Conférence 318 : Chronique de l'involution du genre humain

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Conférence 318 : Chronique de l'involution du genre humain

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CONFÉRENCE N°318 : CHRONIQUE DE L'INVOLUTION DU GENRE HUMAIN

Traduction d'une conférence intitulée "CRÓNICA DE LA INVOLUCIÓN DEL GÉNERO HUMANO" (1974)

Conférence de Troisième Chambre - Mexico D. F.

Le moment est venu, mes chers frères, de réfléchir. Nous devons nous connaître de plus en plus. Nous ne devons pas oublier cette phrase de Thalès de Milet : "Nosce te ipsum" : Homme, connais-toi toi-même et tu connaîtras l'Univers et les Dieux. Tout d'abord, nous devons savoir d'où nous venons, où nous allons et quel est le but de l'existence.

L'humanité vit sur Terre depuis des millions d'années. Souvenons-nous un instant du passé : ces époques de la Lémurie, de l'Atlantide, des époques polaires, hyperboréennes, etc., et nous découvrons une autre classe d'êtres très différents ; ce sont des hommes dans le sens le plus complet du terme, mais incompréhensibles, énigmatiques pour nous. Pensons un instant aux géants lémures qui vivaient autrefois dans l'océan Pacifique. C'étaient des hommes dans le sens le plus transcendant du terme, mais pour nous, ils sont bizarres, incompréhensibles, étranges. Imaginez des colosses de quatre, cinq, six mètres de hauteur. C'étaient des hermaphrodites sacrés qui se reproduisaient par bourgeonnement : de temps en temps, un ovule se détachait des ovaires ; plus tard, à la manière d'un poussin, il en sortait un nouvel enfant qui se nourrissait du père-mère.

Indubitablement, mes chers frères, c'étaient des hommes ; mais quel genre d'hommes ? Leur religion, leur sagesse, qui la connaît ou qui en a bénéficié ?

Ils parlaient l'orto de la langue divine qui, comme un fleuve d'or, coule sous l'épaisse forêt du soleil. Ils pouvaient parfaitement utiliser trois cents consonnes et cinquante et une voyelles. Aujourd'hui, à peine si nous pouvons utiliser celles de l'alphabet de notre langue et en plus, mal utilisée. Ils pouvaient percevoir jusqu'à trois millions de nuances de couleurs, nombre qui correspond à tout le Megalocosmos, c'est-à-dire à tout l'Infini. Ils pouvaient entendre les symphonies du Mahavan et du Chotavan qui soutiennent fermement l'Univers dans sa course. Avec leur olfaction psychique, ils pouvaient parfaitement connaître tous les problèmes qui allaient surgir ici ou là. Le toucher était délicat, très fin. S'ils parlaient d'un volcan par son nom véritable, ils pouvaient l'éteindre ou le mettre en activité. C'étaient les habitants de la Lémurie.

Alors, comme le dit don Miguel de Cervantes Saavedra dans son "Don Quichotte", il n'y avait pas de mien ni de tien, et tout appartenait à tout le monde, et tout le monde pouvait cueillir de l'arbre du voisin sans aucune crainte. Celui qui savait jouer de la lyre, faisait frissonnait l'Univers tout entier par ses tonalités. Plus tard, lorsque l'humanité a dégénéré, cette lyre d'Orphée s'est brisée en mille morceaux sur le sol du temple.

Ils ont construit une civilisation extraordinaire et merveilleuse. Des vaisseaux cosmiques d'autres systèmes solaires atterrissaient en général sur ce vieux continent.

Comme je vous le dis, ce peuple se composait d'hommes authentiques, de colosses imposants, de véritables Bodhisattvas du Dhyan-Chohan, des Agnishvattas, des Kumaras, des Elohim, qui, à l'aube de la vie, ont créé un univers. Que pourrions-nous dire sur ces créatures ? Qui les connaît ? Aujourd'hui, nos corps ont involué, dégénéré, les sens sont en pleine décrépitude et en décadence. Nous ne possédons même pas la raison objective d'autrefois. Aujourd'hui, nous n'avons plus que la raison subjective. Que pourrions-nous dire sur ce type d'êtres ?

