Conférence 292 : avantages et merveilles du silence mental

Hors ligne Gemani
#1
Avatar du membre
Messages : 8836
Enregistré le : 25 septembre 2008
Localisation : Sud des Landes, à 10 mn des plages! Photo de falaises sur les îles Féroé
Sexe :
Zodiaque :

Conférence 292 : avantages et merveilles du silence mental

Message le

CONFÉRENCE N°292 : AVANTAGES ET MERVEILLES DU SILENCE MENTAL

Traduction d'une conférence intitulée "SOBRE LA TERCERA CÁMARA" (1971)

Conférence-Interview - Mexico D. F.



Frères gnostiques salvadoriens, nous allons parler aujourd'hui de la Troisième Chambre.

Si l'on étudie attentivement le Manifeste Gnostique imprimé en Colombie, on peut clairement observer que nous y mentionnons une Troisième Chambre. Entrons, donc, mes chers frères, dans le sujet.

Réunis dans la salle de méditation, nous devons avant tout étudier profondément le sujet qui nous intéresse : celui de la concentration, le Dhyana, ce qu'est le Samadhi, etc. Pensons un instant que nous sommes maintenant ici, tous réunis en Troisième Chambre. Je vais détailler l'ordre du jour et ensuite, évidemment, nous ferons la pratique, mes chers frères.

Qu'est-ce que le mental ? Nous avons vraiment de nombreuses personnes, car nous avons de nombreux Mois. Vous savez déjà que les Mois personnifient nos défauts de type psychologique. Chacun de ces Mois-démons a son propre mental. Par conséquent, quand on parle d'un mental, on ne parle pas de façon très claire ; mieux vaut penser aux nombreux mentals et ainsi la compréhension devient plus évidente.

Il est certain que chacun de nous ressemble à un bateau chargé de nombreux membres d'équipage, de nombreux passagers. Chacun de ces Mois est un passager. Et chaque passager a son propre critère, son propre mental, ses propres idées, ses propres concepts, etc.

Lorsque n'importe lequel de ces Mois s'enthousiasme, par exemple, pour la Gnose, il jure loyauté ; malheureusement, beaucoup plus tard, il est remplacé par un autre Moi qui n'est pas intéressé par la Gnose, et alors, naturellement, l'individu quitte notre Mouvement. Quand l'un de ces Mois jure un amour éternel à une femme, il semble que tout va bien marcher, non ? Mais plus tard, il arrive qu'un autre Moi remplace celui qui a juré, et ce serment n'intéresse pas du tout ce nouveau Moi ; alors il quitte la pauvre femme et celle-ci se retrouve, évidemment, déçue.

Par conséquent, mes chers frères, en comprenant que le mental est multiple parce que nous avons de nombreux mentals, nous allons approfondir un peu plus ce sujet.

De quoi avons-nous réellement besoin pour pouvoir arriver à expérimenter le réel, la vérité, à travers l'Extase, le Samadhi ? Comment atteindre cet état de ravissement mystique transcendantal ? Cela est très intéressant, mes chers frères, très intéressant.

Réfléchissez, s'il vous plaît, réfléchissez.

Il s'agit, avant tout, d'atteindre le calme et le silence du mental. C'est seulement ainsi qu'on peut atteindre l'Extase, le Samadhi. Cependant, comment pourrions-nous atteindre ce calme, ce silence ? À l'intérieur de nous-mêmes, nous avons de multiples Mois qui vivent en se disputant la suprématie. Dans ces conditions, évidemment, il devient difficile d'atteindre ce silence et ce calme, car les Mois - querelleurs et criards - ne le permettent pas vraiment.

Alors, que faire ? Il faut donc, mes chers frères, se mettre, avant tout, dans une position confortable. Je sais que dans le Lumisial, dans la salle de méditation, il faut être assis, oui, mais avec le corps physique relaxé ; aucun muscle ne doit être en tension. À la maison c'est différent : là on peut s'allonger sur son lit, en forme d'étoile flammigère, position à cinq pointes, c'est-à-dire jambes et bras écartés, corps relaxé et entrer en méditation ; ou position de l'homme mort, la fameuse "savasana" orientale, la posture du cadavre : talons joints, bras le long du corps, le corps complètement relaxé, etc. Mais je répète, dans le Lumisial, en salle de méditation, nous devons être assis, évidemment oui, mais avec le corps relaxé. Cela étant compris, mes chers frères, entrons donc dans la technique proprement dite de la méditation.

Fermons les yeux. Il est préférable qu'ils soient fermés pour que les sensations du monde extérieur, les perceptions, enfin, tous les objets du monde physique, les personnes, les choses, ne nous distraient pas. Maintenant, il convient d'être attentif, d'avoir le mental calme, en silence à l'intérieur et à l'extérieur.

Je répète : cela n'est possible qu'en étant attentif à ce que nous sommes en train de faire, n'est-ce pas, parce que si vous n'êtes pas attentifs, comment votre mental va-t-il être calme et en silence ? Une pensée vous arrive, il vous en arrive une autre, un désir, n'importe quoi, et le mental n'est plus calme ni en silence. Malheureusement, frères, être attentifs n'est pas si facile. Ce que nous pourrions appeler "inattention" arrive inévitablement.

Il y a donc deux états : celui de l'attention et celui de l'inattention, compris ? Si nous voulons être attentifs, l'opposé arrive, l'inattention. Et qu'est-ce qui cause l'inattention ? Évidemment, les Mois que nous portons en nous, n'est-ce pas ? Des souvenirs, des désirs, des émotions, des passions, des événements de la journée, du mois ou de l'année, des rappels, des rancœurs, des ressentiments, etc. ; c'est évident. Que faire alors avec toute cette multiplicité du Moi ? Que faire avec cette inattention ? Observez-la, mes chers frères, observez-la.

