Conférence 267 : Le mental et l'éthique des adeptes ressuscités

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Conférence 267 : Le mental et l'éthique des adeptes ressuscités

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CONFÉRENCE N°267 : LE MENTAL ET L'ÉTHIQUE DES ADEPTES RESSUSCITÉS

Traduction d'une conférence intitulée "LA MENTE Y LA ÉTICA DE LOS ADEPTOS RESURRECTOS (12/12/1973)"

Incontestablement, l'Autoréalisation intime de l'Être est le plus important. S'il y a quelque chose qui doit véritablement nous intéresser, c'est notre propre Être. L'argent, les positions sociales, les choses matérielles sont vraiment vaines et passagères. La crue réalité des faits, c'est que souvent la mort survient quand on ne s'y attend pas. À quoi servent les vanités de ce monde ? À quoi servent les choses passagères ? Tout cela est vain et stupide. Nous devons nous préoccuper davantage de notre propre Être. La réévaluation de l'Être provoque une joie profonde, et il est certain que de telles réévaluations sont fondamentales et revêtent les caractéristiques transcendantales d'éternité.

Évidemment, nous devons faire la distinction entre ce qu'est l'Être et ce qu'est le non-Être de la philosophie. Indiscutablement, le Moi psychologique n'est pas l'Être ; beaucoup de gens confondent le Moi, le Moi-même avec l'Être. Il faut savoir que le Moi psychologique a un début et une fin. Évidemment, tout ce qui a un début doit avoir une fin. Ainsi, le Moi n'est pas éternel. Ce qui doit nous intéresser avant tout, c'est ce qui est éternel, à savoir l'Être, mais nous devons éliminer ce qui n'est pas éternel, nous devons désintégrer l'Ego.

Assurément, cet Ego n'est rien de plus que le résultat de toutes nos erreurs, de toutes nos aberrations, nos vices et nos passions. Franchement, l'Ego est un ensemble de défauts : colère, convoitise, luxure, envie, orgueil, paresse, gourmandise, etc. Dans leur ensemble, ils constituent le Soi-même.

L'Ego ne peut évidemment pas nous donner l'authentique félicité, puisqu'il est lui-même le résultat de l'erreur. S'il ne provenait pas d'erreurs, le Moi n'existerait pas. Non seulement nous commettons des erreurs dans le présent, mais nous les avons aussi commises dans le passé et il est clair que les erreurs du passé tendent à se projeter vers le futur, à travers le couloir du présent.

Dans des vies antérieures, chacun de nous a commis des méprises regrettables, des erreurs regrettables, et celles-ci n'ont pas disparu, nous les portons au fond même du subconscient. Et le pire, je répète, c'est qu'elles veulent se réactualiser à l'heure actuelle pour se projeter dans le futur.

Malheureusement, nous sommes tous conditionnés par nos propres erreurs. Nous n'avons pas encore appris à nous ouvrir au nouveau. Quand quelque chose se présente à nous, quand une pure vérité vient à notre rencontre au bord du chemin, nous ne savons pas la recevoir comme quelque chose de nouveau, et nous faisons immédiatement appel à ce que nous avons accumulé dans le mental, dans le but, bien entendu, d'interpréter ce qui nous est présenté. C'est-à-dire que nous ne sommes pas capables de voir une chose telle qu'elle est en elle-même, mais il nous faut l'interpréter à notre façon, selon nos profondeurs psychologiques, selon nos préjugés, nos idées préconçues et nos conditionnements. Nous ne sommes en aucune manière capables de nous ouvrir au nouveau avec un mental pur, intégral, spontané et parfait.

Nous sommes malheureusement conditionnés par l'erreur. Nous sommes malheureusement conditionnés par nos propres défauts. Chacun de nous a une caractéristique spéciale pleinement représentée par un défaut de type psychologique. Chacun de nous est, pour ainsi dire, aveuglé par un jugement de type très erroné. Nous n'avons, en aucun cas, acquis la capacité de voir les choses de façon nouvelle. Malheureusement, nous portons à l'intérieur de nous beaucoup d'anciennes erreurs, et cela nous conditionne défavorablement.

Il est nécessaire, mes chers frères, d'avoir un mental plus élastique, plus ductile ; un mental qui soit toujours ouvert aux vérités nouvelles ; un mental perspicace, compréhensif, intègre.

Il est urgent, avant tout, que nous libérions le mental qui, malheureusement, se trouve dans le moule de tant et tant d'hier ; nous avons besoin de le libérer de ces moules, de ces formules du passé ; nous devons transformer le mental en un instrument merveilleux capable de recevoir les grandes vérités.

Actuellement, mes chers frères, nous sommes tous formés par l'erreur, nous sommes le produit de nombreuses méprises, et le plus grave, c'est que nous ne voulons pas voir nos propres erreurs, nous ne voulons pas voir nos propres méprises. Chacun de nous se complaît dans l'erreur, vit dans l'erreur, et meurt dans l'erreur.

Si nous comprenions tout cela, si nous étions capables d'éliminer les éléments indésirables que nous portons en nous, la vie serait très différente. Mais, nous ne voulons pas voir nos propres erreurs, malheureusement nous trouvons toujours des justifications pour n'importe quelle mauvaise action. Nous sommes comme Pilate, nous vivons sans cesse en nous lavant les mains et en disant : "Non, ce n'est pas moi le fautif.'" Nous ne voulons jamais reconnaître nos erreurs, nous ne sommes jamais les fautifs.

Il convient, mes chers frères, qu'avant la fin de cette année, nous ayons plus de réflexion, que nous acquérions plus d'individualité dans notre propre mental.

De nos jours, malheureusement, nous agissons et réagissons sans cesse comme des animaux : si on nous frappe, nous frappons ; si on nous maudit, nous maudissons ; si on nous déteste, nous détestons. D'autant plus que nous sommes habitués à nous identifier aux faits et aux événements qui arrivent à nous de manière mécanique. Nous nous identifions aux actions erronées des autres et nous réagissons là où nous n'avons pas à mettre notre nez ; et c'est grave. Mais malheureusement, nous n'avons pas compris la nécessité d'individualiser un peu plus notre mental.

Nous nous mêlons toujours des affaires des autres, nous allons toujours par ici ou par là, nous sommes toujours identifiés, ici ou là, à des scénarios qui n'ont rien à voir avec notre vie, qui ne nous concernent pas ; nous donnons notre opinion là où il n'y a pas à donner son opinion ; nous parlons quand nous devrions nous taire, et nous allons jusqu'à réagir contre les faits d'autrui qui ne nous concernent absolument pas.

Observons les gens dans la rue, sur les marchés publics : il arrive souvent une erreur, quelqu'un attaque quelqu'un d'autre, il y a tout un tapage immédiatement, nous prenons parti, nous allons à l'encontre de celui qui nous apparaît injuste, et nous allons même jusqu'à réagir de manière violente alors qu'on ne nous demandait rien.

Notre mental est devenu, eh bien, une espèce de caisse de résonance pour les actions des autres ; mais il n'est pas devenu, véritablement, un instrument ductile, élastique et individuel pour nos propres auto-réflexions.

Les gens font ce qu'ils veulent avec nous parce que nous n'avons pas d'individualité mentale. Ils jouent tous avec nous. Ils peuvent, à leur guise, nous faire passer du plaisir à la douleur et de la douleur au plaisir. Ils peuvent nous faire commettre les plus grandes sottises ; ils peuvent même nous faire réagir de manière violente et même nous transformer en criminels ; et à cause de tous ces gens, nous pouvons aller en prison. Nous n'avons pas un mental correspondant à une authentique individualité ; nous n'avons malheureusement pas un mental individuel.

Observons les foules, regardons-les dans une manifestation publique de haine : combien y en a-t-il qui, dans leur vie, n'auraient jamais été capables de lancer une pierre contre la maison du voisin et qui là, mêlé à la foule, non seulement lancent des pierres, mais en plus insultent, et vont même jusqu'à tuer au nom de nombreux slogans et de beaucoup de choses qui leur paraissent justes.

Des individus qui, seuls, sont incapables de commettre un délit, mais qui, entraînés par la foule dans une manifestation publique, lapident, se battent, insultent. Des individus qui n'auraient jamais prononcé la moindre parole à la maison, lancent toute leur bave diffamatoire contre les dirigeants, ou contre les personnes du Gouvernement, ou contre les gens qu'ils détestent, etc.

En public, beaucoup font des choses qu'ils ne feraient jamais dans leur vie privée. Tout cela nous démontre qu'il n'existe pas de véritable individualité mentale chez les gens ; nous sommes simplement des machines qui allons de-ci, de-là, sans but précis, sans direction, sans orientation, nous sommes des ânes.

Pour conclure ces travaux, je veux vous inviter à réfléchir, à être davantage individuels, à vous préoccuper davantage de vos propres processus psychiques. Il faut apprendre à diriger ses propres processus psychiques. Il faut devenir maître de nos propres processus. Pourquoi les autres ont-ils le pouvoir de gouverner notre psyché ?

Qu'est-ce qu'un fornicateur ? Un individu qui se laisse gouverner par qui ? Par la psyché d'autrui, et qui commet des crimes horribles, il pèche contre lui-même. Qu'est-ce qu'un ivrogne ? Une entité mécanique qui se laisse gouverner par les autres. On lui offre un verre de vin et, renonçant à ses meilleures intentions, il se saoule et commet toute espèce de sottises. Pourquoi ? Parce qu'ils n'ont pas de véritable individualité consciente. Qu'est-ce qu'un coléreux ? Un individu manipulé par les autres : il suffit qu'on lui dise une petite parole désagréable pour qu'immédiatement, il réagisse violemment. Qu'est-ce qu'un envieux ? Une pauvre victime ! De qui ? Des autres. Il suffit que les autres lui montrent leur belle voiture ou la belle maison qu'ils ont achetée pour qu'il soit mort d'envie. Et qu'est-ce qu'un jaloux ? Une victime des autres, les autres jouent avec lui. Si la femme veut le voir souffrir, il suffit qu'elle fasse de l'œil au voisin pour qu'aussitôt, il soit mort de jalousie. Cela veut dire qu'il ne possède pas une authentique individualité ; tous jouent avec lui ; il est totalement faible.

Mes chers frères, il est nécessaire que nous soyons plus forts et que nous cessions nos propres faiblesses. On devient plus fort précisément lorsqu'on élimine ses erreurs. Comment peut-il être fort, celui qui est victime des autres ? Un ballon de football serait-il fort, peut-être ? Chacun de nous est comme un ballon de football, tout le monde joue avec notre psyché. Vous en voulez la preuve ? Ici même nous pouvons le prouver. Dites une "parole qui fâche" à un acteur comique ou à un acteur dramatique et vous allez voir ce qui se passe. Est-ce que vous avez déjà fait le test ? Il est évident que ceux qu'on appelle les grands artistes, en cette époque de décadence de l'art, ont terriblement déformé la vérité. Ils sont amoureux d'eux-mêmes, ils sont narcissiques à cent pour cent.

Si quelqu'un blessait leur vanité, que se passerait-il ? Ils deviendraient ennemis de cette personne, n'est-ce pas ? Alors, est-ce que ce sont ces messieurs qui dirigent les multiples maîtres à l'intérieur d'eux-mêmes ? Ont-ils un mental individuel ? Il est clair que non, n'importe qui peut jouer avec eux. Mais, si nous adressons un petit mot flatteur à l'un de ces représentants de l'art moderne, que se passe-t-il ? Ils sont tout contents, n'est-ce pas ? Pourquoi ? Parce que nous les avons flattés. Un public qui n'applaudit pas un artiste le tue, parce que cet artiste n'a pas d'individualité, il dépend du public. C'est ainsi que dans chaque situation, en toute chose, nous démontrons nos propres faiblesses.

Les affections, que sont les affections ? Un signe de faiblesse. L'affectueux souffre horriblement quand la femme ne le caresse pas, quand le fils ne l'embrasse pas. Où est sa force ? Quelle est son individualité ? Si sa femme veut le faire souffrir, il suffit qu'elle cesse de lui prodiguer des caresses. Mais, si quelqu'un d'autre veut le voir content, si un fils veut lui soutirer un peu d'argent par exemple, il lui suffit de lui donner quelques petites tapes sur l'épaule en lui disant : "Papa". Alors il sort son portefeuille : "De combien as-tu besoin, mon fils ? Tant que ça ! Tiens voilà pour toi".
Modifié en dernier par Gemani le 2 avril 2023, 17:22, modifié 1 fois.
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Alors, où se trouve la véritable individualité de celui-là ? Quelle est sa force ? Si nous réfléchissons très sérieusement sur tout cela, mes chers frères, et si nous faisons appel à l'autoréflexion évidente, nous pouvons arriver à la conclusion logique que nous tous, nous sommes de simples marionnettes mues par des fils invisibles, que chacun de nous est une poupée avec laquelle les autres jouent, que nous ne possédons pas de véritable individualité consciente, et il est clair que c'est regrettable. Il est urgent que nous devenions plus conscients de notre propre vie.

Il devient indispensable que nous apprenions à gouverner nos propres processus psychologiques. En aucun cas, nous ne devons continuer comme de simples marionnettes ; il est indigne que nous continuions à être manipulés par les autres.

Encore aujourd'hui, nous ne possédons toujours pas l'authentique individualité ; nous ne sommes pas libres. Le Moi est véritablement l'erreur, le produit de nombreux hier et nous sommes tous conditionnés par tellement de hier. Nous devons devenir libres, et ce n'est possible qu'en éliminant nos propres erreurs, mais en les éliminant radicalement, en extirpant la racine de nos propres défauts de type psychologique.

En ce qui concerne l'élimination de nos erreurs, nous devons être un peu plus scientifiques, plus conscients. Réellement, les différents prélats religieux nous fatiguent avec leurs sermons. Certains de la paroisse du village disent : "Petit frère, c'est bien que tu ne voles pas. Voyez comme ils sont gentils ceux qui ne tuent pas, ceux qui n'escroquent pas, etc. !" Le petit Père lit l'Évangile que lui-même ne comprend pas, ils font tous le signe de croix, et s'en vont très contents. Mais, les erreurs continuent.

Il existe différents types de morale. Les gens sont las de tant de codes de morale. Ce qui est bon dans un pays est mauvais dans un autre pays. En Chine, par exemple, qu'un homme soit capable de tuer son père parce qu'il est âgé, là-bas, c'est correct. Mais qu'on le fasse ici, c'est un crime. Ce qui est moral à une époque est immoral à une autre époque. La morale est l'esclave des habitudes, du temps, des préjugés, des pays ou des lieux, etc.

