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L
LACEYLEÇUN, CELYM, CAYHAEÇAR : Dans un ouvrage de magie astrale traduit de l’arabe en espagnol au XIIIe siècle, se rencontre une « Oraison à Mercure » où l’on conjure la planète par la formule Laceyleçun, Celym, Cayharzar, Celhym, Celheyuth, Celquemuth, en lui demandant d’écouter ce que l’on demande.
Illustration Astromagia, p. 273.

L. BIAN † PUNCTUM † SOBAT † : Quand une vache ne donne plus de lait, on écrit trois fois cette formule sur trois bouts de papier ; on en cloue un à l’extérieur de la porte de l’étable, on en place un dans la mangeoire et on suspend le dernier à la corne gauche de la bête, puis on dit la formule à haute voix.
Illustration Secrets égyptiens 1, 219.

L. † 2. 7, D. 1. A. † : Début d’un texte amulettique que l’on doit écrire au-dessus de la porte de sa demeure pour se protéger de la peste :

/. † 2. 7, D. 1. A. † B I 2. S. A. V. † 2
†, H. 6 f. † B. F. 2. S. † † †

Illustration Secrets égyptiens 2, 258.

† LABON † DOLON † ACUS LUCIFER † LUCIS † LUCTANS : Pour qu’une femme trousse ses robes, il suffit d’écrire ces « noms » sur un parchemin vierge. La force de cette formule provient de ses allitérations et de sa prosodie.
Illustration Braekman n° 338.

LAEBE : Mot magique d’une « Oraison pour qu’une femme soit fidèle à son mari, et que l’époux soit fidèle à sa femme » : Emmanuel, Sathor, Jesse, Tetragrammaton † Heli, Heli, Hell ! Laebe, Hey, Hamy.
Illustration Enchiridion espagnol.

LAGUMEN IAVA, FIRIN : Selon le quatrièmeIllustration SEMIPHORAS DE SALOMON, par les noms suivants Dieu a lié et délié tous les animaux :

Lagumen Iava, firin, Iavagellayn Lavaquiri, Lavagola, Lavatosorin, Layfialafin, Lyafaran.

Variante : Layumen lava, firin, lavagellayn Lavaquiri, Lavagola, Lavatosorin, Layfialafin, Lyafaran.

LAILAM (λαιλαμ) : Ce mot se rencontre dans bien des charmes grecs et on l’a rapproché de lailaps, « tempête, ouragan » car, sur une tablette de plomb découverte près de Carthage, Lailam est dit « dieu des vents et des esprits » ; on a aussi proposé d’y voir l’hébreu leolam, « à jamais ». Lailam est souvent associé àIllustration SEMES(E)ILAM et àIllustration EULAMÔ.
Sur une tablette romaine en plomb du IVe siècle destinée à écarter le sort qui attend une esclave nommée Polidoria, le revers porte :

ARTHU LAILAM SEMISILAM BACHUCH BACHAXICHUCH MENEBAICHUCH ABRASAX.

Illustration R. Wünsch, Antike Fluchtafeln, Bonn, 1912, n° 3-4, p. 248 sqq. ; R. Wünsch, « Deisidaimoniaka », Archiv für Religionswissenschaft 12 (1909), pp. 37-41.

LAMED, ROGUM, RAGIA, RAGIUM : Début d’une oraison de l’Ars notoria (XIIIe siècle) attribué a Salomon. On la récite lorsqu’on veut comprendre pleinement toute science mystérieuse :

Lamed, Rogum, Ragia, Ragium, Ragiomal, Agaled, Eradioch, Anchovionos, Lochen, Saza, Ya, Manichel, Mamacuo, Lephoa, Bozaco, Cogemal, Salayel, Ytsunanu, Azaroch, Beyestar, Amak.

Lamed est sans doute le nom de la lettre L dans l’alphabet hébraïque (lamed). Le Livre des consécrations en donne une variante dans sa dixhuitième oraison :

Lameth. ragna. ragahel. ragia. ragiomab. hagnaht. hagnolam. exaccodan. hanthonomos. hethaeneho. hemones. iothe. lothesezatha. sazaratha. hensazatha. serail. marab. minathil. marathal. mairathal. brihamocon. thahamathon. leprodoz. lephoris. leprehoc. lephons. hesacro. hesacrohen. corquenal. choremal. gnoyoemel. validiol. salail. salaiz. salaior. halaiz. salquihel. gessydomy. gessenazi. iessona. hazoroz. hazarob. tharhal. bostyhal. hamol. hamalamyn. amen.