Quand on observe, sereinement, toutes les phases de l'inattention, quand on les regarde vraiment de façon détaillée et sans prendre parti pour ceci ou pour cela, dans cette même observation de ce qui est inattentif, survient l'attention réelle. Quand celle-ci surgit, le mental reste calme et en silence.

Je veux que vous sachiez que quand le mental est calme, que quand le mental est en silence, advient le nouveau, c'est clair. Dans ces instants-là, l'Essence se désembouteille pour vivre des expériences dans le monde du réel. Dans ces états de pleine lucidité, nous expérimentons un élément qui transforme radicalement, qui nous donne de la motivation, qui nous renforce pour la bataille, pour la lutte, compris ?

Il y a un vieux dicton qui dit : "Nosce te ipsum" - Homme, connais-toi toi-même et tu connaîtras l'Univers et les Dieux -. Quand on observe ce qu'il y a d'inattentif, diverses choses arrivent naturellement. N'importe quelle pensée doit être dûment comprise et oubliée ; tout désir, tout sentiment, tout ce qui apparaît, après avoir été profondément compris, doit être oublié.

Il est clair que cette procession de désirs, de pensées, d'émotions, etc., a un début et une fin. Réellement, cette procession est composée de tous les Mois : les Mois de la colère, les Mois de l'envie, les Mois de la haine, les Mois de la luxure, les Mois du ressentiment, les Mois de telles ou telles scènes du passé, etc. En voyant tout cela, en comprenant chacun de ces détails, on est en train de se connaître soi-même, n'est-ce pas ? C'est seulement en se connaissant soi-même qu'on peut connaître l'Univers et les Dieux, selon la maxime de Thalès de Milet, là-bas dans l'ancienne Grèce, quand les Mystères d’Éleusis existaient encore dans le monde physique.

Il n'est pas possible de parvenir à l'expérience du réel sans se connaître profondément soi- même. C'est ce qu'on fait quand on est en méditation : on est en train de se connaître, intégralement, profondément, tel qu'on est. Résultat : l'expérience du réel arrive, car se connaissant soi-même, on connaît tout ce qui existe dans l'Infini, c'est évident.

Faites une distinction entre un mental calmé de force, violemment, c'est-à-dire calmé de façon forcée, dirons-nous, et un mental qui est réellement calme de façon spontanée et pure. Faites une distinction entre un mental qu'on fait taire de force, violemment, et un mental qui est en silence.

Quand le mental est violemment calmé, il n'est pas calme : il lutte pour s'activer dans ses profondeurs les plus profondes ; et quand on fait taire violemment le mental, il n'est pas non plus en silence : il crie dans ses profondeurs. Bref, ce chemin s'avère ainsi stérile.

Le calme et le silence doivent survenir de façon pure et spontanée. Ils surviennent quand cette procession de souvenirs, de passions, de désirs, de défauts, etc., s'achève. Alors, c'est dans ces moments-là que la Conscience parvient à sortir de la bouteille pour expérimenter ce qui est réel, ce qu'est la vérité. Ainsi, mes chers frères, en connaissant cette technique, tous réunis en plein sanctuaire, nous devons méditer.

Je ne veux pas vous dire que le travail est facile. Il est évident que ce travail est difficile, néanmoins il n'est pas impossible, et il conduit ostensiblement à l'Illumination mystique. Celui qui se connaît lui-même, ne l'oubliez pas, connaît l'Univers et les Dieux.

On doit se libérer du mental, mes chers frères, et ce n'est possible que par la méditation profonde. Malheureusement, la Conscience est emprisonnée dans la prison du mental. Évidemment, tant que la Conscience est enfermée, l'expérience du réel s'avère impossible. Nous devons lutter pour notre liberté, mes chers frères. Rappelez-vous que chacun de vous est emprisonné, et ce qui est grave, c'est que vous ne vous rendez pas compte que vous êtes emprisonnés ; vous croyez être libres, mais vous ne l'êtes pas, car vous êtes emprisonnés.

La prison du mental est horrible. Là, dans cette prison, est enfermée la Conscience, l’Âme, l'animique, ce qui vaut vraiment la peine en nous. Vous êtes dans une situation difficile, et vous ne vous rendez pas compte que vous êtes dans une situation difficile.

Voyez combien de gens se consacrent à fortifier les barreaux de cette prison. Ils mettent des annonces dans les journaux : que telle école vous confère des pouvoirs extraordinaires sur le mental, qu'on nous développe la force mentale, qu'ils ont des techniques extraordinaires pour dominer tout le monde, au moyen du mental, etc.

C'est-à-dire que ceux qui sont prisonniers font de la publicité pour que les autres restent prisonniers, quelle horreur ! Malheureusement, c'est comme ça.

Vous tous, mes chers frères, devez comprendre intégralement la nécessité de vous libérer du mental pour expérimenter dans le domaine du réel ; et cela, je répète, n'est possible que lorsque le mental est calme, lorsque le mental est en silence.

Je ne cesse de clarifier - et en cela je ne veux économiser aucune sorte d'efforts - que le problème de chacun de vous, assis ici dans la salle de méditation, consiste, précisément, en l'inattention. Vous voulez tous être attentifs. Malheureusement, nous n'y arrivez pas ; n'importe quoi vous distrait : le chant d'un grillon jusqu'au boulet de canon, une voiture qui passe dans la rue, ou le dernier souvenir d'il y a un instant à peine, probablement, quand vous étiez en train de parler avec votre copine ou avec votre copain, ou peut-être avec une fiancée, etc.