Mes chers frères, il faut nous libérer de tellement de morales qui ne conduisent à rien, de tellement de codes d'éthique qui ne produisent aucun résultat particulier d'aucune espèce. Pour savoir procéder intelligemment, il faut devenir plus conscients de nous-mêmes, plus auto-réfléchis. Nous avons besoin de l'auto-évidence, de l'autoréflexion pour parvenir à la compréhension intégrale profonde.

Il y en a tellement qui ont fait du tort avec leurs vertus. N'oubliez pas que les vertus sont magnifiques quand on sait bien les utiliser. Mais, si nous ne savons pas les utiliser, nous pouvons aussi, avec elles, causer de sérieux dommages au prochain.

À l'époque de la Révolution française, les bourreaux qui voulaient très bien faire leur devoir, combien et combien de têtes ont-ils coupé ? Je me souviens encore de Danton. La dernière chose qu'il a dite au bourreau a été : "Quand ma tête tombera dans le panier, parmi toutes les têtes qui s'y trouvent, je te supplie de l'attraper par les cheveux et de la montrer au public". Le bourreau lui a donné sa parole et il l'a fait. Marat aussi fut éliminé, par une nonne. Celle-ci, voulant accomplir ses devoirs religieux, et pour le bien de la société, l'a éliminé. Ainsi, combien de juges, pour accomplir leur devoir, en ont-ils envoyés en prison, à la torture, à l'échafaud ? D’honnêtes gens ont été arrêtés et jetés dans des cachots horribles ou ont été assassinés. Ainsi, mes chers frères, l'accomplissement des devoirs, aussi beaux soient-ils, si on ne sait pas les utiliser, peut également servir à causer beaucoup de torts.

C'est comme ça avec toutes les vertus. Chaque vertu, aussi belle soit-elle, a son antithèse. Nous avons, par exemple, la vertu de la tolérance. Car il est évident que nous devons être tolérants à l'égard de notre prochain, mais la tolérance portée à l'excès devient complice du délit. Par exemple, quelqu'un vient pour assassiner notre famille -un fils, un frère-, des bandits ont attaqué la maison. Notre devoir, à ce moment-là, est de défendre le fils qui est attaqué, de défendre l'innocent, de défendre le frère ; en tant que chef de famille, il faut savoir riposter. Si nous, en tant que personnes tolérantes, nous disons : "Non, moi, je ne lève la main contre personne !", et au bandit qui est en train d'assassiner le fils ou violer la fille, nous lui disons : "Je te bénis, mon frère, je pardonne pour tous les crimes que tu commets. Que Dieu te bénisse !". Serait-ce juste ? Voilà la tolérance portée à l'extrême. Il est évident qu'elle deviendrait complice du crime.

Un homme a une épouse, des bandits arrivent pour la violer, et cet homme répond par des bénédictions : "Que Dieu vous bénisse mes petits bandits !" Que diriez-vous d'un tel homme ? Ce serait un homme "de pacotille" n'est-ce pas ? Il ne servirait à rien. Un parasite, il ne mérite pas de vivre. Évidemment, c'est la tolérance portée à son maximum qui nous rend complices du délit.

Les différentes écoles, de type ésotérique, pseudo-ésotérique ou pseudo-occultiste, luttent contre les armes. Il faut placer tout cela au niveau de la compréhension, parce que ces mêmes armes sont utiles quand cela s'avère nécessaire.

Prenons un exemple : un fils dont ils viennent pour écraser la mère, ils viennent pour l'assassiner. Va-t-il permettre qu'ils assassinent sa mère ? Ne doit-il pas prendre une arme pour défendre la vie de celle qui l'a mis au monde, ou bien doit-il bénir ceux qui veulent tuer sa propre mère, rien que ça ? Évidemment que si lui, dans ce cas-là, est tellement tolérant qu'il en arrive à bénir et à embrasser ceux qui viennent assassiner l'auteur de ses jours, eh bien, c'est un lâche et il devient complice du délit. Que faire à ce moment-là ? Se défendre, même s'il faut avoir recours aux armes, il n'y a pas d'autre solution, il faut la défendre. Sinon, il se prendra un karma pour ne pas l'avoir défendue.

Maintenant, en ce qui concerne ce qui est personnel, c'est différent. Si quelqu'un est véritablement en train de suivre le Sentier du Fil du Rasoir, il doit savoir baiser le fouet du bourreau, rendre un bien pour un mal, bénir ceux qui le persécutent, et s'ils le frappent sur la joue droite, leur tendre la gauche pour qu'ils le frappent davantage.

C'est un peu dur, mais bien sûr, c'est pour celui qui s'est résolu à suivre le Sentier du Fil du Rasoir. Mais, si un groupe de bandits attaquent notre maison pour tuer la femme et violer les filles, devons-nous faire preuve de la même tolérance ? Au lieu de défendre la femme et les filles allez-vous les traiter avec tendresse comme des petits frères ? Ce serait absurde, non ? Le mieux, dans ce cas-là, c'est de faire appel à la défense, d'accomplir son devoir, et de mourir sur le champ de bataille s'il le faut.

Un jour, on a posé cette question à Krishnamurti, et franchement, il n'a pas su répondre exactement. On lui a demandé : "Que ferais-tu si, en te promenant avec une de tes sœurs -ils ne lui ont pas dit avec sa femme, mais avec une sœur, probablement pour ne pas le blesser parce qu'il n'a pas de femme-, et que soudain, quelqu'un la renverse ?".

Alors, il répondit qu'il ne répondrait pas ce qu'il ferait, car le jour où cela arrivera, il verrait que faire. Bon, il s'en est sorti par la tangente ; la réponse aurait dû être plus concrète. Il est clair que la réponse aurait dû être : la défendre à tout prix, mais la défendre.

Je ne suis pas en train de préconiser la violence, non ! Je suis en train de dire à quel point la tolérance portée à son maximum devient un vice ; parce qu'une vertu, aussi belle soit-elle, au- delà d'un certain point, devient un vice, un défaut.

Ainsi, la Kabbale nous parle des Sephiroth et de leurs vertus. Mais, elle nous parle aussi des Qliphoth qui sont, précisément, le contraire des Sephiroth, l'antithèse des vertus incarnées dans les Sephiroth, le revers de la médaille.

Nous devons donc, mes chers frères, nous sortir de tous ces codes éthiques moribonds et agir différemment.

Au Tibet, il existe un livre sur le mode d'action des Initiés. Nous l'appellerons "d'éthique", bien que ce mot ne soit pas satisfaisant, car il y a beaucoup de codes d'éthique. Mais ce qui est certain, c'est que cela va au-delà du bien et du mal. Parce que dans tout ce qui est bon, il y a quelque chose de mauvais et dans tout ce qui est mauvais, il y a quelque chose de bon. N'oubliez pas que dans l'encens de la prière se cache aussi le délit. Le délit s'habille en martyre, en apôtre et va même jusqu'à officier dans les temples les plus sacrés. De sorte qu'il y a beaucoup de vertu chez les méchants et beaucoup de méchanceté chez les vertueux ; il existe le bien du mal et le mal du bien.

Au Tibet, je répète, il existe un livre très spécial pour les Initiés, un mode d'action unique. De nombreuses façons d'agir de ces Initiés tibétains nous surprendraient ; elles ne correspondent pas tout à fait avec la façon d'être que nous avons ici. Ici, il y a un dicton : "Ne faisons pas de bonnes choses qui paraissent mauvaises, ni de mauvaises qui paraissent bonnes". Les Tibétains ne se laissent pas conditionner mentalement par un tel dicton, ils agissent de telle manière qu'ils en surprennent beaucoup. Les Initiés du Tibet n'agissent pas selon les codes qui existent sur le bien et sur le mal, mais conformément aux diktats de leur propre conscience, ce qui est différent.

Plus nous nous libérerons de tant et tant de codes d'éthique, plus nous deviendrons individuels et plus nous serons à même de comprendre la nécessité de dissoudre l'Ego, le Moi-même, le Soi-même. Et comme je vous l'ai dit, c'est ni plus ni moins qu'un livre aux nombreux tomes, une œuvre qui contient beaucoup de volumes, une œuvre que nous devons étudier, parce qu'il est impossible de dissoudre l'Ego, le Moi-même, sans l'avoir compris intégralement, totalement.

C'est sur le terrain de la vie pratique que nous devons nous auto-découvrir. Les erreurs que nous portons en nous, affleurent précisément dans la vie pratique et si nous sommes en état d'alerte, alors nous les découvrons tels qu'elles sont. Un défaut découvert doit être compris intégralement au moyen de la technique de la méditation. Une fois compris, il peut être éliminé avec le pouvoir serpentin annulaire qui se développe dans le corps de l'ascète, c'est-à-dire avec le pouvoir de Devi Kundalini.

Plus on va désintégrer l'Ego, plus la Conscience va devenir de plus en plus forte, et, à la fin, il y aura, pour ainsi dire, un centre de gravité permanent, un centre d'individualité authentique établi à l'intérieur de soi-même, qui nous libérera totalement des actions et réactions qui proviennent du monde extérieur. Mais, nous devons créer ce centre de gravité permanent en nous- mêmes, ce qui n'est possible qu'en dissolvant l'Ego. En créant, je répète, ce centre de gravité, nous obtiendrons l'individualité. Mais aujourd'hui, nous ne sommes pas des sujets individuels, nous sommes des machines contrôlées par les autres ; tout le monde joue avec nous, nous n'avons pas d'individualité authentique.

Quand nous aurons dissous l'Ego, le Moi-même, nous découvrirons avec un étonnement mystique qu'il y a quelque chose qui ne peut pas être dissous, quelque chose que gens de toutes les religions haïssent. Je veux parler du Satan biblique. Ce mot, naturellement, en horrifie beaucoup. Nous connaissons déjà le rôle qu'a tenu le Diable dans l'Ancien Testament. Mais nous, nous devons le comprendre. Ce Diable, qui nous effraie tant, est le moins nuisible. Comme a dit Goethe dans un de ses poèmes - ce sont les paroles qu'il prête à Dieu - : "De tous ceux de ton espèce, des génies rebelles à ma loi, tu es le moins nuisible et préjudiciable". Que Méphistophélès -Satan- soit le moins nuisible et préjudiciable, cela paraît incroyable, non ? Tous les religieux pensent que Satan est, précisément, le plus nuisible, mais si nous, nous nous prononcions en faveur de Satan, ils diraient que nous sommes des satanistes, des mages noirs, des envoûteurs, des sorcières, des gens maudits, etc. Voilà l'humanité.

Cependant, rappelez-vous que Satan est l'ombre de l'Éternel. Il est possible de dissoudre l'Ego, de le réduire en poussière, mais Satan, nous ne pouvons pas le dissoudre parce qu'il est l'ombre de l'Éternel. Si nous marchons dans une rue, nous projetons notre propre ombre par la lumière du Soleil, non ? Ainsi, l'Éternel projette aussi son ombre en chacun de nous.

Souvenez-vous que chacun de nous a une Étincelle divine, virginale, ineffable, qui est notre Logos Intime, notre Séité. Elle projette son ombre dans notre psyché et cette ombre est précisément Satan, Méphistophélès, Ahriman ou peu importe le nom que vous voulez lui donner. Chez les Aztèques, Satan est Xolotl, le double du Seigneur Quetzalcoatl.

Réfléchissons, mes chers frères. Ce Satan, l'ombre de l'Éternel en chacun de nous, doit être transformé en Lucifer. Évidemment, Lucifer est le Donneur de lumière, l'Étoile du Matin, mais aussi l'Étoile du Soir. Transformer le Diable en Lucifer est quelque chose de grandiose. Lorsque, dans les Mondes Supérieurs de la Conscience Cosmique, nous voyons notre propre Diable, nous comprenons la nécessité de le transformer. Le Diable de n'importe quel profane, l'ombre ahrimanienne ou méphistophélique - pour parler comme Gœthe - de n'importe quel individu, est noir comme du charbon ; c'est clair qu'il en sort un feu sinistre, le feu négatif et fatal, le Fohat diabolique. Mais, il y a ici quelque chose de grandiose : transformer, convertir cette ombre noire, ce Diable en Lucifer, est possible, cela devient possible lorsque nous éliminons l'Ego animal, lorsque nous détruisons les éléments inhumains que nous portons à l'intérieur. Alors cette ombre de l'Éternel peut revêtir la tunique de gloire, se transformer en Archange de Lumière.

N'oubliez pas que Lucifer a pouvoir sur les Cieux, sur la Terre et sur les Enfers. Dans les Cieux, les anges lui obéissent ; sur Terre, il fait trembler les humains et dans les Enfers, les démons fuient épouvantés. C'est donc Lucifer, le Prince de la Lumière, l'Archange de la Gloire.

Quant à nous, je le répète, nous devons transformer le Diable en Lucifer, modifier cet aspect noir et ténébreux de l'ombre de l'Éternel, le blanchir pour le rendre pur et parfait ; l'embellir grâce à la dissolution de l'Ego animal. Si nous procédons ainsi, la récompense sera grandiose : il nous donnera le trésor, il nous donnera l'Élixir de Longue Vie, il nous conférera l'immortalité, il nous rendra réellement forts. Aujourd'hui, nous sommes faibles, absolument faibles, victimes des autres, tout le monde joue avec nous et, malheureusement, nous ne voulons pas comprendre que les autres jouent avec nous. Nous sommes victimes des autres et nous ne le savons pas. Nous nous croyons puissants alors que nous ne sommes rien de plus que de misérables bouts de bois emportés dans la mer tumultueuse de l'existence.

Je vous invite, mes chers frères, à dissoudre l'Ego dans le but de blanchir votre propre Daïmon, votre Daïmon divin. Je vous invite à dissoudre l'Ego pour embellir votre Daïmon, votre Xolotl, votre Méphistophélès, afin qu'il se transforme en Prince de la Lumière, en le Seigneur qui a pouvoir sur le Ciel, sur la Terre et sur les Enfers. Réfléchissez donc, et devenez plus individuels.

Voilà ma conférence de ce soir. Si l'un d'entre vous a quelque chose à demander, vous pouvez le faire avec la plus sincère liberté. Parlez...
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Disciple. A-t-on le droit d'intervenir, que ce soit au moyen de la prière ou au moyen d'un rite ou autre, pour que deux personnes qui se battent puissent retrouver la paix ?

