Conférence 299 - La vie après la vie

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Conférence 299 - La vie après la vie

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CONFÉRENCE 299 : LA VIE APRÈS LA VIE

Conférence publique – 1975



Mesdames et Messieurs. Ce soir, je m'adresse à vous tous. Le but de cette conférence est d'apprendre quelque chose sur nous-mêmes, sur les mystères de la vie et de la mort.

Les scientifiques veulent connaître l’origine de la vie, mais en réalité et en vérité, il ne leur est pas possible de connaître quoi que ce soit sur l’origine de la vie sans connaître, auparavant, l'énigme de la mort.

Voir un être cher au milieu de la pièce, dans un cercueil, ce n’est pas connaître les mystères de la mort. Il est certain que la mort a une profonde signification et c'est précisément ce que nous allons étudier ce soir.

Celui qui parvient à connaître les mystères de la mort, connaîtra l’origine de la vie, car la vie et la mort sont pleinement associées. Si le grain ne meurt pas, la plante ne naît pas. Si le gland ne mou-rait pas, le chêne ne naîtrait pas. La mort et la vie sont intimement associées, liées, et c'est ce que nous allons étudier ce soir.

À la fin de cette conférence, il y aura des questions, et donc, ceux qui le souhaitent pourront en poser très librement ; avant, ce ne sera pas possible parce que nous allons développer seulement ce thème. Une fois le thème terminé, la discussion sera ouverte.

De toute évidence, si nous voulons en savoir plus sur l'énigme de la mort, nous devons avant tout savoir ce que nous SOMMES ; seulement alors, nous pourrons en savoir plus sur la mort. Le corps physique n'est pas tout. Un corps de chair et d'os est constitué d'organes, d'où son nom d'organisme. Les organes, à leur tour, sont composés de cellules ; les cellules sont composées de molécules, et les molécules sont composées d'atomes. Et si nous fractionnons n'importe quel atome, nous libérons de l'énergie. C'est ainsi, qu’en dernière synthèse, le corps se réduit à de l'énergie, de l'énergie atomique.

Mais, qu'y a-t-il au fond, dans cette énergie humaine ? Qu'est-ce qui existe réellement au fond de l'organisme ? Il faudrait inventer un appareil pour savoir ce qui existe dans le fonds vital organique. Les scientifiques connaissent la mécanique de la cellule vivante, mais que savent-ils du fonds vital? Nous avons vu qu’ils jouent avec la mécanique de la cellule, mais ne savent rien sur le fonds vital de la cellule vivante. Ils font de magnifiques greffes, suffisamment bien faites pour détruire la véritable nature des fruits, et ils obtiennent des fruits adultérés, c’est absurde !

Mais pour eux, c'est de la grande science. Ils font des transplantations, des inséminations artificielles, etc. Mais, ce n’est pas jouer avec la vie, c’est jouer avec la mécanique des phénomènes, jouer avec ce qui est déjà fait. Ils ne sont même pas capables de produire un simple germe végétal qui pourrait germer.

Ils ont inventé des avions atomiques merveilleux, certains sont déjà pourvus de bombes explosives. Ils ont inventé des sous-marins atomiques, des fusées qui voyagent sur la Lune, etc.
Mais jusqu’à présent, les hommes de science n'ont pas été en mesure d'inventer un germe végétal capable de se reproduire. Aucun germe de ce type n'est connu. Don Alfonso Herrera, le grand savant mexicain, à réussi à créer une cellule, une cellule artificielle, mais c'était une cellule morte, qui n'a jamais eu aucune vie. Cependant, les matérialistes croient qu'ils savent tout, et sont devenus des pontifes de la matière, mais ils ne savent rien sur la matière. C'est la crue réalité des faits.
Des théories ! Elles abondent en masse, mais, que sait-on réellement, en fait, sur la matière et sur les lois qui, assurément, la gouvernent ? Rien ! Donc, dans le fonds de l'organisme, il doit exister quelque chose. Quelque chose existe : le corps vital. En Russie, les scientifiques ont inventé un appareil permettant de voir le corps vital et ils l’ont même photographié. Il a donc été conclu que l'organisme n'est ni purement chimique ni purement physique, il y a quelque chose d'autre. On a déjà photographié le corps vital. On lui a donné un nom, on l'a appelé “corps bioplastique”. Bien sûr, l'orgueil est très grand, et les scientifiques russes croient qu'ils l'ont découvert, mais ils ne se rendent pas compte qu'en Inde, on parle du corps vital depuis des siècles. On l'appelle le Linga Sharira.

Sans le corps vital, aucun corps organique ne peut exister. Si on extrait le corps vital d’une personne, elle meurt inévitablement. Une fois, un médium spiritiste, en état de transe, a projeté son corps vital à distance. Un journaliste qui était présent là-bas, voyant ce corps vital face au médium, a voulu vérifier si c'était une réalité ou un simple fantôme. Il a sorti son pistolet et a tiré sur ce fantôme. Le résultat fut fatal. La balle a touché le corps du médium, exactement en plein cœur. Le malheureux est mort dans l'expérience. Bien sûr, ce journaliste a dû être poursuivi pour meurtre, c'est un fait. Ainsi, il a été complètement démontré que sans le corps vital, l'organisme physique ne peut pas exister. Comment pourrait-il exister ?