Incontestablement, mes chers frères, ils ont coopéré, ils ont aidé la Terre, ils se sont concrétisés d'une certaine manière, ils ont atteint quelques autoréalisations, ils ont perpétué d'eux-mêmes et ils sont partis. Alors, ces corps que nous avons actuellement ne sont que des formes rejetées qu'ils ont laissées, des déchets organiques qu'ils n'ont pas utilisés. En d'autres termes, je dirai ceci : leur travail terminé, ils ont rejeté leurs formes, ils les ont laissées ; c'est pourquoi nous disons que nos corps ne sont en fait que des formes qu'ils ont eux-mêmes éliminées. Dans cette situation, comment pourrions-nous les comprendre ? Si nous ne sommes que des formes rejetées, comment pouvons-nous comprendre ce type d'êtres ? Ils sont partis pour toujours, mais leurs formes rejetées, - c'est-à-dire ces corps qu'ils n'utilisaient plus - ont été repris par les élémentaux supérieurs de la nature.

Après la destruction de la Lémurie, de son immersion dans l'océan Pacifique, l'Atlantide a surgi et tous les élémentaux supérieurs de la nature ont occupé les formes rejetées par ces hommes lémures, notamment à la fin de la Lémurie et au début de l'Atlantide. Donc, les Essences de Feu de ces corps humains ont surgi des règnes animaux supérieurs, et cela après que ces ineffables, ces Bodhisattvas, soient partis.

Les siècles ont passé, mes chers frères, et les sens qu'ils nous ont laissés, nous les avons détruits par nos mauvaises actions. Parmi les choses qui ont le plus nuit à l'humanité terrestre, fut l'Organe Kundartiguateur. À la fin de l'ère lémure, cet organe est apparu. Il se trouve que l'Archange Sakaki - venu à bord d'un vaisseau cosmique accompagné d'une très haute commission d'individus sacrés -, considérant l'état d'instabilité dans lequel se trouvait la croûte géologique de notre monde, décida de donner à l'humanité cet organe.

À cette fin, ces individus sacrés laissèrent l'entière liberté à l'aspect luciférien des humanoïdes, qui, comme je viens de vous le dire, n'étaient que les véhicules des élémentaux supérieurs, puisque les véritables Bodhisattvas étaient pratiquement tous partis, à l'exception de quelques-uns. Alors, les gens se réunissaient dans les temples pour procréer. L'acte sexuel était considéré comme un sacrement, personne n'osait effectuer une copulation chimique hors du temple ; on faisait des rites ludiques extraordinaires.

À certaines époques de l'année, la race humaine voyageait depuis des lieux lointains vers les temples. Les grands Maîtres, les Kumaras, guidaient ces personnes et la fécondation se réalisait à certains moments astrologiques, aux moments où les rayons stellaires étaient les plus favorables. Personne n'osait renverser le vase d'Hermès ; la reproduction était réalisée par Kriyashakti, la volonté et le yoga. Comme disait le Message de Noël de 68 : "La graine passe toujours dans l'utérus sans avoir besoin de répandre la semence". Les multiples transformations de la substance infinie sont merveilleuses.

Malheureusement, le pouvoir luciférien devint de plus en plus actif. Il devint tel que les gens ne venaient plus dans les temples pour la fécondation. Lorsque cela se produisit, la dégénérescence arriva, les êtres humains se livrèrent malheureusement à la fornication. Étant donné qu'ils étaient habitués aux rites sexuels, ils continuèrent à les reproduire à leur manière, avec lascivité et abomination. Par conséquent, mes chers frères, l'abominable Organe Kundartiguateur survint dans l'espèce humaine. C'est le feu sacré précipité du coccyx vers les enfers atomiques de l'homme. Mais chez nous, il se revêtit de matière physique, et il est très véridique que l'animal intellectuel avait une queue de singe et qu'elle est une prolongation de la colonne vertébrale vers le bas. De temps en temps, il y a encore des cas de personnes qui naissent avec cette queue, avec cet appendice.

De toute évidence, le corps physique est une machine chargée de capter les énergies du Megalocosmos, de les transformer et de les retransmettre aux couches intérieures de notre planète Terre. C'est ainsi que l'économie organique fonctionne à merveille. Toute modification que subit la machine, peut, indubitablement, la transformer en le type de transformation énergétique automatique. Lorsque cet appendice - la queue des singes -, l'abominable Organe Kundartiguateur, est apparu dans l'espèce humaine, il y a eu une modification correspondant au processus de transformation énergétique, et le type d'ondes alors transféré aux couches intérieures de la Terre, a enfin produit, comme résultat final, la stabilité géologique de notre planète Terre.

