CONFÉRENCE 299 : LA VIE APRÈS LA VIE
Conférence publique – 1975
Conférence publique – 1975
Mesdames et Messieurs. Ce soir, je m'adresse à vous tous. Le but de cette conférence est d'apprendre quelque chose sur nous-mêmes, sur les mystères de la vie et de la mort.
Les scientifiques veulent connaître l’origine de la vie, mais en réalité et en vérité, il ne leur est pas possible de connaître quoi que ce soit sur l’origine de la vie sans connaître, auparavant, l'énigme de la mort.
Voir un être cher au milieu de la pièce, dans un cercueil, ce n’est pas connaître les mystères de la mort. Il est certain que la mort a une profonde signification et c'est précisément ce que nous allons étudier ce soir.
Celui qui parvient à connaître les mystères de la mort, connaîtra l’origine de la vie, car la vie et la mort sont pleinement associées. Si le grain ne meurt pas, la plante ne naît pas. Si le gland ne mou-rait pas, le chêne ne naîtrait pas. La mort et la vie sont intimement associées, liées, et c'est ce que nous allons étudier ce soir.
À la fin de cette conférence, il y aura des questions, et donc, ceux qui le souhaitent pourront en poser très librement ; avant, ce ne sera pas possible parce que nous allons développer seulement ce thème. Une fois le thème terminé, la discussion sera ouverte.
De toute évidence, si nous voulons en savoir plus sur l'énigme de la mort, nous devons avant tout savoir ce que nous SOMMES ; seulement alors, nous pourrons en savoir plus sur la mort. Le corps physique n'est pas tout. Un corps de chair et d'os est constitué d'organes, d'où son nom d'organisme. Les organes, à leur tour, sont composés de cellules ; les cellules sont composées de molécules, et les molécules sont composées d'atomes. Et si nous fractionnons n'importe quel atome, nous libérons de l'énergie. C'est ainsi, qu’en dernière synthèse, le corps se réduit à de l'énergie, de l'énergie atomique.
Mais, qu'y a-t-il au fond, dans cette énergie humaine ? Qu'est-ce qui existe réellement au fond de l'organisme ? Il faudrait inventer un appareil pour savoir ce qui existe dans le fonds vital organique. Les scientifiques connaissent la mécanique de la cellule vivante, mais que savent-ils du fonds vital? Nous avons vu qu’ils jouent avec la mécanique de la cellule, mais ne savent rien sur le fonds vital de la cellule vivante. Ils font de magnifiques greffes, suffisamment bien faites pour détruire la véritable nature des fruits, et ils obtiennent des fruits adultérés, c’est absurde !
Mais pour eux, c'est de la grande science. Ils font des transplantations, des inséminations artificielles, etc. Mais, ce n’est pas jouer avec la vie, c’est jouer avec la mécanique des phénomènes, jouer avec ce qui est déjà fait. Ils ne sont même pas capables de produire un simple germe végétal qui pourrait germer.
Ils ont inventé des avions atomiques merveilleux, certains sont déjà pourvus de bombes explosives. Ils ont inventé des sous-marins atomiques, des fusées qui voyagent sur la Lune, etc.
Mais jusqu’à présent, les hommes de science n'ont pas été en mesure d'inventer un germe végétal capable de se reproduire. Aucun germe de ce type n'est connu. Don Alfonso Herrera, le grand savant mexicain, à réussi à créer une cellule, une cellule artificielle, mais c'était une cellule morte, qui n'a jamais eu aucune vie. Cependant, les matérialistes croient qu'ils savent tout, et sont devenus des pontifes de la matière, mais ils ne savent rien sur la matière. C'est la crue réalité des faits.
Des théories ! Elles abondent en masse, mais, que sait-on réellement, en fait, sur la matière et sur les lois qui, assurément, la gouvernent ? Rien ! Donc, dans le fonds de l'organisme, il doit exister quelque chose. Quelque chose existe : le corps vital. En Russie, les scientifiques ont inventé un appareil permettant de voir le corps vital et ils l’ont même photographié. Il a donc été conclu que l'organisme n'est ni purement chimique ni purement physique, il y a quelque chose d'autre. On a déjà photographié le corps vital. On lui a donné un nom, on l'a appelé “corps bioplastique”. Bien sûr, l'orgueil est très grand, et les scientifiques russes croient qu'ils l'ont découvert, mais ils ne se rendent pas compte qu'en Inde, on parle du corps vital depuis des siècles. On l'appelle le Linga Sharira.