On reconnaît le grec (h)anthonomos, « qui se nourrit de fleurs ».
Illustration ARS NOTORIA.
Illustration Liber iuratus chap. 28 ; Ars notoria pp. 29-30.

LAMETH, LEYNACH : Incipit d’une oraison salomonienne qui invoque les anges afin d’obtenir l’éloquence ; il faut la réciter au début du mois quand on écrit le grimoire, être chaste et avoir l’esprit pur :

LAmeth, Leynach, Semach, Belmay, Azzailement, Gesegon, Lothamasim, Ozetogomaglial, Zeziphier Josanum, Solatar Bozefama, Defarciamar, Zemait, Lemaio, Pheralon, Anuc, Philosophi, Gregoon, Letos, Anum, Anum, Anum.

On reconnaît deux mots grecs ; Anum pourrait être Amen.
Illustration ARS NOTORIA.
Illustration Ars notoria, p. 20.

LANDA ZAZAR :Illustration ADIBAGA.

LASGAROTH, APHONIDOS, PALATIA : Incipit de l’oraison dite du pape Léon, qui lève tout sort et enchantement :

Lasgaroth, Aphonidos, Palatia, Urat, Condion, Lamacron, Fondon, Arpagon, Alamar Bourgasis veniat Serbani.

LEA LEO TAURUS TIGRI URSUS PANTERA PARDUS : Cette énumération de noms de bêtes sauvages écrite sur du papyrus et attachée autour de la tête de la personne souffrant de céphalée est censée guérir celle-ci.
Illustration Önnerfors 1.

L + LE L + LEM : FAGIAM GRANTAN + : Si l’on veut faire danser tous les habitants d’une maison, il faut prendre une feuille de tremble, y écrire ces mots et déposer la feuille sous le seuil.
La fréquence avec laquelle revient cette action de « faire danser » dans les charmes nordiques incite à penser qu’il ne s’agit pas de danse au sens prore.
Illustration ELI ; ELO ; ERAS.
Illustration Bang n° 1098.

Illustration LEMAACIllustration SOLMAACIllustration ELMAY : Incipit d’une oraison magique appelée Regina linguæ dont le but n’est hélas pas indiqué ; il faut la réciter à jeun :

Illustration LemaacIllustration Illustration olmaacIllustration elmayIllustration gezagraIllustration raamaaIllustration inIllustration eziergo Illustration mialIllustration egziephiazIllustration IoIllustration aminIllustration Illustration abachIllustration haIllustration aaelIllustration reIllustration bIllustration eIllustration Illustration ephaIllustration Illustration epharIllustration ramarIllustration Illustration emoitIllustration lemaioIllustration pheralonIllustration amicIllustration phinIllustration gergoinIllustration lesosIllustration AminIllustration amin.

Illustration Reginald Scot, Discoverie of witchcraft, Londres, 1584, XV, 11.

LEMOGETHOM, HEGEMOCHOM : début de la formule d’une oraison destinée à faciliter l’acquisition de l’enseignement philosophique dans les Arts libéraux. Il faut la dire avant d’examiner une certaine figure géométrique appelée « note » pour obtenir l’illumination de l’intellect :

Lemogethom, Hegemochom, Hazachay Hazatha, Azamachar Azacham, Cohathay. Geomothay Logomothay, Zathana, Lachanma, Legomezon, Legornozon, Lembdemachon, Zegomaday, Hathanayos, Hatamam, Helesymom, Vagedaren, Vadeyabar, Lamnanath, Lamadai, Gomongchor, Gemecher, Ellemay, Gecromal, Gecrohahi, Colomanos, Colomaythos, Amen.