Alors, une fois que l'écorce géologique s'est stabilisée sur la planète, une autre très haute commission d'individus sacrés, venus de l'Espace infini dans un vaisseau cosmique, élimina de l'humanité l'organe abominable. À cette époque, des grands tremblements de terre et des cataclysmes ont mis fin au continent Mu, et il reste seulement quelques îles de ce vieux continent. Il est bon de rappeler l'Australie, l'Océanie, l'île de Pâques au large des côtes du Chili, etc. ces monolithes de l'île de Pâques sont très intéressants, d'immenses effigies créées par des titans, des pierres taillées par de merveilleux géants.

Dans l'Atlantide, mes chers frères, une puissante civilisation s'est également développée. Malheureusement, les conséquences néfastes de l'abominable Organe Kundartiguateur sont restées dans l'organisme humain. Ces mauvaises conséquences se sont finalement cristallisées, ont pris forme dans l'Ego, dans le Moi, dans le Moi-même, dans le Soi-même. C'est ainsi que nous avons tous été dotés d'une seconde nature, submergée, inhumaine, et au sein de laquelle reste embouteillée ce qu'il y a de meilleur, la Conscience.

Dans l'Atlantide, il y a eu aussi une puissante civilisation. Les conséquences néfastes de l'abominable Organe Kundartiguateur n'ont pas pu s'exprimer avec toute leur vigueur à l'époque pré-atlante.

De toute évidence, toute race commence par un Âge d'Or. Au cours de l'Âge d'Argent de ce continent, situé dans l'océan Atlantique, les conséquences néfastes de l'abominable Organe Kundartiguateur ne se sont pas fortement manifestées. Mais pendant les Âges de Bronze et de Fer, à Poséidon et dans tout cet archipel qui, dans son ensemble, formait le continent atlante, les conséquences néfastes de cet organe ont pris des proportions catastrophiques. Inutile de dire [...] formèrent les légions obscures des seigneurs de la main gauche.

Dans l'Atlantide, il y avait un homme, le Manu Vaivaswata. Lorsque cet homme s'est rendu compte qu'un grand cataclysme allait se produire, que la seconde catastrophe transapalnienne était imminente, que l'Atlantide allait être submergée dans l'océan qui porte son nom, il s'est consacré à former l'Armée mondiale du Salut.

À cette époque, il y avait des guerres et des rumeurs de guerres, on utilisait des armes atomiques, de nombreuses villes sans défense étaient détruites. Il y avait des rayons de la mort, des avions atomiques, des fusées propulsées par énergie nucléaire capables de traverser l'Espace infini et d'atteindre la Lune, etc.

Mais le mal augmentait de façon scandaleuse. Lorsque Manu Vaivaswata leur annonça que l'Atlantide allait être détruite, qu'une grande inondation s'en venait, personne ne le crut. Alors, mes chers frères, il n'eut pas d'autre choix que d'organiser son peuple ; et ceux qui l'écoutèrent, intégrèrent les rangs du mouvement gnostique, parce qu'alors, il formait un mouvement gnostique, comme nous sommes en train de le faire aujourd'hui ; ils furent sauvés et guidés par les Kumaras. Ils quittèrent l'Atlantide en direction de la terre ferme ; de grands êtres les guidèrent intelligemment. Étant donné que le Manu Vaivaswata et ses suiveurs ou adeptes, possédaient également de grands pouvoirs, ils purent agir à temps sur les robots. Il s'agissait de robots dirigés par des élémentaux de la nature, des créatures intelligentes qui suivaient leurs maîtres, les seigneurs de la face ténébreuse. Certains de ces robots devaient être nourris avec du sang et, comme le Manu Vaivaswata devait sortir de nuit, il prit des mesures spéciales.