Sans le corps vital, aucun corps organique ne peut exister. Si on extrait le corps vital d’une personne, elle meurt inévitablement. Une fois, un médium spiritiste, en état de transe, a projeté son corps vital à distance. Un journaliste qui était présent là-bas, voyant ce corps vital face au médium, a voulu vérifier si c'était une réalité ou un simple fantôme. Il a sorti son pistolet et a tiré sur ce fantôme. Le résultat fut fatal. La balle a touché le corps du médium, exactement en plein cœur. Le malheureux est mort dans l'expérience. Bien sûr, ce journaliste a dû être poursuivi pour meurtre, c'est un fait. Ainsi, il a été complètement démontré que sans le corps vital, l'organisme physique ne peut pas exister. Comment pourrait-il exister ?
On dit que le corps vital a quatre éthers : l’éther chimique, qui sert d'agent à toutes les fonctions biochimiques de l'organisme ; l’éther de vie, qui est lié aux processus de reproduction de la race ; l’éther lumineux, qui est lié aux calories et aux perceptions: et l’éther réflecteur, qui sert d’instrument à l'imagination et à la volonté.
Les scientifiques russes n'ont pas eu d'autre choix que d'accepter le corps vital bien qu'ils aient dû le baptiser avec un autre nom, voilà l'orgueil ! Mais ils l'ont accepté. Devant les faits, ils n'avaient d'autre choix que de se rendre à l'évidence, car les faits sont les faits.
Il a été photographié en relation directe avec les organes, il a été photographié séparément des organes. Chacune de ses parties a été photographiée et étudiée. Ainsi, le corps physique est
pénétré par un corps vital qui est le siège de la vie organique.
Au-delà du corps vital,il existe autre chose. Qu'est-ce que c’est ? l’Ego. En quoi consiste l’Ego ou le Moi? C'est un tas de passions, désirs, haines, rancœurs, ambitions, etc. Évidemment, ce qu'il y a de plus digne à l’intérieur de nous, ce qu’il y a de plus honorable, c'est l'Essence de notre Etre qui est bloquée, embouteillée dans l’Ego, dans le Moi de la psychologie. Quand quelqu'un frappe à la porte et que vous demandez : Qui est-ce ?, la personne répond: Moi. Mais bon, qu'est-ce que c'est ce Moi ? Je répète, c'est une somme de haines, de rancunes, d’envies, d'appétits, de peurs, etc. Voilà l’Ego, le Moi.
Normalement, la Conscience est prise par l’Ego. C'est pourquoi, elle est endormie, inconsciente. Cela signifie que tous les êtres humains ont la Conscience endormie. Ils marchent dans les rues comme des somnambules. Ils se croient éveillés, mais ils rêvent. Les Saintes Écritures insistent sur la nécessité de s’éveiller, mais n’enseignent pas comment. Là, c'est grave. Les gens supposent qu'ils sont éveillés, mais ce n'est pas vrai, ils sont endormis.
Cela vous paraît étrange qu'on vous dise qu'ici, vous êtes en train de dormir. Vous êtes sûrs d'être éveil-lés et, vous dire que vous dormez, que vous êtes inconscients, peut vous paraître fantaisiste, comme quelque chose que vous n’avez jamais entendu auparavant, quelque chose d’étrange parce que vous croyez être éveillés. Si vous étiez éveillés, vous pourriez voir le corps vital dont j'ai parlé, et vous con-naîtriez directement, par vous-mêmes, les mystères de la vie et de la mort. Je n'aurais pas besoin de vous expliquer ce que sont ces mystères. Pour vous, ces mystères seraient palpables, une chose que vous pour-riez voir, entendre, toucher, une crue réalité. Mais non, vous ne connaissez pas ces mystères parce que Vous dormez. Si quelqu'un éveille la Conscience, il connaît les mystères de la vie et de la mort.