On dit que le corps vital a quatre éthers : l’éther chimique, qui sert d'agent à toutes les fonctions biochimiques de l'organisme ; l’éther de vie, qui est lié aux processus de reproduction de la race ; l’éther lumineux, qui est lié aux calories et aux perceptions: et l’éther réflecteur, qui sert d’instrument à l'imagination et à la volonté.

Les scientifiques russes n'ont pas eu d'autre choix que d'accepter le corps vital bien qu'ils aient dû le baptiser avec un autre nom, voilà l'orgueil ! Mais ils l'ont accepté. Devant les faits, ils n'avaient d'autre choix que de se rendre à l'évidence, car les faits sont les faits.

Il a été photographié en relation directe avec les organes, il a été photographié séparément des organes. Chacune de ses parties a été photographiée et étudiée. Ainsi, le corps physique est
pénétré par un corps vital qui est le siège de la vie organique.

Au-delà du corps vital,il existe autre chose. Qu'est-ce que c’est ? l’Ego. En quoi consiste l’Ego ou le Moi? C'est un tas de passions, désirs, haines, rancœurs, ambitions, etc. Évidemment, ce qu'il y a de plus digne à l’intérieur de nous, ce qu’il y a de plus honorable, c'est l'Essence de notre Etre qui est bloquée, embouteillée dans l’Ego, dans le Moi de la psychologie. Quand quelqu'un frappe à la porte et que vous demandez : Qui est-ce ?, la personne répond: Moi. Mais bon, qu'est-ce que c'est ce Moi ? Je répète, c'est une somme de haines, de rancunes, d’envies, d'appétits, de peurs, etc. Voilà l’Ego, le Moi.

Normalement, la Conscience est prise par l’Ego. C'est pourquoi, elle est endormie, inconsciente. Cela signifie que tous les êtres humains ont la Conscience endormie. Ils marchent dans les rues comme des somnambules. Ils se croient éveillés, mais ils rêvent. Les Saintes Écritures insistent sur la nécessité de s’éveiller, mais n’enseignent pas comment. Là, c'est grave. Les gens supposent qu'ils sont éveillés, mais ce n'est pas vrai, ils sont endormis.

Cela vous paraît étrange qu'on vous dise qu'ici, vous êtes en train de dormir. Vous êtes sûrs d'être éveil-lés et, vous dire que vous dormez, que vous êtes inconscients, peut vous paraître fantaisiste, comme quelque chose que vous n’avez jamais entendu auparavant, quelque chose d’étrange parce que vous croyez être éveillés. Si vous étiez éveillés, vous pourriez voir le corps vital dont j'ai parlé, et vous con-naîtriez directement, par vous-mêmes, les mystères de la vie et de la mort. Je n'aurais pas besoin de vous expliquer ce que sont ces mystères. Pour vous, ces mystères seraient palpables, une chose que vous pour-riez voir, entendre, toucher, une crue réalité. Mais non, vous ne connaissez pas ces mystères parce que Vous dormez. Si quelqu'un éveille la Conscience, il connaît les mystères de la vie et de la mort.

Lorsque la Conscience s'éveille, affleure en nous la fleur de l'intelligence, c’est-à-dire l’intution. L'intuition contient en elle-même, nos cinq sens -vue, ouïe, toucher, odorat et goût- et sept de plus. C'est-à-dire, le sens spatial qui contient en lui-même douze sens ou facultés de l’Être. Lorsqu'affleure ce sens superlatif de l'Être, l'intuition, alors, nous avons, indubitablement, accès aux mystères de la vie et de la mort. Nous ne verrons plus seulement le cercueil de l'être cheri qui est mort, avec son Corps là, non ! Nous verrons quelque chose de plus. Nous verrons le défunt hors du corps physique et nous serons même en me-sure de converser avec lui.

Récemment, il s'est passé, dans notre association ; Mexico D.F, un événement insolite. Il arriva qu'un missionnaire gnostique qui avait l'habitude de faire des pitreries, eut l’idée, ce jour-là, de monter sur le toit. Il tenta ensuite de descendre du toit pour rentrer par un balcon et sur le mur, il y avait un morceau de brique. Il s'appuya sur le morceau de brique qui, bien sûr, se cassa, éclata en morceaux, et l'homme tomba en bas, dans la cour. Il survécut quelques instants, suffisamment pour pouvoir faire sa déclaration aux autorités de la Croix-Rouge. Ensuite,il s’efforça de prononcer quelques paroles ésotériques, fit des exorcismes, des conjurations et mourut.

Évidemment, il fallut aller le voir dans une salle de l'institution. Nous étions tous rassemblés autour de son cercueil, priant pour lui, quand soudain quelque chose d’extraordinaire arriva : une sœur gnostique entra en transe psychique et fut sur le point de s’évanouir alors que nous l'aidions.