Maître. Chacun est chacun. La discorde existera aussi longtemps que chaque personne portera en elle-même, dans sa psyché, les éléments qui produisent des conflits. Évidemment, tant que la discorde existera en nous-mêmes, elle existera au dehors de nous-mêmes, de partout. Il s'avère inutile d'essayer d'apaiser les autres ; ces autres continueront à se battre, parce qu'ils portent en eux la discorde. C'est la crue réalité de la vie. Que nous demandions, au moyen de procédés occultes et magiques, que deux personnes arrêtent de se battre, en définitive, ne sert à rien, parce qu'elles peuvent arrêter de se battre sur le coup, mais elles continueront à se battre après, dans le futur. La vérité est que nous devons être nous-mêmes ; nous devons être plus réfléchis, plus individuels, nous ne devons pas nous identifier avec les scènes des autres, mais vivre en nous auto-découvrant nous-mêmes. Voilà ce qui est important.

D. Ne serait-ce pas une attitude quelque peu égoïste ? Parce qu'alors, ces deux personnes peuvent en arriver à s'entretuer et l'intervention d'une autre personne pourrait éviter cela.

M. Très souvent, notre intervention peut être utile, mais très souvent, elle est inutile. La crue réalité des faits est que la dispute, la discorde existe en chacun de nous, et tant qu'elle continuera d'exister, les conflits continueront. Personne ne nous a transformés en policiers pour aller régler les émeutes des autres. En l'état actuel des choses, la seule chose à faire est de veiller sur nous- mêmes, d'éliminer nos propres erreurs. Chacun doit éliminer ses propres erreurs. Nous ne pouvons pas éliminer les erreurs des autres ; chacun est chacun, nous ne pouvons changer personne. Nous pouvons les admonester, mais cela ne suffit pas pour que les autres changent. Je suis ici, en train de vous parler, frères, et vous, frères, vous êtes en train de m'écouter, mais moi, je ne peux pas vous changer, frères. Vous devez faire vous-mêmes vos propres efforts, et plus encore, des super efforts pour pouvoir changer. Moi, je ne peux pas vous changer, vous devez changer par vous-mêmes. En plus, nous ne pouvons pas jouer le rôle de policiers ici, là et partout. Chacun doit répondre de ses propres actes.

D. En ce qui concerne les marques d'affection, nous voyons chez tous les êtres de la nature que certains sont capables de donner leur vie pour un être cher. Ils ont aussi des moyens d'expression pour montrer leur affection, leur amour. N'est-il pas légitime que les époux et les enfants, au moyen de ces petits gestes, ces caresses ou quoi que ce soit, démontrent leur affection, comme le père et la mère le font ?

M. L'amour est acceptable, il est grandiose, mais il y a un dicton espagnol qui dit : "L'amour se fonde sur les œuvres et non pas sur les bonnes intentions". J'ai connu des foyers très affectueux qui se sont désintégrés du jour au lendemain. Il y a peu de temps, j'en ai connu un, apparemment très beau : tous les fils de ce foyer étaient affectueux avec leurs parents. Ce foyer n'existe plus : l'homme a divorcé de sa femme et la femme de son mari, et les frères s'en vont, les uns d'un côté, et les autres de l'autre ; certains ne se parlent même plus entre eux, et pourtant ils étaient très affectueux !

Habituellement, les marques d'affection dégénèrent en luxure, elles ne servent à rien. N'oubliez pas que le cœur est aussi un centre érotique. Je répète, le mieux, c'est l'amour, et l'amour n'accepte pas les marques d'affection. Il est pur, merveilleux, beau, désintéressé ; il se vérifie par les œuvres, par les faits.

À quoi ça sert qu'un homme dise à sa femme : "Oh, ma petite femme, je t'aime, je t'adore, tu es ma vie !", s'il ne lui donne même pas le nécessaire quotidien ? À quoi ça sert tant de baisers et tant d'embrassades et des choses de ce style, si l'homme ne se préoccupe pas de savoir si sa femme a de quoi s'acheter une paire de bas ou de quoi se vêtir, et qu'il doit trois ou quatre mois de loyer ? C'est ça l'amour ? Il vaut mieux que cet homme accomplisse ses devoirs. Au lieu de tant de baisers, de tant d'embrassades, de tant de caresses, il est mieux qu'il lui donne de bons vêtements, qu'il lui paie ses factures, qu'il lui paie le loyer, c'est-à-dire, qu'il subvienne à tous ses besoins quotidiens, qu'il accomplisse ses devoirs comme il se doit, qu'il ne la maltraite pas, qu'il ne la frappe pas, qu'il ne lui tire pas les cheveux, qu'il ne lui fasse pas de mal. L'amour est dans les œuvres, je répète, et non dans les bonnes intentions.

D. Mais si mon mari me donne les choses avec beaucoup de despotisme, ça ne me plaît pas, Maître, moi, je pense que c'est un tout, Maître, un petit peu de tout.

M. Frères et sœurs, indubitablement, je répète : ce sont les œuvres qui sont amour et non les bonnes intentions. Il est aussi mauvais d'être inflexible que d'être un mollasson. Je veux dire par modestie et simplicité, le naturel.

Il est bon que l'homme soit très naturel avec sa femme et que la femme soit très naturelle avec son mari, mais tous ces foyers où il existe tant et tant de baisers, d'embrassades, et des choses de ce style, en un mot tant de marques d'affection, ils terminent mal et ça, nous l'avons constaté dans la pratique. J'ai vu des foyers où tout était pure affection, et maintenant ils n'existent plus, ils sont finis. En revanche, j'ai vu des foyers où l'homme n'est pas hautain, ce n'est pas non plus un mollasson, il n'est pas dur de cœur ; il n'est pas affectueux, mais il sait accomplir ses devoirs, il démontre son amour par des faits, avec simplicité, bonté. Ces foyers vont très loin, ils ne se séparent jamais ; la mort les sépare, c'est normal, mais ils perdurent.

Surveillons nos propres actes. D'où sortent les marques d'affection et que sont les marques d'affection ? Les marques d'affection ont pour base la luxure, ce sont des vices. Rappelez-vous que le cœur est aussi un centre érotique qui conduit inévitablement à l'abus sexuel. Tous ces sentimentalismes d'hommes et de femmes dégénèrent en fornication, en luxure, en morbidité.

De sorte que les marques d'affection sont le résultat de la luxure. L'amour est la plus belle chose qui soit, la plus pure ; il est désintéressé, il est comme un nouveau-né, il ne désire rien pour lui, mais tout pour l'être aimé ; il est dénué de tout affect, mais il sait accomplir son devoir. Il le démontre par des faits et pas simplement par de vaines paroles insubstantielles d'un bavardage ambigu.

Ceux qui promettent à la pauvre dame de leurs rêves, toutes les richesses du monde bien qu'ils ne les possèdent pas, de mettre le ciel à leurs pieds, sont généralement fourbes. Alors que ces hommes qui ne promettent pas beaucoup de choses à leur femme, mais qui les accomplissent, qui veillent sur elle, qui ne l'abandonnent pas, s'avèrent indubitablement, magnifiques.

Il en va de même avec les femmes. Celles qui sont très câlines, très cajoleuses, et qui démontrent beaucoup de marques d'affection font presque toujours porter de belles cornes à leur mari. C'est la crue réalité que j'ai vue et que je vois tous les jours, mes chers frères. Mais les femmes, celles qui sont sobres, peu affectueuses, qui accomplissent leurs devoirs, qui font quotidiennement toutes leurs tâches ménagères avec beaucoup de diligence, qui veillent sur leurs enfants, qui prennent soin de leur mari en tout, sont, indubitablement, de magnifiques épouses, fidèles, sincères, incapables de trahir. Mais, celles qui sont très cajoleuses, sentimentales, prodigues en marques d'affection finissent par faire porter une belle paire de cornes au pauvre homme.

C'est pourquoi il y a, ici, un dicton un peu populaire qui dit, en se référant à ces mariages modernes : "Le mariage n'est pas la corne d'abondance, mais l'abondance de cornes !"

Est-ce qu'il y a une autre question, mes chers frères ?

D. Si nous voyons un être cher qui est attaqué, je pense qu'il est très difficile, mais très difficile de ne pas ressentir de la colère contre l'agresseur, Maître, parce qu'à ce moment-là, je pense que la colère est précisément le moteur, l'élan qui nous fait accomplir notre devoir.

M. Bon, ce que tu es en train de dire en ce moment, qui est-ce qui le dit ? C'est l'Être de notre frère V.M.C ou c'est l'Ego ? Incontestablement, l'Être ne parlerait pas ainsi, non ? Alors, qui est en train de parler ici ? C'est l'Ego, non ?

Si nous lisons attentivement Zanoni de Bulwer-Lytton, nous y trouvons un passage précieux. Il se trouve que l'artiste nommé Viola, dans sa diligence tirée par de fougueux destriers, fut attaqué par un groupe de voyous, de malfaiteurs. Zanoni fut incapable de ressentir de la colère. Cependant, il empoigna son épée, et de façon énergique et virile, tout en étant rempli d'une grande sérénité, affronta les agresseurs ; et vu que la force de la sérénité était supérieure à la violence de ses agresseurs, ils le regardèrent, prirent peur et s'enfuirent.

Jésus de Nazareth, expulsant tous les marchands du temple avec le fouet, n'éprouvait pas de colère. Il y avait là, une grande sérénité ; néanmoins, il fut sévère à ce moment-là.

Ainsi donc, mes chers frères, ne confondons pas la sévérité avec l'agressivité. Il n'est pas non plus forcément nécessaire de tuer quelqu'un qui vient assassiner notre femme ou notre fils ou notre fille, ce n'est pas nécessaire d'en arriver là. Nous agirons pour nous défendre avec énergie sans avoir besoin de tuer, c'est clair.
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Cependant, rappelez-vous que Satan est l'ombre de l'Éternel. Il est possible de dissoudre l'Ego, de le réduire en poussière, mais Satan, nous ne pouvons pas le dissoudre parce qu'il est l'ombre de l'Éternel. Si nous marchons dans une rue, nous projetons notre propre ombre par la lumière du Soleil, non ? Ainsi, l'Éternel projette aussi son ombre en chacun de nous.
Réfléchissons, mes chers frères. Ce Satan, l'ombre de l'Éternel en chacun de nous, doit être transformé en Lucifer. Évidemment, Lucifer est le Donneur de lumière, l'Étoile du Matin, mais aussi l'Étoile du Soir. Transformer le Diable en Lucifer est quelque chose de grandiose. Lorsque, dans les Mondes Supérieurs de la Conscience Cosmique, nous voyons notre propre Diable, nous comprenons la nécessité de le transformer. Le Diable de n'importe quel profane, l'ombre ahrimanienne ou méphistophélique - pour parler comme Gœthe - de n'importe quel individu, est noir comme du charbon ; c'est clair qu'il en sort un feu sinistre, le feu négatif et fatal, le Fohat diabolique. Mais, il y a ici quelque chose de grandiose : transformer, convertir cette ombre noire, ce Diable en Lucifer, est possible, cela devient possible lorsque nous éliminons l'Ego animal, lorsque nous détruisons les éléments inhumains que nous portons à l'intérieur. Alors cette ombre de l'Éternel peut revêtir la tunique de gloire, se transformer en Archange de Lumière.Quant à nous, je le répète, nous devons transformer le Diable en Lucifer, modifier cet aspect noir et ténébreux de l'ombre de l'Éternel, le blanchir pour le rendre pur et parfait ; l'embellir grâce à la dissolution de l'Ego animal. Si nous procédons ainsi, la récompense sera grandiose : il nous donnera le trésor, il nous donnera l'Élixir de Longue Vie, il nous conférera l'immortalité, il nous rendra réellement forts. Aujourd'hui, nous sommes faibles, absolument faibles, victimes des autres, tout le monde joue avec nous et, malheureusement, nous ne voulons pas comprendre que les autres jouent avec nous. Nous sommes victimes des autres et nous ne le savons pas. Nous nous croyons puissants alors que nous ne sommes rien de plus que de misérables bouts de bois emportés dans la mer tumultueuse de l'existence
ajoutez ceci aussi:
Ainsi donc, mes chers frères, ne confondons pas la sévérité avec l'agressivité.
deux énergies différentes.
Faites avec votre coeur, il fera le reste.
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Dans cette conférence, voici ce qui n'a pas été traduit et ajouté (en gras) :
conf267.jpg
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Español 114 LA ACCIÓN CONSCIENTE
Français CONFÉRENCE N°267 : LE MENTAL ET L'ÉTHIQUE DES ADEPTES RESSUSCITÉS

LA MENTE Y LA ÉTICA DE LOS ADEPTOS RESURRECTOS

Traduction d'une conférence de Troisième Chambre intitulée « LA MENTE Y LA ÉTICA DE LOS ADEPTOS RESURRECTOS » (12/12/1973)

CONTEXTO: TERCERA CÁMARA / FECHA DE GRABACIÓN: 1973/12/12


La Autorrealización Íntima del SER es lo más importante. Si hay algo que verdaderamente debe interesarnos, es nuestro propio SER. El dinero, las posiciones sociales, las cosas materiales, son verdaderamente vanas y pasajeras. La cruda realidad de los hechos, es que la muerte llega, muchas veces, cuando menos se les espera. ¿De qué sirven, pues, las vanidades de este mundo?. ¿De qué nos sirven las cosas pasajeras?. Todo eso es falso y necio. Debemos preocuparnos más por nuestro propio SER. Incuestionablemente, La Autorrealización Íntima, La Revaluación del SER, causan onda alegría. Ciertamente, tales Revaluaciones son fundamentales y revisten características trascendentales de Eternicidad.

Incontestablement, l'Autoréalisation intime de l'Être est le plus important. S'il y a quelque chose qui doit véritablement nous intéresser, c'est notre propre Être. L'argent, les positions sociales, les choses matérielles sont vraiment vaines et passagères. La crue réalité des faits, c'est que souvent la mort survient quand on ne s'y attend pas. À quoi servent les vanités de ce monde ? À quoi servent les choses passagères ? Tout cela est vain et stupide. Nous devons nous préoccuper davantage de notre propre Être. La réévaluation de l'Être provoque une joie profonde, et il est certain que de telles réévaluations sont fondamentales et revêtent les caractéristiques transcendantales d'éternité.

Obviamente, tenemos que distinguir entre lo que es EL SER y lo que es el NO ser, de La Filosofía. Incuestionablemente El “Yo” Psicológico, NO es EL SER. Mas las gentes confunden al “Yo”, al “Mí Mismo”, con EL SER. Es necesario saber que El “Yo” Psicológico, tiene un principio y tiene un fin. Obviamente, todo lo que tiene un principio, debe tener un final. Así pues, El “Yo” NO es Eterno. A nosotros debe interesarnos ante todo, lo que SÍ es Eterno, que es EL SER. Mas debemos eliminar lo que NO es EL SER. Debemos desintegrar El Ego.