Lorsque la Conscience s'éveille, affleure en nous la fleur de l'intelligence, c’est-à-dire l’intution. L'intuition contient en elle-même, nos cinq sens -vue, ouïe, toucher, odorat et goût- et sept de plus. C'est-à-dire, le sens spatial qui contient en lui-même douze sens ou facultés de l’Être. Lorsqu'affleure ce sens superlatif de l'Être, l'intuition, alors, nous avons, indubitablement, accès aux mystères de la vie et de la mort. Nous ne verrons plus seulement le cercueil de l'être cheri qui est mort, avec son Corps là, non ! Nous verrons quelque chose de plus. Nous verrons le défunt hors du corps physique et nous serons même en me-sure de converser avec lui.
Récemment, il s'est passé, dans notre association ; Mexico D.F, un événement insolite. Il arriva qu'un missionnaire gnostique qui avait l'habitude de faire des pitreries, eut l’idée, ce jour-là, de monter sur le toit. Il tenta ensuite de descendre du toit pour rentrer par un balcon et sur le mur, il y avait un morceau de brique. Il s'appuya sur le morceau de brique qui, bien sûr, se cassa, éclata en morceaux, et l'homme tomba en bas, dans la cour. Il survécut quelques instants, suffisamment pour pouvoir faire sa déclaration aux autorités de la Croix-Rouge. Ensuite,il s’efforça de prononcer quelques paroles ésotériques, fit des exorcismes, des conjurations et mourut.
Évidemment, il fallut aller le voir dans une salle de l'institution. Nous étions tous rassemblés autour de son cercueil, priant pour lui, quand soudain quelque chose d’extraordinaire arriva : une sœur gnostique entra en transe psychique et fut sur le point de s’évanouir alors que nous l'aidions.
Devant le cercueil, l'Ego, le propriétaire du corps, c'est-à-dire, l'Ego désincarné, entra dans le corps de cette petite sœur et parla. Il dit des choses terribles : “Ô, que la mort est épouvantable ! C'est terrible ! Je suis entre les mains de Proserpine-Coatlicue et elle est terrible. C'est la déesse des Enfers et de la Mort”. Pour finir. il dit : “Samael, sauve-moi ! Aide-moi ! Je veux revenir à nouveau.
Bien, mon ami, lui dis-je, n'ayez pas peur de la mort, vous êtes désincarné. Il ne faut pas avoir peur de la mort. Rappelez-vous que vous êtes un missionnaire gnostique, alors, pourquoi avoir peur ?
Il se mit à exorciser, il pouvait exorciser, à utiliser des paroles mantriques, etc. Par la suite, il demanda la permission d'être transporté en Égypte, sur la terre des pharaons. Nous l'avons aidé, nous lui avons dit: “Quitte le corps de cette femme. Tu peux, en quelques secondes, aller en Égypte.”
Il le fit. Et il est clair que la pauvre femme fut libérée. Dès lors, nous fîmes de grands efforts
pour la réveiller de son rêve médiumnique. Tout se passa bien.
Donc, tout cela à propos de la mort est intéressant. Nous faisons constamment des expériences en relation, précisément, avec cette grande énigme qu’est la mort.
Qu'est-ce qui va au cimetière ? Trois choses. Premièrement: le corps physique ; deuxièmement: le corps vital dont nous avons parlé ce soir; et troisièmement: la personnalité du défunt.
Je veux que vous sachiez qu’en réalité, en fait, personne ne naît avec la personnalité, c'est quelque chose qu’il faut créer. La personnalité est créée au cours des sept premières années de l'enfance et se renforce avec le temps et les expériences. Au moment de la mort, la personnalité du défunt va au sépulcre. Par-fois, elle est dans sa tombe. Parfois, elle déambule à l'extérieur. Quand elle est très dense, elle peut se rendre visible, soit au panthéon, soit dans des endroits familiers qu'elle fréquentait auparavant.