Comme la philosophie comporte plusieurs figures, il y a plusieurs oraisons. Le manuscrit de Yale, copié vers 1225, abrège fortement cette oraison :
Illustration
Illustration EZOMAMOS ; GEZOMELION, ARS NOTORIA.
Illustration Ars notoria, p. 79 sq.

LEMPEDRIAS LEMPEDIAS : Vers 1650, pour qu’un voleur rapporte son larcin, on écrit ces mots sur une carte à jouer que l’on dépose sous le seuil, mais on ignore si c’est celui de la maison du larron ou de la victime du vol.
Variantes : Lem nedria ; Lemnedria.
Illustration Ohrt II, 113.

LETAMNIN, LETAGLOGO : Début du sixièmeIllustration SEMIPHORAS DE SALOMON, « qui possède grandes puissance et vertu ». L’opérateur utilise ces noms quand il veut plier à sa volonté des éléments ou des vents : Letamnin, Letaglogo, Letasynin, Lebaganaritin, Letarminin, Letagelogin, Lotafalosin.

LETHOMIUS : Pour se faire aimer d’une femme, il faut faire une bague d’or et d’argent avant l’aube, prononcer ce mot dessus, puis y graver le character suivant :
Illustration
Illustration Secrets magiques pour l’amour n° II, p. 2.

LIBER INCANTATIONUM : Conservé à la Bibliothèque nationale bavaroise de Munich (manuscrit Clm 849), le grimoire, auquel on a donné le nom de Liber incantationum, exorcismorum et fascinationum variarum, est une compilation de diverses recettes incluant notamment une rédaction du Livre des consécrations, une explication du nomIllustration SEMIPHORAS, un manuel de magie astrale avec les conjurations des jours de la semaine, la préparation de miroirs magiques, la « clé de Pluton » qui permet d’ouvrir toutes les serrures, et une liste d’esprits. Les opérations visent à obtenir des choses (bateau, cheval, château, un trône volant), à se rendre invisible, à découvrir un meurtrier ou un voleur, à susciter haine ou amour, à rendre fou, à gagner honneurs et dignités, à découvrir des trésors cachés...
Illustration
Illustration Richard Kieckhefer, Forbidden Rites : a Necromancer’s Manual of the fifteenth, century, Pennsylvania University, 1998.

LIBER IURATUS : Le Livre des consécrations, encore appelé Livre sacré ou consacré (Liber sacer, sacratus), est un grimoire salomonien datant du XIVe siècle, attribué fictivement à Honorius de Thèbes ; huit manuscrits en sont connus. Il se compose de quatre-vingt-douze chapitres répartis sur quatre « tâches ». La première comporte le Semiphoras ou Schemhamphoras (les soixante-douze lettres du nom de Dieu), traite de la vision de Dieu, de la connaissance de la puissance divine, de l’oubli des péchés ; la deuxième, de la connaissance du ciel, des anges, de leurs noms, de leurs sceaux, indique comment les interroger et ce que l’on peut obtenir d’eux ; la troisième, de la contrainte des esprits par des mots, des sceaux, des tables, et il comporte de nombreuses recettes magiques. Par exemple : pour enchanter un verre grâce auquel on détruira une bâtisse ou permettant de voir le monde entier ; pour causer la discorde, devenir riche, faire revenir un bien dérobé... La quatrième « tâche » donne les moyens de délivrer un prisonnier, d’ouvrir les portes d’un château, de découvrir les trésors cachés, etc. Ce livre se caractérise par un grand nombre d’oraisons magiques.
Ces oraisons se composent de mots à consonance grecque, latine et hébraïque ; peu sont identifiables. Certains mots peuvent être rapprochés de verbes ou de substantifs grecs sans pour autant avoir une forme grammaticale correcte (crememon [suspendre], hymon [nous], nathanothay, natharathon [Nathanaël], etc.) ; certains possèdent un sens évident et une forme grammaticale correcte (arethon [virilité, force], decaponde [quinze], hysichon [tranquille], etc.). D’autres, enfin, ont un composé grec ou latin mais restent obscurs (iethonomos [noms, loi, coutume], stimulamathon : stimula + mantanô, « instruire », etc.). Aucun sens ne se dégage de ces oraisons qui ressemblent à une compilation de mots choisis pour leur consonance.
Illustration ABBA ; AGLOROS ; HANAZAY ; HANCOR ; HELY ; HIELMA ; LAMED ; MEGAL ; SEMEHT ; STOEXHOR ; THEON, THEOS.
Illustration Gösta Hedegård, Liber Iuratus Honorii : A Critical Edition of the Latin Version of the Sworn Book of Honorius, Stockholm, 2002 (Studia Latina Stockholmiensia 48) ; A. E. Waite, The Book of ceremonial Magic, Londres, 1911 ; J. H. Peterson, in Twilit Grotto, Esoteric Archives, 1998 ; Claire Fanger (éd.), Conjuring Spirits, University Park (PA), 1998 ; J.-P. Boudet, « Magie théurgique, angélologie et vision béatifique dans le Liber sacratus attribué à Honorius de Thèbes » in : J.-P. Boudet et alii (éd.), Les Anges et la Magie au Moyen Âge, Rome, 2002 (Mélanges de l’École française de Rome, 114), pp. 851-890. Sur la formation des noms, et des mots, cf. R. W. Daniel, F. Maltomini, Supplementum magicum I, Opladen, 1990, pp. 4-6 ; F. Dornseiff, Das Alphabet in Mystik und Magie, Leipzig-Berlin, 19252, pp. 63-67.