Devant le cercueil, l'Ego, le propriétaire du corps, c'est-à-dire, l'Ego désincarné, entra dans le corps de cette petite sœur et parla. Il dit des choses terribles : “Ô, que la mort est épouvantable ! C'est terrible ! Je suis entre les mains de Proserpine-Coatlicue et elle est terrible. C'est la déesse des Enfers et de la Mort”. Pour finir. il dit : “Samael, sauve-moi ! Aide-moi ! Je veux revenir à nouveau.

Bien, mon ami, lui dis-je, n'ayez pas peur de la mort, vous êtes désincarné. Il ne faut pas avoir peur de la mort. Rappelez-vous que vous êtes un missionnaire gnostique, alors, pourquoi avoir peur ?

Il se mit à exorciser, il pouvait exorciser, à utiliser des paroles mantriques, etc. Par la suite, il demanda la permission d'être transporté en Égypte, sur la terre des pharaons. Nous l'avons aidé, nous lui avons dit: “Quitte le corps de cette femme. Tu peux, en quelques secondes, aller en Égypte.”

Il le fit. Et il est clair que la pauvre femme fut libérée. Dès lors, nous fîmes de grands efforts
pour la réveiller de son rêve médiumnique. Tout se passa bien.

Donc, tout cela à propos de la mort est intéressant. Nous faisons constamment des expériences en relation, précisément, avec cette grande énigme qu’est la mort.

Qu'est-ce qui va au cimetière ? Trois choses. Premièrement: le corps physique ; deuxièmement: le corps vital dont nous avons parlé ce soir; et troisièmement: la personnalité du défunt.

Je veux que vous sachiez qu’en réalité, en fait, personne ne naît avec la personnalité, c'est quelque chose qu’il faut créer. La personnalité est créée au cours des sept premières années de l'enfance et se renforce avec le temps et les expériences. Au moment de la mort, la personnalité du défunt va au sépulcre. Par-fois, elle est dans sa tombe. Parfois, elle déambule à l'extérieur. Quand elle est très dense, elle peut se rendre visible, soit au panthéon, soit dans des endroits familiers qu'elle fréquentait auparavant.
Il me revient en mémoire, maintenant, le cas d’une dame qui était en train de danser joyeusement durant une soirée. Il y avait une fête et cette dame, dans cette maison, riait joyeusement et dansait. La fête s'acheva vers trois ou quatre heures du matin. Le groupe, qui avait égayé la fête, s'en alla et cette dame dit qu'il faisait très froid, qu'elle voulait rentrer chez elle, mais qu'elle n'avait pas apporté de manteau pour se protéger du froid. Là, quelques jeunes admirateurs lui offrirent une veste qu'elle accepta volontiers. Ensuite, ils lui proposèrent de la raccompagner chez elle. Elle monta dans la voiture, ils la conduisirent jusque chez elle.

Arrivée, elle remercia et sortit de la voiture. Ensuite, eh bien, elle entra dans sa maison. Les jeunes hommes continuèrent leur route, mais l’un d’entre eux, précisément celui à qui appartenait la veste, s’exclama :

- Oh, j'ai oublié de demander ma veste ! Demain, je reviendrai.

Et bien sûr, le lendemain, il alla chercher sa veste. Il frappa à la porte. Une femme âgée lui
ouvrit et le reçut.

- Madame, dit-il, puis-je parler à votre fille ? Je lui ai prêté ma veste hier soir à la fête et elle ne me l'a pas rendue.

La vieille femme répondit :

- Ma fille est morte il y a longtemps. Quant à votre veste, vous devrez aller la chercher au cimetière.

Bon, il est évident que ce jeune homme a cru à une blague, il n'avait jamais pensé que la question était si grave. Mais en voyant le visage de la vieille femme, il trembla. Aussi vite que possible, il se dirigea en voiture jusqu'au cimetière. Et bien sûr, je dois vous dire qu'il trouva finalement la fosse sépulcrale de la défunte -il y avait là son nom et son prénom et sur la tombe, la veste. Le jeune homme ne put que ressentir une indicible terreur. Il partit de là au plus vite.

Alors, qui était celle qui l'avait quitté? Qui était cette dame qui était si heureuse? Il ne fait aucun doute que c'était la personnalité de la défunte. Parce que généralement, la personnalité se matérialise, devient visible et tangible. Certaines fois, il a même été possible de la photographier. Mais, petit à petit, la personnalité du défunt se dissout jusqu'à, finalement, s'achever.
Modifié en dernier par Gemani le 9 juillet 2023, 21:30, modifié 4 fois.
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Pour les personnalités des défunts, il faut avoir de la compassion. Ces personnalités imaginent que les fosses sépulcrales sont la pièce où ils sont morts ou leur chambre à coucher et, précisément, avec l'ima-gination, elles modèlent la lumière astrale de l'enceinte funéraire. Ces défunts veulent sortir et entrer de ces tombes comme si c'était vraiment leur maison, la maison où ils sont morts.