Généralement, l'agitation de la journée laisse tant de traces au fond du mental que quand vient l'heure d'être attentif, on n'y arrive pas ; et c'est là que nous devons vraiment comprendre cette technique : observer l'inattention, c'est-à-dire observer attentivement ce qu'il y a d'inattentif en nous. Quand on observe, je répète, même si je suis las de répéter autant, tous les détails de l'inattention, il est évident qu'il y a par conséquent l'attention.

Or, la pleine attention, mes chers frères, nous donne précisément la lucidité de l'Esprit ; la pleine attention nous mène à un calme naturel, spontané en soi, du mental ; la pleine attention nous mène à un silence très beau, très profond du mental. Ce qui est curieux, c'est que quand on est vraiment attentif, quand on est réellement en silence, on ne se rend même pas compte qu'on est en méditation. Ce calme et ce silence sont si naturels qu'on oublie qu'on est en train de pratiquer un exercice. Oubli béni, car quand cela arrive, survient l'Illumination, le Samadhi.

Voyez, par exemple, frères, ce qui arrive quand on s'extasie en contemplant un tableau de la nature, ou un film qui nous intéresse, ou une femme bien-aimée, ou une aube, un crépuscule. Si on y est vraiment plongé, en ces instants-là, il y a pleine attention.

Ce sont ces moments-là dont nous avons besoin pour parvenir réellement à l'Illumination. Il faut créer, dans la méditation, le contexte favorable pour une telle attention, si pleine, et on crée ce milieu favorable lorsqu'on observe profondément l'inattentif. Alors ainsi arrive l'attention naturelle, et c'est ce qui est indispensable pour atteindre la véritable Illumination intérieure mystique, profonde.

Je veux, mes chers frères, que vous compreniez tout cela, mais que vous le compreniez profondément. Nous devons tous, tous, nous libérer des entraves du mental, de l'horrible bataille des concepts opposés ; nous devons nous échapper de tout ce fatras d'opinions, de théories, d'auteurs, etc.
Modifié en dernier par Gemani le 10 juin 2023, 07:57, modifié 5 fois.
Hors ligne Gemani
#2
Avatar du membre
Messages : 8836
Enregistré le : 25 septembre 2008
Localisation : Sud des Landes, à 10 mn des plages! Photo de falaises sur les îles Féroé
Sexe :
Zodiaque :

Message le

Il est très beau, mes chers frères, de pouvoir étudier, par exemple, dans les registres akashiques de la nature toutes les merveilles de la Terre et de ses races ; cela est étonnant. Si on lit Helena Petrovna Blavatsky, c'est merveilleux quand elle parle de la cosmogénèse, de l'anthropogenèse, etc. C'est très très beau d'avoir des informations intellectuelles sur la race polaire, sur les Hyperboréens, sur les Lémures, sur les Atlantes, etc. Mais, c'est autre chose de l'expérimenter de façon directe.

Il se trouve que dans les registres akashiques de la nature, nous pouvons expérimenter de façon directe. Cependant, il est nécessaire de libérer la Conscience de l'intellect. Avec la Conscience émancipée, nous pouvons revoir tous les dossiers scellés de cette grande nature, voyager dans le temps, vivre au temps jadis : dans la Première, la Deuxième, la Troisième, la Quatrième Race, etc., nous souvenir de nos vies antérieures, mes chers frères. C'est formidable, n'est-ce pas ?

Mais tout cela s'avère vraiment impossible si nous restons prisonniers, enfermés dans cette horrible prison du mental. Je veux que vous vous libériez, et cela se fait au moyen de la méditation profonde.

Ainsi, mes chers frères, réunis dans cette salle de méditation, nous devons comprendre la nécessité de nous émanciper de plus en plus des processus de type intellectuel, rationnel. Il y a aussi des mantras qui aident, mais aujourd'hui je ne vais pas vous citer de mantras. Aujourd'hui, je veux que vous compreniez la technique, et il me semble que cette conférence pourrait être plus claire si les frères ici présents posaient des questions en relation avec la méditation.

Je vais donc donner, ici, à nos frères présents, l'opportunité de me poser des questions pour apporter des précisions sur ce thème d'une manière plus profonde. Si l'un de vous a quelque chose à demander, il peut le faire en toute liberté.

D. Maître, j'aimerais votre avis concernant le type de chaises ou de positions que vous considérez les plus favorables pour une meilleure pratique de la méditation.

M. Je vais répondre à ta question avec le plus grand plaisir, mon cher frère. Évidemment, on doit toujours chercher la position la plus confortable. Moins le corps physique est gêné, mieux c'est. Dans les Lumisiaux, il est conseillé d'être confortablement assis à la façon occidentale. Bon, si certains veulent aussi utiliser la position orientale, ils peuvent l'utiliser : jambes croisées à la manière bouddhiste, etc. Et quant à la position strictement occidentale, eh bien, nous savons déjà comment elle est, je n'ai pas besoin de l'expliquer. Ce qu'il faut, c'est que le corps soit totalement, intégralement relaxé.

Chez soi, les choses sont différentes. Là, comme je l'ai déjà dit, vous pouvez vous allonger en position de l'étoile flammigère à cinq pointes, en ayant, naturellement, tout le corps relaxé ; ou dans la position "savasana", de type oriental, la position de "l'homme mort" dont je vous ai déjà parlée ; ou avec les bras croisés sur la poitrine, tel qu'on le voit sur certaines momies égyptiennes, la main et le bras droit croisés sur le gauche, etc.

Moi, franchement, je vous le dis, chez moi, pour la méditation, je préfère celle de l'étoile à cinq pointes, bien que j'utilise aussi parfois la savasana. Mais, dans le Lumisial, la question est différente ; dans le Lumisial, forcément, il faut être assis ; c'est évident.