Il s'agissait d'une fuite secrète. Ils donnèrent aux robots, ceux qui s'alimentaient de sang, leur nourriture correspondante. Ils firent un travail sur l'intelligence de ces robots pour qu'ils ne préviennent pas leurs maîtres ; et ils travaillèrent sur leurs maîtres pour qu'ils dorment profondément. Tout cela étant fait, le peuple élu, sous la direction du Manu Vaivaswata, sortit de l'Atlantide, il s'éloigna de la grande ville. La chose la plus intéressante est qu'en plus de tout, ils ont pris les avions des seigneurs de la face ténébreuse. Quand ces derniers se sont réveillés, quand ils ont senti les feux de la Terre, il n'y avait plus rien autour d'eux et ils ne virent que de l'eau et des flammes. Immédiatement, ils partirent à la recherche de leurs avions, de leurs vaisseaux cosmiques propulsés par énergie nucléaire, mais, ils ne les trouvèrent pas. Furieux, ils poursuivirent le peuple saint, mais tout fut inutile. Bien que les Maîtres de la face ténébreuse réussirent à tuer une partie de l'arrière-garde, ils ne réussirent pas à stopper la marche du peuple et ils ont furent engloutis par les eaux déchaînées de l'océan.

Bien plus tard, cet événement insolite est resté dans la Genèse biblique. Il est bon de se rappeler la fuite de Moïse avec le peuple sémitique : on dit qu'il a traversé la mer Rouge, que les flots se sont ouverts pour qu'il puisse passer. Quand ceux qui les traquaient ont voulu faire la même chose, ils ont été engloutis par la mer.

Ce n'est rien d'autre qu'un écho lointain, un écho du grand événement survenu lors de la fuite de l'Atlantide. Et la race choisie, qui étaient les élus, se rendit au Tibet et se mélangea à la race nordique, aux Hyperboréens et le résultat fut la naissance de la première sous-race de la Grande Race Aryenne, qui brillât de toute sa splendeur sur le plateau central de l'Asie, qui s'appelait alors "Ashhark".

Indubitablement, mes chers frères, il y eut des royaumes splendides sur ce plateau central de l'Asie. C'était l'Âge d'Or. Alors, tout était harmonie et paix.

Après la grande catastrophe, personne ne voulait plus rien savoir de la roue, des machines, de la technique ultramoderne, de toutes ces avancées scientifiques ; personne n'ignorait ce qu'avait été le Kali-Yuga de l'Atlantide ; les simples voitures, qui pouvaient aussi bien rouler que voler ; les vaisseaux volants, les sous-marins atomiques, etc.

Mais maintenant, établis sur le plateau central de l'Asie, et après avoir beaucoup souffert, ils ne voulurent, même pas de loin, retourner à la roue, à la voiture, à l'avion. Tout cela était considéré comme tabou, péché, parce qu'à cause de tout cela, une race qui avait réussi à toucher le ciel, à le toucher vous dis-je, avait péri, oui, c'est écrit, car la Tour de Babel fut conçue dans ce but : non pas pour envahir d'autres mondes comme aujourd'hui on veut le faire.

L'Âge d'Or, je le répète, fut victime du continent atlante. Beaucoup plus tard, mes chers frères, et comme conséquence de cette grande catastrophe, de puissants ouragans soufflèrent sur les Himalayas. De puissantes civilisations vivaient dans les sables du désert de Gobi. C'en fut fini des pays de Goblandia, de Maralpleicie, etc.

Puis, vinrent les grands exodes, et certains allèrent au Tibet, d'autres en Europe, d'autres en Inde. Les exodes qui se sont dirigés vers le Sud et l'Est créèrent la civilisation des "Rishis", splendides civilisations de l'Âge d'Argent.

Mais tout ne s'arrêta pas là. Ces exodes se prolongèrent de plus en plus, et ils atteignirent par le Sud le pays des pharaons, les Indes, la Perse et la Chaldée, pour y faire naître de puissantes civilisations ésotériques. Tout cela se passa, mes chers frères, à l'Âge du Bronze.

Les siècles passèrent jusqu'à ce que notre âge actuel ne commence, c'est-à-dire celui du Kali-Yuga, l'Age du Fer. Cet âge sombre des ténèbres est né suite à la mort du Seigneur Krishna en Inde. Il commença avec la culture gréco-romaine.