C'est pourquoi nos ancêtres de l’Anahuac ont toujours eu de la pitié pour les défunts et ils enterraient leurs morts avec les objets qu’ils aimaient le plus. Ils ne cessaient de mettre dans les sépulcres, du pulque -boisson amérindienne., des vêtements et des marmites, les choses que le défunt aimait le plus, car les anciens savaient très bien que les défunts, dans leurs tombes, se sentent chez eux, ils croient qu’ils sont dans la chambre où ils sont morts ou dans la clinique où ils sont décédés, etc. Ils ne pensent jamais être dans une tombe. Ils confondent le sépulcre avec le lieu, la pièce ou la clinique où ils sont morts. Encore de nos jours, les frères du District Fédéral ont l'habitude d'apporter au défunt, le “jour des morts”, la nourriture qu'il préfère. Ils allument des bougies et de nombreuses personnes restent toute la nuit au cimetière.

Bien que cela semble drôle, il est vrai et véridique que ces personnalités se précipitent pour embrasser les êtres qui viennent leur rendre visite, ils goûtent la nourriture -ils prennent “l'essence” de la nourriture, ils la mangent, ils la boivent. et si le lendemain nous goûtions cette nourriture, nous découvririons qu’il lui manque quelque chose, qu'il y a quelque chose de physique qui n'est plus là.

Autrefois, les gens ne l’ignoraient pas. Ils rendaient un culte aux morts. Souvenons-nous du culte aux défunts dans l’ancienne Chine, pas dans celle de Mao, non, dans la Chine de l’Antiquité, millénaire. Souvenons-nous du culte aux morts au pays des pharaons, en Égypte, le culte des morts ici dans notre pays, au Mexique, etc.

Maintenant, il est bon de comprendre que tout ne va pas au cimetière. Je répète, ce n'est que le corps, le corps vital ou fonds organique et la personnalité du mort qui vont au cimetière.

Mais l’Ego, le Moi de la psychologie ne va pas au cimetière. Le défunt continue dans l’état psycholo-gique avec la Conscience endormie. Le défunt assiste à la veillée, voit la veillée, mais il ne pense jamais que le corps qui se trouve là, dans le cercueil, est son propre cadavre. Il croit qu'il s'agit de quelqu'un d'autre, quelqu'un qui est décédé, quelqu'un qui est mort, mais jamais, il ne va penser qu'il est mort.

Il se met à table, comme toujours, chez lui et s’il demande le petit-déjeuner, évidemment, sa femme le lui apporte, ou son frère, qui que ce soit. Pourquoi ? Parce que le subconscient de ses propres parents lui répond. Il salue un frère, le frère lui répond. S'il salue sa femme, sa femme lui répond. Mais, qui [lui répond] ? C'est le subconscient, l’Ego de sa femme, l'Ego de son frère ou de qui que ce soit, de son pa-rent, de sa famille. Il lui donne la nourriture qu'il a demandée, mais cette nourriture ne sera pas un plat physique, ce ne sera pas de la “dinde” bien préparée dans une assiette, non. Alors, quel genre de nourri-ture lui apporte-t-on? On lui apporte une nourriture mentale, une forme mentale, la forme mentale d’un plat de dinde, la forme mentale d'une tasse de café ou d'un verre d'eau. Mais pour le défunt, cette forme mentale est une réalité. Il croit que c’est une réalité physique, il ne sait pas qu'il est mort, il mange ce qu’il croit être physique. Il ignore que c'est uniquement une forme mentale. Il ne sait rien du mental, personne ne lui a jamais rien enseigné sur cela. Donc, pour lui, ce qu'on lui apporte est terriblement réel, il le mange et le boit. Tout cela se passe au-delà de la barrière des sens, tout cela se passe dans l’espace psychologique.

N'importe qui pourrait réfuter tout cela et avancer cinquante mille théories. Chacun est libre de penser ce qu'il veut. Mais ceux d’entre nous qui étudient ces questions doivent avoir le courage de témoigner du réel, même si les autres ne le croient pas. Nous ne nous attendons pas à ce que vous croyiez tous ce que je dis, il est impossible que tout le monde le croit. Encore moins, s'ils ont la tête remplie de théories de tout ce qu'ils ont lu, tout ce qu'ils ont appris à l’université, ou de ce qu'ils ont lu dans les livres, ils sont absolument certains d’avoir une information tellement exacte qu'ils peuvent parfaitement réfuter. Évi-demment, je le répète, chacun est vraiment libre de penser comme il veut, mais ceux d'entre nous qui ont fait des expériences dans le domaine de la métaphysique sont obligés, pour le bien de nos semblables, de dire la vérité à tout prix.

Pour continuer avec ces exposés, mes chers amis, inutile de vous dire qu'une fois, j'ai rencontré une dame qui a étonné tout le monde en annonçant, bien à l'avance, la date de son décès. Sans aucun doute, elle avait la Conscience éveillée. Un an avant sa mort, elle l’a déclaré. Elle a dit : ‘L'année prochaine, à cette date du 16 juillet, je vais me désincarner”. Et bien entendu, le 16 juillet, elle s’est désincarnée. Qui lui a dit? Ce scientifique pourrait-il expliquer ce phénomène ?