Il me revient en mémoire, maintenant, le cas d’une dame qui était en train de danser joyeusement durant une soirée. Il y avait une fête et cette dame, dans cette maison, riait joyeusement et dansait. La fête s'acheva vers trois ou quatre heures du matin. Le groupe, qui avait égayé la fête, s'en alla et cette dame dit qu'il faisait très froid, qu'elle voulait rentrer chez elle, mais qu'elle n'avait pas apporté de manteau pour se protéger du froid. Là, quelques jeunes admirateurs lui offrirent une veste qu'elle accepta volontiers. Ensuite, ils lui proposèrent de la raccompagner chez elle. Elle monta dans la voiture, ils la conduisirent jusque chez elle.
Arrivée, elle remercia et sortit de la voiture. Ensuite, eh bien, elle entra dans sa maison. Les jeunes hommes continuèrent leur route, mais l’un d’entre eux, précisément celui à qui appartenait la veste, s’exclama :
- Oh, j'ai oublié de demander ma veste ! Demain, je reviendrai.
Et bien sûr, le lendemain, il alla chercher sa veste. Il frappa à la porte. Une femme âgée lui
ouvrit et le reçut.
- Madame, dit-il, puis-je parler à votre fille ? Je lui ai prêté ma veste hier soir à la fête et elle ne me l'a pas rendue.
La vieille femme répondit :
- Ma fille est morte il y a longtemps. Quant à votre veste, vous devrez aller la chercher au cimetière.
Bon, il est évident que ce jeune homme a cru à une blague, il n'avait jamais pensé que la question était si grave. Mais en voyant le visage de la vieille femme, il trembla. Aussi vite que possible, il se dirigea en voiture jusqu'au cimetière. Et bien sûr, je dois vous dire qu'il trouva finalement la fosse sépulcrale de la défunte -il y avait là son nom et son prénom et sur la tombe, la veste. Le jeune homme ne put que ressentir une indicible terreur. Il partit de là au plus vite.
Alors, qui était celle qui l'avait quitté? Qui était cette dame qui était si heureuse? Il ne fait aucun doute que c'était la personnalité de la défunte. Parce que généralement, la personnalité se matérialise, devient visible et tangible. Certaines fois, il a même été possible de la photographier. Mais, petit à petit, la personnalité du défunt se dissout jusqu'à, finalement, s'achever.
Les scientifiques veulent connaître l’origine de la vie, mais en réalité et en vérité, il ne leur est pas possible de connaître quoi que ce soit sur l’origine de la vie sans connaître, auparavant, l'énigme de la mort.
Voir un être cher au milieu de la pièce, dans un cercueil, ce n’est pas connaître les mystères de la mort. Il est certain que la mort a une profonde signification et c'est précisément ce que nous allons étudier ce soir.
Celui qui parvient à connaître les mystères de la mort, connaîtra l’origine de la vie, car la vie et la mort sont pleinement associées. Si le grain ne meurt pas, la plante ne naît pas. Si le gland ne mou-rait pas, le chêne ne naîtrait pas. La mort et la vie sont intimement associées, liées, et c'est ce que nous allons étudier ce soir.
À la fin de cette conférence, il y aura des questions, et donc, ceux qui le souhaitent pourront en poser très librement ; avant, ce ne sera pas possible parce que nous allons développer seulement ce thème. Une fois le thème terminé, la discussion sera ouverte.
De toute évidence, si nous voulons en savoir plus sur l'énigme de la mort, nous devons avant tout savoir ce que nous SOMMES ; seulement alors, nous pourrons en savoir plus sur la mort. Le corps physique n'est pas tout. Un corps de chair et d'os est constitué d'organes, d'où son nom d'organisme. Les organes, à leur tour, sont composés de cellules ; les cellules sont composées de molécules, et les molécules sont composées d'atomes. Et si nous fractionnons n'importe quel atome, nous libérons de l'énergie. C'est ainsi, qu’en dernière synthèse, le corps se réduit à de l'énergie, de l'énergie atomique.