Évidemment, nous devons faire la distinction entre ce qu'est l'Être et ce qu'est le non-Être de la philosophie. Indiscutablement, le Moi psychologique n'est pas l'Être ; beaucoup de gens confondent le Moi, le Moi-même avec l'Être. Il faut savoir que le Moi psychologique a un début et une fin. Évidemment, tout ce qui a un début doit avoir une fin. Ainsi, le Moi n'est pas éternel. Ce qui doit nous intéresser avant tout, c'est ce qui est éternel, à savoir l'Être, mais nous devons éliminer ce qui n'est pas éternel, nous devons désintégrer l'Ego.

Obviamente, este Ego, no es más que el resultado de todos nuestros errores, de todas nuestras aberraciones, vicios y pasiones. El Ego, indubitablemente, es un manojo, dijéramos, de defectos: Ira, codicia, lujuria, envidia, orgullo, pereza, gula, etc., etc., etc. En conjunto todos ellos son El Sí Mismo.

Assurément, cet Ego n'est rien de plus que le résultat de toutes nos erreurs, de toutes nos aberrations, nos vices et nos passions. Franchement, l'Ego est un ensemble de défauts : colère, convoitise, luxure, envie, orgueil, paresse, gourmandise, etc. Dans leur ensemble, ils constituent le Soi-même.

Obviamente El Ego no puede darnos auténtica felicidad, puesto que él mismo es el resultado del error. Si no fuera por los errores, El “Yo” no existiría. No solamente estamos cometiendo errores en el presente, también los cometimos en el pasado. Y es claro que los errores del pasado, quieren proyectarse hacia el futuro a través del callejón del presente.

L'Ego ne peut évidemment pas nous donner l'authentique félicité, puisqu'il est lui-même le résultat de l'erreur. S'il ne provenait pas d'erreurs, le Moi n'existerait pas. Non seulement nous commettons des erreurs dans le présent, mais nous les avons aussi commises dans le passé et il est clair que les erreurs du passé tendent à se projeter vers le futur, à travers le couloir du présent.

En vidas anteriores cada uno de nosotros cometió lamentables equivocaciones, lamentables errores, y estos NO han desaparecido, los llevamos en el fondo mismo del subconsciente. Y lo peor, repito, es que quieren actualizarse en la hora presente, para proyectarse al futuro.

Dans des vies antérieures, chacun de nous a commis des méprises regrettables, des erreurs regrettables, et celles-ci n'ont pas disparu, nous les portons au fond même du subconscient. Et le pire, je répète, c'est qu'elles veulent se réactualiser présentement pour se projeter dans le futur.

Todos nosotros estamos condicionados, lamentablemente, por nuestros propios errores. No hemos aprendido todavía a abrirnos a lo nuevo. Cuando algo se nos presenta, cuando alguna pura verdad sale al encuentro nuestro en la vera del camino, no la sabemos recibir como algo nuevo, si no que de inmediato apelamos a lo que tenemos acumulado en la mente, con el propósito, claro está, de interpretar aquello que se nos ha presentado. Es decir, no somos capaces de ver aquello tal como es en sí mismo, sino que tenemos que interpretarlo a nuestro modo, de acuerdo con nuestros trasfondos psicológicos, de acuerdo con nuestros prejuicios, preconceptos y condicionamientos. No somos en modo alguno capaces de abrirnos a lo nuevo, con mente pura, íntegra, espontánea y perfecta.

Malheureusement, nous sommes tous conditionnés par nos propres erreurs. Nous n'avons pas encore appris à nous ouvrir au nouveau. Quand quelque chose se présente à nous, quand une pure vérité vient à notre rencontre au bord du chemin, nous ne savons pas la recevoir comme quelque chose de nouveau, et nous faisons immédiatement appel à ce que nous avons accumulé dans le mental, dans le but, bien entendu, d'interpréter ce qui nous est présenté. C'est-à-dire que nous ne sommes pas capables de voir une chose telle qu'elle est en elle-même, mais il nous faut l'interpréter à notre façon, selon nos profondeurs psychologiques, selon nos préjugés, nos idées préconçues et nos conditionnements. Nous ne sommes en aucune manière capables de nous ouvrir au nouveau avec un mental pur, intégral, spontané et parfait.

Estamos condicionados por el error, desgraciadamente. Estamos condicionados por nuestros propios defectos, lamentablemente. Cada uno de nosotros tiene una característica especial, plenamente especificada por algún defecto de tipo psicológico. Cada uno de nosotros está segado, dijéramos, por algún criterio de tipo muy equivocado. En modo alguno hemos adquirido la capacidad de ver las cosas en forma nueva. Desafortunadamente cargamos dentro muchos errores viejos, y esto nos condicionan desfavorablemente.

Nous sommes malheureusement conditionnés par l'erreur. Nous sommes malheureusement conditionnés par nos propres défauts. Chacun de nous a une caractéristique spéciale pleinement représentée par un défaut de type psychologique. Chacun de nous est, pour ainsi dire, aveuglé par un jugement de type très erroné. Nous n'avons, en aucun cas, acquis la capacité de voir les choses de façon nouvelle. Malheureusement, nous portons à l'intérieur de nous beaucoup d'anciennes erreurs, et cela nous conditionne défavorablement.

Hay necesidad mis caros hermanos, de tener una mente más elástica, más dúctil, una mente que se abra siempre a las verdades nuevas, una mente aprehensiva, comprensiva, íntegra.

Il est nécessaire, mes chers frères, d'avoir un mental plus élastique, plus ductile ; un mental qui soit toujours ouvert aux vérités nouvelles ; un mental perspicace, compréhensif, intègre.

Urge ante todo que nosotros libertemos la mente. Es que está desgraciadamente metida en el molde de tantos y tantos ayeres. Necesitamos libertarla de esos moldes, de esas formas del pasado, necesitamos convertir la mente en un instrumento maravilloso que pueda recibir las grandes verdades.

Il est urgent, avant tout, que nous libérions le mental qui, malheureusement, se trouve dans le moule de tant et tant d'hier ; nous avons besoin de le libérer de ces moules, de ces formules du passé ; nous devons transformer le mental en un instrument merveilleux capable de recevoir les grandes vérités.

Hoy por hoy mis caros hermanos, todos nosotros estamos formados por el error, somos el producto de muchas equivocaciones, y lo más grave es que no queremos ver nuestros propios errores, que no queremos ver nuestras propias equivocaciones. Cada uno de nosotros se desliza en el error, vive en el error y muere en el error.

Actuellement, mes chers frères, nous sommes tous formés par l'erreur, nous sommes le produit de nombreuses méprises, et le plus grave, c'est que nous ne voulons pas voir nos propres erreurs, nous ne voulons pas voir nos propres méprises. Chacun de nous se complaît dans l'erreur, vit dans l'erreur, et meurt dans l'erreur.

Si nosotros comprendiéramos todo esto, si fuéramos capaces de eliminar pues, los elementos indeseables que cargamos en nuestro interior, la vida sería muy diferente. Pero no queremos ver nuestros propios errores, siempre encontramos justificativos para cualquier mala acción, desgraciadamente. Somos como Pilatos, vivimos lavándonos las manos incesantemente, y diciendo: “No, yo no tengo la culpa”. Jamás queremos reconocer nuestros errores, nunca tenemos la culpa.

Si nous comprenions tout cela, si nous étions capables d'éliminer les éléments indésirables que nous portons en nous, la vie serait très différente. Mais, nous ne voulons pas voir nos propres erreurs, malheureusement nous trouvons toujours des justifications pour n'importe quelle mauvaise action. Nous sommes comme Pilate, nous vivons sans cesse en nous lavant les mains et en disant : « Non, ce n'est pas moi le fautif. » Nous ne voulons jamais reconnaître nos erreurs, nous ne sommes jamais les fautifs.

Conviene mis caros hermanos, que al concluir éste año, nos hagamos más reflexivos, que adquiramos más individualidad en nuestra propia mente.

Il convient, mes chers frères, qu'avant la fin de cette année, nous ayons plus de réflexion, que nous acquérions plus d'individualité dans notre propre mental.

Pues hoy por hoy, desgraciadamente, accionamos y reaccionamos incesantemente como animales: si nos pegan, pegamos, si nos maldicen, maldecimos, si nos odian, odiamos. Aún más, acostumbramos a identificarnos con hechos, sucesos, que acaecen a nuestro lado, en forma mecanicista. Nos identificamos con acciones ajenas, equivocadas, y reaccionamos donde no tenemos por qué meter las narices. Y eso es grave. Y desgraciadamente no hemos entendido la necesidad de individualizar un poco más nuestra mente.

De nos jours, malheureusement, nous agissons et réagissons sans cesse comme des animaux : si on nous frappe, nous frappons ; si on nous maudit, nous maudissons ; si on nous déteste, nous détestons. D'autant plus que nous sommes habitués à nous identifier aux faits et aux événements qui arrivent à nous de manière mécanique. Nous nous identifions aux actions erronées des autres et nous réagissons là où nous n'avons pas à mettre notre nez ; et c'est grave. Mais malheureusement, nous n'avons pas compris la nécessité d'individualiser un peu plus notre mental.

Siempre andamos metidos en cosas ajenas, siempre andamos de aquí para allá identificados con escenas que nada tienen que ver con nuestra vida. Con sucesos que no son nuestros, opinamos donde no tenemos por qué opinar, decimos cuando nada debemos decir, y hasta reaccionamos con hechos ajenos, que nada tienen que ver con nosotros.

Nous nous mêlons toujours des affaires des autres, nous allons toujours par ici ou par là, nous sommes toujours identifiés, ici ou là, à des scénarios qui n'ont rien à voir avec notre vie, qui ne nous concernent pas ; nous donnons notre opinion là où il n'y a pas à donner son opinion ; nous parlons quand nous devrions nous taire, et nous allons jusqu'à réagir contre les faits d'autrui qui ne nous concernent absolument pas.

Veamos a las gentes en las calles, en los mercados públicos, que sucede muchas veces algún error, alguien ataca a alguien, hay cualquier desorden, e inmediatamente tomamos partido, nos pronunciamos en contra de alguien que nos pareció injusto. Y hasta reaccionamos en forma violenta cuando con nosotros NO se están metiendo.

Observons les gens dans la rue, sur les marchés publics : il arrive souvent une erreur, quelqu'un attaque quelqu'un d'autre, il y a tout un tapage immédiatement, nous prenons parti, nous allons à l'encontre de celui qui nous apparaît injuste, et nous allons même jusqu'à réagir de manière violente alors qu'on ne nous demandait rien.

Nuestra mente se ha convertido pues, en una especie de “caja de resonancia” para las acciones ajenas, más no se ha convertido verdaderamente en un instrumento dúctil, elástico e individual, para nuestras propias autorreflexiones.

Notre mental est devenu, eh bien, une espèce de caisse de résonance pour les actions des autres ; mais il n'est pas devenu, véritablement, un instrument ductile, élastique et individuel pour nos propres autoréflexions.

Así que hacen con nosotros lo que quieren, porque nosotros no tenemos individualidad mental. Todos juegan con nosotros. Pueden llevarnos del placer al dolor y del dolor al placer, a su gusto. Pueden hacernos cometer los más grandes disparates. Pueden inclusive, hacernos reaccionar en forma violenta y hasta convertirnos en homicidas. Y por causa de muchos podemos ir a la cárcel. No tenemos una mente que se ajuste a la auténtica individualidad, no tenemos mente individual, desgraciadamente.

Les gens font ce qu'ils veulent avec nous parce que nous n'avons pas d'individualité mentale. Ils jouent tous avec nous. Ils peuvent, à leur guise, nous faire passer du plaisir à la douleur et de la douleur au plaisir. Ils peuvent nous faire commettre les plus grandes sottises ; ils peuvent même nous faire réagir de manière violente et même nous transformer en criminels ; et à cause de tous ces gens, nous pouvons aller en prison. Nous n'avons pas un mental correspondant à une authentique individualité ; nous n'avons malheureusement pas un mental individuel.

Miremos a las multitudes, veámoslas en una manifestación pública de odio, cuantos que en su vida jamás hubieran sido capaces de lanzar una piedra a la casa del vecino, ya metidos entre las multitudes, no solamente lanzan piedras, sino que insultan, y hasta matan en nombre de muchos lemas y de muchas cosas que les parecen justas.

Observons les foules, regardons-les dans une manifestation publique de haine : combien y en a-t-il qui, dans leur vie, n'auraient jamais été capables de lancer une pierre contre la maison du voisin et qui là, mêlé à la foule, non seulement lancent des pierres, mais en plus insultent, et vont même jusqu'à tuer au nom de nombreux slogans et de beaucoup de choses qui leur paraissent justes.

Individuos que solos, son incapaces de cometer ningún delito, pero ya en relación con las multitudes, en una manifestación pública, apedrean, golpean, insultan. Sujetos que en la casa jamás hubieran pronunciado una palabra, lanzan toda su baba difamatoria contra los líderes, o contra los personajes del gobierno, o contra gentes que odian, etc., etc.

Des individus qui, seuls, sont incapables de commettre un délit, mais qui, entraînés par la foule dans une manifestation publique, lapident, se battent, insultent. Des individus qui n'auraient jamais prononcé la moindre parole à la maison, lancent toute leur bave diffamatoire contre les dirigeants, ou contre les personnes du Gouvernement, ou contre les gens qu'ils détestent, etc.

En público muchos hacen cosas que jamás harían en su vida privada. Todo esto nos va demostrando que no existe una verdadera individualidad mental en las gentes. Somos simplemente máquinas, que vamos de aquí para allá, sin ton, ni son, ni rumbo, ni orientación ninguna.

En public, beaucoup font des choses qu'ils ne feraient jamais dans leur vie privée. Tout cela nous démontre qu'il n'existe pas de véritable individualité mentale chez les gens ; nous sommes simplement des machines qui allons de-ci, de-là, sans but précis, sans direction, sans orientation.

Al concluir pues estos trabajos quiero invitarlos a la reflexión. A ser más individuales, a preocuparse más por sus propios procesos psíquicos. Uno tiene que aprender a dirigir sus propios procesos psíquicos. Tiene que convertirse uno en amo de sus propios procesos. ¿Por qué otros han de poder gobernar nuestra psiquis?.

Pour conclure ces travaux, je veux vous inviter à réfléchir, à être davantage individuels, à vous préoccuper davantage de vos propres processus psychiques. Il faut apprendre à diriger ses propres processus psychiques. Il faut devenir maître de nos propres processus. Pourquoi les autres ont-ils le pouvoir de gouverner notre psyché ?