Des faits erronés ont fait sortir l'humanité de la raison objective et l'ont fait aller dans la raison subjective. Il se trouve que des pêcheurs d'Asie ont eu l'idée de jouer avec la parole sur la terre hellénique. Au début, il n'existait que le jeu de mots, des diversions avec le verbe. Mais plus tard, en propageant une sorte de paresse, cela a donné lieu à un raisonnement subjectif. Comprenez par raison objective celle qui est basée sur les différents processus de la Conscience. La Conscience appréhende les vérités, les capte, les connaît. C'est un état de connaissance superlative. Et la raison fonctionne sur la base de ces expériences vécues par la Conscience, par le superlatif. C'est la raison objective.

Comprenez par raison subjective, ce qui est basé sur les perceptions sensorielles psychiques, ce qui élabore précisément ses concepts de contenu sur la base ces perceptions. Evidemment, ce type de raisonnement est incapable de savoir quoi que ce soit sur le réel, sur la vérité, sur la Divinité, etc.
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Ce sont donc les Grecs qui ont mis en oeuvre la raison subjective. Celle-ci s'est répandue aux quatre coins du monde : au Nord, au Sud, à l'Est et à l'Ouest.

D'autre part, les Romains ont commis une erreur encore plus néfaste. À cette époque, ils se sont mis à goûter aux plaisirs de la chair, à satisfaire la luxure sans le tantrisme ni le raffinement sexuel, à la manière de Pétrone. Quiconque qui a lu "Le Satyricon" sera en mesure de connaître l'état de dégénérescence auquel les Romains étaient parvenus au moment du déclin. Le plus grave, c'est qu'ils avaient perdu la pudeur organique.

Les Grecs ont pris des Romains les plaisirs raffinés du sexe et, à leur tour, les Romains ont rapporté de la Grèce les petits jeux de mots et le raisonnement subjectif. Et puis, non contents de cela, ces races de Grecs et de Romains ont propagé leur épidémie néfaste à travers tout le globe. Voilà comment est né l'Âge du Kali-Yuga, l'Âge Noir.

Si nous examinons attentivement les personnes très cultivées de la ville, nous pourrons vérifier deux aspects. Premièrement, ils sont très intellectuels. Deuxièmement, ils ont perdu la pudeur organique : ils se consacrent au relâchement sexuel, à la dégénérescence. En général, les grands fripons de l'intellect sont de terribles fornicateurs. Les divins et les humains le savent. La vie, alors, descendante et involutive est en route.

À juste titre, le grand Kabîr, dans son sermon prophétique, a déclaré : "Tout passera, mais mes paroles ne passeront pas".

De toute évidence, nous allons vers une grande catastrophe. Nous sommes au crépuscule de la Race Aryenne, de cette race qui a commencé sur le plateau central de l'Asie.

Beaucoup pourraient nous dire : qu'est-ce qu'on a à voir, nous ici au Mexique, avec ces gens du plateau central de l'Asie. En réalité, en vérité, on a beaucoup à voir. Avant que les conquistadors d'Espagne n'arrivent sur ces terres, ici dans toute l'Amérique, du Mexique à la Patagonie, ils n'y avait que des tribus provenant de l'Atlantide. Celles-ci formèrent de puissantes civilisations.

Incontestablement, la civilisation d'Anahuac fut grandiose. Malheureusement, les gens n'en ont toujours pas la moindre idée. Lorsque les conquistadors sont venus ici, ils se sont mélangés à la race indo-américaine. De ce mélange, une nouvelle sous-race de la grande Race Aryenne est née. La sixième sous-race est apparue.

La quatrième fut formée par les Gréco-Romains. La cinquième, par les Anglo-Saxons, les Teutons, etc. La sixième, par les Latino-Américains. Et la septième est formée par la fusion de toutes les races du monde aux États-Unis et en Europe. Donc, cette race n'a plus de sous-races. Elle n'a plus rien à donner. Elle est arrivée à sa fin. Tout se prépare, précisément, pour ce consummatum.

Observez l'état dans lequel se trouve la planète Terre. De partout il y a des guerres et des rumeurs de guerres, de la dégénérescence sexuelle, des drogues, des haines, des mensonges, des crimes monstrueux jamais vus auparavant. La faim, la misère, la désolation, les personnes sans travail, les foules sur le point d'entrer dans la Troisième Guerre mondiale. Des mers infestées ou contaminées, l'atmosphère également chargée de monoxyde de carbone ; les créatures des rivières et des océans meurent à cause de la pollution. Des nouvelles maladies jamais vues auparavant, etc.