Mais, qu'y a-t-il au fond, dans cette énergie humaine ? Qu'est-ce qui existe réellement au fond de l'organisme ? Il faudrait inventer un appareil pour savoir ce qui existe dans le fonds vital organique. Les scientifiques connaissent la mécanique de la cellule vivante, mais que savent-ils du fonds vital? Nous avons vu qu’ils jouent avec la mécanique de la cellule, mais ne savent rien sur le fonds vital de la cellule vivante. Ils font de magnifiques greffes, suffisamment bien faites pour détruire la véritable nature des fruits, et ils obtiennent des fruits adultérés, c’est absurde !
Mais pour eux, c'est de la grande science. Ils font des transplantations, des inséminations artificielles, etc. Mais, ce n’est pas jouer avec la vie, c’est jouer avec la mécanique des phénomènes, jouer avec ce qui est déjà fait. Ils ne sont même pas capables de produire un simple germe végétal qui pourrait germer.
Ils ont inventé des avions atomiques merveilleux, certains sont déjà pourvus de bombes explosives. Ils ont inventé des sous-marins atomiques, des fusées qui voyagent sur la Lune, etc.
Mais jusqu’à présent, les hommes de science n'ont pas été en mesure d'inventer un germe végétal capable de se reproduire. Aucun germe de ce type n'est connu. Don Alfonso Herrera, le grand savant mexicain, à réussi à créer une cellule, une cellule artificielle, mais c'était une cellule morte, qui n'a jamais eu aucune vie. Cependant, les matérialistes croient qu'ils savent tout, et sont devenus des pontifes de la matière, mais ils ne savent rien sur la matière. C'est la crue réalité des faits.
Des théories ! Elles abondent en masse, mais, que sait-on réellement, en fait, sur la matière et sur les lois qui, assurément, la gouvernent ? Rien ! Donc, dans le fonds de l'organisme, il doit exister quelque chose. Quelque chose existe : le corps vital. En Russie, les scientifiques ont inventé un appareil permettant de voir le corps vital et ils l’ont même photographié. Il a donc été conclu que l'organisme n'est ni purement chimique ni purement physique, il y a quelque chose d'autre. On a déjà photographié le corps vital. On lui a donné un nom, on l'a appelé “corps bioplastique”. Bien sûr, l'orgueil est très grand, et les scientifiques russes croient qu'ils l'ont découvert, mais ils ne se rendent pas compte qu'en Inde, on parle du corps vital depuis des siècles. On l'appelle le Linga Sharira.
Sans le corps vital, aucun corps organique ne peut exister. Si on extrait le corps vital d’une personne, elle meurt inévitablement. Une fois, un médium spiritiste, en état de transe, a projeté son corps vital à distance. Un journaliste qui était présent là-bas, voyant ce corps vital face au médium, a voulu vérifier si c'était une réalité ou un simple fantôme. Il a sorti son pistolet et a tiré sur ce fantôme. Le résultat fut fatal. La balle a touché le corps du médium, exactement en plein cœur. Le malheureux est mort dans l'expérience. Bien sûr, ce journaliste a dû être poursuivi pour meurtre, c'est un fait. Ainsi, il a été complètement démontré que sans le corps vital, l'organisme physique ne peut pas exister. Comment pourrait-il exister ?
On dit que le corps vital a quatre éthers : l’éther chimique, qui sert d'agent à toutes les fonctions biochimiques de l'organisme ; l’éther de vie, qui est lié aux processus de reproduction de la race ; l’éther lumineux, qui est lié aux calories et aux perceptions: et l’éther réflecteur, qui sert d’instrument à l'imagination et à la volonté.
Les scientifiques russes n'ont pas eu d'autre choix que d'accepter le corps vital bien qu'ils aient dû le baptiser avec un autre nom, voilà l'orgueil ! Mais ils l'ont accepté. Devant les faits, ils n'avaient d'autre choix que de se rendre à l'évidence, car les faits sont les faits.
Il a été photographié en relation directe avec les organes, il a été photographié séparément des organes. Chacune de ses parties a été photographiée et étudiée. Ainsi, le corps physique est
pénétré par un corps vital qui est le siège de la vie organique.