¿Qué es un fornicario?. Un sujeto que se deja gobernar. ¿Por quién?, por las psiquis ajenas, porque comete delitos horribles, peca contra sí mismo. ¿Qué es un borracho?. Un ente mecánico, que se deja gobernar por otros. Le ofrecen una copa de vino y claudican sus mejores intenciones, se embriaga y comete disparates de toda especie. ¿Por qué?. Porque no tiene una verdadera individualidad consciente. ¿Qué es un iracundo?. Un sujeto que otros manejan. Basta con que le digan una palabrita ofensiva, para que inmediatamente reaccione violentamente. ¿Qué es un envidioso?. Una pobre víctima, que depende de otros. Basta con que otro le muestre su lindo carro, o la bonita casa que compraron, para que se esté muriendo de envidia. ¿Y qué es un celoso?. Víctima de otros. Otros juegan con él. Si la mujer lo quiere ver sufrir, basta con que le guiñe el ojo al vecino, para que inmediatamente esté muriéndose de celos. Es decir, no tiene una auténtica individualidad. Juegan con él. Débil, está totalmente débil.

Qu'est-ce qu'un fornicateur ? Un individu qui se laisse gouverner par qui ? Par la psyché d'autrui, et qui commet des crimes horribles, il pèche contre lui-même. Qu'est-ce qu'un ivrogne ? Une entité mécanique qui se laisse gouverner par les autres. On lui offre un verre de vin et, renonçant à ses meilleures intentions, il se saoule et commet toute sorte de sottises. Pourquoi ? Parce qu'ils n'ont pas de véritable individualité consciente. Qu'est-ce qu'un coléreux ? Un individu manipulé par les autres : il suffit qu'on lui dise une petite parole désagréable pour qu'immédiatement, il réagisse violemment. Qu'est-ce qu'un envieux ? Une pauvre victime ! De qui ? Des autres. Il suffit que les autres lui montrent leur belle voiture ou la belle maison qu'ils ont achetée pour qu'il soit mort d'envie. Et qu'est-ce qu'un jaloux ? Une victime des autres, les autres jouent avec lui. Si la femme veut le voir souffrir, il suffit qu'elle fasse de l'œil au voisin pour qu'aussitôt, il soit mort de jalousie. Cela veut dire qu'il ne possède pas une authentique individualité ; tous jouent avec lui ; il est totalement faible.

Es necesario mis caros hermanos que nos hagamos más fuertes, y que acabemos con nuestras propias debilidades. Uno se hace fuerte, precisamente, cuando elimina sus errores. ¿Cómo puede ser fuerte alguien que es víctima de otro?. ¿Es acaso fuerte una pelota de futbol?. Cada uno de nosotros es como una pelota de futbol. Todos juegan con nuestra psiquis. Y si quieren ustedes comprobarlo, ustedes pueden evidenciarlo, díganle alguna palabra de verdad, dijéramos, a un actor cómico o a un actor dramático, y verán lo que sucede. ¿No han hecho el ensayo?.Es obvio que, a los que se llaman grandes artistas en esta época de decadencia de valores, les molesta terriblemente la verdad. Ellos están enamorados de sí mismos, son narcisistas ciento por ciento.

Mes chers frères, il est nécessaire que nous soyons plus forts et que nous cessions nos propres faiblesses. On devient plus fort précisément lorsqu'on élimine ses erreurs. Comment peut-il être fort, celui qui est victime des autres ? Un ballon de football serait-il fort, peut-être ? Chacun de nous est comme un ballon de football, tout le monde joue avec notre psyché. Vous en voulez la preuve ? Ici même nous pouvons le prouver. Dites une « parole qui fâche » à un acteur comique ou à un acteur dramatique et vous allez voir ce qui se passe. Est-ce que vous avez déjà fait le test ? Il est évident que ceux qu'on appelle les grands artistes, en cette époque de décadence de l'art, ont terriblement déformé la vérité. Ils sont amoureux d'eux-mêmes, ils sont narcissiques à cent pour cent.

Si alguien hiriese su vanidad, ¿qué sucedería?. Se convertiría en enemigo de ese alguien, ¿verdad?. Entonces, un fracaso de esos, señores que manejan las multitudes, ¿son dueños de sí mismos?, ¿tienen mente individual?, es obvio que no, cualquiera puede jugar con ellos. Mas si le decimos una palabrita lisonjera a uno de esos representantes del arte moderno, ¿qué sucederá?. Vibrará de alegría, ¿verdad?. ¿Por qué?, porque le hemos alabado. Un público que no aplaude a un artista, lo mata. Porque ese artista no tiene individualidad, depende de ese público. Así es en todo orden de cosas como estamos demostrando nuestra propia debilidad.

Si quelqu'un blessait leur vanité, que se passerait-il ? Ils deviendraient ennemis de cette personne, n'est-ce pas ? Alors, est-ce que ce sont ces messieurs qui dirigent les multiples maîtres à l'intérieur d'eux-mêmes ? Ont-ils un mental individuel ? Il est clair que non, n'importe qui peut jouer avec eux. Mais, si nous adressons un petit mot flatteur à l'un de ces représentants de l'art moderne, que se passe-t-il ? Ils sont tout contents, n'est-ce pas ? Pourquoi ? Parce que nous les avons flattés. Un public qui n'applaudit pas un artiste le tue, parce que cet artiste n'a pas d'individualité, il dépend du public. C'est ainsi que dans chaque situation, en toute chose, nous démontrons nos propres faiblesses.

Los afectos, ¿qué son los afectos?, una muestra de debilidad. El afectuoso sufre horriblemente cuando la mujer no le acaricia, cuando el hijo no le abraza. Entonces, ¿dónde está su fortaleza?, ¿cuál es su individualidad?. Si su mujer quiere hacerle sufrir, basta con que no le haga algunas caricias. Y si hay otro que quiere tenerlo contento, si un hijo desea de él sacarle, por ejemplo, algún dinero, basta con que le de palmaditas en el hombro, con que le diga Papá. Entonces saca su billetera: “¿Cuánto necesitas hijo”, tanto, aquí lo tienes.

Les affections, que sont les affections ? Un signe de faiblesse. L'affectueux souffre horriblement quand la femme ne le caresse pas, quand le fils ne l'embrasse pas. Où est sa force ? Quelle est son individualité ? Si sa femme veut le faire souffrir, il suffit qu'elle cesse de lui prodiguer des caresses. Mais, si quelqu'un d'autre veut le voir content, si un fils veut lui soutirer un peu d'argent par exemple, il lui suffit de lui donner quelques petites tapes sur l'épaule en lui disant : « Papa ». Alors il sort son portefeuille : « De combien as-tu besoin, mon fils ? Tant que ça ! Tiens voilà pour toi. »

Entonces, ¿dónde está la verdadera individualidad de ese?, ¿cuál es?, ¿cuál es su fortaleza?. Si nosotros reflexionamos muy seriamente, mis caros hermanos, en todo esto, si apelamos a las auto–reflexiones evidentes, podemos llegar a la conclusión lógica de que todos nosotros somos simples marionetas, movidas por hilos invisibles. De que cada uno de nosotros es un muñeco con el que otros juegan, de que no poseemos una verdadera individualidad consciente, y esto es, a todas luces, lamentable. Urge que nos volvamos, repito, más auto–reflexivos. Urge que nos volvamos más individuales. Urge que nos volvamos más conscientes de nuestra propia vida.

Alors, où se trouve la véritable individualité de celui-là ? Quelle est sa force ? Si nous réfléchissons très sérieusement sur tout cela, mes chers frères, et si nous faisons appel à l'autoréflexion évidente, nous pouvons arriver à la conclusion logique que nous tous, nous sommes de simples marionnettes mues par des fils invisibles, que chacun de nous est une poupée avec laquelle les autres jouent, que nous ne possédons pas de véritable individualité consciente, et il est clair que c'est regrettable. Il est urgent que nous devenions plus conscients de notre propre vie.

Se hace indispensable que aprendamos a gobernar nuestros propios procesos psicológicos. En modo alguno debemos continuar como simples marionetas. Es indigno que sigamos siendo manejados por otros.

Il devient indispensable que nous apprenions à gouverner nos propres processus psychologiques. En aucun cas, nous ne devons continuer comme de simples marionnettes ; il est indigne que nous continuions à être manipulés par les autres.

Hasta hoy, nosotros todavía no poseemos la auténtica individualidad. No somos libres. El “Yo” es en verdad el error, el producto de muchos ayeres. Y todos nosotros estamos condicionados por tantos y tantos ayeres. Necesitamos hacernos libres, y eso solamente es posible eliminando nuestros propios errores, pero eliminándolos radicalmente, extirpando de raíz nuestros propios defectos de tipo psicológico.

Encore aujourd'hui, nous ne possédons toujours pas l'authentique individualité ; nous ne sommes pas libres. Le Moi est véritablement l'erreur, le produit de nombreux hier et nous sommes tous conditionnés par tellement de hier. Nous devons devenir libres, et ce n'est possible qu'en éliminant nos propres erreurs, mais en les éliminant radicalement, en extirpant la racine de nos propres défauts de type psychologique.

En esto de la extirpación de nuestros errores, necesitamos ser un poco más sencillos, más conscientes. Realmente ya nos tienen cansados todos los sermones de los distintos prelados religiosos, algunos de la parroquia del pueblo, dicen: “Hermanitos, miren que no roben, vean que sean buenecitos, que no maten, que no estafen, etc.”. El padrecito lee por ahí un Evangelio que ni él mismo entiende, y todos se persignan y salen muy satisfechos, pero los errores continúan.

En ce qui concerne l'élimination de nos erreurs, nous devons être un peu plus scientifiques, plus conscients. Réellement, les différents prélats religieux nous fatiguent avec leurs sermons. Certains de la paroisse du village disent : « Petit frère, c'est bien que tu ne voles pas. Voyez comme ils sont gentils ceux qui ne tuent pas, ceux qui n'escroquent pas, etc. ! » Le petit Père lit l'Évangile que lui-même ne comprend pas, ils font tous le signe de croix, et s'en vont très contents. Mais, les erreurs continuent.

Existen distintos tipos de moral, ya la gente está cansada de tantos códigos de moral. Lo que es bueno en un País, resulta malo en otro País. En La China por ejemplo, el que un hombre sea capaz de matar a su padre porque ya está muy anciano, eso allá está correcto, pero que aquí se haga, resulta que es un crimen. Lo que en una época es moral, en otra época es inmoral. La moral es esclava de las costumbres, del tiempo, de los prejuicios, de los Países, de los lugares, etc.

Il existe différents types de morale. Les gens sont las de tant de codes de morale. Ce qui est bon dans un pays est mauvais dans un autre pays. En Chine, par exemple, qu'un homme soit capable de tuer son père parce qu'il est âgé, là-bas, c'est correct. Mais qu'on le fasse ici, c'est un crime. Ce qui est moral à une époque est immoral à une autre époque. La morale est l'esclave des habitudes, du temps, des préjugés, des pays ou des lieux, etc.

Hay necesidad mis caros hermanos, de libertarnos de tantas y tantas morales, que ha nada conducen. De tantos y tantos códigos de ética, que no producen resultados específicos de ninguna especie. En esto del saber proceder inteligentemente necesitamos hacernos más auto–conscientes, más auto–reflexivos, necesitamos que la auto–evidencia, la auto–reflexión, nos lleven pues, a la comprensión integral profunda.

Mes chers frères, il faut nous libérer de tellement de morales qui ne conduisent à rien, de tellement de codes d'éthique qui ne produisent aucun résultat particulier d'aucune sorte. Pour savoir procéder intelligemment, il faut devenir plus conscients de nous-mêmes, plus autoréfléchis. Nous avons besoin de l'auto-évidence, de l'autoréflexion pour parvenir à la compréhension intégrale profonde.

Hay tantos que han hecho daño con sus virtudes, no olviden ustedes que las virtudes son magníficas, cuando se saben manejar bien. Más si no las sabemos manejar, podemos también con ellas ocasionar graves daños al prójimo.

Il y en a tellement qui ont fait du tort avec leurs vertus. N'oubliez pas que les vertus sont magnifiques quand on sait bien les utiliser. Mais, si nous ne savons pas les utiliser, nous pouvons aussi, avec elles, causer de sérieux dommages au prochain.

Ejemplo: En la época de La Revolución Francesa, los verdugos queriendo cumplir con su deber a cabalidad, ¿cuántas y cuántas cabezas cortaron?. Todavía me recuerdo de Marách, lo último que le dijo al verdugo, fue: “Cuando mi cabeza caiga en el canasto, entre todas esas cabezas que están ahí, le suplico que la mía la agarres del cabello y se la muestres al público”. El verdugo le dio su palabra, y la cumplió –digo, estoy confundiendo personajes–, estoy confundiendo a Marách con Dantóc. Estoy hablándoles de Dantóc, no de Marách. Porque ya sabemos que Marách, también fue eliminado por una monja; ésta queriendo cumplir con sus deberes religiosos, y para bien de la sociedad, lo eliminó. Así pues, les estoy hablando de Dantóc, estaba equivocando personajes. ¿Cuántos jueces han enviado a muchos a la cárcel, al suplicio, al cadalso, en cumplimiento de su deber?. Gentes justas han ido a parar en mazmorras horribles, o han sido asesinadas. De manera que el cumplimiento del deber, por muy hermoso que sea ante los seres humanos, si no se sabe manejar, también puede servir para causar muchos daños.

À l'époque de la Révolution française, les bourreaux qui voulaient très bien faire leur devoir, combien et combien de têtes ont-ils coupé ? Je me souviens encore de Danton. La dernière chose qu'il a dite au bourreau a été : « Quand ma tête tombera dans le panier, parmi toutes les têtes qui s'y trouvent, je te supplie de l'attraper par les cheveux et de la montrer au public ». Le bourreau lui a donné sa parole et il l'a fait. Marat aussi fut éliminé, par une nonne. Celle-ci, voulant accomplir ses devoirs religieux, et pour le bien de la société, l'a éliminé. Ainsi, combien de juges, pour accomplir leur devoir, en ont-ils envoyés en prison, à la torture, à l'échafaud ? D'honnêtes gens ont été arrêtés et jetés dans des cachots horribles ou ont été assassinés. Ainsi, mes chers frères, l'accomplissement des devoirs, aussi beaux soient-ils, si on ne sait pas les utiliser, peut également servir à causer beaucoup de torts.