D. Excusez-moi, Maître, les fois où je veux me relaxer, j'utilise n'importe quel système de relaxation, soit celui des petits nains qui sortent du corps ou soit celui de compter de un à dix. Cependant, parfois, à cause de l'agitation de la journée, je ne peux pas bien relaxer le corps parce que je suis toujours en train de penser aux problèmes du mental. Comme il est nécessaire d'être relaxé pour analyser ce qui arrive sur l'écran du mental, comment peut-on, au moins, atteindre la relaxation pour commencer ?

M. Bon, la relaxation, mon cher frère, est la technique pour que le corps physique soit comme il doit l'être, c'est-à-dire confortable. La méditation, c'est autre chose, n'est-ce pas ? Ne confondons pas une chose avec l'autre. Je ne conseille pas de systèmes très complexes pour la relaxation. Moins il y a de complexité, mieux c'est.

Simplement s'asseoir ou se coucher dans les positions dont j'ai déjà parlé, en relâchant bien les bras et les jambes, et c'est tout. Mais en les relâchant afin qu'aucun muscle ne soit douloureux, c'est ce qui est indispensable, qu'aucun muscle ne soit tendu. Une fois que nous sommes absolument sûrs que le corps est relaxé, oublions cet aspect, n'y pensons plus, car ça pourrait devenir un autre obstacle pour le mental. Et pourquoi nous créer plus d'obstacles ? Quand on a relaxé le corps physique, on doit oublier le corps, faire comme si on était désincarné, ne plus penser au corps. Est-ce que tu m'as compris, mon cher frère B. ?

D. Maître, je considère que le mental est l'instrument que nous utilisons pour comprendre nos défauts, mais à cause de ses limitations, nous ne pouvons pas approfondir leur profonde signification. Je vous remercie de nous parler de la façon d'arriver à cette profonde signification.

M. Oh, mon cher frère T., la compréhension est la compréhension et elle n'a rien à voir avec le mental. La compréhension va plus en profondeur, mon cher frère. Nous devons équilibrer l'être et le savoir, n'est-ce pas ? Quand l'être est plus grand que le savoir, plus développé, plus puissant, il est donc évident qu'il peut en sortir le saint idiot, non, parce qu'il lui manque de la sagesse. Et quand, à son tour, le savoir est exorbitant et l'être n'a aucune sorte de développement, alors c'est pire : il en sort le fripon.

Ainsi, ne prenons pas les vessies pour des lanternes. La compréhension est profonde, elle appartient à la Conscience. Elle consiste en l'équilibre parfait de l'être et du savoir, c'est tout.

D. Maître, excusez-moi, comme la compréhension de chaque Moi est indispensable pour l'éliminer, pourriez-vous nous donner un exemple de ce qu'est la compréhension d'un quelconque Moi ? Car dans cette question de la compréhension, il y a beaucoup de niveaux et il est bien important de comprendre clairement le concept de ce qu'on appelle compréhension profonde. J'aimerais un exemple, Maître.

M. Bon, mon cher frère B., bien sûr, nous parlons sérieusement de la pratique de la méditation en général dans les Lumisiaux. La pratique de la méditation pour la dissolution du Moi est autre chose ; c'est un sujet différent, non ? Cependant, je dois vous dire, en fait, qu'il y a différents degrés de compréhension. J'entends par compréhension profonde quand on est parvenu à appréhender, à saisir la profonde signification de telle ou telle chose, ou de tel ou tel défaut de type psychologique. Cependant, quand on n'est pas arrivé aussi loin, quand on comprend seulement le processus de la colère, ou de l'égoïsme, ou de la haine, par exemple, et rien d'autre, mais qu'on n'a pas, réellement, saisi leur intime signification profonde, il y a une certaine compréhension, mais ce n'est pas la compréhension profonde, c'est la compréhension superficielle.

En tout cas, dans cette question de la compréhension, il y a beaucoup et beaucoup de degrés, d'échelons et d'échelons, de systèmes et de systèmes ; différents niveaux. Car très souvent, on a étudié un livre et on croit l'avoir compris, on le lit un an plus tard, et il s'avère qu'on se rend compte qu'on ne l'avait pas compris.

Vous me demandez des exemples concrets sur la compréhension. Je ne vais vous en donner qu'un, avec le plus grand plaisir, que j'ai expérimenté en moi-même, car j'aime parler de ce que j'ai moi-même expérimenté.

Par exemple, un jour, me trouvant sous terre dans la chambre de réflexion du Summum Supremum Sanctuarium, je décidai, mes chers frères, de comprendre cette Stance de Dzyan où on nous parle du premier instant lié à la fécondation des eaux chaotiques. Intellectuellement, j'avais toujours compris que le feu féconde les eaux de la vie, c'est évident. Intellectuellement, j'avais compris que le Troisième Logos avait fécondé les eaux chaotiques à l'aube de l'existence pour que surgisse le Cosmos, mais je n'avais pas appréhendé sa signification profonde. J'ai eu besoin du calme et du silence du mental.

En ces instants, la Maîtresse Helena Petrovna Blavatsky me rendit visite et me dit : "Le Troisième Logos dit à son épouse : Va, féconde la matière chaotique pour que surgisse la vie, mais c'est à toi de voir". Elle me racontait cela, oui, mais il manquait quelque chose : que je le revive ce drame, le revivre, et j'y parvins grâce au Samadhi. Je fus témoin de l'aurore de la Création ; je vis l'instant où le Premier Logos fit émaner de lui-même le Troisième ; je vis l'instant où le Premier Logos commanda au Troisième, en lui disant : "Va et féconde ton épouse, la matière chaotique, pour que surgisse la vie, mais c'est à toi de voir". Je fus témoin de cette scène. Et c'est évident que j'ai eu alors l'appréhension de sa profonde signification. Cet Ancien s'inclina, révérencieux, vêtu d'un manteau bleu, et commença ensuite le grand travail avec les rituels du feu. Est-ce que vous me comprenez ?