Au-delà du corps vital,il existe autre chose. Qu'est-ce que c’est ? l’Ego. En quoi consiste l’Ego ou le Moi? C'est un tas de passions, désirs, haines, rancœurs, ambitions, etc. Évidemment, ce qu'il y a de plus digne à l’intérieur de nous, ce qu’il y a de plus honorable, c'est l'Essence de notre Etre qui est bloquée, embouteillée dans l’Ego, dans le Moi de la psychologie. Quand quelqu'un frappe à la porte et que vous demandez : Qui est-ce ?, la personne répond: Moi. Mais bon, qu'est-ce que c'est ce Moi ? Je répète, c'est une somme de haines, de rancunes, d’envies, d'appétits, de peurs, etc. Voilà l’Ego, le Moi.
Normalement, la Conscience est prise par l’Ego. C'est pourquoi, elle est endormie, inconsciente. Cela signifie que tous les êtres humains ont la Conscience endormie. Ils marchent dans les rues comme des somnambules. Ils se croient éveillés, mais ils rêvent. Les Saintes Écritures insistent sur la nécessité de s’éveiller, mais n’enseignent pas comment. Là, c'est grave. Les gens supposent qu'ils sont éveillés, mais ce n'est pas vrai, ils sont endormis.
Cela vous paraît étrange qu'on vous dise qu'ici, vous êtes en train de dormir. Vous êtes sûrs d'être éveil-lés et, vous dire que vous dormez, que vous êtes inconscients, peut vous paraître fantaisiste, comme quelque chose que vous n’avez jamais entendu auparavant, quelque chose d’étrange parce que vous croyez être éveillés. Si vous étiez éveillés, vous pourriez voir le corps vital dont j'ai parlé, et vous con-naîtriez directement, par vous-mêmes, les mystères de la vie et de la mort. Je n'aurais pas besoin de vous expliquer ce que sont ces mystères. Pour vous, ces mystères seraient palpables, une chose que vous pour-riez voir, entendre, toucher, une crue réalité. Mais non, vous ne connaissez pas ces mystères parce que Vous dormez. Si quelqu'un éveille la Conscience, il connaît les mystères de la vie et de la mort.
Lorsque la Conscience s'éveille, affleure en nous la fleur de l'intelligence, c’est-à-dire l’intution. L'intuition contient en elle-même, nos cinq sens -vue, ouïe, toucher, odorat et goût- et sept de plus. C'est-à-dire, le sens spatial qui contient en lui-même douze sens ou facultés de l’Être. Lorsqu'affleure ce sens superlatif de l'Être, l'intuition, alors, nous avons, indubitablement, accès aux mystères de la vie et de la mort. Nous ne verrons plus seulement le cercueil de l'être cheri qui est mort, avec son Corps là, non ! Nous verrons quelque chose de plus. Nous verrons le défunt hors du corps physique et nous serons même en me-sure de converser avec lui.
Récemment, il s'est passé, dans notre association ; Mexico D.F, un événement insolite. Il arriva qu'un missionnaire gnostique qui avait l'habitude de faire des pitreries, eut l’idée, ce jour-là, de monter sur le toit. Il tenta ensuite de descendre du toit pour rentrer par un balcon et sur le mur, il y avait un morceau de brique. Il s'appuya sur le morceau de brique qui, bien sûr, se cassa, éclata en morceaux, et l'homme tomba en bas, dans la cour. Il survécut quelques instants, suffisamment pour pouvoir faire sa déclaration aux autorités de la Croix-Rouge. Ensuite,il s’efforça de prononcer quelques paroles ésotériques, fit des exorcismes, des conjurations et mourut.
Évidemment, il fallut aller le voir dans une salle de l'institution. Nous étions tous rassemblés autour de son cercueil, priant pour lui, quand soudain quelque chose d’extraordinaire arriva : une sœur gnostique entra en transe psychique et fut sur le point de s’évanouir alors que nous l'aidions.
Devant le cercueil, l'Ego, le propriétaire du corps, c'est-à-dire, l'Ego désincarné, entra dans le corps de cette petite sœur et parla. Il dit des choses terribles : “Ô, que la mort est épouvantable ! C'est terrible ! Je suis entre les mains de Proserpine-Coatlicue et elle est terrible. C'est la déesse des Enfers et de la Mort”. Pour finir. il dit : “Samael, sauve-moi ! Aide-moi ! Je veux revenir à nouveau.