Así con todas las virtudes. Toda virtud por muy bella que sea, tiene su antítesis. Tengamos por ejemplo la virtud de la tolerancia, eso es obvio que nosotros debemos ser tolerantes para con el prójimo, pero ya la tolerancia llevada al exceso, se convierte en complicidad con el delito. Puede ser, que alguien viene por ejemplo, a asesinar a nuestros familiares, a un hijo, a un hermano, bandidos que han asaltado la casa; nuestro deber en ese momento es defender el hijo que está a nuestro cargo, defender al inocente, defender al hermano; como jefes de familia saber responder. Nosotros, como gentes tolerantes, decimos: “No, yo no levantaré mi mano contra nadie”; y el bandido le está asesinando al hijo, o le está violando la hija; y él dice: “Yo te bendigo hermano mío, te perdono todos esos crímenes que estás cometiendo, Dios te bendiga”. ¿Sería justo eso?. He ahí la tolerancia llevada al máximo, es obvio que se convertiría uno en cómplice del delito.

C'est comme ça avec toutes les vertus. Chaque vertu, aussi belle soit-elle, a son antithèse. Nous avons, par exemple, la vertu de la tolérance. Car il est évident que nous devons être tolérants à l'égard de notre prochain, mais la tolérance portée à l'excès devient complice du délit. Par exemple, quelqu'un vient pour assassiner notre famille – un fils, un frère –, des bandits qui ont attaqué la maison. Notre devoir, à ce moment-là, est de défendre le fils qui est attaqué, de défendre l'innocent, de défendre le frère ; en tant que chef de famille, il faut savoir riposter. Si nous, en tant que personnes tolérantes, nous disons : « Non, moi, je ne lève la main contre personne ! », et au bandit qui est en train d'assassiner le fils ou violer la fille, nous lui disons : « Je te bénis, mon frère, je pardonne pour tous les crimes que tu commets. Que Dieu te bénisse ! » Serait-ce juste ? Voilà la tolérance portée à l'extrême. Il est évident qu'elle deviendrait complice du crime.

Un hombre que tiene su esposa, y vienen unos bandidos a violarla; él responde con bendiciones: “Que Dios bendiga a mis bandiditos”. ¿Qué dirían ustedes de un hombre así?, que es un hombre de chocolate ¿verdad?, no serviría para nada, un sujeto así no merece vivir, obviamente esa es la tolerancia llevada hasta el máximo, que nos convierte en cómplices del delito.

Un homme a une épouse, des bandits arrivent pour la violer, et cet homme répond par des bénédictions : « Que Dieu vous bénisse mes petits bandits ! » Que diriez-vous d'un tel homme ? Ce serait un homme « de pacotille », n'est-ce pas ? Il ne servirait à rien. Un parasite, il ne mérite pas de vivre. Évidemment, c'est la tolérance portée à son maximum qui nous rend complices du délit.

Muchos luchan contra las armas, en las distintas escuelas de tipo esotérico, o pseudoesotérico y pseudocultista, todo esto hay que colocarlo en el nivel de la comprensión, porque hasta las mismas armas a veces son necesarias, cuando se necesitan.

Les différentes écoles, de type ésotérique, pseudo-ésotérique ou pseudo-occultiste, luttent contre les armes. Il faut placer tout cela au niveau de la compréhension, parce que ces mêmes armes sont utiles quand cela s'avère nécessaire.

Tengamos un caso: A un hijo vienen a atropellarlo y a su madre se la vienen a asesinar. ¿Va a permitir que le asesinen a su madre?, ¿No será capaz de apelar a un arma para defender la vida de aquella que lo trajo al mundo?, ¿o va a bendecir a los que vienen a asesinar a su propia madre?. Obviamente que si él, en ese caso, se vuelve tan tolerante, y llega a bendecir y a abrazar a los que viene a asesinar a la progenitora de sus días, pues es un cobarde, y se convierte en cómplice del delito. ¿Qué hacer en ese momento?, defenderla, si tiene que apelar a las armas, pues no queda más remedio, pero tiene que defenderla, sino se echaría karma, por no defenderla.

Prenons un exemple : un fils dont ils viennent pour écraser la mère, ils viennent pour l'assassiner. Va-t-il permettre qu'ils assassinent sa mère ? Ne doit-il pas prendre une arme pour défendre la vie de celle qui l'a mis au monde, ou bien doit-il bénir ceux qui veulent tuer sa propre mère, rien que ça ? Évidemment que si lui, dans ce cas-là, est tellement tolérant qu'il en arrive à bénir et à embrasser ceux qui viennent assassiner l'auteur de ses jours, eh bien, c'est un lâche et il devient complice du délit. Que faire à ce moment-là ? Se défendre, même s'il faut avoir recours aux armes, il n'y a pas d'autre solution, il faut la défendre. Sinon, il se prendra un karma pour ne pas l'avoir défendue.

Ahora, en cuanto a lo personal es diferente. Si uno verdaderamente está siguiendo La Senda del Filo de La Navaja, tiene que saber besar el látigo del verdugo, y devolver bien por mal, y bendecir a los que lo maldicen, y si le pegan en la mejilla derecha, poner la izquierda para que le suenen más duro.

Maintenant, en ce qui concerne ce qui est personnel, c'est différent. Si quelqu'un est véritablement en train de suivre le Sentier du Fil du Rasoir, il doit savoir baiser le fouet du bourreau, rendre un bien pour un mal, bénir ceux qui le persécutent, et s'ils le frappent sur la joue droite, leur tendre la gauche pour qu'ils le frappent davantage.
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Es un poco duro eso, pero claro, porque ya uno se resolvió a seguir La Senda del Filo de La Navaja. ¿Pero el que no está en La Senda NO debe tratar mal a los bandidos?, ¿los tratará con cariño como a hermanitos?, sería absurdo ¿verdad?. Lo mejor en ese caso, pues es apelar a la defensa, cumplir con el deber y morir en el campo de batalla si es necesario.

C'est un peu dur, mais bien sûr, c'est pour celui qui s'est résolu à suivre le Sentier du Fil du Rasoir. Mais, si un groupe de bandits attaquent notre maison pour tuer la femme et violer les filles, devons-nous faire preuve de la même tolérance ? Au lieu de défendre la femme et les filles allez-vous les traiter avec tendresse comme des petits frères ? Ce serait absurde, non ? Le mieux, dans ce cas-là, c'est de faire appel à la défense, d'accomplir son devoir, et de mourir sur le champ de bataille s'il le faut.

Esa pregunta se la hicieron alguna vez a Krishnamurti, y francamente no la supo responder exactamente. Esa pregunta se la hicieron alguna vez a Krishnamurti, y francamente no la supo responder exactamente. Le dijeron: “¿Qué harías tú si yendo con una hermana (no le dijeron con su mujer, no: con una hermana, posiblemente por no lastimarle, él no tiene mujer), y de pronto alguien te la atropellara, ¿qué harías tú?”.

Un jour, on a posé cette question à Krishnamurti, et franchement, il n'a pas su répondre exactement. On lui a demandé : « Que ferais-tu si, en te promenant avec une de tes sœurs – ils ne lui ont pas dit avec sa femme, mais avec une sœur, probablement pour ne pas le blesser parce qu'il n'a pas de femme –, et que soudain, quelqu'un la renverse ? »

Entonces el respondió que él no contestaría que haría, que el día que eso sucediera él vería qué haría. Bueno, ese se salió por la tangente ¿no?; la respuesta ha debido ser mas concreta, claro está, la respuesta ha debido ser: defenderla. A como de lugar, pero defenderla.

Alors, il répondit qu'il ne répondrait pas ce qu'il ferait, car le jour où cela arrivera, il verrait que faire. Bon, il s'en est sorti par la tangente ; la réponse aurait dû être plus concrète. Il est clair que la réponse aurait dû être : la défendre à tout prix, mais la défendre.

No estoy preconizando la violencia. No; estoy diciendo hasta dónde perjudicaría, por ejemplo, el vicio… o la tolerancia llevada al máximo; convertida en vicio; porque una virtud, por bella que sea, más allá de cierto punto se convierte en vicio, en defecto.

Je ne suis pas en train de préconiser la violence, non ! Je suis en train de dire à quel point la tolérance portée à son maximum devient un vice ; parce qu'une vertu, aussi belle soit-elle, au-delà d'un certain point, devient un vice, un défaut.

Así la Cábala nos habla por ejemplo de los Sephirothes y de sus virtudes, ¡pero también nos habla de los “Kliphos”!, que no son sino precisamente los Sephirothes adversos, las antítesis de las virtudes que están personificadas en los Sephirothes, el anverso de la medalla, etc.

Ainsi, la Kabbale nous parle des Sephiroth et de leurs vertus. Mais, elle nous parle aussi des Qliphoth qui sont, précisément, le contraire des Sephiroth, l'antithèse des vertus incarnées dans les Sephiroth, le revers de la médaille.

Así pues, mis caros hermanos, lo que necesitamos es recibir comprensión, salirnos de tantos códigos muertos de ética, y actuar con una actitud diferente.

Nous devons donc, mes chers frères, nous sortir de tous ces codes éthiques moribonds et agir différemment.

Existe por ejemplo en el Tíbet, por allá, un libro, digamos de acción de los Iniciados (lo llamaremos de “ética” pues, aunque esa palabra allá nisiquiera se conoce. Eso no es un código de ética, pero lo cierto es que está más allá del bien y del mal, porque que en todo lo bueno hay algo de malo y en todo lo malo hay algo de bueno; no olviden ustedes que entre el incienso de la oración, también se esconde el delito. El delito se viste de mártir, de apóstol, y llega hasta a oficiar en los templos mas sagrados. Así pues, existe mucha virtud en los malvados y mucha maldad en los virtuosos; existe lo bueno de lo malo y lo malo de lo bueno.

Au Tibet, il existe un livre sur le mode d'action des Initiés. Nous l'appellerons « d'éthique », bien que ce mot ne soit pas satisfaisant, car il y a beaucoup de codes d'éthique. Mais ce qui est certain, c'est que cela va au-delà du bien et du mal. Parce que dans tout ce qui est bon, il y a quelque chose de mauvais et dans tout ce qui est mauvais, il y a quelque chose de bon. N'oubliez pas que dans l'encens de la prière se cache aussi le délit. Le délit s'habille en martyre, en apôtre et va même jusqu'à officier dans les temples les plus sacrés. De sorte qu'il y a beaucoup de vertu chez les méchants et beaucoup de méchanceté chez les vertueux ; il existe le bien du mal et le mal du bien.

En el Tíbet, repito, existe un libro muy especial para los Iniciados, un modo de acción única. Muchas de las formas de actuar de esos Iniciados nos sorprenden, no encajan (completamente) dentro de los modos de ser que tenemos acá, en el mundo Occidental. Por allí hay un dicho que reza: “No hagamos cosas buenas que parezcan malas, ni malas que parezcan buenas”, pero los tibetanos no se dejan condicionar la mente por tal dicho: actúan en forma tal, que a muchos sorprende. Los Iniciados del Tíbet no actúan de acuerdo con los códigos que existen sobre el bien y el mal, sino deacuerdo con los dictados de la propia Conciencia que es diferente.

Au Tibet, je répète, il existe un livre très spécial pour les Initiés, un mode d'action unique. De nombreuses façons d'agir de ces Initiés tibétains nous surprendraient ; elles ne correspondent pas tout à fait avec la façon d'être que nous avons ici. Ici, il y a un dicton : « Ne faisons pas de bonnes choses qui paraissent mauvaises, ni de mauvaises qui paraissent bonnes ». Les Tibétains ne se laissent pas conditionner mentalement par un tel dicton, ils agissent de telle manière qu'ils en surprennent beaucoup. Les Initiés du Tibet n'agissent pas selon les codes qui existent sur le bien et sur le mal, mais conformément aux préceptes de leur propre conscience, ce qui est différent.

Cuanto más nos vayamos nosotros liberando de tantos y tantos códigos de ética, cuanto más individualizados nos vayamos volviendo, iremos comprendiendo pues, la necesidad de disolver el Ego, el “mí mismo”, el “sí mismo”. Y es que este como les digo a ustedes no es más que, un libro de muchos tomos, una obra de muchos tomos, obra que tenemos que estudiar, porque no es posible disolver el Ego, el “mí mismo”, sin haberlo comprendido íntegramente, totalmente.

Plus nous nous libérerons de tant et tant de codes d'éthique, plus nous deviendrons individuels et plus nous serons à même de comprendre la nécessité de dissoudre l'Ego, le Moi-même, le Soi-même. Et comme je vous l'ai dit, c'est ni plus ni moins qu'un livre aux nombreux tomes, une œuvre qui contient beaucoup de volumes, une œuvre que nous devons étudier, parce qu'il est impossible de dissoudre l'Ego, le Moi-même, sans l'avoir compris intégralement, totalement.

En el terreno de la vida practica es donde debemos autodescubrirnos. Los errores que llevamos dentro, afloran precisamente en la vida practica, y si nosotros nos hallamos en estado de alerta, entonces los veremos tal cual son. Defecto descubierto, debe ser comprendido íntegramente, a través de la técnica de la meditación. Una vez comprendido puede ser eliminado con el poder serpentino anular que se desarrolla en el cuerpo del asceta, es decir, con el poder de Devi- Kundalini.

C'est sur le terrain de la vie pratique que nous devons nous autodécouvrir. Les erreurs que nous portons en nous, affleurent précisément dans la vie pratique et si nous sommes en état d'alerte, alors nous les découvrons tels qu'elles sont. Un défaut découvert doit être compris intégralement au moyen de la technique de la méditation. Une fois compris, il peut être éliminé avec le pouvoir serpentin annulaire qui se développe dans le corps de l'ascète, c'est-à-dire avec le pouvoir de Devi Kundalini.

Cuanto mas vaya desintegrandose el Ego, la Conciencia se irá haciendo cada vez más fuerte y al fin quedará entronizado dijéramos, dentro de sí mismos, un foco de Gravedad Permanente, un Centro de Individualidad auténtica que nos libertará completamente de las acciones y reacciones del mundo exterior. Pero necesitamos crear ese Centro de Gravedad Permanente dentro de sí mismos, y eso solamente es posible disolviendo el Ego. Creando (repito) ese Centro de Gravedad, tendremos individualidad. Pero, hoy por hoy, no somos sujetos individuales, somos máquinas controladas por “Yoes”; todo el mundo juega con nosotros, no tenemos auténtica individualidad.

Plus on va désintégrer l'Ego, plus la Conscience va devenir de plus en plus forte, et, à la fin, il y aura, pour ainsi dire, un centre de gravité permanent, un centre d'individualité authentique établi à l'intérieur de nous-même, qui nous libérera totalement des actions et réactions qui proviennent du monde extérieur. Mais, nous devons créer ce centre de gravité permanent en nous-mêmes, ce qui n'est possible qu'en dissolvant l'Ego. En créant, je répète, ce centre de gravité, nous obtiendrons l'individualité. Mais aujourd'hui, nous ne sommes pas des sujets individuels, nous sommes des machines contrôlées par les autres ; tout le monde joue avec nous, nous n'avons pas d'individualité authentique.