Et le jour où elle agonisait, quand les membres de sa famille, selon les anciennes coutumes, la veillaient pour l'accompagner dans la prière, on vit un phénomène inhabituel: on la vit dans le jardin, en train d’arroser ses plantes, elle allait et venait très occupée. Toute la famille le savait.
Très tôt le matin, à trois heures du matin, ils l'avaient aidée alors qu'elle ouvrait un vieux portailtrès an-cien. À ce moment-là, elle se présenta dans la maison voisine, embrassa la dame, pour lui faire ses adieux : “Adieu, dit-elle, je m'en vais.” Et elle alla dans une autre maison, sonna à l’ancienne, et fit ses adieux à toutes les personnes qui la virent ou l’entendirent. Et partout où elle avait des amis, elle se pré-sentait là-bas en faisant ses adieux.

Je dois vous informer qu'il ne fut pas nécessaire de distribuer des faire-part pour les funérailles. Dès l'aube, la maison se remplit de gens vêtus de noir. Ensuite, elle fut emmenée au cimetière. On a fait l’économie des faire-part, elle a invité les gens, elle-même, personnellement.

Quiconque étudierait le cas se dirait : “C’est absurde !” Oui, c'est très facile de le dire, mais les faits sont les faits, et devant les faits, nous devons nous incliner, et ici, je donne le témoignage de ce que nous avons expérimenté par nous-mêmes. Le nier est facile, mais l'expliquer n'est pas si facile, encore moins le réfuter. Donc. je me limite strictement à témoigner de faits concrets, de faits insolites.

J'étais encore très jeune, j'avais peut-être dix-huit printemps. Et j'avais une petite amie qui s'appelait Uranie. Je parle symboliquement, bien sûr, pour ne pas donner de prénoms ni de noms de famille. Mais je me souviens qu'une fois, je m’éloignais de cette personne parce que je ne me sentais pas suffisamment amoureux pour rester avec elle. Et, me trouvant dans un village de la terre chaude, à Veracruz, j'eus la chance qu'une dame là-bas m'offrit l'hospitalité. Je dormais dans une chambre qui faisait face à la rue. Il est clair que j’avais besoin d’un abri pour me protéger du fléau des insectes, moustiques, et tous les in-sectes, etc. À minuit, alors que je n'étais pas encore endormi, quelque chose frappa trois fois à la porte, calmement. Naturellement, je voulus me lever pour sortir et ouvrir à la personne qui était dehors. C'est alors qu'apparut cette dame, mais avant tout, la première chose qui se dirigea vers moi furent ses mains, qui traversèrent le mur, ses doigts paraissaient menaçants sur mon visage, puis tout le corps de cette per-sonne. Que disait- elle? Cinquante mille choses : “Ingrat, disait-elle, méchant, tu as fui, tu ne m'as pas dit au revoir et tu m'as abandonnée”, et elle pleurait amèrement. Que pouvais-je dire ? Je restai bouche bée. Cette histoire n'avait rien d’agréable, et ces mains me caressaient le visage. Que faire ? Je me sou-vins que je pouvais parler mentalement. Et puisque je ne pouvais pas articuler un mot, parce que j'étais assez effrayé, je lui dis mentalement :

- Va-t-en, pars ! Sors d'ici !

- Je m'en vais, dit-elle, Oui, je m'en vais. À plus tard, ingrat.

- Et disparaîs au plus vite !, lui dis-je mentalement.

Ce fantôme fit quelques pas sur le plancher et arriva à la porte, mais en ces instants, quelque chose surgit en moi, un étrange courage. Je me dis : “C’est le moment précis pour investiguer ce que sont les fan-tômes pour savoir ce qu'il y a de vrai dans tout cela. J'ai entendu tant d'histoires sur les fantômes, mais jamais je n'ai eu une opportunité comme maintenant. Je vais investiguer pour voir ce qu'il y a de vrai dans tout cela.”

Bien sûr, en ÿ pensant ainsi et de cette manière, je fus rempli de courage, et je pus parler, je
pus articuler un mot. Alors, je dis au fantôme :

- Ne pars pas, reviens.

Le fantôme répondit :

- Oui, je reviens.

Et il revint. À cet instant, j'allumai la lumière. Dehors, il y avait de la pénombre. J'examinai mes propres facultés : mes yeux, mes oreilles, bref, mes sens de perception pour m'assurer qu'ils fonctionnaient cor-rectement. Je n'étais pas ivre, je n’étais pas hypnotisé, j’avais un parfait usage de mes facultés. Je n'avais rien mangé qui aurait pu me produire un cauchemar, rien de tout cela. Donc, l’état de mes sens était cor-rect. Après être convaincu que mes sens fonctionnaient parfaitement et que je n'étais victime d'aucune hallucination, j'examinai attentivement le fantôme, il avait la forme de cette femme.

- Donne-moi la main, dis-je.

Elle me donna la main. Je pris son pouls: je trouvai une pulsation parfaite. Je touchai son cœur: il palpi-tait. Le foie : oui, elle avait un foie. Mais, en quelle matière était-elle ? C'était très semblable à de la chair et de l'os, mais pas pareil. Il y avait une différence subtile entre un corps physique et cet être étrange. Quelque chose dont je suis sûr, quelque chose que j'ai vu, quelque chose que j'ai touché, ressen-ti. Quand je fus convaincu que les fantômes existaient bien, malgré de nombreux sceptiques pour le nier, je m'exclamai :

- Je suis content de l'investigation. Vous pouvez partir.

