Bonjour,
merci à Rem pour ces observations que je partage aussi.
La détente mentale est centrale pour ceux qui intellectualisent beaucoup. Laisser filer les pensées permet également de sentir une détente émotionnelle, un calme intérieur, une sorte de contentement. Mais cet état reste fragile parce que les commentaires restent une source de distraction et/ou je m'identifie à cette sensation de bien-être.
L'effort de conscience au moment de l'endormissement me semble déterminant. Et comme il a été dit, il est plus facile de le faire une fois que l'on a un peu dormi (après une première phase de sommeil d'une durée de 2h30/3h). A une époque je mettais un réveil pour me forcer à me lever dans la nuit, boire un verre d'eau et rejoindre mon lit en position assise pour réciter un mantra.
Vocaliser un mantra c'est bien et si on le fait silencieusement c'est mieux de respirer comme si on le faisait à voix haute : inspiration courte/rapide, expire lent et plus long (en mentalisant un mantra ou pas). Il me semble que cette respiration participe à une meilleure détente/relaxation.
En position assise, la concentration est plus facile, on tombe moins rapidement dans le sommeil mais ça reste inconfortable pour vraiment s'endormir. Même en glissant avec le minimum d'effort en position allongée, on perd le bénéfice de la relaxation et du sommeil qui nous gagnait.
Pratiquer directement allongé c'est mieux mais il faut redoubler d'effort pour que le sommeil n'arrive pas trop vite (enfin, pour mon cas).
On peut choisir de rester attentif à sa respiration ou aux battements de son cœur et si le sommeil arrive trop vite, garder son regard (paupières clauses bien entendu) à quelques centimètres au niveau du troisième œil (technique de Rampa il me semble) : c'est un peu comme regarder par le troisième œil mais son regard reste dans le vide à quelques centimètres devant soi.
Quand on s'endort il me semble qu'il arrive que les yeux roulent en arrière, la respiration devient plus forte, perso je m'entends ronfler... autant de sources de distraction.
Sur le dos j'oriente ma tête sur un côté, parce que laisser la tête dans l'axe du corps ne me permet pas de respirer convenablement (outre le bruit du ronflement).
Dans le processus d'endormissement il y a le « décollage », ce dernier moment de résistance où l'on se détache du corps physique. Les quelques fois où j'ai approché ce moment j'ai entendu des sons fracassants, j'ai même cru une fois que ma fenêtre avait volé en éclats ou qu'un avion décollait à quelques mètres de moi. Je crois que plus on est détendu et plus ce moment passe facilement.
Par contre, une fois l'étape passé, c'est le calme absolu, sauf que l'on se sent comme si on était encore physiquement présent. Je veux dire qu'on peut se sentir glisser doucement ou se lever du lit et avoir l'impression d'être réveillé.
C'est pour cela qu'il me semble intéressant de ne pas rester allongé des heures attendant le dédoublement : quelques fois il s'est déjà produit sans qu'on s'en soit rendu compte.
Concrètement, quand on se sent cotonneux au point où l'on perd la sensation des contours de son corps, il faut se lever du lit, mais pas en pensée, il faut le faire comme on le ferait pour se lever vraiment. Si on n'est pas encore suffisamment endormi, on va se sentir comme rivé au lit, le corps semble être une sorte de dalle en plomb. Il m'est arrivé de pouvoir bouger les bras, les jambes mais pas le buste. Une autre fois c'est la tête qui restait bloquée : normal j'avais le mental en pleine agitation de ce qui arrivait. Donc si on n'arrive pas à se lever : relaxation, détente à prolonger.
Si on se lève sans problème on va certainement croire qu'on a raté son dédoublement parce qu'a priori il n'y a rien de différent avec d'habitude. Peut-être qu'avec l'habitude on saura intuitivement que l'on est dans l'astral mais je pense que c'est très courant lorsqu'on se dédouble les premières fois de cette façon volontaire de penser qu'on est encore dans son corps physique. Bien entendu les choses vont aller très vite pour peu qu'on se retourne et qu'on regarde vers son lit ou qu'on détaille la pièce ou même ses mains. Mais il faut vérifier, vraiment, sinon on peut rester avec l'idée qu'on est réveillé dans le monde physique et le bénéfice de notre sortie consciente va très vite tourné court. La plupart du temps on replonge très vite dans le rêve (rêve plus ou moins conscient) ou l'on peut regagner brusquement le corps physique parce qu'on reçoit un choc émotionnel en constatant par surprise qu'on est dans l'astral.
Pour terminer, juste une remarque au sujet de la clé de sol et de la façon de s'interroger durant la journée pour que cette « habitude » s’exerce aussi dans l'astral.
C'est comme se programmer un réveil, c'est mécaniquement imparable, sauf que ça ne veut pas dire que derrière je fais vraiment l'effort de me lever, que cela motive mon envie de me lever. La clé de sol, le rappel de soi, ok, mais on en fait une affaire de programmation mentale, on fait un effort mental, il nous manque une certaine joie, peut-être la foi tout simplement. Sans cette « envie », ça ne sert pas beaucoup, on s'en lasse et on oublie qu'à la base ce n'est pas tant cette alerte qui compte mais la qualité de notre attention, ici et maintenant.
Qu'on fasse des pauses dans la journée pour se rappeler à soi-même, c'est bien, c'est utile et nécessaire mais ça reste un peu artificiel si on ne ressent pas l'envie, la nécessité de sentir son être. Il faut aller plus loin que l'attention « mentale » elle-même, ressentir l'être, c'est du dénuement, la vérité est tellement proche, on la côtoie à chaque instant, elle n'est pas loin, on est cette vérité, elle n'est pas caché, tout est là, tout à toujours été là. Veiller et prier, être attentif et aimer, c'est ainsi que je ressens la nature d'être... quand ça arrive! Sinon je suis comme tout le monde, empêtré avec l'ego
