcendantal, de divin.
Dans le monde occidental, le sens de l'amour a malheureusement dégénéré. Maintenant, on ne veut plus voir le sexe dans sa forme pure et propre. En ces temps de crise mondiale et de banqueroute de tous les principes, l'humanité entière à malheureusement dégénéré. Le sexe, qu'on cultivait autrefois dans les Écoles de Mystères, est à présent impudemment profané, et on le revêt de mots grossiers dans les revues pornographiques. L’acte sexuel, qui a toujours été con-sidéré très sacré, est maintenant perçu de manière abjecte par le mental pervers de l'humanité décadente.
On ne veut plus comprendre le cordon divin du baiser sacré sous les portiques des temples ou dans les jardins fleuris des temps anciens. Maintenant, on embrasse pour embrasser et on pro-fane le sens du baiser. L'humanité à épouvantablement dégénéré, comme nous pouvons le voir dans les banlieues de la ville, dans les zones où les maisons closes abondent, dans les antres ténébreuses où l’on cultive le mal.
Indubitablement, l'humanité actuelle est décadente à cent pour cent. On à perdu le respect pour le sexe. Il me revient, maintenant, en mémoire des temps meilleurs. Au début de ce siècle, à la fin du siècle passé, l'humanité n'avait pas encore autant dégénéré. Quand nos ainés se rendaient aux fleuves d'eau pure pour s’y baigner, s’il y avait une autre famille, ils attendaient qu'elle s'éloigne. Il y avait du respect. Aujourd’hui, l’impudence existe partout, on ne respecte plus personne. La dégénérescence à atteint de façon terrible tous les lieux de
la Terre.
L'amour en soi, en tant que base ou moteur ou fondement de la vie, est terriblement divin. On a dit que l'acte sexuel était la consubstantialisation de l'amour dans le réalisme psychophysiologique de notre nature, et c'est le cas ! Mais en sachant en profiter, il est possible, au moyen de la fonction sexuelle, d'acquérir des pouvoirs extraordinaires sur les mystères de la vie et de la mort. Pensez à quel point le sexe est puissant.
Tout le monde ici provient du sexe, est né par le sexe. Nous sommes les enfants d’un homme et d’une femme. Le sexe n’est donc pas une chose grossière, matérialiste ou répugnante comme le supposent beaucoup d’'ignorants. Non ! Le sexe est terriblement divin et il va au-delà du bien et du mal. Adam et Eve sont sortis du paradis terrestre pour avoir abusé du sexe. Si Adam et Eve n'avaient pas abusé du sexe, ils ne seraient jamais sortis du paradis terrestre. Ainsi, le sexe, en soi, je répète, est terriblement divin.
En Grèce, dans les Mystères d'Éleusis, hommes et femmes dansaient nus sans aucune pensée luxurieuse. Ils profitaient alors du magnétisme des corps pour entrer en état de Manteia ou extase. Personne n'aurait jamais envisagé, dans les Mystères d’'Eleusis, d'avoir quelque pensée morbide.
Au Japon, il y a une trentaine d'années, hommes et femmes se baignaient encore nus sur la plage et il n’y avait en eux aucune pensée de type luxurieux. Ils se baignaient comme des enfants innocents, ils se baignaient avec pureté. Malheureusement, Mac Arthur est arrivé et il a or-donné aux Japonais de s'habiller quand ils étaient à la plage ; il a donc interdit que les gens ail-lent se baigner nus, c'est-à-dire qu’il a mis de la malice là où il n'y en avait pas. Et les Japonais, qui n'avaient jamais pensé avec malice, sont devenus malicieux. Les “gringos” ont mis dans le mental des Japonais des pensées de lascivité. Ainsi, autrefois, les gens ne regardaient pas le corps du sexe opposé avec malice, mais avec pureté, avec chasteté, avec dignité, avec respect.
Évidemment, quand un homme et une femme sont unis sexuellement, ils sont entourés de forces extrêmement puissantes qui viennent créer et recréer à nouveau. Ces forces mystérieuses qui entourent le couple sont les mêmes qui ont donné naissance à l'Univers, les mêmes qui ont créé le système solaire, les mêmes qui ont créé la galaxie où nous vivons, et les mêmes qui ont créé cet Infini d’Einstein qui, comme je l'ai déjà dit dans une conférence, est courbe.