Et ce fantôme s’en alla. Je notai le jour, la date et l'heure de l'événement. Et ma chambre se
retrouva complètement froide, gelée.

Quelques instants plus tard, quelqu'un frappa, non pas à la porte qui donnait sur la rue, mais à la porte qui donnait à l’intérieur de cette maison. J'ouvris. C'était la propriétaire de la maison.

- Jeune homme, me dit-elle, je vous ai offert l'hospitalité parce que je pensais que vous étiez un jeune homme correct, mais maintenant Je me rends compte que ce n'est pas le cas, car vous avez fait entrer des femmes chez moi. Alors, je vous demande des explications.

- Écoutez, madame, je n'ai pas fait entrer de femmes chez vous. Vous vous trompez.

- Ah bon, et qui était celle qui parlait ? Vous me croyez assez stupide ? Donc, vous n'avez pas respecté ma maison.

- Écoutez, madame, je suis vraiment désolé, mais voilà ce qui s'est passé...

Et je lui racontai l'histoire.

Cette dame, la propriétaire de la maison, entra dans la chambre. Elle fut terriblement surprise de trouver la pièce complètement froide, un froid glacial, à Veracruz, en terre chaude où tout le monde transpire en cette saison.

- Impossible ! dit-elle, mais face à tout ça, je n'ai pas d'autre choix que de l'accepter.

- Soyez-en convaincue par vous-même.

Le froid était épouvantable. Cette dame fit le signe de croix.

- Ave Maria, Saint Dieu !

La pauvre vieille femme, tremblante, partit aussitôt, certainement pour réciter son rosaire -chapelet-.

Quatre mois passèrent. Finalement, un jour, je rencontrai à nouveau la dame en question. Je lui racontai ce qui s'était passé. Elle me dit:

- Oui, ce jour-là, à cette heure de la nuit, la seule chose dont je me souvienne, c'est que j'étais en train de dormir en rêvant à toi. Je rêvais que j'étais avec toi, dans un endroit comme celui des terres chaudes. C'est la seule chose dont je me souvienne.

Puis, en faisant des liens, comme on dit, j'arrivai à la conclusion que cette femme était allée se coucher en pensant à moi, et alors il se produisit un dédoublement. L'Ego, le Moi de cette dame était venu vers moi. Le désir qu'elle avait de me voir était tel que ce fantôme s'était matérialisé. Ce fut ma conclusion.

Mais, la chose n’en est pas restée pas là, mes chers amis. La chose fut plus grave: cette femme mourut. Un jour parmi d’autres, une nuit, alors que je me reposai tranquillement sur mon lit, le fantôme de la défunte se présenta de nouveau dans ma chambre et se mit, dans mon lit, à me serrer dans ses bras. Au-rais-je vu plus absurde ? Chercher un amoureux après la mort! Mon Dieu et Sainte Marie! Alors, il ne me resta pas d'autre solution que de lui dire des paroles très dures. Comme nous disons par ici, en termes populaires, j'ai dû lui “sortir tout le chapelet”, lui parler en termes très colorés pour qu'elle n'ait pas d'autre choix que de s’en aller pour ne jamais revenir.

Ce sont des faits psychiques extraordinaires dont je rends témoignage, parce que s'il s'agissait de témoigner uniquement de choses que je n'ai pas expérimentées, vous pourriez dire : “Cet homme a lu des histoires et c’est ça qu’il nous raconte”. Je préfère relater ce que j'ai vu et entendu par moi-même.
Modifié en dernier par Gemani le 9 juillet 2023, 09:47, modifié 2 fois.
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Maintenant, je vais vous raconter le cas d’un ami, missionnaire gnostique, que certains d’entre vous connaissent peut-être. Je me réfère à notre frère JA, le Maître R. Ce Maître gnostique arriva au Pérou. On lui offrit l’hospitalité dans une maison, une maison de gnostiques. Et ensuite, le maître de maison lui a dit:

- Là, il y a une chambre. Personne ne peut dormir dans cette chambre car on a peur dans cette chambre.

Jusqu'à présent, on ne connaît personne qui ait pu le faire. Par conséquent, je vais vous donner une autre chambre très différente.

Mais le Maître R. assez investigateur, dit :

- Je veux rester dans cette pièce.

- Bien, Monsieur, c'est bon, mais ceux qui ont essayé quelques fois d'y dormir, se sont enfuis terrorisés.

- Peu importe, j'aime bien la pièce. C'est celle que je veux. Nous allons voir si je vais m'enfuir terrorisé moi aussi.

Et il s'installa dans la chambre. Il posa ses valises, mit les vêtements dans le placard et s'allongea tranquillement, prêt à voir ce qui allait se passer. C’est évident, l’homme n'avait pas envie de dormir cette nuit-là, il voulait savoir ce qui se passait. Je vous raconte la suite : soudain, il ressentit des bruits étranges, il regarda et oui, Monsieur, il y avait là une femme, une défunte : elle avait une longue jupe jusqu'aux pieds, vêtue à l'ancienne.