Tout cela indique que nous allons vers l'effondrement final. Mais avant la dernière heure, il y aura beaucoup de batailles et beaucoup de guerres et beaucoup de dépenses ; des vagues gigantesques frapperont les côtes ; le feu des volcans jaillira de manière extraordinaire de toutes parts, tout sera consumé par les flammes ; les tremblements de terre s'intensifieront d'instant en instant et de seconde en seconde, et viendra un moment, où personne ne sera plus en sécurité. Les grandes villes tomberont comme des châteaux de cartes réduites en ruines. Voilà, mes chers frères, comment va se terminer cette grande race Aryenne.

Il ne faut pas oublier que les Hindous ont symbolisé l'Âge d'Or sous la forme d'une vache à quatre pattes. L'Âge d'Argent est toujours symbolisé par une vache à trois pattes. L'Âge de Cuivre est symbolisé par une vache à deux pattes. Et cet Âge de Fer, qui atteint le maximum de la dégénérescence humaine, est symbolisé par une vache debout sur une seule patte, qui tombe ensuite dans l'Abîme. Alors, frères, il nous faut plus que jamais nous auto-connaître, nous auto-découvrir, éliminer ce que nous avons d'inhumain.

Tout a été perdu. Les sens se sont atrophiés. Nous ne sommes plus capables de capter ne serait-ce qu'un tiers des nuances de la couleur universelle. Psychiquement, on peut percevoir à peine sept tonalités. L'odorat a été perdu. Ce n'est plus l'odorat que les Babyloniens avaient l'habitude d'utiliser pour découvrir les mauvaises affaires du Gouvernement. Notre langue est devenue terriblement pauvre, puisque nous ne sommes plus capables de prononcer toutes ces trois cents consonnes, pas même le tiers des trois cents consonnes ou les cinquante et une voyelles. Notre langage est si insignifiant, si insuffisant...

Si nos corps ont rapetissé, si nous ne sommes plus capables de saisir, de percevoir les différentes causes des phénomènes naturels qui se produisent autour de nous, alors il nous reste plus, mes frères, réellement, qu'un seul facteur décent qui n'a pas été perdu. Je me réfère avec insistance à l'Essence, à la Bouddhata. En elle sont contenus les corpuscules de douleur de notre Père qui est en secret. Utilisés de manière appropriée, ils peuvent nous servir pour l'éveil de la Conscience. En elle, sont contenus la doctrine, la religion, le Bouddha. Elle contient toutes les informations dont nous avons besoin pour le Chemin Secret qui nous mènera à la Libération finale.

Cependant, rien ne peut être décent tant qu'elle continue enflaconnée, encastrée, embouteillée dans tous ces agrégats psychiques qui personnifient nos erreurs, nos défauts et qui, tous ensemble, constituent l'Ego, le Moi, le Moi-même, le Soi-même.

Si nous voulons que la Conscience s'éveille, il faut la désembouteiller, la libérer, l'émanciper, la faire sortir de ces agrégats, et ce n'est possible qu'en les détruisant, qu'en les réduisant en poussière cosmique, qu'en les annihilant radicalement. L'Essence libérée peut nous être utile pour fouler le chemin qui nous conduira jusqu'à la Libération finale.

Après que ce soit créée en nous la seconde nature, nous avons perdu la capacité de la vision juste, de la pensée juste, du sentiment juste. Rendez-vous compte qu'aujourd'hui l'action ne provient plus de l'Essence active, mais, et c'est ce qui est pire encore, mes chers frères, elle provient de cette seconde nature inhumaine que nous portons tous à l'intérieur.

Observons comment se produit l'action. Nous voyons une action et nous découvrirons plus tard la réaction : nous sommes frappés, nous frappons ; ils nous insultent, nous répondons. Ne voyez-vous pas cela ? Action, réaction. Ce n'est pas une action qui découle de l'Essence, mais de notre seconde nature submergée et animale.

Un autre type d'erreur surréaliste, inconsciente, du rationalisme subjectif. Nous faisons un projet et ensuite, nous voulons le concrétiser. Mais, entre penser et faire, le chemin est long. La pensée et l'action s'arrêtent toujours, et cela nous frustre et nous amène à l'échec.