Dans le premier cas, j'avais seulement une information intellectuelle ; dans le deuxième, il y avait appréhension profonde. Dans le premier cas, j'avais une compréhension purement informative ou intellectuelle ; dans le deuxième, une véritable compréhension profonde. C'est tout.

D. Excusez-moi, je me référais à la compréhension d'un Moi. Vous parlez dans Le Parsifal Dévoilé de la compréhension profonde du Moi de la colère, vous mentionnez quelque chose dont je ne me souviens pas. Pourriez-vous avoir l'amabilité de nous expliquer cette compréhension ?

M. C'est clair, mon cher frère B., c'est clair. Il est indubitable, par exemple, que nous pouvons comprendre ce qu'est la colère, savoir que nous avons de la colère, avoir réellement compris tous ses processus psychologiques en nous : comment la colère se développe, quelles sont ses origines, pourquoi la colère surgit en nous à un moment donné, etc., et cependant, bien qu'on l'ait compris, ne pas être parvenu à saisir la profonde signification de la colère. Quand on a capté la signification profonde de la colère, eh bien tout change.

Par exemple, supposons que tu conduis ta voiture et quelqu'un, avec une autre voiture, te heurte. Bien sûr, tu as un moment d'accès de colère, et ça te dérange, n'est-ce pas ? Tu arrives chez toi, tu médites pour en connaître la cause. Tu découvres probablement que c'est à cause d'un manque de patience, un manque de sérénité de ta part, un manque de contrôle de soi, rien de plus. Jusque-là, tu as compris. Saisir la profonde signification de cette colère est une chose qui va beaucoup plus loin, car si tu saisis la profonde signification de cette colère, tu peux découvrir qu'elle n'est, en elle-même, rien d'autre que le résultat de l'ignorance. Tu viens de découvrir avec un étonnement mystique que ce choc a pu avoir été produit par la Loi du Karma, mais tu ignorais la Loi du Karma, tu ignorais que tu devais cette dette karmique.

Si tu arrives à voir ça, c'est parce que tu as capté la profonde signification. De quoi ? De la Colère ? Oui, de la colère. Tu as découvert que cette colère était fondée sur l'ignorance, tu ignorais la Loi du Karma. En voyant comment le karma agit, en lisant dans les registres akashiques de la nature...

Il est clair qu'en Troisième Chambre nous recevons de la force, parce que, réellement, dans la salle de méditation, il s'établit un vortex d'un magnétisme extraordinaire. Nous nous chargeons, pour ainsi dire, d'électricité transcendante pour poursuivre avec détermination nos pratiques ésotériques. Chez nous, nous devons profiter de la force que nous avons accumulée et pratiquer la méditation avec intensité. Il est évident que dans la salle, nous sommes très aidés par toutes les forces magnétiques. Il est aussi certain que chez nous, nous devons compter sur nous-mêmes et sur l'aide de notre Divine mère Kundalini.

Les techniques peuvent être les mêmes chez nous comme dans la salle de méditation, mais en ce qui concerne la relaxation, il y a une différence, car chez soi on peut tranquillement s'allonger sur le sol, si l'on veut, dans la position flammigère, ou savasana, ou sur notre lit, etc. ; la question est différente. Alors que dans le Lumisial, on ne peut être qu'assis.

Quant à l'étude de nos défauts psychologiques, l'étude du Moi, du Moi-même pour le dissoudre, bon, on peut aussi faire des méditations de ce type en Troisième Chambre, mais dans cette conférence, je ne veux pas vraiment faire référence à ça. Je veux uniquement vous dire que chez soi on peut méditer profondément sur les Mois, c'est-à-dire, d'abord on découvre un défaut, et ensuite on tâche de le comprendre grâce à la méditation chez soi.

Mais je ne veux pas, comme j'ai dit, m'engager aujourd'hui dans ce sujet, car le but de cette homélie est la méditation en Troisième Chambre, et le thème que nous étudions aujourd'hui est celui du calme et du silence du mental. Pour ne pas nous égarer, je ne veux pas mélanger une chose avec l'autre.
Hors ligne Gemani
#3
Avatar du membre
Messages : 8836
Enregistré le : 25 septembre 2008
Localisation : Sud des Landes, à 10 mn des plages! Photo de falaises sur les îles Féroé
Sexe :
Zodiaque :

Message le

D. Maître, si, en Troisième Chambre, on s'endort complètement dans notre corps physique, mais qu'on a une expérience en astral, soit consciemment ou inconsciemment, mais qu'on en ramène très bien le souvenir, peut-on considérer cette expérience dans l'astral comme une extase ?

M. Bon, mon cher frère, c'est une extase de type très inférieur, n'est-ce pas, parce que le voyage dans le monde purement astral est le plus inférieur, ou pratiquement le plus inférieur des voyages, c'est tout. Cependant, dans ce cas-là, il y a eu un dédoublement, et un dédoublement concret, exact. Un dédoublement dont on doit tenir compte, car c'est un début, c'est un commencement. On ne peut jamais tenter d'entrer d'un seul coup au plus haut sans être passé par le plus bas, n'est-ce pas ? Bon, voilà tout.

D. Alors, Maître, en quoi pouvons-nous différencier une expérience dans l'astral d'une expérience dans le mental, ou dans le causal, ou dans le monde spirituel ?