Lui, avec courage, lui dit: - Qu'est-ce que vous cherchez ?

Elle répondit: - Je cherche mon mari.

Il lui dit : - Eh bien, vous vous trompez. Votre mari est désincarné depuis longtemps. Vous n'avez rien à faire dans cette chambre. Sortez d'ici! Sortez!

Elle resta à le regarder, eh oui, Monsieur, elle est partie. Après cet événement insolite, le Maître R. continua à dormir paisiblement. Le lendemain, les propriétaires de la maison furent surpris de voir que R. sortait de la pièce très tranquillement, très bien apprêté, prêt à prendre son petit-déjeuner.

Ils lui demandèrent :

- Mais, vous n'avez rien vu, Maître ? Que s'est-il passé ?

Alors, il leur raconta l’histoire. Depuis lors, depuis ce temps, les missionnaires gnostiques peuvent dormir tranquillement dans cette pièce sans que rien ne se passe.

Ce sont des faits concrets. Eh bien, qu'est-ce qui se rend visible dans ces cas-là ? C'est l’Ego, parce que cette femme était morte depuis longtemps, vêtue à la mode coloniale.

Une fois, lors d’un voyage que j'ai fait hors de notre pays bien-aimé, le Mexique, en parcourant l'Amérique du Sud, je suis arrivé au Venezuela. J'ai rencontré un étrange gentleman qui portait des vêtements noirs. Il marchait toujours avec une petite boîte. J'ai voyagé avec lui par différents chemins, mais j'étais étonné qu'il ne se sépare jamais de sa boîte. En voyant cette étrange boîte en bois, elle avait une croix peinte, une croix noire, je n’osais pas trop lui demander ce que c'était, mais cela m'intriguait qu'il ne laissât jamais sa boîte, où qu'il soit.

Je finis par gagner l'affection de cet homme et, un jour ,il m'invita dans son ranch pour faire une expérience, seulement si j'avais du courage...

- J'ai du courage, lui dis-je, et bien assez. De sorte que nous allons faire l'expérience.

Bien. Il invita également un autre gentleman de couleur aussi, mais plus grand que lui, plus robuste, c'était son frère, et un autre groupe de personnes de son entourage : de la famille et des proches.

Nous nous assîmes autour d’une table. Il ouvrit sa boîte énigmatique avec une clé. Mon étonnement fut grand de voir que ce qu'il sortait de la boîte était une tête de mort, le crâne d’un défunt. Il mit la boite par-là, à un endroit, et la tête de mort sur la table.

- Cette tête de mort, dit-il solennellement, appartient à un Indien très sage qui vivait ici sur ces terres,et qui m'aide.

- Bien, bien, dis-je, nous allons voir où ça va nous mener.

Ensuite, il fit très solennellement quelques prières. Le ciel était très nuageux, la foudre commençait à tomber, la table se mit à bouger, puis elle se leva, franchement, défiant la loi de la gravité, elle se retrouva en l'air ! Je regardai les quatre pieds de la table et oui, il n’y avait aucun doute : cette table avait défié la loi de la gravité. Une très violente tornade arriva jusqu’à la maison, entra par la fenêtre et traversa le séjour. Puis, la table s'inclina vers moi et cette tête de mort glissa de la table et tomba dans mes bras.

- Elle est sympathique ! -la tête de mort- dis-je.

Bon, il n'y a rien d'agréable, Monsieur, à voir une tête de mort vous tomber dans les bras à minuit, au cours d'une de ces terribles expériences .….

Le pire dans l'affaire, c'est que dés l'instant où j'eus ce crâne entre les mains, se déchaîna la plus terrible tempête que vous pouvez imaginer: des éclairs et des tonnerres et tout ce qui s'en suit, puis, l'ombre d’un homme apparu dans la pièce: le défunt.

Il passa très près de moi jusqu'à frôler mon costume. Il avait suivi l’invocateur,il s'approcha de lui et la tempête devenait plus forte. Ensuite, je vis la situation s'atténuer. Le crâne glissa de nouveau et se posa sur la table : la table continuait de flotter dans les airs.

Mon ami -l’homme de race noire, bien qu'il soit noir, j'ai vu qu'il pâlissait et tremblait, c’est à peine s’il pouvait parler. À la fin des expériences, cet homme était effrayé, terriblement effrayé. Enfin, il parla d’une voix tremblante en disant :

- Il vaut mieux que nous arrêtions cette expérience, Car une forte tempête s’est déchaînée, et c’est terrible, c'est dangereux. Il vaut mieux suspendre l'expérience.

Ensuite, je le vis faire de grandes exclamations, des invocations typiques bien qu'on vit des éclairs, des tonnerres, des tempêtes, etc. et la table qui flottait, cette sinistre nuit, là-bas dans un ranch isolé, loin de toute ville.

Mais, je compris que ses suppliques avaient été entendues, car la table se posa finalement sur le sol, la tempête sembla se calmer. L'homme prit le crâne, et tout en tremblant, le remit dans la boîte, puis il mit un petit cadenas pour la sécuriser, et dit :

- C’est mieux que nous partions.