LIBRO DE SEGRETTO E DI MAGIA NERA I BIANCHA : Copie manuscrite d’un grimoire ancien (au XIXe siècle ?) en possession d’une habitante de Cantoira, dans le Val Grande di Lanzo, province de Turin, et utilisé comme médicinaire sorcellaire (msinoire).
Illustration
Il est formé de trois parties : 1. Vingt-quatre charmes, prières et remèdes (pp. 1-5), 2. Libro di Maggio, inspiré par la tradition de La Poule noire, notamment en ce qui concerne la fabrication de la baguette fulminante (pp. 6-10), 3. Centum regnum chiamatta di Lucifero où l’on traite de la façon de s’adresser aux esprits pour qu’ils exaucent une demande (pp. 11-14). L’ensemble comporte des charmes contre le mauvais œil, les saignements, les serpents, pour gagner au jeu, pour prendre du poisson, pour un bon accouchement, pour gagner l’amour d’une personne... À notre connaissance, le texte n’a jamais été publié ni étudié.

LIE TYRO SYDOME : Un texte d’amulette chrétienne norvégienne, s’ouvrant par une triple invocation à la sainte Trinité, se clôt par la formule magique :

Lie-Tyro-Sydome-Aig-Tonit-Amnind
9. 8. 7. 6. 5. 4. 3. 2. 1. Intet

Illustration Bang n° 1077.

LIVRE DES ESPERITZ : Copié au milieu du XVIe siècle, ce grimoire relève de la magie rituelle remontant au XIIIe siècle. Jean-Patrice Boudet le tient pour un who’s who démonologique car il comporte une liste de quarante-six démons avec leur titre, leur apparence physique, leurs fonctions et le volume de leurs troupes. Il est conservé dans un manuscrit de Cambridge (Trinity College 0. 8. 29, folios 179 v°-182 v°) contenant aussi le Livre des conjuracions (folios 183-186 v°), qui lui sert de mode d’emploi puisqu’il permet de contraindre les esprits à l’obéissance.
Illustration Jean-Patrice Boudet, « Les who’s who démonologiques de la Renaissance et leurs ancêtres médiévaux », Médiévales, 44 (2003), pp. 117-140.