M. Bon, naturellement, c'est dans les divers degrés de splendeur que se trouve la différence. Il y a des expériences très inférieures comme celles de l'astral ; un peu plus élevées comme celles du mental, où il y a plus de splendeur. Mais, réellement, mes chers frères, ce que nous devons entreprendre, c'est de nous libérer du mental, nous libérer de la matière. L'astral, c'est de la matière, et le mental, c'est de la matière, tout comme le physique, c'est de la matière, et l'éthérique, c'est de la matière. Ce que je veux, c'est que chacun de vous veille à se libérer de la matière, à se libérer du mental. Ce qui est vital, pour nous, c'est de fonctionner en tant qu'Esprits purs, propres, dans tout l'Espace étoilé. M'avez-vous compris ?

D. Oui, Maître. J'ai une dernière question pour vous. À quoi doit-on le manque de rappel de certaines expériences en méditation ?

M. Je vais répondre à ta question avec le plus grand plaisir, mon cher frère B. Le manque de rappel des expériences mystiques en méditation est tout simplement dû au manque d'éveil de la Conscience. Quand on est bien éveillé, on n'oublie rien, on se souvient de toutes nos expériences intimes avec une entière exactitude ; voilà tout.

Bon, mes chers frères, nous allons commencer la méditation. Cependant, je veux qu'avant que nous commencions la méditation, nous fassions une chaîne pour irradier de l'amour à l'humanité. Tous debout, s'il vous plaît, tous. Faisons la chaîne, répétez avec moi : Que tous les êtres soient heureux, que tous les êtres soient joyeux, que tous les êtres soient en paix. [Cette phrase se répète un total de trois fois]

Maintenant, donnons forme à notre mantra sacré AUM : AAAAAAOOOOOOMMMMMM TAT SAT TANNN PANNN PAZ.

Entonnons maintenant les mantras de notre chaîne ésotérique de Troisième Chambre. Répétez tous avec moi : SAAALLLLLL TUUULLLLL UUULLLLL.

Faites le signe du microcosme, mes chers frères, l'étoile à cinq pointes. Maintenant la croix gnostique. Asseyez-vous s'il vous plaît, mes chers frères. Éteignez les lumières, s'il vous plaît, éteignez les lumières pour que rien ne nous distraie.

Bon, bon, relaxez vos corps. Asseyez-vous bien, asseyez-vous bien, mes chers frères, qu'aucun ne soit mal assis, aucun dans une position inconfortable ; le plus confortablement possible. Ne croisez pas les jambes l'une sur l'autre, car ce n'est pas bon. Jambes et bras détendus, je répète, bien détendus. Qu'aucun muscle ne soit comprimé, que tous les muscles soient bien détendus, bien relaxés. N'en faites pas un problème, s'il vous plaît, n'en faites pas un problème ; c'est une chose vraiment simple, bien s'asseoir. Vous pouvez le faire facilement, sans beaucoup de travail.

Voyons voir, voyons voir, voyons voir... Êtes-vous relaxés ? Cela ne demande pas beaucoup de travail ; vous devez uniquement être sûrs qu'aucune partie de votre corps ne soit en tension, c'est tout. Quant aux mains, placez-les comme vous voulez ; ne vous accrochez pas aux détails, car si vous vous accrochez aux détails physiques, ces détails deviennent un autre obstacle pour le mental ; de nouveaux problèmes, en plus de ceux que nous avons déjà, n'est-ce pas ?

Bon, je crois que nous sommes prêts. Maintenant, fermez les yeux. Pour faire cette pratique, on peut tolérer un petit peu de sommeil pour le physique ; à condition que la Conscience ne dorme pas, tout va bien. Beaucoup d'écoles croient qu'on ne doit pas endormir le corps physique. Elles se trompent. Quand on est en méditation, il est préférable que le corps physique ne dérange pas, et il ne dérange pas quand il est endormi, car un corps physique éveillé est très gênant, il dérange beaucoup.

Moi-même, quand je suis dans les Mondes Internes, je suis très content, très heureux si le corps est bien endormi. Mais quand le corps physique est réveillé, je me maintiens là-bas grâce à la pure volonté ; bien sûr, d'une manière plus inconfortable, c'est évident. Donc, les véhicules physiques peuvent s'endormir, et c'est mieux ; l'important, c'est que la Conscience ne s'endorme pas, qu'elle soit vigilante comme la sentinelle en temps de guerre. Compris ?

Bon, mes chers frères, bon, à présent, nous allons méditer. Commencez par observer ce qui arrive dans votre mental, et avec la plus grande attention, prêtez attention, attention, attention...

Soyez attentifs à ce que vous avez d'inattentif. Ce que vous avez d'inattentif, ce sont les désirs qui apparaissent, les émotions, les passions, les souvenirs des choses de la journée, d'hier, d'avant-hier, etc. Observez, observez, observez, s'il vous plaît, observez ce qui apparaît dans votre mental. Observez, et avec la plus grande attention, observez, soyez attentifs à tout ce qui apparaît. Mais comprenez, oui, comprenez ce qui apparaît, mes chers frères, comprenez-le et oubliez-le ; et si quelque chose de nouveau arrive, eh bien comprenez-le et oubliez-le ; et si une autre chose nouvelle arrive, eh bien comprenez-la et oubliez-la. Voyons voir, entrez, entrez, donc, en méditation. Endormez vos corps physiques un peu plus, mais avec la Conscience alerte, alerte, n'est-ce pas ? Alerte...

Bon, mes chers frères, comme cela n'est rien d'autre que l'indication pratique de comment on doit méditer, il ne me reste qu'à vous dire qu'il est judicieux que ces pratiques se fassent durant une heure d'affilée, une heure, une heure d'affilée, compris ?

Une fois la méditation terminée, alors, tout ce qu'il faut faire, c'est de former la chaîne et je vais la refaire comme on doit faire pour que vous me compreniez.