Cuando hayamos disuelto el Ego, el “mí mismo”, descubriremos con asombro místico que hay algo que no es posible disolver, y ese “algo” es odiado por las gentes de todas las religiones. Me refiero al Satán bíblico (esta palabra, naturalmente horroriza a muchos. Ya sabemos nosotros el papel que ha hecho el Diablo en el Antiguo Testamento). Mas debemos comprenderlo. Ese Diablo, que tanto nos asusta, es el menos dañino, como dijera Goethe, en uno de sus poemas (palabras que pone en boca de Dios): “De todos los de tu especie, génios a mi ley rebeldes, el menos dañino y perjudicial tú eres”... ¿Que Mefistófeles (Satán) sea el menos dañino y perjudicial? ¡Parece increíble!, ¿verdad? Pero todas las gentes religiosas piensan que precisamente Satanás es lo más dañino, y si nosotros nos pronunciamos a favor de Satanás, nos declaran “satanistas”, “magos negros”, “hechiceros”, “brujos”, “gentes malditas”, etc. Así es la humanidad.

Quand nous aurons dissous l'Ego, le Moi-même, nous découvrirons avec un étonnement mystique qu'il y a quelque chose qui ne peut pas être dissous, quelque chose que les gens de toutes les religions haïssent. Je veux parler du Satan biblique. Ce mot, naturellement, en horrifie beaucoup. Nous connaissons déjà le rôle qu'a tenu le Diable dans l'Ancien Testament. Mais nous, nous devons le comprendre. Ce Diable, qui nous effraie tant, est le moins nuisible. Comme a dit Goethe dans un de ses poèmes – ce sont les paroles qu'il prête à Dieu – : « De tous ceux de ton espèce, des génies rebelles à ma loi, tu es le moins nuisible et préjudiciable ». Que Méphistophélès – Satan – soit le moins nuisible et préjudiciable, cela paraît incroyable, non ? Tous les religieux pensent que Satan est, précisément, le plus nuisible, mais si nous, nous nous prononcions en faveur de Satan, ils diraient que nous sommes des satanistes, des mages noirs, des envoûteurs, des jeteurs de sort, des gens maudits, etc. Voilà l'humanité.

Pero recuerden ustedes que Satanás es la sombra del Eterno. Podríamos disolver el Ego, reducirlo a polvo, pero a Satanás no podemos disolverlo, porque es la sombra del Eterno. Si vamos por una calle, proyectamos nuestra sombra, ¿verdad? por la luz del Sol. Así, también, el Eterno proyecta su sombra en cada uno de nosotros.

Cependant, rappelez-vous que Satan est l'ombre de l'Éternel. Il est possible de dissoudre l'Ego, de le réduire en poussière, mais Satan, nous ne pouvons pas le dissoudre parce qu'il est l'ombre de l'Éternel. Si nous marchons dans une rue, nous projetons notre propre ombre par la lumière du Soleil, non ? Ainsi, l'Éternel projette aussi son ombre en chacun de nous.

Recuerden ustedes que cada uno de nosotros tiene una Chispa Divina, Virginal, Inefable, que es nuestro Logoi íntimo, nuestra Seidad. Ella proyecta su sombra en nuestra psiquis, y esa sombra es precisamente Satanás, Mefistófeles, Arhiman o como le queramos llamar, entre los Aztecas es Xolotl, Satanás, el doble de nuestro Señor Quetzalcóatl.

Souvenez-vous que chacun de nous a une Étincelle divine, virginale, ineffable, qui est notre Logos Intime, notre Séité. Elle projette son ombre dans notre psyché et cette ombre est précisément Satan, Méphistophélès, Ahriman ou peu importe le nom que vous voulez lui donner. Chez les Aztèques, Satan est Xolotl, le double du Seigneur Quetzalcoatl.

Reflexionemos, mis caros hermanos. Ese Satanás, la sombra del Eterno en cada uno de nos, debe ser transformado en Lucifer. Obviamente, Lucifer es el “Dador de Luz”, el “Lucero de la Mañana”, y también el “Lucero Vespertino”. Transformar al Diablo en Lucifer es algo grandioso. Cuando nosotros (en los mundos superiores de Conciencia Cósmica) vemos a nuestro propio Diablo, comprendemos la necesidad de transformarlo. El Diablo de cualquier profano, la sombra digéramos Arhimánica o mefistofélica (hablando a lo Goethe) de cualquier sujeto, es negro como el carbón, y es claro que arroja un fuego siniestro (es el Fohat aquél, diabólico). Pero he ahí lo grandioso: transformar, convertir a esa sombra negra, a ese Diablo, en Lucifer, es posible; se hace factible cuando eliminamos el Ego animal, cuando destruimos los “elementos inhumanos” que llevamos dentro. Entonces puede aquél, aquella sombra del Eterno, vestirse con la Túnica de Gloria y convertirse en el Arcángel de Luz.

Réfléchissons, mes chers frères. Ce Satan, l'ombre de l'Éternel en chacun de nous, doit être transformé en Lucifer. Évidemment, Lucifer est le Donneur de lumière, l'Étoile du Matin, mais aussi l'Étoile du Soir. Transformer le Diable en Lucifer est quelque chose de grandiose. Lorsque, dans les Mondes Supérieurs de la Conscience Cosmique, nous voyons notre propre Diable, nous comprenons la nécessité de le transformer. Le Diable de n'importe quel profane, l'ombre ahrimanienne ou méphistophélique – pour parler comme Goethe – de n'importe quel individu, est noir comme du charbon ; c'est clair qu'il en sort un feu sinistre, le feu négatif et fatal, le Fohat diabolique. Mais, il y a ici quelque chose de grandiose : transformer, convertir cette ombre noire, ce Diable en Lucifer, est possible, cela devient possible lorsque nous éliminons l'Ego animal, lorsque nous détruisons les éléments inhumains que nous portons à l'intérieur. Alors cette ombre de l'Éternel peut revêtir la tunique de gloire, se transformer en Archange de Lumière.

No olviden ustedes que Lucifer tiene potestad sobre los Cielos, sobre la Tierra y sobre los Infiernos. En los Cielos le obedecen los ángeles, en la Tierra hace temblar a los humanos, y en los Infiernos los demonios huyen despavoridos. Es pues, Lucifer, el Príncipe de la Luz, el Arcángel de la Gloria.

N'oubliez pas que Lucifer a pouvoir sur les Cieux, sur la Terre et sur les Enfers. Dans les Cieux, les anges lui obéissent ; sur Terre, il fait trembler les humains et dans les Enfers, les démons fuient épouvantés. C'est donc Lucifer, le Prince de la Lumière, l'Archange de la Gloire.

Pero nosotros, repito, necesitamos convertir al Diablo en Lucifer, modificar ese aspecto negro y tenebroso de la sombra del Eterno, blanquearlo para hacerlo puro, perfecto; embellecerlo, mediante la disolución del Ego animal. Si así procedemos, el pago será grandioso: él nos entregará el tesoro, el nos dará el elixir de la larga vida, él nos conferirá la inmortalidad, él nos hará realmente fuertes. Hoy por hoy somos débiles, absolutamente débiles; víctimas de los demás, todo el mundo juega con nosotros, y desgraciadamente no hemos querido comprender que los demás juegan con nosotros. Somos víctimas de los demás y no lo sabemos; nos creemos poderosos, cuando no somos más que míseros leños arrojados en el mar borrascoso de la existencia.

Quant à nous, je le répète, nous devons transformer le Diable en Lucifer, modifier cet aspect noir et ténébreux de l'ombre de l'Éternel, le blanchir pour le rendre pur et parfait ; l'embellir grâce à la dissolution de l'Ego animal. Si nous procédons ainsi, la récompense sera grandiose : il nous donnera le trésor, il nous donnera l'Élixir de Longue Vie, il nous conférera l'immortalité, il nous rendra réellement forts. Aujourd'hui, nous sommes faibles, absolument faibles, victimes des autres, tout le monde joue avec nous et, malheureusement, nous ne voulons pas comprendre que les autres jouent avec nous. Nous sommes victimes des autres et nous ne le savons pas. Nous nous croyons puissants alors que nous ne sommes rien de plus que de misérables bouts de bois emportés dans la mer tumultueuse de l'existence.

Yo los invito pues mis caros hermanos, a disolver el Ego, con el propósito de blanquear a su propio Daimon, a su divino Daimon, los invito a disolver el ego para que embellezcan a su Daimon, a su Xolotl; a su Mefistófeles, para que lo conviertan en el Príncipe de la Luz, en el Señor que tiene potestad sobre los Cielos, sobre la Tierra y sobre los Infiernos. Reflexionen, pues, vuélvanse mas individuales.

Je vous invite, mes chers frères, à dissoudre l'Ego dans le but de blanchir votre propre Daïmon, votre Daïmon divin. Je vous invite à dissoudre l'Ego pour embellir votre Daïmon, votre Xolotl, votre Méphistophélès, afin qu'il se transforme en Prince de la Lumière, en le Seigneur qui a pouvoir sur le Ciel, sur la Terre et sur les Enfers. Réfléchissez donc, et devenez plus individuels.

Esta es mi plática de esta noche, si alguno de ustedes tiene algo que preguntar, puede hacerlo con la más entera libertad. Hable hermano.

Voilà ma conférence de ce soir. Si l'un d'entre vous a quelque chose à demander, vous pouvez le faire avec la plus sincère liberté. Parlez...

D. La primera, que hace mucho, hemos visto que existen ¿eh…? hasta oraciones, (no recuerdo si la dianética o alguna de ellas), que tienen el propósito –eso por lo que se refiere a la iglesia católica pero también hay otras escuelas que emplean diversas oraciones o procesos–, dizque para, traer la paz, digamos, entre dos individuos que se están peleando en un mercado. Un estudiante de esoterismo lícito que en alguna forma intervenga ya sea por medio de la oración, aunque sea a distancia, o por medio de algún rito o algo, este... ¿es lícito que pueda intervenir para que dos rijosos se pongan en paz?

Disciple. A-t-on le droit d'intervenir, que ce soit au moyen de la prière ou au moyen d'un rite ou autre, pour que deux personnes qui se battent puissent retrouver la paix ?

M. Cada cual es cada cual. La discordia existirá mientras cada individuo, cada sujeto cargue dentro de sí mismo, en su psique, los “elementos” que producen conflictos. Obviamente, mientras exista la discordia en nosotros mismos, existirá fuera de nosotros mismos, en todas partes. Resulta inútil que nosotros tratemos de apaciguar a otros; esos otros continuarán peleando porque llevan la discordia adentro. Esa es la curda realidad de la vida. ¿Que apelemos nosotros por medio de procedimientos ocultos y mágicos, etc. a que dos personas dejen de pelear?, últimamente de nada sirve, podrían dejar de pelear en el momento, y después continuar peleando en un futuro. La verdad es que nosotros debemos ser nosotros; debemos ser más autorreflexivos, más individuales, no identificarnos con escenas ajenas, vivir autodescubriendonos en sí mismos. Eso es lo importante.

Maître. Chacun est chacun. La discorde existera aussi longtemps que chaque personne portera en elle-même, dans sa psyché, les éléments qui produisent des conflits. Évidemment, tant que la discorde existera en nous-mêmes, elle existera au dehors de nous-mêmes, de partout. Il s'avère inutile d'essayer d'apaiser les autres ; ces autres continueront à se battre, parce qu'ils portent en eux la discorde. C'est la crue réalité de la vie. Que nous demandions, au moyen de procédés occultes et magiques, que deux personnes arrêtent de se battre, en définitive, ne sert à rien, parce qu'elles peuvent arrêter de se battre sur le coup, mais elles continueront à se battre après, dans le futur. La vérité est que nous devons être nous-mêmes ; nous devons être plus réfléchis, plus individuels, nous ne devons pas nous identifier avec les scènes des autres, mais vivre en nous autodécouvrant nous-mêmes. Voilà ce qui est important.

P. ¿No sería una actitud hasta cierto punto egoísta, porque sugiere que unos rijosos podrían >PI< llegar a matarse, y la intervención de otra persona podría evitarlo?

D. Ne serait-ce pas une attitude quelque peu égoïste ? Parce qu'alors, ces deux personnes peuvent en arriver à s'entretuer et l'intervention d'une autre personne pourrait éviter cela.

R. Nuestra intervención muchas veces puede servir y muchas veces no puede servir. La cruda realidad de los hechos es que la disputa, la discordia, existe en cada uno, y mientras continúe existiendo, continuarán los conflictos. Nadie nos ha convertido a nosotros en policías para ir a disolver tumultos ajenos. Como están las cosas, lo único que debemos hacer es velar por nosotros mismos, eliminar nuestros propios errores. Cada cual debe eliminar sus propios errores. Nosotros no podemos eliminar los errores de los demás; cada uno es cada uno, nosotros no podemos cambiar a nadie. Podríamos amonestar pero eso no es suficiente para que otros cambien. Estoy por ejemplo aquí hablando a los hermanos y los hermanos me están escuchando, pero yo no podría cambiar a los hermanos; ellos tienen que hacer autoesfuezos propios, y más aún superesfuerzos para poder cambiar, yo no podría cambiarles, ellos tienen que cambiar por sí mismos. Así también, nosotros no podemos servir de policías aquí, allá y acullá. Cada cual tiene que responder por sus propios actos.

M. Très souvent, notre intervention peut être utile, mais très souvent, elle est inutile. La crue réalité des faits est que la dispute, la discorde existe en chacun de nous, et tant qu'elle continuera d'exister, les conflits continueront. Personne ne nous a transformés en policiers pour aller régler les émeutes des autres. En l'état actuel des choses, la seule chose à faire est de veiller sur nous-mêmes, d'éliminer nos propres erreurs. Chacun doit éliminer ses propres erreurs. Nous ne pouvons pas éliminer les erreurs des autres ; chacun est chacun, nous ne pouvons changer personne. Nous pouvons les admonester, mais cela ne suffit pas pour que les autres changent. Je suis ici, en train de vous parler, frères, et vous, frères, vous êtes en train de m'écouter, mais moi, je ne peux pas vous changer, frères. Vous devez faire vous-mêmes vos propres efforts, et plus encore, des super efforts pour pouvoir changer. Moi, je ne peux pas vous changer, vous devez changer par vous-mêmes. En plus, nous ne pouvons pas jouer le rôle de policiers ici, là et partout. Chacun doit répondre de ses propres actes.

P. En cuanto se refiere al afecto, pues vemos en todos los seres de la naturaleza, que aparte de que son capaces de entregar digamos la vida por un ser querido, tienen también medios de expresión para demostrar su afecto, su amor. ¿No es lícito que los esposos o los hijos, por medio de estos pequeños actos, –hábitos o lo que sea– demuestren su afecto a la vez que el padre lo hace o la madre?