Indubitablement, quand un couple se trouve dans l’accouplement chimique, il est entouré de forces terriblement divines. Mais quand ce couple renverse le Vase d’Hermès Trismégiste, le trois fois grand Dieu Ibis de Thot, alors ces forces cosmiques qui sont venues créer, se fondent dans les courants universels et ce couple est plongé dans les ténèbres. Mais si le couple ne commettait pas l'erreur de renverser le Vase d'Hermès, c'est-à-dire s’il ne commettait pas l'erreur d'atteindre l’éjaculation de l’Ens Seminis, ces forces cosmiques seraient captées par le couple et, avec ces forces, le couple se transformerait radicalement; et, avec ces forces, il aurait des pouvoirs pour dominer tout l'Univers. Malheureusement, les couples ne savent pas en profiter et, durant l'accouplement chimique, ils perdent malheureusement leurs énergies créatrices.
La clé dont on a besoin pour pouvoir capter les forces cosmiques universelles qui existent dans l'Univers réside dans un art sexuel délicat. Comme l'a déjà enseigné un certain physiologiste, tout ce qu’il faut, c'est de ne jamais éjaculer l’entité du sperme. Ainsi, sur cette voie, tout couple peut retenir les forces cosmiques pour se transformer et développer à l’intérieur de sa nature psychophysiologique des pouvoirs psychiques terriblement divins.
Friedrich Nietzsche dans son œuvre intitulée Ainsi parlait Zarathoustra nous parle du surhomme. Je me souviens de cette phrase de Nietzsche qui dit : “Quand Zarathoustra eut trente ans, il quitta sa maison et le lac de sa maison et s'en fut au bois; il y resta durant dix ans à méditer. Et un matin, regardant le soleil naissant, il dit: Écoute-moi, astre grandiose, cela fait dix ans que tu montes chaque jour à ma caverne. Si toi, mon Aigle et ma Couleuvre n'aviez pas été là, je serais déjà las de moi et de ce lieu.
Puis il descendit vers la ville. Un saint, qui le vit descendre, se dit : N'est-ce pas ce Zarathoustra ? Cela fait dix ans qu'il est monté là et maintenant il descend transformé en enfant.’
- Où vas-tu, Zarathoustra ?
Et Zarathoustra répondit :
- Je vais en ville.
- Et que vas-tu faire en ville, Zarathoustra ?
- Je vais parler à l'humanité. J'aime les êtres humains.
- N'est-ce pas par amour pour l'humanité, dit le saint, que je suis ici, et dans cet endroit ? Je chante des cantiques, et je les chante, et ainsi, je loue Dieu, qui est mon Dieu.
Zarathoustra répondit :
- Je pars avant que je puisse vous prendre quelque chose.
Le saint ajouta :
- Donne une aumône, mais seulement à qui te la demande. Je vais te donner un petit cadeau, dit le saint, et il remit à Zarathoustra un fouet enveloppé dans un linge.
- Pourquoi devrais-je accepter cela ?
Le saint lui dit:
- Si tu vas là où se trouve la femme, n'oublie pas le fouet.”
Cette phrase, apparemment odieuse contre la femme, n'a pas été correctement comprise. Indubitablement, Nietzsche, l’auteur de l'ouvrage intitulé Ainsi parlait Zarathoustra, a voulu dire la chose suivante : si nous allons là où se trouve la femme, nous devons avoir le fouet de la volonté non pas pour la fouetter elle, mais pour nous fouetter nous. Quand nous ne commettons pas l'erreur d’éjaculer l’Ens Seminis, à l’intérieur duquel se trouve l’Ens Virtutis du Feu, nous pouvons nous devenir des surhommes au sens le plus transcendantal du terme.
“Quand Zarathoustra arriva en ville, il s’adressa aux foules en disant :
Je viens vous parler du surhomme. Le Surhomme est quelque chose de terriblement divin. Le Surhomme est au-delà du bien et du mal. L'homme est pour le Surhomme ce que l'animal est pour l’homme : une honte douloureuse, une dérision, un sarcasme et rien de plus. Je viens vous parler du surhomme.”
Voilà les paroles de Nietzsche, qui furent transcendantales, prodigieuses, divines, mais il a oublié “l’homme”.
Indéniablement, il est nécessaire de créer tout d’abord l’homme avant d'atteindre la stature mer-veilleuse et transcendantale du surhomme. En réalité, nous n'avons pas encore atteint l’unité de l’homme. Aujourd’hui, nous sommes tous des animaux intellectuels, des mammifères rationnels, comme disent les professeurs de médecine universitaire. Il nous faut atteindre la stature d'homme, et ce n’est possible que par l'amour et le sexe.
Lorsque nous réfrénons l'impulsions animale, le sperme sacré -l'Exioehary- se transforme en énergie créatrice qui s'élève, qui monte jusqu'au cerveau; c'est ainsi que le cerveau se dynamise, c'est ainsi que le cerveau se séminise, et aussi, c'est ainsi que le semen se cérébralise.