Voyons voir, formez la chaîne, formez tous la chaîne. Irradions de l'amour.

Que tous les êtres soient heureux, que tous les êtres soient joyeux, que tous les êtres soient en paix. [Un total de trois fois]

Nous devons former notre mantra sacré AUM : AAAAAAOOOOOOMMMMMM TAT SAT TANNN PANNN PAZ.

Maintenant, il y a les mantras avec lesquels on doit toujours terminer la grande chaîne : SAAALLLLLL TUUULLLLL UUULLLLL.

Ensuite, le signe du microcosme. Ensuite, la croix gnostique ou la croix dans le cercle. Cette convocation est terminée. C'est ainsi qu'on termine, mes chers frères.

On doit faire la pratique pendant une heure, il est clair que je ne vais pas faire ici toute la pratique d'une heure, sur une cassette enregistrée, car la cassette ne suffirait pas. Le but de cette cassette, c'est uniquement pour vous indiquer comment on doit faire, de quelle manière on doit travailler. Ensuite, tous les frères se disent au revoir chaleureusement et s'en vont. C'est ainsi qu'on travaille, c'est ainsi que doit toujours fonctionner la Troisième Chambre. Ceux qui entrent en Troisième Chambre sont des individus qui doivent être au moins, au moins, depuis trois ans dans le Mouvement Gnostique. On ne peut pas recevoir en Troisième Chambre un individu d'un an ou deux, mais ceux qui ont au moins trois ans d'assistance ponctuelle à la Première et Deuxième Chambre. Compris ?

Bon, mes chers frères, je crois qu'il n'y a plus rien d'autre à ajouter pour l'instant. S'il y a quelque chose à dire, vous pouvez le dire librement.

D. Maître, une question à laquelle je vous demande de nous répondre, et c'est concernant ce qu'on doit manger avant la pratique de Troisième Chambre, et si un estomac plein ou à moitié plein n'est pas un obstacle pour réaliser une bonne pratique.

M. Je vais répondre à ta question avec grand plaisir, mon cher frère B. Pour venir à la Troisième Chambre, il vaut mieux ne rien manger du tout avant, il vaut mieux venir avec l'estomac vide ; comme ça, la pratique est plus confortable, compris ?

D. Cette autre question que j'ai ici n'a rien à voir avec la pratique de Troisième Chambre, mais avec ce dont nous parlions sur l'appréhension de la signification profonde des Mois. Dans ce cas, vous vous êtes référé au Moi de la colère dont la signification profonde était l'ignorance. Ma question est la suivante, Maître, étant donné qu'il existe d'innombrables Mois de la colère, tous les Mois de la colère ont-ils pour origine l'ignorance ou est-ce seulement spécifique à ce Moi de la colère ? Chaque cas différent a-t-il une signification profonde différente ?

M. Très bien, très bien, mon cher frère B., je vais répondre à ta question intéressante avec le plus grand plaisir. Il est évident que chaque situation de colère est différente, c'est ostensible. Cependant, nous pouvons pratiquement cataloguer toutes les situations de colère en les résumant à trois : la première que nous appellerons la colère produite par l'humeur ; la deuxième, c'est la colère produite par le corps ; la troisième, la colère produite par la langue. Nous allons les examiner chacune séparément, qu'en penses-tu ?

D. Bien sûr !

M. Bien. La colère produite par l'humeur : on n'est pas toujours dans le même état d'humeur. Quelqu'un peut produire de la colère à quelqu'un s'il lui dit telle ou telle chose dans un état d'humeur ; et, cependant, dans un autre état d'humeur, on peut lui répéter la même chose et il ne ressentira rien. Tout insulteur peut facilement blesser quelqu'un s'il le trouve dans un état d'humeur, mais dans un autre état d'humeur, il est possible que l'insulteur ne reçoive aucun écho de sa part. Ainsi, les états d'humeur sont très variés, et il est clair que selon l'humeur dans laquelle nous sommes, nous serons plus ou moins sereins. Il y a donc des colères produites par l'humeur.

Deuxièmement : la colère produite par le corps. Par exemple, quand on a très chaud, on devient insupportable, n'est-ce pas ? Si la chaleur est vraiment suffocante, et si on a faim, la chose est plus grave, et si on a soif, eh bien, c'est pire. De sorte que l'humeur a une grande influence. Il y a aussi ceux qui se sentent en colère, mais pas à cause de la chaleur, il y a ceux qui se sentent en colère à cause du froid, par exemple. Il y a ceux qui se sentent en colère non pas à cause du froid ni à cause de la chaleur, mais simplement parce qu'ils ont faim, et la faim les met de mauvaise humeur, ou parce qu'ils ont soif, non ? De sorte que la colère peut aussi être produite par le corps. Quand on est malade, il se peut aussi qu'on se mette en colère certaines fois. Il est possible qu'un mal aux dents nous donne envie de donner des coups. Enfin, c'est un autre état.

Il y a des colères produites par la langue. Oui, la mauvaise langue des dévots est terrible, n'est-ce pas ? Les intrigues des copines, des copains ; surtout, les petites commères sont un problème. Naturellement, cette question du "qu'en dira-t-on", la calomnie, enfin, tout cela peut provoquer de la colère, de la colère produite par la langue.

Maintenant, notre langue colérique peut aussi répondre avec des mots blessants, n'est-ce pas ? De sorte que la colère de la langue, observez-la, comme elle est curieuse de langue à langue ! On nous insulte et nous insultons. On nous blesse et nous blessons. Nous utilisons la parole de cette façon, mal utilisée, non, mais l'humanité est ainsi.