D. En ce qui concerne les marques d'affection, nous voyons chez tous les êtres de la nature que certains sont capables de donner leur vie pour un être cher. Ils ont aussi des moyens d'expression pour montrer leur affection, leur amour. N'est-il pas légitime que les époux et les enfants, au moyen de ces petits gestes, ces caresses ou quoi que ce soit, démontrent leur affection, comme le père et la mère le font ?

M. El amor viene del padre, es grandioso, pero reza un dicho español: “Obras son amores, y no buenas razones”. Yo he conocido hogares muy afectuosos, que se han desintegrado de la noche a la mañana. Hace poco conocí uno, aparentemente muy feliz. Todos los hijos de aquel hogar pues eran afectuosos con sus padres. Ese hogar ya terminó: el hombre se divorció de la mujer y la mujer de su hombre, y los hermanos andan unos por un lado y otros por el otro, algunos de ellos nisiquiera se hablan entre sí ¡y eran muy afectuosos!

M. L'amour est acceptable, il est grandiose, mais il y a un dicton espagnol qui dit : « L'amour se fonde sur les œuvres et non pas sur les bonnes intentions ». J'ai connu des foyers très affectueux qui se sont désintégrés du jour au lendemain. Il y a peu de temps, j'en ai connu un, apparemment très beau : tous les fils de ce foyer étaient affectueux avec leurs parents. Ce foyer n'existe plus : l'homme a divorcé de sa femme et la femme de son mari, et les frères s'en vont, les uns d'un côté, et les autres de l'autre ; certains ne se parlent même plus entre eux, et pourtant ils étaient très affectueux !

Por lo común los afectos degeneran en lujuria, de nada sirven. No olviden ustedes que el corazón, también es un centro erótico. Repito. Lo mejor es el amor, y el amor no acepta afectos. Es puro, hermoso, bello, desinteresado; se confirma por las obras, por los hechos.

Habituellement, les marques d'affection dégénèrent en luxure, elles ne servent à rien. N'oubliez pas que le cœur est aussi un centre érotique. Je répète, le mieux, c'est l'amour, et l'amour n'accepte pas les marques d'affection. Il est pur, merveilleux, beau, désintéressé ; il se vérifie par les œuvres, par les faits.

¿De qué sirve que un hombre le esté diciendo a la mujer: “¡Ay mamasita!”, “te quiero”, “te adoro”, “mi vida” ¿no? Y no le dé ni siquiera para el diario. ¿De qué sirve tanto besuqueo y tantos abrazos, y cosas por el estilo, si luego no se preocupa aquel hombre dijéramos, porque la mujer tenga con qué comprarse un par de medias, porque tenga con qué vestirse? Y debe tres o cuatro meses de renta ¿Es eso amor acaso? Más vale que aquel hombre sea cumplidor de sus deberes. En vez de tanto besuqueo, de tantos abrazos, de tantas caricias, mejor que le dé buenos vestidos, que le ponga sus medias, que le pague sus rentas, es decir, que le dé para todas las cosas de su vida, que cumpla con sus deberes como es debido, que no la trate mal, que no le pegue, que no le jale de los cabellos, que no le haga mal... “Obras son amores, –repito– y no buenas razones”.

À quoi ça sert qu'un homme dise à sa femme : « Oh, ma petite femme, je t'aime, je t'adore, tu es ma vie ! », s'il ne lui donne même pas le nécessaire quotidien ? À quoi ça sert tant de baisers et tant d'embrassades et des choses de ce style, si l'homme ne se préoccupe pas de savoir si sa femme a de quoi s'acheter une paire de bas ou de quoi se vêtir, et qu'il doit trois ou quatre mois de loyer ? C'est ça l'amour ? Il vaut mieux que cet homme accomplisse ses devoirs. Au lieu de tant de baisers, de tant d'embrassades, de tant de caresses, il est mieux qu'il lui donne de bons vêtements, qu'il lui paie ses factures, qu'il lui paie le loyer, c'est-à-dire, qu'il subvienne à tous ses besoins quotidiens, qu'il accomplisse ses devoirs comme il se doit, qu'il ne la maltraite pas, qu'il ne la frappe pas, qu'il ne lui tire pas les cheveux, qu'il ne lui fasse pas de mal. L'amour est dans les œuvres, je répète, et non dans les bonnes intentions.

D. Pero si me agarra las cosas así con mucho despotismo eso a mi no me gusta maestro, yo creo que es revoltilcon [risas], que de vez en cuando si me haría falta que me apapachara, eso de que llegue con un vestido: “toma, póntelo” [en tono severo] y así pues como: “soy un hombre muy cumplidor” yo creo que hace falta de todo maestro, tantito de todo.

D. Mais si mon mari me donne les choses avec beaucoup de despotisme, ça ne me plaît pas, Maître, moi, je pense que c'est un tout, Maître, un petit peu de tout.

M. Hermana, –hermana y hermanos–: Indudablemente repito: “obras son amores y no buenas razones”. “es tan malo ser altivo, como tener espinazo de goma”. Entiendo por modestia sencillamente la naturalidad

M. Frères et sœurs, indubitablement, je répète : ce sont les œuvres qui sont amour et non les bonnes intentions. Il est aussi mauvais d'être inflexible que d'être un mollasson. Je veux dire par modestie et simplicité, le naturel.

Está bien que el hombre sea natural con su mujer y que la mujer sea muy natural con su hombre, pero todos esos hogares donde existen tantos y tantos besos y abrazos, y cosas así por el estilo (tantos afectos, en una palabra), terminan mal y eso ya lo hemos evidenciado en la práctica. Yo he visto hogares donde todo era puro afecto, y hoy en día ya se acabaron, en cambio he visto hogares donde el hombre no es así. Tampoco tiene “espinazo de goma”, pero no es duro de corazón; no es afectuoso, pero sabe cumplir con sus deberes; su amor lo demuestra con hechos, con sencillez y con tacto. Esos hogares llegan muy lejos, no se acaban jamás; los destruye la muerte, es natural, pero duran.

Il est bon que l'homme soit très naturel avec sa femme et que la femme soit très naturelle avec son mari, mais tous ces foyers où il existe tant et tant de baisers, d'embrassades, et des choses de ce style, en un mot tant de marques d'affection, ils terminent mal et ça, nous l'avons constaté dans la pratique. J'ai vu des foyers où tout était pure affection, et maintenant ils n'existent plus, ils sont finis. En revanche, j'ai vu des foyers où l'homme n'est pas hautain, ce n'est pas non plus un mollasson, il n'est pas dur de cœur ; il n'est pas affectueux, mais il sait accomplir ses devoirs, il démontre son amour par des faits, avec simplicité, bonté. Ces foyers vont très loin, ils ne se séparent jamais ; la mort les sépare, c'est normal, mais ils perdurent.

Vigilemos pues nuestros propios actos. ¿De dónde nacen los afectos? y ¿qué cosa son los afectos? Los afectos tienen por basamento la lujuria, son sucios. Recordemos que el corazón también es un centro erótico que conduce inevitablemente al abuso sexual; todos esos sentimentalismos de hombres y mujeres degeneran en fornicación, en lujuria, en morbosidad.

Surveillons nos propres actes. D'où sortent les marques d'affection et que sont les marques d'affection ? Les marques d'affection ont pour base la luxure, ce sont des vices. Rappelez-vous que le cœur est aussi un centre érotique qui conduit inévitablement à l'abus sexuel. Tous ces sentimentalismes d'hommes et de femmes dégénèrent en fornication, en luxure, en morbidité.

De manera que entonces los afectos son el producto digéramos, o son el resultado de la lujuria. El amor es lo más bello, lo más puro, es como un niño recién nacido, no desea nada para sí, sino todo para el ser que ama; está limpio de afecto, pero sabe cumplir con su deber. Se demuestra con hechos y no simplemente con vana palabrería insubstancial de charla ambigua.

De sorte que les marques d'affection sont le résultat de la luxure. L'amour est la plus belle chose qui soit, la plus pure ; il est désintéressé, il est comme un nouveau-né, il ne désire rien pour lui, mais tout pour l'être aimé ; il est dénué de tout affect, mais il sait accomplir son devoir. Il le démontre par des faits et pas simplement par de vaines paroles insubstantielles d'un bavardage ambigu.

Aquéllos que le prometen a la pobre dama de sus ensueños todas la riquezas del mundo aunque no las tengan, que le bajan el cielo y se lo pone a sus pies, por lo común resultan totalmente falsos; pero esos hombres que no prometen mucho a la mujer, pero que sí le cumplen, que velan por ellas, que no la abandonan, indudablemente resultan magníficos.

Ceux qui promettent à la pauvre dame de leurs rêves, toutes les richesses du monde bien qu'ils ne les possèdent pas, de mettre le ciel à leurs pieds, sont généralement fourbes. Alors que ces hommes qui ne promettent pas beaucoup de choses à leur femme, mais qui les accomplissent, qui veillent sur elle, qui ne l'abandonnent pas, s'avèrent indubitablement, magnifiques.

Lo mismo sucede en cuanto a la mujer. Aquéllas que son muy cariñosas, muy zalameras, pues, en fin, que viven llenas de afectos, casi siempre le ponen al pobre marido sus buenos cuernos [risas]. Esa es una cruda realidad, que la he visto y que la estoy viendo todos los días mis caros hermanos, pero las mujeres aquellas sobrias, que no son afectuosas, cumplidoras de sus deberes, que hacen todos sus quehaceres con mucho juicio diariamente, claro, que ven por sus hijos, que atienden a sus maridos en todo, indudablemente resultan magníficas esposas, fieles y sinceras, incapaces de traicionar; pero las muy zalameras y sentimentalistas y llenas de afectos, terminan poniéndole al pobre hombre su buen par de cuernos.

Il en va de même avec les femmes. Celles qui sont très câlines, très cajoleuses, et qui démontrent beaucoup de marques d'affection font presque toujours porter de belles cornes à leur mari. C'est la crue réalité que j'ai vue et que je vois tous les jours, mes chers frères. Mais les femmes, celles qui sont sobres, peu affectueuses, qui accomplissent leurs devoirs, qui font quotidiennement toutes leurs tâches ménagères avec beaucoup de diligence, qui veillent sur leurs enfants, qui prennent soin de leur mari en tout, sont, indubitablement, de magnifiques épouses, fidèles, sincères, incapables de trahir. Mais, celles qui sont très cajoleuses, sentimentales, prodigues en marques d'affection finissent par faire porter une belle paire de cornes au pauvre homme.

Por eso hay un dicho por ahí un poco vulgar que dice ¿no? – refiriéndose a los matrimonios estos nuevos–, dice que: “el matrimonio no es el cuerno de la abundancia, pero sí es la abundancia de cuernos” [más risas].

C'est pourquoi il y a, ici, un dicton un peu populaire qui dit, en se référant à ces mariages modernes : « Le mariage n'est pas la corne d'abondance, mais l'abondance de cornes ! »

¿Hay alguna otra pregunta hermanos?

Est-ce qu'il y a une autre question, mes chers frères ?

D. Sí maestro. Está bien, está bien lo de no ser cómplices del delito, indudablemente, ahora qué, si vemos a un ser querido que es agredido, considero que es muy difícil, pero muy difícil, desde luego para entrar en su defensa, no sentir, –es decir para entrarle al agresor a balazos y a cuchilladas–, es muy difícil no sentir ira. En ese momento yo creo que la ira es precisamente el motor, el impulso que le hace a uno >PI<.

D. Si nous voyons un être cher qui est attaqué, je pense qu'il est très difficile, mais très difficile de ne pas ressentir de la colère contre l'agresseur, Maître, parce qu'à ce moment-là, je pense que la colère est précisément le moteur, l'élan qui nous fait accomplir notre devoir.

M. Bueno lo que tú estás diciendo en este momento ¿quien lo está diciendo? ¿Es el ser de nuestro hermano Víctor Manuel Chávez, o es el ego? Incuestionablemente el ser no hablaría así ¿verdad? Entonces ¿quien está hablando así? ¿no es acaso el ego?

M. Bon, ce que tu es en train de dire en ce moment, qui est-ce qui le dit ? C'est l'Être de notre frère V.M.C. ou c'est l'Ego ? Incontestablement, l'Être ne parlerait pas ainsi, non ? Alors, qui est en train de parler ici ? C'est l'Ego, non ?

Si nosotros leemos cuidadosamente por ejemplo al “Zanoni” de Bulwer-Lytton, hallamos un pasaje precioso. Resulta que aquella artista llamada Viola, yendo en su carroaje arrastrado por briosos corceles, fue atacada por un grupo pues de, calaveras, de malhechores. Zanoni era incapaz de sentir ira, sin embargo desenvainó su espada, y en forma enérgica y viril pero lleno de gran serenidad, a su vez, se enfrentó a los agresores, y como quiera que la fuerza en él y la serenidad eran superior a la violencia de sus agresores, pues estos le miraron, sintieron temor y huyeron.

Si nous lisons attentivement Zanoni de Bulwer-Lytton, nous y trouvons un passage précieux. Il se trouve que l'artiste nommé Viola, dans sa diligence tirée par de fougueux destriers, fut attaqué par un groupe de voyous, de malfaiteurs. Zanoni fut incapable de ressentir de la colère. Cependant, il empoigna son épée, et de façon énergique et virile, tout en étant rempli d'une grande sérénité, affronta les agresseurs ; et vu que la force de la sérénité était supérieure à la violence de ses agresseurs, ils le regardèrent, prirent peur et s'enfuirent.

Jesús de Nazaret expulsando con el látigo a todos los mercaderes del tempo no tuvo ira, allí había gran serenidad, sin embargo fue en esos instantes severo,

Jésus de Nazareth, expulsant tous les marchands du temple avec le fouet, n'éprouvait pas de colère. Il y avait là, une grande sérénité ; néanmoins, il fut sévère à ce moment-là.

así pues mis caros hermanos, no confundamos nosotros a la severidad con la agresividad. Tampoco es necesario matar forzosamente a alguien que viene a asesinar a nuestra mujer o al hijo o a la hija, no hay necesidad de llegar hasta el colmo, procederemos defendiéndolos con energía sin necesidad de matarlo, eso es claro, únicamente...

Ainsi donc, mes chers frères, ne confondons pas la sévérité avec l'agressivité. Il n'est pas non plus forcément nécessaire de tuer quelqu'un qui vient assassiner notre femme ou notre fils ou notre fille, ce n'est pas nécessaire d'en arriver là. Nous agirons pour nous défendre avec énergie sans avoir besoin de tuer, c'est clair.

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