- Bon, allons-y.

Et nous partîmes. C'est un fait concret que j'ai constaté ; comme il s'agit de témoigner de faits, je témoigne des faits, laissant à ceux ici présents la liberté d'accepter, de rejeter ou d'’interpréter ce témoignage ou ces témoignages comme ils le voudront. Je me limite strictement à témoigner des faits.

Chers frères, la crue réalité est qu'il y a quelque chose qui continue au-delà du sépulcre, et ce quelque chose est l'Ego, le Moi, où se trouve, malheureusement, embouteillée la Conscience, c'est évident.

Cependant, nous savons que l'Éternité avale le défunt, mais l'Éternité vomit également le défunt, en son temps et à son heure. Cela signifie que le défunt revient, retourne, se réincorpore dans un nouvel organisme. C'est la loi de l'éternel retour de toutes choses. Les étoiles retournent autour du soleil. La Terre revient toujours à son point de départ originel. Les saisons reviennent chaque année. Les mois, les an-nées, les jours, tout retourne. Les atomes retournent à leur point de départ originel, à l’intérieur de la molécule. Il n'y a rien qui ne revienne pas. Alors, pourquoi l’Ego, le Moi, le Moi-même, le Soi-même ne reviendrait-il pas? Inévitablement, il revient. On reconstruit de nouvelles cellules avec nos perceptions et nos sensations à l’intérieur du ventre maternel. On se revêt d’un nouvel organisme, on revient à l'existence.

Cela signifie que vous tous, ici présents, êtes revenus. Combien de fois? Souvent. Vous êtes des personnes décédées qui sont revenues, qui sont retournées et qui sont maintenant ici présentes avec un nouveau corps. Et un de ces jours, votre corps sera détruit, il ira au cimetière. Mais vous, de toute manière, vous reviendrez, vous retournerez, vous vous réincorporerez dans un nouvel organisme. De quelle manière ? De quelle façon ? De là même manière que vous l'avez fait maintenant, pareil, ni plus ni MOINS.

Il existe une autre loi qu'on appelle “Récurrence”. Tout se répète, tout se reproduit comme
cela s’est passé, avec ses conséquences, aussi bien bonnes que mauvaises.

Nous sommes réunis ici, n'est-ce pas ? Nous sommes en train de parler. C'est une récurrence. Vous croyez que c'est la première fois que vous m’écoutez ? Certains, qui m'ont déjà écouté lors de discussions précédentes, diront : “Bien sûr que non ! Nous vous avons déjà écouté auparavant”. Mais, il y a aussi des gens qui viennent ici aujourd’hui pour la première fois et qui croient qu'ils ne m'ont jamais écouté. Ils se trompent. La loi de récurrence existe. Tout se passe encore comme ça s'est passé. Si aujourd’hui vous êtes en train de m'écouter, ça doit être parce que dans une existence passée, vous m'avez écouté et vous avez entendu ces mêmes explications. Un jour, nous allons tous quitter ce monde, mais quand nous reviendrons à nouveau, nous apporterons le même film et nous le projetterons à nouveau sur la scène de la vie. C'est la même chose.

Un homme est ce qu'est sa vie. Si un homme ne change pas, s’il ne travaille pas pour sa propre vie, il perd misérablement son temps. Nous devons faire de notre vie un chef-d'œuvre.

Mais, cela n'est pas possible si nous ne travaillons pas sur nous-mêmes, si nous n’éliminons pas de nous-mêmes la haine, l'envie, la luxure sale et immonde, l’égoïsme, la jalousie, l'orgueil, l’arrogance, etc.

Mais, comment pouvons-nous éliminer de nous-mêmes ces défauts ? Nous devons d'abord les découvrir, car il y a des gens qui croient qu'ils ne haïssent pas mais oui, ils haïssent. Il y a des gens qui pensent qu'ils ne sont pas jaloux mais oui, ils sont jaloux. Il y a des gens qui pensent qu’ils n'ont jamais de colère mais il s'avère que quand on les dérange, ils tonnent et tonitruent. Des gens qui sont ambitieux mais qui croient ne pas l'être, ou qui sont cupides, mais pensent qu'ils ne le sont pas.

Donc, avant tout, nous devons découvrir nos erreurs. Pour les découvrir, nous devons nous regarder nous-mêmes, nous auto-observer dans nos relations avec autrui, c'est-à-dire, dans les échanges, dans la coexistence avec d'autres personnes, les défauts que nous avons cachés affleurent, et si nous sommes vigilants comme la vigie en temps de guerre, alors nous les voyons. Un défaut découvert doit être étudié. Nous devons le comprendre. C'est seulement ainsi que nous pourrons l'éliminer. Si nous ne le comprenons pas, comment ferons-nous pour l’éliminer ? Nous devons le comprendre en profondeur et c'est une question de profond discernement, d'analyse, d'observation.

Donc, à mesure que nous allons éliminer nos défauts, évidemment, la Conscience va s’éveiller. Et lorsque tous ces défauts seront éliminés, notre Conscience sera éveillée. Une Conscience éveillée peut voir, entendre, toucher et sentir les mystères de la vie et de la mort.

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