Bon, toute colère, voyez-vous, a tellement de facettes. Chaque situation de colère est différente, mais tous les aspects de la colère se réduisent à trois. Il est mieux que nous mentionnions ces trois d'une façon un peu plus ordonnée : corps, humeur et langue. Compris ?

Appréhender la profonde signification de tout cela est important. Par exemple, on nous calomnie, et bien sûr, si on n'est pas de très bonne humeur, nous nous sentons offensés et nous réagissons violemment. Il serait donc ensuite intéressant d'entendre, et plus encore de comprendre, d'arriver à saisir la profonde signification. Quand nous saisissons la profonde signification, le scénario change. Il se peut que celui qui nous a calomnié ou qui nous a insulté soit notre victime. Oui ! Peut-être a-t-il été notre victime dans une précédente réincarnation ; peut-être avons-nous blessé cette personne et, maintenant, elle réagit contre nous, en se vengeant, mais de manière inconsciente. Dans ce cas, c'est un karma que nous n'avions pas compris. Mais une fois que nous l'avons compris, alors, nous saisissons sa profonde signification.

Il serait très long de nous étendre sur tous ces détails, mais maintenant vous le savez. S'il y a autre chose à clarifier, vous pouvez demander, mes chers frères.
Hors ligne Gemani
#4
Avatar du membre
Messages : 8836
Enregistré le : 25 septembre 2008
Localisation : Sud des Landes, à 10 mn des plages! Photo de falaises sur les îles Féroé
Sexe :
Zodiaque :

Message le

D. Maître, vous avez dit que la compréhension n'est pas du mental, et ensuite, d'autre part, vous nous avez dit quelque chose sur la compréhension intellectuelle. Qu'est-ce que cela, Maître ? Pouvez-vous l'expliquer ?

M. Bon, mon cher frère, apparemment il y a une contradiction, n'est-ce pas ? Cependant, soulignez le mot intellectuel. Soulignez-le et allez au fond. Je veux avant tout que vous compreniez, avant tout, profondément, la signification de tout cela. Quand j'ai dit compréhension intellectuelle, je ne me suis réellement pas limité à l'intellect, non ; j'ai voulu aller bien au-delà du simple intellect, c'est pourquoi je vous dis : soulignez. Mais comme naturellement l'intellect est l'instrument de manifestation ici, dans le monde physique, car il sert de véhicule à la Conscience - bien que celle-ci soit prisonnière à l'intérieur de l'intellect lui-même, il sert toujours de véhicule -, c'est pour cela que j'ai parlé d'information ou de compréhension intellectuelle. Je vous ai parlé d'une manière conventionnelle, parce que la compréhension, je répète et je souligne, n'est pas intellectuelle. Mais je précise : l'intellect sert d'instrument à la Conscience. Naturellement, il sert quand il veut servir, n'est-ce pas, quand on parvient à dominer le mental. Malheureusement, très rares sont ceux qui savent dominer le mental. Compris ?

D. Oui Maître. Merci beaucoup.

D. Maître, je voudrais que vous nous répétiez le récit sur ce que vous avez vécu à l'intérieur de la Terre, dans le Summum Supremum Sanctuarium de Colombie, car je considère qu'il n'est pas très clair dans l'enregistrement.

M. C'est avec grand plaisir, frère, que je vais allumer les projecteurs sur ce que j'ai dit auparavant. Il est clair que j'ai toujours su que le feu féconde les eaux de la vie, c'est évident, et toute personne ayant étudié l'ésotérisme le sait, mais, dans ma présente réincarnation, il me fallait en prendre plus conscience, c'est-à-dire appréhender la profonde signification de cette vérité. Je suis parvenu à saisir cette profonde signification dans la chambre de réflexion du Summum Supremum Sanctuarium. Que Blavatsky m'ait rendu visite en astral ? Parfaitement, ce fut le cas. Tout ce qu'elle fit, fut de me répéter ce qui était écrit dans sa cosmogénèse. Nous pouvons souligner ceci : "Le Troisième Logos féconda les eaux chaotiques pour que surgisse la vie". Nous le répétons, nous le simplifions. Cependant, ce n'était pas tout, j'avais besoin d'aller au fond des choses, et j'y parvins. J'ai réellement assisté ou, plutôt, j'ai revécu l'aurore du Mahamanvantara. Je dis que je l'ai revécu parce que, au nom de la vérité, je dois vous dire que je fus assurément témoin de l'aurore du Mahamanvantara.

Mais dans ma présente réincarnation, j'avais besoin de revivre ce souvenir transcendantal, divin. Et je vis parfaitement quand le Premier Logos fit émaner le Troisième Logos, quand il lui parla en lui disant : "Va, féconde la matière chaotique pour que surgisse la vie, mais c'est à toi de voir". Il lui a donné la liberté d'obéir ou de désobéir.

Et le Troisième Logos s'est incliné révérencieusement devant le Premier Logos. Ce Troisième Logos était vêtu de belle manière, avec son manteau bleu jusqu'au sol, sa tunique blanche. Quelle beauté sur son visage ; ses yeux bleus où se reflétait tout le panorama de l'Infini ; ce nez aquilin, ces lèvres fines et délicates, tout à fait resplendissant, magnifique. Je fus témoin de cela, comme je fus témoin du travail rituel qui fut réalisé dans les sept temples du chaos.

Bon, en expérimentant ce qui est transcendantal, eh bien, j'ai appréhendé, j'ai saisi la profonde signification de cette vérité écrite dans la cosmogénèse et que tous les petits frères des diverses écoles répètent, mais qu'ils ne sont pas réellement parvenus à vivre ou à expérimenter de façon intime, compris ?

D. Oui, Maître, merci beaucoup.

Retourner vers « Conférences du Cinquième Évangile »