LIVRET DE GERTRUDE (Gertrudenbüchlein, Gertrudenbüchl) : Titre d’un grimoire faussement attribué à sainte Gertrude de Nivelles († 659) et publié pour la première fois en 1536 par Johann de Lansperg. Particulièrement populaire aux XVIIe et XVIIIe siècles, il renferme des recettes pour découvrir les trésors cachés et des conjurations. Au XIXe siècle, les paysans du Tyrol le portaient sur eux contre les maléfices. Les Billets de Gertrude écartaient, disait-on, les animaux nuisibles des champs, et la Prière de Gertrude, les souris et les rats. Il est parfois précisé que même si l’on ne comprend pas ce qu’on lit dans ce grimoire, les paroles produisent leur effet. Les diverses éditions de ce livret se caractérisent par des dates fantaisistes et des titres des plus variables.
Illustration Die wahre und hohe Beschwörung der hl. Jungfrau und Abtissin Gertrudis, monastère des Capucins de Türkhein ; Libellus St. Gertrudis, Rome, 1403 (sic) ; Heimliche Offenbarung St. Gertrudis von Nivel aus Brabant, 1504 ; Das Geheimnis der heil. Gertrudis durch Sophia, das Gespons unsers Herrn und Heilandes Jesu Christi, 1506 ; Joh. Adolf Heyl, Volkssagen, Bräuche und Meinungen aus Tirol, Brixen, 1897, pp. 262-264 ; Franz Schönwerth, Aus der Oberpfalz. Sitten und Sagen, t. 3, Augsburg, 1859, pp. 47-48 ; 51 sq. ; Bernhard Baader, Volkssagen aus dem Lande Baden und den angrenzenden Gegenden, Karlsruhe, 1851, t. 1, pp. 400-401 ; Ludwig von Hörmann, Das Tiroler Bauernjahr, Jahreszeiten in den Alpen, Innsbruck, 1899, pp. 202-211.

L † M N 22 † : Début d’une longue formule cryptée contre les maléfices et les traits de toutes sortes d’esprits, que l’on doit porter sur soi pour en être à l’abri. Utilisée en Norvège en 1789, elle se compose en fait de deux formules différentes ayant le même but, ce que le scribe n’a pas vu, la seconde étant introduite par l’allemand Ein Ander ; d’autres mots de cette langue (Mit Zalln, « avec des chiffres », vider [= wieder], « de nouveau », Mertz Leit, sans doute Herzleid, « peine ») parlent en faveur d’une origine étrangère. Voici la première :

L † M N 22 †† X : S : I A N †
Peviro Nun qve peteit Sangit bidere
Ed : G : X. † Abra † Grama †
Famar Abion Plons stit † lamar
Firar † 2 b † Nay

La deuxième ligne peut se comprendre ainsi : « Que périsse maintenant celui qui veut boire le sang. »
La seconde formule :
Illustration
En translittérant les runes des deux dernières lignes, on lit : PL † n uttttþ D C † þT † RKc † R ; uttt avec trois t se lit déjà sur l’amulette de Lindholm (VIe siècle).
Illustration Bang n° 1085.

LOLE : Incipit d’une formule permettant de ne jamais être fait prisonnier ; il faut écrire les mots suivants et les porter sur soi : + + lole + + alila ay yg b b de ali as + + +
Illustration Bang n° 1100.

LOLISMUS LOLISTUS : On écrit ces deux mots sur un support quelconque que l’on attache au nombril de l’homme ou de la bête qui souffre de maux de ventre et ils guérissent.
Illustration Önnerfors 26.

† LOY † LOYE † NAZIR † OY † ELOY † : Quiconque porte ces mots sur lui est délivré du mal de dents.
Illustration Braekman n° 122.

Illustration LUEPORATOR : Mot magique que l’on grave à l’avers d’un sceau rond en plomb à l’heure de Vénus, la lune étant dans le signe du Bélier. Ce sceau, accompagné de characteres, permet de protéger les yeux et de procurer aux vieillards la même vue que les jeunes gens.
Illustration Archidoxis magica I, 4.

LUPUS IBAT : Le médecin Marcellus de Bordeaux (IVe siècle) nous a transmis dans son De medicamentis (XX, 78) une curieuse formule qui permet d’avoir une bonne digestion : Lupus ibat per viam, per semitam, cruda vorabat, liquida bibebat (« le loup allait par le chemin, par le sentier, mangeait du cru, buvait du liquide »).

LYACHAM, LYALGEMA : Début du cinquièmeIllustration SEMIPHORAS DE SALOMON, avec lequel on peut lier, c’est-à-dire rendre stériles, toutes les plantes — arbres et semences : Lyacham, Lyalgema, Lyafaran, Lialfarab, Lebara, Lebarosin, Layararalus.
Illustration
Pentacle, XVe siècle.

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