Si notre action et notre pensée provenaient du fond même de la Conscience, elles seraient correctes ; notre parole serait juste, nos pensées seraient justes. Mais aujourd'hui, mes chers frères, l'action provient de l'Inconscient, de l'Ego, du Moi, du Moi-même, de cette seconde nature inhumaine que nous portons tous à l'intérieur.

Les projets proviennent également de cette raison subjective, qui projette et projette et rien n'est réel. Nous traversons une époque de réelle dégénérescence.

Autrefois, dans l'ancien Ashhark, il y avait un grand Avatar. Je me réfère à Ashiata-Shiemash, l'Aimé, le Vainqueur. Il créa des écoles de régénération sur tout le grand continent. Ceux qui éveillaient leur Conscience devenaient alors des Patriarches. Et ainsi, pendant un certain temps, à une époque, la Terre fut en phase avec tous les autres tricérébrés de l'inaltérable Infini.

Malheureusement, après la désincarnation d'Ashiata-Shiemash, naquît, en Perse, un Hanasmussen au double centre de gravité. Il arriva qu'un couple de riches, homme et femme, avares de nature, ne souhaitaient pas avoir d'enfants.

Chaque fois qu'il y avait un risque de conception, ils faisaient appel aux remèdes, aux pilules, comme actuellement. Cependant, voyant que la vieillesse approchait et qu'il n'y avait personne à qui léguer leur fortune, ils se résolurent finalement à ne plus s'opposer à la possibilité d'un enfant. Et bien sûr, un individu féroce, un Hanasmussen au double centre de gravité, un phare malfaisant naquît.

Il fut choyé et entouré de beaucoup d'affection. Et dès qu'il eut atteint l'âge légal, il demanda un grand papyrus et y inscrivit quelques idées. Ces idées étaient contre les Patriarches du grand continent d'Ashhark. Ces derniers gouvernaient avec le pouvoir de la Conscience éveillée ; ils étaient des phares. Mais l'Hanasmussen écrivit : "Pourquoi devrions-nous obéir aux Patriarches ? Quelle autorité ont-ils pour nous gouverner ? Qui leur a donné ce pouvoir ? Nous avons besoin de gouvernements constitués légitimement et dans Je forum populaire des élections libres, etc. "

Bien sûr, tout cela peut paraître très bien, mais à cette époque, ce n'était pas nécessaire, car les Patriarches étaient de véritables Illuminés qui savaient guider leurs peuples avec sagesse. Alors, comme conséquence de la propagande néfaste de cet Hanasmussen babylonien, des révolutions commencèrent à se propager sur toutes les terres de ce pays d'Ashhark, et même, beaucoup de ces patriarches furent tués. Etant donné qu'auparavant il n'y avait pas de gardes et vu cette situation conflictuelle, des armées qu'on n'avait pas vues depuis longtemps, réapparurent armées jusqu'aux dents.

Et les guerres, qui étaient de l'histoire ancienne, recommencèrent. Les agressions reprirent. Voilà, mes frères, comment le grand travail réalisé par "l'Aimant Essentiel", Ashiata-Shiemash, fut détruit, saboté misérablement.

Ashiata-Shiemash était un Bodhisattva resplendissant. Il naquît près de Babylone la Grande et, à l'âge de dix-huit ans, il se rendit sur une montagne près de Babylone. Là, à l'intérieur d'une grotte, il se livrât à la méditation et effectua trois jeûnes. Chacun d'eux dura quarante jours.

Lors du premier jeûne, il entreprit d'étudier les trois cerveaux de sa machine organique, à savoir le cerveau intellectuel, le cerveau émotionnel et le cerveau moteur. Il étudia également à fond le centre du mouvement et les centres instinctifs et sexuels.

Une fois qu'il connût parfaitement tous les fonctionnalismes de sa machine organique, après avoir étudié l'action sans faire réagir ses trois cerveaux et centres supplémentaires, il décida de la contrôler pendant le jeûne et y parvint. Une fois les travaux terminés, après quelques jours de reconstruction organique, il commença le deuxième jeûne de quarante jours. Puis, il entreprit de se souvenir de tout...

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