Bien, mon ami, lui dis-je, n'ayez pas peur de la mort, vous êtes désincarné. Il ne faut pas avoir peur de la mort. Rappelez-vous que vous êtes un missionnaire gnostique, alors, pourquoi avoir peur ?
Il se mit à exorciser, il pouvait exorciser, à utiliser des paroles mantriques, etc. Par la suite, il demanda la permission d'être transporté en Égypte, sur la terre des pharaons. Nous l'avons aidé, nous lui avons dit: “Quitte le corps de cette femme. Tu peux, en quelques secondes, aller en Égypte.”
Il le fit. Et il est clair que la pauvre femme fut libérée. Dès lors, nous fîmes de grands efforts
pour la réveiller de son rêve médiumnique. Tout se passa bien.
Donc, tout cela à propos de la mort est intéressant. Nous faisons constamment des expériences en relation, précisément, avec cette grande énigme qu’est la mort.
Qu'est-ce qui va au cimetière ? Trois choses. Premièrement: le corps physique ; deuxièmement: le corps vital dont nous avons parlé ce soir; et troisièmement: la personnalité du défunt.
Je veux que vous sachiez qu’en réalité, en fait, personne ne naît avec la personnalité, c'est quelque chose qu’il faut créer. La personnalité est créée au cours des sept premières années de l'enfance et se renforce avec le temps et les expériences. Au moment de la mort, la personnalité du défunt va au sépulcre. Par-fois, elle est dans sa tombe. Parfois, elle déambule à l'extérieur. Quand elle est très dense, elle peut se rendre visible, soit au panthéon, soit dans des endroits familiers qu'elle fréquentait auparavant.
Il me revient en mémoire, maintenant, le cas d’une dame qui était en train de danser joyeusement durant une soirée. Il y avait une fête et cette dame, dans cette maison, riait joyeusement et dansait. La fête s'acheva vers trois ou quatre heures du matin. Le groupe, qui avait égayé la fête, s'en alla et cette dame dit qu'il faisait très froid, qu'elle voulait rentrer chez elle, mais qu'elle n'avait pas apporté de manteau pour se protéger du froid. Là, quelques jeunes admirateurs lui offrirent une veste qu'elle accepta volontiers. Ensuite, ils lui proposèrent de la raccompagner chez elle. Elle monta dans la voiture, ils la conduisirent jusque chez elle.
Arrivée, elle remercia et sortit de la voiture. Ensuite, eh bien, elle entra dans sa maison. Les jeunes hommes continuèrent leur route, mais l’un d’entre eux, précisément celui à qui appartenait la veste, s’exclama :
- Oh, j'ai oublié de demander ma veste ! Demain, je reviendrai.
Et bien sûr, le lendemain, il alla chercher sa veste. Il frappa à la porte. Une femme âgée lui
ouvrit et le reçut.
- Madame, dit-il, puis-je parler à votre fille ? Je lui ai prêté ma veste hier soir à la fête et elle ne me l'a pas rendue.
La vieille femme répondit :
- Ma fille est morte il y a longtemps. Quant à votre veste, vous devrez aller la chercher au cimetière.
Bon, il est évident que ce jeune homme a cru à une blague, il n'avait jamais pensé que la question était si grave. Mais en voyant le visage de la vieille femme, il trembla. Aussi vite que possible, il se dirigea en voiture jusqu'au cimetière. Et bien sûr, je dois vous dire qu'il trouva finalement la fosse sépulcrale de la défunte -il y avait là son nom et son prénom et sur la tombe, la veste. Le jeune homme ne put que ressentir une indicible terreur. Il partit de là au plus vite.
Alors, qui était celle qui l'avait quitté? Qui était cette dame qui était si heureuse? Il ne fait aucun doute que c'était la personnalité de la défunte. Parce que généralement, la personnalité se matérialise, devient visible et tangible. Certaines fois, il a même été possible de la photographier. Mais, petit à petit, la personnalité du défunt se dissout jusqu'à, finalement, s'achever.